Édition du
24 March 2017

Le secteur de l’éducation paralysé en Algérie : Les syndicats ont lancé une grève d’une semaine

Les enseignants algériens suivent massivement, depuis samedi, l’appel à la grève d’une semaine lancé par quatre syndicats de l’Education nationale. L’essentiel des revendications porte sur la question salariale, notamment la revalorisation du point indiciaire et la promulgation du régime indemnitaire et son application avec effet rétroactif à partir de janvier 2008.

ENS1Dans le but de faire reconnaître ses revendications, l’intersyndicale a décidé, samedi, d’un mouvement de grève musclé qui a trouvé un grand écho parmi les enseignants. Quatre syndicats de l’Education nationale forment cette intersyndicale : le Conseil national autonome des professeurs de l’enseignement secondaire et technique (Cnapest), l’Union nationale des personnels de l’éducation et de la formation (Unpef), le Syndicat autonome des travailleurs de l’éducation fondamentale (Satef) et le Syndicat national autonome des professeurs de l’enseignement secondaire et technique (Snapest).
Les revendications d’ordre socioprofessionnel s’articulent autour de la revalorisation du point indiciaire, la promulgation du régime indemnitaire et son application avec effet rétroactif à partir de janvier 2008, ainsi que sur la question de la gestion des œuvres sociales. Samedi, la majorité des établissements scolaires ont été paralysés et les élèves invités à retourner chez eux, au grand dam des parents qui n’ont pas caché leurs inquiétudes quant au cumul du retard qui accable leurs enfants. Devant la détermination de l’intersyndicale de ne pas lâcher prise jusqu’à la satisfaction totale des revendications mises en avant, l’inquiétude est de taille au sein de la tutelle qui appelle à la reprise.

Une grève largement suivie

Les syndicats autonomes de l’éducation affiliés à l’intersyndicale, qui ont initié cette action de grande envergure, n’ont pas caché leur satisfaction quant à la réussite de ce mouvement de grève. Le premier responsable du Cnapest, Nouar El Arbi, a parlé d’un taux de participation de 94% dans le secondaire, ce qui constitue pour lui une avancée non négligeable vers l’aboutissement des doléances des « donneurs du savoir ». M. Meziane Meriane, secrétaire général du Syndicat national autonome des professeurs de l’enseignement secondaire et technique (SNAPEST), a quant à lui annoncé un taux de participation qui varie entre 90 et 100 % à travers l’Algérie, selon les régions. « Nous n’avons jamais atteint ce chiffre depuis 2003. C’est vraiment une grande réussite de la mobilisation et de l’unification syndicales », a-t-il déclaré.

La dégradation continuelle du pouvoir d’achat, le retard dans la promulgation du régime indemnitaire et la question des œuvres sociales et de la médecine du travail sont autant de raisons qui ont conduit les enseignants à observer un mouvement de grève qu’ils considèrent comme ultime alternative au recouvrement de leurs droits. « Cette grève est une action légitime pour faire valoir nos droits », nous a déclaré Nadia N., enseignante dans le secondaire à Tizi-Ouzou, non sans s’indigner contre « la dégradation du pouvoir d’achat des travailleurs de l’éducation qui buttent continuellement sur la cherté de la vie ».

La défense de l’école publique et de sa qualité par l’ouverture de postes budgétaires, l’allégement des programmes et du volume horaire des élèves, l’intégration de tous les enseignants contractuels en poste et la revalorisation des salaires sont des doléances récurrentes du corps enseignant. Mais les autorités de tutelle semblent, une fois de plus, faire la sourde oreille.
AFRIKOM


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4 Commentaires sur cet article

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  • amine
    13 novembre 2009 at 9 h 44 min - Reply

    Les intellectuels algériens de l’étranger n’ont pas besoin des hauts salaires que vous leur proposé , Messieurs les responsables , vous en avez déjà assez de députée qui accepte ce rôle la .
    Les compétances algériennes à l’étranger pensent sérieusement aux autres compétants algérien resté en algérie , sous estimés et dévalorisé .
    Un intellectuel doit étre libre et responsable , doit gagner lui méme son salaire , doit travailler unis avec l’ensemble des autres compétances du pays , DOIT AVOIR TOUT UN MILIEU DE TRAVAIL , DE PRODUCTIONS , DE COMPÉTENCES , …un excellent chercheur a besoin de toute une équipe de compétance , et sa commence par le simple employé , donc sa prend toute un pays , tout un gouvernement compétant et qui défend les hauts intérét des algériens , qui aspire à leur reussite , au progret .
    Les intélectuels ce n’est pas les hauts salaires offert qui vont les faire retourné au bled , mais plutot ..
    – la justice pour tous et qui s’applique sur tous .
    -équitabilitée entre tous et toutes .
    – ouverture des postes clés aux compétances , et non pas aux beni-amistes.
    – la transparences de la gestion du pays .
    – sécurité totale pour tous .
    – protection des citoyens , de leur biens , des biens de l’état …
    ……
    Une université qui ne participe pas dans les grande décisions nationale , n’est pas une université
    quand une université est gérer par des gens qui ne pensent qu’au filles et soirée , et tchipa et business il faut rien attendre .
    milles chose a dire , on resume .
    POUR UN RETOUR DES ALGÉRIENS POUR CONSTRUIRE L’ALGÉRIE , IL FAUT QU’IL Y EST UN ÉTAT ALGÉRIEN RESPONSABLE ET COMPÉTENT , DÉMOCRATIQUEMENT ÉLUE PAR LE PEUPLE ALGÉRIEN .
    ======== LES PREMIERS RESPONSABLES DE CE QUI EST ARRIVÉ AUX JOUERS DE L’EQUIPE NATIONALE AU CAIRE , SONT LES AUTORITÉES ET RESPONSABLES ALGÉRIENS ..AVEC LEUR INCOMPÉTANCES ET LEUR DÉSINTÉRESSEMENT À TOUS CE QUI TOUCHE LES INTÉRET DE L’ALGÉRIE , CAR AUTREMENT DE VRAI ALGÉRIENS AURONT ENVOYÉ UNE ÉQUIPE D’AGENTS DE SÉCURITÉ AVEC NOTRE ÉQUIPE NATIONALE …DE VRAIS AGENST DE SÉCURITÉ , SURTOUT PAS DES HAGARINE , UNE VRAIE ÉQUIPE D’AGENT DE SÉCURITÉ PROFESSIONNELLE AURONT ASSURÉ TOUS , POUR QUE RIEN N’Y ARRIVE ……….Y AURA T IL DE DÉMISSION !!!!!!!!!!
    L’ALGÉRIE DEVRA REFUSÉ DE JOUER TOUT MATCH EN ÉGYPTE , PENDANT LONGTEMPS .




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  • radjef saîd
    13 novembre 2009 at 13 h 06 min - Reply

    Bonjour tout le monde. D’abord toute ma solidarité aux travailleurs de l’enseignement. Combien de syndicats avons-nous enfin en Algerie? L’UGTA, l’UNPEF, le CNAPEST, le SNAPEST, le SATEF…et j’en passe. Pourquoi autant de syndicat pour la même revendication sociale, citoyenne et politique? A qui profite toute cette constellation de syndicats « autonomes »? La soif d’exercer un pouvoir sans limite? La vanité et la folie des grandeurs? L’ignorance et la demagogie effrenée? Je ne sais pas. Le mouvement syndical qui reste sans traditions politiques en Algérie, est tombé au plus bas niveau pour devenir une foire d’empoigne. Chacun y va de sa propre humeur pour créer son propre syndicat C’est a se demander si les syndicalistes affiliés a la triste UGTA vivent mieux que ceux qui se rangent derriere les autres syndicats qui tous, il faut le souligner, refusent d’être accompagnés par les partis de l’opposirion dans leur mouvement de protestation. Faire des greves et donner des cours chez soi à domicile avec des prix excessifs, est-il un acte syndical? Une revendication salariale à t-elle un quelconque sens lorsque plus de 85% de la population vit avec moins de 50 Euros par mois?… Je ne critique pas pour le plaisir de critiquer; ce n’est pas de la critique stérile. Je pense que nos amis syndicalistes doivent s’unir et associer les intellectuels et les partis de l’opposition. La concertation et le dialogue n’ont jamais tué quelqu’un.

    Bonjour tout le monde. D’abord toute ma solidarité aux travailleurs de l’enseignement. Combien de syndicats avons-nous enfin en Algerie? L’UGTA, l’UNPEF, le CNAPEST, le SNAPEST, le SATEF…et j’en passe. Pourquoi autant de syndicat pour la même revendication sociale, citoyenne et politique? A qui profite toute cette constellation de syndicats « autonomes »? La soif d’exercer un pouvoir sans limite? La vanité et la folie des grandeurs? L’ignorance et la demagogie effrenée? Je ne sais pas. Le mouvement syndical qui reste sans traditions politiques en Algérie, est tombé au plus bas niveau pour devenir une foire d’empoigne. Chacun y va de sa propre humeur pour créer son propre syndicat C’est a se demander si les syndicalistes affiliés a la triste UGTA vivent mieux que ceux qui se rangent derriere les autres syndicats qui tous, il faut le souligner, refusent d’être accompagnés par les partis de l’opposirion dans leur mouvement de protestation. Faire des greves et donner des cours chez soi à domicile avec des prix excessifs, est-il un acte syndical? Une revendication salariale à t-elle un quelconque sens lorsque plus de 85% de la population vit avec moins de 50 Euros par mois?… Je ne critique pas pour le plaisir de critiquer; ce n’est pas de la critique stérile. Je pense que nos amis syndicalistes doivent s’unir et associer les intellectuels et les partis de l’opposition. La concertation et le dialogue n’ont jamais tué quelqu’un.




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  • Kara Fawzi
    21 novembre 2009 at 10 h 43 min - Reply

    S’il y avait un seul syndicat autonome face au « géant » UGTA (sapeur-pompier) de l’État qui excelle dans la désinformation et la manipulation, la grève n’aurait aucune chance de réussir.




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  • moqbil
    23 novembre 2009 at 19 h 35 min - Reply

    salam.
    je suis trés satisfait de cette grève qui a touché la majorité des enseignants,brisez l’orgueil de ces responsables qui comprennent seulement cette méthode!!!!




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  • Congrès du Changement Démocratique