Édition du
24 March 2017

2e jour de la grève des enseignants. Le mouvement prend de l’ampleur

Grève des enseignants

El Watan, 10 novembre 2009

– Constantine, le mouvement de grève décrété par les syndicats autonomes pour une semaine reconductible a été suivi avec la même tension que la veille. Selon Abdelhafid Boucetta, coordinateur de wilaya du Cnapest, le taux de participation, au deuxième jour du débrayage, a atteint les 82% dans le cycle secondaire, alors que dans les paliers primaire et moyen, on a enregistré un taux de participation de 85%. L’on apprend par ailleurs qu’une directive a été adressée, hier, par le ministère de l’Education aux chefs d’établissements scolaires dans laquelle le ministre, Boubekeur Benbouzid, lance un appel au dialogue aux syndicats autonomes. Un appel qui ne semble pas connaître un écho favorable.

– Souk Ahras, au deuxième jour de la grève, les enseignants des trois paliers maintiennent le mot d’ordre avec un taux de suivi de 91,09%, d’après les grévistes. A rappeler que la direction de l’éducation a annoncé, le premier jour, un taux de 44,89%. Autre fait marquant pour ces deux premiers jours de débrayage, le passage des membres de la commission des œuvres sociales, affiliée à l’UGTA, munis de cartables devant être remis aux enfants scolarisés des enseignants grévistes.

– Mila, le bras de fer entre les syndicats autonomes (Cnapest et Unpef) et la tutelle s’est durci en ce deuxième jour de grève. La majorité des lycées (41 au total) de la wilaya sont restés paralysés, tandis que le taux de suivi au niveau des paliers primaire et moyen est en évolution et est estimé respectivement à 60 et 62%. C’est ce que nous a confirmé le porte-parole du premier syndicat cité, Rabie Lamra, selon lequel « le pourcentage d’adhésion au mouvement de contestation dans le secondaire s’est stabilisé aux environs des 98% ».

– Tébessa, en cette deuxième journée de grève initiée par la coordination des syndicats autonomes, seul le Cnapest a fait preuve de persévérance. En effet, selon le coordinateur de wilaya, Douichine Mekki, on a enregistré une forte adhésion par rapport au premier jour avec un taux de participation de 97%, alors qu’au premier jour, 80% des professeurs avaient répondu à l’appel du Cnapest.

– Annaba, selon Mahrez Yassine, le président du bureau de wilaya de l’Unpef, « le taux de débrayage dans les 217 écoles primaires et 78 CEM a atteint plus de 86% ». De son côté, Ahmed Hattab, secrétaire national chargé de la formation au Cnapest, avance un taux de 80% dans les 33 lycées que compte la wilaya de Annaba. Les chiffres officiels quant à eux avancent 1430 enseignants grévistes dans le secteur de l’éducation, qui compte 8120 employés. Cependant, ces derniers se plaignent du comportement des syndicalistes de l’UGTA qui, selon eux, les harcèlent pour saper leur volonté de continuer la grève.

– Béjaïa., la grève de l’éducation enregistre à son deuxième jour une mobilisation qui aura avancé d’un cran en matière de taux de suivi à Béjaïa. L’entrée en lice du Snapap, du CLA et du Satef a gonflé les rangs de la contestation. Le coordinateur du Satef, Hocine Boumedjane, avance le chiffre de 80% au niveau de la wilaya à avoir observé la grève d’hier. Il rapporte que des travailleurs beaucoup plus proches d’autres syndicats, comme le Sete-UGTA, ont pris part au vaste mouvement de grève enclenché autour des mots d’ordre du régime indemnitaire, de la médecine du travail, de l’intégration des contractuels et du dossier des œuvres sociales. Enfin selon M. Zenati, coordinateur du CNAPEST 49 sur les 50 lycées de la région ont pris part au mouvement de grève. Le taux de suivi dans le secondaire frôlerait les 85%.

– Mascara,pour sa deuxième journée, le mouvement de débrayage à Mascara a connu, selon Skanderi Bachir, membre du bureau de wilaya de l’Unpef, une large adhésion des enseignants d’autres établissements scolaires, dont les CEM et autres écoles primaires. Selon notre interlocuteur, le taux global de participation s’est élevé à plus de 75%. « La majorité des établissements scolaires à travers la wilaya a été totalement paralysée », dit-il. Parallèlement, le responsable de la cellule de communication de la direction de l’éducation nous a communiqué un taux de participation de 25,10%, dont 51,80% pour les lycées, 23,68% pour les CEM et 16,74% pour les écoles primaires.

– Wilayas du Sud, l’appel à une semaine de grève lancé par le Snapest, le Cnapest et l’Unpef, coordonnant leur action, qui a débuté hier 8 novembre, a été bien suivi à Ouargla et dans les wilayas du Sud. Selon le coordonnateur régional du Snapest à Ouargla pour la région sud-est, contacté hier, au deuxième jour du débrayage qui touche à la fois le secondaire, le moyen et le primaire, les wilayas du Sud n’ont pas vu un tel mouvement de grève depuis l’année 2003. Si au premier jour, le mouvement de grève a connu un taux de participation moyen, pour le deuxième jour, le pourcentage de participation dans la seule wilaya de Ouargla a atteint 90%, tous cycles confondus. C’est dans le cycle secondaire que le taux était le plus élevé et le plus suivi, atteignant 95% ; dans le cycle primaire, il était de 80% tandis que dans le moyen, il n’a atteint que 76%. Toujours selon la même source, les taux de participation transmis par les syndicalistes des autres wilayas sont les suivants : El Oued 80%, Adrar 90%, Ghardaïa 79%, Tamanrasset 79%, Béchar 90%, Biskra 80%, Tindouf 75%, Laghouat 78%, Djelfa 70% et M’sila 90%.

Par A. Djafri, A. Souag, Lakehal samir, M. Boumelih, M. F. G., R. Oussada, S. Arslan, Z. L.


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  • admin
    10 novembre 2009 at 13 h 44 min - Reply

    Deuxième jour de grève dans l’éducation
    Le CLA rejoint la contestation
    Par : Nabila Afroun, Liberté, 10 novembre 2009

    Alors que les syndicats attendent une réponse de la part du gouvernement, le ministère de tutelle a envoyé une circulaire aux établissements scolaires menaçant les grévistes de sanctions et de ponction sur salaire.

    La contestation prend de l’ampleur. Hier encore, ils étaient plus nombreux à débrayer et à paralyser les établissements scolaires à travers le territoire national. Ils sont au total six syndicats autonomes, à savoir l’Unpef, le Satef, le Cnapest, le Snapap, le Snapest et le CLA à occuper le terrain. Ils parlent d’un taux de participation jamais égalé depuis le mouvement de contestation de l’année 2003.
    “Aucun mouvement de protestation n’a réalisé un taux de suivi aussi important. C’est un ras-de marée, le secteur de l’éducation nationale est complètement paralysé et cela va se poursuivre tant que le gouvernement ne fera pas un geste d’apaisement”, a déclaré Idir Achour, représentant du Conseil des lycées d’Algérie. Tout en étant satisfait d’un tel suivi, ce dernier a dénoncé les pressions et les dépassements émanant de la tutelle. Le ministre de l’Éducation nationale a adressé hier une circulaire à tous les établissements scolaires menaçant les enseignants de ponction sur salaire et de sanctionner les grévistes.
    Cette décision n’a pas ébranlé la détermination des professeurs d’aller jusqu’au bout de leur contestation, et ce, en dépit des conséquences que peut causer la grève. “Intimidations et menaces, c’est ce que nous propose le gouvernement comme solution pour éviter le pourrissement. Nous avons trop attendu, nos revendications sont légitimes et nous ne ferons pas marche arrière. C’est au gouvernement à lui seul d’assumer les conséquences d’un tel débrayage”, a précisé M. Idir. Même écho du côté du Conseil national autonome des professeurs de l’enseignement secondaire et technique (Cnapest). Il estime que les menaces de l’administration ne diminueront en rien la volonté des enseignants à aller jusqu’au bout de leur action. “Étant affiliés à plusieurs syndicats, les enseignants se sont unifiés pour aller en rangs serrés et vaincre leur peur de représailles”, a souligné M. Boudiba, chargé de communication au Cnapest.
    Les syndicalistes expliquent que les enseignants, désabusés par les promesses non tenues du gouvernement et fatigués par les dures conditions socioprofessionnelles auxquelles ils sont confrontés, ont répondu massivement au mot d’ordre de grève. “La circulaire du Premier ministre, qui a annulé l’effet rétroactif des indemnités, a pénalisé les enseignants qui n’ont pas tardé à exprimer leur mécontentement en allant vers une grève ouverte largement suivie à l’échelle nationale”, ne cessent de marteler les enseignants.
    Une virée dans certains établissements scolaires à Alger nous a permis de vérifier le suivi de la grève. Aux abords des établissements, à défaut de rencontrer des élèves attendant de rentrer en classe, on pouvait observer, ici et là, de petits groupes épars, discutant de tout et de rien.
    Néanmoins, les parents d’élèves commencent à s’inquiéter de l’ampleur que prend ce mouvement de contestation. Ils craignent que le mouvement ne dure dans le temps, même s’ils soutiennent les enseignants.

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    À l’est du pays
    Le mouvement prend de l’ampleur
    Par : Rédaction de Liberte
    Lu : (105 fois)

    Le débrayage d’une semaine lancé par les syndicats autonomes du secteur de l’éducation, s’est poursuivi, hier, pour la deuxième journée consécutive, avec des taux de participation avoisinant les 90% dans plusieurs wilayas de l’Est.
    À Bordj Bou-Arréridj, le taux de suivi avancé par l’Intersyndicale, au deuxième jour de la grève, est estimé à 93,62%. Ces derniers ont exprimé leur satisfaction quant au taux de suivi en précisant que “ce taux ne reflète que la détermination de cette corporation à avoir gain de cause”, dira le représentant du Cnapest, M. Bendrimaa. Pour le primaire, la Direction de l’éducation annonce 60,04% alors que le Cnapest, de son côté, parle de plus de 80%. Au niveau du moyen, la grève a été suivie par la majorité des établissements de la wilaya. Pour la Direction de l’éducation, le taux est de 85,99%. Dans le secondaire, le Cnapest avance un taux de 93,62% et la Direction de l’éducation parle de 71,66%.
    À Sétif, le taux de débrayage dans le moyen a avoisiné les 33,50%. De leur côté, les syndicats les plus représentatifs au niveau de la wilaya ont affiché leur satisfaction quant au suivi de ce débrayage. Le Cnapest avance un taux de 90% et l’Unpef plus de 80%.
    À Mila, après le modeste taux de 55% enregistré au niveau des CEM et des écoles primaires de Mila au premier jour du débrayage, le mouvement de grève s’est durci hier, selon le coordinateur de wilaya du Cnapest, Rabie Laâmara. En effet, selon cette source, l’adhésion au débrayage est passée à 70% dans les collèges et à plus de 60% dans le cycle primaire, après le ralliement du mouvement par des centaines d’enseignants de ces deux paliers. Au secondaire, rappelle-t-il, les lycées sont paralysés à hauteur de 98% dès le premier jour du mouvement de grève.
    Par ailleurs, notre interlocuteur regrette les mouvements de troubles ayant eu lieu dimanche au niveau de certains établissements scolaires de la ville de Ferdjioua où des écoliers se sont attaqués à coups de pierres aux portes et aux vitres des fenêtres du lycée Bouhana-Messaoud et du collège Les Frères Filali.
    À Skikda, le deuxième jour de la grève dans l’éducation a connu une légère hausse, selon les deux représentants des syndicats le Cnapest et l’Unpef. Le premier fait état d’un taux de 85% de participation des enseignants de cycle secondaire, soit une augmentation de 5% par rapport au premier jour. Le coordinateur de l’Unpef, Bousaïd Nâamane, avance un taux de 80,5% d’adhésion pour les enseignants des cycles primaire et moyen.
    À El-Tarf, l’on a constaté au niveau des sept daïras que compte la wilaya une paralysie quasi totale des établissements scolaires, notamment ceux du secondaire et du moyen.
    De son côté, la Direction de l’éducation a avancé un taux de 25% de participation. Un pourcentage qui ne reflète guère l’ampleur du débrayage. “Nous ne baisserons pas les bras tant que le Premier ministre ne gèlera pas le décret relatif aux régimes indemnitaires à l’origine de cette contestation reconductible”, lancent les grévistes.
    À Annaba, alors que la Direction de wilaya continue d’afficher un taux de 35% de taux global de participation à la grève des enseignants, les syndicats de leur côté ont un autre son de cloche. Le Cnapest affirme que sur 1 273 professeurs du secondaire, 1 117 ont suivi leur appel au débrayage, avec un taux de 100% pour les lycées de Chétaïbi, Sidi Amar, et Bouazdia à El-Hadjar. La plupart des lycées ont suivi à plus de 90% avec, cependant, un lycée de Sidi-Amar qui affiche 56,1%.
    De son côté, le second palier a suivi totalement avec un taux de 90% ; ceux n’ayant pas observé la grève, sont les suppléants, selon le représentant de l’Unpef, M. Mahrez Yacine. Le primaire était hier à un taux de 80% et serait aujourd’hui à 89%.
    À Constantine enfin, le taux de participation au débrayage d’une semaine, a été estimé à 82%, soit une petite hausse d’environ 2%, par rapport au premier jour de grève, nous a indiqué, hier, M. Boucetta, coordinateur du bureau de wilaya du Cnapest.

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    Un large suivi dans la wilaya de Tizi Ouzou
    Par : Salah Yermèche
    Lu : (118 fois)

    Le mouvement de grève, lancé par les syndicats autonomes dans le secteur de l’éducation nationale, a connu, au deuxième jour, un large suivi si l’on se fie au taux donné par ces syndicats, notamment le Cnapest. “Pour ce dernier syndicat, il a été enregistré encore hier, plus de 95% de suivi à l’appel de nos syndicats, alors que de nombreux professeurs hors du Cnapest ont rejoint notre mouvement en exprimant, au niveau du bureau de wilaya du Cnapest, leur adhésion à notre initiative, ce qui explique que le débrayage est bien engagé. Aussi, pour éviter une grosse perte à nos élèves, l’appel est lancé au ministre de l’Éducation nationale pour ouvrir, au plus tôt, de sérieuses négociations avec les syndicats”, a indiqué
    M. Larbi Nouar, coordinateur national du Cnapest. À la Direction de l’éducation nationale, on affirme que le mouvement de grève enregistré au niveau de la wilaya est quasiment le même que celui de la première journée (avant-hier), soit de 56,06% dans le secondaire, de 25,11% dans le moyen et de 12,24% dans le primaire. Le mot d’ordre de grève, rappelle-t-on, est d’une semaine reconductible jusqu’à satisfaction des revendications syndicales, “clairement exprimées”, en ouvrant officiellement des négociations avec les parties concernées.
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    à l’ouest du pays
    Les enseignants maintiennent la pression
    Par : Rédaction de Liberte
    Lu : (89 fois)

    La deuxième journée de la grève des enseignants et des personnels de l’éducation nationale bat son plein à Oran, où plus de 98% des 2 664 professeurs de l’enseignement secondaire ont suivi l’action de débrayage décidée par l’Intersyndicale de la Fonction publique. Une paralysie quasi générale que l’ensemble des collégiens et des lycéens approuvent. “Nous sommes solidaires avec nos enseignants qui ne font que revendiquer leurs droits les plus élémentaires”, affirment des lycéens que nous avons rencontrés devant l’établissement d’enseignement secondaire El-Makkari. Les enseignants des écoles primaires et des collèges ont également répondu à l’appel lancé par les syndicats autonomes.
    Toutefois, le taux de suivi ne dépasserait pas les 40% au niveau de la wilaya d’Oran. Par ailleurs, le mouvement a été peu suivi dans la wilaya de Mascara, relève notre correspondant. La grève des enseignants du secondaire a été très peu suivie en ce deuxième jour de débrayage. Comme toujours en pareilles circonstances, les responsables concernés par le conflit se livrent à une guerre des chiffres.
    Pour l’administration, le taux de participation à ce mouvement n’excède par les 21,81%, tandis que les responsables au sein des syndicats avancent des chiffres plus conséquents de l’ordre de 50%. Dans la wilaya de Tlemcen où la grève des enseignants a été différemment suivie, le président de l’Unpef a annoncé un taux de participation de l’ordre global de 82% pour les trois paliers, selon notre correspondant. De son côté, le service de communication de la Direction de l’éducation fait état d’un suivi de 22% pour le primaire, 24% et 71% concernant respectivement le moyen et le secondaire.

    K. R. Y./A. B./B. A.




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  • admin
    10 novembre 2009 at 14 h 02 min - Reply

    La grève dans le secteur de l’éducation largement suivie à travers les wilaya

    El Watan, 9 novembre 2009

    – À l’est
    – Constantine, un taux de participation de 79,54% dans le secondaire et 80% dans les paliers primaire et moyen ont été avancés, hier, à l’issue d’une rencontre de coordination animée par les représentants du Cnapest et ceux de l’Unpef. Le premier jour de ce mouvement de grève a été largement suivi dans les 48 lycées de la wilaya, selon les affirmations de Abdelhafid Boucetta, coordinateur de wilaya du Cnapest.

    – Mila, le Cnapest et l’Unpef ont renoué hier avec la contestation pour la concrétisation de leurs revendications. Le débrayage a connu en son premier jour « un franc succès et les établissements relevant des trois cycles ont été paralysés dans une très large proportion », affirment les animateurs de ces deux syndicats. Le coordinateur de wilaya du Cnapest, Rabie Lamara, estime que « le taux de participation a atteint les 98% au niveau du secondaire et 60 et 54% dans les cycles moyen et primaire ». Selon les responsables de l’Unpef, le mouvement de contestation a été suivi à hauteur de 86,75%, tous paliers confondus.

    – Souk Ahras, la grève a été suivie à 89,53% par l’ensemble des travailleurs du secteur de l’éducation. Les grévistes, qui ont réussi à paralyser la majorité des établissements scolaires pendant toute la journée d’hier, ont déclaré, par le biais de leurs représentants, qu’un taux de 100% a été enregistré dans plus de 40 établissements. De son côté, la direction de l’éducation limite le taux de suivi du débrayage à 44,89%.

    – Annaba, selon Mahrez Yassine, président du bureau de wilaya de l’Unpef, « le taux de débrayage dans le secteur de l’éducation a atteint 86% ». Les chiffres officiels quant à eux avancent 1330 enseignants grévistes dans le secteur de l’éducation, qui en compte 8120.
    – Oum El Bouaghi, le coordinateur du Snapap, M. Adad, a évalué le taux de suivi à 85% ; M. Bougandoura, coordinateur du Cnapest, a avancé le même chiffre. Selon la direction de l’éducation, le taux n’a pas dépassé les 23% tous paliers confondus.

    – Sétif, la grève a été plus ou moins suivie. Selon les chiffres officiels, le débrayage a été suivi par 11,68% des enseignants du primaire. Concernant le moyen, l’on parle de 32,42%. Au niveau des établissements du secondaire, l’on enregistre 28,54%.

    – El Oued, les établissements scolaires ont été paralysés. Selon les coordinateurs des syndicats de la wilaya, le taux de débrayage a atteint 95% au niveau des lycées et 65% au niveau des CEM et des écoles primaires. Pour les services de la direction de l’éducation, ce taux a avoisiné les 30%.

    – Skikda, le mouvement a été massivement suivi hier. Les établissements scolaires, tous cycles confondus, ont été paralysés toute la journée. Les syndicalistes évoquent une forte mobilisation des travailleurs du secteur.

    – Au centre
    – M’Sila, selon le coordinateur de l’Unpef, le taux de participation enregistré dans la wilaya a atteint 87,85%. C’est un niveau record, dénotant l’adhésion totale et sans condition des enseignants aux revendications des deux organisations syndicales. La participation au débrayage au niveau des 15 daïras que compte la wilaya a atteint des proportions record avec 96% à Sidi Ameur, 95% à Bou Saâda et Hammam Dalaâ, 93% à Ben Serour, 90% à M’sila, 85% à Aïn Lahdjel et 80% à Sidi Aïssa.

    – Aïn Defla, la grève a été largement suivie dans les trois paliers dans la wilaya de Aïn Defla, a indiqué le représentant national du Cnapest à Aïn Defla. Ce dernier a en effet affirmé que le débrayage au premier jour a atteint un taux de plus de 90%, notamment dans les lycées de la zone ouest de la wilaya. Au niveau des 1er et 2e paliers, le taux de suivi a dépassé les 70%, selon un membre de l’Unpef. Quant aux chiffres avancés par la direction de l’éducation au premier jour de la grève, ils sont respectivement de 4,76% pour le premier cycle, 12,30% pour le cycle moyen et de 13,83% dans le secondaire. Plusieurs dépassements ont été signalés.

    – Tizi Ouzou, le nouveau mouvement de grève a sérieusement perturbé les établissements scolaires à travers les 67 communes de la wilaya, selon des informations recueillies de différentes sources. Les représentants des syndicats à l’origine de cette action de protestation ont fait état d’une large adhésion au mot d’ordre de l’Intersyndicale. Selon le représentant local du Cnapest, le taux de suivi dans les trois paliers de l’enseignement a atteint 90%. « C’est une réussite totale. » Le président de l’Unpef au niveau de la wilaya a indiqué que « l’adhésion au mouvement de protestation était forte et ce, en dépit des agissements de certains inspecteurs de l’éducation qui ont exercé des pressions sur les enseignants grévistes ».

    – Béjaïa, Le coordinateur du Cnapest annonce un taux de suivi de 80% dans le secondaire. De son côté, M. Takesrit, membre du bureau de wilaya de l’Unpef, annonce « un taux de suivi de la grève de 60,25% dans les trois paliers de l’enseignement ». La section régionale de Béjaïa du Satef appelle, dans une déclaration publique, à une grève d’une semaine reconductible à partir d’aujourd’hui. Enfin, le conseil de wilaya du Sete/UGTA appelle également à observer deux jours de mobilisation, les 17 et 18 novembre.

    – Bouira, les syndicalistes de l’Unpef et du Cnapest ont annoncé un large suivi de la grève, avoisinant les 100%. Selon toujours nos interlocuteurs syndicalistes, la grève a touché tous les établissements du secondaire (35 établissements) à travers la wilaya. Du côté de la direction de l’éducation de la wilaya, les estimations faites dans la matinée d’hier portent sur le suivi de la grève à 64% au niveau des lycées et 20% seulement pour ce qui est des autres établissements. Un décompte jugé aléatoire et infondé par les syndicalistes. Ces derniers en conclave annoncent une réunion pour aujourd’hui. Il est question de l’organisation d’un sit-in devant la direction de l’éducation, lequel sera, probablement suivi par une marche vers le siège de la wilaya, au courant de la semaine.

    – Boumerdès, presque tous les établissements scolaires ont été paralysés hier dans la wilaya de Boumerdès. « Le taux de suivi de la grève dans les établissements du secondaire va de 65% à 97%. En termes de personnel enseignant ayant répondu favorablement à notre appel, le taux se situe dans les 85% », nous a déclaré le responsable local du Cnapest. A Boudouaou, Bordj Menaïel, Dellys, Naciria, les Issers comme dans toutes les communes de la wilaya, les lycées, collèges et de nombreuses écoles primaires étaient à l’arrêt.
    – Blida, plus de 90% des établissements scolaires de la wilaya de Blida ont été paralysés par le mouvement de grève. Selon le vice-président du bureau de wilaya de l’Unpef, le mouvement de grève a été suivi à 80% dans les écoles primaire et à 85% pour le moyen. Selon le coordinateur du Cnapest de la wilaya de Blida, 1088 enseignants ont participé à ce débrayage et 10 lycées ont été complètement paralysés.

    – À l’ouest
    – Mascara, le mot d’ordre de huit jours de débrayage lancé par les syndicats autonomes Unpef et Cnapest à partir d’hier dimanche a été largement suivi pour sa première journée à Mascara. Selon Skanderi Bachir, membre du bureau de wilaya de l’Unpef, « le taux de participation dans les lycées a atteint 100%. Quant aux CEM, il a été observé un taux de participation de 90%. La surprise a été enregistrée au niveau des écoles primaires ; certaines ont été totalement paralysées à Matemore, Maoussa et Mascara ». Selon lui, « pour cette première journée et avec un taux global de plus de 55%, le débrayage est considéré comme réussi ». Contacté hier par téléphone, le secrétaire général de la direction de l’éducation, Harir Ali, nous dira que « le taux de participation au niveau des lycées était de l’ordre de 60,20% ; il a atteint 23% au niveau des CEM et 5,37% dans les établissements primaires. Le taux global est de 21,81% ».

    – Chlef, beaucoup d’établissements scolaires ont dû fermer leurs portes, hier, suite au mouvement de grève qu’observent les enseignants des trois paliers. Les syndicats ayant appelé à cette action affichaient leur satisfaction quant à l’adhésion du corps enseignant. Selon un représentant du Cnapest, le taux de suivi dépasse largement les 75% dans les lycées de la wilaya. Il souligne la détermination des personnels concernés à poursuivre la grève jusqu’à satisfaction de leurs revendications. De son côté, la direction de l’éducation affirme que le mouvement a enregistré un taux de suivi de 45,04% dans le secondaire, 17,79% dans le moyen et 3,72% dans le primaire.

    Par A. B., A. Souag, A. T., A. Y., Aziza L., C. L., Correspondants, K. O., Lyazid Khaber, S. Ghellab




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  • rachid quebec
    11 novembre 2009 at 0 h 37 min - Reply

    un enseignant dans les pays develloppes est considere mieux qu un benbouzid( mieux q u un ministre )parce que c est lui l avenir du pays c est lui qui prepare la generation futur c est lui qui eduque nos enfants etr chez nous avec cette vieille carcasse impregne de cancer a rendu l enseignant trabandiste,et j en passe pour ne pas dire autre chose et tout cela par l inconcience du peuple ce n est pas avec chouf flen, aati le flen, mwalfa oula talfa, takhti rassi outfout et beaucoups de traditions qui nous font mal et qui travaillent le pouvoir et le pouvoir travaille aussi avec et ce n est guere commeca quand va batir une societe qui se respecte .moi j ai peur que ca soit comme 88 la journee il y a vait des morts et le soir tahia chadi parce que nous sommes pas soude l un a l autre nous ommes pas uni c est notre defaut on reflechit pas loin juste devant notre nez et ca cette pourriture le savait c est pour ca qu elle a la mainsur notre pays par notre complicite .moi je dis aux grevistes continuez jusqu a l obtentionen de vos droits mais soyez conscients et un exemple pour les algeriens soyez unis l union fait la force si jamais quelqu un est touche par ce pouvoir c est que vous tous vous etes touches vous allez pas mourir de faim il ya des jeunesqui se lancent en aventure aux detriment de leurs vie pour leurs dignites. ne lachez pas cette mafia extraterreste nous a bouffe et a bouffe le pays.




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  • Koulou
    11 novembre 2009 at 2 h 11 min - Reply

    Il ne faut pas s’arréter là, mais il faut demander aussi la démission du ministre de l’Éducation. C’est lui la gangréne du secteur de l’Éducation et sa place est ailleurs.




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  • Congrès du Changement Démocratique