Édition du
21 July 2017

la jeunesse algérienne n´admettra jamais d´être écrasée indéfiniment.

SamraouiInterview du colonel Mohamed Samraoui au Quotidien d’Algérie

13 décembre 2009

Seule une poignée d’officiers a eu le courage de dire non à la politique d’éradication d’une partie de la population. Parmi les officiers en retraite, nous notons le général Benyellès. Parmi ceux d’active et qui ont préféré l’exil, on note quelques uns dont vous qui avez accepté de dénoncer publiquement l’horrible répression. Comment expliquez-vous ce silence de vos collègues devant cette horreur et leur acceptation pour certains de participer à ces crimes contre leur propre peuple ?

Il est très difficile de répondre à une question pareille, car au départ de nombreux officiers, sous officiers ou djounouds ignoraient totalement les desseins des généraux « Dafistes » et qu´en fait il s´agissait d´une politique d´éradication d´une partie de la population. La majorité des militaires croyaient qu´ils faisaient leur devoir en voyant les fondements de la république vaciller et qu´il fallait avant tout mettre un terme à l´anarchie qui allait s´emparer du pays et qui risquait de déstabiliser tout le Maghreb.

Avec l´arrivée de feu Mohamed Boudiaf un espoir est né, dans la mesure où par sa probité, son parcours historique irréprochable,  sa non implication dans les magouilles du sérail et son désir de mettre sur rail les institutions du pays qui ont perdu toute crédibilité, il allait imposer une alternative durable.

Avec l´assassinat de Boudiaf, le refus d´envisager une solution politique à la crise et la poursuite de l´option du tout sécuritaire, il était devenu évident que le plan du général Khaled Nezzar consistait surtout au pourrissement de la situation pour que l´Armée soit l´actrice incontournable quant à la solution du drame algérien.

Voici quelques interprétations personnelles pouvant expliquer le silence des officiers face à cette ignoble tragédie.

En dehors du silence complice d´une catégorie d´officiers, qui au nom du principe « terroriste » a préparé des opérations extrêmement juteuses  au terme desquelles des fortunes colossales ont été amassées, la plupart des militaires, à des degrés divers n´avaient pas pris conscience à temps des dégâts qui allaient être causés à la société algérienne,soit par endoctrinement, soit par manque de courage, soit par la peur de la perte des privilèges, soit aussi par les risques encourus, car ne l´oublions pas, de nombreux officiers et pas des moindres ont été mystérieusement éliminés, soit liquidés par le GIA, qui ne s´en prend curieusement qu´aux officiers récalcitrants, soit victimes d´accident de la circulation.

En tout cas dans cette tragédie, chacun répondra à sa conscience.

Vous êtes considéré, comme l’un des principaux opposants au régime d’Alger. Mais qu’en est-il de vos activités politiques?

Sans fausse modestie, je pense que les opposants qui se trouvent en Algérie et qui affrontent la dictature au quotidien ont plus de mérite que moi ; je pense particulièrement aux militants des droits de l´homme, aux syndicalistes libres, et ceux qui luttent contre les dérives du pouvoir depuis l´indépendance.

Quant à mes activités politiques, tant au niveau de RACHAD que du MAOL, elles sont malheureusement gelées depuis décembre 2007, suite à mon arrestation en Espagne. Les autorités allemandes m´ont également recommandé de cesser toute activité politique en attendant la régularisation de ma situation administrative. A ce jour je ne dispose ni d´un passeport ni d´aucune pièce d´identité, je suis en quelque sorte un « SDF » politique, mais cela ne m´empêchera pas de poursuivre le combat pour l´instauration d´un état de droit en Algérie.

En attendant, le juge espagnol vient de classer provisoirement le dossier, ce qui me pousse à plus d´optimisme quant à un éventuel règlement définitif de cette affaire qui m´a causé d´énormes préjudices.

Ce n’est un secret pour personne, que durant les années de sang, lorsqu’une violence inouïe provoquait des dizaines de milliers de morts et des bouleversements tragiques au sein des couches sociales les plus défavorisées, les acteurs les plus visibles, qui avaient interrompu le processus électoral, au prétexte de sauver la république, ont mis à profit cette période de troubles pour s’enrichir. De façon criminelle, du moins frauduleuse. Que pourriez-vous nous dire sur cette immense forfaiture ?

L´Algérie est le seul pays au monde où la rapine et les détournements se font en toute transparence !

Partout ailleurs les fortunes sont bâties sur plusieurs générations, alors qu´en Algérie, un simple fonctionnaire ou un simple comptable peut devenir milliardaire en l´espace de quelques mois, s´il a la chance de connaître ou de s´associer à un décideur.

Il suffit de lire la presse et recenser les scandales – qu´il est inutile d´énumérer tant la chose est devenue banale- pour constater l´ampleur des dégâts à tous les niveaux et dans tous les secteurs qui touchent à l´économie et aux finances.

Grave encore, c´est que même l´armée n´est pas épargnée par les scandales, puisque l´affaire BRC (nom de la firme américaine Brown and Root Candor, filiale de Halliburton dont l´ex-vice président US Dick Cheney et l´ancien secrétaire d´état à la défense  Ronald Rumsfield sont des actionnaires) impliquait des officiers de l´ANP dans les atteintes à la sécurité de l´état ; l´affaire des MIG russes, une transaction conclue frauduleusement par des officiers véreux sans consultation ni procédure légale, qui se sont avérés inopérants et qu´il a fallu les remplacer par des équipements moins obsolètes.

Enfin, tout dernièrement l´implication d´un officier du DRS, en l´occurrence le colonel Khaled, dans l´affaire de corruption liée au projet de l´autoroute est-ouest, et dont les pots de vin touchés,  sont hallucinants.

Il ne s´agit pas de faire un constat, il est hélas très amer, mais il faut absolument mettre un terme à ce nouvel état d´esprit qui se banalise dans la vie sociale algérienne, car à terme c´est la faillite programmée pour le pays. La lutte contre la corruption passe  par une prise de conscience collective qui doit moraliser la vie publique et réhabiliter les audits et les inspections. Il faut des hommes intègres et compétents pour s´attaquer à ce fléau et mettre un terme à la course effrénée vers le gain facile, créant ainsi deux Algérie, celle de la caste qui gravite autour du pouvoir et celle des laisser pour compte que l´on assimilera à des terroristes à la moindre revendication.

Pensez-vous que toute la vérité sur les tragiques évènements qui ont précédé et suivi l’interruption du processus électoral, doit être sue et révélée au peuple algérien, ou pensez-vous, comme le souhaitent certains, que le peuple n’a pas besoin de savoir ?

Même si pour certains « toute vérité n´est pas bonne à dire », je suis un fervent partisan de la vérité, non pas pour pendre X ou Y ou pour réclamer vengeance comme quelques uns ont tendance à croire, mais uniquement par devoir pour les victimes, et pour la mémoire collective afin que de tels dérives ne se reproduisent plus jamais. Des erreurs ont été commises, parfois involontairement certes, mais il est impératif de révéler la vérité avant de tourner la page.

A titre d´exemple je citerai le cas de Abane Ramdane qui a été assassiné par ses frères d´armes alors que pendant près d´un demi siècle cette vérité a été cachée aux algériens qui avait toujours cru à la fable du « héros tombé au champ d´honneur ».

Des fautes ont été commises il n´y a aucun doute la dessus, il faut les assumer et demander pardon, c´est à cette seule condition que l´Algérie effacera les stigmates des années de sang.

Que pourriez-vous nous dire sur l’affaire des moines de Tibéhirine ?

Maintenant que certains dossiers touchant à cette affaire ont été  déclassifiés en France, j´espère que la raison d´Etat ne sera pas invoquée pour faire obstruction à la volonté du juge dans sa quête vers la vérité.

Avant de répondre je voudrai saluer l´abnégation de Mr Armand Veilleux, dans son combat pour la défense de la mémoire des sept moines trappistes.

Maintenant que dire sur l´affaire elle-même ? L´équation est simple, même si elle présente plusieurs inconnues :

Si l´on tient compte des faits incontestables, les deux points essentiels sont, d´une part les moines ont été kidnappés par le GIA, et d´autre part Djamel Zitouni, l´émir du GIA à l´époque avait dans un communiqué revendiqué l´assassinat des moines.

Or Djamel Zitouni était un agent du DRS que manipulait le capitaine Hafid du CTRI de Blida, qui dépendait du colonel Djebbar, qui lui-même dépendait du général Smaïn Lamari. Faites la déduction et vous tombez sur le ou les commanditaires.

Si l´on ajoute les révélations de l´ex-adjudant Tigha (que je considère comme très crédibles) en tant que témoin oculaire, qui affirme que les moines avaient transité par le CTRI de Blida le soir de leur enlèvement, et que durant la même journée le général Smaïn Lamari avait tenu au niveau de ce centre une réunion avec le bras droit de Zitouni et que des véhicules ont été préparés pour des « opérations » dans la région, cela ne fait que renforcer mon sentiment que le kidnapping des moines était bien l´œuvre du DRS et qu´un événement/incident inattendu a précipité leur mort.

On a enfin les révélations, quoique tardives du général Buchwalter, qui était attaché militaire à l´ambassade de France au moment des faits, par conséquent très bien informé des manœuvres qui s´opéraient autour de l´affaire des moines, et qui méritent d´être examinées par la justice.

Une rumeur persistante, et même des révélations organisées, font état d’une laborieuse préparation de Monsieur Saïd Bouteflika pour succéder à son frère, à la tête de l’Etat algérien. Que pouvez-vous nous dire sur cela ?

Tant que cela reste au stade de rumeurs, il n’y a aucune inquiétude à se faire, mais les citoyens doivent se méfier car les décideurs ont pris la fâcheuse habitude de violer la constitution, comme ce fût le cas en novembre 2008 avec le droit au troisième mandat présidentiel.

Avec une assemblée illégitime, une administration rôdée dans la fraude et une police spécialisée dans la répression, tous les ingrédients sont réunis pour faire avaliser les projets du clan au pouvoir, et ce, au mépris de tout bon sens et au mépris surtout des algériens qui aspirent au changement.

De toute manière, dans les pays arabes la tentation est grande de ne céder le pouvoir qu´à sa progéniture ou à sa fratrie, l´exemple de la Syrie semble faire des émules puisque Saddam Hussein en Irak avant l´invasion US de 2003, préparait ses enfants Ouddei et Koussai, tout comme le « guide » libyen, ou le « rais » égyptien Hosni Moubarek qui veulent en faire autant.

A ce rythme nous aurons bientôt des « monarchies républicaines » dans pratiquement tous les états arabes, accélérant par voie de conséquence le recul en matière de démocratie et de libertés fondamentales.

Mr Saïd Bouteflika, comme tout autre citoyen algérien, est libre de créer son propre parti et d´être élu aux plus hautes fonctions de l´état si les algériens le décident, à condition qu´il soit élu lors d´un scrutin honnête et transparent et qu´il n´utilise ni les deniers ni les moyens de l´Etat.

Malheureusement, connaissant le fonctionnement du système en général et de l´administration en particulier, et connaissant la mentalité des décideurs, permettez moi d´avoir des doutes sur l´honnêteté d´un tel scrutin en Algérie.

Depuis quelque temps, on fait croire à l’opinion publique que l’actuel locataire d’El Mouradia a pris le dessus sur l’oligarchie militaire et sur les chefs des « services » et que ces derniers sont « sous sa botte ». La dernière interview du général Benyellès, semble aller dans le même sens. En tant que connaisseur des rouages du commandement militaire, croyez-vous vraiment à cette hypothèse ? Que l’armée ne détient plus le pouvoir réel ?


Lorsqu´on dispose d´une presse aux ordres, et que l´on a un talent indéniable dans l´art de la manipulation, on peut faire tout croire au peuple.

Bouteflika, quoique habile manœuvrier, ne peut en aucun cas se défaire de l´ascendance des marionnettistes. A-t-il réellement le pouvoir de démettre le général Toufik qui est à la tête du DRS depuis bientôt vingt ans ?  Certainement pas !

Peut-il modifier la constitution sans l´aval de l´institution militaire ? Sûrement pas ?

En ce moment nous assistons à une sorte de consensus où chacun trouve son compte tant que le baril de pétrole reste à un niveau relativement élevé. En tout cas une chose est évidente, les anciens du MALG et leur clientèle détiennent les postes clés au niveau des rouages de l´Etat et cette situation risque encore de durer puisque le statu quo arrange tout ceux qui continuent à traire la « vache Algérie ».

Voila pourquoi le changement  doit obligatoirement passer par la dissolution du DRS et la refonte des services avec une nouvelle doctrine, de nouvelles missions et attributions et surtout un contrôle de ces institutions.

Notre pays doit évidemment posséder un organe de renseignement, comme tous les autres pays du monde qui se respectent, mais son action doit être exclusivement orientée sur les objectifs vitaux (missions de contre-espionnage, atteintes à l´économie, protection des secrets, etc…) et ne pas s´immiscer dans les affaires de politique intérieure (surveillance des partis par exemple), dans les affaires de gestion courante (notamment dans les gestions des communes, désignation de gestionnaires, attributions de marchés ou de prêts, etc…). La liberté individuelle doit être garantie et aucun citoyen algérien ne doit être enlevé, détenu au secret ou mis sous écoute sans une réquisition de la justice.

C´est cela le changement avec un retour à la souveraineté populaire, où les élus seront choisis librement, et où les différents pouvoirs seront séparés.

Tant que la justice dépend de l´exécutif et que le juge obéit aux  directives « venues d´en haut », il est impossible de songer à une amorce de changement ; Il est donc fondamental de procéder à l´émergence d´une véritable démocratie qui soit en parfaite harmonie avec nos valeurs et non continuer dans la démagogie avec une démocratie de façade, des députés imposés, un contrôle totalement absent, une presse et une justice aux ordres, une police apte à réprimer tous azimuts et le comble dans tout cela un état d´urgence en vigueur depuis 1992 sous le prétexte sacro-saint de la lutte contre le terrorisme.

Désolé de ne pas partager la thèse selon laquelle l´armée ne détient plus le pouvoir, et je ne serai convaincu du contraire que lorsque les militaires retourneront à leurs casernes et ne se limitent qu´à leurs obligations constitutionnelles.

Pour l´instant la tâche est encore ardue, car nos décideurs qui ont surfé sur de nombreux courants idéologiques depuis l´indépendance – socialisme, islamisme, libéralisme – sont dépourvus de culture démocratique et ne peuvent concevoir des critiques et encore moins envisager une quelconque remise en cause.

Ne pensiez-vous pas que les « événements » tragiques du 5 octobre 88  auraient pu constituer un tournant décisif,  pour faire entrer l’Algérie dans l’ère de la véritable démocratie à l’instar des pays de l’Europe de l’Est, si le régime avait eu le courage de faire son autocritique, pour ne pas dire son mea-culpa, comme l’ont fait d’autres régimes militaires en Amérique latine par exemple (Videla après la débâcle des Malouines ou Pinochet après l’échec de son référendum d’octobre 88)  ?


Je dirai plutôt qu´octobre 1988 fut beaucoup plus une péripétie qu´un tournant décisif, car contrairement au printemps berbère par exemple, ces évènements n´ont rien de spontané, il s´agissait d´une manœuvre du pouvoir – après un déséquilibre des forces en présence- visant à se débarrasser de l´héritage du FLN. En se débarrassant de quelques caciques et après une purge en règle au sein de l´ANP entre 1985 et 1987, les « déserteurs de l´armée française » ont saisi l´opportunité avec la fragilisation du président Chadli (déjà très amoindri par son niveau intellectuel, diminué par son niveau politique, et connu pour sa paresse légendaire) pour verrouiller tous les secteurs sensibles et noyauter l´ensemble des institutions, le seul bémol à leur plan est qu´ils avaient sous-estimé l´impact et la capacité du FIS sur la population profondément attachée à ses valeurs, c´est pourquoi ils ont choisi de renouer avec une certaine élite qu´ils combattaient brutalement quelques mois plus tôt, afin de créer un front anti-islamiste incarné en 1992 par le CNSA.

Cependant, il est honnête de souligner que les militants des droits de l´homme, les démocrates et la « gauche » en général, avaient réussi en octobre 1988 à ébranler le pouvoir, incapable de maîtriser un processus qu´il a lui-même initié, et qui a dû dans la précipitation se résoudre à ouvrir le champs politique, alors qu´il n´envisageait au départ que la permission de « sensibilités » au sein du FLN.

Je me permets aussi d´ajouter que la contestation au pouvoir en place n´a jamais cessé depuis 1962, l´histoire de l´Algérie contemporaine est jalonnée de luttes contre le despotisme symbolisé par le parti unique, avec notamment les démissions successives de Ferhat Abbas, Benyoucef Benkhedda, puis la création du FFS en 1963 suivi de nombreux autres partis s´opposant à la dictature qui s´était installée durablement (PRS de Boudiaf, MDRA de Krim Belkacem et Slimane Amirat,…), printemps berbère en Kabylie en 1980, Novembre 1986 émeutes à Constantine et Sétif, Octobre 1988, Ghardaïa 1987,  Tizi-Ouzou 2001, ….

Les algériens ont affaire à un régime autiste, basé sur une politique répressive, ne tolérant aucune opposition, et qui fait fi de la volonté d´émancipation de tout un peuple, réduit à la misère, à la marginalisation et à l´asservissement.

Aucune comparaison n´est possible entre les généraux Videla ou Pinochet et nos « ex sous officiers de l´armée française », comme il n´y a aucune comparaison entre les généraux latino-américains qui reconnaissent leurs erreurs et qui s´acquittent à les réparer et nos soudards qui sont insensibles à la souffrance de leurs concitoyens.

Le MAOL montre des signes de regain d’activité, notamment par la réactivation de son espace internet, après quelques années d’hibernation. Que pourriez-vous nous dire sur ce sujet?

J´ai mis un terme à mes activités au sein du MAOL depuis que j´ai opté pour la lutte politique avec le mouvement RACHAD en avril 2007, mais je puis vous dire que les militaires du MAOL sont des enfants dignes de l´Algérie, qui militent avec bravoure et abnégation en vue de consacrer les aspirations légitimes des algériens, à savoir, la justice, la paix, la liberté et le recouvrement de la souveraineté populaire.

Quelle est votre appréciation de l’Appel du 19 mars 2009 ?

Il est évident que j´adhère pleinement à cette initiative louable, qui mérite d´être encouragée et portée à l´attention de tous les citoyens sans aucun préjugé idéologique. L´idée même de rassembler toutes les forces sans exclusive est à mon avis un impératif noble, car le changement tant attendu passe obligatoirement par l´union de tous les algériens autour d´un minimum commun pour chasser les imposteurs et redresser la situation avant qu´elle ne devienne irrémédiable.

Les divisions et les zizanies n´ont que trop duré, et ce, au seul profit d´une caste au pouvoir qui pille nos richesses et qui nous précipite vers la médiocrité.

J´espère sincèrement que cet appel soit entendu et que l´on ne s´arrête pas uniquement aux constats, l´heure est venu de passer à l´action. Comme en médecine, le diagnostic est connu, il suffit maintenant à l´opposition de s´entendre sur le traitement pour éviter que la maladie ne se propage, risquant d´aboutir à une amputation, voire au décès. A nous d´agir avant qu´il ne soit trop tard car il n´y a rien à attendre de ce pouvoir ; Et n´ayons pas peur de prendre nos responsabilités, sinon le changement se fera sans nous avec le risque d´une violence certaine, la jeunesse algérienne n´admettra jamais d´être écrasée indéfiniment.

Etes-vous d’accord sur le rôle de l’institution militaire durant la phase de transition, tel que préconisé par cet Appel ?

L´armée doit en toute circonstance observer une neutralité, ceux qui seraient tentés par la politique – et c´est leur droit le plus absolu- doivent renoncer au port de l´uniforme.

L´armée algérienne, de part son passé et le rôle qu´elle a de tout temps joué, devra se désengager totalement de la sphère politique, une fois la période de transition terminée et les nouvelles institutions – élues démocratiquement- mises en place.

Elle veillera aux dispositions constitutionnelles et n´interviendra qu´en cas de circonstances extrêmes ; si un parti refuse l´alternance ou si un autre parti souhaite la partition de l´Algérie par exemple.

En tout cas je ne vois aucun désaccord fondamental par rapport à ce qui est recommandé dans l´appel du 19 mars.

Pensez-vous qu’il existe une possibilité que de jeunes officiers de l’armée algérienne puissent sortir de la logique despotique de l’oligarchie militaro-financière, et initier avec la classe intellectuelle et politique représentative, une dynamique pour un changement pacifique du système et une véritable démocratisation de la vie politique?

Une telle possibilité n´est pas à écarter, je reste persuadé qu´il y a des officiers qui ont à la fois la conscience et la sagesse nécessaires pour prendre du recul et admettre que la démocratie de façade inaugurée à la suite de l´interruption du processus électoral en janvier 1992, ne peut en aucun cas constituer une alternative viable pour le système, qui doit sa survie grâce aux soutiens des pays occidentaux avec qui il entretient des rapports de vassalité (notamment dans la lutte contre l´immigration clandestine, et la « global war on terrorism ») et au prix élevé du pétrole qui assure une paix sociale précaire et des recettes assez substantielles pour équilibrer les déficits.

Il y a quand même une double interrogation qu´il va falloir élucider ; la première est relative à la médiocrité ambiante, donc il est légitime de se poser la question de savoir si des jeunes officiers universitaires sont capables de se hisser au niveau que leur octroie leur statut et s´ils sont prêts à accepter le challenge.

La seconde question est de savoir si des officiers ayant goûté au pouvoir et aux gains faciles, seraient prêts de renoncer à ces privilèges pour engager une dynamique de changement.

Comme je l´ai dit plus haut, la jeunesse algérienne ne restera pas impassible et finira tôt ou tard par se défaire de ses liens de soumissions.

Les émeutes et les violences quasi quotidiennes sont là pour leur rappeler qu’eux aussi doivent s´impliquer au sauvetage de l´Algérie pour éviter d´être jugés et condamnés par l´histoire.

En théorie, tout le monde parle de la nécessité d’un changement radical et pacifique du système politique. Mais en pratique, les personnalités politiques de ce qui reste de la véritable opposition n’arrivent pas à s’entendre sur le plus petit dénominateur commun. Comment expliquez-vous cela ?

L´explication la plus rationnelle à ce phénomène de discorde entre les différents représentants des courants politiques est dû principalement au travail de sape exercé par le DRS pour émietter la société algérienne en enracinant la haine et la méfiance entre les citoyens. C´était la  politique du « diviser pour régner », chère à tous les despotes.

Evidemment lorsque pendant plus de dix ans les représentants de la société civile subissent le matraquage médiatique incessant que les « barbus » veulent les exterminer et qu´inversement les islamistes enduraient une politique ouverte d´éradication, il va de soi que la haine et la méfiance cohabitent et poussent les uns et les autres à rejeter systématiquement tout rapprochement ou toute entente, même si tous s´accordent sur la nécessité de finir avec le pouvoir corrompu.

Face à la menace populaire le système a trouvé une parade qui semble donner ses fruits, puisque l´émiettement de la société favorise les desseins du pouvoir, et ceci a été remarqué en de nombreuses occasions. Dresser les algériens les uns contre les autres est désormais une stratégie très affectionnée par ceux qui continuent à enfoncer les algériens dans le chaos et le malheur, puisque cette « arme » de la division, utilisée dans les années 1970 pour opposer arabisants et francisants, a été reproduite dans les années 1980 pour confronter les islamistes aux démocrates et aujourd´hui pour exacerber les tensions ethniques ou tribales (chaambas contre mozabites, kabyles contre arabes, …).

Il s´agit de ne plus tomber dans ce piège, car l´Algérie appartient à tous les algériens et il leur appartient de revaloriser la notion de respect. On peut ne pas être d´accord sur un programme ou sur un choix sans pour autant être des ennemis, ou vouloir à tout prix réduire au silence celui ou celle avec qui on n´est pas d´accord. C´est justement ce devoir que doivent s´imposer les dirigeants de l´appel du 19 mars pour rassembler le maximum d´algériens autour de cette initiative, les aider à surmonter leurs différends et les sensibiliser sur l´adhésion  à ce « dénominateur commun ».

Etes-vous prêt, en tant que figure de l’opposition réelle à ce régime illégitime, à rejoindre à l’avenir un éventuel front national du changement, sur la base d’un compromis politique clair entre toutes les forces politiques représentatives en vue de l’instauration d’un véritable Etat de Droit ?

Après avoir tout sacrifié pour que les algériens se débarrassent des parasites qui les gouvernent, retrouvent leur dignité perdue et que s´édifie un état de droit basé sur nos valeurs telles que prônées par la déclaration du 1er Novembre 1954, je n´ai pas à rejoindre un éventuel front national puisque je m´y trouve déjà.

L´objectif pour lequel je me bats, est et a été toujours le changement radical par les voies pacifiques jusqu´au recouvrement de notre liberté, de notre dignité et de notre souveraineté usurpée.

Comment envisagez-vous l’avenir pour notre pays ?

Seul Dieu peut répondre à cette question. Le professeur Addi El Houari y voit les germes d´une « Somalisation », et il n´a pas tout à fait tort, car une chute des prix du pétrole précipiterait l´économie du pays vers la faillite et aggraverait les tensions sociales qui pourraient mener le pays vers une catastrophe.

Je ne souhaite pas ce scénario aux algériens, mais l´incapacité manifeste des pouvoirs publics à résoudre certains problèmes du quotidien (chômage, emploi, précarité sanitaire, niveau éducatif, lutte contre la corruption,…) alors que les caisses de l´état sont pleines, me laisse un peu dubitatif.

Un dernier mot ?

Merci de m´avoir permis de m´exprimer et je souhaite aux dirigeants de l´appel du 19 mars, ainsi qu´à tous ceux qui luttent pour l´instauration d´une deuxième république, de poursuivre dans la voie que nos glorieux martyrs nous ont tracé. Grâce à l´effort de tous, le train sera remis sur les rails et que l´année 2010 soit une année de paix, de bonheur et de joie pour les algériens, qui doivent s´inspirer de nos vaillants footballeurs – que je félicite au passage pour leur esprit combatif et une qualification hautement méritée- pour s´unir, se mobiliser et exiger le départ des imposteurs.


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77 Commentaires sur cet article

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  • mohamed
    14 décembre 2009 at 3 h 13 min - Reply

    Tres bon resume de ce qui se passe reellement dans notre pays. Une question: comment envisager un engagement du peuple Algerien dans ce changement sachant d’une part qu’il n’est pas dupe mais d’autre part ne vois pas l’importance du changement vu de loin. L’Algerien d’aujourd’hui n’est pas politise, leur premiere priority c’est le quotidien, la classe intelectuelle vit en France pour la majorite. D’autre part la quantitie d’information aujourd’hui disponible grace au web est siderante; combien d’Algeriens y ont access. Pour nous vivant a l’etranger, on voit les choses d’une facon alors que les locaux la voit d’une autre. Il y a qlq part un ecart dont on realise pas l’importance. En plus de la manipulation d’un peuple amoindri par la terreur et la peur et la « fitna ». Il doit y avoir un mecanisme pour engager le peuple dans une resistance sans se laisser manipuler encore une fois et ceder a la provocation et la violence que nous connaissons tous bien (arme du pouvoir depuis toujours). Comment sensibiliser le peuple de facon a ce qu’il ne sombre pas dans la violence. Ce peuple n’a plus confiance en qui que ce soit. L’autre moitie du peuple est completement drogue par le « bouteflikanisme » c.a.d dependence du pouvoir en matiere sociale (logement, travail, sante, et meme les moutons de l’Aid). cette partie du peuple qui applaudie a toute occasion et scande longue vie to president.
    Que peux faire les forces de resistances qui vivent a l’etranger? comment peut-ont exercer une pression sur les gouvernements des pays hotes? il faut une composante politique qui engage aussi l’Europe, et possiblement les US et maintenant le Canada avec qui les relations economiques commencent a prendre de l’ampleur, un pays qui n’a pas de lien historique avec l’Algerie mais aussi un pays dont l’opinion politique, la democratie ont une longue histoire pour un pays jeune.




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  • Adel
    14 décembre 2009 at 20 h 12 min - Reply

    Deux remarques :

    1- Je pense qu’on devrait renoncer définitivement à l’idée que la société algérienne est monolithique et que tous ses membres (ou du moins ceux qui font partie de ce qu’il est convenu d’appeler « l’élite » – ou les « élites ») ont la même vision de ce que l’Algérie doit être et dans quelle direction elle doit aller, et que les divisions sont l’œuvre du DRS. Il y a dans notre société des forces, organisées ou non en partis, qui ont une perception différente sur certains problèmes importants. La divergence sur la question des langues est une réalité, de même que celle sur la relation qui doit exister entre l’islam et la politique. Le modèle économique (rôle de l’Etat, gestion des hydrocarbures, etc.), la politique de la santé, celle de l’éducation, sont autant de sujets sur lesquels les Algériens n’ont pas la même opinion. C’est pour cela qu’il y a des partis politiques, chacun avec son programme spécifique qui contient les réponses de ce parti aux questions évoquées ci-dessus. Notre société est-elle capable de gérer ces divergences pacifiquement, en permettant au parti qui obtient la majorité des suffrages d’appliquer son programme ? Toute la question est là. Ce n’est pas évident. A titre d’exemple, supposons qu’un parti qui ne reconnaisse que l’arabe comme langue nationale et officielle en Algérie accède au pouvoir, les populations de Kabylie accepteront-elles que ce parti applique sa politique ? Il ne sert à rien d’éluder ces questions, car elles resurgiront toujours. Nous devons faire une analyse très affinée de la société algérienne afin de dégager un modèle réellement représentatif. Il ne suffit pas de dire, par exemple, que notre identité est définie par l’islam, l’amazighité et l’arabité. Oui, le peuple algérien est musulman, mais comment devons nous réagir si le parti au pouvoir décide d’imposer une tenue jugée seule conforme aux principes de l’islam et que du jour au lendemain tous ceux qui ne s’y conforment pas deviennent des hors-la-loi? La majorité des femmes algériennes se sentent et se disent musulmanes. Il y en a pourtant qui portent le djilbab, d’autres le hidjab, d’autres encore le jean et un foulard et d’autres une tenue « européenne ». Est-ce que le parti qui gouverne le pays a le droit de décider, en votant une loi au parlement, que seul le djilbab est une tenue islamique et qu’en vertu du fait que l’islam fait partie de notre identité, toutes les autres tenues seront interdites ? La question de la place et du rôle de la politique par rapport à l’islam et celle des langues, qui ont par le passé surgi dans le champ politique et social sous une forme violente, doivent être débattues calmement afin que tous les Algériens sachent à quoi s’en tenir. Une unité de façade qui passe sous silence ces questions qui dérangent n’aboutira qu’à de nouveaux dégâts. Il y a lieu de repartir sur de bonnes bases, car il n’y aura pas de deuxième chance.

    2- Nous devons dépasser les vœux pieux et commencer à œuvrer concrètement pour le changement. Il y a des partis et des personnalités politiques qui, depuis le début de la crise, se sont inscrites dans une certaine neutralité. Je pense que ce sont ces forces qui peuvent constituer le moteur du processus de changement et qui doivent commencer par s’unir. Il est hors de doute que la première étape est de mettre en place une structure d’action commune qui élaborera un programme. Cela fait, la clé de la réussite sera la communication. Ceux qui œuvrent pour le changement doivent montrer au peuple algérien qu’ils existent, que des personnalités crédibles sont parmi eux et qu’ils ont un programme pour sortir le pays de l’impasse. Chaîne de télévision, site web, forum, journal, etc., aucun moyen ne doit être négligé pour porter la bonne nouvelle dans la plus modeste chaumière afin de redonner espoir au peuple algérien et lui faire comprendre que le régime actuel n’est pas une fatalité. C’est à ce moment-là que ceux qui œuvrent pour le changement apparaîtront aux yeux de tous comme une alternative crédible, que ceux qui hésitent ou qui soutiennent le pouvoir sans réelle conviction se joindront au mouvement et que le changement se produira. Inchallah.




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  • zehira houfani
    14 décembre 2009 at 22 h 43 min - Reply

    Sans entrer dans les détails de l’entretien, je trouve excellente l’initiative d’inviter les acteurs de l’opposition à se prononcer personnellement sur le projet de changement démocratique. Si les positions de M. Samraoui sont connues dans le milieu politique, c’est important qu’il adhère à l’Appel du 19 mars.

    Je souhaite que la coordination puisse approcher de la même manière d’autres personnalités et leaders afin qu’ils s’expriment surtout sur l’Appel et le projet de changement en construction.
    Nous savons qu’actuellement le plus difficile travail est fourni par la coordination du projet. Nous savons aussi que cette mission serait sensiblement moins laborieuse et plus efficace si elle se faisait dans le cadre d’une union des principaux acteurs de cette opposition.
    Oui, en Algérie comme ailleurs dans le monde, il y a différents courants de pensées, la vision des uns ne convient pas forcément aux autres, etc. mais c’est l’essence même de la démocratie, c’est d’élaborer des compromis viables pour tous les groupes de la société. N’est-ce pas que la politique c’est l’art du compromis. De toute façon, les Algériens n’ont pas d’autres choix que de s’entendre sur un minimum. Autrement, le risque est grand d’une explosion incontrôlable de notre jeunesse. Alors, c’est aux leaders qu’échoue le rôle de produire ou de faire en sorte que se produise ce Compromis. Quant à nos aînés, messieurs Ali-Yahia, Mehri, Aït-Ahmed, (désolé de ne pas tous les citer), ils pourraient apporter leur caution par une sorte de patronage du mouvement. J’espère que d’autres personnalités viendront sur cette tribune exprimer leur adhésion au projet et insuffler un véritable espoir de changement pour notre peuple.




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  • Rédaction
    15 décembre 2009 at 13 h 02 min - Reply

    Quelle est la cause véritable de la mésentente, voire des conflits, entre les officiers de l’ANP qui ont fui le pays pour dénoncer les agissements de la junte ?
    DB




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  • Hamma
    15 décembre 2009 at 16 h 13 min - Reply

    Salam.

    A la question pertinente du frère Djamel Eddine, je répondrai que la réponse est chez les officiers du MAOL et certains officiers qui ne sont pas dans cette structure, et que le frère Djamel Eddine a aussi la ou les réponses du moins en partie.

    Nous autres internautes Algériens n’avons que des brides de réponses et que chacun de nous apportera avec la ferme conviction que la vérité n’a pas été toute dite ou au plus grave en partie ou totalement déformée. Je pense que la question mérite d’ouvrir un autre débat avec Mr.Samraoui ou toute autre personne apte à apporter des réponses claires et précises et surtout sans parti pris, car il sagit d’un événement authentique de l’histoire d’Algérie et de « ses sales guerres ».

    Fraternellement.

    Salam.




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  • l.leila
    15 décembre 2009 at 20 h 10 min - Reply

    Bonsoir,
    Les jeunes étudiants qui embrassent la carrière militaire sont plutôt attirés par les privilèges de type matérialiste, que par l’engagement de protéger et de défendre la population civile. Pourrait-ils, une fois sur terrain – et officiers-, respecter une certaine ligne politique, sachant que leurs supérieurs – mis à part les tyrans – ne sont pas leurs égaux devant la justice? Car nous savons à quel point cette institution est gangrenée.




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  • sphynx
    16 décembre 2009 at 12 h 52 min - Reply

    allah yerrahmek ya SI MERBAH.




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  • Beznassi
    16 décembre 2009 at 15 h 45 min - Reply

    Le mal est connu, donc agissons !




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  • minou
    16 décembre 2009 at 16 h 16 min - Reply

    je suis d’ accord avec l.leila Qui s’ assemble se ressemble.Nos « cerveaux », Nos petits » Einstein »,nos « genies », qui ont intégres l’ armée, ne l’ ont pas fait par vocation, mais par opportunisme.Des jeunes de mon quartier avec 14, voir 15 au bac, pleuraient pour acceder au concours des sous- off ,devenir militaire ,rien que pour s’ enrichir, epouser une europeene, construire 3 ou 4 chateaux, posseder 3 ou 4 maitresses,assurer l’ avenir à ces enfants et sauver sa famille ,voyager gratos(attaché militaire dans les ambassades algeriennes à l ‘etranger ),etc.alors si vous compter sur cette jeunesse là(qui partage les valeurs des assassins) monsieur SAMRAOUI, vous etes decidemment bien NAIF.Ne dit on pas que la fin justifie les moyens et que sciences sans conscience, n’ est que ruine de l’ ame.Machiavel et satan ,reunis, ont l’ air de petits anges devant les fourberies du DRS ,de leur technique averée , de l’ endoctrinement et du lavage de cerveau.La solution est ailleurs .




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  • jnsplu
    17 décembre 2009 at 11 h 18 min - Reply

    L’Algérie une et indivisible.

    L’Algérie est elle une ou plurielle ? Doit on renoncer définitivement à l’idée que l’Algérie est homogène et au contraire affirmer qu’elle est divisée, le reconnaître et en tirer les conclusions ? Si l’on écoute certains avec leurs analyses superficielles et sans profondeur on est tenté de le croire. Et d’ailleurs dès qu’il le peuvent, ils viennent fourrer leur marchandise avariée.

    Mais alors comment expliquer que subitement à l’occasion d’un simple match de foot ball elle est redevenue pour quelques jours une nation et tous les Algériens se sont ressentis une fraterie envers les autres Algériens et se sont solidarisés à l’égard d’un autre pays musulman ? Toute l’Algérie était impliquée, toute…

    Aucune institution en Algérie ne peut se targuer de détenir a force quelle que soit son niveau d’organisation, car la force des institutions n’a aucune base populaire réelle .
    Aucun parti ne détient de force car celle ci ne repose que sur le nombre de ses adhérents et la chose politique en Algérie est devenue telle que les gens réellement honnetes s’en désinteressent totalement, ce qui implique que la base populaire manque aux partis.

    Aucune personnalité ne saurait prétendre à un crédit quelconque sur le plan politique. C’est donc le vide total et tout le monde en est conscient.

    Pourtant le paradoxe est que seul un pouvoir réellement représentatif peut mobiliser les forces de ce pays et les canaliser vers une convergence que tous les Algériens souhaitent à leur pays. Seul un pouvoir donnant aux impulsions populaires un cadre ou elles peuvent s’exprimer librement peut amener au changement des mentalités et des comportements, l’exemple du match Algérie Egypte en est l’éteincelante démonstration ou le pouvoir pourtant décrié de toutes parts s’est vu saisir l’occasion de mobiliser les forces vives de la nation autour d’un …avatar.

    Le pouvoir de l’Etat est le dépositaire des ressources nationales et de leur affectation. Il est le dépositaire de la souveraineté nationale qu’il exerce au nom du peuple. Il doit jouir à cet effet d’une confiance populaire à toute épreuve. Si cette confiance vacille, c’est tout le pays qui vacille. La question est: Comment réorganiser cette confiance ? Car nous sommes revenus au bas de l’échelle sur le plan politique et nous devons tout reconstruire avant l’effondrement total. De préférence rapidement avant l’épuisement des ressources pétrolifères ou une chute de leur prix, ce qui serait catastrophique, tout le monde le sait.

    Les questions relatives à notre identité nationale ne sont un sujet de controverse que dans ce contexte de déchirement que vit la société Algérienne démunie de repères et qui tente désespérément de s’aggripper à tout ce qui peut sécuriser l’individu.

    Ce dernier se sent dépassé par des forces sur lesquelles il n’a aucune prise et qu’aucune institution n’est capable de l’en prémunir, au contraire, sa confiance en ses institutions est ébranlée, ce qui augmente son appréhension et le sentiment de son insécurité à tous points de vue.

    Dans ces conditions, il est normal qu’il tente de se rallier à des sous groupes qui lui assurent un sentiment de sécurité dont il a grandement besoin. Mais ce ralliement ne signifie en aucun cas qu’il accepte que l’Algérie se désagrège.

    La faiblesse de l’Etat, évidente et résultat de tous ces tiraillements participe à amplifier le sentiment de cette insécurité ambiant, ce qui aspire le pays dans une spirale infernale.

    Dans aucun pays au monde il n’y a consensus entre l’ensemble du peuple sur les choix stratégiques, ce n’est pas pour autant qu’on doit dire qu’un pays est pluriel. Les choix stratégiques se fondent sur des programmes de construction d’un pays et interpellent les partis politiques qui s’y inscrivent avec leur optique qui peut différer et qui donne son cachet à l’édification du pays durant les courtes périodes ou ces partis ont vu leur programme politique accepté par la MAJORITE et amené à un vote en leur faveur qui leur permette d’apporter leur pierre à l’édification du pays.

    Les secteurs de la santé, de l’éducation, de la culture et autres prennent ensuite et après l’élaboration d’une constitution par une assemblée constituante, sous la houlette de ces partis des chemins plus ou moins prononcés qui seront rectifiés le cas échéant durant les mandats suivants. C’est cela ce qu’on appelle la démocratie en termes modernes.

    Il faut distinguer entre les questions de mode et les questions d’identité. La mode n’est pas l’identité. Ce qu’on perçoit actuellement en matière d’habillement, parfois d’accoutrement et de comportement n’est que le résultat d’une métamorphose mondiale des relations humaines, des moyens d’information qui relient les hommes et du contenu de cette information qui sort du cadre traditionnel de la région et du pays pour être globalisante et globale.

    Cette situation qui participe au sentiment d’insécurité par l’accentuation de la recherche de repères dans notre pays et donc de la perte des repères traditionnels et nous amène à nous poser des questions identitaires, ce qui au demeurant n’est pas propre à l’Algérie.

    Aucun parti politique n’est en mesure de mobiliser le peuple, tous sont discrédités, soit par leur adhésion à ce qui s’est passé, soit par leur inertie et cela devrait tot ou tard les écarter définitivement de la scène politique. Il faudra reparttir sur de nouvelles bases .

    D’autres régions d’Algérie, possèdent des caractéristiques propres et si on se mettait à exacerber ces caractéristiques on trouverait une multitude de nations en Algérie. Ce n’est pas parce que les populations de ces régions ne revendiquent pas leur identité qu’ils n’en sont pas conscients, mais c’est qu’ils privilégient le creuset national à ce sentiment d’appartenance régionale.

    Il est criminel en effet de tenter de dissocier de l’Algérie telle ou telle région sous prétexte qu’il y a des différences entre elle et d’autres régions. Tous les pays en ont, c’est dans la nature des choses, la différence, c’est que dans les autres pays le pouvoir de l’état est représentatif et donc fort de sa base populaire.




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  • jnsplu
    17 décembre 2009 at 11 h 44 min - Reply

    La naiveté c’est de croire qu’ailleurs, sous d’autres cieux, les gens ne rêvent pas de s’enrichir rapidement. C’est de croire que vouloir s’enrichir est malsain. Rien n’est plus naturel pour l’homme que de vouloir améliorer son sort et celui de sa progéniture et sécuriser son avenir des coups du sort. Mais…il y a des moyens qu’on peut utiliser et d’autres qu’on ne peut. Et sous d’autres cieux ce n’est pas laissé au hasard ni à la simple morale de chacun mais dépend d’une structuration de la trame sociale qui ne laisse aucune marge de manoeuvre aux voleurs mais au contraire privilégie l’esprit d’entreprise, le goût du risque et de l’aventure et surtout de l’effort soutenu qui permet aux meilleurs de surgir vers le soleil flamboyant de l’avenir.

    Notre armée n’est ni pire ni meilleure que les autres armées du monde. Elle est ce qu’on a voulu faire d’elle au départ, à l’indépendance, un outil de domination d’un groupe assoiffé de pouvoir et dont l’ambition première était de confisquer la volonté de ce peuple pour la mettre à son profit. En tant qu’outil de domination, notre armée s’est organisée de façon à cultiver le secret non pas dans le but de privilégier la sécurité du pays, mais à plutôt à privilégier la sécurité des donneurs d’ordres car la transparence n’arrangerait pas leurs intêrêts et l’information dans l’armée a toujours été le point cardinal sur lequel se basait l’action de ceux qui l’utilisent à leurs fins. On l’a organisée aussi de façon à ce que ceux qui grimpent dans la hiérarchie ne soient pas souvent les plus compétents mais plutot les plus enclins à accepter les ordres les moins moraux. En somme notre armée à été organisée comme tout le reste des structures de façon à privilégier la capacité d’accointance sur la capacité de pensée et d’action. Et cela à créé une culture …militaire Algérienne.

    Comme dans la population des voix s’élèvent pour combattre cette culture, dans l’armée aussi des voix s’élèvent bien que marginales, car bien que cette armée soit un outil perverti, on ne peut incriminer l’outil qui reste propre dans sa globalité de même que les populations Algériennes restent propres dans leur globalité bien qu’on lui ait insufflé le goût du gain facile, le moindre effort et la manoeuvre payante et amorale.




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  • Kaci Seddiki
    17 décembre 2009 at 18 h 58 min - Reply

    Kamel Bouchama vire sa cuti

    Le journal El Watan a publié récemment une contrition signée de Kamel Bouchama, ex ministre des sports, ex ambassadeur,ex membre du comité central du FLN,ex responsable de l’organisation de l’année culturelle arabe en Algérie (dont il démissionné avant le démarrage effectif) etc.

    Le contenu- traitant, comme beaucoup d’autres, des effets de l’après match Algérie -Egypte- n’aurait pas retenu l’intérêt des lecteurs, s’il ne soulevait pas un problème de déontologie,car voila un homme qui a « sévi » pendant de longues années,en profitant de l’autorité sans faille de son maître penser : j’ai nommé Messadia Mohamed Chérif,responsable de l’appareil du parti (FLN) durant les périodes Chadli de triste mémoire.

    Bouchama – littéralement l’homme à la cicatrice –s’en prend aux égyptiens (sans discernement, bien sur)coupables de s’en prendre aux algériens, passé, présent et futur. C’est bien, c’est même très bien. Sauf que cela vient de lui et c’est là justement, qu’il y a problème.

    Problème dans le sens ou toutes ces dénonciations, venues si tard, mettent mal à l’aise. Voila un homme qui a profité de l’autorité de son mentor (qui faisait par ailleurs les gorges profondes dans rues algéroise) pour faire ses volontés à la tête du ministère de la jeunesse et des sports et Saadane en garde encore des séquelles. Le pauvre a subi l’autorité de ce dernier pendant la période ou il portait le tire d’entraîneur de l’équipe d’Algérie sans pouvoir choisir ne serait qu’un seul joueur.

    La rue rapportait que c’était Messaadia qui faisait et défaisait l’EN et les joueurs de l’époque en étaient convaincus. Mais à ce jour, aucun n’est venu apporter un semblant de preuve de cet état de fait. La réalité est toute autre : c’était Bouchama qui faisait le sélectionneur en s’appuyant sur la caution de Messaadia. Il disait et rejetait que c’était l’instruction de Messaadia, mais force est de constater que ce dernier avait d’autres préoccupations que celle de faire ou de défaire l’EN. Encore faut-il qu’il sache distinguer entre un milieu récupérateur d’un demi défensif.

    C’est donc l’homme à la cicatrice – Bou chama – exerçait son autoritarisme sur Saadane en l’obligeant à écarter tel joueur local pour appeler un joueur émigré au grand dam des autres joueurs. C’est ainsi que Fergani a été écarté par Saadane la mort dans l’âme sur instruction de Bouchama qui intronisait des joueurs « professionnels »selon des critères connus de lui seul. Même la démission à laquelle songeait Saadane était impossible : Le ministre lui avait clairement signifié sa révocation de son poste à la direction des sports aucun ou il s’aviserait d’y penser !

    Fergani payait ainsi l’animosité de ce ministre qui n’a pas avalé le fait qu’il ait rejoint la JSK et surtout son aura au niveau des joueurs de l’EN qui aurait pu être d’un apport à Saadane dans la maîtrise des joueurs. Il fallait aussi lui faire payer son amitié avec Mahieddine Khalef, le seul qui osé lui tenir tête : Une fois, Bouchama s’est essayé, en tentant de faire suspendre Khalef pour un mois. Deux jours après, il est venu, penaud, annoncer une grâce à l’occasion d’une fête quelconque. Le mystère a été découvert quand on a lu que la JSK déclarait forfait pour toutes les compétitions ! Affolé, le ministre s’est dépêché d’annuler sa propre décision.
    La débâcle a été supportée uniquement par le pauvre Saadane, qui au retour de la coupe du monde 86, s’est vu menacé de mort et son foyer presque sans que le responsable réel de ce fiasco ne soit inquiété, fort de la protection de Messadia.

    Si Messaadia n’est plus de ce monde, les autres protagonistes sont présents et peuvent apporter la contradiction, autant que faire se peut.

    A présent, Bouchama déclare,tout honte bue,ses origines berbères,en citant des héros de l’antiquité et même post-antiquité .Il oublie que pendant des années,lui et ses semblables du parti et du gouvernement,donnaient la chasse à tout ce qui pouvait un temps soit peu rappeler ne serait ce qu’une odeur berbère. Le parti se gargarisait de son appartenance inique et unique à la fratrie arabe, excluant tout ce qui n’était pas ou ne s’exprimait pas en arabe.
    La chasse était ouverte et tous ceux qui ne pensaient pas comme le voulait le régime étaient soient exilés ; soit arrêtés et emprisonnés pour atteinte à la sécurité de l’état. SVP ! Il en va ainsi de Said Saadi, Arezki et Mokrane Ait Larbi, Ait Menguellet et Ferhat Mehenni. Il faut ajouter à cette liste (non exhaustive) le vénérable maître Ali Yahia Abdenour !
    Certains ont sauvé leur peau avec des séquelles indélébiles : Ferhat a eu le nez cassé et Said Saadi un œil en piteux état. D’autres ont laissé leur vie à l’image de Mohamed Haroun(Rahimahou Allah),parti à la fleur de l’âge des suites des tortures subies.
    Dans ce cadre, il faut rappeler la complicité de Boualem Baki,alors ministre de la justice,qui ,au lieu de s’occuper des dossiers des magistrats faussaires que lui soumettait Mr Mellouk,ordonnait aux gardiens des prisons oû étaient détenus ces fervents défenseurs de la démocratie de maltraiter ces derniers ,de les priver de parloirs,de nourriture et communication. Les gardiens ayant exercé dans les sinistres Lambèse (Tazoult) ou Berrouaghia peuvent en témoigner s’ils sont sollicités. Les gardiens diront aussi comment ils chargeaient les délinquants locaux de casser tous les véhicules, stationnés devant les prisons, portant des immatriculations du centre du pays.
    Est –il besoin de préciser que Boualem Baki tirait sa « légitimé » de l’aide efficiente apportée à Chadli Bendjedid pour convoler en justes noces avec l’une des héritières des grandes familles de la région oranaise ? On le dit pieux descendant de la famille maraboutique de Labiod Sidi Cheikh. Possible. Mais il n’a rien fait pour mériter cette dignité religieuse, car, il n’a pas levé le petit doigt pour stopper la conduite de son fils qui passait son temps à trousser les jeunes filles du ministère de la justice, profitant de sa position. On raconte même qu’une jeune et très belle jeune fille a été contrainte de s’exiler dans une autre région, sur ordre du ministre, pour éviter de réparer le méfait de son rejeton. Un digne homme de religion aurait agi de cette façon à votre avis ?

    Tout cela pour dire à Bouchama et ses coreligionnaires : Fakou !! La contribution livrée à El Watan ne peut pas cacher la forêt des méfaits subis par les algériens et si l’Egypte a agi de la sorte,c’est en grande partie à cause des gens comme lui,qui ont, durant de longues années,contribué à asseoir l’hégémonie de ce pays,uniquement pour perdurer au sommet de l’état algérien,poussant les algériens à s’autodétruire, en leur fournissant tout ce qui peut les diviser.
    Par ailleurs, le contenu n’a pas relevé la conduite antérieure ni montré un tant soit peu de regrets. Il me semble qu’il regrette plutôt le comportement des égyptiens plus qu’autre chose. Ce comportement aurait pu passer inaperçu, n’eut été la présence de ce journaliste de canal+ que l’on ne remerciera jamais assez .Tant les égyptiens ont pris l’habitude bous nous éliminer sur leur terrain de foot et de nous battre à l’entrée et à la sortie ,sans que Bouchama et ses semblables lèvent le petit doigt .
    Il me souvient d’un match retour livré par la JSK ou le MCA au Caire. Le reporter algérien s’appelle Mohamed Merzougui. Il a commencé a relater les faits à l’unique chaîne de radio .Il a été stoppé net par l’animateur : A l’époque (même à présent)le parti FLN exerce une autorité sans faille sur les médias .Le patron de l’époque était Messaadia et son ministre de la jeunesse et des sports s’appelait Kamel Bouchama !

    Kamel Bouchama se plait à rappeler ses origines .Dois –je lui rappeler que pour parler de ces dernières, on dit imazighen, pas les amazighs !!

    Kamel Bouchama vire sa cuti

    Par K.Seddiki
    Le journal El Watan a publié récemment une contrition signée de Kamel Bouchama, ex ministre des sports, ex ambassadeur,ex membre du comité central du FLN,ex responsable de l’organisation de l’année culturelle arabe en Algérie (dont il démissionné avant le démarrage effectif) etc.

    Le contenu- traitant, comme beaucoup d’autres, des effets de l’après match Algérie -Egypte- n’aurait pas retenu l’intérêt des lecteurs, s’il ne soulevait pas un problème de déontologie,car voila un homme qui a « sévi » pendant de longues années,en profitant de l’autorité sans faille de son maître penser : j’ai nommé Messadia Mohamed Chérif,responsable de l’appareil du parti (FLN) durant les périodes Chadli de triste mémoire.

    Bouchama – littéralement l’homme à la cicatrice –s’en prend aux égyptiens (sans discernement, bien sur)coupables de s’en prendre aux algériens, passé, présent et futur. C’est bien, c’est même très bien. Sauf que cela vient de lui et c’est là justement, qu’il y a problème.

    Problème dans le sens ou toutes ces dénonciations, venues si tard, mettent mal à l’aise. Voila un homme qui a profité de l’autorité de son mentor (qui faisait par ailleurs les gorges profondes dans rues algéroise) pour faire ses volontés à la tête du ministère de la jeunesse et des sports et Saadane en garde encore des séquelles. Le pauvre a subi l’autorité de ce dernier pendant la période ou il portait le tire d’entraîneur de l’équipe d’Algérie sans pouvoir choisir ne serait qu’un seul joueur.

    La rue rapportait que c’était Messaadia qui faisait et défaisait l’EN et les joueurs de l’époque en étaient convaincus. Mais à ce jour, aucun n’est venu apporter un semblant de preuve de cet état de fait. La réalité est toute autre : c’était Bouchama qui faisait le sélectionneur en s’appuyant sur la caution de Messaadia. Il disait et rejetait que c’était l’instruction de Messaadia, mais force est de constater que ce dernier avait d’autres préoccupations que celle de faire ou de défaire l’EN. Encore faut-il qu’il sache distinguer entre un milieu récupérateur d’un demi défensif.

    C’est donc l’homme à la cicatrice – Bou chama – exerçait son autoritarisme sur Saadane en l’obligeant à écarter tel joueur local pour appeler un joueur émigré au grand dam des autres joueurs. C’est ainsi que Fergani a été écarté par Saadane la mort dans l’âme sur instruction de Bouchama qui intronisait des joueurs « professionnels »selon des critères connus de lui seul. Même la démission à laquelle songeait Saadane était impossible : Le ministre lui avait clairement signifié sa révocation de son poste à la direction des sports aucun ou il s’aviserait d’y penser !

    Fergani payait ainsi l’animosité de ce ministre qui n’a pas avalé le fait qu’il ait rejoint la JSK et surtout son aura au niveau des joueurs de l’EN qui aurait pu être d’un apport à Saadane dans la maîtrise des joueurs. Il fallait aussi lui faire payer son amitié avec Mahieddine Khalef, le seul qui osé lui tenir tête : Une fois, Bouchama s’est essayé, en tentant de faire suspendre Khalef pour un mois. Deux jours après, il est venu, penaud, annoncer une grâce à l’occasion d’une fête quelconque. Le mystère a été découvert quand on a lu que la JSK déclarait forfait pour toutes les compétitions ! Affolé, le ministre s’est dépêché d’annuler sa propre décision.
    La débâcle a été supportée uniquement par le pauvre Saadane, qui au retour de la coupe du monde 86, s’est vu menacé de mort et son foyer presque sans que le responsable réel de ce fiasco ne soit inquiété, fort de la protection de Messadia.

    Si Messaadia n’est plus de ce monde, les autres protagonistes sont présents et peuvent apporter la contradiction, autant que faire se peut.

    A présent, Bouchama déclare,tout honte bue,ses origines berbères,en citant des héros de l’antiquité et même post-antiquité .Il oublie que pendant des années,lui et ses semblables du parti et du gouvernement,donnaient la chasse à tout ce qui pouvait un temps soit peu rappeler ne serait ce qu’une odeur berbère. Le parti se gargarisait de son appartenance inique et unique à la fratrie arabe, excluant tout ce qui n’était pas ou ne s’exprimait pas en arabe.
    La chasse était ouverte et tous ceux qui ne pensaient pas comme le voulait le régime étaient soient exilés ; soit arrêtés et emprisonnés pour atteinte à la sécurité de l’état. SVP ! Il en va ainsi de Said Saadi, Arezki et Mokrane Ait Larbi, Ait Menguellet et Ferhat Mehenni. Il faut ajouter à cette liste (non exhaustive) le vénérable maître Ali Yahia Abdenour !
    Certains ont sauvé leur peau avec des séquelles indélébiles : Ferhat a eu le nez cassé et Said Saadi un œil en piteux état. D’autres ont laissé leur vie à l’image de Mohamed Haroun(Rahimahou Allah),parti à la fleur de l’âge des suites des tortures subies.
    Dans ce cadre, il faut rappeler la complicité de Boualem Baki,alors ministre de la justice,qui ,au lieu de s’occuper des dossiers des magistrats faussaires que lui soumettait Mr Mellouk,ordonnait aux gardiens des prisons oû étaient détenus ces fervents défenseurs de la démocratie de maltraiter ces derniers ,de les priver de parloirs,de nourriture et communication. Les gardiens ayant exercé dans les sinistres Lambèse (Tazoult) ou Berrouaghia peuvent en témoigner s’ils sont sollicités. Les gardiens diront aussi comment ils chargeaient les délinquants locaux de casser tous les véhicules, stationnés devant les prisons, portant des immatriculations du centre du pays.
    Est –il besoin de préciser que Boualem Baki tirait sa « légitimé » de l’aide efficiente apportée à Chadli Bendjedid pour convoler en justes noces avec l’une des héritières des grandes familles de la région oranaise ? On le dit pieux descendant de la famille maraboutique de Labiod Sidi Cheikh. Possible. Mais il n’a rien fait pour mériter cette dignité religieuse, car, il n’a pas levé le petit doigt pour stopper la conduite de son fils qui passait son temps à trousser les jeunes filles du ministère de la justice, profitant de sa position. On raconte même qu’une jeune et très belle jeune fille a été contrainte de s’exiler dans une autre région, sur ordre du ministre, pour éviter de réparer le méfait de son rejeton. Un digne homme de religion aurait agi de cette façon à votre avis ?

    Tout cela pour dire à Bouchama et ses coreligionnaires : Fakou !! La contribution livrée à El Watan ne peut pas cacher la forêt des méfaits subis par les algériens et si l’Egypte a agi de la sorte,c’est en grande partie à cause des gens comme lui,qui ont, durant de longues années,contribué à asseoir l’hégémonie de ce pays,uniquement pour perdurer au sommet de l’état algérien,poussant les algériens à s’autodétruire, en leur fournissant tout ce qui peut les diviser.
    Par ailleurs, le contenu n’a pas relevé la conduite antérieure ni montré un tant soit peu de regrets. Il me semble qu’il regrette plutôt le comportement des égyptiens plus qu’autre chose. Ce comportement aurait pu passer inaperçu, n’eut été la présence de ce journaliste de canal+ que l’on ne remerciera jamais assez .Tant les égyptiens ont pris l’habitude bous nous éliminer sur leur terrain de foot et de nous battre à l’entrée et à la sortie ,sans que Bouchama et ses semblables lèvent le petit doigt .
    Il me souvient d’un match retour livré par la JSK ou le MCA au Caire. Le reporter algérien s’appelle Mohamed Merzougui. Il a commencé a relater les faits à l’unique chaîne de radio .Il a été stoppé net par l’animateur : A l’époque (même à présent)le parti FLN exerce une autorité sans faille sur les médias .Le patron de l’époque était Messaadia et son ministre de la jeunesse et des sports s’appelait Kamel Bouchama !

    Kamel Bouchama se plait à rappeler ses origines .Dois –je lui rappeler que pour parler de ces dernières, on dit imazighen, pas les amazighs !!
    K.S.




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  • Benhabra brahim
    20 décembre 2009 at 3 h 43 min - Reply

    C est tres tres dangeureux ce qu essaye de faire cet Algerien ex:officier de l armee pour la simple et bonne raison que sa demarche nous menera directement vers la meme situation qu a connu le Liban……Oui bien sure que le descriptif de la situation general du pays selon son point de vue n est pas loin de la verite mais associer les officiers de l armee pour un « revirement » de politique generale est une strategie a risque tres mal calculee.Soyez assurez que la partie adverse rendra coup sur coup.En conclusion je me permet de lui rappeller juste une recommendation »99pct de la reussite d une operation reside dans le secret de l operation « ….Bonne route..bonne chance…Au revoir




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  • Nazim
    20 décembre 2009 at 6 h 16 min - Reply

    Tôt ou tard les choses évolueront dans le bon sens, quoique j’ai bien peur que ce soit plus tard que tôt. Et ça ne sera pas grâce à des personnages comme ce colonel qui montre à travers ses réponses combien sa vision est étroite et comment il porte en lui les germes à l’origine du mal profond qui ronge l’Algérie.
    Je fais référence spécialement au paragraphe où il parle des régimes « arabes ». Ceux qui sauveront l’Algérie,ce sont ceux qui sont algériens dans l’âme et qui ne font allégeance à aucune « race » ou culture étrangère. Ceux qui appartiennent à la nation « algérienne », non à la nation « arabe », « musulmane » ou autre.




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  • l.leila
    22 décembre 2009 at 10 h 07 min - Reply

    Bonjour à tous les lecteurs,

    @Nazim: « […] ce colonel qui montre à travers ces réponses combien sa vision est étroite et comment il porte en lui les germes à l’origine du mal profond qui ronge l’Algérie. »
    Cher compatriote, permettez-moi de vous recommander la lecture de son ouvrage.
    Fraternellement




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  • radjef said
    25 décembre 2009 at 10 h 06 min - Reply

    Bonjour tout le monde. @Samraoui. Pourriez vous nous dire quelles sont les conditions dans lesquelles l’armée algérienne a vu le jour? Comment decrirez vous ces conditions? Selon vous qu’est ce qui distingue une armée fasciste d’une armée republicaine? Tout recemment, a peine une dizaine de jours de cela,un important groupe du GSPC a été cerné au sud est du Djurdjura, plus exactement à Kantidja, par l’ANP.Selon des temoignages receuillis sur place,les principaux chefs de cette organisation terroriste étaient presque tous sur les lieux. A la derniere minute des militaires d’Alger et de Blida-qualifiés de CPM par d’autres officiers-se sont deplacés sur lieux et ont ordonné le retrait de l’armée donnant ainsi la possibilité de fuir au GSPC? Que vous inspire cette situation?




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  • El Houari
    27 décembre 2009 at 12 h 41 min - Reply

    Le colonel Samraoui pose plus de questions qu’il n’apporte de réponses. En effet ses réponses sont beaucoup plus une analyse politique vue par un militaire.

    Mais voyant sans complexe le coté économique de la question Algérienne depuis l’indépendance et ses enjeux tant interne qu’externe.

    Un bref rappel nous éclair mieux sur ces enjeux et les acteurs concernés :

    1- A l’indépendance l’Algérie était un grenier agricole pour la France et une ressource importante tant énergétique que minière.

    2- Les nationalisations opérées par le défunt Président Houari Boumediene, au profit de l’Algérie et du peuple Algérien, non pas eu l’adhésion :
    – Au niveau interne des suppôts du colonisateur qui on a hérité (Terres, Industries, Sociétés…)
    – Au niveau externe bien sur le colonisateur qui voit ses suppôts dépouillés de ce qu’il considère comme ses biens.
    Cette situation a créé le «Hizb Franca».

    3- Le décès Président Houari Boumediene a permis le retour de cette vermine qui s’est érigée en pouvoir en Algérie.
    – Elle a commencé par dépouiller le peuple de ses acquis, et la liquidation des entreprises qui ont été le fleuron de l’économie Algérienne.
    – Elle a dévalué la monnaie Algérienne pour appauvrir le peuple Algérien et lui fermer toute les portes vers de possibles investissements.
    – Elle a dépossédé l’Algérie et les Algériens de tout ce qui peut les unir, en développant une soit disant politique d’ouverture et de démocratie.
    – En s’accaparant des richesses et des banques
    – En instituant le terrorisme comme alternative à ceux qui refuse de se plier.

    4- La suppression des monopoles publics et en instituant des monopoles privés pour créer un fossé important entre eux et le peuple.

    5- La récompense honteuse des suppôts (Sénateurs, Désputes, Ministres, Agents de sécurités…et leurs retraites) de ces suppôts par des salaires faramineux pour mieux les asservir.

    6- L’appauvrissement de la classe moyenne chargée de veiller à l’enrichissement éducative et sanitaire du peuple.

    7- La création d’un état riche dans un état (occupation des zones énergétiques et institution d’un laissez-passer)

    8- Retour du colonisateur pour s’approprier tous les secteurs créateurs de richesses (Banques, Energies, mines, Industries métallurgiques et cimenteries, services eau téléphone…..)

    9- L’institution de l’Elite par le sang et l’asservissement (militaire, douanes, sonatrach…)

    Voici quelques-uns des enjeux de l’Algérie étrangère aux Algériens. Pourquoi est mort le seul Président de l’Algérie Algérienne,

    Pourquoi veut-on nous faire croire que la dévaluation éternelle du dinar est la seule solution pour sauver l’Algérie ?

    Pourquoi veut-on nous faire croire que les IDE sont la seule alternative pour l’économie Algérienne ?
    Pourquoi veut-on nous faire croire que l’unique solution économique est la privatisation et le pillage des ressources ?

    Pourquoi enfin veut-on nous faire croire que l’Algérie est maintenant assez riche pour donner de l’argent aux investisseurs étrangers qui veulent créer des entreprises en Algérie pour peu qu’ils apportent 49% des 100 000 DA de capital ?

    Pourquoi enfin veut-on nous faire croire que la LFC 2009 a été votée pour défendre les intérêts de l’Algérie et non pas ceux des suppôts et de leurs suppôts ?

    Et la liste et longue pour nous expliquer tous ce qui est fait pour appauvrir l’Algérien et le tuer en le poussant d’un haut du mur ou en le noyant dans la méditerranée.

    Le vrai débats aujourd’hui c’est de dire HALTE.




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  • samraoui
    27 décembre 2009 at 16 h 13 min - Reply

    Tout d´abord je remercie Leila d´avoir pris ma défense lorsque le sieur Nazim n´a rien trouvé de mieux qu´une agression gratuite pour afficher son désaccord avec ma “vision”, qu´il juge “étroite”, en se basant sur le simple passage où j´évoque le cas des dictateurs des “regimes arabes” qui aspirent tous à la présidence à vie.Un fait pourtant incontestable et vérifiable partout, du Maghreb au Machrek.
    Loin de moi l´idée de contester ou de répondre aux critiques du dénommé Nazim ( même si je les trouve injustifiées et dénuées de tout argument valide) mais je l´invite à plus de moderation à l´avenir, d´autant que je plaide sans concession pour la liberté d´expression et par conséquent il est tout à fait normal que des divergences s´affichent, cependant les échanges doivent rester courtois et non basés sur des invectives ou des propos malveillants voire blessants.

    Je réponds également au dénommé Benhabra Brahim, pour lui dire que paradoxalement je partage son point de vue. J´aurais également aimé ne pas associer des militaries dans un processus de redressement tel que celui envisagé par l´appel du 19 mars, mais malheureusement nous ne sommes pas en présence d´un schéma classique où la démocratie est déjà implantée. La culture démocratique en Algérie est à ses premiers balbutiements, on est obligé de tenir compte de ce paramètre si on veux réellement progresser dans notre demarche.
    En Algérie, qu´on le veuille ou non, c´est l´armée qui détient le pouvoir, et exclure les militaires d´un tel processus revient pratiquement à tomber dans un choix cornélien avec à la clé, soit le maintien du statu-quo (comme c´est le cas depuis 1999), soit le changement par la violence (ce que justement les gens sensés – les signataires de l´appel du 19 mars, les dirigeants de RACHAD,.. veulent éviter) car dans un cas comme dans l´autre ce sera toujours le pauvre peuple qui trinque.
    Si on veut éviter la perpétuation du calvaire des algériens, je ne vois pas d´autre alternative que l´union avec l´intégration des militaries qui souhaitent mettre fin au marasme et restituer la souverraineté au peuple, c´est à dire remettre le pouvoir aux civils librement élus par les citoyens (sans effusion de sang et à l´issue d´une période de transition n´éxcédant pas douze mois) en vue d´édifier un état de droit où la justice sera la même pour tous et au dessus de tous.
    Si vous avez une meilleure solution, exprimez la, car votre recommendation me semble désuète et n´est pas applicable à un projet politique qui se veut rassembleur.
    Au contraire, je préfère defendre la transparence, la loyauté et la sincérité si l´on veut faire aboutir ce projet et ne pas retomber dans les erreurs du passé. La solution passé par un dialogue franc avec toutes les parties.
    Je fais mienne la devise “ si tu es incapable de combattre le mal, combat au moins pour le bien”.

    Radjaf Said (que je salue cordialement) me demande dans quelles conditions s´est constituée l´ALN? Question très pertinente lorsque l´on sait que l´histoire de notre glorieuse revolution a été quelque peu falsifiée et que les rivalités de l´époque conjuguées à l´omnipotence du FLN n´avaient pas permis aux différents acteurs de s´exprimer librement.
    Un colloque sur ce theme avec les principaux protagonistes encore en vie ainsi que des historiens mérite d´être organisé et permettrait de clarifier certaines zones d´ombre entourant la création de l´Etat Major Genéral ou du MALG (qui ne l´oublions pas s´était faite au Nador au Maroc).
    D´après mes recherches, voici à peu près la réponse à votre question.

    “L’origine de l’ALN remonte à l’Organisation Spéciale (O.S) laquelle avait œuvré à la constitution des premières cellules militaires armées au sein des militants du MTLD. Elle avait ainsi ouvert la voie à la mobilisation, qu’elle avait néanmoins soumise à certaines conditions. Elle s’était dotée d’un état major et d’une organisation militaire se présentant comme suit: le demi-groupe, le groupe, le bataillon ainsi que de nombreuses sections : la section des explosifs, la section signalisation et la section chargée des caches.
    L’Organisation avait par ailleurs élaboré un programme d’entraînement militaire comprenant 12 leçons dont 50 copies furent imprimées et distribuées exclusivement aux chefs. Les entraînements étaient principalement axés sur les aspects théorique et pratique, notamment l’usage des explosifs et des armes, la tactique de la guérilla et l’art de l’embuscade et des incursions.
    Malgré les poursuites et des pressions exercées sur ses membres ainsi que les procès qui leur furent intentés, l’Organisation avait réussi à jeter les bases, esquisser et clarifier les conceptions pour la mise en place d’une institution militaire qui constituera le cadre militaire pour la lutte de libération. C’est ainsi que naquit l’Armée de Libération Nationale sur laquelle s’appuiera le Front de Libération Nationale pour libérer le pays de la domination coloniale et restaurer l’Etat algérien.”
    D´autres sources, notamment l´ouvrage de Nedjib Sidi Moussa et Jacques Simon, paru en 2008 aux éditions l´Harmattan sous le titre “ le MNA 1954-1956” mentionne que les militants et dirigeants du MNA ont participé activement à la création de l´ALN.
    Des militants du PCA -Parti Communiste Algérien- ont également rejoint l´ALN dès 1954.
    Comme vous le voyez, l´embryon de l´ALN s´est constitué en 1947, c´est pourquoi les dirigeants du MNA (parti crée fin novembre/début décembre 1954) revendiquent un peu la paternité de l´ALN.
    De toute facon, pendant la révolution, mis à part une poignée d´hommes politiques connus, il y avait sur le territoire national (à l´exception des grandes agglomerations) pratiquement une fusion entre le FLN et l´ALN. Situation qui s´est perrénisée après l´indépendance.
    * Si vous le souhaiteriez, je pourrai vous envoyer par Email les copies de quelques documents historiques sur le sujet. Le faire ici serait fastidieux et prendrait trop de place.

    La situation que vous décriviez dans le Djurdjura m´inspire une seule chose. Vingt ans après, les chefs de l´armée n´ont toujours pas retenu la lecon, et ceci en dépit d´une terrible tragédie qui a coûté la vie à plus de 250.000000 algériens.
    Comment expliquer que le “terrorisme” continue à sévir en 2010 si ce n´est pour justifier le maintien de l´état d´urgence? Il faut bien maintenir de faux maquis pour faire croire à l´existence du terrorisme, ce qui nécessitera la présence des militaries en Kabylie.
    La menace terroriste est sciemment exagérée et entretenue comme l´a été la “menace soviétique” propagée par les américains et les britanniques durant la guerre froide.
    En Algérie, il y a surtout le banditisme, la criminalité et la délinquance qu´il faut combattre, mais comment agir lorsque les dirigeants du pays sont eux même des délinquants politiques, des mafieux et des corrompus?
    La lutte contre le terrorisme passe d´abord par la moralisation des institutions de l´état, par le nettoyage de la justice et la valorisation de l´enseignement. Combien de bibliothèques municipales ont été construites depuis l´indépendance? Combien de salles de théatre ou de cinémas?
    Comme le disent avec justesse de nombreux intervenants, l´heure n´est plus aux constats, il faut agir avant que l´Algérie ne sombre irrémédiablement.

    Je termine avec la réponse à Tacili, qui a parfaitement résumé le concept du pouvoir en Algérie. Je voudrai lui rappeler que depuis 1957, le pouvoir est détenu par l´armée, ou plus explicitement par son organe de renseignement.
    La seule période où le pouvoir fut “partagé” avec la présidence, c´était de 1982 à 1990, mais ce ne fut qu´un déplacement du centre de gravité et non un partage au sens éthymologique du terme, comme je vais l´expliquer ci dessous.
    Boussouf a régné en maitre lorsqu´il était à la tête du MALG, car c´était lui qui détenait les fichiers sur chaque personne, tout advancement ou promotion nécessitaient son aval, c´est lui qui approvisionnait les maquis en armament et munitions, c´était lui qui réalisait les écoutes,…
    Ce système a été reproduit par Boumediene, et effectivement il avait pratiquement commandé la SM de 1962 jusqu´à sa mort, en assistant aux reunions importantes du service, en donnant les directives aux chefs,… rien ne se faisait sans sans accord préalable, mais il faut avouer qu´il avait sous la main des hommes dévoués et compétents à l´image de Kasdi Merbah, Yazid Zerhouni,…
    La déboumédienisation entamée en 1981 a été à l´origine d´une déstabilisation des services et au renforcement du pouvoir de Larbi Belkheir, devenu le président par interim du pays. Cette période a été propice à la mise à la retraite de nombreux cadres patriotes de l´ANP, écartés de manière assez intelligente avec l´octroi de postes de responsabilité dans l´administration (ministères, ambassades, consulats, enterprises,…) , au niveau du FLN (Mouhafadha, APC, APN,…) ou versés dans les affaires en bénéficiant de projets avec des crédits énormes, souvent sans remboursement.
    Après les évènements d´octobre 1988, puis avec la montée en puissance du FIS, il était devenu évident que la démocratisation initiée à contre-coeur en 1989, risquait à terme de sonner le glas pour les parrains, et c´est à la hâte que le DRS fut crée en septembre 1990 avec pour objectif de reprendre en main la situation et d´etouffer toute veilleité de prise de pouvoir.
    Pour revenir au général Mohamed Mediene, je me limiterais uniquement à son parcours, car il est malvenu de parler de sa famille ou de sa vie privée.
    En quoi cela va nous servir si je vous dis qu´il est originaire de la région de Bordj Bou Arreridj, qu´il habitait Birmandreis, que Baghdadi Laalaouna et Mohammed Meguedem font partie du cercle restraint de ses amis, ou que ses enfants ont été parmi les premiers à ouvrir des start-ups en Algérie?
    J´ai toujours insisté sur un point que j´estime capital, les algériens ne se débarasseront de ce systeme que si le DRS actuel est dissous, et que durant la phase de transition, les services de renseignement fassent l´objet d´une réorganisation avec de nouvelles missions, une nouvelle doctrine et de nouveaux responsables soumis au double contrôle parlementaire et exécutif.
    Quelle a été l´ascension du general Toufik?
    Après avoir été directeur regional de la SM en 5eme Region Militaire à Constantine, il fut muté dans les mêmes fonctions à Oran, lorsque Chadli Bendjedid était chef de la 2eme RM et Larbi Bekheir son chef d´Etat Major. Voilà comment s´est effectué leur copinage, généralement autour de longues parties de belote et de dominos.
    Il faut également dire que le colonel Chadli se plaignait beaucoup du commandant Abdelaali, le prédecesseur du capitaine Mediène Mohamed à Oran, car il fouinait partout et l´empêcher de se “divertir”.
    Par la suite, Toufik est tombé en desuétude et après de brefs passages en tant que directeur central du genie au MDN, et en tant qu´attaché militaire en Libye, il est désigné en 1986 par son mentor Larbi Belkheir à la tête du Département Defense et Sécurité à la Présidence.
    A partir de 1990, les services de la Sécurité de l´Armée et la DGDS -Délégation Générale de la Documentation et de la Sécurité que dirigeait le general Mohamed Betchine et qui englobait la Direction de la Documention et la Direction du Contre-espionnage- fusionnent pour donner le DRS. La suite tout le monde la connait, puisque le système mis en place depuis Boussouf repose sur la surveillance et la repression.
    Enfin, je souhaite à toutes et à tous une bonne année 2010.




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  • radjef said
    27 décembre 2009 at 16 h 47 min - Reply

    Bonsoir tout le monde. Merci Mr Samraoui pour vos reponses.




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  • Adel
    27 décembre 2009 at 16 h 53 min - Reply

    Donc, en résumé, M. Samraoui, l’histoire de l’Algérie depuis 1962 se réduit à l’histoire de la SM:

    Boussouf avec le MALG, Boumediene et ses acolytes (Zerhouni serait donc compétent!), Belkheir et son homme de main Toufiq, etc.

    Tous les autres faisaient-ils de la figuration?




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  • samraoui
    27 décembre 2009 at 18 h 22 min - Reply

    Cher Adel,
    il ne faut pas faire de raccourci, je ne parlais absolument pas de l´histoire de l´Algérie,mais de l´exercice du pouvoir.
    Il y a eu de nombreux acteurs politiques qui ont voulu changer le cours de l´histoire (Ferhat Abbes, Ait Ahmed, Benkhedda,Ali Yahia, Boudiaf, Hadjeres….dans les annés 1960/1970s puis Said Sadi, Abassi Madani,… dans les années 1980s)sans y parvenir. Même au sein du FLN il y avait des voix qui appellaient aux changements (Bouhara, Mehri, Benhamouda,..) mais ils étaient minoritaires face à une grande majorité de médiocre qui ne faisaient que se servir.
    Pour revenir à Zerhouni, je dois avouer qu´il était avec Kasdi Merbah et quelques autres officiers très compétent, cela ne veut pas dire que j´apprécie le bonhomme ou son action.




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  • jnsplu
    27 décembre 2009 at 20 h 21 min - Reply

    @ Samraoui.

    Merci pour cette intervention pleine d’enseignements et d’espoirs aussi. Nous avons tous tant besoin d’espoir.

    Bonne année à vous aussi et à tous les Algériens et Algériennes en souhaitant que cette année 2010 soit le signe de notre réveil.




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  • MTM
    27 décembre 2009 at 21 h 10 min - Reply

    @Colonel Samraoui

    Merci d’avoir répondu aux questions de vos compatriotes de ce site.

    J’interviens pour la remarque sur la compétence de Zerhouni ou celle de Kasdi Merbah. On peut discuter autant qu’on veut sur leurs aptitudes professionnelles, sur leur patriotisme, sur les carences des uns et des autres, mais certains faits sont têtus, l’arbre se reconnaît à ses fruits.

    S’il faut trouver la vraie compétence, il faut la chercher chez le Mossad qui a contribué largement à transformer son pays en une superpuissance et l’a mis à l’abri des dangers. Le MALG, et tous ses héritiers ont été totalement mis hors circuit des vrais enjeux géopolitiques et sa principale préoccupation est le contrôle de la population et de la classe politique. Le pays est mis à genou et est devenu la plaque tournante du terrorisme. Ni Zerhouni, ni Merbah (Allah yermah malgré tout), n’ont rien vu venir.

    Sauf votre respect, et j’ai pour vous beaucoup de considération (ce que vous endurer pour l’Etat de droit n’est pas rien et tout à votre honneur), les services de renseignements depuis Boussouf ont été la principale force d’inertie qui directement ou indirectement tirait la machine vers le fiasco. Dans ces conditions, parler de compétence quand on obtient un désastre national.

    Avec tous mes respects Colonel.




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  • samraoui
    27 décembre 2009 at 22 h 35 min - Reply

    Cher MTM,
    J´approuve entièrement votre point de vue, et là au moins nous sommes d´accord. Dans ma réponse je ne faisait nullement l´apologie de Zerhouni ou de quiconque d´autre, mais je restituai les faits tels que je les percevais à l´époque, et bien entendu le terme approprié serait « aptitudes professionnelles » comme vous le dites correctement.
    Je suis également conscient des carences, des abus et du manque de discernement des uns et des autres, cependant je me refuse de faire le procès de X ou Y, car j´estime qu´il y a eu des erreurs à tous les niveaux. Disons le franchement, le pouvoir a aveuglé beaucoup de nos responsables et laissons le jugement à l´histoire, car par rapport à ce que j´ai vécu dans les années 1990,où l´intention de faire du mal était manifeste, les abus des années 1970 (et il y en avait je n´en disconviens pas) sont anecdotiques.
    Il faudrait justement que l´on évite à tout prix les erreurs du passé et c´est pourquoi il est de notre devoir de tout mettre en oeuvre pour qu´à l´avenir tous les abus soient bannis, voilà pourquoi je parle de moralisation et du double contrôle des services, ainsi que la dissolution du DRS (et de son rôle de police politique)et son remplacement par un organe qui mettra à l´abri le pays.
    Avec tous mes remerciements pour cet échange d´opinion.




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  • Adel
    28 décembre 2009 at 8 h 22 min - Reply

    Ceux qui, parmi les officiers dissidents de l’ANP, nous disent que les DAF, ces traîtres, agents de la France qui ont comploté contre la patrie depuis leur désertion de l’armée française pour rejoindre les rangs de l’ALN, sont les seuls responsables des malheurs de l’Algérie oublient le reste de l’histoire.

    Ils veulent nous faire croire que ces généraux félons ne sont pas représentatifs de l’ANP. Ce sont de mauvais militaires qui ont chassé les bons et ont pris leurs places à la tête de l’armée. La vérité est que c’est l’armée dans son ensemble qui est responsable des malheurs de l’Algérie.

    S’il faut rechercher une origine au problème, ce serait probablement l’assassinat d’Abane Ramdane, l’architecte du Congrès de la Soummam, le 27 décembre 1957. Ceux qui ont planifié et exécuté son assassinat ont mis en route une machine qui continue d’agir à ce jour : celle qui utilise les structures de renseignement (MALG, SM, DRS) pour liquider les adversaires politiques. Cet événement a sans nul doute constitué une première victoire – décisive – des militaires sur les politiques.

    Tout ce qui s’est passé après cela est une mise en place inexorable de l’étau militaire autour des politiques. L’armée des frontières commandée par Boumediène s’impose en 1962, acceptant momentanément le civil Ben Bella comme chef de l’Etat – simple concession tactique. Entre 1962 et 1965, la lutte entre les deux groupes continue, bien qu’à armes inégales. Le coup d’Etat du 19 juin 1965 marque la victoire définitive des militaires. Boudiaf, Ait-Ahmed, Ben Bella, Ferhat Abbas, ces leaders politiques historiques, sont forcés à l’exil ou emprisonnés. A compter de cette date, tous les politiques qui reconnaîtront le pouvoir militaire accepteront l’humiliation et travailleront sous les ordres des colonels. La classe politique algérienne, celle qui, de 1930 à 1954, a mené le combat politique et déclenché la guerre de libération, est châtrée. Désormais, elle courbera l’échine et exécutera les ordres sans protester. Ceux qui n’ont pas choisi l’exil ou le renoncement à toute activité politique se retrouveront dans un FLN émasculé, simple faire-valoir.

    Boumediène, le plus intelligent et le plus nationaliste des colonels, impose une dictature de gauche. Chadli Bendjedid, officier sans instruction, sans ambition et sans envergure, ne peut ni préserver l’héritage de son prédécesseur, ni remettre le pouvoir aux civils. Profitant de son incompétence et de son laxisme, les officiers déserteurs de l’armée française, les DAF, mis à l’écart sous Boumediène, se regroupent et, manœuvrant habilement, se retrouvent aux postes clé. Ils sont les alliés naturels de tous les nouveaux riches qui veulent faire fructifier leurs fortunes mal acquises, ceux qui constitueront le courant « libéral », dont l’activité économique préférée – en dehors des pots-de -vin et des détournements de fonds publics – est l’import-import sous couvert d’un général. Tout ce qu’a fait Boumediène est démantelé. La seule continuité est l’armée. C’est toujours elle qui détient le pouvoir effectif. La contestation politique, après avoir été véhiculée dans les années 60-70 par le courant marxiste, qui a été plus ou moins bien récupéré par Boumediène, prend une nouvelle forme : l’islamisme radical. La dictature militaire de gauche fait alors sa mue et devient une dictature militaire de droite. La sécurité militaire est toujours là, plus puissante que jamais. Le coup d’Etat de 1992 permet aux généraux de jouer cartes sur tables. La SM, devenue DRS, passe à la vitesse supérieure. La liquidation des adversaires politiques est toujours la méthode privilégiée des militaires, prenant cette fois des formes et des proportions qui dépassent l’entendement.

    Boudiaf, Si Tayeb El Watani, le leader politique historique qui, en 1963, n’a dû son salut qu’à la fuite, est assassiné froidement. Ayant vécu en exil, il ne savait pas que dans l’Algérie indépendante il n’y avait qu’un seul patron : le militaire.

    Tous les militaires qui ont dirigé l’Algérie depuis 1962 ont une chose en commun : le mépris du politique, du civil, du droit.

    Alors, l’Algérie peut elle être sauvée par les militaires ?

    Deux révolutions doivent avoir lieu simultanément pour que l’Algérie soit sauvée :

    1- Les militaires doivent retourner dans leurs casernes et quitter le champ politique, dans lequel ils ont fait tant de dégâts jusqu’à présent. La génération des militaires issus de la guerre de libération va bientôt disparaître, frappée d’extinction naturelle. Les nouvelles générations d’officiers doivent comprendre que l’ANP a assez fait de mal au pays et quitter le pouvoir.

    2- Les civils doivent vaincre la peur et reprendre le pouvoir qu’ils n’auraient jamais dû quitter.

    Tant que ces deux conditions ne sont pas réunies, il n’y aura pas de salut pour l’Algérie. La seule alternative restera une révolte populaire généralisée telles que celles qui ont chassé Ceausescu en Roumanie et le Shah d’Iran.

    Disons, pour finir, que l’étape historique qui va s’achever, celle du règne de l’armée, ne pouvait peut-être pas être évitée. Le peuple algérien, pour se libérer des griffes du colonialisme, n’avait qu’un seul moyen, la lutte armée, menée au début par des paysans et fils de paysans qui sont devenus des militaires. Elle ne pouvait réussir qu’en remisant le pluralisme politique au placard et en créant un front uni, le FLN. Après la mort de Boumediène, l’Algérie a été sur le point de tourner la page et de réussir son entrée dans l’ère de la maturité. Elle n’a pas pu le faire pour de multiples raisons. La confrontation entre les différentes forces politiques a tourné au drame et a été exploitée par les généraux les moins nationalistes pour renforcer le pouvoir de l’armée. Tout le monde doit tirer les leçons de ce drame, les islamistes comme les autres.

    La dictature militaire, qu’elle soit laïque, comme celle de Saddam Hussein, ou islamiste, comme celle de Omar El Bachir, c’est toujours la dictature. Elle ne peut qu’étouffer la société, l’empêchant de respirer et préparant toujours de nouveaux malheurs.




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  • Boreal
    28 décembre 2009 at 18 h 34 min - Reply

    @ M. Samraoui
    Intéressante cette interview mais il manque l’essentiel : le projet politique.
    Mis à part une analyse de la situation actuelle qui reste un peu superficielle, je ne trouve aucune proposition concrète.
    Quant à la question relative à « la possibilité que de jeunes officiers de l’armée algérienne puissent sortir de la logique despotique de l’oligarchie militaro-financière, et initier avec la classe intellectuelle et politique représentative, une dynamique pour un changement pacifique du système (…) ? », votre réponse me paraît quelque peu sibylline. En effet, vous dites : « Une telle possibilité n´est pas à écarter, je reste persuadé qu´il y a des officiers qui ont à la fois la conscience et la sagesse nécessaires pour prendre du recul et admettre que la démocratie de façade inaugurée à la suite de l´interruption du processus électoral en janvier 1992, ne peut en aucun cas constituer une alternative viable pour le système (…) » et vous ajoutez, un peu plus loin : « Il y a quand même une double interrogation qu´il va falloir élucider ; la première est relative à la médiocrité ambiante, donc il est légitime de se poser la question de savoir si des jeunes officiers universitaires sont capables de se hisser au niveau que leur octroie leur statut et s´ils sont prêts à accepter le challenge. La seconde question est de savoir si des officiers ayant goûté au pouvoir et aux gains faciles, seraient prêts de renoncer à ces privilèges pour engager une dynamique de changement.»
    Plus naïve que sibylline, tout compte fait ! Il est vrai que nous sommes en pleine fête de noël, mais quand même…
    Depuis des décennies, ce pouvoir s’est illustré par son caractère abjecte, infâme, tyrannique et pleutre. Croyez, M. Samraoui, qu’une transition pacifique reste possible ?




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  • Rédaction
    28 décembre 2009 at 18 h 39 min - Reply

    Voici une question sans détour au Colonel Samraoui, pour laquelle je souhaiterais une réponse claire:
    Est-ce qu’il existe au sein de l’ANP des officiers susceptibles d’entrer dans une dynamique pour un vrai changement politique en Algérie ?
    Cela est-il du domaine du possible, ou totalement exclu en les circonstances ?
    Merci
    DB




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  • samraoui
    28 décembre 2009 at 20 h 43 min - Reply

    Chers Djamel et Boreal,

    Malgré le caractère tyrannique et abjecte du pouvoir, je persiste à croire qu´il existe au sein de l´institution militaire des officiers aptes à s´inscrire dans une logique de changement pacifique
    Pourquoi?
    – Comme la société algérienne, l´ANP, qui est composée avant tout d´algériens, est traversée par tous les courants culturels et idéologiques. On y trouve des patriotes, des sanguinaires, des personnes honnêtes, des fourbes, des islamistes, des berbéristes, des corrompus, des voyous…Et si la majorité des algériens souffrent de l´injustice, de la malvie et du mépris, j´estime que la majorité des militaires se trouve dans le même cas.
    – L´ANP n´est pas uniquement le DRS et les unités repressives qui lui sont rattachées.
    – Les soudards incultes qui tenaient (ou qui tiennent encore pour certains) les leviers de commandes sont en voie d´extinction.
    – Les officiers que je qualifie de “mercenaires” et corrompus, représentés par les Mhenna, Tartag,…, n´ont pas la marge de manoeuvre qu´avaient leur prédecesseurs, car le peuple s´est d´une part reveillé, d´autre part l´internet joue un rôle considérable dans la communication de l´information et enfin, la nouvelle caste de décideurs ne peut plus se prévaloir de la légitimité “historique”, slogan qui a permis aux militaires de confisquer le pouvoir aux civils.
    – Les algériens qui subissent l´humiliation depuis l´indépendance expriment ouvertement à l´aide d´émeutes récurrentes des velleités de changement et sont déterminés à prendre leur destin par leurs mains.

    Le vent du changement est en train de souffler, le statu quo devient ingérable, et il faudrait être aveugle ou autiste pour ne pas se rendre compte que toutes les conditions sont réunies pour une explosion généralisée si le pouvoir s´obstine dans sa conduite et ignore les revendications légitimes des citoyens.

    En conclusion, si nous sommes une force unie et organisée, je reste convaincu qu´il y a des militaires qui auraient le courage de tenter une « sortie honorable » pour le bien de l´Algérie, et surtout pour éviter l´effusion de sang.
    Je suis peut être naif ou rêveur, mais je continue à croire à la possibilité d´un changement pacifique, qui nous permettra de construire la deuxième république sur des bases solides.




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  • samraoui
    28 décembre 2009 at 21 h 04 min - Reply

    J´ai oublié de rajouter le Post Scriptum:
    Mon texte ci dessus doit être lu avec circonspection, ce n´est pas une contribution au sens propre du terme, ce n´est en fait qu´un voeu que j´aimerais voir se réaliser.
    En attendant, il faut d´abord que l´opposition s´unisse et suscite l´adhésion de nombreux algériens pour s´imposer sur le terrain (nul besoin pour cela d´un agrément), ensuite il restera à identifier les militaires susceptibles d´intégrer un tel processus et définir ensemble les modalités et mécanismes du changement.
    Il nous reste encore beaucoup à faire, alors restons mobilisés et oeuvrons tous ensemble jusqu´à la concrétisation de nos aspirations.
    Merci à tous.




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  • K. Seddiki
    28 décembre 2009 at 21 h 26 min - Reply

    Le changement est –il possible en Algérie ?

    La réponse est loin d’être simple. D’abord, ce changement doit-il se faire avec ou contre les forces constitutives du pouvoir actuel ? -Je dis forces constitutives parce qu’elles sont en effet plurielles – Ensuite viennent les méthodes et les finalités.
    Une précision s’impose : le régime actuel ne partira que forcé : il a en effet pris le pouvoir par la force ( avec la lâcheté des uns, la complicité et la compromission de beaucoup d’autres)s’y est installé et s’est enrichi en bâtissant des fortunes,créant des oligarchies extrêmement importantes avec des ramifications internationales inimaginables en Afrique, en Amérique et en Europe .
    Ce bref rappel des faits pour affirmer que la tâche sera ardue. Boukharouba-Boumediene, Le principal bénéficiaire-continuateur de ce système- dont l’architecte fut, rappelons-le, Boussouf- martelait, du haut de son podium, en désignant son fauteuil : Cette chaîne est pleine d’épines pour celui qui voudrait s’en approcher !!!
    Cette affirmation est rappelée à juste titre pour dire la difficulté, voire l’impossibilité d’une implosion du système, quoiqu’en disent certains » rêveurs » .
    Boumediene est mort en 1978 et en 1999, Bouteflika, son porteur de valise, après bien des péripéties rocambolesques, s’installe dans ce fauteuil qui a été réchauffé par successivement Chadli (12 années) Bitat (2 mois) Boudiaf (6 mois)Kafi (4 mois)et Zeroual( 3 ans et ½). Le régime est resté le même depuis 1965, date de sa prise en main directe par les militaires, car en 1962 Ben Bella a servi de paravent,à un groupe qui s’y était préparé de longue date,depuis 1957-1958 disent certains .
    Ceci m’amène à dire que bien avant les pourparlers algéro-français,Boussouf (et le MALG en général) préparait la prise de pouvoir en éliminant tous ceux qui pouvaient gêner la manœuvre par l’étranglement d’Abane Ramdane,principal obstacle,le « suicide »l’assassinat,la corruption la menace et enfin le « mouillage »des autres. Boussouf ne pouvant (ou ne voulant pas) s’installer sur le fauteuil présidentiel, a choisi d’introduire sa création : j’ai nommé Mohamed Boukharouba Ben Brahim, alias Houari Boumediene pour les intimes- dont l’ascension fut fulgurante-, qui s’est montré plus fort que son géniteur spirituel, dans la gestion du gâteau Algérie.
    Des tentatives de changement par la violence ont eu lieu et ont toutes échoué .Elles ont été « résolues » scientifiquement par Moustaches (comme aime à l’appeler la grande majorité des soldats, pour qui, ce chef était plus qu’un père).Des noms peuvent être cités pour montrer que ce sont des « ténors » qui se sont dressés sur la route de Houari Boumediene, qui a su, dans chaque circonstance,comment agir « psychologiquement »en tuant les « irrécupérables »tels le colonel Chabani( que l’on reproche à tort à Ben Bella,alors président,qui a bien tenté d’obtenir la grâce de ce dernier auprès de Boumediene,mais en vain car celui-ci avait là une occasion en or de se débarrasser du Wilayisme. Il a donc assassiné ce jeune colonel de Biskra, ainsi que d’autres colonels : Abbas,Chabou,Abid .La liste est longue.Sûr de l’impunité,il assassinera tourà tour Khider puis Krim Belkcem.Taleb Ahmed dira pudiquement:des réglements de compte (?!).
    Je citerai aussi la tentative de Tahar Zebiri, l’homme aux multiples trahisons :Il a trahi Benboulaid qui lui a recommandé de se mettre( s’il disparaissait)à la disposition de Krim Belkacem ,puis ce dernier en rejoignant Ben Bella,puis celui-ci (qui l’a pourtant nommé chef d’état-major pour contrebalancer Boumediene,qui,lui, le prend comme membre du conseil de la Révolution,qui a décidé,un certain 19 juin 1965,de redresser je ne sais quoi ! Deux années après, en 1967, Tahar Zebiri se lance à l’assaut du pouvoir avec ses chars en écrasant tout sur son passage (citoyens, véhicules, maisons et animaux).
    D’El Asnam à El -Afroun, la route est longue et Zebiri est tout, sauf discret,offrant ainsi à Boumediene le temps nécessaire à la riposte.,C’est l’aviation qui en est chargée,pilotée par des russes,après que feu Ait Messaoudène eut essuyé un refus des pilotes algériens. En bombardant et en détruisant le pont de cette ville,le colonel est stoppé net avec ses chars !
    Les services de la SM entrent en action et du beau monde se trouve concerné tandis que Zebiri s’enfuit ( ?) ave l’aide de personnes qui seront odieusement sacrifiées : Des familles entières sont détruites, sans qu’elles puissent demander justice et réparation et les séquelles demeurent entières. Je ne veux pas citer de noms pour ne pas remuer le couteau dans la plaie.
    On y trouve des militaires bien sur (Yahiaoui, Mohand Ouelhadj, Abid, etc.) des civils- militaires (Bouregaa -Zerdani, Khalifa) et d’autres plus politiques tels Khatib Hassen et ses compagnons. Le procès qui a eu lieu à la cour révolutionnaire d’Oran est dans toutes les mémoires, car composé insidieusement de gens qui ont -presque tous- eu un pied dedans et un pied dehors et le général Touati (alors capitaine –juge d’instruction)) Abdelghani président et Draia (Ahmed la jolie pour les intimes) procureur. Ces faits appartiennent désormais à l’histoire.

    Une autre tentative mérite d’être rappelée car elle a failli réussir : Il s’en est fallu de peu,de très peu :Mellah,commandant des CNS ,a mijoté un plan dont il a le secret : un attentat en plein carrefour jouxtant le palais du gouvernement. Boumediene n’a dû son salut qu’ à deux facteurs imprévus : un des soldats,tireur d’élite,n’ a pas respecté les ordres et a ouvert le feu avant le moment choisi,permettant à Tayeb, le chauffeur, de s’enfuir par une rue adjacente et sauvant du même coup Boumediene et Bitat ,mais en recevant de nombreuses balles .

    Ce bref rappel des tentatives montre qu’il est pratiquement impossible de changer le régime par les militaires .Depuis, les services de sécurité ont certainement amélioré leurs méthodes.
    Tenter un changement par un soulèvement populaire serait également vain et la période 1991-2000 est assez explicite et n’engendrera que des morts qui iront s’ajouter au 250.000 déjà recensés et l’épisode du FIS est assez éloquent.
    Un changement démocratique est utopique. Au risque d’heurter quelques sensibilités, je me dois de répéter que les divisions au sein de la population algérienne sont extrêmement béantes. Aucune force n’est en mesure de combler le fossé qui a été creusé sciemment depuis l’indépendance, poussant une région contre une autre, diabolisant une autre et anesthésiant la cohésion sociale.
    Il me plait de rappeler ici les propos sages de Mohamed Harbi, contemporain : Le pouvoir peut, en cas de menace pour sa survie, pousser allégrement une région contre une autre !
    Est-ce à dire alors qu’il n’y a rien à faire,que nous devons subir et nous taire ?
    Non ! Heureusement que non ! Il y a des possibilités de changement qu’il convient de recenser pour rassembler le maximum d’algériens, avec l’aide des ténors de la Révolution encore de ce monde (fort heureusement) et le concours des jeunes officiers et soldats de l’armée nationale populaire, fils du peuple, fiers de l’Algérie, désireux d’enlever, pour le bien de ce pays et de son peuple, cette gangrène qui ,peu à peu, en consomme la sève. Un peu, comme l’ont fait un certain avril, de jeunes officiers portugais qui sont depuis entrés dans l’histoire de leur pays, mais aussi dans celle du monde entier.
    KS.




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  • Rbaoui
    29 décembre 2009 at 1 h 59 min - Reply

    DRS et les unités repressives qui lui sont rattachées se sont certainement specialises mais uniquement dans la protection et la survie du regime corrompu quand a proteger l’Algerie ou a la faire progresser, le constat est deja fait.
    Le DRS et ses franchises ne sont qu’un service politique de repression qui n’a jamais pu prevoir les evenements importants ou la defence de l’economie algerienne.
    Oui la participation de jeunes officiers integres est plus que probable pour le changement.
    Ci-dessous un lien des services secrets allemands bien que secret la transparence est de mise
    Bienvenus sur le site du Bundesnachrichtendienst (BND) – nous nous réjouissons que vous vous intéressiez à notre travail.

    Face au site officiel d’un service de renseignement extérieur s’impose la question de savoir si cela n’est pas une contradiction en soi ? Certes, le travail d’un service de renseignement ne peut aboutir que si l’on veille à la protection efficace d’informations sensibles et fait en sorte que celles-ci restent secrètes. Cependant, le Bundesnachrichtendienst constitue aussi un instrument d’un État de droit démocratique. Cela signifie : il y a des normes juridiques claires qui régissent son travail et un contrôle parlementaire efficace. Et cela signifie aussi : l’opinion publique a un droit légitime à être informée de ce que nous faisons.
    http://bit.ly/7EytZs




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  • A.By
    29 décembre 2009 at 7 h 09 min - Reply

    @ Colonel Samraoui
    J’aurai deux questions si vous permettez :

    1)- À votre avis, qui pourrait dissoudre le DRS (la police politique ) et sa philosophie actuelle du pouvoir…Je veux dire bien entendu avant le début de la transition et des institutions démocratiques réellement élues ?

    2)- Quels sont, de nos jours, les critères et le cursus à suivre pour être aspirant officier des renseignements algériens ?




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  • Adel
    29 décembre 2009 at 8 h 09 min - Reply

    Au Colonel Samraoui

    Je voudrais si vous le permettez, revenir sur mon précédent post dans lequel j’avais dit que c’était toute l’armée algérienne qui était responsable des malheurs de l’Algérie.

    N’y voyez là aucune attaque personnelle, ni contre vous, ni contre les autres militaires qui ont eu le courage de quitter cette armée qu’ils croyaient être au service du peuple algérien et de dénoncer les crimes du DRS. Je salue votre courage et vous demande, à l’instar de tous mes compatriotes, de persévérer dans cette voie, la voie de l’honneur et de la dignité.

    Si je reviens à la charge aujourd’hui c’est pour essayer de clarifier ma pensée et engager avec vous et, à travers vous, avec tous les militaires algériens, un dialogue qui, je l’espère, nous permettra d’avancer ensemble vers cette Algérie fraternelle dont nous rêvons.

    Pour commencer, et afin de provoquer un choc psychologique salutaire, je vous livre brutalement mon jugement : le militaire empoisonne la vie des Algériens depuis 1962.

    Avant, l’indépendance, les Algériennes et les Algériens étaient tous frères et sœurs. Il y avait bien quelques brebis galeuses, larbins du colonialisme, mais ceux-là n’étaient pas considérés comme Algériens. Ils avaient choisi le camp de l’ennemi ; ils avaient trahi. Après sept ans et demi de guerre, nous avons enfin repris nos droits sur notre terre, le droit de vivre libres, dignes et heureux.

    Qu’en est-il aujourd’hui ? L’Algérien vit-il libre digne et heureux sur sa terre ? La réponse est évidente : non.

    Dans le vocabulaire de l’Algérien de 2010, trois mots ont un sens particulier : pouvoir, hogra, peur. Le pouvoir, source de tous les maux, abhorré, vomi, c’est le pouvoir des généraux, des militaires. La hogra, celle contre laquelle se sont levés les jeunes, en octobre 88, et les populations de Kabylie, à plusieurs reprises, c’est la hogra du pouvoir, celui qui a interdit la langue berbère, celui qui a ruiné le pays, celui dont les gendarmes ont tué le jeune Massinissa, celui qui a torturé et assassiné des Algériens par dizaines de milliers. La peur, c’est la peur de tout ce qui porte un uniforme.

    Vous me direz qu’il est normal que le citoyen ait peur de l’uniforme, car c’est ainsi que l’Etat se fait respecter. Dans les grandes démocraties occidentales, le citoyen n’a pas peur du policier, il a peur de la loi que représente le policier, loi qui s’applique de la même manière à tous, sans exception, du Président au dernier des chômeurs. En Algérie, le citoyen a peur de l’arbitraire qu’exerce le policier. Tout Algérien sait qu’en Algérie la loi ne s’applique qu’aux faibles. Qui est le faible ? C’est le civil qui n’est pas en mesure de trouver un militaire pour le sortir d’affaire. Aussi loin que je me souvienne, dans notre pays, tout le monde sait que le fait de connaître quelqu’un de haut placé dans la hiérarchie militaire peut vous être utile en cas de nécessité. « Il connaît tel commandant? Moi je connais tel colonel ! On verra bien qui aura le dernier mot ! »

    Peut-être que vous ne comprenez pas cela, mon Colonel, car vous avez toujours fait partie du groupe des loups. Moi, le civil, celui qui a toujours fait partie du groupe des moutons, je le sais bien. Car c’est ainsi qu’est devenue l’Algérie, après l’indépendance : d’un côté les moutons, les civils, habités continuellement par la peur, de l’autre, les loups, les militaires, arrogants et dominateurs, devenus avec le temps, des ogres insatiables.

    L’Algérien d’avant l’indépendance avait peur de Dieu. Il avait aussi peur du déshonneur – notre fameux nif. Aujourd’hui, il a peur du DRS. En 1962, tous les Algériens étaient pauvres et égaux. Le militaire a pris le pouvoir par la force et il a sommé tous les civils de se tenir tranquilles, de le laisser mener l’Algérie selon son bon plaisir. Boumediène, ce père qui se voulait juste, était un père tyrannique. C’est lui qui a mis la peur dans nos cœurs et nous a transformés en moutons. A tout individu qui osait critiquer le régime, ses amis lui demandaient de se taire s’il ne voulait pas que la SM vienne le prendre au petit jour.

    Tout ce qui porte une tenue est supérieur au civil. Aujourd’hui, le Président est désigné par les généraux. Chaque Algérien sait que rien ne peut se faire dans notre pays sans leur aval. Pour s’enrichir ou pour briguer un poste supérieur, il faut avoir un général derrière soi. Mais ces phénomènes sont la manifestation d’un mal ancien, qui a commencé en 1957. Ce mal s’appelle supériorité du militaire par rapport au civil. Il a commencé avec l’assassinat d’Abane Ramdane, l’homme qui défendait le principe de la prévalence du politique sur le militaire.

    Cette peur qui paralyse et bloque toute initiative, qui démobilise et rend fataliste, qui encourage le médiocre parce qu’il est protégé par un haut-gradé, cette peur, c’est le militaire qui la enracinée dans le cœur de l’Algérien. Nos dirigeants, au lieu d’aimer leur peuple, comme une mère aime ses enfants, ont toujours voulu le tenir en respect, le bâton à la main. Prenant le relais du colon, ils ont continué à opprimer notre peuple, qui attend d’être libre et heureux depuis des siècles. Avaient-ils le droit de lui voler sa liberté ? Avaient-ils le droit de lui prendre son honneur ?

    Cette peur qui nous habite, nous les civils, depuis si longtemps, nous devons la vaincre, afin de retrouver notre honneur perdu. Mais cela n’est que la moitié du travail, car pour que nous puissions redevenir tous frères et sœurs, comme avant, et construire cette Algérie terre de paix, d’amour et de fraternité dont nous rêvons, il faut aussi que vous, les militaires, reconnaissiez vos torts. Il faut que vous, les militaires, reconnaissiez que vous nous avez confisqué nos libertés, que vous nous avez fait peur et que vous nous avez tyrannisés depuis l’indépendance.

    C’est à cette seule condition qu’il n’y aura plus de loups ni de moutons et que nous deviendrons tous Algériens unis et protégés par la loi que nous aurons tous acceptée, celle de l’Etat de droit.

    Fraternellement




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  • IDIR
    29 décembre 2009 at 9 h 06 min - Reply

    Monsieur Samraoui,

    Je partage avec vous au moins une déclaration que je confirme selon ma conviction et c’est celle-ci : Malgré le caractère tyrannique et abjecte de – certains corrompus – du pouvoir, je persiste à croire qu´il existe au sein de l´institution militaire des officiers aptes à s´inscrire dans une logique de changement pacifique. C’est mon espoir pour une Algérie unifiée par la fraternité et la solidarité pour la lutte contre la corruption sans l’ombre d’un doute.
    Fraternellement




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  • radjef said
    29 décembre 2009 at 9 h 31 min - Reply

    Bonjour tout le monde.@Adel. Une fois de plus on ne peut pas parler du drame que vit aujourd’hui le pays sans ne pas parler du passé. Il faut exorciser ce passé de ses mythes et des conventions avec lesquelles les uns et les autres le sacralisent tacitement. Tout le monde semble trouver ses comptes dans ce passé tumutueux et infiniment obscur. Je suis d’accord avec vous, sauf pour deux points:la crise est anterieure à l’assassinat de Abbane Ramdane. Même si les strateges de la Soummam avaient réussi a faire doter la « revendication independantiste » d’une instance politique, l’Algérie n’aurait pas evité la crise que nous vivons maintenant.Combien de theses universitaires et scientifiques ont été ecrites sur novembre 1954 et les circonstances de son avenement? 0!Pourquoi encore ce silence aujourd’hui? Les daf qui ont occupé des postes nevralgiques depuis 1962 à ce jour, sont le produit de novembre 1954. Aissat, Belkheir, Guenaizia, Nezzar, Touati…faisaient la pluie et le beau temps sous le regne de Boumediene.




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  • Adel
    29 décembre 2009 at 10 h 08 min - Reply

    @radjef said

    Cher ami, bonjour,

    Je suis ingénieur de formation et mes connaissances en histoire proviennent essentiellement de mes lectures ou de mes discussions avec des amis. C’est avec ces éléments que j’essaie d’analyser la situation.

    J’ai toujours entendu dire que les officiers qui avaient déserté de l’armée française pour rejoindre l’ALN étaient maintenus dans un rang subalterne sous Boumediene. Il me semble avoir entendu dire qu’ils ne pouvaient pas dépasser le grade de capitaine. Je n’ai pas pris la peine, il est vrai, de vérifier cette assertion – je ne suis qu’un simple citoyen qui intervient dans un débat, ne l’oublions pas. Je pense que vous nous rendriez à tous – et à la vérité – un grand service, si pouviez nous éclairer à ce sujet.




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  • Adel
    29 décembre 2009 at 11 h 06 min - Reply

    @radjef said

    Après, le coup d’Etat du 19 juin 65, l’instance qui dirigeait le pays était le Conseil de la Révolution.

    Voici quelle était, selon wikipedia, sa composition:

    * Président du Conseil de la Révolution : Houari Boumediène

    * Membres du conseil :

    Abid Saïd Belhouchet Abdallah
    Bencherif Ahmed Bendjedid Chadli Benhaddou Bouhadjar Benahmed Mohamed
    Bensalem Abderrahmane Boubnider Salah Boudjenane Ahmed Bouteflika Abdelaziz
    Boumaâza Bachir Cherif Belkacem
    Draia Ahmed Kaïd Ahmed Khatib Youcef
    Mahsas Ahmed Medeghri Ahmed Mendjeli Ali
    Mohammedi Saïd Mohand Ould Hadj Moulay Abdelkader
    Soufi Salah Tayebi Larbi Yahiaoui Mohamed Salah
    Zbiri Tahar

    Il me semble qu’il n’y a aucun DAF sur cette liste. Agissaient-t-ils dans l’ombre? E




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  • Adel
    29 décembre 2009 at 11 h 25 min - Reply

    Remarquons que, de tous ceux qui sont sur cette liste, le seul qui ait un pouvoir de décision aujourd’hui est Boutef 1er! Était-ce lui la taupe?




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  • Mohand Tahar
    29 décembre 2009 at 15 h 45 min - Reply

    Nos officiers, ne peuvent-ils pas nous aider à identifier à travers un travail d’investigation sur le comment est géré cette institution et surtout savoir ce que l’armée vient faire dans le jeu politique ? car à défaut d’un Portail d’information détaillée sur le web concernant l’armée algérienne, Ne faut-il pas explorer cette institutionet particulièrement le DRS d’une façon structurelle, matérielle et informationnelle en élaborant un rapport détaillé, afin que le citoyen algérien puisse avoir une idée précise sur les tenants et les aboutissants de se qui se fabrique derrière cette machine militaire et surtout comprendre le comment , qui , ou, quoi et le pourquoi de son fonctionnement antidémocratique ?




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  • radjef said
    29 décembre 2009 at 18 h 17 min - Reply

    Bonsoir tout le monde.@Adel, mes amities. Je reponds a votre question en vous exposant mon point de vue sur la situation que nous vivons et que nous deplorons toutes et tous. Depuis le 1er novembre à ce jour, contrairement aux theses de la presse qui manipule l’opinion publique selon le bon plaisir de l’ANP, n’a connu qu’un seul et même pouvoir, celui de la mitraillette. Au fait, il n’y a jamais eu de pouvoirs successifs. Boumediene pouvait-il ignorer le passé et le caractere des gens qui allaient lui succeder à la tête du pouvoir? La SM qui a transformé le pays en association privée est composée essentiellement de harkis, de fils de harkis et de repris de justice de droit commun liberés au lendemain des Accords d’Evian. Ce choix a été decidé par Boumediene en personne. A ce sujet nous invitons nos freres Samraoui et Arezki Nait Amar à s’exprimer sur la question…Ben Cherif à deserté l’armée française. Capturé en 1960, il sera liberé apres avoir été decoré par le pouvoir français…
    PS: je n’ai rien contre les fils de harkis. J’estime qu’ils n’ont pas choisi leurs parents et leurs lieux de naissance.




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  • boreal
    29 décembre 2009 at 20 h 08 min - Reply

    @ M. Samraoui
    On sait que les cadres supérieurs de l’institution militaire sont tous nommés par la DRS (nomination au grade et aux postes ; on sait que ces nominations sont le résultat de compromis entre les différentes composantes la Direction des Renseignements et en fonction des allégeances des officiers nommés au Chef suprême). Tous les postes clés sensibles sont donc sous haute surveillance. Par conséquent, quelles relations peuvent avoir ces deux structures si ce n’est celle d’une dépendance de l’une envers l’autre. Et s’il arrive qu’un officier sente monter en lui des sentiments patriotiques face aux milliers d’injustices que vit quotidiennement la population, face à cette lente et incommensurable descente aux enfers du peuple algérien, dirai-je, que peut-il faire ? Dans les conditions actuelles, toute tentative de révolte serait un pur suicide (combien même on distille ici ou là des informations faisant état de « recomposition » au sommet de la hiérarchie, conséquence directe, semble-t-il, de l’état de santé du patron de Big Brother). Notre officier patriote ne peut donc qu’étouffer dans l’œuf comme on dit ses sentiments. « Ils » ont des oreilles et des yeux partout. Cet officier, s’il a un peu de jugeote, sait que toute tentative pour changer l’ordre des choses doit se faire obligatoirement dans le cadre d’une organisation structurée et non pas dans une tentative individuelle aussi téméraire et courageuse (insensée !) soit-elle et qui n’a guère de chance d’aboutir. Beaucoup d’entre nous « rêvent » d’un changement qui serait l’œuvre d’un groupe d’officiers patriotes dans un mouvement qui pourrait entrainer avec lui l’adhésion de la société dans son ensemble. Une rébellion d’un groupe qui partirait d’une grande région militaire (du nord si possible) et qui s’étendrait rapidement à d’autres régions, le peuple finirait par se soulever et les « méchants » se bousculeraient rapidement dans les aérogares pour prendre le premier avion à destination de Paris, Zurich… Ce scénario est peu probable car, non pas qu’il n’existe guère d’officiers patriotes capables, mais parce qu’en l’état actuel des choses, la situation semble totalement verrouillée (certains citent l’exemple des révoltes « spontanées » de 1988, nous savons tous, aujourd’hui que ces manifestations n’avaient rien de spontané et qu’elles avaient été organisées dans un but bien précis).
    Une chose me semble pour le moins, hélas, inévitable, c’est le changement par la force. Je dis hélas car cela aurait des conséquences désastreuses pour le pays tant sur le plan économique, social que politique. Je ne suis pas partisan de la voie violente, mais je ne vois, actuellement, qu’une seule alternative à ce régime anticonstitutionnel, répressif et mafieux.




    0
  • La Rédaction
    29 décembre 2009 at 21 h 02 min - Reply

    Des individus malintentionnés signant sous de faux pseudo ADEL, LIKOUS13, JNSPLU et BRAHIM, s’amusent à plagier des textes des autres et à les reproduire dans les articles les plus débattus.Nous leur disons qu’ils perdent leur temps car la Rédaction reste vigilante et vérifie automatiquement les adresses E-mail et les IP.
    La Rédaction




    0
  • BRAHIM
    29 décembre 2009 at 23 h 26 min - Reply

    Je viens de lire de la part de la REDACTION ceci : »Des individus malintentionnés signant sous de faux pseudo ADEL, LIKOUS13, JNSPLU et BRAHIM, s’amusent à plagier des textes des autres et à les reproduire dans les articles les plus débattus. Nous leur disons qu’ils perdent leur temps car la Rédaction reste vigilante et vérifie automatiquement les adresses E-mail et les IP. La Rédaction » De quel BRAHIM parlez-vous cher La Rédaction. Moi BRAHIM, je vous réponds que je ne considère pas avoir encore insulté quelqu’un depuis mon retour sur le blog et estime avoir débattu honnêtement et en mon âme et conscience. Mais si je gène vous n’avez qu’à me censurer et ce n’est pas un drame, la vie continue ! Je sais pour ma part que j’ai n’ai jamais plagié des textes des autres. Puisque vous avez mon IP « BRAHIM », dans le cas où c’est vrai, vous n’avez qu’à donner des exemples précis aux internautes.

    =======================
    Non, mon cher Brahim, il ne s’agit pas de vous mais d’une personne qui utilise votre pseudo (avec une autre adresse E-mail et une autre IP) pour plagier et verser des insanités. Il le fait aussi au nom de Adel, Likous 13, Jnsplu…..pour semer la zizanie.
    Je voulais seulement attirer son attention que ce n’est pas par ces méthodes qu’il allait perturber nos débats. Vous n’y êtes pour rien, mon cher Brahim.
    Fraternellement.
    Salah-Eddine




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  • Adel
    30 décembre 2009 at 8 h 48 min - Reply

    @boreal

    Il me semble que c’est exactement cela le mal dont nous souffrons depuis toujours.

    Depuis la crise de l’été 62, l’armée des frontières est intervenue comme le sauveur de l’Algérie. Elle continue à le faire à ce jour. Qu’a-t-elle sauvé, dites-moi ?

    J’affirme, pour ma part, que les civils ont toujours été plus compétents que les militaires dans notre pays. Le seul problème, c’est qu’ils n’ont jamais été libres de décider.




    0
  • Adel
    30 décembre 2009 at 9 h 38 min - Reply

    Ce sont les civils qui doivent prendre conscience de l’état avancé de décomposition dans lequel se trouve la société algérienne (je pense que c’est déjà fait), vaincre leur peur, surmonter leurs divisions, s’organiser et faire entendre leur voix, la voix du peuple. Des marches pacifiques drainant de plus en plus de monde, des grèves générales, etc., peuvent forcer le pouvoir le plus répressif à partir. Lisons les livres d’histoire; les exemples ne manquent pas.

    L’armée algérienne, en tant que structure – il y a certainement des individus compétents et honnêtes en son sein – est encore en plus mauvais état que la société. Comment peut-elle sauver l’Algérie? Qu’elle se sauve elle-même et elle nous rendra un grand service.

    Durant la colonisation, les Algériens ont recouru à la lutte armée car ils étaient totalement démunis. Combien de bacheliers y avait-il? Aujourd’hui nous avons des millions de jeunes et moins jeunes avec un bagage intellectuel plus que suffisant pour mener une révolution pacifique. Il faut réfléchir à la meilleure manière de mobiliser toutes ces énergies qui dorment et non pas attendre qu’un militaire perdu dans une institution hyper répressive où règne la suspicion vienne nous secourir.

    Réveillons-nous bon sang!




    0
  • Adel
    30 décembre 2009 at 10 h 03 min - Reply

    Un militaire a encore moins de latitude pour agir qu’un civil. Dans son lieu de travail, il n’y a aucune possibilité de prise de conscience tellement le climat est pollué. Tout individu qui dévie d’un iota de la ligne officielle est étroitement surveillé et éliminé sans pitié s’il y a le moindre doute sur sa loyauté. Son téléphone est mis sur écoute, son domicile surveillé, etc. Comment dans ces conditions peut-il agir?

    Je pense qu’un civil a plus de liberté pour agir pour le changement qu’un militaire.




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  • boreal
    30 décembre 2009 at 11 h 29 min - Reply

    @ Adel
    Je partage votre point de vue sur le fait qu’un civil a plus de latitude à agir qu’un militaire (dont les faits et gestes sont probablement surveillés, ceci est en tous cas valable pour tous les cadres de l’armée qui auraient un quelconque pouvoir d’agir, les commandants de région, par exemple…)
    Un civil peut encore s’organiser, il peut, en effet, agir. J’en veux pour preuve les grèves des syndicats du secteur de l’éducation qui ont fini par avoir gain de cause et ce malgré les nombreuses pressions et intimidations du ministère de l’éducation. La réussite de ce mouvement repose sur sa force, sa discipline et la justesse de ses revendications (les différents mouvements ont tous parlé d’une même voix). Je rappel que l’objet principal de ces grèves étaient la revendication de salaires dignes et l’intégration de tous les vacataires et contractuels…
    Il faut rappeler que le ministre de tutelle considérait la grève comme injustifiée et le comble c’est que la justice l’avait même déclarée illégale alors même que le droit de grève est reconnu dans la constitution comme un droit.
    Pour la première fois dans notre pays, un syndicat libre s’impose et fait plier le gouvernement.
    Qu’adviendrait-il si un mouvement plus vaste et plus puissant se développait grâce à la jonction de nombreux secteurs de la fonction publique auquel se joindraient d’autres mouvements de la société civile (organisation d’avocats, d’entrepreneurs, associations d’anciens moudjahid, de chômeurs, de femmes…) ? Quand on a vu que pour un simple match de foot (mais dont l’enjeu, il est vrai dépasse largement le cadre sportif, il s’agit plutôt d’une réaction épidermique à la manière dont a été traitée l’équipe nationale, j’y vois aussi un sursaut nationaliste…), le peuple s’est levé comme s’il s’agissait d’un seul homme, animé par la seule volonté de dire : ne touchez pas à ma souveraineté, ne touchez pas à ma dignité car j’existe encore, je ne suis pas vaincu malgré votre système tyrannique et vos nombreux complots… depuis 1962 !
    Seul un tel mouvement pourrait réellement balayer comme un tsunami ce régime despotique.




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  • Samraoui
    30 décembre 2009 at 12 h 32 min - Reply

    Bonjour à tous,

    @ K. Seddiki,
    Votre contribution est pleine d´enseignement, surtout pour les jeunes qui méconnaissent l´histoire du pays. Lorsqu´on aborde le volet historique, la rigueur doit être de mise, et j´espère que vous me pardonnerez si je rectifie juste un petit detail concernant la durée des mandates des présidents successifs. Chadli Bendjedid est resté 13 ans, Ali Kafi 2 ans et Zeroual 5 ans.
    Tous les presidents algériens, à l´exception de Benbella et Boudiaf (militants de la première heure de la cause nationale et members fondateurs de l´OS, qui peut être considérée à juste titre comme le noyau fondateur de l´ALN) sont des militaires.
    J´ajouterai également que votre dernier paragraphe, correspond grosso modo au souhait que je formulais dans mes précédentes interventions, à savoir rassembler le maximum d´algériens (y compris les “tenors” de la révolution qui peuvent y apporter leur experience et leur sagesse) et d´enclencher un processus qui aboutirait à la libération des algériens du joug “neo-colonial”que leur imposent leurs propres frères depuis 1962, car j´estime que notre independance n´est pas totalement achevée et que les objectifs de Novembre 1954, pas encore atteints.
    La tutelle de l´armée sur le champs politique est éclatante, elle a pris forme avec l´élimination de Abane Ramdane, la marginalisation des personnalités politiques d´envergure (Ferhat Abbas, Benyoucef Benkhedda, … et plus tard Boudiaf et Ait Ahmed), et l´abdication de la grande majorité des pseudo politiques.
    Cette tutelle s´est ensuite étendue pour laisser place au népotisme et au despotisme. Aujourd´hui face à la resignation d´une grande partie de la population, grâce aussi aux médias à la botte des décideurs, pouvoir et affaires font bon ménage.
    La mafia politico financière n´a aucun scrupule lorsque ses interêts sont menacés, le president Boudiaf en a fait les frais lorsqu´il s´est attaqué au problème de la corruption, et le pays a été plongé dans une guerre civile sanglante parce qu´il fallait sauvegarder le pouvoir et les privilèges qui lui sont inhérent.
    La tâche est ardue, mais la persévérance paie, car les algériens ont soif de liberté et de justice.

    @ A. By,
    La dissolution du DRS est l´une des exigeance prioritaire, si l´on veut atteindre un consensus, concevoir des institutions légitimes élues à la majorité, et songer à l´édification d´un état de droit.
    Le DRS et avant lui la SM et le MALG ont outrepassé leurs prérogatives. Un organe de renseignement ne peut être efficace que s´il bénéficie du soutien d´une large couche de la population et que ses missions obéissent à des tâches bien précises conformément à la constitution.
    Or de nos jours l´écrasante majorité de la population hait le DRS, elle le craint comme la peste et entretient avec lui une relation basée sur la méfiance ou reposant sur des principes immoraux (corruption, clientélisme,…)
    Le DRS actuel a massacré, torturé et fait disparaitre des milliers d´algériens (sacrifiés sur l´autel de la bêtise humaine comme disait F. Abbas), surveille les citoyens et les réprime férocement en cas “d´indocilité” , soumet la classe politique, les journalistes et les magistrates à la servilité, s´immisce dans la vie politique en désignant les responsables de l´exécutif, en choisissant les “élus” et même les présidents de la république, en créant des partis politiques, en muselant les médias libres, en possédant ses propres canaux de propagande et de désinformation, en assujetissant la justice à son seul caprice, en s´opposant à l´émancipation du peuple, …
    Ce tableau macabre sans être exhaustif est déjà accablant, il disqualifie d´emblée les responsables actuels du DRS, qui auront tôt ou tard à répondre de leurs actes devant une juridiction pénale, à moins qu´ils ne consentent à demander pardon aux algériens (seuls habilités à accepter ou non leur repentir) et à se retirer complètement du pouvoir.
    La question de savoir qui dissoudra le DRS n´est pas importante en soi, une autodissolution est même envisageable à partir du moment où certains chefs admettent leurs “fautes” et seraient prêts à oeuvrer pour le bien du pays.
    En théorie, le président de la république, le ministre de la défense, voire le parlement ou le gouvernement sont en mesure de prononcer ou de proposer la dissolution d´un tel organe.

    Votre seconde question est très judicieuse, la réponse va permettre de comprendre en partie comment fonctionne le DRS (et avant lui la SM ).
    A l´exception de deux promotions d´universitaires (celles de 1978 et de 1979 et dont l´expérience n´a plus été reconduite depuis) le recrutement au sein des services de sécurité s´opère sur la base du parrainage.
    C´est ainsi que se tissent des rapports d´allégeance à la manière de la mafia, c´est de cette manière que se forment aussi certains clans qui ont pour base le régionalisme par exemple.
    Le deuxième phénomène est lié à la compétence, certains chefs analphabètes ou de culture moyenne, craignant pour leurs postes, ont tout fait pour bloquer les officiers universitaires, en favorisant par exemple la promotion des sous officiers qu´ils tenaient bien en main. Cette singularité a eu pour conséquence d´une part, le départ avant le début de “l´ère démocratique”de près de 50% des officiers universitaires, plus perspicaces car ils avaient anticipé sur le désastre qui allait se produire, et d´autre part, l´émergence de sous officiers incultes promus à des postes de responsabilité sans compétences requises et dont le seul savoir était la force brute, sachant qu´ils doivent leur statut à leurs parrains, ils sont prêts à servir de bouclier ou à accomplir n´importe quel crime pour satisfaire leurs bienfaiteurs.
    Cette collusion d´interêt explique en partie la cohésion entre la hiérarchie et la majorité du corps officier, elle explique les rapports de fidélité et illustre le nivellement par le bas qui plonge notre société dans une stagnation, voire regression. .
    Voilà en vérité la relation des rapports existant entre la hiérarchie et les officiers au niveau du DRS, bien entendu les atrocités commises pendant la decennie rouge ont accéléré ce processus et resseré les liens. La compromission dans les meutres d´innocents et l´enrichissement ostentatoire d´une certaine caste, liée aux affaires et à la corruption est une arme que manie avec dextérité les chefs du DRS pour leur assure rune certaine immunité.
    Contrairement à ce que pourraient imaginer certains, je ne suis pas du tout aigri en dévoilant cette réalité, je dénonce juste une situation qui engendre la médiocrité et qui entraine le laxisme à cause du déréglement des valeurs.
    C´est tout à leur honneur que des sous officiers se forment et se perfectionnent, ce n´est pas cette catégorie qui est visée par mes propos, mais la catégorie des ex sergents sans foi ni loi devenus des généraux sur la seule base de la servitude et de la vassalité. Je suis contre le favoritisme, aussi bien dans l´armée que dans le civil, où de nombreux arrivistes doivent leur fortune plus au “parapluie” d´un parrain qu´à leur talent propre ou à la “sueur de leur front”.

    A la base, le recrutement des officiers devant servir dans les rangs de l´armée obéissait à des critères précis, le candidat faisait l´objet d´une enquête de moralité, il ne doit pas avoir d´antécédants judiciciaires, doit être issu d´une famille irréprochable et bien sûr posséder un niveau d´instruction compatible avec l´arme dans laquelle il sera affecté ultérieurement après avoir subi la formation de base commune.
    En plus de l´intégrité et de la moralité, qui sont des qualités prérequises pour faire partie des services, j´estime personnellement qu´un officier destiné à servir dans un organe de renseignement doit en plus posséder certaines aptitudes, notamment le sens de la conception et de l´analyse, la capacité de prévoir, d´appréhender, d´anticiper et d´agir,
    Sans trop entrer dans les details, je suis convaincu , pour peu que la volonté existe, qu´un assainissement est possible pour améliorer l´image de nos services et les rendre performants.
    L´assainissement n´est autre que la dissolution de l´actuel DRS, la cessation de toute activité politique (image infamante de police politique, chargée de surveiller et d´opprimer les citoyens) et l´exercice d´un contrôle efficace pour éviter toute dérive à l´avenir.

    @ Adel,
    Je partage pleinement votre analyse, le seul point auquel je n´adhère pas est celui relatif aux „loups et aux moutons“. Vous tombez malheureusement dans un schéma manichéen, je puis vous assurez qu´au sein de l´armée il n´y a pas que des loups, ils sont certes nombreux, mais il y a aussi des gens braves, des gens honnêtes qui déplorent cette situation, ils sont hélas peu nombreux. Tout comme les civils qui ne sont pas tous des moutons, pour reprendre votre expression. Je ne cite aucun nom mais ils n´en manquent pas.
    Si je voulais rester dans ce contexte animalier (un peu d´humour!), je dirai que toute la faune y est représentée; on y trouve des loups, des agneaux, des requins, des hyènes, des vautours (oui, oui les charognards existent aussi), des lions, des ânes, des chiens, des serpents, des crocodiles (il faudrait bien que quelques uns versent des larmes) et même des poules (mouillées s´il vous plait!).
    Je reviens au mode sérieux, en m´excusant de mon écart.
    Les algériens, s´ils veulent le changement, doivent vaincre leur peur, s´unir et s´engager dans cette voie avec foi et sans arrière pensée ni calcul, c´est à ce seul prix, qu´il est possible de venir à bout de la tyrannie, tout le reste n´est que conjecture.

    @ Boreal,
    Ne soyez pas pessimiste cher ami, les bourgeons du printemps algérien peuvent éclore à tout moment. Vous le dites si bien, toute tentative actuellement semble suicidaire, parceque notre société est tiraillée, divisée et minée par des clivages, si elle était plus solidaire, plus unie et determinée, le règne des despotes aurait été balayé comme un fétu de paille.
    Gardons l´espoir, il nous appartient de semer la bonne graine, il y va de l´avenir de nos future generation.

    Cordiales salutations.




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  • Adel
    30 décembre 2009 at 12 h 59 min - Reply

    @boreal

    Voila des mots qui réchauffent le cœur et donnent de l’espoir.

    Merci!




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  • Ammisaid
    30 décembre 2009 at 15 h 19 min - Reply

    Assalam, azul bonsoir
    La culture DRS est celle d’une cellule cancereuse. Une fois, qu’elle a pris son indépendance, elle se multiplie à l’infini et lle détruit tout ce qui est autour d’elle et puis un jour, elle immigre un peu partout dans le corps pour détruire le reste et affablir le corps avant de le terrasser totalement. Et, dans ce cas, quelque soit remede (chirugie, radiotherapie, chimitiotherapie…), la mort surviendra à plus breve échance.
    La cellule ou les cellules qui ont cessé de travailler en harmonie avec les autres, ne savent même pas, qu’elles vont mourir elles aussi malgré la force et la violence qu’elles manifestent envers ses soeurs.
    Le problème n’est pas, uniquement, au niveau du regne animal mais il est aussi dans tous les regnes.
    Le regne du mal n’a pour objectif que détruire le bien.
    Le DRS a semé ses graines maléfiques dans toute la socièté Algérienne.
    Certains secteurs sont très malades, il faudra, peut-être les changer complétement pour pouvoir, guèrir l’Algérie.
    Ces hommes et ces femmes que les quelques hauts gradés (dans tous les secteurs)utilsent pour nous détruire et se détruire sont à mon avis, incapables de voir leurs intérêts et ceu de leur peuple et de leur pays.
    Ils et elles sont manipulés au point que leurs manipulateurs sont devenus leur tout puissant, pour lequel ils et elles se prosternent.
    J’ai l’intime conviction que les ressources financières dans notre pays sont dans leurs mains. Et, c’est avec ses ressources qu’ils achetent tous et sutout leurs suppôts(nos âmes nos coeurs et nos corps).
    Leurs suppôts (interieurs et exterieurs) avec lesquels ils tuent, ils manipulent, ils torturent, ils humilient, ils appauvrissent, ils massacrent, ils volent, ils divisent, ils fraudent…
    Deux questions au Colonnel Samraoui que je salue respectuesement et que je remercie pour son amour au peuple Algérien etr son pays.
    Comment faire pour empecher nos responsables de se servir de nos richesses en toute impunité ? Est-ce que la nouvelle génération de militaire est formée dans le respect de leur peuple ou ce dernier leur est désigné comme un ennemi ou comme des moins que rien ou comme un troupeau qu’il faut diriger d’une main de fer ?
    Asseguass amguaz, 3am sa3id, Bonne année à toutes et à tous
    Mes salutations fraternelles à toutes et à tous: ceux et celles qui nous enrichissent de jour en jour avec leurs excellentes contributions, celles ou celles qui tentent de rapprocher les points de vues, ceux et celles qui frequentent le LQA et Mr le Dr SIDHOUM ET MR BENCHENOUF




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  • Rbaoui
    30 décembre 2009 at 16 h 46 min - Reply

    Concernant la formation du service politique DRS a ajouter parmi les criteres de recrutement les jeunes issus des ecoles de cadets de la revolution,je pense que dans la formation de ce service politique une tres grand part est reservee aux mecanismes psychologiques du conditionnemnt mental: il leur est inculque entre autres que leur « profession » est amorale.
    Il nous reste a passer le message aux differents membres de la DRS de prendre conscience de l’etat actuel de l’Algerie et de sortir du role qu’on leur a assigne malgre eux et que le changement que nous voulons ne peut etre que pour l’interet de l’Algerie toute entiere.




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  • samraoui
    30 décembre 2009 at 17 h 48 min - Reply

    Cher ami Said,

    Votre sagesse légendaire, qui se manifeste dans chacune de vos contributions, me commande de vous addresser mes chaleureuses salutations et mon profond respect.
    Comment faire pour empecher nos responsables de se servir de nos richesses en toute impunité ?
    Si on avait un état de droit et que la transparence prédominait, nul ne pourrait se servir de nos richesses sans s´exposer au chatiment de la justice. Le president n´aurait pas eu le droit de distribuer l´argent du contribuable à sa guise pour se faire élire. Les députés du parlement croupion ne se seraient pas permis de s´attribuer, au mépris des algériens, des salaires faramineux,.. etc, etc…
    La république des copains et des coquins, n´est pas l´oeuvre de Nezzar, Belkheir, Touati, Lamari,…eux, n´ont voulu que perreniser le système, car ceux qui sont au sommet de la pyramide considèrent l´Algérie comme un bien privé, un gateau que les parrains se partagent entre eux exclusivement.
    Tant que le peuple ne recouvre pas sa souverainneté, ne choisisse pas librement ses representants et n´exerce pas le contrôle à travers ses institutions, les décideurs continueront à puiser impunément, lachant par ci par la quelques miettes pour obtenir la paix sociale.
    Je me suis déjà posé la question il y a quelque temps, lorsque le gouvernement élaborait la loi de finance sur la base du prix de baril à 19 dollars, alors que les prix réels caracolait à plus de 80 dollars. Où allait la difference, si ce n´est dans les poches des parrains (ou plutôt leurs comptes bancaires à l´étranger), dans les caisses noires destinées à la corruption et à la propagande et pour s´acheter une immunité et une notabilité auprès des lobbies et partenaires étrangers.

    Quant à votre deuxième question, la réponse se trouve dans les actes quotidiens, le peuple sans être considéré comme un ennemi, est traité avec mépris, sans aucune consideration (bien sûr selon leur logique tous ceux qui contestent leur pouvoir sont des « ennemis »). L´armée a bien tiré sur les manifestants en octobre 1988, 128 jeunes ont bien été fauchés par les gendarmes en Kabylie, je ne parle même pas des grands massacres qui ont eu lieu à deux pas des campements militaries ou de ceux que l´on assassine sous pretexte qu´ils sont considérés comme “terroristes”. C´est à la fois triste et révoltant.
    Si on veut comparer l´état à des parents, je dirai qu´un bon père donne une éducation à son enfant et qu´ une bonne mère offre l´affection et l´amour, or force est de constater que notre jeunesse ne bénéficie ni d´éducation, ni d´affection et encore moins d´amour, le policier la bastonne, l´école la rejette, la harga et les vices leur tendent les bras. Jusqu´à quand doit elle endurer cette humiliation?
    Certains sur ce blog ont évoqué avec justesse, que nos tyrans se croient investis par le tout puissant pour guider ce peuple, qu´ils le jugent immature et incapable de prendre en charge seul sa destinée.
    Pour l´histoire, je peux témoigner que de nombreux officiers dépourvus de bon sens, croyaient dur comme fer qu´en interrompant le processus electoral en janvier 1992, ils allaient réellement sauver le pays, ne se rendant même pas compte qu´ils venaient de déclencher la pire catastrophe de l´Algérie indépendante.Espérons qu´il y aura certains qui tireront les enseignements et qui auront le courage de rectifier la trajectoire.
    Bonne année à toutes et à tous et que 2010 soit l´année du renouveau et de l´espérance.




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  • Adel
    30 décembre 2009 at 21 h 43 min - Reply

    L’image que nous donne ammisaïd, celle de la cellule cancéreuse qui a, petit à petit, envahi l’armée et toute la classe politique, s’applique parfaitement au pouvoir algérien. Aujourd’hui, il y a tellement de personnes atteintes et qui se vautrent dans l’infamie et la corruption, sans même prendre la peine de sauver les apparences, que même Toufiq mort, ce cancer continuera à ronger l’Algérie.

    Nous devons tous bien comprendre, cependant, que la première cellule cancéreuse a été implantée dans un pays en bonne santé par Boumédiène. Pendant 13 ans, la SM sera totalement dévouée au dictateur et rien qu’à lui. Lui seul lui assignait ses objectifs et la contrôlait. La SM surveillait tout le monde, les alliés comme les opposants, liquidant les gêneurs qui refusaient de faire allégeance au chef. Pendant toute cette période, elle a accumulé les dossiers – un précieux capital, qui donne à son possesseur un pouvoir sans limites. Une des phrases que le dictateur répétait souvent était : « construire des institutions qui survivront aux événements et aux hommes. » Rien de ce qu’il a mis en place, ou presque, ne lui a survécu. Rien, sauf la cellule cancéreuse.

    Cette SM que lui seul contrôlait et qui ne travaillait que pour lui, que devint-elle une fois son géniteur enterré ? Elle a continué à fonctionner comme par le passé, obéissant toujours à un seul homme, sans qu’aucune institution ne puisse la contrôler. C’est ainsi qu’elle a été programmée. Son code génétique ne peut pas être modifié. La suite tout le monde la connaît. Ironie du sort : c’est elle qui éliminera feu Kasdi Merbah, une fois qu’il ne sera plus le chef et qu’il sera devenu un « ennemi », un nom sur une liste de gêneurs, cette liste sur laquelle le premier nom, inscrit en 1957, était Abane Ramdane.

    Dans ma jeunesse, j’ai applaudi parfois Boumédiène, car il compensait son amour irraisonné du pouvoir par un nationalisme ardent. Il ne faisait pas l’unanimité : certains lui vouaient un véritable culte et d’autres le tenaient pour le fossoyeur de l’Algérie indépendante. Pour ma part, j’ai toujours porté un jugement nuancé sur sa politique. Il y a une chose, cependant, que je ne lui pardonnerai jamais : c’est d’avoir laissé derrière lui cette cellule cancéreuse. Croyait-il, tout comme ceux qui nous dirigent aujourd’hui, qu’il était immortel ?

    ================
    Je crois qu’il fallait comprendre, cher Ami dans ce que disait l’ancien chef de l’armée des frontières qu’il allait « construire un SYSTEME (et non des institutions) qui survivrait aux événements et aux hommes ». Et effectivement, ce SYSTEME a survécu aux événements et aux hommes. Mais jusqu’à quand ? Nos imposteurs ignorent que TOUT A UNE FIN. Essayons, pacifiquement, de précipiter cette FIN.
    Salah-Eddine




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  • Ammisaid
    30 décembre 2009 at 23 h 50 min - Reply

    Assalam, azul et bonsoir
    Au frère Adel dont j’apprécie beaucoup les contributions,
    A moins que les cellules saines deviennent à leurs tours plus cancéreuses que celles du DRS.
    C’est ne plus croire tout ce qui vient et qui viendra de ces virus qui se croient invincibles et immortels. J’ai, encore, beaucoup, d’espoir pour mon pays.
    La métaphore de la cellule cancéreuse est faite pour souligner le caractère très violent, pervers, totalement inconscient et inhumain de certains éléments de la l’armée, de la police, de la gendarmerie, des services de sécurité et des civiles (politiques, cadres, juges…).
    Pour dire aussi la nécessité absolue d’une unité sincère et confiante de tous et de toutes, dans un combat pacifique, déterminé et en continue pour vaincre ces hommes sans foi, ni loi qui nous détruisent, qui se détruisent et qui détruisent l’Algérie voire le Maghreb et plus loin encore.
    Nos désaccords comme je l’ai souligné plusieurs fois ici, sur LQA, sont artificiels et sont le produit du règne « fou » de ces fous qui nous gouvernent.
    Un pays se construit avec ses atouts et notre diversité est un atout essentiel sur lequel nous pourrons construire un état de droit qui ne devra exclure aucun et aucune (quelque soit la raison). Le reste se fera ensuite, comme ce qui se fait dans le monde entier et ce qui s’était fait à travers l’histoire.
    L’ignorance et la violence sont les seuls armes de cette poignée d’hommes qui avaient trahi nos ancêtres et qui ne cessent de nous diviser pour les raisons que nous connaissons toutes et tous : le pouvoir et ses privilèges(sécurité, gloire, richesses, jouissances…).
    Tout règne despotique connaît une fin et le notre est peut-être déjà fini. C’est nos divisions puérils et futiles qui le maintiennent. Il suffit peut-être de les ignorer au sens large de terme pour qu’il (ils)tombe du trône.
    Merci Colonel Samraoui pour votre réponse
    Fraternellement à toutes et à tous




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  • Arezki Nait Amar
    31 décembre 2009 at 0 h 54 min - Reply

    Le MALG, la DSM ou le DRS incarnent successsivement la république des Daltons ou autrement dit la république des hors-la-loi!
    La cellule cancéreuse dont parle notre frère et respecté Ammisaid s’est introduite très tôt dans la révolution algérienne avec l’arrivée d’ hommes endoctrinés dans des zaouias obscurantistes ou pseudo-universités des pays frères arabes,incarnés successivement après notre indépendance par les présidents Ahmed Benbella,Houari Boumediène ex-Mohamed Boukharouba,Chadli Bendjedid,la parenthèse pseudo-présidentielle de Mohamed Boudiaf,militant de la première heure de la cause algérienne,éxilé,trompé et assassiné par des généraux félons et corrompus ,et les NULS en politique qui ne sont autres que Ali Kafi (ex-colonel de l’ALN)et Liamine Zeroual (général de pacotille de l’ex-colonel frelaté Chadli Bendjedid).Quand au nabot commandant si abdelka ,dit Abdelaziz Bouteflika ou Boutef pour les intimes,qui n’a d’ailleurs ,pour les initiés,jamais tiré une balle contre le colonisateur,les historiens de tous bords sont unanimes à ce propos,a anestésié et endormi le peuple algérien,comme jamais ont pu le faire ses prédécesseurs,en raison de la hausse du prix du baril de pétrole durant son règne,hachakoum trois mandats présidentiels de cinq ans pour un vieux de la vieille malade et agonisant et qui a violé sous les yeux du monde entier ,car il n’a ni valeurs ni religion comme au temps des paiens,la Constitution de son pays qui a chérement acquis son indépendance pour s’offrir un troisième mandat présidentiel !Ce qui prouve que Boutef est un vas-nu-pied et un demi-lettré (il n’a jamais dépassé le niveau du bac),Il s’est retrouvé avec un certain Houari Boumediène qui avait de l’ascendant sur lui en raison de de son niveau d’instruction et de son grade militaire.
    Abdelaziz Bouteflika s’est toujours considéré comme étant le successeur naturel de Houari Boumediène.
    Mais malheureusement le croche-pied du duo Kasdi Merbah et Zerhouni Yazid l’a fait retardé de 20 ans pour y enfin s’emparer du pouvoir avec le bon vouloir et l’aide des généraux Larbi Belkhir et Tewfik Médiène , beaucoup plus soucieux d’assurer la continuité de leurs privilèges et de leurs intérêts que la vie des algériens qui ne vaut pas un centime pour eux!
    Que Dieu maudisse Chadli Bendjedid et ses généraux frelatés !




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  • A.By
    31 décembre 2009 at 1 h 00 min - Reply

    @ Colonel Samraoui
    Merci pour vos réponses.
    Vous dites : « A l´exception de deux promotions d´universitaires (celles de 1978 et de 1979 et dont l´expérience n´a plus été reconduite depuis) le recrutement au sein des services de sécurité s´opère sur la base du parrainage. C´est ainsi que se tissent des rapports d´allégeance à la manière de la mafia…»

    Quand on entend un commentaire de la sorte émanant d’un ex-colonel du DRS, on ne peut que penser que l’Algérie est entre les mains d’une « camora d’État » au sens propre du mot, et cela me raméne à reposer ma première question : « qui peut dissoudre un organe maffieux, armé et qui gére tout dans le pays, même l’air qu’on respire… ? Vous dites « une autodissolution » ? Cela me parait franchement utopique…à moins que les 35 millions d’algériens descendent dans la rue pour un sit-in national indeterminé jusqu’à la dissolution complète du DRS et de son pouvoir. Personnellement, je ne vois pas d’autres alternatives.

    Merci pour ce débat et pour votre temps.
    Bonne année 2010.




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  • boreal
    31 décembre 2009 at 14 h 35 min - Reply

    @ Tous
    Ce que je retiendrai de l’année 2009, c’est la manipulation de la Constitution par une oligarchie (désormais, c’est la présidence à vie !)

    Ce que je retiendrai de l’année 2009, c’est la généralisation de la corruption qui est devenue quasiment une manière d’être et d’agir de monsieur-tout-le monde au pays de Son Excellence Sérénissime, le scandale de l’autoroute Est-ouest qui apparaît dans toute sa splendeur avec des ramifications jusque dans les hautes sphères de l’Etat, (sans que cela n’émeuve ou fasse réagir nos politiciens) n’est qu’une infime partie visible de l’iceberg.

    Ce que je retiendrai, hélas, ce sont tous ces jeunes qui fuient la misère et la tyrannie et qui n’avaient d’autres moyens que de se jeter à l’assaut de l’impossible Europe sur des embarcations de fortune, des jeunes qu’on retrouve morts, rejetés par la mer.

    Ce que je retiendrai aussi de 2009 ce sont les énormes clameurs qui ont, telles des secousses telluriques, fait vibrer le pays tout entier jusque dans les bleds et les douars les plus reculés de l’Algérie pour manifester leur émoi devant les images du bus caillassé et des joueurs blessés lors du match en Egypte mais aussi leur joie immense et leur fierté retrouvée, le sentiment d’appartenir à un même pays.

    Ce que je retiendrai notamment de 2009, c’est la victoire éclatante des syndicats libres, une force tranquille est née !

    Je retiendrai enfin, la noblesse d’âme de Haminatou Haidar, son courage, sa détermination, sa force, la justesse de son combat.

    Bonne et heureuse année, malgré tout.
    Fraternellement




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  • Benhabra brahim
    1 janvier 2010 at 1 h 36 min - Reply

    BONNE ANNEE 2010…….. »MON COLONNEL »!!!!!!Au revoir




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  • Lies
    1 janvier 2010 at 4 h 21 min - Reply

    Salutations à toutes et à tous.

    En 1975 déjà, le pouvoir occulte qui finissait de tisser sa toile d’araignée avait enfermé Boumediene dans une bulle, et il ne savait de l’Algérie que ce qu’on voulait bien lui montrer.

    La DSM et l’état major de l’ANP avait les yeux tournés vers Tindouf.

    C’était le moment choisi par les taupes pour passer à l’action pour saper l’autorité de Boumediène et préparer la chute de Kasdi Merbah.

    En 1976 et 1977, Boumediene savait déjà que le levier de commande lui échappait et ne répondait pas.

    La panique s’empara de lui, car il n’est pas l’homme à s’épancher ou à se confier facilement, il essaya de se réapproprier le contrôle de la situation, mais on le submergea alors de dossiers de politique étrangère et aussi de conflits entre personnes du sérail qu’il devait arbitrer.

    Voilà grossièrement le début de la fin de Boumediene et du pouvoir qu’il incarnait.

    Fraternellement.

    Bonne année 2010 à toutes et à tous.




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  • Samraoui
    3 janvier 2010 at 19 h 19 min - Reply

    @ A. By

    Sans vouloir monopoliser le débat ni revenir sur des assertions facilement vérifiables, permettez moi de réagir à votre dernier post; si vous croyez que la dissolution du DRS est une utopie, alors je vous invite à méditer sur l´action entreprise la veille du 1er Novembre 1954 par une poignée de héros, animés par leur seules foi et determination. “A Coeur vaillant rien d´impossible!”, retenons cet adage et accentuons nos efforts si nous voulons faire triompher nos idées et imposer le changement sans violence.
    Le DRS étant le glaive et le bouclier du regime, le renversement de ce dernier passe par la neutralisation de son bras armé.
    Les frères du MAOL ont commencé à lézarder le “bouclier” grâce à la démystification et la démythification de cette hydre hideuse. D´autres frères comme ceux de RACHAD ou les initiateurs de l´appel du 19 mars, ne cessent de dénoncer les crimes du pouvoir en mobilisant l´opinion publique et en sensibilisant les citoyens. Ce travail remqrquable mérite d´être souligné.
    Cette oeuvre colossale se poursuit en Algérie même, grâce aux mères courageuses des familles de disparus qui défient le pouvoir, refusent les indemnités et réclament la vérité sur le sort de leurs proches.
    Elle se poursuit aussi grâce à la mobilisation sans relache et aux efforts des organisations de défense des droits de l´homme, des syndicats libres, de quelques partis politiques intègres, ainsi que des femmes et des hommes libres qui luttent avec bravoure et qui refusent la soumission.
    Changer ce regime oppresseur et despotique doit être le devoir de tout citoyen avide de liberté, de justice et de dignité, en vue de barrer la route à l´arbitraire et à l´assujettissement.
    Agissons tous ensemble de telle sorte que:
    – Le militaire doit refuser de tirer sur ses frères qui manifestent pacifiquement.
    – Le policier doit refuser de brutaliser et réprimer des compatriotes qui revendiquent leurs droits légitimes.
    – Le juge doit refuser de condamner des innocents.
    – Le journaliste doit refuser d´être un vecteur de propagande, de mensonges et de désinformation au profit du pouvoir.
    – Le fonctionnaire doit refuser le pot de vin et la ristourne,….
    Le DRS ne peux ni corrompre ni emprisonner trente millions de manifestants; lorsque ces derniers auront vaincu leur peur et compris que leur destin est entre leurs mains, vous verrez cher ami que ce qui était utopique hier deviendra réalité par la volonté des algériens ou pour paraphraser Mrs Zehira Houfani Berfas “ Tout commence aujourd´hui pour l´Algérie de demain”. Alors mettons nous au travail dès à présent.

    PS:
    Je saisis l´occasion pour présenter mes sincères condoléances aux frères Radjef Said et Lahouari Addi. Que Dieu vous arme de patience et qu´il accueille les défunts dans son vaste paradis. “A Dieu nous appartenons, à Dieu nous retournerons”.




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  • Belaid A.M.
    3 janvier 2010 at 20 h 26 min - Reply

    En rentrant au pays après vingt ans d’exil , Hocine Ait Ahmed , en se rendant à la présidence ( sous Chadli ) a demandé la dissolution de la police politique en premier point .Malheureusement , on ne l’a pas écouté comme toujours .
    Mon frère Mohamed , par vos actes et tout ce que vous faites , vous nous rappelez un grand militant des droits de l’homme en l’occurrence notre ami Ali Mecili .
    Il y a un espoir pour qu’un jour les choses puissent changer en Algérie .
    Assegas amagaz et que Dieu vous protège .




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  • Benhabra brahim
    5 janvier 2010 at 0 h 19 min - Reply

    Le projet de cet ex: colonel voudrait nous faire croire que cele va se passer comme……..au PORTUGAL « La revolution des oeuillets ».L armee destituat la dictature et restituat le pouvoir aux civils.C est pas la meme chose ici!!!!!!Il ne lacherons pas le morceaux!!En 88 Chadli a sorti les tanks….Ceux la vont nous bombarder avec les avions ..comme a Oued Djar en 67 ou 69 je me souvient plus j ai encore un eclat dans le dos….Au revoir




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  • A.By
    5 janvier 2010 at 4 h 48 min - Reply

    @ Colonel Samraoui
    Mes salutations.
    En tant qu’ex-specialiste des services de l’intelligence algérienne; quelle « lecture barbouze » – entre les lignes bien sûr – faites vous de « l’analyse intelligente » de l’article çi-dessous, sachant pertinemment que les services d’intelligence occidentaux ainsi que le DRS algérien ont toujours collaborés ensemble et ont toujours été, jusqu’à date, « complaisant avec le terrorisme islamiste » ???
    Merci encore pour cette interaction du débat.
    Fraternellement.
    Abdelwahab.
    ===== ===== ===== ===== ===== ===== =

    L’Algérie sur les listes noires des pays à risques terroristes:

    l’affront de Paris et Washington.

    Paris et Washington viennent de prendre des mesures durcissant les contrôles des voyageurs provenant de plusieurs pays, dont l’Algérie. Des décisions intervenues après la tentative d’attentat du Nigérian Omar Farouk Abdulmutallab. Ce dernier a tenté, fin décembre, de faire exploser un avion américain assurant la liaison Amesterdam-Détroit en utilisant un explosif que les appareils de surveillance n’ont pas pu détecter.

    L’Algérie se retrouve ainsi dans les mêmes listes que le Yemen, la Somalie ou l’Afghanistan, des pays où l’Etat a cessé d’exister depuis plusieurs années. Un pays comme le Maroc, dont les ressortissants sont régulièrement impliqués dans des attentats ou des tentatives d’attentats, ne figure curieusement sur aucune liste.

    L’inscription de l’Algérie sur ces listes pose aussi un autre problème. A plusieurs reprises, de hauts responsables américains ont loué les efforts de l’Algérie dans la lutte contre le terrorisme. On découvre aujourd’hui que ces déclarations, très médiatisées par les médias officiels algériens, ne sont en réalité que des formules diplomatiques qui cachet de réels inquiétudes occidentales concernant la gestion de la lutte antiterroriste par l’Algérie. D’ailleurs, le Département d’Etat américain n’a jamais levé le « travel warning » adressé aux ressortissants américains qui se rendent en Algérie.
    La série d’enlèvement de touristes occidentaux dans le Grand Sud algérien, au Mali et en Mauritanie a suscité beaucoup d’inquiétudes à la Maison blanche. A Washington, on ne comprend pas pourquoi Mokhtar Belmokhtar, présenté comme le chef des groupes terroristes du Sud, n’est toujours pas localisé. Et on s’interroge sur les raisons de non jugement de Abdelrazak El Para, en détention depuis quatre ans, alors qu’il a été reconnu responsable du kidnapping des touristes allemands en 2003.

    «Les activités terroristes et criminelles dans le Maghreb et la région du Sahel continuent d’être une menace pour toute la région et au-delà. Je suis venu entendre les points de vue des responsables civils et militaires algériens sur la situation”, a déclaré à Alger le général William E. Ward, chef du Commandement militaire américain pour l’Afrique (Africom), lors de sa visite en décembre 2009. Le général Ward a été reçu par le président Bouteflika et par les principaux responsables de l’armée algérienne.

    Le sous-secrétaire d’Etat chargé du Proche-Orient Jeffrey Feltman et la sous-secrétaire adjointe à la Défense, Vicki Huddleston, sont également venus à Alger pour, entre autres, discuter sur le combat mené par les autorités algériennes contre Al Qaida au Maghreb. Et Mourad Medelci, ministre des Affaires étrangères, qui s’est rendu à Washington le 11 décembre 2009, a eu à répondre à des questions précises posées par les experts du Conseil de sécurité de la Maison Blanche, par Daniel Benjamin, coordonnateur pour le contre-terrorisme au département d’Etat, et par le général James Jones, conseiller du président Barack Obama pour les Affaires de sécurité nationale.

    A Paris, la décision de mettre l’Algérie dans la liste des pays à risques semble s’inscrire dans une logique de confrontation née de la crise du diplomate Hassani et de la relance de l’affaire des Moines de Tibhirine. Les relations politiques entre les deux pays traversent une profonde zone de turbulences depuis plus d’une année. La visite des officiels dans les deux sens sont devenus rares. Et le déplacement du président Bouteflika, qui devait avoir lieu en juin 2009, a été reporté sine die. Mais, c’est la première fois que Paris remet en cause d’une manière implicite les capacités algériennes à mettre fin au phénomène terroriste. Les services de sécurité des deux pays ont toujours travaillé en étroite collaboration sur ses dossiers. Cela dit, l’ambiguïté dans le discours officiel algérien partagé entre nécessité d’éradiquer le terrorisme et appel incessant à la réconciliation nationale, a ouvert la voie à toutes les interrogations sur la volonté de rétablir complètement la sécurité dans le pays par les moyens conventionnels.

    Enfin, l’inscription de l’Algérie sur ces deux listes de la honte n’a donné lieu à aucune réaction officielle. Lundi, le Nigéria a réagi en déplorant le fait qu’il figure sur la liste américaine. A Alger, on observe toujours le silence alors qu’une telle annonce aurait pu au moins provoquer une convocation des ambassadeurs américain et français à Alger.

    Merouane Mokdad
    (TSA)




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  • radjef said
    5 janvier 2010 at 13 h 44 min - Reply

    Bonjour tout le monde.@Samraoui. Il est inutile de nous voiler la face. La periode 1954-1962 a été un veritable fiasco pour le pays; elle a certes chassé la colonisation mais elle a engendré une multitude de chefs dont le trait psychologique dominant est ce caractere pervers qui affectionne la vanité, l’arrogance, la cupidité, le paternalisme degradant, l’imposture et le besoin pathologique d’exercer un pouvoir incontolé au nom d’une revolution qui n’a jamais eu lieu.Un demi siecle apres, cette multitude de chefs arrogants et ignorants qui s’est substituée à Dieu et a la providence, est toujours là. Le rôle le plus ridicule et le plus triste dans cette comedie navet pensée et mise en scene par les généraux grâce au concours précieux de la France, est tenu sans le moindre conteste par la presse algérienne. Une presse meublée d’indicateurs et de plumitifs sans le moindre niveau intellectuel et culturel. Cette presse nous a appris aujourd’hui grâce a une information qui lui aurait soufflée à l’oreille par les services secrets occidentaux que Samraoui et d’autres officiers ayant denoncé les abus du régime en place, ne sont pas credibles. Soit! Samraoui et l’opposition ne sont pas credibles. Dans ce cas, de quels epithetes peut-on glorifier ces généraux et ces colonels qui investissent dans la drogue, les nights clubs, les bordels, le sexe, l’alcool? Car ce n’est un secret pour personne les activités paralleles de ces officiers devenus de veritables phenomenes de demonstration dans nos villes et villages. Combien d’enquêtes ont été réalisées sur les cas de parricides qui ont, selon les chiffres de la gendarmerie, atteint le chiffre de 600 au cours de ces trois dernieres années rien que dans la seule wilaya de Tizi? Pourquoi ces jeunes, a defaut de se suicider ou prendre l’aventure de la harga, tuent-ils leurs parents? Quelles interpretations politiques peut-on donner a une telle situation? Au cours de la semaine passée, cinq cas de suicides ont été enregistrés dans le Djurdjura sur un rayan ne depassant pasles 10 kilometres. Combien d’analyses ont été consacrées par la presse algérienne a cette situation? L’ANP apres avoir fermé toutes les entreprises publiques-transformées en casernes- exerce un chantage odieux sur les petits patrons.Sous pretexte de lutte contre le terrorisme, certaines entreprises sont privées de produits chimiques qui assurent leur bon fonctionnement? Pourquoi ces produits n’ont pas été retirés au plus fort moment du terrorisme? Le DRS veut-il asphyxier la Kabylie et la transformer en reserve indienne? Quel est l’avis de la presse a ce sujet? Il y a peine deux jours, alors que non loin du village des Ait Imghour un detachement de l’ANP est pris dans une embuscade par un groupe armé aux environs de 9 heures du matin, les populations locales dans les cafés ont tourné en derision la lutte anti-terroriste. « Ne vous en faites pas, c’est le tournage d’un film de guerre, ils tirent avec des balles a blanc », peut-on entendre ici et la a Boghni, Mechtras, Maatkas et Tizi Ntleta.Quelle interpretation donne la presse algerienne a l’attitude des populations locales à l’endroit de la lutte anti-terroriste? Selon la presse algerienne, ces populations locales sont-elles credibles ou bien manipulées d’ailleurs, par la main de l’etranger, celle qui souffle dans l’oreille de Liberté, le journal qui a le courage de dire et la force d’agir, mais domestiqué par un prete nom accessoirement expert comptable et généralement trabendiste?




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  • djamel
    6 janvier 2010 at 6 h 05 min - Reply

    Je souhaite que ceux qui prendrons le pouvoir demain fasse justice pour le bien du pays ,nous voulons que justice soit faites a toutes les victimes de cette guerre qui nous a été imposé par une poigné de généraux aux pieds nu,et qui a entrainer des milliers de complices.
    sans justice EQUITABLE il n’y’aura pas de salut ,si on veux le bien pour notre pays cela passerais automatiquement par une justice ni complice ,ni vengeresque  » comme l’etait nos bourreaux »,ni clémente ,on demande juste les faits pour que les générations montante sache ce qui s’est passé et ansi leur éviter de comettre les memes « erreurs »,et de meme montrer que le peuple devraient faire confiance en leur pays,la justice devrait etre au dessus de TOUS ,c’est la seul façon de montrer que l’etat est « F O R T  » car c’est lui qui assure l’égalité entre tous les citoyens.
    Un général a promis l’assassinat de plus de 2 million d’algeriens « s’il le faut »,et bien sans esprit de vengence, « car ont est pas pourri comme eux  » nous leur promettant de faire passé la moitié de l’algerie en justice a ceux qui nous ont promis l’obscurité.




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  • djamel
    6 janvier 2010 at 6 h 34 min - Reply

    l’essence meme de notre religion est l’unicité de dieu ,et la justice.
    donc ceux qui pronnent la rahma sans aucune justice ce sont ceux qui se sont enrichis en suçant le sang de leurs victimes et qui veulent passé a travers les mailles du filet en jouant avec leur fibre religieuse.
    et ainsi faire basculer la BALANCE judiciaire en leur faveur .




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  • boreal
    6 janvier 2010 at 21 h 56 min - Reply

    @ Samraoui

    Permettez-moi de vous demander votre avis sur un tout autre sujet qui est débattu avec passion en ce moment sur LQA et qui concerne le Sahara Occidental.

    Avec mes remerciements




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  • Résigné
    7 janvier 2010 at 21 h 28 min - Reply

    Avant tout, j’aimerais saluer le Colonel Samraoui et lui dire que le changement viendra le jour ou des gens seront prêts à mourir pour des idéaux de liberté, de démocratie et de justice, ce jour-là les tenants du pouvoir en Algérie trembleront. Pas avant.
    Je pense que les officiers intelligents et sincères au sein de l’armée n’ont pas senti ça encore.
    En Algérie, il n’y a que ceux qui sont prêts à mourir pour aller au paradis et il n’en reste pas beaucoup.




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  • zaky
    20 janvier 2010 at 19 h 38 min - Reply

    mes respects mon colonel.




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  • houcine
    20 janvier 2010 at 19 h 50 min - Reply

    @MTM,
    le colonel kasdi merbah a quitté les servives en 1979,vous allez quand meme pas lui collé la responsabilité de ce qui c’est passé pendant les années 80 et 90.pour ca il faudra voir avec lakhal ayat et toufik.amicalement




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  • MissTmourt
    29 janvier 2010 at 22 h 07 min - Reply

    Salam à tous,

    Petite question pour le Colonel, et ceux qui savent peuvent y répondre aussi :

    Qui a remplacé le général Smain Lamari ??? Il fait parti de quel clan ??




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  • omar bango
    6 février 2010 at 9 h 58 min - Reply

    avec des moyens derisoirs et une volonte digne d un peuple quelques chouhadas qui ne depassent pas l age de la raison ont pu raisonner la situation face a un pire inemie francais maintenant avec les moyens colossaux que possede notre pays on ne peut pas avancer d un iyota .la force de l algerie reside a l etranger (nos compatriotes) comme l on prouver les copins de ziani.




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  • Benhabra brahim
    10 février 2010 at 7 h 03 min - Reply

    Le diplomate Hassani a beneficie du non lieu!!!!…Qui croire????…Au revoir




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  • Djamel Eddine
    11 février 2010 at 9 h 46 min - Reply

    @ Mr Samraoui
    Je voudrais saluer votre courage et votre determination a nous eclairer sur des desssous de notre pays tant ignore par ma generation de l’apres independance. Je tiens aussi a vous remercier de votre ouvrage que j’ai lus avec grand interet et qui ma permis de comprendre ce que je vivais avant mon depart du bled en 1994 a ce jour.
    Aussi, je viens d’apprendre par les journaux algeriens que dans une conference video votre testament contre Mr Hassani etait hesitant et contradictoire ce qui a conduit le juge a prononcer le non lieu de Mr Hassani.
    J’aimerai bien avoir votre avis et si il ya eu hesitation et contradiction de votre part concernant son proces?

    Tous mes respects et souhaits de bonne continuation a nous laisser lire plus d’ouvrages de votre part sur notre pays: « On ne pourra jamais expliquer ce qui se passe aujourdhuis, ni prevoir le future, si on ignore ce qui s’est passe hier »




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  • Nazim
    11 février 2010 at 23 h 13 min - Reply

    Mon Colonel!
    Je viens de prendre connaissance de votre réponse à mon petit commentaire datant de prés de 2 mois (problèmes d’internet obligent) et je m’empresse de vous présenter toutes mes excuses pour avoir heurté votre sensibilité. Loin de moi toute forme de mauvaise pensée â l’égard de votre respectable personne. Il s’agissait d’un simple avis et nullement d’une «agression» comme vous semblez le croire. Mon avis est que si on veut que notre pays survive et prospère, nous devons suivre la bonne démarche. Celle, avant tout, qui tient compte des algériens, de tous les algériens et rien que des algériens. Pour cela, il y a beaucoup de choses qu’il faut remettre â plat: la notion d’identité et celle de mère-patrie pour commencer. Personnellement, Je me vis comme algérien, rien qu’algérien mais totalement algérien. L’Algérie c’est ma patrie et c’est ma mère. Je n’ai pas d’autre idéal, qu’il soit doctrinal , religieux et encore moins racial. C’est pour ca que, à la lecture de votre article, j’ai parlé de vision «étroite » (je reconnais que le mot n’est pas très bien choisi, en fait je voulais dire «coincée»). En effet, j’avais l’impression, mon Colonel, que vous étiez comme «enfermé» dans vos repères arabistes, incompatibles d’après moi avec ceux d’une Algérie tolérante, solidaire et plurielle. Je souhaite, une remise en question profonde, vous proposez un changement superficiel qui consisterait si j’ai bien compris à changer les personnes(les khalifes par les prétendants au khalifat), à tester quelques changements de forme (armée, DRS, quelques mesures édulcorantes en guise de démocratie,…) mais à garder les mêmes concepts (regard, cœur et esprit tournés vers ailleurs, en ce qui vous concerne mon Colonel, il m’a semblé que c’est le «Maghreb» et le «Machrek»). Par ailleurs, Je constate tout a fait comme vous, qu’effectivement, tous les pays «arabes» ont soit des rois soit des présidents à vie, au point où on se demande si ce n’est pas inhérent à la culture arabe et une conséquence inéluctable pour tous les pays qui se réclament comme tels. Alors, Colonel, cessons d’être arabes et contentons nous d’être algériens. Nous sommes tous frères, issus de la même mère (l’Algérie). Si je vous fait du mal, c’est notre mère que je blesse. Si vous me faites du mal, c’est pareil. Aimons-là, préservons-là et surtout arrêtons de lui imposer des «amants» d’ailleurs. J’espère avoir été assez courtois cette fois-ci et je m’excuse à l’avance du moindre de mes propos qui vous aurait incidemment «blessé». Ce n’est qu’un échange d’idées. Nous avons besoin de vous mon Colonel et l’Algérie a besoin de nous tous.




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  • Djamel Eddine
    12 février 2010 at 14 h 33 min - Reply

    @ Mr Samraoui
    Pardonnez ma deuxieme intervention pour vous demander une question tres importante que je voulais troujours vous demander concernant votre ouvrage. J’ai entendue Mr Hocine Ouguenoun parler d’un certain general francais Mr Philippe Randot je crois qui chapotait Mr Belkhir & co. Ma question est si ce general existe, ou est ‘il maintenant? est qu’elle etait son rôle en algerie et pourquoi rien n’a eté mentionné sur lui dans votre ouvrage. Ma surprise, est le silence de la generation qui a combattue le general et le soldat franacais d’hier et qui connait tout les details de cette guerre et ne dit absolument rien a ma generation qui ignore trop de choses trop importantes a ce jour.
    je vous remercie Mr Samraoui de votre lumiere a ce sombre personnage et vous presente mes respect les plus profonds




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  • zapata
    15 février 2010 at 16 h 11 min - Reply

    cette fois le peuple algerien va agir le code de la route va pousser une revolte global a l èchelle national.la dgsn a donner des ordres pour matter le peuple et cette fois si personne ne pourra echapper
    si une revolte se produira ça sera la fin du règime
    ce code de la route c’est l ètèncelle DRS PRENNEZ CE MESSAGE AU SERIEUX le peuple a assez souffert cette fois il va pas ratter son histoire..




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  • Congrès du Changement Démocratique