Édition du
26 March 2017

Abdenour ALI-YAHIA

Ali yahia 2Le peuple algérien était présent au moment de la préparation du terrain pour libérer le pays du colonialisme par la lutte armée, puis des semailles, des périls et des sacrifices, mais a été écarté au moment de la moisson.

Le régime politique algérien toujours en vigueur s’est imposé en 1962 par la violence, et a remplacé la domination coloniale par la domination d’un clan issu de l’armée des frontières. La devise de « la révolution par le peuple et pour le peuple » a laissé place à une autre : « sans le peuple et contre le peuple », du fait que le droit du peuple algérien à disposer de lui-même, pour lequel il a combattu avec acharnement sept ans et demi durant, est devenu le droit de l’Etat à disposer du peuple.

Toute révolution est grosse de l’évolution qui l’efface. La marginalisation du peuple algérien exclu de tous les centres de décision, érigée en règle de conduite, permet au pouvoir unique, centralisé, dictatorial de se consolider et de se perpétuer.

Genève le 11 décembre 2009


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UN COMMENTAIRE

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  • birek
    9 février 2010 at 7 h 33 min - Reply

    Ce constat, tout le monde le fait ! Il s’agit maintenant d’expliquer les mécanismes qui ont donné naissance à ce système monstrueux et de trouver des voies pour en sortir. Ou faut-il attendre que ça pourrisse davantage et que le changement se fasse par la violence comme pour la guerre d’indépendance où le système colonial a été contraint soit d’accorder aux indigènes les mêmes droits que les colons, soit d’accorder l’indépendance. Ensuite des colons indigènes ont remplacé les colons européens et des indigènes ont choisi d’aller vivre chez les anciens colons et maintenant les nouveaux indigènes veulent fuire le nouveau colonialisme. Il ne s’agissait donc pas de changer le nom du colon ( Kaddour au lieu de François) mais d’éradiquer le système colonial et ça, ça n’a pas été fait !




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