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24 March 2017

Compass Algérie : l’UITA dépose une plainte auprès de l’OCDE

CompassCFDT HTR

A plusieurs reprises, nous avons publié des articles concernant les conditions de travail à Eurest Support Services à Hassi Messaoud en Algérie.

Cette filiale du groupe britannique Compass, sous-traite la restauration et les services logistiques d’une vingtaine de multinationales comme Schlumberger, Halliburton, Repsol, BP, Ciepsa et Burlington, engagées dans la prospection pétrolière à 850 kilomètres au sud-est d’Alger.

Des centaines d’employés d’ESS vivent sous des tentes souffrant des températures du désert et de conditions d’hygiène et de vie difficiles. Ils travaillent 6 semaines sans jour de congé. Le salaire mensuel est en moyenne de 18 000 dinars (185 €). En décembre 2006, les ouvriers d’ESS ont décidé de créer un syndicat pour défendre leur dignité et améliorer leurs conditions de travail. Mais la direction est intervenue pour les en empêcher en suspendant le secrétaire général et en écartant au moins 10 autres membres du syndicat.

Yacine Zaïd, jusque-là un employé modèle, a commencé à avoir des problèmes avec la direction juste après son élection comme secrétaire général du syndicat. Après avoir suspendu son contrat de travail, la compagnie décide de le poursuivre devant les tribunaux. Il a du faire face à des accusations identiques dans de nombreuses affaires, représentant 22 audiences au cours des trois dernières années.

Après plusieurs mois d’investigations et de vérification des faits, l’UITA, la fédération syndicale internationale regroupant notre secteur d’activité, vient de déposer une plainte à la Délégation Permanente de l’OCDE auprès du gouvernement britannique, concernant le cas de Yacine Zaid et de ses collègues. L’UITA invite Compass Group à réintégrer Yacine dans son emploi et à permettre à ses salariés d’exercer leur droit fondamental de former, et de se faire représenter par un syndicat, afin de négocier leurs termes et conditions générales d’emploi.

Notre syndicat se réjouit d’avoir pu contribuer à sortir cette affaire du “fin fond du désert”. Compass et les autres multinationales de la restauration et des services doivent accepter loyalement le dialogue social dans tous les pays du monde où elles opèrent !


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2 Commentaires sur cet article

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  • still
    19 décembre 2009 at 22 h 34 min - Reply

    …Une vingtaine de multinationales…plutôt une vingtaine de hordes de charognards qui dépècent le Sud Algérien et sucent l’énergie des générations futures et la transfèrent vers leurs pays d’origine en contrepartie de petro dollars qu’empoche une poignée de mercenaires « nationaux ».
    Les déboires des employés d’ESS n’étant que le tip de l’iceberg,il faudrait beaucoup d’autres enquêtes et articles a propos de cette partie lointaine de l’Algérie dont l’apport a priori bénéfique puisqu’il nous permet de (sur)vivre mais qui ne fait que retarder l’échéance d’une prise de conscience brutale et amère : Nous sommes en train de puiser , ou plutôt ces multinationales sont en train de puiser(nous ne ramassons que des miettes) dans notre seul stock stratégique de surcroît non renouvelable;tous les autres secteurs d’activités sont quasiment démantelés alors que les « autorités compétentes »semblent faire leur la devise : « Après moi le déluge ».
    Force est de croire qu’une main invisible malveillante est en train de pousser l’Algérie vers la déchéance.




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  • batni
    20 décembre 2009 at 1 h 53 min - Reply

    Et dire que cette société étrangére ne soustraite que la restauration et les services logistiques d’une vingtaine de multinationales, alors les Algériens plus intelligent sont occupés a se réservés une place au paradis avec leurs religiosité. Vivement l’esprit catesien.




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  • Congrès du Changement Démocratique