Édition du
28 March 2017

Le changement : le voulons-nous suffisamment assez ?!

colloque_11Par Dr Ziani-Cherif Rachid

Notre frère Salah-Eddine Sidhoum nous a tous interpellé, à travers un des ses éditoriaux, intitulé « voulons nous réellement le changement ? ». Cette question lancinante, résonne encore dans mes oreilles, et me met tellement mal à l’aise, et pour cause.
En réponse ‘instantanée’ à sa question, je fus tenté de répondre tout de go, bien sûr que nous le voulons ce changement, et comment ?! Par nous, je veux dire non pas seulement moi-même, mais une majeure partie de notre peuple, qui n’a que trop souffert du régime au pouvoir depuis l’indépendance, un régime travesti à chaque fois en une vitrine aux couleurs du temps, puis je me suis un peu ressaisi, me disant, si cela était ‘tellement’ vrai, ou suffisamment vrai, comment se fait-il alors, que ce changement tarde à venir, et n’arrive pas à s’opérer chez nous en Algérie (et le monde arabe exclusivement), s’agit-il d’un problème génétique comme seront tentés de nous répondre certains adeptes de l’eugénisme) contrairement à la vague de changement qui a soufflé et souffle encore aussi bien en Europe (de l’Est) qu’en Asie, en Amérique latine et même chez nos voisins africains ? Et c’est à ce moment là, que je me suis rappelé ce que j’avais ‘parcouru’ peut être hâtivement, sans accorder alors l’importance qui lui était due, cette réponse d’une journaliste et auteur canadienne, qui a le mérite de l’intégrité et l’endurance dans sa lutte, qui ne connaît pas de limites, contre un genre de hogra à l’échelle planétaire. Je juge pour l’occasion opportun, de reprendre ici, quelques une de ses idées, peut être constitueront-elles des éléments de réponses à la question posée par notre frère Salah-Eddine, à condition de privilégier les actes concrets, et ‘geler temporairement’ (genre de moratoire) les discussions abstraites, redondantes, voir byzantines, qui ne font en fait que créer des différences fictives, voir ériger des barrières qui n’existent que dans l’imaginaire des uns et des autres, et se débarrasser des stéréotypes entretenus à desseins par ceux là mêmes, qui sont pris de terreur à la seul idée de possibilité de ‘rassemblement’ de ceux communément fustigés par les portes voix de ce régime, qu’ils qualifient de ‘traîtres à la nation’. Je reviens pour poser la question, celle-ci bien concrète et réelle, et qui nous interpelle tous, en notre âme et conscience, pour dire si ce changement tarde à se réaliser, n’est ce pas peut être parce que nous ne le voulons pas assez, pas avec la même ardeur qui anime ceux qui luttent pour le statut quo ? Sommes-nous réellement disposés à payer le juste prix pour le conquérir ? Ou bien, préfère t-on s’adonner à l’art de l’esquive, chacun manœuvrant à sa façon pour fuir le prix à payer, sous différents prétextes.

Peut être ne voulons-nous pas assez ce changement, du moins pas avec la même intensité, avec laquelle le pouvoir illégitime, œuvre et manœuvre pour garder son legs.
Ce déséquilibre incommensurable entre la volonté des adeptes du changement d’un pouvoir clanique corrompu, et la volonté de fer et de sang de ce même pouvoir à maintenir le statut quo, a été relevé d’une manière éloquente par Yeats (1) lorsqu’il disait : « Les meilleurs manquent totalement de convictions, alors que les plus mauvais sont pleins d’intensité passionnée. », il a également été magistralement bien pointé de l’index par Naomi Klein (2) qui disait « Le vrai problème, que je veux soulever aujourd’hui, c’est la question de confiance, notre confiance en soi, la confiance des gens qui se retrouvent lors d’événements (3) comme celui-ci sous la bannière de l’édification d’un autre monde, un monde meilleur plus durable. Je pense qu’il nous manque la force de nos convictions, le courage de soutenir nos idées et avec assez de muscle pour effrayer nos élites. Il nous manque la puissance du mouvement. C’est ce qui nous manque. Pensez-y ! Voulez-vous lutter contre le changement climatique, autant que Dick Cheney veut le pétrole du Kazakhstan? Si non, pourquoi pas? Quel est notre problème ? Où est notre intensité passionnée?
Qu’est ce qui est à l’origine de notre crise de confiance? Ce qui nous vide de notre conviction à des moments cruciaux où nous faisons face aux défis? A la base, je pense que c’est la notion que nous avons accepté, que nos idées ont déjà été jugés et trouvées insuffisantes. Une partie de ce qui nous empêche de construire les alternatives que nous méritons et que le monde a tant besoin.
Je pense que ce qui est à l’origine de ce manque de confiance, c’est que nous avons dit maintes et maintes fois que ces idées ont déjà été essayées et ont échouées. Nous l’entendons si bien que nous l’acceptions. Ainsi, nos solutions sont posées à titre provisoire, presque en s’excusant, « Un autre monde est-il possible? » Demandons-nous.
Il y avait des alternatives. Elles ont été choisies, puis elles ont été volées. Elles ont été volées par des coups d’Etat militaires, elles ont été volées par des massacres, elles ont été volées par la ruse, par tromperie, elles ont été volées par la terreur.
Nous qui disons que nous croyons dans cet autre monde devons savoir que nous ne sommes pas des perdants. Nous n’avons pas perdu la bataille des idées. Nous n’avons pas été moins malin, et nous ne manquions pas d’arguments. Nous avons perdu car nous avons été écrasés. Parfois nous avons été écrasés par les chars de l’armée, et parfois nous avons été écrasés par les think tanks. Et par les think tanks, je veux dire les gens qui sont payés à penser par les fabricants de tanks ».

Qu’en est-il à notre échelle? Pourquoi voulons-nous que ce pouvoir accorde une quelconque attention à nos bavardages et à nos ‘gesticulations’ ? Cela non seulement ne lui fait pas (encore) peur, mais devient plus un sujet de distraction, comme l’a d’ailleurs relevé N.Klein « Les élites ne font pas justice parce que nous leur demandons de manière polie et attrayante. Ils le font quand l’alternative à la justice est le pire ».
Souvenons-nous l’état dans lequel se met ce pouvoir, et la panique qui le terrasse, suite à chaque ébauche, même balbutiante, de tentative de rassembler les forces de l’opposition (celle qui ne fait pas chambre commune avec ce pouvoir), à l’image des rencontres de concertation entre les trois fronts, au lendemain du putsch de janvier 92, où ce pouvoir est allé jusqu’à parler d’union contre nature (tout en cohabitant lui-même, toute honte bue, avec une composition encore plus hétéroclite que celle qu’il fustige), ou bien, la réunion de l’opposition sous l’égide de l’association internationale San’t Egidio qui s’est concrétisé par le contrat de Rome, et la levée de boucliers qui s’en est suivie par les sous -traitants de ce pouvoir, allant jusqu’à nous ‘susurrer’ le caractère catholique de l’association. Mais que personne ne se trompe sur les raisons se cette hantise, celles que ce pouvoir peine de plus en plus à occulter, et le doute qu’il tente d’incruster dans le sub-conscient du peuple, sur la possibilité et la réalisabilité de l’opposition à se rassembler autour d’une plateforme, de valeurs et de principes, qui constitueront les seuls éléments auxquels devront répondre les parties à cette plateforme. Sauront nous dépasser les discussions puériles, celle des salons, alors que nous sommes tous, en marge, voir exclus des décisions capitales qui nous affectent et affectent la destinée de notre pays et notre peuple, saurons-nous, une fois pour toutes nous juger les uns les autres sur la base d’une plateforme acceptée par tous, en acceptant le rassemblement autour de ce qui nous unit, avec le respect de ce qui nous différencie, sinon, on est appelé à traîner et pour longtemps encore ce boulet de forçat qui nous mine de l’intérieur, et qui nous éloigne chaque jour, au bonheur de nos ‘maîtres’ qui savent nous ‘gérer’, et qui savent s’adapter aux aléas du temps, pendant que nous, nous vivons des luttes passéistes d’un autre age, une sorte de combat à la Don Quichotte, et des moulins ‘idéologiques’ qui n’existent, que pour nous broyer, alors que nous prétendons vivre au rythme du troisième millénaire.

Deuxième question, sachant que le pouvoir en place, celui qu’on appelle communément le pouvoir effectif, a réussi à préserver sa ‘cohésion’, grâce aux intrigues des officines occultes, malgré le fait, perçu de tous, qui atteste que ce groupe de décideurs, n’a aucune attache idéologique effective (doit-on rappeler que l’Algérie a été gouvernée depuis 62 , du moins en apparence (vitrines) par un spectre de tendances, aussi polymorphe, allant d’un socialiste extrémiste, à son antinomie, d’économie de marché (bazar) sans s’en offusquer ou même exprimer un semblant de gêne, face à ce revirement total, toujours avec les mêmes têtes (de décision). Il s’agit en fait d’une cohésion implicite, un genre, de code non écrit, dont le socle se constitue exclusivement d’intérêts concrets et mesurables, que toutes les parties respectent religieusement. Si ce pouvoir se rassemble autour de cette plateforme (d’intérêts partagés), sommes-nous de notre coté, prêts et disposés à nous unir autour d’une plateforme, qui s’articule autour de principes et de valeurs, qui constitueront les seuls standards auxquels nous nous référons, sur la base desquels sera jugé la conduite de chacun, ou bien continuera t-on à remâcher, et attiser des vieille querelles « hors temps » ?

Une autre question, sommes nous disposés, à nous libérer de certains carcans, dont nous sommes tous victimes, et de notre vision les uns des autres à travers des prismes, concoctés par ‘l’autre’, et plutôt qu’essayer de nous connaître directement, seule manière possible, à même de nous permettre de faire un bout de chemin ensemble, sur la base d’un consensus, plutôt que de se référer à d’autres pour nous tracer le profil des uns et des autres, qu’il s’agisse des sous-traitants du pouvoir, ou bien alors, des extrémistes de tous les bords, je me réfère ici, à un internaute, qui sans douter de sa bonne foi, a googlé Rachad, pour en avoir une idée, et nous a relaté ainsi un nombre de définitions sur ce mouvement, par des sources, toutes aussi douteuses les unes que les autres, car non ‘désintéressés’, au lieu d’aller connaître Rachad directement, telle qu’elle se fait connaître elle-même. Imaginez un seul instant, quelle serait la définition qu’on aura sur ‘l’appel du 19 mars’, si on devait chercher sa définition nous basant sur des sources satellites du pouvoir, je n’ose pas l’imaginer. Je suis convaincu, que si nous nous acceptons tels que nous sommes, dans le respect du droit à la différence, nous arriverons en fin de compte à nous rendre à une évidence, enfouis sous un montage pernicieux fait de flou et de préjugés, subtilement entretenu, que nous ne sommes pas tellement différents, du moins sur l’essentiel des valeurs universelles, auxquelles aspire notre peuple. Pour la réalisation de ce salut, sachons accepter de faire des compromis, et des sacrifices, afin que notre peuple puisse espérer reconquérir ses droits et sa dignité. Si nous autres algériens sommes touchés et prêts à nous solidariser des veuves, orphelins, disparus, et autres victimes des régimes dictatoriaux en Argentine, au Chili, au Venezuela, et ailleurs dans ce monde ‘non arabo-islamique’, et nous compatissons avec leur douleurs et sommes rongés par leur désespoir, comment ne le serions nous pas alors, vis-à-vis de nos compatriotes, en Algérie, au-delà de leur idées, et de leurs convictions ? Sommes-nous en droit d’exiger des standards idéologiques pour gratifier les victimes des exactions, de notre empathie?(4) Les convictions des victimes, toutes les victimes ne doivent en aucune manière constituer un rempart, ou une condition préalable à notre solidarité et au partage de leurs douleurs, tout comme les idées des uns et des autres ne doivent pas servir de facteur justifiant leur adhésion ou disqualification, dans l’œuvre titanesque qui nous attend tous, et qui a besoin de tous.
Je juge qu’il est grand temps, qu’on se l’avoue tous, et sans détours, on a tous été, à un moment ou à un autre, chacun à sa manière, et sous différents prétextes et convictions, victimes de fausses luttes idéologiques et de faux clivages; libérons nous des vieux dualismes sclérotiques, de ces luttes idéologiques factices, dans lesquelles on nous a embrigadé, pour nous nous entretuer, entre arabes, berbères, islamistes, communistes, etc., pour que les potentats gardent, et accaparent la réalité du pouvoir, tout en s’accommandant des ‘spécimens’ appartenant à toutes ces castes, pour peu qu’il se rangent dans les rangs.
Le problème n’est pas idéologique, ce sont des fausses batailles entretenues depuis des décennies. Il faut qu’on fasse une introspection, effective et de bonne foi, et avouer qu’on a été dupe et naïf, non pas dans nos convictions, que chacun d’entre nous a épousé en connaissance de cause, et dispose des arguments à même de les soutenir, nous avons été dupes, lorsque nous avons permis que nos convictions soient instrumentalisées par ceux qui ont réussi à entretenir le pays dans un état de guerre fratricide, qu’il gère à notre insu, ce qui lui a permis de sévir un demi siècle. Je suis quasi-convaincu, que la majorité du peuple est consciente, du fait que le facteur idéologique, n’a été qu’un épouvantail, et que le véritable enjeu, est éminemment lié à la réalité du pouvoir, que nos potentats ont su garder en usant du large ‘arsenal’ à leur disposition, notre naïveté entre autre.

Je m’excuse, si je m’attarde sur cet aspect du problème, au risque même de me répéter, si je le fait, c’est parce que je remarque encore, comme probablement la plupart d’entre vous, qu’on persiste à chaque occasion, et tout au long des interventions, ou en réponse aux différents écrits sur ce site, dédié pourtant aux perspectives de changement non violent, que certains reviennent sans cesse sur des querelles, et axent leurs interventions sur tout ce qui nous divise, occultant, le vrai problème. Les différences existent sûrement. Elles ont provoqué des dissensions ? Sans aucun doute, mais, je juge qu’il est temps de parer au plus urgent, d’édifier quelque chose de concret, je ne suggère en aucune manière de rejoindre les clubs des uns et des autres. Notre œuvre commune, ne signifie absolument pas une quelconque fusion, car en plus du caractère chimérique de pareille idée, et de sa non réalisabilité, cette entreprise vouée à l’échec, n’est pas un signe de santé, tout au contraire le mono formisme constitue le noyau du mal qui nous ronge depuis le recouvrement inachevé, puis subtilisé de notre souveraineté acquise au prix de millions de vies humaines. C’à quoi nous aspirons, c’est faire preuve de sagesse, de responsabilité et d’une dose suffisante de courage entreprenant, dans l’identification de nos priorités, le reste sera débattu in vivo, dans une ambiance réelle et dépassionnée. Cela exige de nous tous, de bannir toute forme de langue de bois, et se mettre d’accord, qu’il est impératif d’exclure toute forme de dictature, quelque soit la bannière sous laquelle elle se cache, nationaliste, patriotique, démocratique (populaire!), islamique, ou autre. A la lumière des expériences vécues, nous nous devons de baliser la voie, et de la doter de garde-fous, de sorte que personne ne puisse l’enfreindre impunément, une voie dont le socle sera constitué des normes et valeurs universelles auxquelles adhérera l’ensemble.
C’est ainsi, et seulement ainsi qu’on pourra mettre fin à la spirale d’exclusion.
Naomi Klein, terminait son intervention, en soulignant un fait d’une importance capitale, en parlant des ‘tanks’ et des ‘think tanks’ à la botte, dans l’avortement sanglants des alternatives au model US:
«Ces schémas pour un autre monde ont été écrasées et ont disparu parce qu’elles sont populaires et parce que, lorsqu’ils sont mis à l’épreuve, ils réussissent. Ils sont populaires parce qu’ils ont le pouvoir de donner aux millions de gens la chance de vivre dans la dignité, leur garantissant les besoins essentiels de base. Ils sont dangereux parce qu’ils imposent des limites réelles aux riches, qui réagissent en conséquence. Il est capital de comprendre, que nous n’avons jamais perdu la bataille des idées, que nous avons seulement perdu une série de guerres sales, comprendre cela est indispensable pour susciter la confiance qui nous manque, pour enflammer l’intensité passionnée dont nous avons besoin ».

J’espère que de notre coté, on arrivera à comprendre notre situation, nos forces et nos faiblesses, et à savoir que jusqu’à présent nous n’avons pas encore mené la lutte qui s’impose, notre lutte à nous, celle qu’on choisit, et les ‘armes’ qui constituent notre véritable force, non pas ‘la violence’ outil de prédilection de ceux qui nous ont ‘traîné et drainé’ jusqu’à présent, sachons ne pas être happé par cette ruse machiavélique, et ne pas réagir aux provocations de ceux qui ont toujours dévié les luttes pacifiques et légitimes. Notre lutte non violente n’est pas tactique, elle est stratégique et mûrement réfléchie. Sachons garder le cap.
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1 – « the best lacked all convictions, while the worst are full of passionate intensity » de William Butler Yeats « The Second Coming », poète et dramaturge irlandais et l’une des figures de proue de la littérature du 20ème siècle
2 – Journaliste et auteur canadienne, parmi ses dernières œuvres: « The Shock Doctrine: The Rise of Disaster Capitalism. »
3 – Lors du premier Forum Social Mondial, en Janvier 2001 à Porto Alegre.
4 – A l’image des réflexions faites en aparté par les Bernard Henry Levy et Gluxman et consorts, lors d’une visite ‘guidée’ aux scènes de massacres de 1995, ‘Ils méritent ce qui leur est arrivé, ils (victimes) n’avaient qu’à ne pas les élire (élections de 1991).


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35 Commentaires sur cet article

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  • jila
    24 novembre 2009 at 20 h 58 min - Reply

    « je vous ai laissé deux faits, si vous vous y attachez vous ne vous égarerez jamais -le livre saint et ma tradition- »
    Pourquoi puiser dans les pensées de nos cousins les juifs « Bernard Henry Levy et Gluxman Naomi Klein… »alors que Dieu(swt) et son Messager(pssssl) nous ont donné les meilleures références?
    Prenons le temps de les consulter avec autant d’abnégation que les écrits de ces simples mortels,je suis tout autant persuadé que vous que le salut ne sera plus aussi loin!




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  • l.leila
    25 novembre 2009 at 12 h 49 min - Reply

    Le jour où l’Algérien ne confondra pas son intérêt personnel et l’intérêt public, notre pays ira mieux. Accépter un poste de résponsabilité, c’est se mettre au service de l’Algérie et non profiter de sa position dans le but d’assouvir sa faim et oublier son passé…Un ministre, lors du mariage de son fils, dressa la liste des cadeaux reçus: qui offre un appartement, qui offre des meubles de luxe, qui offre des chargements de caisses de fruits et légumes etc. Sans aucun doute, la dite liste servira bien un jour en pareille occasion, ce ne sont que des dettes à rembourser; autrement pouquoi l’établir! Il essaiera même de faire mieux! Mais d’où ont été  » puisés » ces cadeaux? Ni lui, ni ses amis ne perdent étant données les grosses mamelles de leur vache Algérie! Certains compatriotes font encore l’éloge de feu Boummediene. Pourquoi être subjectif à ce point? Au lieu de penser au bénéfice personnel tiré du système de son règne, il serait plus honnête de voir le côté négatif dont souffre le pays jusqu’à présent; « c’est grâce à l’homme aux moustaches que nous avons bénéficé de l’instruction gratuite,que nous sommes ce que nous sommes à présent, il était le père du pauvre..; », moi, je dirais à leur place que c’est grâce aux Braves qui avaient sacrifié leur vie et leurs biens pour les futures générations de l’Algérie indépendante. L’armée de l’ALN, bien proche du peuple,ne s’attendait certainement pas à perdre de valeureux combattants après l’indépendance à cause d’une maladie nommée LE POUVOIR PESONNEL.Des témoins racontent les horribles accrochages entre frères, « e’nar klat elhdid »,disent-ils. L’armée des frontières arrivait en bonne santé et avec une artillerie lourde…Quelle honte!Tout cela pour des intérêts personnels et non pour le bien de l’Algérie.On dit aussi que dans les années 70″la caisse de l’Etat était pleine ». Oui, c’est bien beau mais nos régions rurales souffraient du manque d’éléctricité, de routes, d’établissements scolaires et bien d’autres infrastructures. »L’indépendance » a été bénéfique ux plus malins qui avaient profité du désordre pour s’accaparer les biens biens publics tels que logements,et d’autres biens de Pieds noirs, pendant que les Honnêtes essayaient plutôt de récupérer ce qui réstait des ravages de la guerres et prêts à bâtir l’Algérie indépendante à la quelle ils croyaient de toute leur âme. A présent, à mon humble avis, pour savoir où on va, il faut se souvenir du gachis de l’Algérie  » indépendante » du premier colonisateur,afin de pouvoir trouver la bonne voie qui mènera à une Algérie jouissant d’une vraie indépendance.




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  • radjef said
    25 novembre 2009 at 12 h 56 min - Reply

    Bonjour tout le monde. Voulons nous le changement ? Le voulons nous réellement et suffisamment ? A mon humble avis, il faut d’abord poser cette autre question : les forces sociales en présence qui aspirent à la conquête du pouvoir, ont –elles rompu avec les traditions archaïques du mouvement nationaliste, dominées par l’intrigue, la conspiration, le mensonge, la trahison, la ruse et le crime, ou bien sont-elles toujours le prolongement de ce même mouvement nationaliste ? Car il faut commencer par se poser la question pourquoi la majorité écrasante du peuple qui désire ardemment le changement a-t-elle sombré dans la résignation et la corruption ? A-t-elle été déçue ? A-t-elle tourné le dos aux sacrifices colossaux qu’elle a consentis au fil des siècles pour connaître la liberté et la démocratie? Déçus par qui ? Cette majorité a-t-elle confiance en elle-même ? Pourquoi l’espoir de la majorité des algériennes et des algériens dans le changement, ne s’est-il pas concrétisé au 1er novembre 1954, durant l’été 1962, en 1980, en 1988 et en 1990 ? Pourquoi le populisme s’est-il enraciné dans la tradition politique nationale et non le vrai militantisme ? Le changement est-il possible lorsque 09 cadres dirigeants sur 10 ignorent la doctrine et la philosophie du parti pour lequel ils militent et auquel ils président aux destinées ? On nous dit souvent que le DRS est fort ; il l’argent nécessaire et la mitraillette. Il nous empêche de nous organiser et d’avoir la liberté de mouvement si nécessaire au changement qu’attend le peuple depuis des siècles ? Mais est ce que tout cela est vrai, et dans quelle mesure cette justification est-elle vraie ?… Hormis les romans westerns ou certains survivants ont déballé avec un rare narcissisme leur bravoure de combattant au service de la libération, quelle est la production intellectuelle de l’opposition depuis 1962 à ce joue à la consommation des larges masses ?–j’ai posé cette question hier à notre ami Sidhoum. Combien d’ouvrages politiques et pédagogiques visant à faire connaître la ligne d’action de l’opposition et surtout faire fortifier la conscience des militants de valeurs citoyennes et morales sûres, ont été écrits depuis que le dictateur Boukharouba a confisqué la souveraineté du pays ? Certains peuvent dire que le DRS les surveille, mais quelle est la conduite de ces honorables opposants vivant en exil ou le DRS ne peut les surveiller ?…Personnellement, je pense que nous adorons occulter nos faiblesses et nous aimons le mythe…Nous ne savons pas encore à ce jour communiquer avec cette Algérie ; nous refusons la vérité…Le pouvoir n’est ni fort ni intelligent et encore moins noble et vertueux. Nous savons que nos institutions n’ont rien d’institutionnel, ce sont de véritables organisations clandestines. C’est nous autres qui sommes terriblement faibles, cupides et prétentieux. A mon humble avis, il faut nous débarrasser de ces illusions qui nous donnent le sentiment que sans nous rien ne se fera ; il faut restaurer la confiance et la solidarité et en finir avec ces querelles à la Don Quichotte qui nous divisent. Il faut rompre avec les traditions du mouvement nationaliste et désacraliser ce mythe du premier novembre 1954 qui nous a conduit à l’impasse totalitaire et au pouvoir personnel d’intrus et de parvenus sortis de nulle part. La France, qu’on vote à gauche ou à droite, est gouvernée depuis plus de 15 siècles par 127 familles. Il en est de même pour le Royaume-uni. Ces deux pays constituent le symbole fort de la liberté et de la démocratie. L’Algérie n’est pas tombée du ciel et elle compte pas de réserves indiennes !




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  • Rachid Zian Cherif
    25 novembre 2009 at 17 h 50 min - Reply

    Reponse à Jila

    Je ne pense pas qu’il y ait un seul musulman qui puisse mettre en doute la double référence, celle du Saint Coran et de la pure Suna, seulement, je saisi cette occasion, pour clarifier deux points :
    Primo, je n’ai nullement pris BHL et Gluksman, comme référence, tout au contraire, je l’ai ai cités, pour dévoiler leur hypocrisie, et leur prétendue humanisme à deux vitesses, lorsqu’ils se sont « confessé » à centaines parties, qu’ils croyaient acquises à leur thèse éradicatrice d’intellectomanes, pour leur régurgiter, leur haine envers les victimes des massacres de 1995, leur seul crime étant, leur affinité jugée trop islamiste à leur goût, donc, méritoire du juste châtiment, comprendre massacre.
    Deusio ; quant à Noami Klein, j’ai préféré la nommer telle qu’elle se nome, ‘journaliste et auteur canadienne’, sachant bien, qu’elle est de confession juive. Est-ce que sa foi juive, constitue t-elle pour autant une barrière, à toute adhésion, ou compassion avec ses thèses, que très peu parmi nos coreligionnaire ont le courage d’assumer? Là est le problème qui a perduré depuis longtemps, enfoui dans un magma de flou et de fausses idées, et d’approximations erronées, et que j’ai essaye, entre autre, de relever, dans mon texte. Notre foi de musulman, ne fait –elle pas, un devoir, et non pas seulement un droit, pour tout musulman, de requérir la sagesse, d’où qu’elle vienne, comme nous l’a enseigné notre Prophète, la sagesse, étant un des objectifs à poursuivre pour tout croyant, et là où il la trouve, elle devient une de ses priorité ?
    الحكمة ظالة المؤمن أينما وجدها فهو أحق بها
    De même, je vous fait savoir, que cette dame qui mérite le respect et la reconnaissance de tous ceux qui sont en quête de justice, est bien plus entreprenante et militante pour la juste cause des palestiniens (pour ne citer que cela), que tous les Moubarak, Abdallah, Abbas, Dahlan, et autre Bouteflika, pourtant bien musulmans, et là encore, je précise que ce que j’accuse en ces hommes, n’est pas l’Islam, Dieu m’en garde, mais leur régimes corrompu, dictateurs. Ibn khaldun n’a-t-il pas dit, que l’injustice, est signe avant coureur de l’effondrement sociétal ?
    الظلم مؤذن بخراب العمران
    On ne devrait avoir aucun complexe, et encore moins le sentiment de culpabilité, à se solidariser, avec ceux qui se solidarisent, avec la justice et les causes légitimes, quelle qu’elle soit leur conviction, idées, ou leur foi.




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  • Rbaoui
    25 novembre 2009 at 18 h 26 min - Reply

    Depuis l’independance une bande d’imposteurs sans scrupules a fait du 1er Novembre un fonds de commerce qui a reduit l’Algerie a une republique bananiere : de dictature a economie palatiale.
    Il est clair que le 1er Novembre n’est pas l’unique date evenement dans l’histoire de l’Algerie et je n’ai aucun doute que nos histoiriens sauront ecrire toute l’histoire de l’Algerie.
    Le changement ne se fera qu’avec l’engagement de la majorite de la population c’est a dire la jeunesse algerienne qui dans sa diversite a les memes aspirations.
    Appel aux jeunes algeriens organisez vous, sauvez l’Algeria de ces affairistes et imposteurs.
    Pour un mouvement de Jeunes Algeriens forts et unis
    Ces imposteurs qui nous gouvernent ont deja tremble
    meme si les apparences font que Boutef apres match est sorti indemne ce n’est qu’un sursis.




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  • jila
    25 novembre 2009 at 18 h 32 min - Reply

    ce n’est surtout pas une polémique que je souhaitais, mais surtout comprendre pourquoi lorsqu’on a le bonheur à nos pieds on va le chercher le plus loin possible.
    Je ne suis pas contre les juifs car je suis avant tout humaniste mais je suis foncièrement contre tout ce qui est sioniste ou qui s’en rapproche et bien sûr contre tout ce qui est à contre courant des populations.
    L’islam chacun est libre d’y adhérer mais lorsqu’on y adhère on doit le faire aussi sans complexe.
    Avant d’aller chercher la sagesse où qu’elle soit comme vous citez, je dois la chercher d’abord au plus prés et le plus prés pour le musulman est le legs laissé par notre prophète et ceux qui l’ont suivi;pourquoi aurions nous à chaque fois honte d’y faire référence de s’y ressourcer et adapter notre modèle de vie sur ces bases là et ce n’est pas du fondamentalisme ou de l’intégrisme que de vouloir s’imprégner de ce de quoi nous sommes convaincus.
    La religion est un libre choix mais la coexistence pacifique reste une obligation;grâce à Dieu le changement tant cherché commence à s’opérer dans les esprits et il ne se concrétisera par les faits que si et seulement si les hommes et femmes de bonne volonté et de votre trempe,s’y attellent car cela demande un don de soi et je ne doute pas que la volonté est présente , ce qui est absent c’est le moyen de cristalliser ces efforts merci Djamel d’y contribuer selon vos faibles moyens




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  • IDIR
    25 novembre 2009 at 20 h 06 min - Reply

    LA CORRUPTION LE POUVOIR A CIEL OUVERT ET LE PEUPLE

    Amr Moussa l’Egyptien, le fantaisiste de la ligue arabe, demande à Kadhafi le Libyen, le fossoyeur de la cause nationale arabe, d’intervenir dans la crise des ballots entre l’Algérie et l’Egypte.

    En somme, les artistes de la corruption se concertent, la bassesse continue, ils nous offrent du beau spectacle mais il est temps que ce théâtre machiavélique prenne fin.

    Classement des pays les plus corrompus :

    Le Sénégal peut s’enorgueillir d’avoir dépassé beaucoup de pays africains comme le Bénin, la Gambie, le Niger (tous à la 106e place), le Togo, l’Algérie, Djibouti, l’Egypte, le Mali (ex-æquo à la 111e place), la Mauritanie, la Libye, le Nigéria, l’Ouganda (ex æquo 130e place).

    Sans oublier la présidente du MEDEF, la Madone et ses charmes pour les affaires, elle a même félicité l’équipe nationale du ballon rond, Laurence Parisot la française, elle était à Alger : « Nous sommes les premiers et nous comptons bien le rester ».
    Les Émirats Arabes Unis, eux aussi, ils voulaient rester et faire un investissement de 40 milliards de dollars en Algérie.

    Le Quotidien El Watan : http://www.elwatan.com/Nous-sommes-les-premiers-et-nous

    CORRUPTION : La France derrière la Qatar et Sainte-Lucie

    L’hexagone est perçu comme l’État le plus corrompu parmi les pays riches, loin derrière l’Allemagne, le Japon et les États Unis.

    http://www.challenges.fr/monde/20091116.CHA9074/corruption__la_francederriere_le_qatar_et_saintelucie.html

    DOCUMENTAIRE Éva Joly Une justice malgré tout 1

    http://www.dailymotion.com/video/x8m493_documentaire-eva-joly-une-justice-m_news




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  • rachid quebec
    25 novembre 2009 at 20 h 21 min - Reply

    le changement passe par la communication et la on peut faire un sondage et savoir si…. et pour y arriver a un changement il faut beaucoup de travail et le premier objectif de ce travail il faut chercher comment pouvoir aquerir une station de television communautaire algerienne. il faut sensibiliser nos elites,nos emmigrants, creer des associations je sais pas moi pour ramasser de l argent et adherer a cette initiative partout dans le monde. la communication par tv rentre dans chaque famille algerienne et la, la verite eclate et le changement radical s en suit.regardez combien de reponses a ce t article 5 ca veut dire qu il ya peut de gens doter de vcet outilsinternetj aimerais bien que vous me repondriez quels sont les inconvenients et les obstacles a cette idee, moi j ai toujours la conviction que c est nous diaspora algerienne qui allons ssauver l algerie de cette monarchie sauvage comme l equipe nationale n est ce pas mes chers compatriotes. salut




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  • Salah-Eddine SIDHOUM
    25 novembre 2009 at 21 h 39 min - Reply

    « Voulons-nous le changement ?» reste une question d’actualité et de fond. Et le changement ne peut survenir avec des discours creux, des vociférations et des gesticulations. Il nécessite une profonde réflexion mais aussi une volonté sincère d’agir sur le terrain, auprès de la population et non pas dans les salons. Notre frère Radjef pose des problèmes de fond sur les raisons de ces blocages qui empêchent le démarrage de cette dynamique de changement.
    Parlons des réalités du terrain.

    Il est clair qu’il n’y a pas de classe politique. Et le régime (qui a certes tout fait pour détruire toute opposition réelle ayant un ancrage populaire) n’est pas le seul responsable de cette faillite politique. Nos tares ne sont pas étrangères à cette stérilité et à cette déconfiture. Chaque courant ou tendance a cette malsaine manie de détenir la vérité absolue et le monopole de la chose politique, culturelle ou religieuse à lui seul.

    Regardons de près le fonctionnement de ce que nous appelons pompeusement et pudiquement les « partis politiques ». Ce ne sont à quelques exceptions près, que des clones de l’ex-parti unique. Avant 88, on avait un parti unique. Après 88 et avec le multipartisme de façade, nous avons eu une multitude de partis uniques. La za’ama (leadership) est de règle. Les « chefs » de parti n’ont pas changé depuis 88. Le fonctionnement est basé sur un clanisme absolu. Le chef s’entoure non pas de militants engagés et compétents, mais de courtisans, adeptes de l’allégeance et de l’aplat-ventrisme. Toutes les structures centrales, régionales et locales sont « élues » sur la base de l’allégeance, pour permettre au « chef » d’être reconduit à « l’unanimité » à chaque congrès. Toute tête qui dépasse, dérange. Elle est systématiquement coupée et jetée dans la poubelle de la « dissidence ».

    Pour ce qui est de ce qu’on appelle les intellectuels, en dehors de quelques individualités de valeur ici en Algérie et en exil, ils brillent par leur lâcheté pratiquement congénitale. Ils sont là, hautains, méprisants, regardant de haut ce « ghachi », ces « gueux », cette « populace ». Certains n’hésiteront pas à traiter ce peuple de m…. Ils pensent dominer, du haut de leur piédestal le monde. Faute d’œuvrer à la sauvegarde de la Nation, menacée dans ses fondements par des imposteurs, ils sont là à donner des leçons aux autres, à insulter leur propre peuple et à critiquer ceux qui luttent sur le terrain. Leurs sujets de discussion sont le lot de terrain, la cherté des matériaux de construction pour construire son R+2 de beggar, la marque de la bouteille de whisky ramenée lors du dernier congrès quelque part en Europe, le prochain voyage de vacances sur les rivages prisés d’Espagne….. Je connais un confrère, professeur de médecine – qui passe plus de temps dans les cliniques privées que dans son service hospitalier – et dont le seul souhait est d’être « sénateur » du tiers dit présidentiel. Un véritable cas pathologique. Telle est le niveau de ce qu’on appelle la crème du pays. La science au service de l’ignorance au pouvoir.

    Alors qu’on ne vienne pas nous parler de la terreur de la police politique. Cette dernière est forte parce qu’en face, il y a des lâches et des khobzistes – enfermés dans leur égoïsme – qui usent et abusent de l’ignorance et du fatalisme de notre peuple pour s’assurer un certain statut social. Drôle de statut social !

    Mais heureusement qu’il y a encore des femmes et des hommes dignes, engagés, qui vivent en symbiose avec leur « ghachi » et sur lesquels peut compter notre Algérie. Comme en 54. Mais In Cha Allah, sans les erreurs de l’après-54

    Donc, mon cher Radjef, gardons le cap, tirons les leçons de notre passé glorieux mais aussi moins glorieux, faisons notre modeste devoir de servir humblement notre patrie, avec nos moyens de bord et l’Histoire jugera !
    Je reviendrais prochainement sur d’autres volets de la question du changement.
    Fraternellement.




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  • Si madjid h’ssan
    25 novembre 2009 at 22 h 19 min - Reply

    Merci pour votre franchise, mr Sidhoum. Hélas c’est la triste réalité que ne veulent ou n’aiment pas voir certains, dont la conscience est troublée.
    J’invite les internautes à lire cette lettre d’un intellectuel à Bouteflika retrouvée sur Algerie-focus. Un véritable appel du pied pour participer à la hargma. Notons aussi ses titres pompeux qu’il exhibe pour impressionner notre petit Chaab el mesquine.

    ________

    Correspondance à son excellence le Président de la République. Pour une mobilisation citoyenne au profit du développement de l’Algérie

    A Son Excellence Abdelaziz BOUTEFLIKA , Président de la République

    Excellence,

    Il est indéniable que vous avez pu cristalliser grâce à votre soutien à l’équipe nationale, autour de votre personne l’unité nationale et un immense espoir de la population algérienne, certains ministres ou les partis politiques étant hors jeu, et il serait malhonnête de leur part de vouloir en retirer des dividendes par une instrumentalisation politique qui provoquerait alors une névrose collective, car c’est l’adhésion uniquement à l’Algérie pour un devenir meilleur. Car jamais, de mémoire depuis l’indépendance politique une fièvre de liesse populaire en faveur du drapeau national n’a eu lieu de l’Est à l’Ouest en passant du Centre au Sud.

    Des immeubles, des maisons, des voitures, bus, camions, motos et bicyclettes, décorés du drapeau Algérie. Qu’elles sont belles ces petites filles et qu’ils sont beaux ces petits garçons, innocents habillés du drapeau Algérie et comment ne pas contempler cette joie immense de ces enfants, ces adultes et ces vieillards larmes au yeux de toutes les régions du pays, après la victoire de l’Algérie sur Egypte au soir du 18 décembre 2009. Ainsi, l’Algérie se retrouve réconcilier avec elle-même, ainsi qu’avec son émigration, grâce à cette jeunesse dynamique bien plus importante que toutes les ressources en hydrocarbures. Cette jeunesse qui renoue avec celle de 1962 (le même age bien que l’Algérie soit indépendante depuis plus de 47 ans) qui avait fêté l’indépendance nationale ou celle de la guerre de libération nationale, en brandissant avec fierté également le drapeau Algérie.

    Excellence,

    Le message profond de cette liesse populaire me semble t-il surtout de cette jeunesse qui représente plus de 70% de la population, qu’il ne faudra décevoir, car elle risquerait de retomber dans une léthargie et un désespoir immense qui ne ferait qu’accélérer le développement du sous développement avec des tensions sociales de plus en plus en plus criardes est le suivant : améliorer notre condition de vie, mais hélas, ce serait un vœux pieux s’il n’y a pas un développement et une production hors hydrocarbures, puisque la rente des hydrocarbures ira à l’épuisement étant une ressource éphémère au maximum dans 20/25 ans, l’Algérie étant indépendante depuis 47 ans. Il s’agit donc de préparer l’Algérie de demain en évitant cette mentalité rentière, cette illusion monétaire qui consisterait à se concentrer sur une vision à court terme : le cours du pétrole, puisque le prix du gaz lui est indexé au cours du dollar.

    La population algérienne souhaite que vous initiez, et elle est prête à vous accompagner, et c’est là également le message profond , à un changement profond pour plus d’efficacité économique et plus de justice sociale, étant consciente qu’il faille éviter l’utopie car nous sommes à l’ère de la mondialisation, cette interdépendance accrue des économies avec la naissance de nouveaux acteurs, les pays émergents où les deux fondamentaux du développement du XXIème siècle sont la valorisation du savoir loin des intérêts de la rente et la bonne gouvernance (État de droit et lutte contre la corruption qui menace la sécurité nationale par une plus grande pour une moralisation de la gestion de la Cité où les responsables au plus niveau de l’Etat doivent être au dessus de tout soupçon), et l’État de droit ne recoupant pas forcément durant la période de transition la démocratie qui devra tenir compte de note histoire et de nos valeurs culturelles, grâce au dialogue des civilisations et la tolérance, qui est selon vos propres propos, est une construction de longue haleine, la démocratie étant le but suprême.

    Excellence,

    La population algérienne d’une manière générale et notre jeunesse d’une manière particulière est capable de miracles pour peu qu’on lui tienne un discours de vérité grâce à une nouvelle communication et une gouvernance rénovée. Au vu de cette immense énergie de la population, femmes et hommes, l’Algérie a toutes les potentialités pour devenir un pays pivot et relever les défis du développement grâce à une gouvernance rénovée, face à ce monde en perpétuel mouvement, impitoyable où toute Nation qui n‘avance pas recule. Le passage de l’Etat de « soutien contre la rente » à l’Etat de droit « basé sur le travail et l’intelligence » est un pari politique majeur car il implique tout simplement un nouveau contrat social et un nouveau contrat politique entre la Nation et l’Etat que vous incarnez.

    Je vous prie de croire, Monsieur le Président de la République, en l’assurance de ma très haute considération et mon très profond respect.

    22 novembre 2009

    Docteur Abderrahmane MEBTOUL Expert International, Professeur des Universités




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  • lucide
    25 novembre 2009 at 23 h 29 min - Reply

    L’Algérie est notre pays. C’est ce que nous avons tous en commun, quelque soient notre couleur politique et nos convictions. Ce pays, nous l’aimons, parce que nous y sommes nés, parce que nous y vivons ou nous y avons vécu. Nous l’aimons parce que nous le portons en nous, à travers ce que nous ont légué nos parents – langue, religion, culture, traditions, valeurs, etc. – et nos expériences personnelles – joies de l’enfance, doutes de l’adolescence, dévouement de l’âge adulte.
    Nous avons tous mal à notre pays – si on peut s’exprimer ainsi. La douleur que nous ressentons, le mal qui nous torture et que nous ne pouvons oublier, nous les exprimons différemment. L’un a mal à l’islam, l’autre à la langue berbère et le troisième aux droits de l’homme.
    Cette Algérie, nous la voulons meilleure, c’est une évidence, puisque nous ne sommes pas satisfaits de son état présent. Tous, nous sommes d’avis qu’elle a été trahie par ceux-là même qui étaient supposés prendre soin d’elle, tels des parents qui prennent soin de leur enfant, lui donnent tous les moyens de s’épanouir et préparent son avenir. Ont-ils trahi par négligence, par ignorance ou l’ont-ils fait sciemment, en connaissance de cause – obéissant à des instincts diaboliques ? La question peut être posée, mais y répondre ne nous avance pas beaucoup.

    A la question « Voulons-nous le changement ? », nous répondons tous : «Oui, nous le voulons.»

    Avant de s’embarquer dans tout projet qui a le changement pour objectif chacun de nous doit cependant se poser les deux questions suivantes : «Le changement, pour aller où?» et «Le changement, comment?»
    Les réponses à ces deux questions sont multiples et parfois contradictoires. C’est cela qui rend le changement difficile à concrétiser.

    Le problème que nous nous posons – celui du changement – est un problème politique, l’enjeu étant le pouvoir, c’est-à-dire la capacité d’influer sur le cours des événements et de décider de ce qu’il y a lieu de faire pour améliorer la situation du pays.
    Le terrain politique n’est pas vierge ; des forces s’y trouvent déjà : d’un côté le pouvoir actuel lui-même et ses alliés conjoncturels, de l’autre, les forces qui s’inscrivent dans l’opposition. Chaque force, pour gagner la confiance du peuple et se maintenir au pouvoir ou augmenter ses chances d’y accéder, puise sa légitimité dans un des éléments qui recèlent ou sont supposés recéler un fort potentiel : lutte pour l’indépendance, islam, démocratie et droits de l’homme, modernisation, etc.

    D’où viennent ces forces ? Ont-elles un passé ?

    Si nous remontons un peu dans le temps, nous découvrons une Algérie colonisée avec, d’un côté, une minorité d’origine européenne disposant de tous les pouvoirs et avantages y afférent et de l’autre, une population indigène sans aucun pouvoir réel, taillable et corvéable à merci, baignant, dans sa grande majorité, dans une misère intolérable. Après un siècle de colonisation, la minorité européenne, soutenue par la métropole, sûre d’elle-même, ne doutait plus que l’Algérie (sous-entendu la leur), c’était la France. Elle jouissait de son bonheur dans les grandes villes et les immenses domaines, dansant le samedi soir et sirotant tranquillement l’anisette à l’ombre des tonnelles…
    Les indigènes – que cette minorité ne voyait pas – souffraient en silence. Petit à petit, cependant, des élites émergèrent et des forces politiques ayant pour but de défendre les intérêts de cette population brimée, se constituèrent. Au début des années 50, ces forces se répartissaient en trois courants principaux : les nationalistes radicaux du PPA-MTLD qui militaient pour l’indépendance, avec à leur tête Messali Hadj ; les partisans de l’assimilation, qui réclamaient pour les indigènes les mêmes droits que les européens, sans se séparer de la France, et dont le leader était Ferhat Abbas ; et le mouvement des Ouléma, qui défendait la personnalité arabo-musulmane du peuple algérien, sans s’inscrire pour autant dans une revendication claire de l’indépendance.
    L’aile radicale du PPA-MTLD (les 21), après une longue crise de ce parti, décida de déclencher la lutte armée et créa le FLN. Les uns après les autres, une fois l’insurrection bien implantée sur tout le territoire, les leaders et les militants des différents partis rejoignirent le front et participèrent activement à la lutte pour l’indépendance.

    Nous voyons donc clairement que durant la période coloniale la société indigène n’était pas monolithique, du moins au niveau des élites. Après le 1er novembre 54, l’union se fit autour d’un seul objectif clair : l’indépendance du pays. Les différents acteurs essayèrent de donner forme au projet de société qui serait mis en œuvre après l’indépendance, mais une lecture attentive de l’histoire permet de voir que ce projet a été élaboré dans le feu de l’action, en situation d’urgence. La rédaction et l’adoption des textes fondateurs du futur Etat algérien indépendant ne se firent pas sans tensions, obéissant aux rapports de forces sur le terrain militaire. L’assassinat d’Abane Ramdane, dans des circonstances obscures, donne une idée du climat qui régnait parmi les dirigeants de la guerre de libération.

    L’indépendance acquise, les divergences éclatèrent au grand jour et, après une période de crise (la seconde donc), ce qu’on a appelé le clan d’Oujda, avec à sa tête Ben Bella et Boumediène, prit le pouvoir et évinça les opposants. De 1962 à 1992, date de la troisième crise majeure, le même groupe, avec des remaniements de circonstance, dirigea le pays et imposa sa politique, avec l’assentiment plus ou moins clairement acquis du peuple et des élites. L’élément important à retenir est le rôle joué par la force au détriment du dialogue, de la négociation et du consensus. Le projet de société mis en œuvre, bien que s’inspirant des programmes élaborés durant la guerre, ne fut pas débattu en toute liberté et souveraineté par les représentants élus du peuple. Une fraction du FLN décida unilatéralement que les courants politiques qui existaient avant le 1er novembre 1954 étaient morts et enterrés et qu’aucune autre force qu’elle ne pouvait prétendre à la légitimité.

    Vint Octobre 88 et l’ouverture du champ politique – manœuvre ou concession arrachée au pouvoir par le peuple? – qui déboucha sur les élections législatives de décembre 91, remportées par le FIS, suivies du coup d’Etat de Janvier 92 et la guerre civile (ou guerre contre les civils, selon certains).
    Les maitres de céans reportèrent la démocratisation du régime aux calendes grecques, maintenant ainsi le pays dans un état de crise larvée et bloquant indéfiniment toute possibilité de réel progrès économique et social.

    Au vu de tous les déchirements vécus depuis l’indépendance, nous pouvons légitimement nous poser la question suivante : «L’Algérie est-elle vraiment une nation ?»

    Ce qui est sûr, c’est que durant la période coloniale, il y avait deux camps clairement identifiés : d’un côté, la minorité européenne et de l’autre, la majorité indigène (appelée arabe, arabo-berbère, musulmane – il y a même eu des musulmans-chrétiens, indigènes convertis au christianisme mais n’ayant pas la citoyenneté française!). Face à l’oppression coloniale, cette population indigène, à travers ses élites, s’est progressivement reconnue comme une entité distincte de l’entité européenne, ayant une culture et une personnalité propres, irréductibles. L’immense injustice qui lui était faite par le système colonial lui a fait adopter d’emblée la cause du combat pour l’indépendance. La guerre de libération, avec tout ce qu’elle a mobilisé comme ressources, a été véritablement le creuset dans lequel s’est forgée la conscience nationale du peuple algérien.

    Nous pouvons donc répondre sans hésiter que l’Algérie est bien une nation, puisque le peuple algérien a consenti d’immenses sacrifices afin d’exister en tant que nation indépendante de la France.

    Cela posé, il nous apparait que l’échec de cette nation à prendre son destin en main après le recouvrement de l’indépendance est patent. Il faut avouer aussi qu’il est déroutant. Comment un peuple qui a réussi à se libérer d’une situation aussi dramatique que la colonisation française (l’Algérie était une partie intégrante de la France, rappelons-le) a-t-il pu échouer aussi lamentablement et se retrouver 30 ans après l’indépendance dans un état de quasi-barbarie – terre de non-droit ?

    C’est une terrible question à laquelle nos historiens, sociologues et anthropologues devront répondre.

    Afin de répondre à la question du but du changement (le changement, oui, mais pour aller où ?), il y a lieu d’élaborer une charte claire à laquelle toutes les forces qui veulent le changement et qui seront amenées, une fois le changement réalisé, à entrer en compétition pour le pouvoir, chacune avec son programme politique, doivent adhérer. Cette charte doit définir ce qui nous est commun et nous unit et qui ne doit pas être soumis à compétition, sous peine de mettre en danger l’existence de la nation algérienne. C’est là, il me semble, qu’est la difficulté majeure.
    Par le passé, le peuple algérien et ses élites se sont focalisés sur le combat pour l’indépendance. Depuis 1962, le pouvoir a verrouillé tous les canaux d’expression du peuple et des élites et seule sa voix se faisait entendre. Cela a fini par donner naissance à un courant qui, bravant l’interdit (il faut lui reconnaitre ce courage) a utilisé les mosquées pour faire passer son message. Le peuple, de plus en plus déçu par la politique et révolté par le comportement arrogant des dirigeants du combat pour l’indépendance d’hier devenus des prédateurs, s’est massivement engouffré dans la brèche. Le mal a cependant été supérieur aux bénéfices, car un élément fondamental qui unissait les Algériens a été touché et mis en compétition. La tragédie des années 90 a clairement mis en évidence une ligne rouge à ne pas franchir : aucune force politique ne peut prétendre tirer sa légitimité de l’islam sans mettre en péril l’existence de la nation algérienne. Si elle le fait, elle s’engage alors dans un processus révolutionnaire qui aura un coût très élevé.

    Que reprochons-nous au régime actuel ? Voulons nous chasser les dirigeants tout en conservant les institutions ou bien voulons-nous aussi changer d’institutions? Quels sont les fondements de l’Etat que nous voulons mettre en place, fondements qui ne peuvent pas être touchés ou mis en compétition ?

    Ces questions sont importantes et il y a lieu d’y répondre, si ne voulons pas répéter les erreurs de 1962 – le plus agressif profitant de la confusion, et ne se sentant lié par aucun engagement, prenant et monopolisant le pouvoir au détriment des autres acteurs, moins enclins au recours à la force.




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  • Sofiane
    26 novembre 2009 at 4 h 11 min - Reply

    Merci Dr Ziani-Cherif Rachid,
    Il se peut que le changement s’opère par l’état, mais j’ai la conviction que le vrai changement vient de la société tel que vous l’avez mentionné.
    « sommes-nous de notre coté, prêts et disposés à nous unir autour d’une plateforme, qui s’articule autour de principes et de valeurs, qui constitueront les seuls standards auxquels nous nous référons, sur la base desquels sera jugé la conduite de chacun, ou bien continuera t-on à remâcher, et attiser des vieille querelles « hors temps » ? »

    La réponse à cette question est la réponse aux maux de la société algérienne par sa singularité et aussi par son appartenance au monde musulman, arabophone et africain.
    Ça prend des hommes et des femmes pour initier ce changement surtout sur la scène médiatique et intellectuelle.
    Je vous laisse un lien vers un article d’un grand Homme algérien Lahouari ADDI – Sociologue, qui explique en détail le départ vers ce vrai changement.

    http://www.hchicha.net/2009/10/16/misere-de-l%e2%80%99intellectualisme-par-lahouari-addi-sociologue/




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  • batni
    26 novembre 2009 at 5 h 55 min - Reply

    C’est des énergumenes de ce type avec leurs titres ronflants qui ont détruits l’Algérie. Sa lettre au psudo président est directement tiré de la PRAVDA, elle represente le neant comme son auteur. Et dire que ce genre de personnage regarde leurs enfants dans les yeux sans sourciller.




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  • batni
    26 novembre 2009 at 5 h 59 min - Reply

    Oupps.. Je parle bien sur de ce douctor MEBTOUL Abderahmane. Expert international (en quoi).Professeur des universités.




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  • papousse
    26 novembre 2009 at 7 h 59 min - Reply
  • papousse
    26 novembre 2009 at 9 h 14 min - Reply
  • ingrachen amayas
    26 novembre 2009 at 9 h 51 min - Reply

    Bonjours tout le monde
    Franchement, j’inteviens ici pour, certes, donner mon avis sur la question du changement en Algérie, mais surtout pour répondre à notre frère Sidhoum quant à la question du 1 Novembre. En fait, le changement, comme le dit mon ami Radjef, est peut-être voulu par beaucoup de personnes, mais desservi par tout le monde. Et lorsqiue je dis tout le monde, je pense particulièrement aux intellos, que je suis quelques fois tenté d’appeller les ânestellos pour leur lâcheté qui semble ne point avoir de limites,et aux partis de l’opposition. Le changement, à ce que je sache, ne devrait d’abord pas être appelé ainsi. Il ne faut pas que l’on se cache dérrière les mot. Ce qu’il faut en Algérie, c’est une REVOLUTION, parce que, osons encore une fois le dire, il n’y en a jamais eue dans notre pays. Et c’est justement à ce sujet que je voudrais interpeller frère Sidhoum.
    Monsieur Sidhoum, croyez-vous réellement que le premeir Novemebre marque l’inauguration d’une ère révolutionnaire? Stop. Le premier novembre est le cri d’une conscience nationale brute, d’un nationalisme archaique. Tous ce que les Algériens gardent de ladite révolution algérienne c’est ceci: un million et demi de chahids. Aucune idée. Aucun esprit. Que du sang. Que de la violence. le premier novembre n’est donc, monsieur Sidhoum, pas, d’un point de vue intellectuel, un « moment fondateur ».

    _________________________________

    Je crois que concernant une bonne partie de nos « intellectuels », nous sommes d’accord quant à notre constat commun. Tout comme pour ce qui est de la classe dite politique et sa faillite désolante.
    Par contre, et avec tout ce que nous avons vécu comme heurs et malheurs depuis 62, (je dis bien 62 et non 92) et avec une jeunesse à qui on a fait perdre tous ses repères, sous le poids des injustices et de la hogra, ce que vous appelez une REVOLUTION, risque d’être plutôt un TSUNAMI populaire qui risque de balayer le pays et non pas seulement ce régime dégénéré. Le rôle des politiques et des intellectuels sincères et engagés est de rechercher avec lucidité et sagesse, une solution politique en vue d’une EVOLUTION pacifique vers un Etat de droit. Pour cela, il faut créer cette dynamique populaire du changement, en rassemblant toutes les volontés honnêtes, sans exclusion aucune autour d’un compromis politique clair pour pousser ce régime au départ. Seule cette dynamique populaire encadrée par une force politique unie en vue d’un but précis (transition vers un Etat de Droit) pourra mettre fin à cette situation de déliquescence sociale et de statu-quo politique mortel pour l’avenir du pays. C’est cette force politique pacifique qui donnera à réfléchir aux éléments honnêtes au sein du système qu’il s’agisse de civils ou de militaires. Car eux-mêmes savent que la situation actuelle du pays est explosive et ce n’est pas le tamis de la propagande qui cachera la triste réalité socio-politique.
    Le 1er novembre a été pensé à mon humble avis par ses initiateurs authentiques comme le début d’une guerre de libération du joug colonial et non comme une révolution. Des facteurs intrinsèques au mouvement national (zaïmisme, divisions internes, faiblesse idéologique….) ont provoqué cette précipitation dans le déclenchement de l’action libératrice. Certes certaines erreurs ont été commises. On n’a pas pensé à l’après-guerre. Mais nous devons nous mettre dans le contexte de l’époque et ne pas juger avec légèreté une telle action historique. Je ne suis pas d’accord avec les frères qui remettent en cause le 1er novembre. Ce serait une erreur de le faire. Il ne faudrait pas confondre critique (légitime) et remise en cause. Des hommes sincères et courageux ont pris leurs responsabilités devant le vide sidéral qui existait en 54 (tout comme maintenant). Ils ont utilisé les moyens de bord. Où étaient les intellectuels et les élites de manière générale ? Une minorité à adhéré d’emblée, certains ont rejoint le mouvement libérateur à partir de 56 et beaucoup ont campé au carrefour des vents. Et on s’étonne pourquoi nous sommes arrivés à la situation de 62 ? Ce vide politique et idéologique avait été comblé par des aventuriers et des imposteurs qui ont pris le pouvoir par la force des armes au lendemain d’une libération territoriale. Ils ont géré le pays depuis cette date avec les mêmes moyens et les mêmes méthodes que les colons avec l’intelligence en moins.
    Tout comme maintenant, ce vide politique sidéral actuel risque d’être comblé par d’autres aventuriers pour retomber de Charybde à Scylla. Nous avons comme l’impression que beaucoup de gens n’ont pas tiré hélas, les leçons du passé.
    Merci, cher frère d’avoir soulevé ces questions.
    Salah-Eddine




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  • Salah-Eddine SIDHOUM
    26 novembre 2009 at 10 h 10 min - Reply

    Je parlais hier soir d’une certaine « crème » du pays et de ses comportements. Coïncidence ou heureux hasard, notre ami Ahmed Rouadjia m’a fait parvenir ce matin un texte narrant certains comportements de ceux qui sont sensés présider les « conseils scientifiques » (hachakoum) de nos malheureuses universités. Au lecteur d’apprécier et de tirer les conclusions.
    Salah-Eddine.
    ====================================================

    L’élève qui jauge de manière insolente son maître

    Monsieur Abbas BENYAHIA, président du Conseil Scientifique de la Faculté des sciences sociales et humaines de l’Université de M’sila

    Monsieur,

    En réponse à une collègue enseignante qui avait évoqué, comme en passant, mon nom, lors de la réunion du Conseil scientifique de la Faculté, en date du 12 novembre 2009, vous auriez réagi en tenant à mon propos le verdict suivant : « Ce Rouadjia, je ne veux pas en entendre parler, en particulier dans ce Conseil respectable ; je ne le reconnais pas comme enseignant! ».

    Comme je n’étais pas présent à cette réunion à laquelle je devais d’ailleurs assister en tant que membre du Conseil, je ne peux donc que mettre cette information reçue que sur le compte de l’hypothèse. Mais dans le cas où ce propos qui vous a été attribué se révélait authentique, la meilleure réponse, la plus sage et la plus mesurée, que j’aurais à vous administrer sous forme interrogative est celle-ci :Comment l’élève peut-il oser juger ou évaluer de la valeur de son maître ? Avez-vous oublié jusqu’au souvenir que vous avez été mon étudiant de première année d’histoire au Centre Universitaire de Batna en 1983 ? N’est-ce pas de l’ingratitude à l’état pur que de vouloir rabaisser par des méthodes déloyales et peu élégantes l’image de son ex-enseignant universitaire ? Et cela en présence d’un parterre d’enseignants réunis sous votre houlette et censés aborder plutôt des questions d’importance scientifique que de régler des comptes avec un collègue au demeurant absent de ladite réunion ?

    Le Complexe d’Œdipe ?

    Nous sommes en plein dans la mythologie grecque. Le fils qui tue le père. Œdipe tue Laïos. BENYAHIA cherche à tuer (symboliquement) ROUADJIA pour lever le mystère de ses « complexes ».

    Monsieur Benyahia , je ne sais pas ce qui vous a poussé à ces conclusions nerveuses, voire même haineuses, à l’instar de ces égyptiens gagnés par une haine immotivée et injustifiée à l’égard de l’Algérie, à mon égard, moi qui ne vous ai rien fait qui puisse exciter vos nerfs à ce point. Je soupçonne seulement que vous me tenez rigueur pour mes écrits, publiés dans la presse et sur le Web, relatifs à l’indigence scientifique de certains de nos laboratoires, et de l’absence de publications et de séminaires de qualités, y compris celui de littérature arabe que vous présidez où je n’ai pas découvert la trace d’un seul écrit de qualité susceptible d’être porter à la connaissance du grand public. Certes, j’ai écrit également aussi sur les stages pour lesquels, vous et certains de vos collègues, s’arrachent les cheveux pour les obtenir vaille que vaille, et cela au détriment même de la recherche. A-t-on vu ces stagiaires partis au Moyen Orient ou en Europe revenir avec des produits scientifiques achevés, sous forme d’actes de colloques ou de séminaires publiés dans une revue de renom ou dans des ouvrages collectifs de référence ?

    Ces écrits qui énervent les esprits chagrins…

    Je sais que ce sont ces écrits qui vous ont piqué au vif, écorché, blessé, voire mortifié. Mais alors, un vrai chercheur, un vrai professeur de littérature arabe, comme vous l’êtes, aurait dû répondre par écrit à ses détracteurs, et non par des insultes toutes faites oralement et dans le dos. Cette manière de faire n’est pas bonne, et elle ne cadre pas avec le vrai débat intellectuel que fondent justement les confrontations publiques, les critiques argumentées. J’aurais été ravi, voire comblé de bonheur, si j’avais été l’objet de votre part d’un article ou deux très critiques sur mes écrits. Cela aurait pu provoquer un débat salutaire non seulement au niveau de notre université, mais peut-être aussi, au niveau national. Nous avons la chance, nous autres Algériens, d’avoir une presse relativement libre, et un régime politique plus ouvert, qui contraste de manière criante avec l’irascibilité des dictatures arabes, et qui nous permet de donner libre cours à nos pensées. Pourquoi ne pas en profiter pour sortir le débat de la confidentialité, des conciliabules, et des intrigues de nos Conseils scientifiques cramponnés plus sur leurs petitesses (obtention de stages, course pour « le pouvoir », le prestige…) qu’intéressés par des vraies confrontations scientifiques ?

    Monsieur, si la détestation que vous avez formée à mon propos est liée à ces antécédents, à mes écrits, vous devriez savoir que je ne vous tiens absolument pas rigueur, et j’ai tendance plutôt à vous plaindre qu’à vous condamner. Je suis même honoré que je sois l’objet de votre part d’une haine motivée par la jalousie ou les malentendus soulevés par mes écrits ou mes idées que par une antipathie qui serait liée à une conduite de nature immorale (obséquiosité, bassesse, opportunisme, prévarication, mauvaise mœurs …).

    Les insultes sont improductives et se retournent contre leurs auteurs.

    En dépit de tout, je vous absous. Je salue même vos persévérances sur la voie de la réussite. D’ailleurs, ce que j’admire en vous, c’est votre trajectoire spectaculaire : étude universitaire d’abord, professeur de l’enseignement secondaire ensuite, puis retour brusque à l’université pour y poursuivre des études supérieures, inscription en thèse, et enfin soutenance brillante, paraît-il, d’un doctorat en littérature arabe. Une véritable consécration de titres honorifiques ! Manifestement, vous êtes désormais un homme comblé de prestige et de gloires. Et pourtant, vous voici mécontent et chicaneur envers votre ex-enseignant que vous jalousez pour sa médiocrité présumée, puisque vous ne lui reconnaissez pas publiquement la qualité qui sied à un vrai enseignant universitaire !

    Hommage à mon ex-élève, Abbas Benyahia

    Mais après tout, votre réussite est la mienne, puisque j’y suis pour quelque chose, et que vous avez donc une petite dette à mon égard, que vous devriez vous acquitter au moins par un minimum de respect et de retenu envers les « Anciens », les aînés !
    Un conseil pour conclure : les insultes sont improductives et se retournent toujours à leurs destinataires. Second conseil : ne jamais confondre critique scientifique (historique, sociologique, politique, littéraire…), si sévère qu’elle paraisse, avec insulte ou dénigrement. Confondre les deux espèces, c’est se montrer impuissant à saisir le syllogisme logique dont parle Ibn Roshd, Ibn Khaldun, et avant eux Sophocle et Aristote…Lisez- les et vous comprendriez le sens de « la raison critique », chère à l’islamologue Mohamed Arkoun !

    Telle est ma réponse à vos insinuations et insultes récurrentes, faites contre ma personne et dans mon dos.

    Veuillez, agréer, Monsieur, l’expression de mes sentiments les meilleurs.

    Ahmed ROUADJIA,
    Université de Msila.




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  • Arezki Nait Amar
    26 novembre 2009 at 19 h 35 min - Reply

    Le blocage du processus démocratique en Algérie est dû en grande partie à la faiblesse et à la faillite de l’intelligentsia.
    Dans cette situation, nombre d’intellectuels parmi les plus en vue passent plutôt leur temps soit à se regarder le nombril soit à faire la cour aux hommes du pouvoir au détriment du combat pour l’amélioration du sort des populations.
    Le retard du pays n’est pas complètement de la cause de ces intellectuels-là.Mais ils y ont leur part qui n’est pas négligeable.
    Aujourd’hui encore, nombre d’intellectuels ne comprennent pas qu’ils ont à s’engager,individuellement et collectivement, pour faire triompher nos valeurs d’antan (la dignité,l’honneur,l’esprit de révolte contre l’injustice,la solidarité,etc.)dans leur propre pays.Ils font comme si le fait de voir bafouer ces valeurs n’avait pas d’importance,ou bien comme si ça ne les regardait pas, ou bien comme si elles allaient revenir d’elles-mêmes par miracle.Ils ne réalisent pas qu’en restant ainsi dans l’expectative,ils renoncent à une exigence fondamentale de l’intellectuel : l’expression de sa citoyenneté.
    Il faut que l’intellectuel algérien se départisse de l’illusion qui le conduit à se croire inlassablement non pas dans la société mais au-dessus d’elle.
    Pour faire vraiment bouger les choses dans notre pays,il faut que nos intellectuels prennent leur responsabilité et s’engagent corps et âme dans la sphère politique pour d’une part créer et promouvoir des idées et d’autre part pour assurer de génération en génération la pérénité de la démocratie dans notre pays.Il va sans dire, que la matière grise est source d’avénement de la démocratie dans le monde occidental.
    Aujourd’hui,nous constatons amèrement que ceux qui sont les plus en vue dans ce corps social ont des mauvaises manières qui consistent à l’enfumage intellectuel et à user de leurs titres universitaires avec autorité surtout pour dire des sottises.




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  • Arezki Nait Amar
    27 novembre 2009 at 10 h 35 min - Reply

    Pour que l’alternance politique soit assurée en Algérie, les intellectuels doivent se mobiliser ,travailler et lutter chaque jour, avec plus de courage, de persévérance et de ténacité.Cette action permanente et soutenue amènera à coup sûr l’élargissement des frontières de la démocratie et le desserrement progressif du carcan du totalitarisme dans lequel le peuple a trop longtemps vécu.
    Travail ardu et de longue haleine, car il ne faut pas se faire d’illusions: les vieilles pratiques,les mentalités héritées du parti unique ne disparaîtront pas du jour au lendemain.
    Les Algériens ont bien intérêt à opter en faveur du jeu démocratique comme unique moyen d’accéder au pouvoir et, par voie de conséquence, se soumettre loyalement au verdict du suffrage universel.
    L’engagement en faveur de la démocratie doit s’inscrire dans le cadre des élections libres et transparentes, le pluralisme politique et la bonne gouvernance.Les intellectuels Algériens doivent refonder la capacité de gouvernance de l’Etat et partant leur capacité à combattre les vulnérabilités politiques et sociales.Ils doivent également lutter pour la gestion saine des affaires publiques, l’éradication de la pauvreté,la promotion des droits de l’Homme et l’instauration d’une culture démocratique.




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  • Rabah
    29 novembre 2009 at 11 h 13 min - Reply

    Je rêve du jour où un changement puisse avoir lieu dans notre pays. Je perds de plus en plus cet espoir. L’alternance n’est pas pour demain. De tous ceux qui viennent professer un changement, aucun ne met la religion définitivement de côté. Toujours, on met Dieu et le Coran en avant. Et bien, il n’aura jamais jamais de changement ni aucune alternance en mettant en avant la religion. Elle a toujours véhiculé le culte du zaîmisme et le chef s’arroge le pouvoir de conduire tout le monde au paradis? Il oubli ainsi les vivants à qui il doit inculquer la culture du patriotisme, le travail, la démocratie et le respect d’autrui.
    De tous les chefs de partis depuis l’indépendance, il n ‘ y a que le mouvement citoyen de 2001 en Kabylie qui a suggéré un véritable changement au travers de la plate forme d’El-Kseur. Véritable laïcité en Algérie où les musulmans, les chrétiens, les juifs, les bouddhistes, les athées, et les autres cohabiteront en toute fraternité pour aimer et construire le pays.
    Si nous ne sommes pas capables de vivre dans une telle société, et bien, le changement ne sera que dans les rêves.
    IL y aura toujours des bouteflika, boumedième, ben bella pour mater toute initiative.
    Boutef, président à vie profite d’une victoire de l’équipe nationale de football pour sortir 35 millions d’algériens dans la rue qui lui confirme cette présidence à vie.
    Ne me dites jamais que l’islam (ou toute autre religion d’ailleurs)puisse s’accommoder avec la démocratie. C’est un mensonge et il le sera tant qu’il y a un ministère du culte.
    Mais je continue à rêver, car depuis plusieurs siècles, voire des millénaires, un algérien ou un groupe d’algériens, arrivent toujours au moment opportun…




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  • changement a tafoura
    29 novembre 2009 at 11 h 49 min - Reply

    a igma la matraka le foot et les problemes de pouvoir d’achat tout passe tout lasse sauf les murs d algerie quibougent jamais de leur place




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  • Slimane
    29 novembre 2009 at 13 h 18 min - Reply

    À Djamel Ben Chennouf :

    Pourquoi le peuple algérien n’arrive pas à parler comme un seul homme contre le pouvoir maffieux. Les socialistes d’un coté et les islamistes et les arabo baathiste souvent de l’autre. et malheureusement la plus part du temps ils ne s’entendent pas à cause de la question d’identité de l’Algérien. à cause des grands symboles historiques de l’Algérie.
    Nous n’avons pas le droit de revivre la crise de 63 ou les autres wilayas, le constantinois et les Aurès n’ont pas suivi Chabani et Boudiaf leurs chef respectifs, qui avaient commencé à faire cause commune avec Ait Ahmed, ont été abandonnés parce qu’il s’agissait de la Kabylie, le syndrome de la crise berbère 49 était encore dans les esprits peut être. en tout cas ils ont préféré l’armée des frontières qui a fait coup d’état au GPRA, au nom de l’arabité, plutôt que de réclamer une démocratie aux cotés des kabyles.
    Suite à quoi, chabani arrêté exécuté, Boudiaf arrêté exilé.
    Et moi je ne pense pas que l’appel du 19 mars puisse aller loin tant que la question identitaire n’est pas résolue.
    Il ne suffit pas de dire, nous sommes berbères arabisés par l’islam, donc nous sommes arabes, de racines berbères, cette chanson de Bouteflika est connue.
    Moi je pense à ma mère qui ne connait que le kabyle, et qui n’a jamais eu droit à rire comme tout le monde aux blagues des programmes de ramadan, encore moins ceux de Rajib, elle n’a pas le droit de comprendre les discours, les émissions culturelle, et c’est le cas de la majorité des mères et des grands mères en Kabylie.
    Les kabyles n’ont pas besoin d’un égyptien pour développer la langue arabe, ils le font comme ils le font pour la langue française, sans pour autant devenir arabe ou gaulois.

    Il est possible que je me sois trompé sur certains détails, mais je vous laisse le soin de répondre.

    Réponse: Personnellement, et pour me répeter une enième fois, je crois en notre identité dans toute sa diversité. Telle qu’elle a été forgée par l’histoire du Maghreb.
    Je vous rappelle que l’identité berbere ne se réduit pas à la seule Kabylie. Ma mère est chaouia, fière d’être berbere. Elle est apaisée dans son identité, sans exacerbation d’aucune sorte, et ne ressent pas l’arabité de ses compatriotes comme une agression contre sa berbérité. Je crois que nous ne pourrons enrichir ce débat sur notre identité que si nous ressentons celle-ci comme un bijou issu d’aliages différents, et fondu dans un même creuset. Aucune de nos composantes n’est plus importante que les deux autres. Et si nous ne nous revendiquons que d’une seule d’entre elles, car c’est notre droit, n’oublions pas que ce n’est pas le cas de l’immense majorité de nos compatriotes qui se sentent profondément araboberberes musulmans.
    DB




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  • haniche
    29 novembre 2009 at 22 h 41 min - Reply

    dites-moi plutôt mr sidhoum, pourquoi vous rendez hommage à Hachani. considérez vous cette islamiste comme un défenseur de la démocratie. pensez vous que son objectif était l’instauration de la démocratie en algérie ?

    _________________________________________

    C’est un grand honneur pour moi de rendre, ainsi que beaucoup de frères et de sœurs, un hommage à cette figure politique digne et probe qu’était Si Abdelkader Hachani, Rahimahou Allah. Il appartient à cette famille de nationalistes dont le père Si Brahim, fut un membre actif du mouvement national, dans l’est algérien. Une personnalité politique nationaliste, jalouse des valeurs civilisationnelles de son pays et véritable démocrate. Et les criminels de la police politique qui l’ont lâchement assassiné avaient bien choisi leur cible. Ce n’était pas un homme politique adepte de la compromission et des intrigues politiciennes. Jusqu’aux derniers instants de sa vie et malgré tout ce qu’il a subit comme injustices (cinq années de détention arbitraire), il a toujours appelé à la solution politique de la crise algérienne, à la véritable réconciliation et à la véritable paix des cœurs et non des cimetières.
    Oui Si Abdelkader était un authentique démocrate. Sa mort a réunit autour de sa tombe, toutes les personnalités de tous les courants politiques représentatifs, du nationaliste au social-démocrate. Seuls les «démocrates » d’officines et les faux opposants – autoproclamés démocrates ou islamistes – ceux qui ont été «retournés » dans les prisons de Berrouaghia et de Tazoult dans les années 80, étaient absents.
    Tout comme j’ai rendu hommage et je continuerais à rendre hommage à tous mes frères disparus, assassinés par l’inconscience criminelle et la bêtise humaine comme Mahfoud Boucebci, Mbarek Mahiou, Abdelouahab Ben Boulaïd, Sari Redouane Redha, Bouslimani, Youcef Fethallah, Abdelillah Kara-Slimane, Smaïl Yefsah et les milliers d’autres. Je n’ai jamais été un adepte de l’indignation sélective, tout comme je ne suis pas un adepte de la démocratie sélective, n’en déplaise à l’ultraminorité de déracinés qui veut vainement s’imposer à la majorité. Le nationaliste, l’islamiste, le social-démocrate, le communiste ont tous leur place en Algérie. Nul n’a le droit d’exclure quiconque. C’est cela la démocratie !!
    Salah-Eddine Sidhoum.




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  • l.leila
    30 novembre 2009 at 12 h 43 min - Reply

     »L’élément important à retenir est le rôle joué par la force au détriment du dialogue, de la négociation et du consensus. […]et qu’aucune autre force qu’elle [ une fraction du FLN ], ne pouvait prétendre à la légitimité ».Lucide

    Effectivement, et les conséquences de ces actions ont mis en jeu la liberté et la vie de nombreux Patriotes, sans parler de l’unité de la Nation! A ces propos, je citerai feu Boumediène:  »Celui qui ouvre la bouche, y recevra un caillou! » Je dirais un caillou bien brûlant, mortel. Qu’y a t-il de plus dangereux?
    Or, comme dit le dicton  » plus il y a d’yeux, plus il ya de points de vue ». A mon avis,c’est plutôt une richesse, l’essentiel est de faire le bon choix uniquement dans l’interêt du pays. Cela, si bien entendu,on possède le sens civique et le sens de la solidarité nationale. Ce dernier sentiment a été bien prouvé par l’élan des Supporters de l’E N. Et pourquoi ne le serait-il pas pour la construction de la 2ème République? Ainsi, l’Algérien libre et responsable, saura sur quoi et sur qui s’appuyer, car à présent, il ne s’agit que d’une juxtaposition d’individus menés par des responsables indignes et aveuglés par un matérialisme farouche.On ne se reconnaît plus! N’est-ce pas blessant que t’entendre certains Etrangers nous traiter d’incapables de travailler, de savoir gérer nos Institutions,de construire notre pays, qu’on est un peuple barbare qui s’entretue, que nos hommes ne sont pas des hommes, et nos femmes ne sont pas des femmes!-Alors nous devons être des objets qu’on manipulerait-. Je dis cela non pour attiser le feu, pas du tout; c’est tout simplement pour que nous Algériens que nous sommes, nous réveillons. Car nous sommes toujours dans l’attente. Mais l’attente de quoi et de Qui?




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  • radjef said
    30 novembre 2009 at 18 h 35 min - Reply

    Bonsoir tout le monde et saha aidkoum. L’article « le changement : le voulons-nous suffisamment assez ?! », a suscité,pendant les petites bises de l’Aid, des débats houleux et au cours desquels certains amis ont traité le site LQA « d’élitisme petit bourgeois » et de « réformateurs dégradants » qui veulent réhabiliter les islamistes du FIS. D’abord il convient de remettre les pendules à l’heure : ce n’est pas de l’élitisme petit bourgeois que de s’interroger que de s’interroger sur les causes qui engendré les malheurs que vit notre pays depuis plus d’un demi siècle. Pourquoi se porte t-il mal et même très mal sur tous les plans ? Au cours de l’année 2007, l’Algérie a connu plus de 700 foyers d’émeutes. Et les années 2008 et 2009, n’ont guère été moins avares que l’année 2007. Chaque jour le pays glisse vers l’inconnu et le néant. En quoi vouloir définir la nature du pouvoir est-il un signe de réformisme dégradant, inspiré par les islamistes du FIS ? Si ailleurs le pouvoir est un tout qui regroupe les élites, les artistes, le patronat, l’opposition, la presse, l’armée, la lutte des classes…quel est l’identité du pouvoir algérien ? Le pouvoir algérien a-t-il des associés comme c’est le cas dans les démocraties occidentales, ou bien est-il le même depuis le 1er novembre 1954 ? Pourquoi ne devrait-on pas désacraliser le « mythe » du 1er novembre au nom duquel des minorités archaïques sorties de nulle part, font la pluie et le beau temps ? Au contraire, le 1er novembre 1954 ne doit pas faire de nous des citoyens impuissants et lâches devant ces minorités archaïques qui n’ont de noblesse que leur imposture et leur usurpation. On ne doit pas se tromper volontairement par peur d’offenser les principes du premier novembre qui ont consacré le règne absolu de ces minorités archaïques qui ont terni la grandeur du peuple algérien. On ne doit pas agir comme ce malade atteint de névrose et d’hystérie qui au lieu d’aller se faire soigner par un médecin specialiste, a préféré consulter les chouaffates du coin. Il ne faut pas non plus que élites se fassent, fut-il au nom du 1er novembre, les complices du mensonge et du mal, il ne faut pas qu’elles se trompent volontairement de diagnostic.
    Le peuple algérien à de noblesse et de la grandeur ; il est l’héritier d’une triple culture, africaine, orientale (Islam) et occidentale. Il a savoir et le savoir faire. Comment se fait-il aujourd’hui, qu’il est à la traîne des pays du Sahel confrontés à la famine, à un taux de mortalité particulièrement élevé et à la pauvreté ? De quoi peut-on accuser les islamistes du FIS hormis leur naïveté et leur crédulité ? Ont –ils géré le destin de la nation ?…Je préfère la suite a l’auteur de l’article et aux administrateurs du site pour apporter plus d’éclairage sur leurs visions respectives des choses.




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  • Arezki Nait Amar
    30 novembre 2009 at 22 h 12 min - Reply

    Bonsoir grand frère Radjef Said !Saha Aidak !Tu m’as toujours inspiré un grand respect d’une part pour ton esprit de justice et d’autre part pour ton côté combatif !
    Ce que disent les gens ,selon tes propos, sur LQA , resssemble à la fable de La Fontaine « l’âne le menier et son fils ».Tout ce que l’on fait sur LQA en matière d’analyse de la situation politico-économique de notre pays a amené certains de tes amis à qualifier notre site  » d’élitisme petit bourgeois  » alors qu’ils ne savent pas que notre site LQA a été chérement acquis grâce à la lutte d’un homme,d’un journaliste, qui a subi toutes les injustices d’un pouvoir autoritaire,illégitime et corrompu , qui a pris volontairement le chemin de l’exil pour garder sa dignité, sa liberté et sa fierté d’authentique algérien.
    En ce qui concerne l’intégration des islamistes dans le dialogue politique algéro-algérien , LQA n’a jamais exclu personne et ne le fera jamais pour la simple raison que l’Algérien est Algérien et quelque soit sa couleur politique.Les crimes sont du ressort de la justice si justice il y a ,mais il n’incombe nullement à LQA de s’ériger en tribunal de justice pour juger les criminels.Chacun fait son métier et les vaches sont bien gardées.




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  • nomade
    1 décembre 2009 at 7 h 13 min - Reply

    je réponds à l’internaute qui dit  » que sa mère n’avait pas le droit d’écouter des discours et des émissions culturelles »

    Pourquoi vous racontez des salades monsieur ???

    Lors de mon premier voyage a Alger en 1967 passant près d’un café a clairval a l’ouest d’Alger j’ai entendu une radio qui passait une chanson dans une langue que je ne comprenais pas et que j’ai devine que c’était du kabyle et que j’ai comfirme plus tard avec des connaissances .
    bien avant 1967 la rta émettait en langue kabyle
    Arrêtez de jouer aux victimes !!!




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  • nomade
    1 décembre 2009 at 7 h 47 min - Reply

    Pourquoi défendre hachani !!! Quelle question !!!
    Et bien on va le déterrer et le guillotiner pourqu’il saignera bien comme il faut , les balles ne font pas assez de coulée , rien que pour le bon plaisir de certains negationnistes.

    Un troupeau de brebis éparpillées ne provoquera jamais un changement et ne serviront que pour chair a festins.




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  • IDIR.
    1 décembre 2009 at 14 h 16 min - Reply

    Chers Compatriotes,

    Nous voulons le changement, entre autres, pour la santé de nos concitoyens.

    Permettez-moi de vous transmettre cet article pour ne pas tomber dans le piège des phobiques.

    Vaccination et pandémie virale 2009 : faites-vous confiance au SAGE ?

    Par Dr. Pascal Sacré

    http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=16294




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  • lucide
    3 décembre 2009 at 0 h 56 min - Reply

    @radjef said

    Je ne suis pas anthropologue, mais parmi le peu d’éléments que j’ai pu glaner de cette science au fil de mes lectures, il y a l’importance du mythe fondateur dans la cohésion d’une société.

    Il me semble que l’élément le plus important qui a uni les Algériens depuis 1962 est la perception qu’ils ont en commun de la guerre de libération issue du 1er novembre 1954. On peut faire des études très documentées pour montrer que l’indépendance s’inscrivait dans la logique de l’histoire ou que De Gaule a joué un plus grand rôle que le FLN, etc., cela ne changera rien au fait que les Algériens, pour exister en tant que société, sont convaincus qu’ils ont collectivement réussi un grand exploit, si j’ose dire, celui de se libérer, au prix d’énormes sacrifices, de l’immense injustice qu’était la colonisation (ce qui est vrai).

    L’exaltation du sacrifice des martyrs a pu vaincre toutes les velléités de division. Jusqu’à ce que ceux-là même qui ont dirigé le combat libérateur et qui y ont survécu, se sont totalement discrédités et ont discrédité le symbole de ce combat, le FLN. Le FIS a cru pouvoir remplacer la référence à la guerre de libération par la référence à l’islam. Mais l’islam ne peut pas fonder la société algérienne pour la simple raison qu’il est au-dessus des nations. Si c’était le cas, les Algériens, les Turcs, les Indonésiens, etc. se sentiraient automatiquement membres d’une même société, ce sentiment d’appartenance étant aussi fort que celui qui a uni les Algériens entre eux jusqu’à présent. Ce n’est pas le cas, pour une raison bien simple : une société, c’est d’abord la souveraineté exercée sur un territoire, au nom de certains principes politico-religieux. Dans notre cas, le territoire c’est l’Algérie, pas celui de la umma islamique. Il reste entendu que cela ne remet nullement en question l’importance de l’islam en tant que composante essentielle de la personnalité (culture) algérienne. L’exemple des juifs, que donne l’anthropologue français Maurice Godelier, permet de bien saisir cette différence : les juifs de la diaspora qui vivent en Europe et en Amérique constituent des communautés liées par la culture et la religion, mais ce ne sont pas des sociétés. Les juifs qui ont mis en place l’Etat d’Israël, par contre, forment une société, car ils exercent leur souveraineté sur un territoire (enlevé de force aux Palestiniens).

    L’émergence du courant qui réclame l’autonomie de la Kabylie – bien que cette revendication s’appuie sur la question linguistique qui est tout à fait pertinente – n’est-il pas un signe révélateur de l’affaiblissement du mythe fondateur qui a fédéré les Algériens jusqu’à présent?

    La conclusion est que les Algériens doivent absolument réaliser un nouvel exploit qui sera à l’origine d’un nouveau mythe fondateur. Ce ne peut être que le démantèlement du système politique en place – qui est en état de décomposition avancée – et la construction d’un véritable État de droit. On aurait aimé que la qualification au Mondial soit un mythe assez puissant mais…




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  • IDIR
    3 décembre 2009 at 22 h 26 min - Reply

    Lorsque les institutions de base sont faibles ou inexistantes, la corruption se développe hors de tout contrôle tandis que le pillage des ressources publiques alimente l’insécurité et le sentiment d’impunité. Éloignons-nous de la peste, du roi d’Egypte, le Dieu du foot, l’homme parmi les plus corrompus dans le monde, classé à la 111e place. Nous n’avons pas le droit de rester à la même table que l’Egypte.

    « La lutte contre la corruption nécessite un contrôle fort des parlements, un appareil judiciaire efficace, des organismes d’audit et de lutte contre la corruption indépendants et disposant de ressources suffisantes, une application vigoureuse de la loi, une transparence dans les budgets publics, un apport d’aides et de finances, ainsi que de la place laissée à une presse indépendante et une société civile énergique, » souligne Huguette Labelle. « La communauté internationale doit inventer des solutions efficaces pour aider les pays déchirés par la guerre à se développer et à soutenir leurs propres institutions. »

    CPI 2009 vidéo release Huguette Labelle

    http://www.youtube.com/watch?v=PM2EBzMOe7o&feature=related

    L’Indice de perception de la Corruption 2009 de Transparency International:

    Le Qatar : 22e place

    La Tunisie : 65e place

    Le Maroc : 89e place http://www.yabiladi.com/video-58.html

    L’Algérie et l’Egypte : 111e place sur 180 pays

    Quelle sera la place de l’Algérie en 2010 ? Pour quel changement ?




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  • omar
    4 décembre 2009 at 0 h 08 min - Reply

    ****************===== UN ALGÉRIEN LANCE L’IDÉE DE FAIRE DE LA JOURNÉE DU 18 NOVEMBRE , UNE JOURNÉE DE LA DIGNITÉ ET DU SAUVEGARDE DE L’ALGÉRIE ET TOUS SES INTÉRÊTS, EN MÉMOIRE DES HÉROS DE KHARTOUM ========*****************

    =============================
    Réponse : Le jour où nous libérerons notre Algérie de cette voyoucratie qui l’a plongé dans les abysses de la misère, ce jour-là sera consacré comme celui de la DIGNITE et de la SAUVEGARDE de l’ALGERIE. Est-ce le malheureux peuple égyptien grossièrement manipulé par le pouvoir illègitime du Caire et ses affidés qui menace les intérêts de notre pays? De quelle sauvegarde d’intérêts, parlez-vous, cher frère, quand on sait que notre Sahara est sous la coupe des sociétés américaines et que notre commerce est sous celle des réseaux mafieux de la Françalgérie? Ne nous trompons pas de cible encore une fois comme en 92. Utilisons notre RAISON et non nos SENTIMENTS. Cessons d’être des moutons de Panurge que les services de l’action psychologique de la police politique guident par le bout du nez, pour nous détourner des vrais problèmes.
    Fraternellement.
    Salah-Eddine




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  • radjef said
    4 décembre 2009 at 10 h 28 min - Reply

    Bonjour tout le monde.@ Lucide. Comme LQA a changé de lien, j’avais du mal à accéder au site. Cela dit les choses étant rétablies, saha aidek et bien bonjour à toutes et à tous. L’Algérie que nous connaissons aujourd’hui est l’œuvre de la colonisation. Les frontières ont été tracées par la colonisation…Attribuer au premier novembre autre chose que la cause indépendantiste, est un mensonge grotesque. D’ailleurs, je pense que l’une de nos faiblesses aujourd’hui est cette adoration que nous avons pour un évènement retenu en otage depuis plus d’un demi siècle par une bande de mercenaires. Le premier novembre par nos mensonges est devenu un mythe…N’en déplaise à mes amis de l’ancienne génération ( je l’avais dit à Zammoum , Baya Hocine, Mohammedi Amar, Ait Ahmed Ouali, Jaqueline Mine,Daniel Timsit, Boucebsi, Debaghine et Belounes…) ou à mes amis d’aujourd’hui , le premier novembre n’avait pas de doctrine et de vision stratégique politique. C’était un mouvement brute et violent, intervenu ou inspiré( c’est selon) à la suite d’événements majeurs qui ont bouleversé et changé le destin de grandes nations. Quelle était l’attitude du pouvoir réel français à l’égard de ses colonies au lendemain des Accords de Yelta ? Pourquoi de Gaulle a été rappelé en catastrophe en 1958 ? Pourquoi dés sa prise de fonction, alors que l’ALN était totalement anéantie, a-t-il pris attache par le biais de son garde des Sceaux E Michelet attache, avec Krim, Boussouf et d’autres colonels ?…Connaissons nous suffisamment bien l’histoire de la colonisation ?…Le premier novembre n’est pas seulement une affaire qui opposait les algériens aux français; c’est également et beaucoup une affaire franco-française. Ce sont toutes ces questions qu’Alger et Paris refusent obstinément d’évoquer, ne serait ce que du bout des lèvres. Pourquoi un demi siècle après, l’histoire de notre pays reste un tabou aussi bien pour les algériens que pour les français ?
    S’agissant de l’Islam et du FIS , j’ai du mal à comprendre pourquoi Bouteflika a le droit de parler et d’instrumentaliser la religion et on interdit à des musulmans de parler d’Islam sur une terre d’Islam.




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  • R.Ziani-Cherif
    4 décembre 2009 at 15 h 16 min - Reply

    Quelques précisions
    Salam alaykum. L’article que j’avais écrit n’avait aucune prétention de répondre aux multiples questions relatives à la nature de l’alternative à la militarchie au pouvoir ; mon objectif consistait, tel que je l’avais mentionné dans le titre même de l’article, à poser la question suivante: sommes nous assez motivé pour entreprendre la voie qui doit nous mener à ce changement; sachant que ceux qui militent dans cette voie appartiennent à des écoles de convictions politiques différentes, voire même contradictoires, d’où il serait utopique de rentrer dans des détails, sur la nature du mode de gouvernance à adopter, après la déconfiture de cette dictature. J’avais par ailleurs insisté sur une condition préalable sine qua non, qui s’articule autour de la nécessité d’adhésion de tous les partenaires, parties au changement, au-delà de leur différences, d’une manière active et totale, à un ensemble de valeurs, à même de permettre à toutes les forces sur le terrain de faire valoir leur opinions, leurs conviction, sans exclusion ni exclusivité, dans le cadre d’un système axé sur ces valeurs, entre autres, la triple dimension de la nation algérienne, islam, arabité amazighité ; la sacralité des droits de la personne humaine ; la souveraineté populaire, le peuple étant la seule source du pouvoir et de légitimité ; la mise en place d’institutions qui garantissent l’expression de la volonté populaire, notamment par la séparation effective des pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire ; le respect et la protection des libertés individuelles et collectives ; l’alternance au pouvoir à travers le suffrage universel ; le respect et la promotion des cultures nationales ; l’interdiction de l’usage de la violence pour accéder au pouvoir ou s’y maintenir. En un mot se doter d’un arsenal de garde fou, afin qu’on ne puisse désormais plus cloner un régime dictatorial, quelque soit sa couleur.
    Le but de ce papier était de jeter les bases d’une plateforme pour que puisse une Algérie plurielle s’exprimer dans sa diversité, une diversité qui ne doit en aucune manière faire peur, tout au contraire, cette diversité, dans le cadre d’une plateforme pré-établie est synonyme de richesse féconde, à condition de mettre sur place des mécanismes capable d’assurer aux citoyens la capacité d’exercer leurs droits de manière effective. Ainsi chacun sera libre de faire valoir son opinion, et critiquer celles des autres, sans que cela ne lui donne le droit de ‘barrer le chemin au pouvoir’ à ses contradicteurs, personne n’est en droit de nier aux autres leurs ambitions pour peu qu’elles suivent les voies légitimes, d’ailleurs personne ne se trompe sur les véritables motifs de ceux qui ont utilisé, et utilisent à ce jour, les prétextes négationnistes du genre, on se doit de « les » éradiquer, car s’il accèdent au pouvoir, il ne permettront plus à personne l’activité politique ( voire même culturelles, quand ce n’est pas catégoriquement existentielles), en somme un genre de procès d’intention présumées. A cet effet, sans trop vouloir revenir sur la responsabilité de ceux qui ont conduit l’Algérie vers cette état de déliquescence, depuis l’indépendance, et surtout après le putsch de 1992, je rejoint néanmoins radjef said quant il se demande ‘De quoi peut-on accuser les islamistes du FIS hormis leur naïveté et leur crédulité ? Pour dire qu’il avait d’autres raisons, en plus de leur naïveté et crédulité, des raisons structurelles (qu’on pourrait discuter dans un autre cadre), qui ont rendu la tache facile au pouvoir, non seulement pour miner le FIS et lui faire porter le chapeau, mais pour avorter le premier test, de l’exercice démocratique pluriel.

    Donc je ne me permets pas de préjuger de la nature, ni des contours du système de gouvernance auquel nous aspirons, après ce changement, et encore moins de proposer une quelconque ‘recette’, dont le contenu est exclusivement du ressort des partenaires politiques, et dont le choix relève de la compétence et des prérogatives du peuple, qui une fois reconduit dans ses droits, fera le choix qui lui convient, loin des contraintes et des exclusions. De même je souligne qu’il serait pure hypocrisie de prétendre militer pour que ce peuple recouvre ses droits tout en le privant, sur le terrain, de l’exercice de ses droits, sous différents prétextes, non les moindres, sa prétendue immaturité, et sa non clairvoyance ! (Argument déjà utilisé, et encore d’actualité pour une certaine classe ‘intellectuelle’ qui du haut de sa tour d’ivoire, ne voit en lui que du ghachi). Au nom de quelle genre de démocratie s’arroge cette caste le droit de décider à la place du peuple?
    Pour finir, je ne veux nullement dire, que notre tache doit se limiter à œuvrer pour un changement, et faire de ce changement un but en soit, et qu’advienne que pourra par la suite. Loin de là, nous ne sommes pas amateurs d’aventurisme périlleux, ce à quoi j’attire votre attention, ce qui rejoint entre autre l’appel du 19 mars, de même que la charte de Rachad,
    (Sans que l’une ne s’identifie pour autant à l’autre), c’est œuvrer concrètement pour un changement qui permettra aux différentes composantes de la société, de s’exprimer, et de faire ses choix, et assurer que ces choix soient acceptés par tous, dans le respect du principe de la majorité, tout en tenant compte des voix minoritaires. De même il reviendra toujours au peuples, par le biais des mécanismes sus cité, de reconduire ceux en qui il a confiance, ceux qui concrétisent sa volonté et lui assurent ses besoins vitaux, et essentiels, non par les discours, mais sur le terrain, et de détrôner ceux qui ont violé sa confiance, toujours par le biais de mécanismes civilisationels, sans recours aucun à la violence




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  • Congrès du Changement Démocratique