Édition du
30 March 2017

La grève des enseignants entre dans sa troisième semaine: Des sit-in devant les directions de l'Education

grève des enseignants 3par A. Zerzouri, Le Quotidien d’Oran,
21 novembre 2009

La grève des enseignants s’enlise dans un pourrissement jamais atteint dans les annales des précédents conflits qui ont secoué le secteur de l’Education. A l’orée d’une troisième semaine de débrayage, le CNAPEST fait monter la pression et annonce la tenue de sit-in quotidien devant les directions de l’Education à travers le territoire national. «Ce dimanche 22 novembre, et à l’instar de nos collègues à travers d’autres wilayas, un sit-in des grévistes sera observé à 10 heures devant la direction de l’Education», nous a déclaré le coordinateur du CNAPEST à Constantine. En sus, donc, d’une reconduction automatique de la grève pour une troisième semaine consécutive, la protesta prend une autre forme d’action plus énergique, tel que prévu le 8 novembre dernier lors du lancement de ce mouvement de contestation, où il a été décidé par les syndicalistes «de recourir à d’autres mesures, ou formes de protestation, en plus de l’arrêt de travail, si l’on n’arrive pas à la satisfaction des revendications des travailleurs», comme le souligne notre interlocuteur. La dernière tentative du ministre de l’Education dans le sens d’un apaisement de la tension, voire d’un désamorçage de la crise, lors d’une réunion qui l’a regroupé avec les représentants des syndicats autonomes, a tout simplement périclité. La cause de l’échec du dialogue ? Les syndicalistes la mettent sur le compte d’une absence manifeste d’un pouvoir de décision entre les mains du ministre, qui n’a aucune prérogative pour donner suite aux problèmes qui lui sont soumis, jugeant en conclusion le dialogue est ‘’creux ». Il faut relever, aussi, que cette rencontre a beaucoup plus obscurci le tableau pour les syndicalistes qu’elle ne l’a éclairé. «On veut nous piéger avec des propositions à propos de questions secondaires, et nous détourner de nos revendications essentielles, qui portent, elles, sur la modification du statut particulier, la révision de l’âge de départ à la retraite, l’intégration des enseignants contractuels dans des postes permanents sans passer par le concours, et le reclassement des enseignants des filières techniques», estiment à l’unanimité les représentants syndicaux du CNAPEST, du CLA, du SNAPEST, ou ceux de l’UNPEF. Cette sombre situation pousse à l’inquiétude les élèves et leurs parents, qui commencent à ressentir une grande ‘’lassitude » face à ce bras de fer qui perdure, sans qu’aucune solution ne pointe à l’horizon pour l’instant. «Avec un emploi du temps déjà surchargé au début de l’année scolaire, on ne voit vraiment pas comment faire pour remédier à la situation et rattraper les séances perdues, à moins d’une annulation des vacances d’hiver», estiment des parents d’élèves, qui se disent «très inquiets quant à l’avenir de l’année scolaire».


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  • Mohand Tahar MOHAMMEDI
    21 novembre 2009 at 18 h 05 min - Reply

    Que nous apporte t-elle une balle en caoutchouc sur le plan politique, économique , social et culturelle, si ce n’est que pour calmer cette douleur d’une jeunesse en perte de repère , désorienté vers le défoulement , dont le régime exploite à fond en jouons à la diversion afin de faire oublier aux algériens cette crise inégale de notre histoire , la médiatisation à outrance d’un match de football au détriment du savoir prouve que le régime s’en fou totalement de l’école , car Si un débat politique aura lieu sur l’école en utilisant les mêmes moyens qu’a exploiter le régime au profit de cette balle en caoutchouc et bien je suis catégorique a dire que nous sortirons sûrement de cette crise et en aura former les meilleures compétences au monde, et ce n’est pas un hasard que le régime a opter pour ses priorités dont un seul but de cacher ce marasme profond dont la société est victime de sa politique, il est aussi un message trompant vis a vis de l’opinion national et international en mettant en équation politique son propre destin et celui du peuple entier, le nationalisme et le patriotisme dans les temps moderne ne s’exprime pas par un jeu mais par la démocratisation du pays qui passe nécessairement par cette école que le régime à exclu.




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