Édition du
30 March 2017

A Monsieur le Président d’une Algérie que j’ai voulue indépendante


Djamila BouhiredEl Watan,13 décembre 2009

Monsieur,

Je me permets d’attirer votre attention sur ma situation critique. Ma retraite et la petite pension de guerre que je perçois ne me permettent pas de vivre convenablement. D’ailleurs, mon épicier, mon boucher, ma supérette pourront témoigner des crédits qu’ils m’accordent. Il ne m’est jamais venu à l’esprit de compléter mes revenus par des apports frauduleux qui, malheureusement, sont très fréquents dans mon pays. Je sais que certains authentiques moudjahidine et moudjahidate sont dans la même situation, probablement plus critique. Je n’ai pas la prétention de les représenter ici, mais au poste où vous êtes, vous ne pouvez ni ne voulez connaître leur dénuement. Ces frères et sœurs, dont l’intégrité est connue, n’ont bénéficié d’aucun avantage. La somme qui leur serait allouée ne pourrait dépasser les honoraires généreux attribués aux députés et sénateurs, ainsi qu’à vous-même et à tous les alimentaires qui vous entourent. Ainsi, je vous demanderais de ne plus nous humilier et de revaloriser notre dérisoire pension de guerre afin de vivre dans un minimum de dignité le peu de temps qui nous reste à vivre.

Avec mes sentiments patriotiques.

Djamila Bouhired,

Le 9 décembre 2009


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14 Commentaires sur cet article

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  • Rédaction
    13 décembre 2009 at 17 h 00 min - Reply

    LETTRE ADRESSEE PAR DJAMILA BOUHIRED A SES COMPATRIOTES.

    El Watan 13 décembre 2009

    ================================================
    Chers frères et sœurs algériens

    Si je m’adresse à vous, c’est parce que, pour moi, vous représentez ce peuple multiple, chaleureux et généreux que j’ai toujours aimé. Aujourd’hui, je me vois dans l’obligation de faire appel à vous. Permettez-moi tout d’abord de me présenter. Je suis Djamila Bouhired, condamnée à mort en 1957 par le tribunal militaire d’Alger. Je me trouve actuellement dans une situation critique. Malade, les médecins m’ont conseillé trois interventions chirurgicales lourdes et coûteuses, auxquelles je ne peux faire face : l’hospitalisation, les interventions chirurgicales, les soins, les médicaments et l’hébergement dans un hôtel ne peuvent pas être couverts par ma retraite et la petite pension de guerre. Aussi, je vous demande de bien vouloir m’aider dans la mesure de vos possibilités. Avant de terminer, je voudrais remercier chaleureusement certains émirs des pays du Golfe que je considère comme frères pour leur générosité et leur compréhension, pour leur offre généreuse et spontanée à vouloir me prendre en charge, offre que j’ai dû refuser. Avec tous mes remerciements aux sœurs et frères algériens et ma fraternelle affection.

    Djamila Bouhired




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  • l.leila
    13 décembre 2009 at 17 h 00 min - Reply

    Bonsoir,

    Mes hommages, Ô BRAVE ALGERIENNE !
    Vous, vos frères et soeurs de combat, ainsi que vous le rappelez, étiez vainqueurs au temps de la Révolution mais déchus à l’indépendance; quel paradoxe! Une indépendance des élites humiliées, marginalisées, assassinées ou exilées. L’indépendance d’une guerre poursuivie par d’autres moyens…
    Mes respects GRANDE DAME.




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  • Intello2002
    13 décembre 2009 at 18 h 01 min - Reply

    « Arfa3 rassek ya ba ».Djamila l’algérienne a la tête sur les épaules et fièrement levée.
    Lui le démagogue aux phrases « incisives »vides de sens, qu’il utilise à l’occasion ,doit se sentir aspiré par cette terre arrosée du sang des chouhada.En tous cas ,il doit baisser la tête pour toujours.C’est une honte.




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  • achraf
    13 décembre 2009 at 18 h 40 min - Reply

    Ma crainte c’est que ce message se termine par une augmentation de sa pensions et celle des autres combattants, leur donnant un semblant de dignité(une dignité à l’algerienne). Car se limiter au coté technique de la réponse (quelques millier de dinars de bonus)c’est de les insulter comme les egyptiens . Les francais qui nous gouvernent savent trés bien comment repondre à cet appel. Il est tout sauf une demande d’augmentation de pension.




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  • makachou minha
    13 décembre 2009 at 19 h 17 min - Reply

    A Khartoum il y avait la victoire de l’Algerie d’en bas a recuperer et vous avez sorti vos avions. Aujourd’hui il n’y a pas de place a la manipulation, sortez un seul avion et envoyez-le a Val de grace. Un monument de l’Algerie en a grand besoin et les Algeriens ne veulent pas le perdre.




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  • Bahri
    13 décembre 2009 at 19 h 37 min - Reply

    Hontes à tous ceux dont le masque est aujourd’hui tombé ! Hontes à tous les hauts responsables qui se prétendent de la «légitimité révolutionnaire» pour s’accrocher aux manettes du pouvoir ! Hontes à vous dont le seul combat que vous avez livré, avec autant de zèle que de haine, l’a été contre l’Algérie ! Hontes à vous dont le seul «combat» consiste, depuis 1962, à spolier le peuple algérien de ses richesses, de ses droits, de sa dignité, de ses aspirations et de son indépendance ! Hontes à vous qui, mus par la culture harki, ne savez qu’exceller dans l’oppression du peuple pour plaire à vos maîtres colonisateurs pour qu’ils puissent être satisfaits de vous !
    Vous êtes aujourd’hui maudits par ce même peuple que vous humiliez, vous, votre suite et vos rejetons. Le jugement de l’Histoire sera sans concession aucune envers vous, celui de Dieu sera encore plus implacable pour vous tous, que vous y croyez ou pas !




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  • bona
    13 décembre 2009 at 19 h 56 min - Reply

    ’Monsieur le président d’une Algérie… que je voulais indépendante’’. Une phrase sentence. Oui Madame Bouhired, on peut avoir un drapeau, un hymne national… un président et être colonisés. Notre expérience Algérienne nous a appris ces choses, au prix d’incommensurables souffrances, la plus terrible étant l’humiliation. Se sentir humilié dans sa dignité, sans protection. Cela vous rappelle des choses. Au lendemain d’un certain Novembre 54, jeune et belle, vous avez relevé la tête pour l’honneur et la dignité pas pour le ventre. Vous n’avez peut être pas eu la chance de faire partie des heureux martyrs qui n’ont rien vu. Dieu a voulu que vous restiez vivante pour voir de vos propres yeux, comment nous aussi, enfants de l’Algérie que vous vouliez indépendante, sommes humiliés dans notre dignité sans protection. Votre cœur bat au même rythme que celui de notre chère patrie esseulée. Ce n’est certainement pas une simple coïncidence que votre cri de cœur tombe au moment où l’Algérie, son histoire ainsi que vos compagnons d’armes tombés au champ d’honneur soient insultés et traités de b…. Il n’y a certainement aucune honte à accepter le geste généreux de riches princes quelque soit leur origine, mais votre gentil refus vous honore, nous honore et honore notre pays parce qu’il rappelle à tous et en premier lieu à ceux qui ont confisqué notre plus grand bien que vous n’êtes pas une apatride, mais bien au contraire citoyenne d’un pays de nif. Vous êtes notre honneur, notre dignité. Nous sommes là, nous les pauvres, nous ne vous laisserons jamais tomber si vous acceptez que nous soyons à vos côtés.




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  • thirga
    13 décembre 2009 at 21 h 55 min - Reply

    Votre appel en souvenir de ce peuple dans lequel vous nagiez comme le poisson dans son eau vous glorifie. Vous êtes la sentence même contre ce Makhzen qui s’est acharné à zombeizer le peuple algérien, à lui enlever son âme, sa dignité. Un acte que seuls ses pires ennemis pouvaient mettre en œuvre. Figurer-vous que le dernier de mes enfants (universitaire) s’est étonné d’apprendre que vous êtes encore en vie. Le Makhzen a tout fait pour vous effacer, vous tuer vivante. Les témoins sont gênants pour les délinquants primaires.




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  • Ammisaid
    13 décembre 2009 at 22 h 51 min - Reply

    Assalam, azl, bonsoir
    Quand ils étaient de l’autre côté de la frontière, ils avaient mené une vie belle.
    Ils n’avaient pas mangé avloudh (glands), ils n’avaient pas connu ni le froid, ni la peur.
    Ils n’avaient pas peur de mourir.
    Ils vivaient comme des seigneurs: le cigare au bec, le verre de whisky toujours plein, la belle qui les attendait, en trémoussant dans les palaces de l’époque et la voiture avec chauffeur.
    Ils stockaient les armes, ils volaient l’argent des cotisations et les dons de toutes les sortes. Ils recrutaient et ils entraînaient, ceux qui étaient déterminés à être leurs serviteurs soumis et leurs mains pour égorger, tuer, massacrer, torturer, manipuler, espionner, assassiner…
    Ils avaient un oeil infaillible pour détecter ceux qu’il fallait éliminer pendant la guerre, juste après l’indépendance, quelques années après l’indépendance et ceux qu’ils fallait isoler, emprisonner, pousser à l’exil, acheter, utiliser, tromper, salir, élever, rabaisser, dominer, humilier, honorer, glorifier, placer…
    La même méthode est utilisée, jusqu’à nos jours. Ils s’étaient installé de force au pouvoir, ils se sont accaparés de nos richesses, de notre armée, de notre identité, de notre histoire, de nos cadres, de nos martyres et le résultat est là, étalé devant nos yeux ébahis, dans toute sa laideur, sa froideur et sa noirceur.
    Une oeuvre dont serait jaloux le roi des démons.
    Ils ont rendu l’Algérie plus ténébreuse que le royaume du mal, du deuil, des orphelins qui ont des parents, du sang qui coule dans le rivières, de la terreur qui a trouvé soukna dans les coeurs, de la l’orgueil démesuré, de la richesse avare et misérable, de la vieillesse qui s’installe à l’adolescence…
    Ce qui est sur: l’horreur dont ils sont responsables est, malheureusement, mille fois plus pire, que tout ce que nous découvrons de jour en jour.
    S’ils ont une once de honte et d’honneur, ils seraient, sans doute, parti avant que tous leurs actes abjects et barbares ne soient tous dévoilés.
    Un peu dignité, messieurs, partez si pouvez trouver un pays qui acceptera de vous accueillir.
    Partez et laissez l’Algérie à ceux qui voudraient la laver de vos saletés nauséabondes pour enfin, les martyres puissent se reposer un jour.
    Fraternellement




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  • Rédaction
    14 décembre 2009 at 10 h 32 min - Reply

    Je ne sais pas ce qu’auront été les réactions des autres algériens, à la lecture de ces deux lettres de Djamila, l’une à Bouteflika et l’autre à nous tous, ses frères et soeurs du peuple qu’elle a contribué à libérer du joug colonial, et dont elle a été, avec quelques autres de nos héros, un si beau symbole.
    Personnellement, j’ai éprouvé de la honte.
    Il est vrai que des malfaiteurs, des lâches et des cloportes ont détourné à leur seul profit les fruits de l’indépendance. Il est vrai qu’ils n’ont reculé devant aucun moyen, ni aucune forfaiture, fussent-ils les plus horribles et les plus sanglants, pour nous ravaler à une situation encore plus humiliante, et plus injuste, que celle où nous avait réduit le colonialisme. Plus dégradante et plus humiliante parce qu’ils ont pris de nos propres rangs les forces qu’ils ont lancées contre nous, qu’ils nous ont amené à applaudir l’oppression qu’ils nous faisaient subir, et même à nous entredéchirer pour les quelques os qu’ils nous ont jetés.
    J’ai honte, aujourd’hui, après cette gifle retenti sante de notre soeur Djamila, mais j’en suis fier aussi. J’ai été fier, et ému par le ton affectueux qu’elle prend pour nous interpeller, nous ses frères, ses sœurs, ses enfants. Elle n’a pas voulu de l’aide, pourtant fraternelle et désintéressée de nos coreligionnaires du Golfe, mais à nous, qu’elle aime, qu’elle chérit, et qu’elle n’a jamais voulu trahir, fut-ce au prix de sa propre santé, elle n’hésite pas à nous appeler à son secours.
    J’ai eu honte, mais j’ai été fier, fier, fier!
    Fier de ce ton hautain, méprisant, et de ces paroles qui ont claqué comme autant de coups de fouet, lorsqu’elle s’est adressée à Bouteflika. Elle ne lui pas mendié les moyens qui lui permettront de se soigner, et de vivre digne, elle a exigé de lui de ne plus les humilier, elle et ses frères et sœurs de combat. Et quel combat !
    C’est un cri de colère qu’elle lui crache à la face: « vous ne pouvez ni ne voulez connaître leur dénuement. Ces frères et sœurs, dont l’intégrité est connue, n’ont bénéficié d’aucun avantage… » Cri de colère, parce qu’elle sait que lui n’est pas des siens, qu’il n’est que le visage de ce régime qu’elle honnit, et qu’elle vomit. Elle lui dit qu’il ne peut pas, et ne veut pas, parce qu’un océan le sépare de ces authentiques révolutionnaires dont la seule évocation lui rappelle qui il est, et qui ils sont! Il ne le veut pas, parce que son dans son for interieur, il les hait!
    Et pour cause ! Parce que comme elle, ces frères et ces sœurs dont certains sont morts dans l’indigence, ont refusé de trahir leur peuple, en se laissant acheter par ceux là même qui étaient embusqués à Oujda et Ghardimaou, au moment où les vrais moudjahidines tombaient par milliers sous le feu de l’ennemi, ou dans les dans les geôles sanglantes de la « question ».
    Djamila Bouhired n’a pas eu le bonheur de tomber au champ d’honneur, car heureux furent les moudjahidines qui n’ont pas vu ce qui allait être fait de ce peuple qu’ils ont libéré.
    Le destin de Djamila Bouhired a été de boire le calice jusqu’à la lie. Voir tout un pays tomber entre les mains des plus lâches et des plus vils d’entre les Algériens. Voir comment les belles valeurs qui gonflaient les voiles de la révolution algérienne, ce vent-debout qui portait tout un peuple vers la victoire et la dignité, tomber brusquement jusqu’à ne devenir qu’un vent mauvais, un souffle insidieux, un persiflage odieux. Elle a vu certains de ses frères et sœurs de combat baisser les bras devant l’odieuse mainmise sur tout le pays. Elle a vu comment certains, parmi les plus braves, ont rejoint la masse des profiteurs et des opportunistes, et comment ils ont permis que leurs noms, leur passé, leur héroïque combat, servent de façades et de trompe-l’œil à ce qui n’est rien d’autre qu’une colonisation du peuple algérien. Elle a vu comment ces braves se sont couchés dans le lit d’une honteuse servitude, juste pour dormir dans la soie, au moment où le peuple qu’ils avaient libéré entrait dans l’infortune et la soumission. De plain pied!
    Et elle a vu, Djamila, elle a vu se pavaner comme des paons, se rengorger comme des dindons, les nouveaux maîtres du pays. Toute honte bue, ils s’étaient inventé un passé qu’ils n’ont jamais eu. Ils ont capté le cours tumultueux et libérateur de la victoire pour en faire un cloaque nauséabond. Et Djamila a vu le désespoir naître dans les yeux de ceux qui sont nés dans un pays soumis à une atroce domination. Elle a vu ces jeunes algériens se cogner aux murs de leurs prison à ciel ouvert, comme autant de papillons de nuit qui ne connaissent pas le jour, et qui se brûlent aux flammes en croyant aller vers la lumière. Elle a vu Djamila, elle a vu naître une violence mauvaise dans des cœurs aigris par l’injustice. Et elle a vu les maîtres autoproclamés du pays retourner cette violence qui les visait contre ceux là même qui voulaient s’en servir pour les chasser. Elle a vu, Djamila, elle a vu des fleuves de sang versés dans les cloaques de l’oppresseur. La peur, la violence, la douleur ont étreint tout le pays de leurs serres d’acier.
    Et elle a vu, Djamila, elle a vu que pendant que la mort déferlait comme une marée soudaine, emportant la vie jusqu’à ses lendemains, les maîtres autoproclamés du pays, continuaient à dépecer la bête sanglante qu’était devenue sa chère patrie. Ils la déchiraient à pleines dents, au moment même où ils lâchaient la mort contre les plus faibles des Algériens.
    Puis elle a vu, Djamila, elle a vu toute la jeunesse du pays, ce sang neuf qui n’avait été versé que dans de vains combats, des combats fratricides, de l’opprimé contre l’opprimé, elle a vu cette sève montante tourner ses regards vers ailleurs. La jeunesse algérienne, plutôt que de tuer l’autre algérien, préférait allait se suicider dans la mer, en tentant de la franchir, pour rejoindre d’autres pays, plutôt que de vivre dans le propre sien.
    L’Algérie était comme une dépouille, un butin de guerre, jeté à la gueule de charognards qui ne voulaient rien y laisser qui palpite seulement.

    Nous étions nombreux, qui connaissions la pudeur et la droiture de Djamila Bouhired, et Djamila Boupacha, entre quelques rares autres à ne pas avoir succombé aux sirènes de l’indignité, nous étions nombreux à nous interroger sur le silence de ces survivants de la plus grande épopée du peuple algérien. Nous ne comprenions pas bien pourquoi elles assistaient sans rien dire à la lente agonie de leur peuple, à cette déchéance sans nom. Nous pensions qu’à l’instar des rares Justes qui étaient encore parmi nous, elles étaient écœurées, non pas par l’ignominie des barons du régime, mais par notre honteuse passivité.
    Et voilà que Djamila écrit, coup sur coup, deux lettres, comme pour dissiper tout malentendu. Une à Bouteflika qu’elle gifle du haut de sa stature, et l’autre à nous, son cher peuple, avec lequel elle use de mots doux et chaleureux. Et elle vient, de tout son corps, et de toute sa belle âme, se blottir entre nous. Nous ses frères, ses enfants, ceux qu’elle n’a jamais cessé d’aimer. Et elle nous dit qu’elle est de notre sang et de notre chair. Qu’elle n’a pas honte de nous, qu’elle nous plaint et nous comprend, et que c’est à nous, et à nous seuls, qu’elle demande de l’aide, et à personne d’autre. Parce qu’elle nous aime, et que nous sommes la chair de sa chair. Et elle agit avec nous comme n’importe quelle maman agit avec ses propres enfants, comme n’importe quelle femme personne en detresse appelle son propre frère, sa propre soeur à l’aide.
    Et nous, nous l’aimons. Nous qui n’avons pas su nous dresser contre le monstre, contre l’ogre qui mange nos vies, nous qui avons semé notre dignité d’hommes au gré des turpitudes, nous pleurons de rage…
    DB




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  • saadi
    15 décembre 2009 at 0 h 28 min - Reply

    Je vous serai reconnaissant de me communiquer cher frére, l’information ou les coordonnés de Madame BOUHIRED afin de lui apporter ma contribution.
    Merci




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  • saladin
    16 décembre 2009 at 15 h 51 min - Reply

    Avec tous les respects que je dois a cette grande moudjahida , je suis par contre obligé de dire que son appel est courageux et juste mais ne devrait pas concerner uniquement les anciens moudjahidines , moussebilines mais l’ensemble des citoyens Algeriens qui sont soit en retraites , soit chomeurs car cette frange est concernée par une revalorisation de leurs revenus mensuels . La derniére revalorisation du Smig prouve la nature du pouvoir a ne rien ceder et ne pas améliorer les revenus des citoyens . Alors l’etendard Djamila Bouhired est porteur certes mais malheureusement utilisés pour faire beneficier une partie du peuple au détriment du reste . L’appel de Djamila fera certainement bouger les choses mais n’oublions le reste du peuple qui vit dans la misére et surtout les jeunes chommeurs qui n’ont aucun revenu par mois , ni couverture sociale .




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  • adel133
    17 décembre 2009 at 7 h 31 min - Reply

    Cher frère Saladin,

    l’appel de notre héroine est d’une très grande portée politique.elle interpelle les embusqués de la révolution qui sont au pouvoir,les faux moujahidines qui sont aux commandes,les spoliateurs de cette indépendance confisquée au seul profit des traitres,des voleurs et des corrompus,les généro-cidaires pleins de milliards détournés et dont les mains sont encore rouges du sang des innocents.ce n’est pas un appel à la charité.

    Elle est tellement grande,fière et digne qu’elle ne se rabaissera jamais à s’étaler sur la place publique pour quémander de l’argent,de l’aide ou des faveurs.c’est la première fois depuis 48 ans que je vois son visage et entends sa douce voix et j’en suis ému.

    Malgré sa mise au placard par les harkis au pouvoir elle n’est pas morte.elle est toujours parmi ce peuple qui l’aime et qu’elle aime.on a toujours dit que les héros ne meurent jamais.

    Sa  »sortie »mondiale n’est pas une guignolée de noel ou de fin d’année pour ramasser des sous au profit des SDF,mais un réquisitoire violent contre ces canassons qui défont notre pays martyr et contre ce régime renégat qui panique à l’écoute des rares voix encore vivantes de nos authentiques moujahidines et moujahidates.

    C’est un appel contre l’humiliation et la hogra que tous les Algériens confondus dénoncent et contre lesquelles ils s’insurgent.

    Notre mobilisation pour aider notre soeur héroine est avant tout un défi lançé à la face de ces laches sans dignité et sans honneur,qui toute honte bue lui offrent en retard une prise en charge (que notre soeur refuse),afin de se refaire une virginité(qu’ils n’ont jamais eu).
    C’est l’écho planétaire de son appel qui a fait trembler ces voyous et non pas la compassion pour un haut symbole de notre révolution,une femme agée et malade.

    le golf stream cloué à l’aéroport de copenhague pendant que notre nabot national termine ses embrassades,aurait été plus utile pour évacuer notre héroine avec une smala de docteurs,comme on la fait pour les belkheir,bouteflika,messadia,leurs familles,maitresses anonymes et consorts.

    Nous avons répondu massivement présents par amour et immense respect pour une légende vivante de notre pays en offrant chacun selon ses moyens de quoi lui prodiguer les soins qu’elle mérite et plus s’il en faut.

    l’appel de notre héroine n’est pas une revendication syndicale,sociale ou corporatiste pour la prise en charge de tous nos compatriotes qui souffrent de pauvreté et de dénuement.

    Nous ne sommes pas le gouvernement et ne pouvons ni ne voulons nous substituer à lui.
    Nous sommes des citoyens Algériens disséminés dans le monde mais toujours à l’écoute de notre cher pays et de son peuple.

    Il n’y aura plus de pauvres en Algérie,seulement le jour ou nous aurons des représentants librement choisis,et que nous mettrons à la poubelle de l’histoire toute cette mafia qui sévit depuis la nakba de 1962 à ce jour.




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  • saladin
    17 décembre 2009 at 16 h 00 min - Reply

    Chér frére Adel33,

    Tout d’abord sachez que je suis entiérement d’accord sur votre jugement sur nos dirigeants ensuite que notre héroine est une grande dame mais son appel ne me convient pas car il parle d’un probléme pécunier et qui concerne les « authentiques moudjahines et moudjahidates » – J’aurais voulu que Djamila Bouhired parle de son peuple tout entier , de sa misére a vivre décemment tous les jours face a plusieurs mafias , d’abord l’administration gangrénnée par la Tchipa , ensuite les commérçant véreux qui échappent a tout controle au nom de la liberté des prix mais en fait grace a la tchipa . Soyons pragmatiques , le salut ne viendra pas ni des parlementaires et des partis politiques aux ordres ni de l’Ugta .Par contre des voix d’anciens responsables du pays sont importantes pour dénoncer les dérives de l’équipe en place et celle de Djamila Bouhired aurait été percutante si elle abondait dans le sens d’une critique objective , directe des pratiques de l’Etat . Vous m’excusez tous mais l’appel de Djamila Bouhired commence par un cri de detrésse par rapport a sa situation financiére , et je le trouve pathétique




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  • Congrès du Changement Démocratique