Édition du
27 March 2017

Discours de Me Ali Yahia à la cérémonie de remise du prix « Alkarama Award » "


AliYahia_geneva11dec09_1Mesdames, Messieurs,

Je remercie la Fondation Alkarama et ses dirigeants, de m’avoir invité à la commémoration du 61ème anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’homme, et de me décerner son premier prix. Je sens d’abord le devoir, le doux devoir, d’évoquer la mémoire de tous les militants des droits de l’homme qui, de par le monde, se sont sacrifiés pour combattre l’oppression qui a enfanté la liberté et la répression qui a enfanté les droits de d’homme.

Le peuple algérien était présent au moment de la préparation du terrain pour libérer le pays du colonialisme par la lutte armée, puis des semailles, des périls et des sacrifices, mais a été écarté au moment de la moisson.

Le régime politique algérien toujours en vigueur s’est imposé en 1962 par la violence, et a remplacé la domination coloniale par la domination d’un clan issu de l’armée des frontières. La devise de « la révolution par le peuple et pour le peuple » a laissé place à une autre : « sans le peuple et contre le peuple », du fait que le droit du peuple algérien à disposer de lui-même, pour lequel il a combattu avec acharnement sept ans et demi durant, est devenu le droit de l’Etat à disposer du peuple.

Toute révolution est grosse de l’évolution qui l’efface. La marginalisation du peuple algérien exclu de tous les centres de décision, érigée en règle de conduite, permet au pouvoir unique, centralisé, dictatorial de se consolider et de se perpétuer.

Les droits de l’homme subissent en Algérie une agression tous azimuts d’une gravité exceptionnelle, et sont en état de légitime défense.

L’actualité politique nous rappelle que les droits de l’homme ne se donnent pas mais se gagnent et se méritent, qu’il faut se battre pour les faire respecter, les consolider, les élargir. Pour les droits de l’homme, la raison d’Etat est le moment où l’Etat déraisonne, perd la raison. Trois raisons sont supérieures à la raison d’Etat : celle du droit contre l’injustice, celle de la liberté contre la tyrannie, celle de l’humanité contre la barbarie.

Les droits et libertés garantis par la Constitution n’ont pas été appliqués, ou ont été amendés dans un sens restrictif par les ordonnances, les décrets législatifs, les décisions réglementaires, et surtout le fait du prince, l’arbitraire de l’administration. Les constitutions, cinq en 47 ans d’indépendance, peu appliquées, sont révisées et usées avant d’avoir servi. Tout ce qui met au grand jour le visage répressif de l’Etat est réduit au silence. Le droit est torturé pour lui faire dire ce que veut le pouvoir politique, à mesure qu’il se pervertit.

A tous ceux qui veulent ignorer les violations graves des droits de l’homme perpétrées par le pouvoir politique, nous rappelons les mots d’Albert Camus : « Maintenant il n’y a plus d’aveugles, de sourds et de muets, mais des complices ».

1— L’état d’urgence

L’état d’urgence est un danger pour la démocratie, les droits de l’homme, les libertés individuelles et collectives.

L’annulation du deuxième tour des élections législatives, suivie du coup d’Etat du 11 janvier 1992, ont engendré l’état d’urgence du 9 février 1992 qui a glissé vers l’état de siège par l’arrêté non publiable du 25 juillet 1993. L’état d’urgence qui est une époque triste de notre histoire, toujours en vigueur, a permis sur le champ, l’ouverture de 9 camps de concentration dans le Sahara, cette horreur du 20ème siècle, où ont été internés 18’000 militants du Front islamique du salut (FIS). L’internement administratif, qui a obligé des milliers d’Algériens à payer leurs convictions politiques et religieuses, par une privation de leur liberté et la perte de leurs moyens d’existence, s’est fait au mépris des lois internes et des pactes et conventions internationaux sur les droits de l’homme ratifiés par l’Algérie, qui édictent que la privation de la liberté de la personne humaine, relève de la justice et non de la lettre de cachet, du pouvoir exécutif.

La levée de l’état d’urgence conditionne la libéralisation des champs politique et médiatique, ainsi que l’exercice des libertés individuelles et collectives.

2— La torture

Cette forme extrême de terreur individualisée est devenue partie intégrante des interrogatoires qu’elle remplace ou accompagne. De très nombreux messages, vérifiés, exprimés avec force, angoisse, détresse et colère, par les détenus, leurs avocats et leurs familles, ont fait état durant les deux décennies écoulées de tortures qui ne sont pas des bavures, des faits isolés ou des accidents de parcours, mais une pratique administrative courante employée par les services de sécurité relevant tant de l’autorité militaire que de l’autorité civile. Pour faire reculer la torture qui est de notoriété publique, l’éradiquer même, il faut des témoins qui parlent, agissent, sensibilisent l’opinion publique.

La Convention internationale sur la torture de 1984, fait obligation aux Etats qui l’ont ratifiée de déférer en justice, sur leur territoire, tout tortionnaire, quelles que soient sa nationalité et celle de ses victimes, et quel que soit le pays où il a trouvé refuge et vit en exil doré, ou est seulement de passage.

3— Le pouvoir

La politique est réduite à la technique de la conquête et de la pratique du pouvoir. L’accès au pouvoir se fait par un coup d’Etat par les armes et par les urnes, ou par un coup d’Etat constitutionnel. Le président Abdelaziz Boutelflika qui est couvert de nombreuses cicatrices du passé, concentre entre ses mains la quasi-totalité du pouvoir qui s’est transformé au cours des années en monarchie républicaine, qui se maintient par l’encadrement policier de la population, la délation généralisée, l’exercice de la répression qui a tendance non pas à régler les problèmes mais à éliminer ceux qui les posent, à régler les contradictions en éliminant les contradicteurs.

Le 3ème mandat est un mandat de trop, obtenu par un coup d’Etat constitutionnel amendant la Constitution pour lui permettre de rester au pouvoir. Il est à la fois chef de l’Etat et de l’exécutif, ministre de la défense, a fait du gouvernement l’annexe de la présidence, et du parlement deux chambres d’enregistrement, veut tout organiser, tout régenter, tout diriger, tout contrôler. Le parlement et la justice ont abdiqué leurs pouvoirs constitutionnels pour se mettre à son service. Le parlement n’est en réalité qu’une maison de retraite lucrative destinée aux cadres des trois partis de la coalition gouvernementale.

Les ministres qui ont sensiblement outrepassé leur crédit politique se maintiennent au-delà de leur utilité. Tous s’évertuent à prévenir les désirs du président, pour éviter la disgrâce ou gagner du grade. La longévité des ministres n’est pas un facteur de stabilité, mais fabrique de la fragilité économique et de l’exaspération sociale. Dans notre monarchie républicaine celui qui est dans l’orbite du président, comme le président lui-même, échappe à la règle commune. On ne peut rien attendre du pouvoir pour débloquer la situation, puisqu’il est lui-même le problème.

4— La justice

Les cours de justice et tribunaux ne sont pas des lieux où la justice est rendue, mais des instances politiques où le pouvoir politique juge ses adversaires. La justice est monopolisée par le pouvoir, n’est que son ombre par sa soumission organique et fonctionnelle, le glissement d’une justice debout et assise, vers une justice à genoux et à plat ventre. Les jugements et arrêts ne sont pas des opérations de justice mais des actes de justice, dans des affaires politiques et d’opinion, en fonction des consignes données par le pouvoir, par ministre de la justice et services de sécurité interposés. Le problème de la dépendance de la justice au pouvoir est posé. Il faut le dire, même le crier, afin de le faire entendre. Il faut rendre à la justice sa dignité et son honneur. Il lui appartient de se mettre à l’heure de l’Etat de droit, de s’imposer par la compétence et l’honnêteté de ses juges, pour mériter le respect des citoyens.

5— La corruption

La corruption florissante est inséparable de l’exercice du pouvoir ; elle gangrène les plus hautes sphères de l’Etat, la justice en premier lieu. Elle est à tous les niveaux et dans tous les domaines. Au niveau économique, de nombreuses transactions se font en argent liquide, en espèces, ce qui facilite la corruption. La corruption est devenue un style de vie et de gouvernement, du fait que la rente pétrolière est gérée de manière féodale, dans l’opacité la plus totale, en dehors de tout contrôle.

L’argent donne le pouvoir, le pouvoir donne encore plus d’argent. Un contrôle rigoureux permettrait de mettre à jour de très nombreux scandales politico-financiers, tant par les sommes détournées, les réseaux impliqués, et la pratique de la corruption généralisée. Un dirigeant qui n’est pas en disgrâce avec le pouvoir, ne peut être poursuivi quand il est en délicatesse avec la justice pour malversation, ni jeté en pâture à l’opinion publique par voie de presse.

6— La démocratie

La démocratie qui est création et contrôle de pouvoir, le régime politique de l’autorité librement consentie et non imposée, se réalise par l’alternance, les contre pouvoirs, la régulation par le droit et l’Etat de droit, qui élargissent l’espace de liberté de citoyens.

La dégradation politique et morale des institutions est due à l’absence d’alternance, qui permet le maintien au pouvoir des mêmes clans et des mêmes intérêts durant une longue période. L’alternance qui ne s’est pas réalisée depuis l’indépendance du pays, reste d’actualité. Il faut solliciter les bonnes volontés, éveiller les esprits, former les consciences, afin que chacun à sa place agissant selon sa propre nature, son propre tempérament, sa propre responsabilité, se mette avec le regard de son intelligence et la sûre intuition de son cœur, au service de la démocratie qui demeure malgré l’ampleur de la tâche source de force, de liberté et de justice, car il n’y a pas de liberté sans justice, ni de justice sans liberté.

C’est vers la réalisation de la démocratie qu’il faut orienter l’action de la jeunesse qui représente la vie, l’espérance, l’avenir, parce qu’il s’agit de son combat et des chances raisonnables de le gagner. Le scrutin, quand il est libre, est une victoire de la démocratie. La fraude électorale, vieille tradition coloniale, amplifiée depuis l’indépendance du pays, bien intégrée dans les mœurs politiques du pays, est au rendez-vous de toutes les élections. Elle porte atteinte à l’autorité de l’Etat et le discrédite, ne légitime ni les élus, ni les institutions. Le truquage des urnes, les élections nominatives, la préfabrication des élus, relèvent du hold-up électoral et du gangstérisme politique. Le boycott est une arme politique dont l’impact psychologique est considérable. Les Algériens ne participent pas en nombre aux élections, car les pratiques qui faussent le scrutin et le libre choix des électeurs sont permanentes. Le Conseil constitutionnel qui est la plus haute juridiction du pays, la seule dotée du pouvoir d’annuler les décisions du suffrage universel que sont la loi et l’élection, n’a pas pris la hauteur nécessaire pour que les Algériens se reconnaissent en lui, c’est une institution au service du pouvoir.

7— La liberté d’expression

Elle est un droit élémentaire de la vie sociale et culturelle, de la création scientifique et artistique. Télévision et radios uniques, moyens d’information et de propagande d’une grande puissance, qui exercent une sorte de dictature douce, fabriquant du prêt à penser qui facilite le décervelage des Algériens, sont là pour rappeler que le pouvoir ne se partage pas, que toute orientation politique, culturelle et sociale, ne peut venir que d’en haut, du Président qui n’accepte aucun contre pouvoir.

La profession de journaliste comporte un grand risque pénal. La première urgence est de condamner la répression qui frappe les journalistes, et qui a atteint avec les dernières incarcérations et condamnations partout dans le monde, l’intolérable qui ne peut être toléré.

8— La liberté religieuse

Elle est inséparable de la liberté d’expression et d’opinion. Elle a été consacrée au niveau international par l’article 18 de la Déclaration universelle des droits de l’homme, et confirmée par l’article 18 du Pacte internationale relatif aux droits civils et politiques du 16 décembre 1966.

Elle a été définie de manière précise par la déclaration des Nations unies du 25 novembre 1981 relative à la lutte contre toutes les formes d’intolérance et de discrimination fondées sur la religion ou la conviction, dans son Article 1er :

« Toute personne a droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion. Ce droit implique la liberté d’avoir une religion ou n’importe quelle conviction de son choix, ainsi que la liberté de manifester sa religion ou sa conviction, individuellement ou en commun, tant en public qu’en privé, par le culte et l’accomplissement des rites, les pratiques et l’enseignement. »

La déclaration de l’UNESCO du 16 novembre 1995 édicte : « La tolérance est la clef de voûte des droits de l’homme, du pluralisme, de la démocratie et de l’Etat de droit ».

Le referendum suisse interdisant la construction de minarets est une atteinte grave à la liberté religieuse.

9— La femme algérienne

Le fait majeur de l’évolution de la société, est la volonté des femmes d’être les égales des hommes. L’égalité, non pas théorique mais réelle des droits, est l’essence même de la constitution. Les performances intellectuelles de la femme sont égales à celles de l’homme : « En tout ce qui ne tient pas au sexe, la femme est l’homme ». Si une Algérienne aime à partager son lit et sa vie avec un homme, et donner un père à ses enfants, elle doit le faire en toute liberté.

10— Les droits économiques et sociaux

La réforme économique est mal conçue, mal expliquée, mal acceptée par la population. L’idéologie ultralibérale suivie par le pouvoir se double d’une pratique dirigeante sans règles ni garde fou qui ouvre la voie au marché informel qui fait la loi. La société révèle trop d’inégalités et d’injustices sociales qui exigent la juste répartition des richesses nationales. Avec sa politique économique, le pouvoir a programmé l’apartheid social qui fait de l’Algérie l’exemple d’une profonde injustice sociale. Il y a une rupture entre, d’une part, une minorité jouissant d’un niveau de vie égal ou supérieur à celui des pays les plus riches du monde, et, de l’autre, la majorité de la population dont le pouvoir d’achat baisse d’année en année et qui n’arrive pas à satisfaire ses besoins les plus élémentaires. Les conflits isolés vont se reproduire avec plus de force, et de manière coordonnée.

11— Les disparitions forcées

Que sont devenus les disparus ? Telle est la véritable question ! Des morts sans sépulture ou des vivants sans existence ?

Leurs familles lancent un cri d’alarme et un appel pressant au pouvoir : « Qu’avez-vous faits des disparus. Vous les avez pris vivants, rendez les nous vivants ! ». Leur nombre est évalué à 20’000. L’Argentine a connu 8960 cas de disparitions et le Chili 3500 cas.

Les conditions politiques et juridiques ne sont pas réunies en Algérie pour juger les commanditaires de crimes contre l’humanité que sont ou étaient au sommet de l’Etat, bénéficiant de l’impunité du fait de leur prééminence au sein du pouvoir qui les absout de tous les crimes.

12— La charte pour la paix et la réconciliation nationale

La réconciliation nationale qui devait être un grand projet politique a été réduite à sa dimension sécuritaire. Elle vise à disculper, à innocenter et à consacrer l’impunité des agents de l’Etat : les militaires, les gendarmes, les policiers, de tous grades, car au regard des faits et en termes de droit, rien ne s’oppose à leur comparution devant la justice, pour violations massives des droits de l’homme et crimes contre l’humanité.

La paix sans la vérité et la justice n’est qu’impunité, qui est un déni de justice.

La stratégie du tout sécuritaire qui rend difficile tout traitement politique de la crise, ne mène qu’à l’échec, car elle est sans perspectives politiques, et ne fait qu’entretenir le cycle de la violence et de la répression. L’Algérie veut l’ordre et la paix, à condition qu’il ne soit pas l’ordre des prisons ni la paix des cimetières.

Droits de l’homme et paix sont les deux aspects indissociables de la vie humaine. Toute initiative de sauver l’un au dépens de l’autre, assurer la paix au dépens de la vérité et de la justice, conduit à l’échec des deux et fait perdurer le cycle de la violence.

Mesdames, Messieurs,

Les droits de l’homme sont agressés partout dans le monde. Les droits de l’homme doivent être défendus partout où ils sont bafoués, quels que soient les pays et les régimes politiques en vigueur, sans passer sous le silence les pays amis ou alliés.

Le principe de souveraineté et de non ingérence dans les affaires intérieures de l’Etat, est en contradiction avec l’universalité des droits de l’homme qui ne connaissent ni frontières géographiques, politiques ou idéologiques, ni non ingérence, du fait qu’ils sont partie intégrante des relations internationales, et jouent un rôle important dans la qualité et l’importance des relations entre Etats.

Depuis plus de deux ans et demi, Gaza est soumise à un blocus infernal. De décembre 2008 à janvier 2009, pendant l’opération « Plomb durci », des avions F16 fournis par les Etats-Unis ont lâché leurs feux infernaux sur le peuple palestinien, faisant 1400 morts dont 400 enfants, 5000 blessés, des destructions massives, laissant la population sans électricité et sans eau. Le massacre d’Israël a fait de Gaza le laboratoire d’Israël pour tester ses armes, du phosphore blanc et de l’uranium appauvri, de la technologie robotique, fournis par les Etats-Unis. Le nettoyage ethnique s’est transformé en un crime de guerre et un crime contre l’humanité comme le souligne le rapport du juge Goldstone.

Le monde entier a assisté avec stupéfaction aux massacres organisés par les Etats-Unis d’Amérique contre les populations d’Afghanistan et d’Irak. A Guantanamo, des centaines de personnes ont été détenues dans des conditions inhumaines. Les responsables de ces crimes conte l’humanité doivent être traduits devant la justice internationale.

Les amalgames reviennent souvent : terrorisme=islamisme=islam. La monté de l’islamophobie dans le monde fait que des musulmans sont pourchassés dans certains pays en raison de leur triple identité : nationale, sociale, confessionnelle.

La refondation des Nations unies pour un nouvel ordre international, est une nécessité politique, et une exigence éthique. La réflexion et l’ouverture de l’esprit et de la pensée doivent décrypter le présent pour mieux comprendre l’avenir, afin de savoir si le sens de l’humanisme peut être régénéré et renouvelé sur le plan international, ou si un nouvel humanisme est possible, et à quelles conditions.

Je vous remercie pour votre attention.

Abdenour Ali-Yahia

Genève, le 11 décembre 2009


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8 Commentaires sur cet article

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  • Tweets that mention Le Quotidien d’Algérie » Discours de Me Ali Yahia à la cérémonie de remise du prix « Alkarama Award » «  — Topsy.com
    13 décembre 2009 at 14 h 05 min - Reply

    […] This post was mentioned on Twitter by Appel 19 Mars 2009, Appel 19 Mars 2009. Appel 19 Mars 2009 said: ’Albert Camus : « Maintenant il n’y a plus d’aveugles, de sourds et de muets, mais des complices ».http://bit.ly/7JaJPs […]




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  • chawki
    13 décembre 2009 at 18 h 21 min - Reply

    Salam,
    baraka Allahou fik maitre Ali Yahia Abdennour.




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  • Kaci Seddiki
    13 décembre 2009 at 18 h 55 min - Reply

    J’ai assisté ,il y a de cela trois jours,à une conversation entre deux personnes ayant exercé d’importantes fonctions durant les années 89-91.Le sujet est terriblement extraordinaire qu’il m’a fait perdre le sommeil .Il m’a même amené à regretter d’avoir prêté l’oreille.
    Vous verrez, à la lecture, la suite qu’il convient de donner à cette histoire qui va certainement (au cas ou elle serait publiée), entraîner des réactions de vos lecteurs.
    La voici, telle qu’elle a été entendue :

    La 1ère personne (brune, grasse et moustachue) : Rappelles-toi comment on l’a aidé lors de son problème !
    -la 2ème personne, frêle mais ben mise : Et comment que je me rappelle ! Trois jours sans dormir…
    -Tu étais près de lui ?
    -Près de lui ? Tu parles ! J’étais son ombre, le suivant partout, de peur qu’il ne glisse ( ?).
    -C’est vrai, il pouvait se laisser aller facilement.
    -On n’assassine pas tous les jours sa femme…
    -Tu veux dire ….l’homme gras ne finit pas sa phrase.
    Son ami, ayant certainement gros sur le cœur, élève un peu la voix,sans se rendre compte :
    -Oui, il a zigouillé sa femme devant moi, à bout portant, sans même lui permettre de placer un mot. Elle est tombée presque aussitôt, le crâne ouvert car la balle est ressortie par la nuque.
    – Un seule balle ? – le gros moustachu baisse la voix et quelques mots m’échappent…
    -Les enfants de Si Khaled n’ont rien dit ? L’interrogation soulève le courroux de l’autre, qui donne l’impression d’avoir été floué :
    -Aucun d’eux n’a été autorisé à la voir ! Il m’a ordonné de les éloigner et je l’ai fait. Je les ai accompagnés jusqu’à la résidence de Zéralda, ou j’ai passé la nuit .Enfin, façon de dire : je n’ai pas fermé l’œil de la nuit, l’oreille collée au téléphone, attendant le moment fatidique –Moment fatidique ? L’arrestation ?
    -Oui, mais il ne s’est rien produit ! La pauvre a été enterrée rapidement.
    -Il n’y a pas d’enquête ? Il n’y a pas d’audition ?
    -Tu plaisantes ? Dans quel pays vis-tu ? Enquête ? Non, mais tu divagues !
    -La loi est claire pourtant ! Le permis doit être délivré par un procureur après le certificat du médecin légiste ….
    – Arrêtes de déconner ! Tu connais, toi, quelqu’un capable de poser des questions à Nezzar ?
    Subitement, j’ai ressenti un froid dans le dos. Je transpirais et j’avais froid en même temps ! Je ne comprenais plus rien et j’avais hâte de m’éloigner.

    Ainsi donc le général Khaled Nezzar a assassiné son épouse et personne n’a bronché !!Ni Chadli Bendjedid, ni le premier ministre de l’époque, ni les ministres, ni les services de sécurité. Rien, personne ! Il ne s’est rien passé ! Circulez !!
    Pourtant, cet homme s’est permis par la suite d’arrêter le processus électoral en organisant un coup d’état, pour empêcher la volonté populaire de s’exprimer, livrant ainsi toute l’Algérie à une aventure dont elle ne se relèvera peut-être jamais !…
    Puissent vos lecteurs apporter plus de précisions.
    Salutations .K.S.




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  • BRAHIM
    13 décembre 2009 at 21 h 44 min - Reply

    Coucou ! Salut mes frères internautes. Je reviens, après une petite pose épistolaire, pour vous dire que je suis très impressionné par ce Discours de Monsieur Ali Yahia à la cérémonie de remise du prix « Alkarama Award » ainsi que l’article de Monsieur Mahri intitulée « L’esprit de Novembre a été trahi par ceux qui ont pris le pouvoir après l’indépendance » que publie le Quotidien d’Algérie. Ya chab El djazair, réveillez-vous !!! Demain des hommes de cette trempe vont disparaître et vous ne trouverez plus devant vous que des individus du genre Bouteflika, Belhadem , Soltani , Ouyahia et Sidi Saîd. Vous savez, y a chab el djaraîr , avec le niveau de plus en plus bas et faible de notre école et de notre université voulu par les dictateurs, les autocrates et monarques (sauf pour leur enfants et famille) qui , depuis l’indépendance, nous maintien délibérément la tête dans la piscine, qui nous coupent le souffle de la liberté, qui nous interdisent la connaissance rationnelle et de l’ouverture sur le monde, vous aurez de moins en moins l’occasion de lire ce genre de contribution . Alors, debout la jeunesse, nous les vieux on peut encore vous aidez mais pas pour longtemps. L’avenir de l’Algérie vous appartient et ne laissez pas ces véreux, ces tricheurs, et ces malhonnêtes décidaient de votre avenir. Tout les jours il faut le leur rappeler.




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  • F. Yahia
    14 décembre 2009 at 19 h 13 min - Reply

    Un accueil chaleureux à cette figure des droits de l’Homme par les Algériens résidents en Suisse, par des diplomates, des politiques et universitaires étrangers. Un seul absent : Aït Ahmed, qui habite à quelques dizaines de km du lieu de la cérémonie. Qu’avons-nous fait au Bon Dieu pour que cette discorde continue à ronger les coeurs de nos hommes politiques.
    Un algérien résidant à Genève (Saconnex d’Arves)




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  • BRAHIM
    14 décembre 2009 at 21 h 33 min - Reply

    Tu as raison cher internaute @F. Yahia de te poser la question de l’absence de Da lhoucine à ce discours important. Et moi, Je suis d’autant étonné et consterné que Da Hocine Aït Ahmed a fait récemment une lettre très signification au Haut-commissaire des Nations Unies aux Droits de l’Homme à partir de Lausanne, le 9 décembre 2009 concernant(si je résume), l’hypocrisie du régime algérien qui fait dans l’agitation en matières de droits de l’homme uniquement quand il a des « dividendes » politiques à récolter. (voir la publication de la lettre Da lhoucine sur ce site même du « Le Quotidien d’Algérie »). En effet, il dit que ce pourvoir aurait eu plus de crédibilité si vraiment la campagne en faveur de la militante sahraoui Aminata Haidar était fondée vraiment sur des principes sincères de « respect des droits des peuples et particulièrement le respect de la personne humaine et la protection des défenseurs des Droits de l’Homme » dans notre pays d’abord. Il cite à cet effet, très justement, le cas du militant à Ghardaïa, Kamel Eddine Fekhar, contre lequel le pouvoir hypocrite a été exécrable, si tu te rappelle bien. Quand on lit le discours de Abdenour ou cette lettre de Da lhoucine, tout se rejoint normalement. Mais hélas, pas de convergence « intelligente ». Et là-dessus, cher @F. Yahia, je suis d’accord avec toi car je crois qu’il y a un gaspillage inouï des forces démocratiques, DU FAIT QUE nos divisions, certes légitimes mais nullement opportunes pour l’instant, PRENNENT LE DESSUS devant les priorités urgentes du combat pour le changement de régime. Hélas, mille fois hélas !!!!!! Cette faiblesse , une fois de plus,sera exploité par les vautours des galonnées des Tagarins, du FLN et de ses complices du triangle de la lâcheté constitué du RND , du MSP et de l’UGTA.




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  • F. Yahia
    15 décembre 2009 at 18 h 18 min - Reply

    Je disais hier dans mon précédent commentaire : qu’avons-nous fait au Bon Dieu pour que cette discorde continue à nous ronger, au sujet de l’absence d’Aït Ahmed à la cérémonie de remise du prix des droits de l’homme à Ali Yahia. et voila qu’aujourd’hui, l’ancien chef de la zone autonome d’Alger, Yacef Saadi, traite sa soeur de lutte Djamila Bouhired de menteuse ! Je ne porte aucun jugement de valeur sur quiconque. Mais je m’interroge : pourquoi tant d’animosité entre nous? Pourquoi cette autodestruction?
    Rabi Yaltaf.




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  • babelouedcity
    21 décembre 2009 at 22 h 56 min - Reply

    une pensée …

    fier de ce prix attribué au maitre ali yahia abdennour pour son gigantesque travail des droits de l’homme et quand est-ce qu’on verra le Dr. Ait-Ahmed sur ce podium pendant qu’il est en vie?




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  • Congrès du Changement Démocratique