Édition du
28 March 2017

Le changement : "Oui, nous le voulons" !

sloganPar Adel

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L’Algérie est notre pays. C’est ce que nous avons tous en commun, quelque soient notre couleur politique et nos convictions. Ce pays, nous l’aimons, parce que nous y sommes nés, parce que nous y vivons ou nous y avons vécu. Nous l’aimons parce que nous le portons en nous, à travers ce que nous ont légué nos parents – langue, religion, culture, traditions, valeurs, etc. – et nos expériences personnelles – joies de l’enfance, doutes de l’adolescence, dévouement de l’âge adulte.
Nous avons tous mal à notre pays – si on peut s’exprimer ainsi. La douleur que nous ressentons, le mal qui nous torture et que nous ne pouvons oublier, nous les exprimons différemment. L’un a mal à l’islam, l’autre à la langue berbère et le troisième aux droits de l’homme.
Cette Algérie, nous la voulons meilleure, c’est une évidence, puisque nous ne sommes pas satisfaits de son état présent. Tous, nous sommes d’avis qu’elle a été trahie par ceux-là même qui étaient supposés prendre soin d’elle, tels des parents qui prennent soin de leur enfant, lui donnent tous les moyens de s’épanouir et préparent son avenir. Ont-ils trahi par négligence, par ignorance ou l’ont-ils fait sciemment, en connaissance de cause – obéissant à des instincts diaboliques ? La question peut être posée, mais y répondre ne nous avance pas beaucoup.

A la question « Voulons-nous le changement ? », nous répondons tous : «Oui, nous le voulons.»

Avant de s’embarquer dans tout projet qui a le changement pour objectif chacun de nous doit cependant se poser les deux questions suivantes : «Le changement, pour aller où?» et «Le changement, comment?»
Les réponses à ces deux questions sont multiples et parfois contradictoires. C’est cela qui rend le changement difficile à concrétiser.

Le problème que nous nous posons – celui du changement – est un problème politique, l’enjeu étant le pouvoir, c’est-à-dire la capacité d’influer sur le cours des événements et de décider de ce qu’il y a lieu de faire pour améliorer la situation du pays.
Le terrain politique n’est pas vierge ; des forces s’y trouvent déjà : d’un côté le pouvoir actuel lui-même et ses alliés conjoncturels, de l’autre, les forces qui s’inscrivent dans l’opposition. Chaque force, pour gagner la confiance du peuple et se maintenir au pouvoir ou augmenter ses chances d’y accéder, puise sa légitimité dans un des éléments qui recèlent ou sont supposés recéler un fort potentiel : lutte pour l’indépendance, islam, démocratie et droits de l’homme, modernisation, etc.

D’où viennent ces forces ? Ont-elles un passé ?

Si nous remontons un peu dans le temps, nous découvrons une Algérie colonisée avec, d’un côté, une minorité d’origine européenne disposant de tous les pouvoirs et avantages y afférent et de l’autre, une population indigène sans aucun pouvoir réel, taillable et corvéable à merci, baignant, dans sa grande majorité, dans une misère intolérable. Après un siècle de colonisation, la minorité européenne, soutenue par la métropole, sûre d’elle-même, ne doutait plus que l’Algérie (sous-entendu la leur), c’était la France. Elle jouissait de son bonheur dans les grandes villes et les immenses domaines, dansant le samedi soir et sirotant tranquillement l’anisette à l’ombre des tonnelles…
Les indigènes – que cette minorité ne voyait pas – souffraient en silence. Petit à petit, cependant, des élites émergèrent et des forces politiques ayant pour but de défendre les intérêts de cette population brimée, se constituèrent. Au début des années 50, ces forces se répartissaient en trois courants principaux : les nationalistes radicaux du PPA-MTLD qui militaient pour l’indépendance, avec à leur tête Messali Hadj ; les partisans de l’assimilation, qui réclamaient pour les indigènes les mêmes droits que les européens, sans se séparer de la France, et dont le leader était Ferhat Abbas ; et le mouvement des Ouléma, qui défendait la personnalité arabo-musulmane du peuple algérien, sans s’inscrire pour autant dans une revendication claire de l’indépendance.
L’aile radicale du PPA-MTLD (les 21), après une longue crise de ce parti, décida de déclencher la lutte armée et créa le FLN. Les uns après les autres, une fois l’insurrection bien implantée sur tout le territoire, les leaders et les militants des différents partis rejoignirent le front et participèrent activement à la lutte pour l’indépendance.

Nous voyons donc clairement que durant la période coloniale la société indigène n’était pas monolithique, du moins au niveau des élites. Après le 1er novembre 54, l’union se fit autour d’un seul objectif clair : l’indépendance du pays. Les différents acteurs essayèrent de donner forme au projet de société qui serait mis en œuvre après l’indépendance, mais une lecture attentive de l’histoire permet de voir que ce projet a été élaboré dans le feu de l’action, en situation d’urgence. La rédaction et l’adoption des textes fondateurs du futur Etat algérien indépendant ne se firent pas sans tensions, obéissant aux rapports de forces sur le terrain militaire. L’assassinat d’Abane Ramdane, dans des circonstances obscures, donne une idée du climat qui régnait parmi les dirigeants de la guerre de libération.

L’indépendance acquise, les divergences éclatèrent au grand jour et, après une période de crise (la seconde donc), ce qu’on a appelé le clan d’Oujda, avec à sa tête Ben Bella et Boumediène, prit le pouvoir et évinça les opposants. De 1962 à 1992, date de la troisième crise majeure, le même groupe, avec des remaniements de circonstance, dirigea le pays et imposa sa politique, avec l’assentiment plus ou moins clairement acquis du peuple et des élites. L’élément important à retenir est le rôle joué par la force au détriment du dialogue, de la négociation et du consensus. Le projet de société mis en œuvre, bien que s’inspirant des programmes élaborés durant la guerre, ne fut pas débattu en toute liberté et souveraineté par les représentants élus du peuple. Une fraction du FLN décida unilatéralement que les courants politiques qui existaient avant le 1er novembre 1954 étaient morts et enterrés et qu’aucune autre force qu’elle ne pouvait prétendre à la légitimité.

Vint Octobre 88 et l’ouverture du champ politique – manœuvre ou concession arrachée au pouvoir par le peuple? – qui déboucha sur les élections législatives de décembre 91, remportées par le FIS, suivies du coup d’Etat de Janvier 92 et la guerre civile (ou guerre contre les civils, selon certains).
Les maitres de céans reportèrent la démocratisation du régime aux calendes grecques, maintenant ainsi le pays dans un état de crise larvée et bloquant indéfiniment toute possibilité de réel progrès économique et social.

Au vu de tous les déchirements vécus depuis l’indépendance, nous pouvons légitimement nous poser la question suivante : «L’Algérie est-elle vraiment une nation ?»

Ce qui est sûr, c’est que durant la période coloniale, il y avait deux camps clairement identifiés : d’un côté, la minorité européenne et de l’autre, la majorité indigène (appelée arabe, arabo-berbère, musulmane – il y a même eu des musulmans-chrétiens, indigènes convertis au christianisme mais n’ayant pas la citoyenneté française!). Face à l’oppression coloniale, cette population indigène, à travers ses élites, s’est progressivement reconnue comme une entité distincte de l’entité européenne, ayant une culture et une personnalité propres, irréductibles. L’immense injustice qui lui était faite par le système colonial lui a fait adopter d’emblée la cause du combat pour l’indépendance. La guerre de libération, avec tout ce qu’elle a mobilisé comme ressources, a été véritablement le creuset dans lequel s’est forgée la conscience nationale du peuple algérien.

Nous pouvons donc répondre sans hésiter que l’Algérie est bien une nation, puisque le peuple algérien a consenti d’immenses sacrifices afin d’exister en tant que nation indépendante de la France.

Cela posé, il nous apparait que l’échec de cette nation à prendre son destin en main après le recouvrement de l’indépendance est patent. Il faut avouer aussi qu’il est déroutant. Comment un peuple qui a réussi à se libérer d’une situation aussi dramatique que la colonisation française (l’Algérie était une partie intégrante de la France, rappelons-le) a-t-il pu échouer aussi lamentablement et se retrouver 30 ans après l’indépendance dans un état de quasi-barbarie – terre de non-droit ?

C’est une terrible question à laquelle nos historiens, sociologues et anthropologues devront répondre.

Afin de répondre à la question du but du changement (le changement, oui, mais pour aller où ?), il y a lieu d’élaborer une charte claire à laquelle toutes les forces qui veulent le changement et qui seront amenées, une fois le changement réalisé, à entrer en compétition pour le pouvoir, chacune avec son programme politique, doivent adhérer. Cette charte doit définir ce qui nous est commun et nous unit et qui ne doit pas être soumis à compétition, sous peine de mettre en danger l’existence de la nation algérienne. C’est là, il me semble, qu’est la difficulté majeure.
Par le passé, le peuple algérien et ses élites se sont focalisés sur le combat pour l’indépendance. Depuis 1962, le pouvoir a verrouillé tous les canaux d’expression du peuple et des élites et seule sa voix se faisait entendre. Cela a fini par donner naissance à un courant qui, bravant l’interdit (il faut lui reconnaitre ce courage) a utilisé les mosquées pour faire passer son message. Le peuple, de plus en plus déçu par la politique et révolté par le comportement arrogant des dirigeants du combat pour l’indépendance d’hier devenus des prédateurs, s’est massivement engouffré dans la brèche. Le mal a cependant été supérieur aux bénéfices, car un élément fondamental qui unissait les Algériens a été touché et mis en compétition. La tragédie des années 90 a clairement mis en évidence une ligne rouge à ne pas franchir : aucune force politique ne peut prétendre tirer sa légitimité de l’islam sans mettre en péril l’existence de la nation algérienne. Si elle le fait, elle s’engage alors dans un processus révolutionnaire qui aura un coût très élevé.

Que reprochons-nous au régime actuel ? Voulons nous chasser les dirigeants tout en conservant les institutions ou bien voulons-nous aussi changer d’institutions? Quels sont les fondements de l’Etat que nous voulons mettre en place, fondements qui ne peuvent pas être touchés ou mis en compétition ?

Ces questions sont importantes et il y a lieu d’y répondre, si ne voulons pas répéter les erreurs de 1962 – le plus agressif profitant de la confusion, et ne se sentant lié par aucun engagement, prenant et monopolisant le pouvoir au détriment des autres acteurs, moins enclins au recours à la force.


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20 Commentaires sur cet article

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  • Aziz
    4 décembre 2009 at 19 h 20 min - Reply

    Salam,

    Tout d’abord, je tiens à remercier le camarade  » Adel  » pour cette contribution riche et bénéfique. Ensuite, je partage avec l’auteur de la contribution sur notre volonté et souhait pour un changement en Algérie, mais l’auteur pense que la difficulté majeure selon lui c’est de construire une charte claire de changement, se que je ne partage pas avec lui, selon mon humble avis le plus difficile c’est de trouver des solutions pour le départ immédiat de la junte et de la dictature, qui gouverne l’Algérie d’aujourd’hui, je pense que tous les Algériens qui aiment de leurs pays et le bien pour le peuple Algérien, devraient s’organiser autour d’une alliance politique pacifique, pour étudier, travailler et oeuvrer pour la réalisation effective du changement, nous avons besoin de tous les Algériens dignes, quelques soient leurs idéologie, pour se rassembler autour d’un autre congrès de la Soummam, pour libérer l’Algérie.

    Tahiya Wa Salam,

    Aziz




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  • Abdelkader DEHBI
    5 décembre 2009 at 8 h 14 min - Reply

    Laissons de coté, généralisations et théorisations, pour ne considérer strictement ici, que le cas précis de notre pays, pour opérer une sorte d’ « arrêt sur image » sur les forces socio politiques en présence telles qu’elles ressortent aujourd’hui, à l’issue d’une analyse tout à fait grossière sans doute, mais réelle:
    1°) – En premier lieu, nous avons le clan d’un Président de la République – M. Bouteflika – initialement placé en 1999 à la tête du pouvoir-civil-de-façade par la camora politico-militaire et policière (on y reviendra) qui exerce le pouvoir réel. Sauf que ce M. Bouteflika a fini par s’affranchir – même si c’est en partie seulement – de la tutelle de ses parrains originels en jouant sur deux registres:
    a) – au plan extérieur d’abord, en s’appuyant dès le départ, sur certains régimes du Golfe, ainsi que sur les gouvernements de quelques capitales occidentales, comme Paris ou Washington, pas du tout mécontents d’avoir un partenaire connu pour ses idées libérales et se présentant à eux comme l’homme de la situation;
    b) – au plan intérieur ensuite, sur toute une clientèle socio politique hétéroclite mais substantielle, constituée par toute une armée de zaouïas, de milieux d’affaires opportunistes et d’une importante frange de Cadres de l’Administration et de l’Armée, à l’affût des promotions et des largesses d’un pouvoir foncièrement corrompu et corrupteur, quand ces Cadres – civils ou militaires – ne sont pas tout simplement manipulés au nom d’un régionalisme criant et décomplexé, censé leur faire prendre une juste revanche sur les gestions antérieures remontant jusqu’à la période de la présidence de Chadli.
    Je ne cite ici que pour mémoire, le poids de l’apport, absolument insignifiant d’une poignée d’aventuriers et de criminels, affublés de titres d’ « Emirs », qui se sont prêtés à la mascarade de la pseudo réconciliation nationale, moyennant récompenses à la fois en nature et en espèces sonnantes et trébuchantes, pour ne citer que les criminels du genre Madani Mezrag et autres Layada.

    2°) – En second lieu, nous avons l’Institution militaire ou, pour être exact, le corps des DRS, dirigé par le général Mohamed Médiène dit « Toufik », longtemps instrumentalisé par les généraux Khaled Nezzar et Larbi Belkheir en particulier, mais qui semble lui-même avoir échappé à ses maîtres originels, par une sorte d’homothétie politique chargée d’ironie….D’où il s’ensuit tout à fait logiquement, que les deux personnages qui dirigent aujourd’hui le pays – le civil Bouteflika et le militaire Toufik – semblent s’être respectivement affranchis de leurs donneurs d’ordres, pour se mettre à leur propre compte, dans le cadre d’un « gentlemen agreement » où les intérêts personnels des clans respectifs des uns et des autres sont préservés. Quant au peuple, sa gestion est tout simplement « franchisée », c’est-à-dire sous-traitée par des espèces de « bachaghas-gauleiters », officiant à la tête des structures administratives et judiciaires classiques, sous la coupe de la structure-maîtresse: les DRS. Quant aux différentes Assemblées dites « élues » telles que l’APN, le Sénat, le Conseil Constitutionnel ou les APW et autres APC, censées exercer le pouvoir Législatif, elles ne sont que de simples structures alibis, totalement aux ordres du pouvoir en place.

    3°) – Nous en arrivons ainsi au troisième point central de cette rapide analyse, c’est-à-dire le Peuple Algérien. Un peuple en fait, totalement écarté de la gestion de la chose publique par un pouvoir imposteur qui prétend gouverner en son nom mais qui a trahi tous ses devoirs à l’égard de ce peuple: à commencer par l’éducation politique et civique de ce peuple, voire son éducation tout court.
    C’est assez dire combien sera long et difficile – mais pas du tout impossible – le travail pédagogique de notre élite intellectuelle et morale, pour mobiliser pacifiquement le peuple et le sensibiliser sur la nécessité vitale d’opérer un changement politique radical dans notre pays. Et c’est exclusivement autour de cette tâche sacrée de mobilisation et de sensibilisation du peuple algérien que nous devons tous nous unir, pour l’abolition de ce pouvoir illégitime de criminels et de pilleurs et pour l’avènement d’un vrai pouvoir issu du peuple et qui donnera naissance à une République Algérienne authentiquement démocratique à l’intérieur et souveraine vis-à-vis de l’extérieur.




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  • Arezki Nait Amar
    5 décembre 2009 at 21 h 23 min - Reply

    L’analyse du grand frère Abdelkader Dehbi est pertinente à plus d’un titre.Grâce à nos efforts à tous nous avons réussi à mettre le pouvoir inique d’Alger à nu.Mais à quand le temps de faire notre autocritique ?Il n’existe pas de pouvoir sans peuple!Et le peuple, c’est nous!Alors,soyons courageux faisons notre autocritique et parlons-en!
    D’après mes connaissances en science politique , on dit qu’il n’y a point de démocratie sans un peuple averti et doté d’un sens critique lui permettant de dicerner entre ses propres intérêts et aspirations et ceux de ses oppresseurs.Malheuresement, cet axiome ne s’applique pas dans notre pays vu la confusion des pouvoirs et des genres instaurée depuis notre indépendance.Le tyran s’identifie au peuple et vis-versa.
    Le peuple algérien se comporte bizzarement non comme un peuple éclairé et conscient de ses intérêts et aspirations mais comme une masse d’individus conditionnée mentalement et psychiquement.Ce conditionnement psychique et mental est le résultat d’un dressage et d’un lavage de cerveau effectués par le truchement d’officines spécialées notamment le DRS,ex-DSM,dont la mission est de dresser, comme les écoles du cirque, les futurs troupeaux d’Algériens dociles et corvéables à merçi.Pour le reste, ce sont les mass media aux ordres qui se chargent d’abrutir,de rendre ignorant et aveugle le peuple.
    Le peuple aspire certes à la liberté mais manque gravement de volonté pour l’exercer.On se comporte comme des gens soumis qui n’ont ni ardeur ni pugnacité pour mener le combat.On y va tout engourdi, comme nous nous acquittant avec peine d’une obligation,pourtant!Alors que l’ardeur de la liberté fait mépriser le danger et donne envie de triompher contre son adversaire,quitte à mourir avec l’honneur et la gloire de n’avoir pas failli à son devoir.
    Le pouvoir honni et tyrannique d’Alger fait tout son possible,dans le but d’ assurer la pérénité de son règne,pour avachir les Algériens qu’il ne cesse de considérerd’ailleurs comme ses sujets,et les outils de la tyrannie sont toutes sortes de drogues,de distractions,de récompenses (décorations,médailles,prix),jeux,championnats,coupe du monde de football et autres éxutoires.Mais, il lui faut aussi un bouc émissaire et il désigne l’étranger pour ennemi (dans le passé,la France puis le Maroc et aujourd’hui,l’Egypte)et tous les Algériens vont alors dépenser leur ardeur contre l’Egypte,l’ennemi désigné.
    Telle est pourtant la faiblesse des Algériens,contraints à l’obéissance depuis leur enfance, éduqués pour temporiser,qui s’habituent à leur condition de soumis et d’esclaves et ne se rendent pas compte de la valeur de la liberté qu’ils n’ont jamais connue.




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  • Mohand Tahar MOHAMMEDI
    6 décembre 2009 at 18 h 16 min - Reply

    Ne faut-il réfléchir sur les véritables besoins de la population Algérienne ?
    A défaut des élections honnête pour comprendre la réalité sociologique et politique de notre pays, il nous faut réfléchir sur d’autre moyens pour décoder, puis analyser en profondeur le véritable existant politique, social, économique et culturelle dont se composent la population algérienne afin de ressortir les différents projets de société qui peuvent se confronter sur le terrain politique algérien.
    Si notre maison Algérie est dans le noir, tous simplement, par ce qu’elle est gouverné par de vrais IGNORANTS qui n’ont ni projets de société, ni de philosophie politique pour donner un sens à la vie politique national, alors que cette entropie démocratique dont se nourrit le régime algérien doit être élucider, afin que les citoyens comprennent les tenants et les aboutissants de cette Algérie en panne, en panne par ce que le pouvoir en place; en plus qu’il ne présente aucune capacité politique pour répondre aux besoins qu’exprime le citoyen Algérien, il s’attaque à l’élément essentielle de la société en l’occurrence la POLITIQUE, et la normalisation par la solution sécuritaire montre réellement cette grande faiblesse intellectuelle du régime, et tant que que notre maison est sans lumière et qu’elle est gouverné par des VIEUX opportunistes, notre destin restera otage de ce fanatisme qui ne peut pas garantir une vie démocratique éternelle à cette Algérie ou beaucoup de ses enfants se sont sacrifier pour qu ‘elle soit « indépendante ».
    Le changement politique ne peut aboutir que si l’ont connait parfaitement la réalité du terrain politique,ce qui va nous permettre de concevoir puis concrétiser un système politique qui va libérer encore une fois notre pays de cet obscurantisme aveugle et construire enfin notre propre démocratie sur la base de cette réflexion que nous devons mener à travers l’expression des besoins réels de la population ALGERIENNE.




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  • b
    7 décembre 2009 at 21 h 38 min - Reply

    je vous dit bravo; enfin on se reveille




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  • ankarba
    9 décembre 2009 at 20 h 45 min - Reply

    Je m’excuse, je sais que ça n’a rien avoir avec le sujet mais je veux juste attirer l’attention de l’admin de ce site qu’il y a des vidéos dans la liste proposées qui sont indignes de ce site et qui ternisse sa réputation (abjectes, tayaha en algérien, etc…).
    Ce site nous est tous cher et je suis sur que tous les algériens honnêtes et de bonne foi ne veulent pas qu’il soit terni. Merci de faire le ménage.

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    Oui effectivement. Merci pour votre vigilance.




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  • IDIR
    10 décembre 2009 at 19 h 14 min - Reply

    Chers Compatriotes,

    G. W. Bush chrétien évangéliste, depuis 1985, a été prévenu par le pasteur Billy Graham : « ne pas se prendre pour Dieu ». Et pourtant, il s’est confié à un évangéliste J. Robinson : « Je sens comme si Dieu veut que je me présente à la présidentielle. Quelque chose va se passer. »

    En effet, pas moins de 80 % des évangélistes blancs ont donné leur voix à George W. Bush, lui assurant ainsi une réélection aux plus hautes fonctions de l’Etat. A leurs yeux, il incarnait un président pieux dont la politique serait dictée par la foi et par la morale. Durant son premier mandat, George W. Bush avait même déclaré consulter directement le Seigneur avant toute décision politique, s’attirant ainsi la sympathie de la droite chrétienne.

    Aujourd’hui, nous connaissons le bilan de la « vision et la consultation » de ce dictateur avec son Dieu, le « bien des peuples libérés », les tueries, les massacres et les destructions, particulièrement, en Irak et en Afghanistan, classés respectivement en 2009, à la 176e et 179e place des pays les plus corrompus de la planète, selon l’organisation Transparency International. « Les résultats montrent que les pays perçus comme étant les plus corrompus sont aussi ceux qui sont meurtris par de longs conflits qui ont détruit leurs institutions », peut-on lire dans le rapport.

    Hillary Rodham Clinton protestante méthodiste, Chef de la diplomatie étasunienne, elle fait perdurer les souffrances des peuples en Irak et en Afghanistan, toujours au nom du Seigneur. Dans ce massacre, nous ne pouvons pas oublier les agents des services comme Hamid l’Afghan et d’autres ailleurs…

    En toute honnêteté, j’ai du mal à croire que les footballeurs algériens ont, définitivement, mis à nu le despote égyptien, tout un régime construit sur la traîtrise et la corruption depuis des décennies, plus récemment, sur le foot, le sport préféré des masses les plus démunies à travers le monde. Le despote voulait retrouver une puissance et une force en jetant des caillasses sur des sportifs innocents.

    Déjà en 2005, des manifestations ont eu lieu, toujours à l’initiative de Kefaya. On y retrouvait côte à côte des militants libéraux, de gauche et islamistes. Et, à la différence des rassemblements précédents, qui étaient des sit-in silencieux, cette fois-ci, les participants ont scandé pendant plusieurs heures : « Un quart de siècle au pouvoir, ça suffit ! », « Non au pouvoir héréditaire ! » et « Moubarak, avoue que tu es un despote. »

    L’Etat égyptien pourri est trop impuissant et corrompu pour agir

    Par Robert Fisk

    http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=11593

    En Tunisie, le général despote, continue sa sale besogne, la prison pour les journalistes intègres tels que Taoufik Ben Brik et Sihem Bensedrine, Militante tunisienne des Droits de l’homme, elle a été refoulée, en avril dernier, dès son arrivée à l’aéroport d’Alger. On ne sait pour quelle raison.

    En Suisse, toujours à propos du peuple, les manipulateurs de l’opinion et adorateurs du veau d’or s’attaquent aux minarets des mosquées. Les hôtels, les banquiers, les grands bijoutiers suisses ont oublié les pétrodollars pour se rappeler uniquement des minarets. Rappelez-vous, depuis l’affaire des caricatures, le Danemark essaye de redorer son blason auprès du monde musulman. Copenhague a donc décidé de construire une grande mosquée.

    Voici, l’histoire de deux autres despotes : Hassan et Hussein, le modernisme au service de l’archaïsme

    Par René Naba

    http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=16427

    Je lance un appel aux décideurs algériens et à tous les compatriotes : Notre priorité doit être la lutte contre la corruption, il y a la république, la monarchie et le despotisme, nous sommes classés au même rang que le despote égyptien. Nous devons lancer une opération destinée à sensibiliser, les enfants dans les écoles, les citoyens en tous lieux, à la lutte contre la corruption, l’une des barrières à la dignité du peuple algérien et au développement de notre pays.
    Fraternellement
    IDIR




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  • Abdelkader DEHBI
    10 décembre 2009 at 22 h 06 min - Reply

    @—IDIR: Vous avez écrit: «  »Hillary Rodham Clinton protestante méthodiste, Chef de la diplomatie étasunienne,…. » » Or, je crois devoir vous préciser que Hillary Clinton est de confession juive et qu’elle vient régulièrement – une fois par an – se recueillir sur la tombe de son grand’père juif marocain, enterré dans sa terre natale, à Marrakech. – Cette précision est purement indicative du reste, dans la mesure où il n’y a aucune différence à faire, en ce qui nous concerne, entre un sioniste chrétien comme Bush et une sioniste juive comme la Clinton. Et d’ailleurs, quelle différence faut-il voir entre ces deux-là et un M. Barack-Hussein-Obama, qui vient de se démasquer en ce 10 Décembre 2009, comme un simple nouveau porte-parole des complexes militaro-industriels et des lobbies sionistes, en prononçant son discours de récipiendaire du Prix Nobel de la Paix, juste quelques jours après avoir décrété l’envoi de 30.000 soldats supplémentaires en Afghanistan.




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  • afrox
    11 décembre 2009 at 13 h 25 min - Reply

    Azul.
    Comme à l’accoutumée j’oserais une petite remarque; toute petite. Le changement : « Oui, nous le voulons » ! tel est le titre de cet article qui est respectable ensoi s’il n’avait pas cette photo qui comporte deux slogans. Le premier, »Un seul héros: le peuple » même s’il y a, là aussi, une petite resserve je préfère laisser passer. La deuxième en arabe
     » الله اكبر العزلة للامة العربية » là je suis interpeler devant ce que je qualifierais de vente concomitante. Pour changer il faut avoir cet art indispensable e politique: le compromis. Si chacun s’entête dans son coin en voulant imposer une orientation donnée, de gré ou de force, cela ne peut pas s’appeler un changement mais un embourbement.

    ====================================
    Il n’y a aucune vente concomitante. C’est une photo qui date des premiers jours de l’indépendance où un peuple sain qui venait de sortir d’une guerre meurtrière avertissait les imposteurs venus des frontières qu’il n’y avait qu’un seul héros : le peuple. A l’époque, pour lui, il n’y avait pas de différence entre les arabophones et les berbérophones. C’étaient des Algériens à part entière qui fêtaient la libération. Ils n’étaient contaminés ni par le virus de Michel Aflak ni par celui du cardinal Lavigerie comme la minorité insignifiante d’aujourd’hui qui veut diviser vainement cette Nation indivisible. Evitons, cher frère, les faux clivages et pensons à l’essentiel : l’instauration d’un Etat de Droit dans une Algérie de toutes et de tous avec la richesse de toute sa diversité culturelle.
    Fraternellement.
    Salah-Eddine




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  • afrox
    11 décembre 2009 at 18 h 36 min - Reply

    Ce peuple sain, comme vous dites, à été humilié bafoué par ceux là même qui avaient pour slogans ceux sur la photo. Mais encore, je n’userais pas de ce mot « sain » je dirais « naïf » car personne n’est dupe au point de croire que la guerre de libération était aussi propre.
    Aussi populiste soit-il, le premier slogan, je passe outre mais j’insiste sur le deuxième qui en dehors du contexte actuel et qu’il n’est pas adéquate dans une démarche qui se voudrait rassembleuse.




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  • IDIR
    11 décembre 2009 at 20 h 02 min - Reply

    Les Suisses disent oui aux armes de guerres !

    Le Peuple suisse a-t-il été trompé par les Nouveaux Nazis ?

    Il y avait plusieurs référendums en Suisse, dimanche 29 novembre 2009. Les Suisses ont voté à 68% la continuité de ventes d’armes de guerres à des pays étrangers, entre autres, le Pakistan, l’Arabie saoudite et au despote égyptien. Tous les cantons ont voté NON à l’interdiction des ventes d’armes de guerre par la Suisse, donc cette initiative a été rejetée.

    Le bakchich ! La Suisse vend pour 500 millions d’Euros d’armes par an, pas question de mettre en danger 100 000 emplois ! Des milliers de citoyens suisses vivent sur le dos de la guerre dans les pays musulmans. Les talibans et autres barbus pourront continuer à s’entretuer avec des armes suisses mais chez eux. Quel beau peuple intelligent, pacifiste et tolérant ! Surtout, lorsqu’il est trompé par des populistes ! Des fachos avec des affiches scélérates contre les minarets.

    Mais aussi, il y a la pratique du Conseil fédéral, l’administration est à la croisée d’intérêts divergents: ceux des entreprises exportatrices d’armes, et ceux de la politique étrangère de la Nation. Le bakchich d’abord, agir pour le droit à la paix de son prochain est une autre affaire.

    Alors qu’en France, un procès en cours pourrait conduire à son interdiction, l’Église de scientologie -et d’autres Sectes dangereuses pour la sécurité des citoyens- coule des jours paisibles en Suisse. Ces mouvements crapuleux mènent au massacre et l’argent sale, ils ne suscitent guère l’attention, contrairement à la religion musulmane. Rappelez- vous les crimes de l’Ordre du temple solaire, une secte qui avait assassiné 74 de ses membres dont des enfants au Québec, en Suisse et en France de 1994 à 1997. Où se trouvent la raison et le bon sens ?
    Le Peuple doit combattre les despotes et les nouveaux nazis.
    Fraternellement
    IDIR

    Les minarets et la démocratie

    Par Vladislav Marjanović

    http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=16483

    LA SUISSE A LA UNE

    http://www.tsr.ch/tsr/index.html?siteSect=500000&channel=info#program=15;vid=11563077




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  • Abdelkader DEHBI
    11 décembre 2009 at 20 h 59 min - Reply

    @ — Afrox: – Tout en remerciant mon ami le Dr Salah-Eddine SIDHOUM d’avoir répondu je ne puis m’empêcher à mon tour d’intervenir, en demandant au pseudo qui signe « Afrox » : – Quelle devrait être alors selon vous une « démarche rassembleuse » ? N’est-ce pas précisément celle que prônent tous les citoyens dignes de ce pays et que nous défendons dans ce site ? A savoir que l’algérianité est consubstantielle à ses références essentielles et indivisibles que sont l’arabité, l’amzighité et l’islamité qui constituent le socle de notre identité nationale. Sans que cela ne diminue en rien, du statut d’algériens de ceux de nos concitoyens issus d’autres origines ethnico culturelles ou professant d’autres religions ou convictions philosophiques. Pourquoi cette hargne anti-arabe permanente et souvent suspecte, en tant qu’elle fait régulièrement écho aux attaques en règle venant des médias étrangers ? Pourquoi faut-il que le Maghreb – pour ne parler que de notre région – soit plongé dans des crises identitaires, voire des conflits ethniques alors que plus des trois quarts de nos populations ont été formées par des siècles de brassages ? Comment allez-vous définir un algérien né d’une mère « amazighe » et d’un père « arabe » ou l’inverse ? Arrêtons donc de foncer comme des gnous stupides, dans le piège mortel des stratégies de division des peuples imaginées dans les officines du seul et véritable ennemi: l’Occident judéo-chrétien, hégémoniste, impérialiste et sioniste. Un Occident qui n’a eu de cesse, tout au long de l’Histoire du reste, de nous morceler, de nous diviser, pour mieux nous dominer Et cela, au moment même ou il ne cesse quant à lui, de s’unifier, de se fédérer, de se coordonner, en se présentant et en agissant comme une quasi entité monolithique, dotée d’une volonté politique unifiée et d’un dessein de domination du monde dont l’OTAN n’est pas le moindre des symboles.
    Il est du devoir moral impérieux de chaque citoyen, d’être attentif et vigilant à ce qui se trame contre nos peuples en ces temps-ci, avec la complicité-même – active ou passive, cela importe peu – de nos dirigeants politiques illégitimes et corrompus, actuellement en place dans la quasi-totalité de nos pays.




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  • batni
    12 décembre 2009 at 3 h 40 min - Reply

    1. Mr Sidhoum,
    Je rejoins l’avis de notre ami Afrox, ces 2 slogans, en plus du malaise qu’ils causent, ont étés portés par les planqués par Ghardamiou et d’Oujda, eux qui n’ont absolument rien fait, ils voulaient faire oublier au peuple ses héros.
    Depuis la nuit des temps, le peuple Algérien, comme tout peuple a eu des héros, juste pour rester a la guerre de Libération, des hommes et des femmes héros l’Algérie ont a eu (Larbi Ben m’Hidi,djamila boupacha, Benboulaid, djamila Bouhired,Abbane , krim, Lotfi , Amirouche, Didouche, Zighout et ….
    Pour le slogan en Arabe, n’est-ce pas Abdenasser l’Égyptien qui disait l’Algérie tkfina ou Takfikoum, n’est-ce pas son poulain Benbella qui disait à Tunis 3 fois (Nous sommes arabes) sans aucun respect pour une partie du peuple Algérien.
    Cette image non seulement nous mets dans la gène, mais elle porte a équivoque.
    Mes respects.




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  • intello2002
    12 décembre 2009 at 9 h 50 min - Reply

    L’arabité, l’amzighité et l’islamité sont le socle de notre identité nationale.Il faut dire que l’amazighité est le dernier né des piliers de ce socle de notre identité alors qu’elle est la matrice même de celle-ci.Que voulez-vous,on peut dire que certaines luttes contre l’arabo-baathisme servent parfois à quelque chose et notamment à casser certains tabous.Depuis Messali qu’on nous rabâche les bienfaits des deux premières constantes mais on constate qu’elles n’ont fait que nous diviser.
    L’Occident ne s’est pas consolidé autour d’un socle
    « judéo-chrétien, hégémoniste, impérialiste et sioniste »,il s’est construit autour des principes universels de la démocratie et c’est ce qui constitue sa force.Cessons de le diaboliser.
    Le changement ne peut se faire dans ce pays qu’en nettoyant les esprits de tout ce qui est la cause de nos échecs.Et bonne journée à tous.




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  • Salah-Eddine SIDHOUM
    12 décembre 2009 at 11 h 43 min - Reply

    Aux chers frères signant sous les pseudos Afrox et Batni,
    Il ne faudrait pas surtout que cette photo qui date des premiers jours de l’indépendance soit source de fitna et de division entre nous et qu’elle nous détourne de la question de fond que nous débattons sereinement depuis des mois et qu’est le CHANGEMENT du système politique. Evitons les débats byzantins sur notre Algérianité, une identité forgée par l’Histoire et qu’aucune minorité quelque soit son bord ne pourra remettre en cause.
    Je voudrais, pour l’histoire, rétablir certains faits dans leur contexte de l’époque. Après la ferveur de quelques semaines de tout un peuple libéré du joug colonial, se profilait à l’horizon, des lendemains incertains avec les affrontements sanglants entre les aventuriers d’Oujda et de Ghardimaou avec leur puissante armée des frontières encadrée par des sous-officiers « déserteurs » de l’armée coloniale et avec ce qui restait de notre glorieuse armée de libération nationale (ALN) et plus particulièrement des wilayas 3 et 4, laminée par le rouleau compresseur des opérations militaires du général Challe. Le pays était au bord de la guerre civile. Des hommes sans foi ni loi et qui n’avaient pas tiré une seule cartouche contre l’armée coloniale avaient décidé de prendre le pouvoir par la force des armes. Et nous connaissons le résultat : près de 2000 morts (des moudjahidines et des civils). Et nous payons, un demi-siècle après, le prix de cette imposture sanglante.
    Non, mes chers frères, le slogan : « Un seul héros le peuple » a été prononcé par les moudjahidines de la wilaya 4 qui s’opposaient à l’entrée par la force de l’armée des frontières et de ses alliés des wilayas 1, 5 et 6, infiltrées déjà par l’Etat-major. Et si mes souvenirs de témoignages d’acteurs de la guerre de libération ne me trahissent pas, la première personne à avoir utilisé ce slogan fut Abane Ramdane en 56.
    Adolescent, je me rappelais des djounouds de la wilaya 4 qui inscrivaient (durant l’été 62) à la peinture sur les murs de notre quartier (ex-La Redoute, Mouradia actuellement) ce slogan. Et je garde à ce jour, un tract du commandement d’Alger de la wilaya 4 que j’avais ramassé dans la rue à l’époque (que je reproduis dans son intégralité) et qui est assez explicite. Donc, mes chers compatriotes, ce slogan « n’a pas été porté par les planqués de Ghardimaou et Oujda » comme vous le dites, mais par ceux qui s’opposaient à ce 1er coup d’Etat de l’Algérie indépendante.
    Contrairement à ce que pensent certains, oui, le seul héros de cette guerre de libération a été le PEUPLE. Sans lui, les maquisards n’auraient jamais tenu devant l’armada coloniale et le soutien de l’OTAN. N’en déplaise à ceux qui disent que la guerre a été réalisée par une « élite » et que le peuple était absent. Les centaines de milliers de morts, de disparus, d’handicapés de guerre, de prisonniers et de réfugiés étaient des enfants de ce peuple. Alors que la fausse élite se pavanait aux frontières.
    Un seul exemple illustre le fait que les maquis sans soutien du peuple étaient condamnés à l’anéantissement.
    Durant les toutes premières années de la guerre, des communistes algériens qui ne voulaient pas se joindre au FLN/ALN avaient essayé de créer leurs propres maquis (les maquis rouges) dans la région de Chlef (ex-Orléanville). Sans appui populaire et malgré l’armement qu’ils avaient, ils ont été décimés par les harkis du Bachagha Boualem. Tout comme l’OAS en 62, avait tenté également, dans la même région de créer des maquis pour s’opposer à l’indépendance. Ils n’avaient pas fait long feu.
    Ce sont les planqués d’Oujda et Ghardimaou qui ont essayé de tromper le peuple en créant de faux héros et une fausse Histoire où le bravache était érigé en Héros et le véritable héros transformé en traitre.

    Cela fait partie de l’Histoire, certes, mais évitons de déformer inconsciemment cette dernière.
    Quant à celui qui constitua la vitrine politique à l’armée des frontières pour prendre le pouvoir en 62, je crois qu’il ne représente pas le peuple Algérien et n’est nullement une référence pour nous, tant sur le plan intellectuel que politique. Il ne faudrait surtout pas s’attarder sur son cas. Intéressons-nous aux choses intéressantes.
    Fraternellement.

    Je vous reproduis textuellement le tract de la Wilaya 4 du mois d’août 62 :

    ====================================================

    ALN FLN Wilaya 4. Commandement d’Alger
    Service Information

    Appel à la population d’Alger

    De graves perspectives de guerre civile se dessinent pour notre pays déjà meurtri par sept années de guerre. Le Bureau Politique vient de demander à des contingents des wilayas I, 5 et 6 et des frontières, d’attaquer la wilaya 4 et d’occuper par la force Alger, notre capitale.

    Frère Algérien,
    L’heure est grave. Tu es témoin des efforts que nous n’avons cessé de déployer pour éviter à tous prix l’affrontement sanglant. Tu es témoin que nous n’avons cessé, en juillet dernier , de demander à tous les dirigeants de se réunir pour s’entendre. Car pour nous, toute formule reste provisoire puisqu’il appartient au Peuple d’élire ses représentants et de se donner un gouvernement stable et légal.
    Malheureusement, nous nous sommes heurtés à une volonté délibérée d’imposer un pouvoir absolu.

    Frère Algérien,
    Ceux, qui durant des années ont vécu tes souffrances, tes humiliations, ceux qui, à tes côtés, ont mené la lutte contre les légionnaires, les paras, l’OAS, n’ont d’autre objectif que de défendre les intérêts d’un peuple qu’ils ont appris à respecter pour son courage et son abnégation.

    Frère Algérien,
    Hier, quand des moudjahidines, tes frères patriotes ont été agressés, tu as crié ta soif de Paix et d’Unité. Tu as crié : « Assez, 7 années suffisent ». Ceux qui, abandonnés par l’extérieur ont rêvé d’une Algérie prospère, heureuse et libre, crient avec toi leur indignation devant la décision d’opposer des patriotes à des patriotes.

    Eux aussi proclament : » Assez de guerre, nous voulons la Paix. Nous voulons du travail pour nos masses, des logements pour les réfugiés, nous voulons la Paix et l’Unité, nous voulons la démocratie, nous voulons laisser la parole au peuple.

    Frère Algérien,
    Tu demeures notre suprême recours, car déjà en juillet, tes frères de la wilaya 4 ont condamné tout recours à la force.
    Tu descendras dans la rue crier ta colère. Comme en décembre 60, devant les blindés et les automitrailleuses, malgré la mitraille, tu feras face de ton seul courage pour arrêter ceux qui veulent déclencher la guerre civile.

    Tu crieras avec force : « 7 années suffisent »
    « Un seul héros : LE PEUPLE »
    « Vive le PEUPLE »

    VIVE L’ALGERIE

    Alger le 29 août 1962
    ====================================================




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  • IDIR
    12 décembre 2009 at 15 h 47 min - Reply

    Le ministre de la Justice, garde des Sceaux, M.Tayeb Belaïz,

    Plus de 5.000 personnes ont été condamnées par la justice pour des affaires de corruption durant les trois dernières années. C’est ce qu’a annoncé, jeudi, le ministre de la Justice. Le ministre a indiqué que 5.086 personnes ont été définitivement condamnées dans des affaires de corruption dans la période allant de 2006 au premier semestre 2009.

    Il a rappelé également que la corruption touchait également «les sociétés modernes les plus démocratiques». Il a, par ailleurs, souligné que le Code de procédures pénales est amendé. Il n’a pas oublié quant à «la ferme et rigoureuse volonté politique» du président de la République de lutter contre la corruption.

    Mais monsieur le ministre, tout cela, ce sont des belles phrases, mais nous -les Algériens- voulons des résultats dans le classement des pays les moins corrompus. Quant à la corruption qui touche « les sociétés modernes les plus démocratiques », entre le Qatar 22e, les Émirats Arabes-Unis 30e, la Nouvelle-Zélande, pays classé 1ER, avec une note de 9,4/10 et l’Algérie ou l’Egypte, classé à la 111e place, avec une note de 2,8/10, il y a un gouffre. C’est une honte pour le président Bouteflika d’être au même rang que le Pharaon, le tortionnaire du peuple égyptien en 2009, Mohamed Hosni Moubarak président d’un État pourri. Misr capitale des États Arabes ?

    Visionnez ces visages torturés par des bourreaux du despote, le roi du foot, et ayons de la compassion envers les innocents. Il n’y a rien au monde qui peut justifier la torture des hommes sauf l’esprit d’un machiavélisme démoniaque.

    New Torture Vidéo from Egypt (Horrific)

    http://video.aol.co.uk/video-detail/new-torture-video-from-egypt-horrific/3078402427




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  • afrox
    12 décembre 2009 at 19 h 00 min - Reply

    Azul.
    @ Abdelkader DEHBI: Ce qui nous rassemble ce n’est certainement un appartenance à une « oumma ârabia », l’Islam ne le fait pas forcément et tamaziɣt encore moins, à ce que je constate. Cela renforce ma vision qui est d’axer sur ce qui nous rassemble c’est à dire une Algérie des libertés.
    Une mise au point: l’algérien est majeur et capable de porter des jugement seul sans une assistance étrangère; ce n’est pas évident que tout ce qui est critique envers ce que vous défendez trouve sa source en occident comme il n’est pas respectable de m’accuser de faire écho.
    @ Salah-Eddine SIDHOUM: Je vous remercie pour ces détails historiques qui ont leur place cependant, quant c’est un héros qui dit « un seul héros le peuple » cela ne peut que confirmer davantage son héroïsme mais quant ça proviens du commun des mortel cela devient inévitablement du populisme. sans l’intention de déformer ni consciemment ni inconsciemment les faits,il s’agit là d’un couteau à double-tranchant cela est encore plus valable pour le slogan en arabe qui comporte lui… je ne sais comment le dire ( c’est un couteau à double-tranchant explosif.)
    Respectueusement.




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  • batni
    13 décembre 2009 at 4 h 42 min - Reply

    A Mr Abdelkader DEHBI,
    Afrox n’a pas remis en cause les tritypes de la personnalité Algérienne,c’est la référence a une
    « oumma arabia » ethniciste et raciste qu’il rejette.
    Pourquoi Mr Dehbi voulez-vous que l’Algérie avec sa riche histoire, se comporte en vassal des pays du moyen-orient.Ne pouvons-nous pas être simplement nous-mêmes?.
    Commencons tout d’abord a mettre de l’ordre dans notre maison avant de penser au « voisins » et aux « amis ».
    Sur un autre point Mr Dehbi, on ne peut rejetter tout sur l’occident, les sionistes, les martiens… On doit se regarder dans le miroir et voir l’image qui nous est renvoyée.




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  • Azwaw
    13 décembre 2009 at 15 h 59 min - Reply

    Je suis pour le changement pacifique pour passer à une Algérie libre et démocratique avec la séparation du politique du religieux et le respect des droits minorités amazigh (Kabyle,Chawis,mozabites…)à un statut d’auonomie.Pour cela il faut un rasemblement de toutes les forces acquises au chngement démocratique,ce qui me parait improbanle à l’heure actuelle en raison de la faiblesse du courant démocratique à l’échelle nationale.La régression politique,cuturelle et religieuse est à son apogée au cours de ces dix dernières années. En un mot le pays est en voie d’aliénation avancée.Il fudrait un miracle pôur que cela change.




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  • reda
    17 décembre 2009 at 11 h 40 min - Reply

    Cher Freres,
    je respecte l avis et opinion de chacun d entre vous, en particulier celui de azziz, je suis a faveur que nous les algeriens intregres que nous soyons devons nous maninfester, s y opposer de maniere pacifique pour etre entendu, meme si notre governement ossede plus d une srtategie pour y rester et longtemps meme au pouvoir telle que par exemple: maintenir le cout eleve des d onres alimentaire, ruiner le system educatif, cree un conflit inter ethnics entre arabe,kabyle,chawiya, mouzabite pourque aussi longtemps que l’algerien beigne dans ses problemes socios le moins il s’ocupera de la politique le plus ils s eternisent. Soyons prets pour braver la peur, la mort pour une vie digne, une l algerie libre.
    Reda




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  • Congrès du Changement Démocratique