Édition du
26 March 2017

Réponse d'Outre-tombe de Pierre Rossi aux lilliputiens de l'Histoire des Arabes

pierre ROSSIPar Abdelkader DEHBI

« وشـهـد شـاهـد مـن أهـلـهـا…. » – يـوسـف 27 / 12 –

« L’homme est ainsi fait que les fictions l’impressionnent

plus que la vérité » (Erasme)

Il y a comme çà, certaines coïncidences qui sont autant d’étranges clins d’œil qu’on ne s’explique pas toujours…Ainsi, ce matin, je m’interrogeais sur l’opportunité de publier une nouvelle et modeste contribution de citoyen pour dénoncer une fois de plus, ce qui m’a tout l’air d’une campagne préméditée, coordonnée et commanditée contre les arabes en général et l’arabité de l’Algérie en particulier, dans les colonnes d’une certaine presse connue pour  son idéologie laïco-maçonnique et la virulence de ses attaques contre l’Islam et l’arabité ; des attaques aussi lâches que suspectes, prenant faussement prétexte de la crise algéro-égyptienne. C’est à ce moment-là donc, que je me suis brusquement souvenu que nous étions pile, la veille de l’anniversaire de la disparition, le 25 Décembre 2002, du grand historien Pierre Rossi en décidant sur l’heure, qu’au lieu d’appeler à la rescousse, certains historiens arabo-musulmans tels que les Tabari ou les Asfahani, les Ibn al-Athir ou autres Ibn Khaldoun,…etc…etc, pour apporter la contradiction à nos pitoyables lilliputiens de la pige ou de l’enveloppe, autoproclamés idéologues, sociologues et historiens tout à la fois, il était plus judicieux, d’en appeler au témoignage du grand historien que fut le regretté Pierre Rossi, homme d’une immense érudition et dont la rigueur scientifique et la probité morale n’ont jamais été contestées.

Laissons-lui donc la parole, juste à travers quelques extraits pertinents tirés de son œuvre maîtresse : « La Cité d’Isis – Histoire vraie des Arabes » paru en 1976 aux Nouvelles Editions Latines et édité également à Alger en 1991 chez les éditions ENAG.

Biographie de l’auteur::

Pierre Rossi (1920 – 2002) est né à Aullène (Corse), il prépare l’Ecole Normale supérieure au Lycée Louis le Grand. Agrégé de grammaire, chercheur, philosophe érudit, Professeur de Lettres Classiques, dans la tradition des grands universitaires, ce grand penseur et humaniste français fut l’un des observateurs les plus autorisés du monde arabe où il a longtemps vécu.

Ami affiché des Arabes et de l’Islam, et en particulier de l’Algérie et de la Palestine, Pierre Rossi a consacré sa longue vie, autant à la recherche et à la connaissance qu’à l’action militante pour les causes justes de par le monde. Une longue vie qui fut constamment ponctuée d’ouvrages passionnants, traitant pour la plupart d’entre eux, des grands problèmes géostratégiques et socio culturels du Proche et Moyen Orient et du nécessaire dialogue entre les Civilisations bien avant que certains charlatans d’aujourd’hui ne se saisissent de ce thème.

Comme tous les intellectuels authentiques de sa trempe, Pierre Rossi a su résister à la tentation du « politiquement correct », en condamnant à maintes reprises et sans équivoque, l’occupation des Territoires Palestiniens par l’armée israélienne, tout autant que la politique anti-arabe des Etats-Unis, du haut de sa Chair de Secrétaire Général de l’Organisation Européenne pour les Droits de l’Homme et pour les Libertés fondamentales.

Dernier parmi les derniers des Justes, — c’est-à-dire des « Clercs », au sens où l’entendait Julien Benda – Pierre Rossi restera l’un des témoins les plus autorisés et les plus crédibles, de l’Histoire des Civilisations de l’Orient. En tant que tel, il était tout naturel qu’il fut l’ennemi déclaré et averti des falsifications patiemment inoculées tel un poison, par les dogmes d’un Orientalisme inculte, caricatural et asservi à la politique coloniale ou néo coloniale. N’est-ce pas lui qui eut un jour cette réflexion à faire pâlir de honte, plus d’un homme politique de ce coté-ci comme de l’autre, des deux rives de la Méditerranée ?:

« La morale est en fin de compte plus politique qu’une politique sans morale »

Préface de l’auteur

Une vision bornée de l’histoire, nous a imposé d’en localiser les sources non loin de chez nous, dans l’aride péninsule hellénique et sur les misérables rives du Tibre. Les Européens réduisent volontiers les origines de leur culture, aux cantons athénien et romain. C’est là une appréciation erronée; elle nous a été inspirée par des partis pris confessionnels et politiques. Il n’est guère douteux  en effet que les historiens de l’Eglise catholique romaine, seuls maîtres durant plus de mille ans, des archives de l’antiquité, en ont orienté l’interprétation pour la plus grande gloire de l’Occident Européen.

C’est pourtant sous la lumière torrentielle de l’Asie, mater gentium, et du ciel nilotique que s’est accomplie toute l’histoire de l’Orient et de l’Occident. L’Egypte et la Babylonie ont rassemblé les puissants effluves dont est née la grande civilisation arabe qui, depuis l’aube des temps, a étendu son savoir vivre à l’ensemble des terres comprises entre l’Inde et le Tage, le Nil bleu et la Baltique. Athènes et Rome n’en furent que des reflets. En rendant à l’Asie et aux espaces arabes leur juste place, en précisant honnêtement leur rôle dans l’élaboration d’une culture qui est la nôtre, nous souhaitons rétablir, par delà les seuils athénien et romain, les liens de parenté qui ont uni l’Europe à un ensemble de dimensions singulièrement plus vastes, où se lisent mieux les lignes de son avenir. L’Europe n’est ni le centre du monde, ni le miroir du souverain Bien. Fille de l’Orient afro-asiatique, elle ne représente dans cet océan d’espace et de temps, qu’une région où s’exercent des forces dont la puissance l’entraîne. Tout comme elles entraînaient autrefois les Césars.

Mais les préjugés demeurent ; mais un enseignement doctrinaire fausse nos jugements ; mais les images dont nous sommes hantés ont pris la place de l’évidence. Nous croyons que les cours d’histoire que nous suivons dans nos écoles sont identiques à ceux que professent Le Caire, Téhéran, Caboul ou Calcutta. Ce n’est pas vrai. Sur cette illusion, nous n’en avons pas moins établi nos prétentions à régenter les nations non occidentales. Quand nous aurons appris à peser l’exact poids des mondes qui nous entourent, nous découvrirons peut-être, outre la vraie fraternité, tout à la fois, nos horizons et nos limites. Prestige du verbe, orgueil de soi, volonté de surélévation : lorsque nous avons prononcé le mot Occident, nous avons tout dit. Comme si l’Occident était autre chose que la pente déclinante de l’Orient….

Quant à l’univers arabe (et il s’agit bien d’un univers), nous en avons ramené les frontières à deux ou trois arpents du désert infécond où flotteraient quelques résidus de mythes. Nous l’avons rabaissé, caricaturé, presque entièrement enterré. Or, le voici qui remonte à la réalité de la vie. Il est temps de nous apercevoir que si l’Occident est plaisant, riche, beau, encore ordonné, il le doit aux grands empires arabes qui ont créé les conditions d’un tel bonheur. Nous sommes semblables à ce conquérant d’Omar Al Khayyam qui puisait sa pourpre au sang d’un empereur enseveli. – (Paris Mai 1976)

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« Une seule langue écrite et parlée a fini par s’y imposer et par recouvrir ce grand ensemble : l’araméen et son annexe occidentale : le grec, étroitement apparentés l’un à l’autre. Or, l’araméen a évolué naturellement et sans heurt en langue arabe, cette dernière se trouvant désormais l’héritière des passés égyptien, cananéen, hittite et babylonien. Telle est l’exacte mesure de la culture arabe, mère et inspiratrice de l’hellénisme qu’elle a façonné dans son esprit et dans ses lois. Arabe et Grec se conjuguent pour donner ce que nous appelons la civilisation qui n’est, comme on le voit, pas plus orientale qu’occidentale, pas plus sémite qu’aryenne, mais une et indivisible en toutes ses parties, qu’elles soient spirituelles ou matérielles. » (Ibid page 18)

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« En arabe parlait le prêtre de Baal, en arabe, le dévôt d’Isis ou Moïse l’Egyptien, en arabe bien entendu le Christ quand il s’entretenait avec Caïphe ou avec le Peuple de Palestine; en arabe le Prophète Mohammed. La droite ligne de notre culture n’a point dévié. C’est en effet un jeu d’enfant pour un philologue de retrouver à la racine des langue égyptienne, cananéenne, anatolienne ou assyro-babylonienne les éléments essentiels de la langue arabe. » (Ibid page 25)

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« C’est aussi à partir de la Renaissance que, pour expliquer tout de même, l’extrême raffinement artistique, industriel et scientifique de la période des Califes, ont fait des Arabes, les traducteurs et les adaptateurs des Grecs. La légende a la vie dure et il se trouve aujourd’hui encore chez les Arabes eux-mêmes, des gens pour s’en prévaloir, dans la défense et l’illustration des thèses arabisantes. Sous la plume d’un auteur bien intentionné nous lisons : “Si Avicenne n’avait pas traduit Aristote, Saint Thomas d’Aquin n’aurait peut-être pas existé”. » (Ibid page 29)

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« Saint Augustin qui s’exprimait lui-même en araméen, sa langue natale, nous apprend qu’interrogés sur eux-mêmes, les paysans de son diocèse dHippone – Annaba – se déclaraient originaires de Palestine, de race cananéenne: “interrogati  rustici nostri quid sint punici respondent canani”. » (Ibid page 243)

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« Le Prophète Mohammed et les Califes ont donc rendu l’Orient à lui-même, rendu l’Orient à la divinité unique d’une façon si probante que toutes les religions et les métaphysiques orientales s’y reconnaissent et s’y confondent. Ils ont également restauré la langue araméenne, puisque le Coran a porté à la perfection sonore, sémantique et syntaxique, l’antique parler du peuple nilo-mésopotamien.

La langue arabe est en effet la première langue organisée de l’humanité méditerranéenne, précédant celle d’Homère et lui donnant ses lois. Depuis l’appel du Prophète, qui l’a réveillée à une vie moderne, elle est remontée du fond des âges, dont elle a ramené les résonnances monumentales pour s’imposer à des centaines de millions d’hommes »(Ibid page 244)

Fin de l’énumération des extraits.

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Conclusion :

Bien entendu il eût été fastidieux de citer tous les passages importants parce qu’ils le sont tous, de bout en bout dans ce livre magistral. Un livre dont les vérités historiques sont hors d’atteinte, c’est-à-dire complètement à l’opposé, des fantasmes d’un Arezki Aït Larbi que des élucubrations suspectes d’un Kamel Daoud avec sa « décolonisation horizontale » – est-ce parce que j’avais parlé de « Géométrie politique » ? Pour le reste, je ne m’abaisserai pas à m’appesantir, ni sur la grossièreté, ni sur le tragique analphabétisme de ces pauvres êtres anonymes qui confondent commentaires et injures gratuites.

Dieu merci le grand réconfort qui m’habite et qui est une certitude mesurable : c’est qu’en organisant dans notre pays, un recensement des plus généreux, portant sur le poids sociologique de ces laïco-maçonniques, négateurs de nos Valeurs spirituelles et culturelles, qui semble actuellement être entrée en « transes commandées », on arriverait dans le meilleur des cas à 10.000. Mettons 50.000. Mettons 100.000 ! Que pèsent-ils dans la société algérienne authentique et fraternelle, qui fait face à d’autres problèmes du dur quotidien ; une société algérienne qui  rejette les politicards et les mystificateurs, qu’ils soient dans le pouvoir ou qu’ils fassent semblant d’être dans l’opposition à ce pouvoir. Un pouvoir que pour ma part, je n’ai jamais cessé de dénoncer comme un pouvoir illégitime et corrompu. Un pouvoir dont d’ailleurs je soupçonne certains milieux d’être derrière cette polémique, dans toutes ses ramifications….


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156 Commentaires sur cet article

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  • SAID
    23 décembre 2009 at 22 h 18 min - Reply

    je n’ai pas terminé mon message (erreur de manip):

    je disais donc des portions d’etats qui constituent l’entité arabe. Les leçons de l’Histoire ne semblent pas avoir servi ni à leurs dirigeants, ni à leurs peuples pour s’en debarasser.
    En fin de compte, comme dit un proverbe anglais : « you have to do your own growing, no matter how tall your father was ». Et je termine par cette maxime :
    « Les gens peuvent douter de ce que vous dites, mais ils croiront ce que vous faites. »
    mes salutations

    ===================




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  • Hsen Taleb
    23 décembre 2009 at 23 h 34 min - Reply

    Monsieur Dehbi,
    L’article de Arezki Ait-Larbi a visiblement ébranlé les certitudes des tenants d’une certaine idéologie. Les termes que vous utiliser à l’encontre des personnes qui ne partagent pas votre conception de l’identité algérienne, puisqu’il s’agit bien de cela, dénotent une intolérance difficile à comprendre venant d’une personne qui lors de chacune de ses interventions sur ce site, a essayé de montrer un visage tout autre. S’agissant de l’article de Ait-
    Larbi dont j’ai plutôt retenu son souhait de voir l’Algérie reconciliée avec elle-même,dans sa diversité et dans la tolérance, il aurait été judicieux de votre part de relever des passages que contiendrait cet article et qui étayeraient vos accusations.Au lieu de cela, et sans doute parceque vous n’en avez rien trouvé de tel, vous avez sollicité les écrits de celui qui semble être pour vous un autre prophète. On aura remarqué que dans les passages choisis par vos soins, des peuples du bassin méditérranéen cités, il ne manquait que le votre, le peuple d’Afrique du Nord.Et quand votre Auteur, cite Saint Augustin, C’est pour lui trouver des origines moyen-Orientales. Le socio-linguiste oranais, Benmohamed, a qualifié ce genre d’attitude idéologique, de « haine de soi ».




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  • batni
    23 décembre 2009 at 23 h 56 min - Reply

    C’est bien, Mr Dehbi, c’est bien, vous faites appel a un « orientaliste » pour nous montrer que vous aimé la langue Arabe, mais pour l’amour du ciel, laisse-nous nous aussi aimer et chérir notre chère langue Tamazight.




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  • Si Salah
    24 décembre 2009 at 10 h 51 min - Reply

    Doit-on debattre de questions relatives à notre identité?

    La réponse: oui avec ceux qui acceptent de « debattre »,
    c-a-d qui acceptent le principe qu’on peut avoir tord
    et l’autre raison et que l’issue du debat peut etre que
    nul n’est convaincu de l’idée de l’autre.

    Les autres, qu’on ne peut que qualifier de « djahilin » selon la description du Quran, il n’y a aucun interet à
    essayer de « debattre » avec eux. Le Quran nous prescrit
    de les ignorer « a3ridh 3ani al djahilin ». Si l’on ne
    suit pas ce precepte, on tombe forcément dans
    l’invective et les insultes.

    Le prophere (SAAW) a dit:
    Que personne n’insulte son père! Les sahaba
    furent choqués: comment peut-on insulter son
    propre père? Le prophete (SAAW) expliqua:
    Tu insultes le père d’un tiers, et ce tiers
    insulte ton père. En fin de compte, c’est
    comme si l’on insultait soit-meme son père.

    A regarder les « debats » du site Le Matin, on s’apercoit
    que ce site abrite une trés grosse concentration
    de « djahilin », encourgés par une « censure » trés
    anti-islamique et avec lesquels il est totalment vain
    d’essayer de dialoguer. Il faut juste les ignorer
    et surtout les laisser ensemble….

    Comme cela on peut continuer à dialoguer sur
    un site respectable comme le LQA.

    Ma question: S’il s’avére que nous sommes 100% arabes
    ou 100% amazigh, ou 50-50, est-ce que cela changera le fait que les clans Bouteflika et DRS pillent notre pays sous nos yeux H24 sans qu’ils craignent qui ou quoi que ce soit? A mon avis, il y a + urgent à debattre.

    Si Salah

    =========================
    Absolument, mon cher Si Salah. Evitons ces faux clivages d’officines.
    Fraternellement.
    Salah-Eddine




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  • Rédaction
    24 décembre 2009 at 11 h 45 min - Reply

    Je voudrais dire à Si Abdelkader que j’ai été profondément choqué par les attaques indignes dont il est l’objet sur le Matin Dz. Est-ce cela un débat d’intellectuels ? Je ne comprends pas comment le modérateur de cet espace peut-il permetttre à de telles insanités de passer. Si Abdelkader Dehbi qui rencontre souvent Salah Eddine Sidhoum, principal modérateur de notre site, sait que de nombreux « commentaires » qui s’attaquaient au Matin DZ, et à son propriétaire, ont été bloqués, parce qu’ils dérogeaient aux règles éthiques de ce que doivent être les confrontations des idées et des opinions. A fortiori lorsqu’ils s’attaquent bassement à l’honneur et à la dignité de ceux qu’ils disent vouloir réduire par l’argument. DB




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  • talha
    24 décembre 2009 at 11 h 47 min - Reply

    3ammi abdelkader,pierre rossi connait mieux la societe arabo-islamique que les references que vous citez et ça va du biographe du prophete de l’islam,ibn khatir en passant par le maitre a penser de tout le monde en matiere de sociologie,ibn khaldoun,sans oublie tabari et autres?




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  • Abdelkader DEHBI
    24 décembre 2009 at 11 h 59 min - Reply

    @—Hsen Taleb — Vous écrivez : «  » »vous avez sollicité les écrits de celui qui semble être pour vous un autre prophète. » » » — Serait-ce une hérésie que de citer des auteurs étrangers ? Surtout quand ils sont au-dessus de tout soupçon, en évitant justement, de faire appel aux auteurs arabo-musulmans, que vous et les anti-arabes, auriez immédiatement accusés d’apologistes…Je croyais pourtant, avoir été clair là-dessus dès les premières lignes de mon article. Le grand problème dans ce genre de débats, malheureusement, c’est que des gens comme vous et tant d’autres, réagissez uniquement sous l’empire de vos pulsions de contradicteurs professionnels : toujours pressés de contredire, parfois sans même prendre la peine de lire.
    Pour le reste, tranquillisez-vous, je ne connais pas quelque chose qui s’appelle « la haine de soi », pour la bonne raison que ce genre de concepts m’est totalement étranger en tant que citoyen, solidement accroché – de par mon éducation familiale aussi bien que scolaire – à mon algérianité qui se décline tout à la fois, en arabité, en amazighité et en islamité. Je n’ai jamais attendu que des charlatans commandités d’ici ou d’ailleurs, viennent me dicter QUI je dois être.
    Une dernière remarque si vous le permettez : En premier lieu, je rejette bien entendu avec mépris, la campagne médiatique ordurière contre notre pays, campagne certainement commanditée par les services de l’Etat sioniste bien implantés en Egypte et exécutée servilement par le régime traître de la dynastie des Moubarak et de toute la faune qui l’entoure.
    En revanche, je crois, qu’il n’aura échappé à personne, s’agissant de notre pays que : il y a eu « des » volontés manifestes – chacune en fonction des calculs propres aux intérêts de son clan – d’exploiter les évènements, pour casser cet élan de fraternisation qui a rassemblé, l’espace de quelques jours, tous les citoyens algériens de toutes conditions sociologiques et/ou culturelles. – L’occasion était trop belle pour le régime, de se murer dans un silence lâche, pour mieux exciter la colère légitime de nos concitoyens en la laissant se focaliser sur l’Egypte Or, cette colère légitime contre l’Egypte, les supplétifs en tous genres auront vite fait de la transformer eux, en haine contre les arabes. Car, si nous avions un pouvoir politique légitime, c’est-à-dire parlant au nom du Peuple Algérien, nous n’en serions pas là où nous sommes.




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  • ali el kenz
    24 décembre 2009 at 17 h 20 min - Reply

    J’aimerais juste vous dire que la réédition de l’ouvrage de P. Rossi aux éditions ENAG est en elle-même trés instructive. L’ouvrage a été publié aux éditions du CERF en FRance. Lorsque nous( Med Benmansour et moi-même) avons voulu négocier les droits, on nous a informé qu’il n’y avait rien à négocier, car tout le lot a été racheté en bloc. Vous vous doutez bien de la nationalité de l’acheteur. Et aujourd’hui, seule reste l’édition Enag y compris pour les étrangers
    Cordialement

    ======================
    Merci pour cette précieuse information.
    Salah-Eddine




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  • KIFKIF
    24 décembre 2009 at 17 h 21 min - Reply

    Si le mot LOUKOUM peut être considéré comme une offense suscitant autant de haine, que dirait-on du mot PIGISTE et autres.
    La haine appelle la haine.
    Arrêtez le masacre.

    Passera, passera pas ???????????????????

    =============================

    PASSERA !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!




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  • MAHMOUD
    24 décembre 2009 at 18 h 58 min - Reply

    juste pour revenir à l’actualité de notre pays.J’espére que ce lien sera affiché.C’est pas de la publicité, c’est juste pour ceux qui veulent connaite les différets points de vue.Je compte sur votre esprit ouvert.
    Cordialement.
    http://www.fifdh.org/2009/index.php?rubID=57&lan=fr




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  • Abdelkader DEHBI
    24 décembre 2009 at 19 h 20 min - Reply

    Bonjour Si Ali El Kenz, je suis content d’avoir indirectement de vos nouvelles et vous remercie à mon tour pour cette information que ne doivent pas avoir les plus avertis. Et pour cause ! il n’y a pas d’argent à gagner. Ni de commissions. Et puis, mon Dieu ! qui se soucie des choses de la culture dans l’Algérie d’aujourd’hui, à part les braves gens du ministère du même nom qui ont d’autres préoccupations, c’est à dire d’autres convoitises beaucoup plus alléchantes et obsédantes : par exemple les opérations « hors Budget » des manifestations dites « culturelles » se chiffrant en MILLIONS D’EUROS, du genre « Année de l’Algérie en France », où ont sévi des dizaines d’imbéciles du clan au pouvoir, censés représenter la Culture algérienne….
    Je voudrais vous dire qu’il m’a été donné d’apprendre il y a 5 ou 6 ans, que M. Mouloud TIAB, un vieux traducteur chevronné avait traduit en arabe « La cité d’Isis ». Auriez-vous plus amples précisions là-dessus ?
    Nota : Merci à M. le Webmaster de bien vouloir transmettre mon adresse e-mail à M. Ali El Kenz.




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  • MAHMOUD
    24 décembre 2009 at 21 h 19 min - Reply

    Je sais pas si quelques uns ont trouvé la page en question mais pour vous aider à vous orientez un peu, une fois sur ladite page,allez-y à droite et vous trouverez la vidéo dont le titre est « Debat algérie baillonnée, barakat! »
    Merci encore .




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  • likous13
    25 décembre 2009 at 1 h 23 min - Reply

    Mr Dahbi ou si abdelkader, comme ils aiment bien vous surnommer vos compagnons de route pendant la guerre de libération, bonsoir. Un Si abdelkader que vous méritez amplement, n’en déplaise à certains de nos compatriotes qui peut etre en méconnaisseur de l’histoire se doutent de tout ce qui se rapportent aux importantes personnalités que notre jeune patrie Algérie a pu enfanté . Votre curriculum vitae est riche. Votre plume est d’une exactude hors du commun.
    Vous avez pu etre le journaliste, l’historien, le nationaliste et peut etre meme le politique. c’est rare de nos jours de trouver des hommes de votre calibre . Si je me permets d’énumerer les différentes expériences et ce savoir faire que vous evez acquis au fil des années ce n’est pas pour vous faire plaisir mais c’est pour montrer aux Algériens que dans la vie tout est possible, il suffit de vouloir y arriver. Dans la peau de n’importe quel Algérien, je peut affirmer que la volonté ne fait pas défaut. Mais permet-moi, peut etre la remarque est partagé, de signaler un manque de confiance énorme chez les Algériens. Peut etre grace à votre expérience d’ancien maquisard vous pourriez nous expliquer le pourquoi de l’absence de la confiance en soi .
    Comme je sais que comme vous étes comme tout Algérien la générosité et la modestie ne vous manquent pas, je me permets une autre question si vous me le permettez bien sur, c’est de nous parlez un peu, nous la nouvelle génération, d’un peu d’histoire vécue, loin des livres bien sur, si vous pouvez nous parlez un peu par exemple de l’organisation de l’ALN, de la façon avec laquelle vous vous contacez entre vous pour faire une opération, comment avez vous pu démasquer par exepmle les infiltration car à ce que j’ai compris c’est que l’armée française a beaucoup d’expérience dans ce domaine surtout avec l’expérience qu’elle aurait acquise au vietnam?
    Merci pour votre réponse monsieur Dahbi.
    J’espére que votre réponse enrichira l’histoire de notre pays.




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  • Omar
    25 décembre 2009 at 2 h 34 min - Reply

    @messieurs El kenz et Dehbi
    pardonnez ma lourdeur mais je n’ai pas bien saisi la « nationalité » de l’acheteur?
    Par contre, à ma connaissance aucun auteur n’a osé répondre, reprendre ou critiquer Pierre Rossi. Les plus grands érudits y compris du Vatican ont reconnu la qualité de son travail. On a, par contre, organisé un immense silence autour de cette œuvre magistrale.

    La seule édition que je connaisse et que j’ai eu entre les mains c’est celle des Éditions Latines :http://www.editions-nel.com/cc/histoire/EkFyEykkAkYHVSgNQX.shtml
    Et bien sur celle de l’Enag qui à l’epoque d’El kenz et Benmansour a accompli un travail d’édition tout simplement formidable. Soyez-en remercier messieurs !

    Effectivement, monsieur Dehbi, une traduction en arabe et une distribution à grande échelle serait plus que salutaire pour mettre un terme définitif a l’historiographie orientaliste et coloniale.




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  • Abdelkader DEHBI
    25 décembre 2009 at 11 h 48 min - Reply

    @ — likous13 : Merci pour votre amabilité mais je crois que d’autres moudjahid sont plus habilités que moi pour laisser des mémoires. A 20 ans, je n’avais aucune responsabilité, j’ai été affecté aussi bien à des tâches de secrétariat qu’à des tâches logistiques (ravitaillement, convoyage…etc)– Il me semble plus important que des gens comme Larbi Belkheir, Mohamed Lamari, Mohamed Médiène, Mohamed Touati, Abbas Ghozali ..etc..etc..nous laissent des mémoires allant de 1954 à nos jours.- De même que les tenants des discours autonomistes, voire séparatiste, à propos de certaines de leurs relations étrangères.




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  • Zendagui
    25 décembre 2009 at 12 h 22 min - Reply

    M Dehbi,
    Votre ecrit:

    « En premier lieu, je rejette bien entendu avec mépris, la campagne médiatique ordurière contre notre pays, campagne certainement commanditée par les services de l’Etat sioniste bien implantés en Egypte et exécutée servilement par le régime traître de la dynastie des Moubarak et de toute la faune qui l’entoure. »

    Ya si Dehbi, arretez de noyer le poisson et a autant que je sache les vessies sont loin d’etre des lanternes. La campagne de denigrement, n’est ni dirigee ni orchestree, elle est partie integrante de la nature de l’egyptien. Le mythe MISR OUM DOUNIA est bien anterieur a l’etat sioniste, il a engendre un complexe aupres de toute la composante egyptienne sans distinction, tout autre arabe est relegue a un palier inferieur sur tous les plans. Qu’un Moubarak la recupere a son profit est une toute autre histoire, c’est l’art consomme de la politique aux fins de et de …… L’Algerie subit l’invective de maniere ouverte et Si Abdelkader pointe du doigt un tiers. Pour une simple question de probite intellectuel il faut appeler un chat, un chat.




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  • mamitoupetitarabe
    25 décembre 2009 at 13 h 44 min - Reply

    C’est vrai M.Dehbi,les algériens petits comme moi ont besoin de connaitre les exploits de leur héros,comme abdelkader el Mali,abdelkader el Oujdi,et les autres.
    A ce moment on pourra comprendre la mort des autres comme Amirouche,Abane,Larbi ben Mhidi,et beaucoup d’autres ,oh combien nombreux.Mon grand-père ,mort dans un couloir d’hôpital dans les années 70 a eu cette réplique au docteur qui l’avait abondonné à cet endroit:OUI mon fils,tu as le droit de faire ça,ce pays n’a pas été libéré par mon vaillant Mokrane qui a été enterré sans que je ne voies son corps,mais par TOI et tes SEMBLABLES.
    Un peu de courage DB et favorise l’expression contradictoire.Merci d’avance.




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  • Dziri
    25 décembre 2009 at 15 h 00 min - Reply

    A Dehbi,

    Ah bon,vous préfériez que Larbi Belkheir nous écrive ses mémoires au sujet de la guerre d’Algérie.Vous êtes sérieux ou vous plaisantiez Dehbi? Si tel est le cas ,permettez-moi de vous féliciter pour votre sens si élevé de l’humour.

    Pendant qu’on y est vous avez cité Ghozali ,pourquoi ne pas citer aussi Chakib Khélil , Zerdani et surtout Khaled Nezzar .




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  • Bab el oued echouhada
    25 décembre 2009 at 15 h 21 min - Reply

    Merci monsieur monsieur Dehbi pour vos analyses toujours pertinentes et qui sur cette question révèle les enjeux de fond sur les objectifs de division communs de la nation des berberistes, et des camps-davidiens d’Egypte.




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  • likous13
    25 décembre 2009 at 16 h 56 min - Reply

    Si abdelkader :
    Merci pour votre réponse . les histoires de Larbi Belkheir, Mohamed Lamari, Mohamed Médiène, Mohamed Touati, Abbas ghzali, on pourrait bien les deviner seulement en observant l’etat actuel de l’Algérie. Justement pour connaitre l’histore de notre pays, on doit compter plutot sur les hommes de l’ombre, sur les gens comme vous qui ont intégré le mouvement nationale avec toute modestie et sans cantrepartie, un parcours qui vous a permis de croiser d’autres personnalités, tel Boussouf.Pour reconstituer le puzzle, chacun doit apporter une piéce . J’ai entendu Monsieur Hocine Ait Ahmed parler dans le débat qu’avait organisé la fifdh, grace au lien ci dessus que MAHMOUD nous a envoyé et qui je remercie eaucoup.
    Ait Ahmed dit textuellement que : la police politique formée en Russie et en Allemagne de l’est était infiltrée par le General De Gaule, dit textuellement aussi que les généraux n’ont aucune culture militaire ni politique d’ailleurs. Personnellemnt je commence à comprendre un petit peu ce qui s’est passé et ce qui se passe en Algérie en faisant le lien avec ce que disent quelques historiens et les hommes qui ont fait l’histoires qui ne sont malheureusement pas nombreux .
    Mais je pense que nous aurons aussi besoin de votre devoir de l’homme de l’ombre pour nous faire part de votre part de l’histoire pour que nous la nouvelle génération puissions reconstituer le puzzle. Votre contribution sera noble et l’histoire retiendra votre intégrité .
    Au nom de la nouvelle génération, je vous remercie Mr




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  • Abdelkader DEHBI
    25 décembre 2009 at 17 h 22 min - Reply

    @—Dziri : Vous avez tout compris ! Quel peut être l’intérêt en effet, de lire les mémoires d’un résistant epsilon comme mon humble personne, au lieu de s’adresser plutôt à quelques généraux issus des DAF – toujours au pouvoir aujourd’hui – et dont la plupart ont combattu aux cotés de la France, avant de changer de camp. Pour des raisons qui ont fait couler beaucoup d’encre….




    0
  • BRAHIM
    25 décembre 2009 at 17 h 48 min - Reply

    Monsieur Abdelkader DEHBI, là je perds mon latin , comme dirait l’autre !! Pouvez vous nous expliciter cette phrase de votre dernier commentaire : « Il me semble plus important que des gens comme Larbi Belkheir, Mohamed Lamari, Mohamed Médiène, Mohamed Touati, Abbas Ghozali ..etc..etc..nous laissent des mémoires allant de 1954 à nos jours.- De même que les tenants des discours autonomistes, voire séparatiste, à propos de certaines de leurs relations étrangères ». Est-il possible de nous éclairez un peu plus . Merci




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  • mamitoupetitarabe
    25 décembre 2009 at 18 h 07 min - Reply

    C’est pour ne pas le comparer aux DAFistes et aux berbéristes qu’il met dans un même sac qu’il a répondu comme ça.C’est clair Brahim,non?Explication d’un lilliputien.




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  • makachou minha
    25 décembre 2009 at 18 h 46 min - Reply

    Oui moi ca m’interesserait de savoir ce que pouraient nous dire ces usurpateurs. Mon histoire recente m’interesse plus que mes origines. Je suis Algerien. Berber, Musulman, arabe, Turc et et je ne sais quoi, je suis tout ca. Je veux savoir pourquoi je ne suis pas sur de ce que je suis. Je veux savoir pourquoi on m’a vole l’independance que mon peuple a arrache a la France. Je veux savoir pourquoi mon pays est dirige par des deserteurs. Je veux savoir pourquoi ceux qui ont eu le courage de combattre la France n’ont pas ete capables de tenir tete aux usurpateurs. Je veux savoir pourquoi on m’a oblige a fuir mon pays. Je veux savoir on est capables de s’entredechirer entre nous sur le net et incapables de nous battre contre ceux qui nous martyrisent. je veux savoir.

    ======================
    Interrogations LEGITIMES !




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  • algerianus
    25 décembre 2009 at 21 h 12 min - Reply

    ya si abdelkader enaal chittane !
    ya sidi soit!
    les berbeberistes separatistes qui sont au pouvoir depuis 62 ont ruiné l’algerie , appauvri son peuple , sinistré son ecole , declenché une guerre civile qui a fait 200 mille morts etc….
    Mais alors dans tous ces pays arabes du yemen à la libye en passant par l’arabie seoudite l’egypte et la syrie , l’rak et le soudan , tous ces pays qui ont la grande chance de ne pas avoir sur leur sol de berberberiste separatistes stipendiés par Israel et la francmaçonnerie internationale , pourquoi donc ces pays arabes purs sang se debattent dans la meme melasse que nous?




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  • tab tab
    25 décembre 2009 at 23 h 59 min - Reply

    Donc l’arabe n’est pas une langue sacrée




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  • Adel
    26 décembre 2009 at 9 h 16 min - Reply

    @makachou minha

    Nul ne peut faire ce travail à ta place, cher ami. Arme-toi de courage, de science et de patience et fais ta part du travail. Ne demande pas au gens du pouvoir de te dire pourquoi et comment ils ont ruiné l’Algérie.

    Le salut est en chacun de nous. Tout Algérien conscient doit se dire chaque matin: « Je veux que les choses changent dans mon pays. Que puis-je faire pour que le changement devienne une réalité? »




    0
  • Adel
    26 décembre 2009 at 9 h 26 min - Reply

    Comprendre, c’est déjà faire la moitié du chemin. Agir avant d’avoir compris, c’est s’exposer à l’échec. Une fois qu’on a compris, l’action devient plus facile, car le but et les moyens pour l’atteindre sont clairement identifiés.




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  • Belaid Ait Mohand
    26 décembre 2009 at 11 h 05 min - Reply

    Un débat pareil ne sert pas notre objectif principal qui n’est autre que d’instaurer une véritable démocratie dans notre pays en balayant les suceurs de sang du peuple Algérien qui nous ont gouverné depuis 1962 .
    J’ai remarqué que M.Dehbi à chaque fois , revient sur l’identité de l’Algérie et souvent fait de la désinformation en sous entendant qu’il n’y avait que lui en Afrique du nord depuis des millions d’années en exemple , je cite Saint Augustin , qui , pour M.Dehbi n’est pas berbère et même si c’est le cas ce n’est pas mon problème et c’est le dernier de mes soucis .
    Ce que je sais , que moi , je ne suis pas Arabe car ma mère ne connaît pas un mot d’arabe à part les sourates que je lui ai apprises moi même mais par contre tous les arabes qui vivent en Algérie et même en Afrique du Nord , sont mes frères et je me sens beaucoup plus proches de certains arabophones que d’autres berbérophones .Je suis proche de M.Benchenouf Djamal , de Samraoui , de Professeur Addi Lahouari que de Said Sadi , d’Ouyahia , de Mediene et la liste est longue .
    Monsieur Dehbi doit savoir que Hocine Ait Ahmed était chef de l’OS et donc chef de ses amis , Bouteflika et boumediéne , Abane Ramdane était Kabyle …On n’a pas regardé quand on leur a donné ses missions s’ils étaient kabyles ou pas .
    Même en faisant semblant d’être satisfait de la libération du Dr Fkhar et de ses amis du FFS , il avait fait allusion à « une affaire judiciaire fumeuse » comme si personne ne sait que l’on veut abattre toute tentative qui émane du FFS et je tiens à remercier Da Salah Sidhoum pour tout ce qu’il fait .
    C’est grâce à ces femmes et à ces hommes que le peuple Algérien vit dans l’espoir .
    M. Dehbi , si j’étais jeune , je dépasse la cinquantaine , à vous lire , je deviendrais berbériste ou autonomiste car vous poussez les gens à aller dans l’autre bord .
    Nous sommes des algériens tout court et fier de l’être .




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  • jnsplu
    26 décembre 2009 at 12 h 30 min - Reply

    J’ai tout relu depuis le début pour essayer de comprendre et je n’ai rien compris comme à mon habitude. Voilà un internaute qui donne un avis sur un événement mais qui comme il a un style cassant, fruit d’une vie passée dans l’hostilité comme nous tous et fruit d’une culture nationale agressive, il n’y va pas de main morte. Et ne voilà t il pas qu’au lieu de discuter ses idées on discute sa manière de les présenter et presque sa personne, alors que nous avons tous cette manie de croire à ce que nous disons. D’ailleurs Abdelkader Dehbi n’a pratiquement rien dit par lui meme il n’a fait que citer un auteur pour étayer un fait évident, la manipulation qu’il y a eu en Egypte et en Algérie à cause du match et qui sous le manteau opposait Said à Alaa cause des avions achetés pour les nantis car avec le prix des billets, ce n’est pas n’importe qui qui voyage en avion.

    C’est donc que le problème se situe ailleurs, dans les précédents débats qui touchent au torchon sur le net imbibé d’alcool et qui a pris feu et à l’article définissant les stratégies de conquete ou de reconquete c’est selon l’optique en Algérie, par les tenants d’un certain courant. Moi aussi j’ai des amis Kabyles, j’ai meme des parents Kabyles, mes enfants sont a moitié berbères, ma femme est une berbère de souche, moi meme je m’identifie intellectuellement comme berbèro-arabe car je suis Algérien, mais vu la tournure des débats, moi aussi je suis tenté de retourner ma veste et de créer un mouvement pour l’arabité et l’arabisation exclusive de l’Algérie et un mouvement de cette nature aurait plus de chances de réussir que le MAK, croyez moi, l’esprit tribal étant encore vivace dans notre population beaucoup de tribus se targuant d’etre arabes, l’affaire serait vite conclue. D’ailleurs le FLN et son fils le RND jouent à ce petit jeu tribal dans l’arène qu’ils qualifient de politique. Mais l’Algérie ne s’en relèverait pas…Mais ce n’est de toute façon pas une chose à faire car c’est justement ce que recherchent ces gens là, créer un fossé entre Algériens, semer la zizannie dans ce pays, faire croire qu’il y a deux peuples, deux cultures, deux modes de pensee, deux pays, alors qu’en fait il n’y a que deux chats qui postulent à ces idées et ce qu’a voulou dire Abdelkader Dehbi.

    Donc il faut chacun dans son coin s’arrêter de gesticuler et réfléchir en responsables. La première question que je me pose et je me la suis déjà posée c’est : pourquoi les débats sont à chaque fois détournés sur les fondements de l’appel du 19 mars considérés comme remis en cause. A ce propos et pour que les choses soient claires sur le forum je propose à l’admin d’insérer un sondage sur la question de l’algérianité sur le forum telle que stipulée par l’appel. On verra alors le nombre de gens qui sont pour le tryptique et ceux qui sont contre.

    La deuxième question est ce toujours les mêmes qui viennent nous chatouiller avec ces histoire et si oui qu’attend l’admin pour imposer que le pseudo soit conforme à l’adresse email et vérifier les adresses email en demandant confirmation.
    ===========================

    Mon cher Mohamed, je ne partage pas ton avis sur le sondage quant à notre identité. Ce serait très grave de remettre en cause un des fondements de notre algérianité. Ce qui a été forgé par l’Histoire ne peut aucunement être remis en cause par un quelconque vote et au nom d’une quelconque « démocratie ». Notre Algérianité telle qu’inscrite dans l’Appel du 19 mars n’est que la réalité du terrain. Ce n’est pas celle qui résulte des fantasmes des ultraminorités des 2 bords qui voudraient chacune l’amputer d’une partie.

    Pour ta 2e question, le meilleur moyen est de ne pas tomber dans leur piège en répondant à leurs provocations. Encore une fois la question de l’identité est réglée pour l’écrasante majorité de nos compatriotes, sauf pour l’infime minorité qui voudrait entretenir la division et nous empêcher de discuter des problèmes politiques de fond pour instaurer l’Etat de Droit.
    Amicalement.
    Salah-Eddine.




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  • BRAHIM
    26 décembre 2009 at 13 h 53 min - Reply

    Il y a quelques mois, j’ai émis une réserve de prudence aux propositions de Monsieur Benbitour pour des actions citoyennes pour sauver l’Algérie. A cette époque là, j’avais dis attention c’est peut être une entourloupette du régime pour le préparer à remplacer Ouyahia. Sincèrement, c’est vrai que j’avais de la méfiance car je ne trouvais pas, à l’époque, dans son initiative de propositions concrètes. Mais voilà que le journal El Watan de ce 26 décembre, on voit ENFIN apparaître des propositions concrètes et claires comme de l’eau de roche. Je vous fait part de quelques unes de ces déclarations et aux internautes de réagir en toute liberté (cette initiative, à laquelle il souhaite une forte adhésion des citoyens, est basée sur la refondation de l’Etat ) . Voici quelques une de ses propositions :
    1/- «Nous sommes à un tournant de notre histoire. Toutes les conditions me paraissent réunies. Il est temps. Il est temps que nous cherchions une solution pacifique où les intérêts de toutes les parties seront pris en considération, tous ensemble, pour mettre notre pays sur la voie de la modernité et de la croissance partagée»,
    2/- «la nécessité vitale de remplacer le régime autocratique et prédateur actuel par un régime authentiquement démocratique…».
    3/- «la démocratie qui doit être instaurée en Algérie doit rompre avec le leurre de « l’électoralisme »».
    4/- «Le régime algérien réduit l’histoire de notre peuple à la période coloniale espérant continuer à tirer sa légitimité de la guerre de libération»,
    5/- «pour conserver notre identité d’Algériens, il faut revoir les programmes scolaires et universitaires».
    6/- «Notre société est dans l’attente impatiente d’un changement réel et non cosmétique».
    A quand, les réactions des autres « hommes politiques » , des « hommes historiques » , des « hommes intellectuels » qui se terrent et se tapissent dans l’horrible silence complaisant !
    Je profite de cet appel de Benbitour (qui est à méditer en toute liberté), pour en appeler à la raison Mrs DEHBI et AIT LARBI AREZKI, afin qu’ils nous donnent leurs avis en toute liberté sur ces quelques propositions de Benbitour. Je ne suis pas un donneur de leçons, mais la quête de sérénité et de la paix entre les algériens qui sont pour le changement radical de régime, m’habite sans cesse.
    La rencontre des TOUT LES PATRIOTES du changement est indispensable pour élaborer sereinement la plate forme consensuelle de la FUTURE ALGERIE ALGERIENNE.




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  • mamitoupetitarabe
    26 décembre 2009 at 15 h 37 min - Reply

    La chaleur et l’ambiance familiale qui se dégagent de ce site nous fidélisent et nous amènent de temps à autre à donner un petit avis,cher Mohamed.Et cet avis ne peut être identique à l’ensemble des intervenants.S’il n’y avait pas de contradiction il n’y a pas lieu d’intervenir car tout serait cool.Il y a un seul point commun à tous : l’envie de changer les choses.Dans quelle direction et par quels moyens,la question reste posée et les réponses sont multiples.
    Quant à vérifier les adresses des intervenants ,je pense que c’est rabaisser notre cher Admin que de lui demander cela.Il y a un service spécialisé dans ce genre de chose,c’est le DRS.Ne le prends surtout pas du mauvais coté ni une attaque contre M.Dehbi,même si je ne suis pas d’accord avec lui sur beaucoup de points qu’on ne manque pas d’exposer sur ce forum.Salutations amicales.




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  • jnsplu
    26 décembre 2009 at 16 h 55 min - Reply

    @Admin. Merci de me supporter, de temps en temps, le verre déborde.

    @mamitoupetitarabe: lqa@mycourriel.tk adresse valable quelques heures.




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  • MAHMOUD
    26 décembre 2009 at 17 h 48 min - Reply

    Ni Etat theocratique ni Etat policier . Personnellement, je pense : Notre solution ne va jamais venir de l’Islam . Car l’islam appartient à Dieu, et seul Dieu peut gouverner avec sa propre loi. Je ne crois jamais à l’humain parfait, à l’humain juste .Il est hors de question que je rabaisse Dieu au niveau d’un etre si insignifiant qu’est l’humain. Rendons l’Islam à Dieu et rendons la raison à l’humain.
    Ma raison à moi me dit: Vive la laicité citoyenne.
    Je ne suis ni avec les fous de Dieu ni avec les fous tout court. Je peux avoir de la compassion pour un fou tout court mais jamais à un fou de Dieu.




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  • MAHMOUD
    26 décembre 2009 at 18 h 22 min - Reply

    PS : je vous cache pas, mes amis du site et l’administrateur, que depuis qu’ils ont démasqué sur un autre site, que je préfére ne pas citer, pour ne pas faire de la publicité, qu’une personne qui écrit souvent sur ce site fait partie de DRS et que c’est une taupe. Donc depuis je sais plus si c’est prudent de ma part d’envoyer mes identifiants comme ça en ligne. abababababababa, ellah yestar bark .

    ================================
    Ahlan oua Marhaba pour cette taupe du DRS qui participe à nos débats. Nous n’avons rien à cacher. Notre action politique est pacifique et se fait dans la transparence la plus totale. Le règne de la peur est révolu. Et ce régime tombera, comme un fruit POURRI, tôt ou tard. Ce n’est qu’une question de temps.
    J’espère, mon cher Mahmoud, que ma réponse a plus ou moins chassé la peur qui vous habite à moins que………………..
    Cordialement.
    Salah-Eddine Sidhoum




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  • Adel
    26 décembre 2009 at 19 h 01 min - Reply

    @MAHMOUD

    Une taupe du DRS est aussi un Algérien (du moins je l’espère) et a un cerveau (même si j’en doute parfois). En lisant la vérité, il finira certainement par comprendre qu’il se trouve du mauvais côté de la barrière. Faisons confiance à la vérité. Ali la Pointe, avant de devenir moudjahid et de mourir en héros pour que vive l’Algérie, était un voyou.




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  • Ismaïl
    26 décembre 2009 at 19 h 37 min - Reply

    Réponse au pseudo MAHMOUD qui écrit — «  » PS : je vous cache pas, mes amis du site et l’administrateur, que depuis qu’ils ont démasqué sur un autre site, que je préfére ne pas citer, pour ne pas faire de la publicité, qu’une personne qui écrit souvent sur ce site fait partie de DRS et que c’est une taupe. Donc depuis je sais plus si c’est prudent de ma part d’envoyer mes identifiants comme ça en ligne. abababababababa, ellah yestar bark. » »
    — Pourquoi tant de circonlocutions et de sourdes allusions inutiles pour rapporter tout simplement les accusations mensongères d’appartenance au DRS portées à l’endroit de M. Abdelkader DEHBI, signataire de l’Appel du 19 Mars. Accusations mensongères qui déshonorent leur auteur M. Arezki AIT LARBI, dont chacun connaît les penchants berbéristes et les affinités avec les milieux des laïco-maçonniques et anti musulmans, des deux rives de la Méditerranée.




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  • jnsplu
    26 décembre 2009 at 19 h 42 min - Reply

    Bien dit Adel.

    Citation:

    MAHMOUD dit :
    26 décembre 2009 à 18 h 22 min

    PS : je vous cache pas, mes amis du site et l’administrateur, que depuis qu’ils ont démasqué sur un autre site, que je préfére ne pas citer, pour ne pas faire de la publicité, qu’une personne qui écrit souvent sur ce site fait partie de DRS et que c’est une taupe. Donc depuis je sais plus si c’est prudent de ma part d’envoyer mes identifiants comme ça en ligne. abababababababa, ellah yestar bark .

    ———-
    si c’est de l’adresse que j’ai donnée à sa demande à notre ami sous pseudo « mamitoupetitarabe » qu’il s’agit, je te remercie de l’intention. Mais je ne fais rien d’illégal ou d’amoral et a mon age je crains plus pour les autres que pour moi.
    de toute façon c’est une adresse ephémère qui disparaitra dès qu’il m’aura écrit.
    En outre il ne faut pas oublier que les principales caratéristiques du protocole de communication tcp/ip en usage sur le net est de relier chaque machine à une seule adresse ip. Laquelle adresse ip est positionnée dans un espace donné et vers laquelle pointe le provider. Donc à moins d’utiliser un cyber et d’en changer tous les jours et meme là, on ne risque pas d’échapper aux méchants qui désirent nous alpaguer. A chaque connexion tu envoie tes identifiants, que tu le veuilles ou non.

    ================
    Soyons sérieux, mes chers amis. Nous n’allons pas mordre à l’hameçon et nous épier ainsi, oubliant ainsi le vrai débat. Que les agents du DRS soient les bienvenus sur le site et participent aux discussions. Nous avons dit dès le début que nous n’excluons personne. Et encore une fois, quitte à me répéter, le règne de la peur est révolu. Ni Antar, ni Haouch Chnou, ni Magenta ni Bellevue n’ont pu faire taire les Hommes Libres. Et ce n’est aujourd’hui qu’ils vont les faire taire. La roue de l’Histoire tourne !
    Salah-Eddine




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  • BRAHIM
    26 décembre 2009 at 20 h 36 min - Reply

    cher internaute @Ismaïl, toi aussi tu participe à la tchektchouka !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! Barkaouna ihame Rabek !! DEHBI sait se défendre , il n’a pas besoin d’avocats.




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  • jnsplu
    26 décembre 2009 at 20 h 56 min - Reply

    @MAHMOUD

    Dieu ne s’adresse pas ses règles à lui même, il n’a nul besoin de règles, il les adresse aux humains, même s’il n’a également nul besoin des humains. Sa miséricorde fait qu’il s’est adressé aux hommes durant toute la période prophétique, depuis Adam jusqu’à Mohammed. Celui ci à scellé la prophétie et depuis les choses sont claires. Nous sommes dans la période de l’après prophétie et l’homme a atteint sa pleine maturité intellectuelle et n’a plus besoin de tuteurs. Mais il n’en demeure pas qu’il est responsable et dépositaire des recommandations de son créateur. L’islam élève la science au dessus du dogme, alors que nous faisons le contraire, l’islam élève l’homme au dessus de toute richesse matérielle, alors que nous rabaissons l’homme, l’islam nous demande de réfléchir à notre condition, nous ne le faisons pas et ensuite nous allons faire des procès à l’Islam.
    En islam l’individu doit s’aimer lui même, aimer sa famille, ses voisins, les gens de son quartier, puis ceux de sa région de son pays, les musulmans ou qu’ils soient les gens du livre et l’humanité entière. Les musulmans s’arrêtent à l’amour de soi. Le message de l’islam est le message de l’homme responsable. C’est le message de l’amour. Responsable de lui même de ses semblables du plus proche au plus éloigné et responsable du milieu dans lequel Dieu l’a fait se développer, c’est à dire cette pauvre planète. Le message de l’islam est un message de noblesse de l’âme, de sérénité mentale parce que tout est décidé depuis l’éternité, d’actes s’insérant dans le cours du destin et n’étant que causes indirectes car c’est Dieu qui nous couvre de ses richesses, c’est un message qui implique la soumission à Dieu. Celui qui se soumet à Dieu ne peut nuire à ses créatures, ni a sa création en général. Le mal n’est pas en l’Islam, il est en nous et puisque nous sommes si éloignés de l’Islam, il ne peut être plus grave de ne plus l’associer à nos actes de manière hypocrite. Mais à t on l’assurance, que ce faisant, nous améliorerons notre sort ? Ou vaut il mieux s’attacher à renforcer cet islam en nos coeur et faire de lui le moteur de notre action pour un réveil national, surement que si nous sommes sincères Dieu nous aidera.




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  • MAHMOUD
    26 décembre 2009 at 21 h 26 min - Reply

    @ismail, tes mots sont un peu forts, à la limite agressifs, relaxe toi mon frére, soit pas susceptible.
    J’ai juste soulevé un doute légitime, et je remercie monsieur Salah eddine de nous avoir réconforter.
    Je ne visais personne en particulier, d’ailleurs c’éatit une note en PS.
    Mon texte de réflexion est plutot au dessus de ladite note.




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  • Ismaïl
    26 décembre 2009 at 21 h 29 min - Reply

    @ — Brahim : Je m’appelle Ismaïl DEHBI. Et ce n’est pas un pseudonyme. Je n’ai rien contre les pseudonymes. Mais quand les pseudonymes cachent des ignares et des lâches qui n’ont pour seul et unique argument que l’insulte au bout du clavier, comme c’est le cas de le meute enragée du Matin qui insulte mon grand père sans discontinuer depuis une semaine, je vous demande de quel coté se trouve la choukchouka selon vous ?




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  • MAHMOUD
    26 décembre 2009 at 22 h 22 min - Reply

    @jnsplu,
    je sais pas c’est quoi votre nom, mais je peux vous dire que j’adhére asolument à ce que vous dites.
    Je me suis toujours dit que toutes les religions sont des philosophies de l’amour, sont un seul livre dont le titre est: pour bien vivre ensemble.
    J’ai entendu parlé un jour d’une histoire réélle qui s’est passée en Algérie pas si longtemps de ça : une femme d’un age avancé qui a passé sa vie à faire la priére qui par curiosité s’est invitée dans une église
    pas loin de chez elle pour savoir ce qui se passe .On l’a invitée à s’asseoir .Elle a assisté à je ne suis quoi comme rite chrétien, puis à la fin, de la cérimonie un des fidéle l’a intérogée pour savoir son point de vue et à elle de répondre : « laylah ila llah mohamed rassoul llah, tout ce que vous dites est vrai ». Vous voyez un petit peu quand la spontaneité et la naiveté n’est pas encore altérée par les penchants politques religieux, le but de la parole de Dieu reste le meme: l’amour de l’autre . Et dés que la parole de dieu devient un instrument entre les mains des humains, l’opposé se produit : l’exclusion de l’autre.
    Unissons-nous pour vivre l’amour.




    0
  • SAID
    26 décembre 2009 at 22 h 58 min - Reply

    Bonsoir
    Je ne voudrais defendre ni l’un ni l’autre, mais dire seulement ceci : AIT LARBI a écrit un article ds lequel il a dit ce qu’il pense, il ne s’adressait à personne en particulier. M.A.DEHBI lui a répondu et il a utilisé des mots … disant un peu blessant à l’egard de l’auteur de l’article. c celà qui a declenché cette avalanche de propos malsains que je répprouve à 100 % car elle ne fait pas avancer le debat.
    Comme je trouve aussi malsain d’etiquetter les gens de « laico-machin-chose etc… ». Si nous souhaitons un debat serein et sans exclusive, ya akhi, je parle avec toute personne qui se dit algerien et qui habite comme moi cette terre benie, qu’il soit laico, islamo, arabico, berbero et que sais-je encore.
    La technique des « etiquettes » du FLN, yarham babakoum laissons-la au FLN car elle FAUSSE LE DEBAT sur notre misere actuelle !!
    La question reste




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  • Rbaoui
    26 décembre 2009 at 23 h 33 min - Reply

    l’adresse IP ne peut en aucun cas fournir des informations sur votre location geographique, un logiciel libre: Tor
    https://www.torproject.org/index.html.fr
    vous permez de naviguer sur internet depuis l’Algerie avec une adresse IP qui vous localise en Allemagne ou au Japon.
    Ce logiciel est tres populaire au sein des organisations des droits de l’homme, les journalistes et les blogueurs.




    0
  • K. Nemous
    27 décembre 2009 at 0 h 46 min - Reply

    Vive l’Algérie, one two thre, Aek Dehbi, nous sommes avec vous. Je vous soutiendrai juqu’a l’istiqlala, nass yalzem itabaou daou. Tapez un pzu sur la povoir et les casquettes vertes. J’en ai marrre de les voire. We are with ya.




    0
  • jnsplu
    27 décembre 2009 at 10 h 16 min - Reply

    @Rbaoui. Il apparait que tu as une idée de ce que je dis. Mais je pensais à ceux qui sont en Algérie et dont l’Adresse IP est fournie exclusivement par AT qui connait parfaitement leur domicile et qui peut le localiser ne serait ce qu’en suivant la paire torsadée meme si ses archives sont perdues.

    Qui est derrière AT ?

    Supposition: Qu’on dise à AT de dédier une machine reliée au routeur, au DNS, pour qu’elle dérive toutes les transactions de la toile contenant des mots d’un dictionnaire donné sur une autre machine située dans un lieu donné, des bases de renseignements ne peuvent elles pas etre créeés ?

    @ MAHMOUD.

    jnsplu ne peut etre mon nom bien entendu 🙂 qui est Mohamed Jabara mais comme je ne sais plus en fait qui je suis et meme si j’existe, que toutes les valeurs pour lesquelles j’ai vécues se sont effacées pour ne laisser place qu’a du vide. Ma vie vers sa fin ne trouve plus de justifications. Qui suis je ? jnsplu.

    Jnsplu sur le net est quelqu’un que pas mal de gens connaissent, que certains apprécient, que d’autres n’aiment pas qui le lui disent honnetement, mais Mohamed JABARA est un vieux loup solitaire, qui ne peut plus s’acclimater dans ce milieu suspicieux, opportuniste et malsain qu’est devenu notre milieu dont les amis se font rares, dont les valeurs sont devenues obsolètes et caduques et n’interessent plus personne.

    Je suis certain que tous ceux de ma génération en sont là. Nous avons été floués totalement.




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  • BRAHIM
    27 décembre 2009 at 13 h 00 min - Reply

    cher @Ismaïl, je m’excuse je ne savez pas que vous vous appellez DEHBI. Là c’est une autre paire de manche.Je retire ce que j’ai dit.




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  • Afif
    27 décembre 2009 at 13 h 44 min - Reply

    I- A Si Brahim : Mr Benbitour, pour être crédible, doit faire une analyse de la nature de l’état algérien depuis l’indépendance, donner sa position sur chacun des moments de notre histoire récente depuis la création de l’Etoile Nord Africaine jusqu’à aujourd’hui. Idem pour tous ceux qui lancent des appels au peuple algérien. Quel a été le parcours de chacun avant 1954, de 1954 à 1962 et après 1962. Hier assimilationniste, aujourd’hui indépendantiste; Hier socialiste, aujourd’hui capitaliste; Hier dictatorial, aujourd’hui démocrate. La repentance est permise pour quelqu’un qui reconnaît son erreur, encore faut-il qu’il le proclame clairement. Je donnerai deux exemples sans repentance : 1) le PCA n’a jamais reconnu ses erreurs quant à la négation de la nation algérienne et n’a jamais demandé pardon, à moins que je l’ignore; 2)Mr Taleb El Ibrahimi a, dans une interview avec une radio française et alors qu’il était ministre des affaires étrangères, déclaré que la démocratie qui se pratiquait en France n’était que formelle et qu’elle ne nourrissait pas son homme, par contre en Algérie, on pratiquait la démocratie économique. Aujourd’hui, Mr Taleb ne devrait pas se plaindre de ne pas recevoir l’agrément de son parti, on lui applique les principes de la démocratie qu’il a défendue et pratiquée dans le passé. Ensuite, Si Brahim, n’oublions pas le problème de l’identité nationale et ses conséquences. Quelle est la position de Mr Benbitour sur la revendication de la langue amazigh comme langue officielle : si c’est non, il faut le dire à haute voix. L’écriture des dialectes berbères doit-elle se faire en caractères arabes comme l’ont pratiqué nos ancêtres ou bien en caractères tifinagh comme le demandent ceux qui veulent dévier de la voie tracée par nos ancêtres ? Ces questions concernent tous ceux qui lancent des appels.

    II- Certains internautes veulent connaître l’histoire récente de leur pays, c’est légitime. D’autres s’interrogent sur leur identité nationale alors que d’autres comme ceux de l’Appel du 19 mars affirment que c’est une question réglée. Mon paragraphe précédent adressé à Mr Brahim reprend toutes ces préoccupations et appelle des réponses. Merci.




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  • jnsplu
    27 décembre 2009 at 15 h 46 min - Reply

    @Afif.

    Il y a beaucoup de vrai dans ce que tu dis.

    Mais s’interroger sur l’identité nationale n’est que le fruit dans un premier temps de la situation de vide et d’absences de repères qu’on a sciemment instaurée et entretenue en Algérie, pour mieux pouvoir manipuler les masses.

    Il est évident que des gens rendus amorphes, sans repères religieux, moraux, politiques, juridiques, de savoir vivre etc…auxquels on met de surcroit des oeillères par le biais de l’école, de la télévision et par tous les moyens en engageant une véritable guerre psychologique contre eux, peuvent mieux etre menées vers l’abattoir qui devient maintenant tout proche à défaut d’un sursaut rapide.

    La religion a toujours été combattue par le pouvoir en Algérie, sous couvert de sa promotion. On se rappelle les prèches du vendredi des années 70 qui parlaient dans toutes les mosquees d’Algérie des fameuses révolutions, agraire, industrielle et culturelle. Leur produit après une génération à été l’emergence de l’islamisme dans les années 1990 et le « fils » à été utilisé pour casser définitivement les dents à cette religion dans ce pays.

    Le droit à été une suite de réglementations conjoncturelles destinées à faire profiter une frange de population qui en a connaissance avant promulgation et qui en profite rapidement avant abrogation ou gel d’application.Cession des biens de l’état, achat contre remboursement, GSE, autonomie des entreprises, restructuration…la liste est trop longue.. Quel corpus juridique peut résister à cela sans que la masse ne prenne conscience qu’il n’y a pas de normes juridiques et morales et amène ainsi ses extrèmes à se comporter sans foi ni loi et à faire des adeptes à mesure que le temps passe ?

    C’est dans ce contexte que le berbérisme pur et dur est apparu et remet en cause les fondements de l’Algérianité tel que pronés par l’appel du 19 mars.

    Quel est le courant le plus fort ? Celui que représentait le fis, ou celui que représentent les berbéristes ? Tu va certainement me répondre que c’est celui de l’ex-fis. Alors comment se fait il que le pouvoir ne peut rien contre les quelques fanatiques berbéristes, le veut il vraiment, ou sont ils à sa botte et les utilise t il consciemment ou inconsciemment ?

    Quelqu’un vient de nous informer sur ce forum qu’il faisait partie de l’organisation des Arouch et qu’elle était infiltrée n’est ce pas révélateur ?

    Pour qui travaillent ces gens là, pour l’Algérie ? J’en doute pour ma part.
    Amicalement.




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  • likous13
    27 décembre 2009 at 23 h 27 min - Reply

    Les questions que je me suis posées en toute neutralité sont : pourquoi les archs n’ont jamais eu recours à la violence qu’ils subissaient d’ailleurs ? pourquoi les berberistes n’ont jamais non plu eu recours à la violence contrairement au parti islamiste, le FIS ?




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  • Farid
    28 décembre 2009 at 3 h 04 min - Reply

    @Adel

    Vous dites  » Ali la Pointe, avant de devenir moudjahid et de mourir en héros pour que vive l’Algérie, était un voyou »

     » La sœur d’Ali la Pointe dévoile “ses” vérités!

    Près de 52 ans après l’assassinat du héros de “la Bataille d’Alger” :
    La sœur d’Ali la Pointe dévoile “ses” vérités

    El-hadja Aïcha a tenu à “libérer sa conscience” en dévoilant des pans de la vie du héros de La Bataille d’Alger.
    De sa tendre enfance à son assassinat, en passant par sa rébellion à coups de larcins contre les Américains, elle dira tout.
    Ou presque. Témoignages.
    D’emblée elle s’est voulue claire et sans ambiguïté.
    “Je ne veux rien d’autre que faire éclater la vérité et éclaircir les zones d’ombre qui existent depuis plus d’un demi-siècle.”
    Elle c’est Aït Amer Aïcha, 80 ans, et sœur de lait d’Ali la Pointe.

    Nous l’avons rencontrée sur les hauteurs d’Alger, non loin de son domicile actuel qui se trouve du côté de Bouzaréah.
    “Son père est le frère de ma mère. Nous étions très liés Ali et moi et j’ai suivi sa vie de très près jusqu’à son assassinat par les Français.”
    Une année sépare el-hadja et Ali (elle est née en 1929 et lui en 1930).

    “Je n’ai rien voulu dire jusqu’à maintenant parce que j’ai toujours eu peur d’être manipulée ou que l’on déforme mes propos.
    Je ne peux plus me taire ; je suis arrivée à un âge avancé et je veux dire à tous les Algériens des vérités qu’on a omis, volontairement, de dire sur Ali, mon frère.”

    “Moudjahid dès 1944 et il n’a jamais été un truand”

    Sur son image de “petit malfrat multirécidiviste” d’avant la guerre de Libération, el- hadja nous répétait à plusieurs reprises que son frère “n’a jamais été un bandit ou un truand, comme beaucoup l’ont dit depuis des années et des années”.

    Même le film La Bataille d’Alger “est à moitié faux. Ali a combattu pour la libération bien avant le début de la Révolution”. Elle nous relatera ses “débuts” dans sa ville natale, Miliana (à 119 km au sud-ouest d’Alger).

    “Le point de départ de son combat c’était en pleine Seconde Guerre mondiale, alors qu’il n’avait que 14 ans. Il faisait ses coups en prenant des armes aux convois américains qui passaient à Miliana. Une fois les Américains l’ont poursuivi, lui et trois autres copains qu’ils n’ont pas hésité à tuer.

    Ali, a dû ainsi s’enfuir et les Américains sont rentrés à la maison avec leurs mitraillettes et nous ont fait beaucoup peur.

    Recherché, Ali se faisait de plus en plus rare.” Un “état d’éveil” qu’el-hadja explique par un fait qui aurait transformé la vie du jeune Ali. “Le grand-père à son père s’appelait Abdelkader Ammar.
    Il a été déporté par la France à l’île de Cayenne où il est enterré. Il faut savoir que les Français n’ont pu entrer à Miliana qu’après 15 ans de l’envahissement du pays.

    Ali voulait tout savoir sur ce qui s’était passé pour son grand-père et il demandait, chaque nuit, à ma mère de lui raconter les aventures de ce combattant et ce qu’il avait fait contre les Français lorsqu’ils sont venus dans la ville.” Toujours à propos de l’enfance du héros de La Bataille d’Alger elle dira qu’“il avait la haine des colons très jeune.

    Quand il était à l’école, il ne ratait aucune occasion d’en découdre avec les enfants des colons et c’est la raison pour laquelle il a été exclu de l’école.” Selon Nana Aïcha, c’est grâce à la bravoure et au courage qu’il avait montrés avec les Américains que les nationalistes l’ont recruté.

    “Il ne s’était pas marié”

    Le premier point qu’elle a voulu “rectifier” touche à la vie privée d’Ali la Pointe. “Avant tout, je tiens à dire et à crier même que Ali ne s’était jamais marié. Tout a été fait après l’Indépendance dans des conditions très bizarres et à l’insu de toute la famille. Du jour au lendemain, on a entendu parler d’une Fatiha, de chouhoud (témoins, ndlr).”

    Pour elle, la meilleure preuve, en plus de celle des témoignages des autres membres de leur famille, reste une certaine “Fatiha”, chez qui il se cachait dans La Casbah.

    “Elle-même m’avait dit que Ali ne pouvait pas être marié sans qu’elle ne le sache et elle m’a répété qu’elle était prête à le dire à qui voulait le savoir. D’ailleurs elle est encore vivante pour confirmer mes dires”.
    “Chacun sera jugé sur ce qu’il a fait”

    Revenant sur les conditions dans lesquelles a été assassiné Ali la Pointe, elle nous donnera des détails qu’elle affirme “très sûres et qu’aucune personne sensée et honnête ne peut les nier”.

    L’histoire nous “dit” que les paras ont fait exploser le 8 octobre 1957 la cachette dans laquelle se trouvaient, en plus d’Ali la Pointe, Hassiba Ben Bouali, Yacef Omar (appelé petit Omar et qui était le neveu de Yacef Saâdi) et de Mahmoud Bouhamidi.

    Le quatuor était à la fameuse adresse du 5, rue des Abderames, dans La Casbah. “Ce n’était que la seconde cachette d’Ali et les autres membres de son groupe”, indique el-hadja en soulignant que “tout avait changé avec l’arrestation de Yacef Saâdi.

    Fatiha, qui hébergeait Ali et les autres, m’a tout raconté. Une femme, dont j’ai oublié le nom, est venue voir Ali et l’informer que Yacef Saâdi a été arrêté. Ali lui avait alors répondu qu’il n’avait pas à craindre d’une quelconque trahison et qu’il faisait une confiance aveugle à Saâdi.

    Tout ce qu’il a décidé sur le coup, c’était de changer de lieu et de rejoindre l’autre cache du groupe”. Comme relaté après par Yacef Saâdi lui-même, ce dernier a été arrêté lors de la prise d’assaut des parachutistes du 3, rue Caton à La Casbah.

    Il s’est avéré, d’ailleurs, que la première cache d’Ali la Pointe et de Hassiba Ben Bouali se trouvait juste en face, au 4, rue Caton. Néanmoins, nous avons remarqué qu’el-hadja s’était montrée subitement mal à l’aise dès qu’on lui a demandé si elle pensait qu’Ali la Pointe avait été trahi.

    Elle s’était contentée.

    “Je ne suis sûr de rien mais tout ce que je peux vous dire c’est que chacun va assumer et que sera jugé sur ce qu’il a fait.”

    “Son frère est abandonné à Miliana”

    Tout au long de notre entretien avec el- hadja Aïcha, elle ne cessait de revenir sur le cas du jeune frère d’Ali, Mohamed.
    “Il est totalement abandonné à Miliana et personne ne se penche sur son cas. Pourtant il est très malade”.

    Elle nous parlera aussi d’autres membres de la famille “a qui il faut rendre hommage”. Elle évoquera ainsi le cas de la sœur du héros de La Bataille d’Alger, Yamina. “Elle est morte il y a quatre ans dans le plus grand anonymat. Déjà lors de la Révolution, elle a été emprisonnée par les Français parce qu’elle ne voulait rien dire sur son frère”. Elle citera également le cas du cousin, Omar Ammar, “qui a été noyé par les Français dans une piscine alors qu’il n’avait que 18 ans”.
    Nous n’avons pas pu nous empêcher de noter qu’elle a tout fait avec nous pour éviter de se prononcer, ou d’évoquer même à demi-mot, le “statut” de proxénète d’Ali la Pointe qui avait défrayé l’actualité en 2000 après les déclarations tapageuses du journaliste tunisien Tewfik Ben Brick.
    Avant de nous quitter el-hadja Aïcha nous a encore rappelé le “but” de son témoignage. “Je n’aspire qu’à libérer ma conscience et rien d’autre” avant de lâcher, après un long soupir, une phrase valant mille discours.
    “La vérité n’est pas ailleurs, mais juste en face de nous ; c’est comme si personne ne veut la connaître.”

    Liberté, 23 août 2009




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  • Adel
    28 décembre 2009 at 9 h 17 min - Reply

    @Farid

    Merci pour ces détails, que j’ignorais.

    L’objet de la discussion n’était pas Ali la Pointe, cependant. Je l’ai juste pris comme exemple, pour illustrer mon propos. Tout ce que je savais à sans sujet, c’est ce que j’ai vu dans le film La bataille d’Alger.

    On peut toutefois être un voyou et avoir des sentiments nationalistes qu’on ne peut pas exprimer correctement sous la forme d’action organisée. Seule la rencontre avec des militants peut faire naître une véritable prise de conscience et intégrer l’individu dans une structure organisée au sein de laquelle il agit avec d’autres, appliquant un programme établi par l’organisation.

    « Casser la gueule » à un fils de colons n’est pas un acte militant. Tuer un fils de colon sur ordre de l’organisation l’est.




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  • l.leila
    28 décembre 2009 at 10 h 10 min - Reply

    Bonjour,

    @ Farid: Un grand merci, cher compatriote. Je ne vous cache pas ma rage en lisant ce témoignage pensant à ce que des….Je ne trouve pas de qualifiants à ces affamés qui se sont emparé du pouvoir depuis 62 ! Tout a été massacré, même l’Histoire !
    Qui parlera de son honorable famille, chère yemma El-hadja Aïcha ? En 62, Il était question d’une autre guerre…Et d’autres valeurs ! Quelle honte !




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  • jnsplu
    28 décembre 2009 at 11 h 57 min - Reply

    @ Likous.
    Ta réponse se trouve…déjà dans mon texte.
    Les arouch sont infltrés, les posts des frères le confirment avec détails et je pourrais en déduire que tous les mouvements liées à cette région le sont.

    D’autre part la violence du fis élu démocratiquement et auquel on refusa l’accès à ses droits était provoquée pour une violence en retour autrement plus sauvage. L’interet des berbéristes en cette étape historique à recourir à la violence est insignifiant, d’autant qu’ils savent qu’ils n’ont pas de base populaire ce que le fis pensait avoir.

    nb: J’opère toujours une distinction entre berbère et berbériste .




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  • likous13
    28 décembre 2009 at 17 h 21 min - Reply

    @jnsplu
    Tous les partis politiques algériens sont infiltrés, y compris le FIS.
    Je pense meme que tout les Etats infiltrent de tels mouvements, c’est une question de sécurité nationale. Le problème n’est pas la. Le problème est que le FIS est ideologiquement violent et je pense que vous avez pas besoin d’un dessin pour comprendre.Rappelez vous du mouvement de Bouyali qui coupait les poteaux électriques. On change pas l’histoire, les partis islamistes sont signe de destructon. Si les berbéristes comme vous aimez les appeler n’ont pas recours à la violence, c’est parceque le mouvement que forment les gens en question est de nature intellectuel et a su tout le temps éviter de tomber dans le piége de la violence en discutant sur toute les ripostes possibles en toute démocratie.C’est un mouvement constructeur. Rappelez vous des différents conclaves des Archs. Dans les ripostes des islamistes, le coran était une référence et on sait ou nous a amené leur aventure. Le role de l’Etat est d’apprendre à l’enfant algérien le respect du rincipe de la hiérarchie, avant de partir sur une autre aventure.L’armée nationale populaire algérienne ne fait que respecter le principe de la laicité qui est l’élément fondamentale de la République.




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  • jnsplu
    28 décembre 2009 at 21 h 14 min - Reply

    @Likous 13
    Ton analyse relative à la violence du fis en tant que parti islamiste repose t elle uniquement sur les actions de Bouyali ? A ce moment pourquoi Nahnah, qui était son homme de main s’est trouvé à la tete d’un parti islamiste au pouvoir ? Bouyali fait il partie du fis ? Et as tu vu le fis en action ? Ou ?

    Concernant les berbéristes, leur démocratie se voit sur tous les forums sous forme de violence verbale sans égale. S’ils avaient le nombre comme le fis, ezzagate. Heureusement que pour nous ils sont minoritaires meme dans leur région.

    Heureusement que sur LQA ils ne peuvent donner libre cours à leur…démocratie, sinon tous les « non » démocrates fuiront.

    Et là je dois faire la remarque que tu n’es pas très près de ton affirmation du post précédent qui voulait que tes questions étaient postées en toute neutralité.

    Et en réponse à une autre pique, ce n’est pas moi qui aime à les appeler berbéristes, c’est la nature de leur action qui fait qu’on ne peut les appeler que de cette manière.

    Les berbéristes sont un mouvement constructeur? Et constructeur de quoi ? Du déchirement de la nation ?

    Je ne vais pas défendre les islamistes. Pour moi l’islam est l’affaire de tout un peuple et non pas de quelques individus.

    C’est donc au peuple de décider de ce qu’il veut. Chacun est seul responsable devant Dieu de ses actes et rien que de ses actes.

    Regarde les posts sur un autre topic ici sur LQA dans lesquels un membre des arouchs explique sont point de vue. A l’en croire et je le crois sans peine, les arouch n’existent que comme un instrument de l’Etat. Alors pourquoi s’en prévaloir ? Pour dire que le mouvement des Arouch est berbériste ? Sais tu que la wilaya de Djelfa en faisait partie ? Et peut etre pas la seule des wilayas nationales.

    Assegas ameggas.
    Ton allusion à la hiérarchie, je ne l’ai malheureusement pas comprise. Pourtant ce n’est pas l’école Algérienne qui m’a formé.

    Je ne vois pas en quoi l’armée à a voir avec ce que j’ai écrit.

    Ps : Pour éviter toute étiquette: Je ne suis pas islamiste, mais je suis musulman. Je n’ai jamais appartenu au fis ni voté pour lui. Je ne suis pas contre la nature berbère du peuple Algérien. Je me reconnais dans l’appel du 19 mars comme arabe, berbère et musulman(l’ordre importe peu).




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  • likous13
    28 décembre 2009 at 23 h 32 min - Reply

    @jnsplu, je suis toujour neutre, et ce que j’ai exposé précedemment n’est q’un constat que chacun de nous peut vérifier.
    Par contre permets moi de vous signaler que les « berbéristes » sont des Algériens comme vous et moi et tout les autres Algériens se trouvants en Europe, en Asie et Aux Amériques et la région à laquelle vous n’arretez pas de faire allusion est une région d’Algérie comme celle que nous habitons vous et moi. Du coup un mouvement qui veut etre rassembleur ne doit en aucun cas désigner une partie du territoire comme exclus, ou une partie de la population comme exclus sous pretexte que des conneries ont éte dites sur tel ou tel forum. Des conneries dont l’identité de leurs auteurs restent inconnus . Les politiques de l’exclusion on veut pas en entendre parlé car c’est ce genre d’attitudes qui ménent aux déchirement, donc soyons responsables .
    Maintenant la violence doit etre condamnée . Et un parti politique ne peut en aucun cas investir dans la parole de Dieu pour accéder au pouvoir. Car comme vous dites la religion appartient à tout le peuple. D’ou la necessité de la laicité . Il se trouve que le seul garant de ce principe dans notre pays est l’Armée nationale pupulaire algérienne.
    Concernant l’école, elle doit nous apprendre que l’intelligence, le mérite et la compétence sont les seuls critéres pour accéder à des échelons supérieurs .Ceci en faisant comprendre aux enfants que le monde dans lequel nous vivons est hiérarchisé.On ne doit en aucun cas placer Dieu au sommet de la pyramide. On doit cesser d’infantiliser le peuple et de se mettre tout le temps en position paternaliste et donneur de leçons . Mais pour ne pas s’eterniser dans l’anarchie, on doit se mettre d’accord sur le minimum vital que chacun de nous doit respecter . Ce minimum vital a comme principe LA LAICITE .
    Assegas Ameggaz à tout les Algériens, Bonne Année et Amkoum Said.




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  • meghrass19
    29 décembre 2009 at 9 h 04 min - Reply

    Salam, Azul a toute l’equipe du LQA
    Je voudrais tout d’abord vous remercier pour le travail que vous faites. Oh comme on se sent complices, nous la majorite assise derriere le clavier et assister au depecage de notre pays. Je suis convaincu que l’appel du 19 mars serait rassembleur .Cependant , il y a 2 questions qui me taraudent l’esprit:
    1) Quand on dit que l”islam est occultee. Comment peut-il l’etre quand chaque parcelle algerienne est occuppee par L’Islam: mosquee dans chaque quartier, religion d’etat officiellement, les programmes a la tele commencent par le coran et terminent par le coran, etc..
    2) La place de la langue amazigh dans l’appel du 19 mars. Serait-elle officielle or uniquement nationale?

    Vive l’Algerie et que Dieu maudisse le clan de l’armee de frontieres.
    Que peut-on faire ici en Californie pour aider?
    Meghrass19

    ===============================

    Merci, cher frère pour vos encouragements et pour l’intérêt que vous portez à notre organe d’information.
    L’Appel du 19 mars 2009 est rassembleur dans son essence sauf dans l’esprit d’une infime minorité qui aime nager en eau trouble et pinailler sur les points et les virgules. Les initiateurs et les adhérents n’ont pas la prétention de détenir le monopole de la démocratie ni celui du changement. C’est un Appel au Peuple Algérien, sans exclure quiconque, en vue de créer toutes et tous ensemble une dynamique populaire du changement. Un changement qui se veut pacifique et radical et sur des bases saines, clairement énoncées dans le texte, sans ambigüité aucune.
    Pour répondre à vos deux questions légitimes, je vous dirais que l’Islam n’est pas occulté dans notre pays. Il est tout bonnement trituré à des fins bassement politiciennes. Il y a une minorité déracinée qui voudrait l’exclure de la société algérienne. Il y a un régime illégitime qui l’a toujours instrumentalisé depuis l’indépendance pour asseoir son pouvoir. Et il y a dans la société, des mounafiquines, véritables trabendistes politico-religieux qui l’utilisent non pas pour SERVIR le pays mais pour se servir.
    Pour ce qui est de notre berbérité, je crois que l’Appel est clair sur cette question. Elle fait partie intégrante de notre identité algérienne. Et cela est indiscutable. Et dans l’Algérie libre de demain, l’Etat de Droit auquel nous aspirons, devra protéger et promouvoir toutes nos cultures sans exception.
    Notre action à travers l’Appel vise au changement et non à la prise du pouvoir. Nous n’avons nullement la prétention de nous substituer au peuple pour parler et encore moins décider en son nom. Quelle prétention ! Les dignes représentants du peuple, librement et démocratiquement élus auront à décider des orientations du pays dans tous les domaines. Et là, chacun aura son mot à dire en toute liberté. C’est cela la véritable démocratie, à notre sens. Et ni les officines moyen-orientales ni les officines coloniales n’auront à dicter au pouvoir légitime de demain , les orientations politiques, culturelles ou économiques.
    Merci encore une fois et au plaisir de vous relire très prochainement.
    Salah-Eddine




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  • jnsplu
    29 décembre 2009 at 10 h 56 min - Reply

    @Likous13.

    1-Je n’arrête pas de faire référence à quelle région ? Comment ça ? Que veux tu dire ? QAuand oin avance une affirmation il faut l’étayer, démontrer qu’elle a un fondement. Quel est le fondement de ton affirmation ? Et les déclarations sur le forum de celui qui est membre du comité des Arouch, as tu lu ce qu’il as dit ? Et mes questions précédentes les as tu lues ? Pourquoi n’y as tu pas répondu ? N’as tu pas de réponses ?

    2-Quand on parle de berbéristes on ne parle pas de berbères sauf si on veut faire l’amalgame pour des raisons occultes. Les berbéristes ne peuvent être rassembleurs que comme le fis car brandissant une constante nationale pour en faire leur leitmotiv, ce qui ne peut être admissible.

    D’autre part ce n’est pas moi qui désigne la région en question comme tu sembles me le reprocher en m’attribuant incidemment je ne sais quelles intentions, ce sont les berbéristes qui en sont exclusivement issus, comme s’ils sont dépositaires de notre identité nationale comme le fis et qu’ils sont plus Algériens que d’autres. C’est presque du fascisme tant pour eux que pour le fis.

    D’ailleurs certains disent ouvertement qu’ils représentent le seul courant réellement Algérien, les autres comptent pour du beurre.

    3-Cependant , je suis avec toi pour dire que les politiques d’exclusion doivent être combattues, partout en Algérie mais laisser la porte ouverte aux abus sous prétexte qu’il ne faut pas exclure les extrémistes de tous bords n’est pas logique. Il y a des constantes nationales, nous avons tous le devoir de les protéger réellement et non pas en faire commerce comme nos actuels décideurs sans légitimité qui ne font que justifier leur usurpation par ce biais.

    4-Il a été permis au fis de créer un parti et de se rassembler et le résultat est qu’il a été utilisé pour mettre l’Algérie à feu et à sang. On ne peut plus se permettre un autre épisode de ce genre. Comme on ne peut plus permettre l’annulation des décisions de la majorité peuple et les résultats d’un scrutin déclaré propre et honnête par ceux-la me qui ont rejeté ses résultats.

    5-J’irai plus loin que toi en disant qu’aucun parti ne devra être bâti sur l’un des fondements de notre identité nationale qui sont selon l’appel du 19 mars, l’arabité, la berbérité et l’islamité. En conséquence aucun parti islamiste, arabiste ou bérbériste ne devra être permis. Mais l’état doit promouvoir ces fondements, en assurant un enseignement de qualité de l’arabe, du berbère et de l’islam et ne pas laisser cet enseignement sans contrôle et livré à lui même.

    6-Ainsi il appartient à l’Etat de décider avec quelle graphie doit être écrit le berbère, pour qu’a terme on ne se retrouve pas avec plusieurs façons d’écrire cette langue et des difficultés à ce niveau. Comme c’est à l’Etat de mettre en place une académie berbère qui valorisera et unifiera ce patrimoine national.

    7-Je vois par ailleurs que tu n’a répondu à aucune de mes questions.

    8-Pour la laicité, les archives de ce forum regorgent d’avis sur la question et je n’ai pas envie de revenir sur le sujet. Le peuple Algérien en a marre des concepts clés en mains qui ne s’adaptent pas à sa culture, il est musulman dans sa majorité et n’a de leçons à recevoir d’aucun autre pays et la laicité telle que prônée par l’occident ne cohabite pas avec l’islam, c’est tranché depuis 14 siècles par l’ensemble des musulmans.

    En effet l’islam n’interfère dans l’ère publique que pour défendre des questions de morale liées certes à la religion, mais qui sont surtout d’ordre moral, tel que conçoit l’ordre moral l’Algérien. Et de toute façon en tant que source objective du droit, les règles de droit musulman existent même dans la législation Française pourtant laïque, à travers le Code Napoléon.

    Cette histoire dont certains font leur cheval de bataille et qui est de laisser les gens faire l’amour dans la rue, ou se mettre en état d’ébriété en public et embeter ainsi les gens ou encore et alors que tous les Algériens font carème venir les narguer dans les lieux publics, n’est pas conforme à l’esprit du droit ni à l’ordre public qu’il définit dans aucun pays au monde. Il faut respecter la majorité et ses valeurs.

    9-Pour ne pas infantiliser le peuple selon toi, on doit se départir de l’islam et ne plus éduquer nos enfants sur ses bases ? Il me semble ne pas avoir très bien compris comment ne pas mettre Dieu au sommet de la pyramide ? Sommes nous en pays musulman ou pas ? En pays musulman les musulmans ont ils le droit de tenir à leur religion ? De la promouvoir ? De la chérir ? D’en faire le prosylétisme qui est un devoir en Islam ? De l’appliquer dans leurs relations ? Comment concilier cela avec la laicité telle que pronée en occident ? A moins de la bricoler pour l’adapter à notre environnement, auquel cas de grâce, trouvons lui un autre vocable qui soit plus acceptable et surtout qui ne prête pas à confusion et la fasse rejeter sans examen.

    10-La violence est toujours condamnable, d’où qu’elle vienne. Mais il faut aussi savoir qui a commencé cette violence et l’a suscitée et qui est plus condamnable que les autres. Il faut hiérarchiser les fautes et les responsabilités avant de condamner.

    11-J’ai l’impression que certains, parce que le FIS à été associé à la violence, pour des raisons qu’on connait tous sur ce forum avec plus ou moins d’objectivité, comme il était un parti religieux islamiste, a rendu responsable la religion musulmane bien assise en Algérie bien avant lui et qui doit disparaître pour qu’il n’y ait plus d’autres FIS. Question: Est ce que la religion musulmane est responsable du FIS ?

    12-Tu postules qu’on doit introduire la laicité qui serait le remède miracle et faire fi de tous nos paramètres nationaux. La laïcité réussira dans ce pays comme la révolution agraire, l’enseignement fawdamentale, et tutti quanti d’expérimentations douteuses. Allons !

    13-Le peuple Algérien n’est pas composé uniquement d’enfants , en outre il n’est plus aussi naif qu’en 1962 ou qu’en 1992 tu en conviendra certainement, d’ailleurs même les enfants sont maintenant conscients de la chose politique, ce qu’on ne voit dans nul autre pays où les enfants étant soigneusement éloignés du politique. Que soient données au peuple des urnes exemptes de faux et il rendra un verdict sain sur toutes les questions qui lui seront posées que ce soit la laïcité ou autres inventions occidentales qui veulent se faire importer en délogeant le maitre de logis. A condition que nos démocrates n’aillent pas ensuite se plaindre comme par le passé que le peuple n’est pas mur. Il faut leur forger un peuple à leur convenance à ces nouveaux démocrates.

    Bonne et heureuse année à tous.




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  • Adel
    29 décembre 2009 at 14 h 31 min - Reply

    @likous13

    Je voudrais intervenir, si vous le permettez, sur la question de la laïcité.

    Je crois qu’il faut d’abord comprendre que ce concept a vu le jour en Europe, au 18ème siècle, durant la période des révolutions qui ont mis fin à l’absolutisme (France, Angleterre, etc.). La bourgeoisie, classe sociale montante dont le pouvoir économique allait croissant, se devait, afin de consolider et d’assoir ce pouvoir, de conquérir le pouvoir politique. Qui s’opposait à elle ? L’aristocratie, avec à sa tête le roi, monarque de droit divin, qui avait pleins pouvoirs sur ses sujets. Que signifie monarque de droit divin ? Cela signifie que c’est un monarque que nul ne peut remettre en question, car tenant son pouvoir de Dieu, par l’intermédiaire de… l’Eglise ! Le roi était couronné par le Pape (ou le chef de l’Eglise en Angleterre). Comment remettre en question le pouvoir de ce monarque sans s’attaquer à l’Eglise qui l’a toujours soutenu ? Impossible ! La séparation de l’Eglise et de l’Etat était donc une condition sine-qua non pour la prise du pouvoir par la bourgeoisie. Cela ne s’est pas fait facilement. La Révolution Française a été d’une rare violence. La laïcité était également devenue nécessaire à cause de la division de certains pays européens en catholiques et protestants. Aujourd’hui, dans un pays comme la France, où il y a des chrétiens, des musulmans et des juifs, sans parler des sans religion ou des adeptes des religions (ou sagesses) asiatiques, la laïcité est une nécessité, qui est d’ailleurs à l’avantage des musulmans: elle leur permet de bénéficier des mêmes droits que les adeptes des autres religions en matière d’exercice du culte, etc.

    Qu’en est-il des pays musulmans ? Il n’y a eu nulle part dans le monde musulman de révolution bourgeoise semblable à celles qui ont eu lieu en Europe. De plus, en Algérie, la population est musulmane sunnite malékite à plus de 90%. Cela pour vous dire que la laïcité ne me semble pas être une question à l’ordre du jour, et la mettre en avant avec d’autres revendications légitimes, comme la revendication de l’officialisation de tamazight, par exemple, ne rend pas service à celles-ci. Je pense que c’est une erreur semblable à celle qu’ont commise les communistes durant la colonisation lorsqu’ils se sont opposés au mouvement nationaliste.

    Ce n’est pas la laïcité qui réglera la question de l’islamisme politique radical version FIS. Et l’armée algérienne ne défend rien du tout, ou, du moins, elle ne défend que ses privilèges. Le pouvoir algérien n’a pas changé de nature. C’est le même depuis 1962 : une dictature militaire. Il a toujours instrumentalisé la religion, essayant de l’utiliser à des fins politiques. Il a trouvé plus « instrumentaliste » que lui. Il me semble que l’islamisme politique a pu s’implanter dans les pays arabes car les régimes en place sont tous dictatoriaux. Ils ont tous échoué sur le plan économique et ils ont échoué face à Israël. Tous les canaux habituels d’expression de la contestation populaire étant verrouillés, il ne restait que la mosquée pour véhiculer cette contestation. Quand un chaudron bout, il faut bien que la vapeur sorte de quelque part, sinon il explose. Le pouvoir algérien, comme tous les pouvoirs arabes, est un pouvoir policier. Il règne sur la population par la peur et l’intimidation. Le recours à la religion a été pour l’opposition islamiste un moyen efficace pour vaincre la peur et affronter ce pouvoir. Reconnaissons cela aux prêcheurs du FIS : ils ont eu le courage de défier le pouvoir. Ils sont violents, leur idéologie est totalitaire, c’est vrai, mais cela est une autre question. Les révolutionnaires algériens ont eux aussi posé des bombes dans des bars durant la colonisation. Tous les mouvements révolutionnaires passent par là. Et le mouvement du FIS était certainement révolutionnaire puisqu’il avait pour objectif de changer radicalement les choses en Algérie.

    Le FIS était bien implanté au sein de la population dans les années 80 et 90. Est-ce toujours le cas aujourd’hui?. Je ne saurais le dire. Il faut faire des enquêtes sérieuses sur le terrain pour pouvoir le dire. Il n’en reste pas moins que le peuple algérien est ce qu’il est, et s’il veut être gouverné par le FIS, nul n’a le droit de s’y opposer. On ne peut pas changer de peuple. La seule issue pour ceux qui, comme moi, ne sont pas d’accord avec son programme, est de militer sur le terrain, comme le font si bien les militants du FIS, et de propager les idées auxquelles ils croient. Il faut cependant se garder de faire la même erreur que les communistes : aucun parti n’a de chances de s’implanter dans la population s’il ne respecte pas l’islam. Ceci est une donnée incontournable. Je pense que les intellectuels qui croient que l’Etat de droit est la meilleure solution pour l’Algérie doivent militer en faveur de cette idée. Ils ne peuvent, cependant, éviter le débat sur la question de la relation entre l’Etat de droit et l’islam. Ces intellectuels n’ont d’autre choix, s’ils veulent être écoutés, que de revenir au patrimoine islamique et prendre appui sur les penseurs musulmans. Il y a eu dans la longue histoire du monde musulman, et particulièrement dans sa période la plus brillante (8ème-12ème siècles) des courants antagoniques se réclamant tous de l’Islam. Le FIS fait appel à certains d’entre eux pour faire passer son message. A ceux qui pensent qu’il y a une autre façon de vivre l’islam, plus en adéquation avec le monde d’aujourd’hui, de s’appuyer sur les courants qui s’y sont opposé. Je ne citerai comme exemple que le cas d’Abu Hamed el Ghazali, chef de file des Ash`arites, et Ibn Rushd. Le dernier nommé s’est opposé au premier. Il a écrit « Tahafut ettahafut » en réponse à « Tahafut al falasifa ». C’était au 12eme siècle. C’est cela la diversité. C’est cela la démocratie.




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  • BRAHIM
    29 décembre 2009 at 15 h 42 min - Reply

    Cher @jnsplu, je suis d’accord avec bons nombres de tes points de vue, mais si tu permets je vais intervenir concernant la question de la laïcité qui, tu le penses, est l’apanage des occidentaux de culture judéo chrétienne pour la plupart. Puisque la laïcité nous fait tellement peur en pays de culture musulmane, je propose à ce que dans le futur projet de constitution, (qui sortira d’un éventuel débat démocratique), on mentionne simplement deux « petites » choses : 1/- l’interdiction à l’Etat et aux partis politiques d’utiliser l’islam à des fins politiques 2/- interdiction à l’Etat et aux partis politiques d’utiliser le régionalisme à des fins politiques. Et en conséquence, comme tu le dis si bien, « aucun parti islamiste, arabiste ou berbériste ne devra être permis ». Pour toi la laïcité « prônée par occident » est incompatible avec le monde islamique et bien moi je te suggère simplement que ce soit la « constituante » qui règle définitivement cette question. Cette constituante doit évidemment affirmer, sans ambigüité, la culture algérienne sous la triple dimension « amazighité, arabité, islamité ». Moi j’ai toujours soutenu que si la « constituante » prend en compte cet aspect, il n’y a aucune raison qu’on puisse être contre le retour à la politique des dirigeants du FIS (évidemment je parle de ceux qui ne sont pas impliqués directement ou indirectement dans la boucherie orchestrées avec ou sans la complicité du pouvoir). Le rôle d’un responsable politique n’est pas de faire des prêches religieux dans les mosquées ou dans un stade ; le rôle d’un responsable politique n’est pas de faire des meetings pour décider de ce qui est hallel, haram ou kofr ; le rôle d’un responsable politique n’est pas de glorifier une langue , une région au détriment d’une autre, etc… etc …. La religion est l’affaire des imams, d’autorités religieuses éclairées, des universitaires, des spécialistes en théologie, des philosophes, bref une affaire de tous les algériens dans leur vie privée et citoyenne mais pas de celle des partis politiques et du pouvoir. La culture nationale dans toute ses dimenssions appartient à tous les citoyens algériens mais pas à un clan, une tribu, une monarchie, une ethnie, une secte, une peuplade ou une mafia. Je me trompe peut-être ???




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  • jnsplu
    29 décembre 2009 at 18 h 34 min - Reply

    Mon cher Brahim.

    Merci de ton intervention pleine de sagesse. Ce que tu dis est très sensé et est à ton honneur. Je ne peux qu’être d’accord avec toi sur les principes que tu énonces comme base constitutionnelle. Ce sur quoi nous pouvons diverger par contre, mais connaissant ta sagesse je ne le pense pas, c’est ce que les juristes appellent les sources objectives du droit, par opposition aux sources formelles. Les sources formelles étant le législateur, sous toutes ses formes constitutionnelles, qui mettent en forme les règles de droit, mais ce faisant qui tiennent compte nécessairement de causes sociales ou historiques qu’on appelle les sources objectives. j’espère que ce n’est pas trop confus.

    L’islam, la berbérité, et l’arabité sous cet angle deviennent des sources objectives car ils constituent le ciment même de notre nation. Il ne serait pas normal de considérer que l’ordre public dans un pays musulman est le même que dans un pays chrétien ou laïc. La base de l’ordre public étant les croyances et les cultures locales à un moment donné. Pour faire simple je dirais qu’a la plage dans le même pays, les gens se mettent presque nus et trouvent cela normal, mais s’ils déambulent accoutrés comme ça en ville ils commettent un délit d’attentat à la pudeur.

    Maintenant si quelqu’un trouve cela indécent même à la plage, il n’a qu’a ne pas y aller. C’est un exemple par lequel je veux dire que la majorité en un lieu donné impose toujours son point de vue dans le droit, mais les bases de croyances sur lesquelles elle se fonde ne doivent pas transparaitre dans l’action politique qui ne doit traduire que la manière de gérer le pays et ne pas s’immiscer dans ses croyances et ses acquis autrement que pour les promouvoir et les protéger des risques de délabrement ou de perversion. A ce titre l’Etat ne peut pas ne pas prendre en charge les éléments constitutifs de notre nation et les promouvoir.

    Un autre exemple: que quelqu’un veuille se saouler, c’est son affaire. Mais qu’il vienne faire du tapage sur la voie publique cela s’appelle l’état d’ébriété qui est un délit.

    Enfin, que quelqu’un ne fasse pas careme pendant le ramadhan, c’est son affaire, mais qu’il sorte dans la rue pour agresser la foi de ses concitoyens, c’est une atteinte à l’ordre public.

    Maintenant supposons nous dans un village ou tout le monde est athée, c’est celui qui fait carème qui va géner les autres et doit s’éclipser.

    C’est pourquoi je ne peux dire que la laicité soit une bonne chose pour nous car connaissant la mentalité de nos concitoyens, je pense qu’elle ouvrirait la boite de pandore et c’est pour ça que tu me vois m’acharner parfois à expliquer que ce concept n’est pas pour nous.

    Bonne soirée.




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  • likous13
    29 décembre 2009 at 20 h 34 min - Reply

    Ya plus de mouvements révolutionnaires depuis la chute du mur de Berlin.
    La seule révolution est celle de la chine, elle est pacifique, productrice et constructrice.
    Pourquoi on doit tout le temps faire peur au peuple en désignant la religion comme menacée.
    Je n’arrive pas à comprendre comment des pays « occidentaux » tolèrent de voir se pratiquer sur leur terre d’autres religions qui ne sont pas les leurs alors que nous musulmans « hospitaliers » en interdisent les autres religions.
    Pourquoi des cadres, des intellectuels, des universitaires quittent le pays pour un avenir meilleur à leurs enfants n’ont jamais senti la moindre gêne, la moindre peur de prendre le métro, d’investir les jardins et les lieux publics « occidentaux » sans qu’ils leurs sera néfastes de voir des couples se tenir la main, s’embrasser ou des jeunes boire de l’alcool.
    Arrêtons d’infantiliser le peuple ya abd rabbi.
    Celui ci est harem, celui la est hallal.
    Arrêtons de se mettre dans le rôle de donneurs de leçons hypocrites. Le bien qu’on peut faire à ce peuple algérien est de le laisser vivre loin des idéologies endoctrinantes, car pour ce qui est de l’histoire et de la religion, il sait choisir pour lui les siennes car il est majeur et vacciné.
    Je persiste à dire que loin de la question des priorités des choses, l’armée est une institution moderne, hiérarchisée, elle a des fondements laïques qu’elle a le droit de préserver de tout courant.
    Maintenant, l’armée algérienne peut elle être améliorée, oui si le peuple commence à s’organiser dans un cadre loin des idéologies qui remettent en cause l’Etat et son protecteur : l’Armée elle même.
    On ne doit pas bruler les étapes mes amis. On doit construire encore et encore mais je pense que demander comme ça de jour au lendemain à l’armée de retourner dans les casernes, c’est aventurier tout ça.
    La transition a de beau jour devant elle.
    On ne peut pas être rassembleur dans l’Algérie d’aujourd’hui de tout les courants sans annoncer clairement et courageusement que la laïcité est un principe. Sans cela malheureusement le combat continuera. En attendant l’Algérie se vide de ses enfants.
    Amicalement et cordialement.




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  • Ismael
    29 décembre 2009 at 20 h 40 min - Reply

    Arrêtez cette flagornerie du siècle dernier. Les Dehbi sont une grande famille d’Algérie et le resterons. La politique que tu prones ya si jnsplu n’est du gout des détracteurs du FIS ni de celui des opposants avérés au système actuel.




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  • likous13
    29 décembre 2009 at 21 h 00 min - Reply

    @ jnsplu, voila des phrases qui caricature et qui donnent pas des exmples de tolérence.
    « Enfin, que quelqu’un ne fasse pas careme pendant le ramadhan, c’est son affaire, mais qu’il sorte dans la rue pour agresser la foi de ses concitoyens, c’est une atteinte à l’ordre public. »

    « Maintenant supposons nous dans un village ou tout le monde est athée, c’est celui qui fait carème qui va géner les autres et doit s’éclipser ».
    Personne ne s’éclipse devant l’autre ya akhi mohamed, du moment que personne n’oblige l’autre à faire ce qu’il fait.
    Maintenant parler de quelqu’un qui fume devant quelqu’un qui fait le ramadan, la je te donne raison pour que l’un ou l’autre doit s’éclipser.
    Doit-on légiférer sur la fumée pendant le mois de ramadan, on laisse l’avis au législateur plus habilité à répondre à cette question.
    Tout est sujet à discussion et rien n’est sacré.




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  • La Rédaction
    29 décembre 2009 at 21 h 07 min - Reply

    Des individus malintentionnés signant sous de faux pseudo ADEL, LIKOUS13, JNSPLU et BRAHIM, s’amusent à plagier des textes des autres et à les reproduire dans les articles les plus débattus.Nous leur disons qu’ils perdent leur temps car la Rédaction reste vigilante et vérifie automatiquement les adresses E-mail et les IP.
    La Rédaction




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  • jnsplu
    29 décembre 2009 at 21 h 11 min - Reply

    @ Brahim.

    J’ai été distrait et je ne me suis pas aperçu d’un manque dans mon post.

    tu dis:

    « La religion est l’affaire des imams, d’autorités religieuses éclairées, des universitaires, des spécialistes en théologie, des philosophes, bref une affaire de tous les algériens dans leur vie privée et citoyenne mais pas de celle des partis politiques et du pouvoir. La culture nationale dans toute ses dimenssions appartient à tous les citoyens algériens mais pas à un clan, une tribu, une monarchie, une ethnie, une secte, une peuplade ou une mafia. Je me trompe peut-être ??? »

    C’est justement parce que la culture dans toutes ses dimensions appartient à tout le peuple Algérien, qu’elle est l’affaire de tout le peuple, que l’Etat en tant que garant doit la conserver, la promouvoir et l’assurer de pérennité et de bonne santé.

    Et comment peut il faire cela si ce n’est en assurant ou surveillant l’enseignement qui en est fait avec la conformiyé d’un programme national d’éducation ? N’est ce pas là l’un des roles essentiels de l’Etat ? A la limite les mosquées peuvent etre détachées de la chose publique, ce qui d’ailleurs à toujours été leur cas depuis toujours, elles n’étaient alimentées ainsi que les zaouias que des dons et des wakfs en grande partie, sauf subvention de l’Etat en cas de nécessité mais en ces temps là il n’y avait pas de terrorisme et de preches incendiaires dans les mosquees. Je pense que l’Etat doit controler ce qui s’y dit.




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  • Afif
    29 décembre 2009 at 21 h 19 min - Reply

    J’espère que nous sommes d’accord sur l’identité nationale, c’est-à-dire que nous sommes berbères ethnologiquement à part quelques minorités qui se disent arabes ou turcs ou noirs subsahariens, que le berbère ne peut être que langue nationale et non officielle, qu’il ne peut être écrit qu’en caractères arabes pour deux raisons : la première étant le respect du choix de nos ancêtres (il ne faut pas les ignorer, sinon, dit le proverbe, on va nous prendre pour des baudets qui renient leur père); la deuxième raison étant de faciliter à l’ensemble des algériens d’étudier le berbère s’ils le désirent, c’est donc une raison positive pour la promotion de la culture berbère; personnellement, je serais heureux d’apprendre le berbère en caractères arabes qui me sont familiers qu’en tifinagh ou en caractères latins). Nous sommes aussi d’accord que l’Algérie fait partie d’un grand ensemble qui s’appelle le monde arabe et que cette appartenance a été façonnée par l’histoire, c’est-à-dire par nos ancêtres (là aussi, ne soyons pas des baudets, ne soyons pas des rénégats). Je précise que le monde arabe ne se limite pas à ses rois et à ses dictateurs et que ces derniers ne sont in cha Allah qu’un épiphénomène de l’Histoire. Si on est d’accord sur qui nous sommes, on peut aborder d’autres questions comme la laïcité qui a été le centre d’intérêts de la plupart des derniers commentaires. Examinons les différentes résolutions de la Révolution : « République souveraine, démocratique et sociale dans le cadre des principes islamiques » objectif de la Proclamation du 1er Novembre 1954. « République démocratique et sociale » sans la référence aux principes islamiques a été la sentence du Congrès de la Soummam du 20 août 1956. « République démocratique et sociale qui ne soit pas en contradiction avec les principes de l’Islam » objectif adopté à l’unanimité du CNRA tenu un an après le Congrès de la Soummam en août 1957, un CNRA comprenant 57 membres et toutes les sensibilités nationales. Depuis l’indépendance, les différents pouvoirs tenant compte de l’histoire et des textes de la Révolution ont institué « l’Islam, religion de l’Etat ». Cependant, beaucoup d’eau a coulé depuis l’indépendance et je pense personnellement que la meilleure façon de respecter la mémoire de nos martyrs, c’est de retirer l’article « Islam, religion de l’Etat » de la Constitution et instituer une vraie démocratie qui permette la représentation effective du peuple algérien qui, à travers ses représentants, fera adopter des lois qui ne soient pas en contradiction avec les principes de l’Islam (formule consensuelle du CNRA de 1957). Donc, l’objectif de ma proposition est que l’islam ne soit pas constitutionnalisé, éviter aussi à tout prix de constitutionnaliser la laïcité, et laisser ces deux questions du domaine de la loi. Pour l’information des débatteurs de ce site, un jour, Si Abdelhamid Mehri, qui a pourtant assisté au CNRA d’août 1957, a complètement ignoré la résolution de ce CNRA en disant que la question de l’Islam a été réglée définitivement lors du Congrès de la Soummam, ce qui est complètement faux. Je peux vous en donner la source ultérieurement. J’étais sidéré par l’affirmation du frère Mehri : voulait-il plaire au FFS au point de falsifier l’Histoire ? Même, les frères du FFS ne le voudraient pas.




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  • BRAHIM
    29 décembre 2009 at 21 h 45 min - Reply

    Cher internaute @jnsplu, je comprends très bien ce que tu veux dire, mais moi je te rappelle que je ne parle que du rapport entre le POLITIQUE et Le RELIGIEUX. C’est le point nodal, à mon sens. Pour le reste, c’est une question de culture, de morale, de stade de développement de la société et de respect de l’autre que n’importe quel être humain, quelque soit sa religion, doit avoir l’intelligence d’appréhender. Ma conception de la laïcité n’est pas de privilégier le bikini au nikab ou inversement ; Ma conception de la laïcité ne veut pas dire que j’accepte que les soulards fassent ce qu’ils veulent sur la voie publique, etc… etc… La vie en société a des limites morales déjà bien balisées par le code de la route, le code civil, le code pénal. Le Coran lui-même a son pesant de moral et de respect de l’autre (Je suis sincère même si c’est un athée qui te parle ainsi). Le niveau culturel et notre culture propre a son importance, je ne l’écarte pas évidemment. Les questions que tu soulèves ne trouveront leur réponse, à mon avis, que dans l’évolution et l’émancipation de la société. La notion de laïcité est très loin de ce type de questionnement. Sache mon ami, que je comprends très bien ce que tu veux dire et qu’on ne peut pas obliger les mamans et les grands-mères, qui n’ont connu de vacances ou d’autres horizons que les hammams et les mariages, à aller se baigner en bikini. J’espère que tu comprends très bien ce que je veux dire. La religion et la culture ont leur place et la politique a la sienne ! C’est tout.




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  • jnsplu
    29 décembre 2009 at 21 h 58 min - Reply

    @ Likous13.

    J’ai parlé d’exemples. Normal que ce soit une caricature. C’est ça un exemple : une caricature. Tu as tout compris.

    @Smail.

    On m’a traité de hautain, de capitaine de navire, mais jamais de flagorneur. Et à l’égard de qui ? De Dehbi ? Si c’est le cas, apparemment tu ne suis pas les débats car on en est bien loin, on es passé à d’autres sujets depuis un bon moment.

    La politique que je prone est à mon gout, mon frère, et cela me suffit amplement. Si tu n’es pas d’accord avec elle argumente et donne ton avis comme j’ai donné le mien peut etre alors que tu me convaincra et que je me range de ton coté. Mais ne m’empeche pas de donner mon avis en le qualifiant d’irrecevable sans t’expliquer ? Merci. Peut etre que je suis vieux jeu, l’age y est surement pour quelque chose, mais je perçois ça comme des piques personnelles qui m’agressent. Je prèfère qu’on discute plutot le contenu que la forme. Mais lorsque la forme devient le contenu comme ici, obligé de la discuter. Ce qui me chagrine au plus haut point.

    Je prends note en passant de ton affirmation que tu es mandaté par les détracteurs du FIS et les opposants avérés au système actuel. Mais cela ne fait guère avancer le débat. Car ce ne sont pas des arguments valables dans une discussion qui se veut objective et sereine.

    Amicalement.




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  • likous13
    29 décembre 2009 at 22 h 21 min - Reply

    si affif,
    pourquoi vous essayer comme ça tout le temps d’etre multitache en vous mettant cette fois ci dans la peau des linguistes. Laissant faire des spécialistes . Vous avez vu un jour un vétérinaire qui s’occupait habituellement des animaux soigne un humain. La ya akhi chacun a sa place. Tamazignt est un sujet sérieux, comme l’est aussi notre religion qui doit etre du domaine privé.Pour ce qui est de la Laicité, tot ou tard, on est condamné à l’adopter. Il n’ya que l’isolement qui pourrait nous condamner à la disparition, voir « Cent ans de solitude » de Garcia Marquez. Notre société doit bouger, s’elle veut s’éterniser.




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  • BRAHIM
    29 décembre 2009 at 22 h 30 min - Reply

    @jnsplu , c’est vrai que l’Etat en tant que puissance publique est GARANT de la cohésion sociale, de la vie culturelle , spirituelle et religieuse des citoyens. Donc son rôle n’est pas d’être un « instrumentateur » de la religion. Il ne faut pas oublié que chez nous l’Etat et le pouvoir sont confondu. Bien sûr que l’Etat a un rôle à jouer dans la société, c’est évident. Mais la laïcité n’est rien d’autre qu’une manière d’empêcher l’Etat ou les partis politiques de se substituer au religieux ou de parler en leur nom. Si tu permets à l’Etat d’instrumentaliser la religion, je ne vois pas pourquoi tu l’empêcherais pour les partis politiques. Le raisonnement est clair.




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  • BRAHIM
    29 décembre 2009 at 22 h 43 min - Reply

    Je viens de lire de la part de la REDACTION ceci : »Des individus malintentionnés signant sous de faux pseudo ADEL, LIKOUS13, JNSPLU et BRAHIM, s’amusent à plagier des textes des autres et à les reproduire dans les articles les plus débattus. Nous leur disons qu’ils perdent leur temps car la Rédaction reste vigilante et vérifie automatiquement les adresses E-mail et les IP. La Rédaction » De quel BRAHIM parlez-vous cher La Rédaction. Moi BRAHIM, je vous réponds que je ne considère pas avoir encore insulté quelqu’un depuis mon retour sur le blog et estime avoir débatu honnêtement et en mon âme et conscience. Mais si je gène vous n’avez qu’à me censurer et ce n’est pas un drame, la vie continue ! Je sais pour ma part que j’ai n’ai jamais plagié des textes des autres. Puisque vous avez mon IP « BRAHIM », dans le cas où c’est vrai, vous n’avez qu’à donner des exemples précis aux internautes.
    ======================================
    Non, mon cher Brahim, il ne s’agit pas de vous mais d’une personne qui utilise votre pseudo (avec une autre adresse E-mail et une autre IP) pour plagier et verser des insanités. Il le fait aussi au nom de Adel, Likous 13, Jnsplu…..pour semer la zizanie.
    Je voulais seulement attirer son attention que ce n’est pas par ces méthodes qu’il allait perturber nos débats. Vous n’y êtes pour rien, mon cher Brahim.
    Fraternellement.
    Salah-Eddine




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  • likous13
    29 décembre 2009 at 22 h 58 min - Reply

    @Brahim et jnsplu
    L’élite nationale doit etre visionnaire . Vous ne pourriez pas attendre que toute la société soit d’accord pour annoncer la Laicité comme un principe fondamentale pour notre Démocratie.La société se trompe quelquefois. L’exmple nous vient des Suisses qui se sont prononcé pour la non construction des minarets. Un tel référendum en France par exemple aurait pu avoir les meme résultats.




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  • jnsplu
    29 décembre 2009 at 23 h 20 min - Reply

    Oui, @Brahim, j’ai bien compris cela, mais le fait est que le politique induit des règles juridiques, lesquelles régissent l’ensemble des relations sociales. Et ces règles juridiques doivent tenir compte des intérêts, aspirations et fondements de la société.

    La question est : comment scinder le droit en tant qu’instrument et produit des institutions législatives nécessairement politiques qui en sont les initiatrices ? Je ne vois pas, quant à moi.

    Mais il est vrai que la religion ne doit intervenir que dans le domaine de la production des règles du droit et être totalement proscrite du discours politique destiné au public. Comment rendre cela possible ?




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  • jedik
    30 décembre 2009 at 2 h 13 min - Reply

    Sur l’identité nationale: Pour éteindre les feux de la revendication légitime de toutes les parties en cause, il faut une reformulation de cette identité. Ce triptyque amazighité, arabité et islamité n’a aucun sens pour les raisons suivantes:
    1. Amazighité et l’arabité sont du domaine ethnique et linguistique. Amazighité est une caractéristique locale nord-africaine et l’arabité est une caractéristique exogène jusqu’à il y a quelques siècles.
    2. L’islamité est une caractéristique du domaine religieuse ne doit pas constituer une constante dans la personnalité algérienne si on veut intégrer tous les algériens qui ne sont pas musulmans et qu’on exclurait de ce fait aussi minoritaire soient-ils. Je parle des chrétiens, des athées, des mariages mixtes et autres. La religion est du domaine privé et je reviendrai sur la laïcité plus tard.
    3. Ce qui serait judicieux, c’est de parler d’une identité berbère, berbéro-arabe, et arabe. Pourquoi ? Parce que cela reflète plus la société algérienne actuelle.




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  • Adel
    30 décembre 2009 at 8 h 01 min - Reply

    @likous13

    Cher ami, bonjour,

    Si vous le permettez, je commencerais par attirer votre attention – sans vouloir jouer les moralistes – sur le fait que nous gagnerions tous, et nos débats seraient plus enrichissants, si nous passions moins de temps à nous interpeller les uns les autres dans le style: « Arrêtons d’infantiliser le peuple ya abd rabbi. », en pensant dans son for intérieur : »Qu’est-ce que c’est que ces tarés qui ne veulent pas comprendre que la laïcité est la meilleure chose au monde! »

    Je sens que vous êtes en colère: c’est votre droit le plus absolu. Seulement, ceci est un débat sur internet et du moment que celui qui intervient n’est pas visible, il ne sert à rien de passer sa colère sur lui (c’est comme si on se mettait en colère contre un problème de maths qu’on trouve difficile). Je crois qu’on peut adopter un ton serein et préparer des arguments solides.

    On peut concevoir sur papier un modèle d’Algérie et de peuple algérien qu’on estime être parfaits. C’est ce qu’a fait Boumediène jusqu’à sa mort. Il n’en demeure pas moins que la réalité est têtue et qu’un bébé ne peut pas marcher à 3 mois. Platon, déjà, et Fârâbî après lui, avaient conçu un modèle de société parfaite. Marx et Lénine avaient imaginé la société communiste idéale. Les exemples ne manquent pas dans l’histoire. Regardez ce qu’est devenu le héros de naguère, Fidel Castro, qui, à 84 ans, s’accroche au pouvoir comme une sangsue, transmettant le fauteuil à son frère âgé de 74 ans. Qu’aurait pensé le Fidel de 59 du Castro de 2010? On sait aujourd’hui que tout modèle de société qui se veut parfait (et c’est le modèle du FIS aussi), n’aboutit dans ce monde qu’à une hideuse caricature. La vie a besoin de l’imperfection pour exister ; c’est une perpétuelle tension, un équilibre très fragile. Deux catastrophes menacent le monde: l’ordre et le désordre, disait Paul Valéry.

    Quant au mot « révolutionnaire », il n’a à mon sens aucune connotation de bien ou de mal. Est révolutionnaire un mouvement qui veut casser un ordre social existant pour le remplacer par un autre complètement différent. Dans ce sens là, je pense que le FIS était un mouvement révolutionnaire. Je peux me tromper. Je souhaiterais que vous me l’expliquiez en termes clairs et non par des jugements lapidaires. Nos débats se veulent aussi un outil pédagogique. Nous sommes en train d’apprendre.

    Amicalement




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  • meghrass19
    30 décembre 2009 at 8 h 54 min - Reply

    Salam, Azul a toute l’equipe du LQA
    Concernant la minorite berberiste, je crois que les masques sont tombes. Lors du printemps noir berbere ,le psychiatre et sa horde n’ont pas cesse de marteler et deformer le message du movement citoyen : la revendication etait surtout contre la hogra et le Douktour l’a transformee carrement en revendication identitaire pour isoler la Kabylie. Celui qui avait donne le dernier coup de massue a ce movement est notre chanteur troubadour qui avait declare l’autonomie. Oui le mot “autonomie” etait choisi du haut pour couper l’oxygene qui venait des autres emeutes des les autres regions. Il pouvait bien attendre au moins un mois et utiliser un autre terme , comme par exemple federation.
    Concernant l’appel, je suis d’accord globalement avec le texte. Mais cher frère Sidhoum, votre 2eme reponse reste tout de meme ambigue car vous ne vous prononcez pas sur l’officialite de la langue.. Vous savez qu’une partie de ce people algerien ne peut pas ceder sur la langue Amazigh. Donc ,si je comprend , la plate forme du 19 mars ne peut parler uniquement que d’identite tryptique ( amazighite, arabite, Islamite) . Apparemment on n’a aucune avance par rapport a la constitution actuelle algerienne et c’est insuffisant. Et je comprend aussi que vous insinuez que c’est le peuple qui deciderait sur l’officialisation de Tamazight une fois qu’on se debarasse de ce regime. Concernant l’arabite et l’islamite, naturellement ces deux composantes n’ont pas a etre debatues car elles sont dejas ancrees et nul ne peut les deraciner. Personnellement je ne vois aucune guarantie pour cette langue qui est la gardienne du temple Algerie.
    J’espere que j’ai tord dans mes jugements
    Bonne annee a toute l’equipe.
    ===================
    Mais mon cher frère, la berbérité est ancrée depuis des millénaires et nul ne peut la déraciner. Cette culture n’appartient pas à une seule région mais à toute l’Algérie. Evitons le piège du monopole et de la ghettoïsation de notre culture nationale dans lesquelles veulent nous enfermer et le pouvoir illégitime et certains aventuriers politiques.
    Que l’année 2010 soit celle de la libération de notre cher pays du joug des imposteurs au pouvoir.
    Fraternellement.
    Salah-Eddine




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  • Adel
    30 décembre 2009 at 12 h 26 min - Reply

    Il me semble que la laïcité est une sorte d’euphémisme qui cache en fait une autre préoccupation : celle de la neutralisation du FIS.

    J’ai encore en mémoire le face-à-face télévisé entre Said Saadi et Abbasi Madani, pendant la campagne électorale des législatives de 91, lorsque le docteur a parlé de clochardisation du peuple algérien. « Clochardisation !… » murmura le cheikh, en notant le mot dans son calepin avec un soutire amusé, l’air de dire « Cause toujours mon petit bonhomme, on verra bien qui aura le dernier mot… »

    Lequel des deux représentait la majorité ? Je pense que tout un chacun admettra aujourd’hui, avec le recul – moi le premier, bien que j’avais, à l’époque, beaucoup de sympathie pour le docteur Saadi – que c’était le vénérable cheikh. Je comprends que cela puisse faire mal, quand on a passé sa jeunesse à imaginer un peuple algérien avide de liberté et désireux de conquérir au plus vite sa place dans le concert des nations modernes, de réaliser brusquement que ce peuple n’a qu’une seule envie en tête : être gouverné par un parti dont le programme politique se résume à « la mithaq, la doustour, qal Allah, qal errassoul ». Cette réalité est (était ?) là, pourtant. Il faut (fallait ?) bien l’accepter d’une façon ou d’une autre.

    Le FIS a-t-il aujourd’hui la même audience qu’en 91 ? Si ces élections étaient organisées aujourd’hui les remporterait-il ? Je ne peux pas répondre à ces deux questions, car cela demanderait une enquête sociologique sérieuse et impartiale – et encore… Dix-huit ans se sont écoulés depuis le coup d’Etat de janvier 92. C’est l’âge de la majorité pour celui qui est né au moment où les généraux démettaient Chadli Bendjedid. L’âge de voter, justement. Qu’a connu cette génération à part les massacres et les bombes, la haine et la peur ? Que lui ont appris la famille, la mosquée, l’école, les partis, les médias algériens – et étrangers ? Comment voit-elle l’avenir ? Sait-elle ce qu’est la laïcité ?

    Il y a deux possibilités, cependant : si le FIS n’a plus aucune audience, alors, la question de la laïcité n’a pas tellement d’importance ; si, à l’inverse, il a la même force et le même support au sein de la population, alors la laïcité ne sera d’aucun secours. Encore une fois, si la majorité du peuple algérien veut être gouvernée par le FIS, nul n’a le droit de s’opposer à ce choix, quelque soient les raisons invoquées. Toutes les révolutions qui ont réussi de par le monde avaient pour objectif de soustraire la majorité à la tyrannie exercée par une minorité, jamais l’inverse. Notre guerre de libération – que certains disent être une révolution et d’autres non – a enlevé le pouvoir à la minorité européenne pour le donner à la majorité indigène.

    Le djilbab noir qui recouvre entièrement certaines femmes de la tête aux pieds, avec des gants, même quand il fait 45 degrés à l’ombre, ne me semble pas être l’habit idéal de la femme musulmane, pour tout individu qui lit le Coran avec un cœur sincère. Je respecte, cependant, entièrement et sans aucune réserve le choix de celles qui l’adoptent. Mais je ne crois pas que je pourrais vivre en Algérie si, demain, le parlement élu par la majorité votait une loi qui obligerait toutes les femmes algériennes à le porter. Il reste que si c’est cela que veulent toutes les Algériennes, alors c’est à moi de m’effacer et de me trouver un pays de rechange.

    La seule façon de contrer un FIS – ou tout autre parti avec lequel on n’est d’accord – qui gouvernerait l’Algérie, s’est de militer sur le terrain, de le surveiller de très près, de l’interpeller à chaque fois qu’il se rend coupable de dépassements, etc. Nul parti ne peut s’auto-délivrer un certificat d’infaillibilité. Le peuple n’est pas complètement stupide ; il juge sur les actes et les résultats, pas sur les intentions. Un parti peut avoir un programme politique sophistiqué, mais être incapable de le mettre en œuvre sur le terrain, s’il ne tient pas compte de la réalité. C’est ainsi que Boumédiène et tous ceux qui lui ont succédé ont échoué. L’histoire s’est vengée. Il faut beaucoup de générosité pour mener à bien une révolution, mais il faut aussi une bonne dose de pragmatisme pour réussir à lui faire tenir toutes ses promesses.




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  • benamina
    30 décembre 2009 at 18 h 14 min - Reply

    voilà un article qui ne risque pas d’être reproduit sur matin-dz.sinon çà ferait fuir (taire) et pour très longtemps les furets.




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  • likous13
    30 décembre 2009 at 18 h 54 min - Reply

    @adel.
    La guerre de libration est une Révolution.
    Le combat sectaire des Islamistes est un non événement, c’est un combat creux.
    Je pense qu’un mouvement révolutionnaire doit étre d’abord en phase avec le monde dans lequel on vit.
    Je m’explique : la guerre de libération a su mobilisé tout un peuple, toutes les tendances confondues autour d’une idéologie libératrice: des indigénes pauvres, exploités et sans espoir contre une caste riche et opportuniste. C’est une lutte d’abord et avant tout une lutte de classe. Une lutte légitime qui a suscité la sympathie du monde dans lequel on vit. Une lutte en phase avec le l’époque dans laquelle s’est déroulée: l’ERE des décolonisations.
    Aprés la chute du mur de Berlin, on est passé à l’époque du passifisme, les luttes devrons se faire dans un cadre pacifique : c’est la philosophie de notre époque. Le recours à la force, donc à la destruction comme moyen pour arriver à ses fins est mal vu.Le combat doit etre celui des idées.
    Le parti dissous avait choisi un élément culturel, donc une idéologie culturelle pour s’opposer à un pouvoir de meme culture et pour arriver à des fins dont les contours restaient flous à part celui d’instaurer une théocratie que nos ancétres en veulent pas ( congrés de la soumam). C’est un combat qui est à l’encontre des principes de la république algérienne.
    c’est un combat qui remet en cause l’histoire de la République, c’est un combat sant tete ni queue. C’est un combat qui n’as pas suscité une adhésion internationale du fait de sa violence et de son sectarisme. Il a attiré au contraire la haine de tout ce qui est musulman dans la pays et dans le monde entier. c’est un combat d’un autre age.
    Pour qu’on ne tombe plus dans le meme piege et dans les meme catastrophes ? On doit parler de la question culturelle de notre Algérie. On ne doit plus laisser le champs libre aux oppositions opportunistes présentes et à venir (car il va y’en avoir encore) d’investir sur des questions qui rassemblent tout les Algériens.
    La premiére question à regler c’est celle des origines?Qui somme nous? L’histoire le confirme, on est des Berbéres. Je pense que la question ne peut etre réglée que par la constitutionnalisation de la langue berbére et la généralisation de son enseignement à toutes les écoles d’Algérie. Ce n’est pas la mer àboire, n’est ce pas?
    Pour ce qui est de la religon, je pense que vous serez d’acord: on ne peut imposer à personne une telle façon ou une autre d’étre en contact avec son « créateur », y’en a qui pensent qu’ils ont pas besoin d’avoir un conatct avec lui et d’autre qui pensent qu’ils on en pas un.
    Là, comme vous venez de constatez la gamme est variable.La solution ? si la question ne tient qu’à moi !!!Travail, travail et « arbeit ».
    L’Etat doit se désengager légalement de la question de la religion.Se séparer de la religion pour ne plus remettre l’Etat en cause sur le critére de la religion et la Séparation des 03 pouvoirs de l’Etat : Législatif, Exécutif et judiciaire. L’idéologie d’un tel Etat ne pourrait etre plus une idéologie culturelle sur laquelle les points seront déja sur les I, mais une idéologie de choix économiques.
    Les péres d’aujoud’hui ne peuvent pas penser l’Algérie dans le prisme de leur époque, ils doivent penser à l’époque de leurs enfants.
    Si dans les pays « occidentale », les enfants ne pensent pas à la politique c’est parceque les péres de ces enfants pensent beaucoup à l’avenir de leurs enfants une fois qu’ils se sont mis dans le role social d’un conjoint.C’est la générosité générationnelle. Et c’est le modéle démocratique.




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  • mamitoupetitarabe
    30 décembre 2009 at 19 h 29 min - Reply

    @likous13.Si votre âge ne dépasse pas la trentaine,je dirai que l’Algérie de demain est sauvée.J’admire votre fougue et votre façon de voir les choses.Je dirai que mon pays sera sauvé pa




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  • mamitoupetitarabe
    30 décembre 2009 at 19 h 34 min - Reply

    C’est comme ça,des fois ça part tout seul,milles excuses.
    ….Je dirai que mon pays sera sauvé par sa saine jeunesse.Je dirai que l’avenir de mon pays n’est pas compromis.Par contre,si vous avez le même âge que nous et que vous tenez encore ce raisonnement,je dirai que ça ne représente qu’un coup d’épée dans l’eau.




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  • jnsplu
    30 décembre 2009 at 20 h 23 min - Reply

    Et ça repart de plus belle.
    J’ai discuté sans ressentiment avec des gens honnetes qui assument leur athéisme et que je respecte sincèrement, mais l’hypocrisie me met mal à l’aise, surtout si elle provient de quelqu’un qui affirme son islamité et dit et dit et fait tout le contraire.

    L’islam en Algérie est le problème. Rien que ça. Il faut continuer l’oeuvre civilisatrice et l’éliminer, le déraciner complètement, en faire une affaire tout a fait privée dont on peut parler qu’en cachette en Algérie? C’est pour le bien de nos enfants qui demain auront de petits copains de la bas et ils seront comme des frères. Pas comme ces imimbéciles d’arabes musulmans, crasseux, pouilleux et qui ont tabassé notre équipe nationale dont la presse à scandale s’est faite le relais pour insulter nos morts. Mais ou vit on ?

    Et vous voulez qu’avec des idées comme celles la le peuple Algérien nous suive ?

    L’islam est la sève de ce peuple sans laquelle l’Algérie n’est pas. M^eme la révolution qu’on tente de désintoxiquer de l’islam, n’a pu réussir que parce qu’elle s’est fondée sur la religion, qu’on le reconnaisse ou pas. Elle n’a jamais été une lutte de classes au sens marxiste, c’est une lutte de civilisations qu’il y eut en Algérie.

    Diaboliser cette religion n’aura pas pour effet comme le croient certains d’éloigner d’elle le peuple, cela ne fait au contraire que le rapprocher de cette religion et il n’ ya a qu’a voir en temps de véritable crise comme le peuple Algérien est croyant.

    Avez vous vu les gens lors des innondations de Bab El Oued, des seismes de El Asnam et de Zemmouri ? Qui dit que l’islam dans ce pays est du passé ?

    Pourquoi veut on amputer cette source et ressource inépuisable du corps du peuple Algérien ? Pour l’amener à se focaliser sur d’autres agendas tout tracés et qui ne peuvent voir le jour tant que l’islam est là présent dans le coeur des Algériens.

    Dites honnetemlent ce que vous voulez au peuple et laissez le décider. Ne prenez pas les décisions à sa place sous prétexte qu’il est immature. Si vous pensez de cette manière quelle est la différence entre vous et le pouvoir qui nous gouverne ? Je le préférerais dans ce cas. Car il ne me vole que mon argent mais ne vole pas mon ame.




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  • likous13
    30 décembre 2009 at 21 h 03 min - Reply

    @mamitoupetitarabe
    J’ai essayé de profiter de la vie à ma façon, et je vous cache pas je dois assurer un meilleur avenir à mes enfants. J’espére que leur place sera en Algérie.
    Vous savez (c’est les émotions qui parlent),ça me fait mal au coeur de voir tant de personnes quitter le pays pour aller assurer un meilleur avenir à leurs enfants.
    Bon disant que je dois d’abord trouver leur mére.
    Pour ce qui est des hypocrites, j’en ai entendu parlé depuis trente ans .
    Vous savez, j’aime pas raconté commeça ma vie sur le net. Mais bon, disant que c’est l’époque, on doit vivre son époque.




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  • SAID
    30 décembre 2009 at 21 h 19 min - Reply

    @adel,

    moi je pense que si aujourdhui on organiserait des elections dans les memes conditions qu’en 91, le fis les gagnerait largement. Pourquoi ? car comme on dit les memes causes ont




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  • Said Haddad
    31 décembre 2009 at 0 h 08 min - Reply

    Cette discussion wallah ça reflète l’esprit algérien. Ce qu’il faut, ce n’est pas une discussion, c’est la rue pour changer les choses. Vous pouvez discuter tous les jours, arriver même à un consensus, se mettre d’accord. Et après ? Wallou, vous allez vous créer des « désirs » et des « chimères » et ensuite vous allez vous morfondre dans votre petit coin. Je ne veux pas être l’oiseau de mauvais augure mais les choses sont ce qu’elles sont. La société algérienne est complètement disloquée, totalement déchiquetée socialement par la guerre d’Algérie, suivie par la guerre civile de 90 et un système rigide. Rien qu’à voir les réactions des algériens à propos d’un match de football, on voit que le système a mis ce pays à genoux. Ce pays est complètement recroquevillé sur lui-même, ne sachant où il va et ne voyant aucune issue de sortie, ni échappatoire. L’Algérie est dans une situation post-idéologique. Les slogans ne marchent plus. C’est comme un grand malade, des effets pervers apparaissent: haragas, violence dans les stades, drogues dures, résolution de problèmes que par l’émeute et les cris, banditisme et réponse du pouvoir par la répression. Bon d’accord, qu’est ce que ça veut dire à l’homme de la rue de changer la constitution, de revoir les institutions de l’état ? Rien, un discours vide comme les rhétoriques du déjà vu. La société est mure pour déferler, aujourd’hui elle ne peut se mouvoir que par la violence, par soubresauts hiératiques et avec des conséquences fâcheuses. Que Dieu nous garde tous !




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  • ahmed boutella
    31 décembre 2009 at 0 h 35 min - Reply

    Si je ne m’abuse, l’islam est le véritable problème en Algérie pas en tant que tel mais dans la manière dont le système essaie de l’appliquer.
    Une application complètement anachronique avec les fondements de la tolérance de toute religion. Tous les gens détiennent la vérité, tous sont des policiers d’Allah, tous tiennent un discours moralisateur. Il n y a pas de place ni pour le doute, ni pour la liberté, ni pour la philosophie en dehors du dogme. Il n y a que la vérité prônée par l’islam et tout autre conception ou approche est non hallal. Il y a une atteinte à la liberté individuelle terrible.
    A titre comparatif, le Maroc offre une approche de la religion moins oppressante et plus souple et évolutive des choses. Ils veulent se moderniser tout en s’accommandant avec l’avènement de l’islam. Il n y a qu’à voir leurs villes, leurs gens, leur code vestimentaire. Certes on voit quelques relents de l’islam intolérant mais l’état les remet à l’endroit quand nécessaire.
    Ce qui d’ailleurs est le plus choquant, c’est l’instrumentalisation que l’état algérien en fait de la religion pour des raisons obscures et obscurantistes. Le système a-t-il intérêt à maintenir les libertés religieuses en laisse pour plaire aux islamistes alors que de l’autre coté il les combat à mort. C’est une espèce de contradiction que seul le système comprend. Alors est-ce que la laïcité serait une solution à terme pour un pays comme le notre c’est une bonne question.




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  • likous13
    31 décembre 2009 at 1 h 44 min - Reply

    Amicalement et cordialement. @jnsplu
    Je pense que vous mélangez un peu tout.
    Vous mélangez la solidarité du peuple (caractère humain) avec la religion.
    Vous confondez une guerre pour récupérer une terre (un concept matériel) avec une guerre de religions. (Concept culturel)
    Vous mélangez moyens et objectifs (fins)
    J’admets que je n’arrive pas à vous suivre, moi dont le cursus scolaire est déroulé dans l’école algérienne.
    Amicalement.Passez un bon réveillon.




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  • Adel
    31 décembre 2009 at 9 h 04 min - Reply

    @likous13

    Bonjour, cher ami

    Comme dit notre ami mamitoupetitarabe, la fougue et l’ardeur que vous mettez à défendre votre point de vue suscitent l’admiration.

    Je ne voudrais pas tempérer cette ardeur. Mon âge, et le fait que j’aie vécu toutes les phases de l’Algérie indépendante et même quelques années de l’époque coloniale, me rendent toutefois quelque peu sceptique concernant certaines de vos affirmations et me poussent à vous donner la répartie sur un certain nombre de questions qui me paraissent fondamentales.

    Vous, ainsi que beaucoup d’hommes et de femmes d’Algérie, avez manifestement un problème avec l’islamisme, d’une façon générale, et avec le FIS, en particulier, en tant que mouvement politique. Vous ne pouvez ou ne voulez pas l’intégrer dans votre conception de ce que doit être un parti politique moderne, présentable, en quelque sorte, dans l’Algérie d’aujourd’hui. Bien que vous n’ayez pas dit quels courants politiques méritent de figurer sur la liste des heureux élus, vous avez exclu le FIS, en l’affublant d’un certain nombre de qualificatifs négatifs : il mène un combat sectaire, un combat creux ; il a choisi un élément culturel pour mener son combat ; son combat remet en cause l’histoire de la République ; son combat est sans queue ni tête ; il est violent, sectariste, etc.

    Remarquons d’abord que certains de vos jugements portent sur les buts que s’est assignés le FIS – selon vous – et d’autre portent sur la manière de mener son combat.

    Sur les premiers, vous dites que son combat est creux, sans queue ni tête. Voulez-vous dire par là qu’il est sans consistance, qu’il n’a pas de but palpable ? Je pense, quant à moi, que ce combat avait un but : casser le pouvoir en place, considéré comme inique et le remplacer par un autre plus juste.

    Pour ce qui est de la manière, vous dites d’abord que le FIS mène un combat sectaire. Voulez-vous dire par là que les islamistes du FIS forment une secte, un groupe restreint et fermé, vivant hors du temps et excluant le reste de la société de leur monde, un peu comme la fameuse secte des Assassins de Hassan Ibn Assabah qui sema la terreur dans les cœurs des souverains musulmans aux 12ème-13ème siècles ? Ce ne me semble pas être conforme à la réalité : les gens qui suivaient le FIS en Algérie étaient très nombreux et ils agissaient en pleine lumière.

    Vous lui en voulez ensuite d’avoir choisi un élément culturel pour mener son combat. Ce critère ne me parait pas suffisant pour condamner un mouvement politique comme étant irrecevable. On peut légitimement se référer à un élément culturel pour mener un combat politique. Le combat mené par beaucoup d’hommes et de femmes pendant des décennies au nom de l’amazighité, dans notre pays, a abouti à la reconnaissance de ce fait et à sa constitutionnalisation.

    Vous condamnez son combat car il remet en cause l’histoire de la République. La plupart des révolutions qui ont eu lieu de par le monde n’ont fait que cela – remettre en cause les institutions existantes : la Révolution Française a mis fin à la dynastie des Bourbons qui régnait sur la France depuis 1589 ; la Révolution Russe a balayé la dynastie des Romanov, qui était à la tête du pays depuis 1613. Ces deux révolutions ont remplacé une monarchie absolue par une république, ce qui est un changement radical.

    Vous dites enfin que le combat du FIS est condamnable parce que violent. Bien que m’opposant personnellement à toute forme de violence aujourd’hui, je pense que ce critère n’est pas suffisant pour condamner un combat politique, car la violence est souvent le dernier recours. Je vous accorde toutefois le bénéfice du doute sur ce point : le FIS a eu tendance à recourir un peu trop vite et un peu trop souvent à la violence.

    Dans votre plaidoirie, vous avez cité beaucoup d’éléments à charge, qui accablent le FIS, mais vous avez cependant omis de parler du principal élément qui joue en sa faveur : il avait la majorité de la population derrière lui.

    Si vous acceptez d’examiner ce dernier point en toute objectivité, vous serez fatalement amené à une révision déchirante de vos certitudes et à accepter la réalité, au nom des principes de la démocratie : on ne peut pas effacer un mouvement politique majoritaire parce qu’on ne l’aime pas.




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  • Adel
    31 décembre 2009 at 9 h 26 min - Reply

    @Said Haddad

    Bonjour,

    Lorsqu’une personne se trouve confrontée à une situation difficile et qu’elle doit affronter une longue liste de problèmes, quelle est la première chose qu’elle doit faire, à votre avis?

    Ceux qui discutent ici pensent que la première chose à faire c’est de s’asseoir et de réfléchir, faire le point et élaborer un plan d’action qui lui permette de sortir de la mauvaise passe dans laquelle elle se trouve. C’est ce que nous faisons. Nous réfléchissons ensemble.




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  • Adel
    31 décembre 2009 at 10 h 06 min - Reply

    @ahmed boutella

    Bonjour,

    « l’islam est le véritable problème en Algérie »

    Il y a une longue liste de problèmes aujourd’hui en Algérie, d’ordre politique, économique, social, culturel, etc.

    Etant donné que seul celui qui a le pouvoir de décision au plus haut niveau peut y remédier de façon décisive, la question du pouvoir politique vient donc en tête. Est-ce que le pouvoir actuel est légitime ? Est-il l’émanation de la volonté du peuple, à travers des élections libres et honnêtes ? Nous pensons que non. Il y a donc lieu d’agir pour remédier à cette situation.

    Le pouvoir, depuis 1992, s’est posé en défenseur du pays contre le FIS. La clé est donc là. Nous devons savoir si ce que prétend le pouvoir est vrai ou non. Ceux qui refusent le FIS peuvent-ils changer d’attitude ? De même, le FIS est-il prêt à renoncer à certains mots d’ordre irréalistes ? Si nous arrivons à trouver un compromis entre ceux qui soutiennent le FIS et ceux qui s’y opposent, afin de nous entendre tous sur la nécessité de mettre fin au pouvoir actuel illégitime, corrompu, corrupteur et incompétent, nous aurons fait un grand pas en avant. Il faudra s’entendre ensuite sur les institutions que nous voudrions mettre en place, institutions qui devraient garantir la paix sociale et une bonne gouvernance.

    Si nous n’arrivons pas à trouver ce compromis, une partie de la population et des élites continuera à légitimer ce pouvoir sous prétexte qu’il la protège du terrorisme du FIS et le FIS continuera à considérer ceux qui lui refusent le droit d’exister comme des ennemis. Le pouvoir en place continuera son travail de destruction de l’Algérie.

    Nous devons sortir de ce piège mortel et donner à chaque courant le droit d’exister et de briguer le pouvoir dans le respect des règles de l’Etat de droit que nous aurons tous acceptées.

    Vous voyez donc bien que le problème n’est pas l’islam.

    ==============================
    C’est exactement à ce compromis ou consensus politique historique que nous appelons dans l’APPEL du 19 mars. ( » en vue de l’établissement d’un consensus politique historique autour des valeurs et principes démocratiques« ). Sur le terrain des réalités y a deux tendances qui s’opposent à cette vision objective et réaliste pour sortir de ce statu-quo :
    1. L’oligarchie militaro-financière qui détient le pouvoir réel.
    2. Ceux qui, dans la classe dite politique pensent détenir le monopole de la démocratie et du changement. Ce sont les adeptes de la démocratie sélective, celle qui les arrangent. Car ils savent qu’ils ne représentent pas grand chose sur l’échiquier politique réel. Et qu’un compromis ou consensus politique risque de les dénuder.
    Il y a ceux qui font semblant d’être démocrates mais qui au fond ne le sont pas. Il y a ceux qui veulent appliquer la démocratie comme moyen de fonctionnement et de gestion politique de la Cité et à qui, cette minorité élitiste dénie le droit d’être démocrate.
    Salah-Eddine




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  • likous13
    31 décembre 2009 at 19 h 27 min - Reply

    @adel
    Imaginons que le FIS avais pris le pouvoir.
    A votre avis la nouvelle oppositon au FIS, s’il va y’en avoir bien sur, va baser sa phylosophie sur quoi pour lui reprendre le pouvoir? moi je vous dirai sur quoi :Sur les memes phlosophies qui ont fait que le FIS (maquisard) (ou révolutionnaire)s’est disloqué en dizaine de courants qui s’entretuaient dans les maquis. Mais admettez que s’il était déja au pouvoir et que y’avait ces différentes doctrines au sein du pouvoir islamiste, bonjour la sauvagerie et le moyen age. Soyons responsables et honnéte intellectuellement (j’en suis pas un, je suis simple citoyen).Vous comparez le combat du FIS au combat identitaire, fausse route. Le berbére était un objectif et non un moyen contrairement à « l’islam religion de l’ETAT).Admettons pour une fois que concernant le dossier du FIS, l’Etat était visionnaire contrairement à une certaine élite.
    Pour ce qui est du peuple, permets moi de vous dire que nous le peuple, on peut se tromper comme pourrait bien se tromper un peuple français à qui on demanderais « les arabes doivent rentrer chez eux? » comme question d’un réferendum aurait répondu au moins à 54 % par un OUI.
    Et dire que vous avez comparer le combat du fIS à la révolution française .De toute évidence la révolution FIS a echoué.




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  • ahmed boutella
    1 janvier 2010 at 4 h 08 min - Reply

    @Adel(Salah Eddine),
    Bonjour,
    Vous disiez sur votre post : « Le pouvoir, depuis 1992, s’est posé en défenseur du pays contre le FIS. La clé est donc là. Nous devons savoir si ce que prétend le pouvoir est vrai ou non. Ceux qui refusent le FIS peuvent-ils changer d’attitude ? De même, le FIS est-il prêt à renoncer à certains mots d’ordre irréalistes ? Si nous arrivons à trouver un compromis entre ceux qui soutiennent le FIS et ceux qui s’y opposent, afin de nous entendre tous sur la nécessité de mettre fin au pouvoir actuel illégitime, corrompu, corrupteur et incompétent, nous aurons fait un grand pas en avant. »
    Je pense que la religion n’est pas à sa place aujourd’hui en Algérie. Elle est malmenée de toute part:
    (1) Par le pouvoir qui l’instrumentalise pour des raisons sociopolitiques et pour diffuser une partie de l’énergie revendicatrice dans les conflits sociaux.
    (2) Par les extrêmes (islamistes) qui la brandissent aussi comme un outil politique pour gagner les foules. La politique doit être laïcisée pour éviter d’abord un fardeau pour la religion et de plus éviter d’utiliser un outil qui n’est pas adapté à la société algérienne. Le peuple est mur, il sait que les décisions politiques peuvent être prises sans référence à la religion. Et d’ailleurs ça ne peut que rendre service à la religion. Ceux qui pensent que la religion est un tout est à mon avis comme ceux qui pensent que la religion doit chapeauter la science au 17ème siècle.
    En 1992, les gens n’ont pas voté FIS pour voter FIS. Non, ils ont voté FIS car ils venaient de vivre trois décennies d’après-guerre mouvementées et qu’ils cherchaient par tous les moyens d’éliminer à tort ou à raison la classe politique dirigeante, à rompre avec le clientélisme et la mauvaise gestion. Je ne dis pas que les gens ne sont pas sensibles à la religion mais en 92 seul le FIS proposait table-rase, une solution radicale et « extrême » pour le changement ; Ensuite, on a vu ce qu’on a vu et comment ça a fini avec une guerre civile et des milliers de morts.
    Le FIS a une base idéologique non adaptée pour un pays comme l’Algérie, ce qu’on a besoin c’est une vraie démocratie à la sauce algérienne. Les références idéologiques du FIS peuvent nuire au projet Algérie. Le FIS a raison sur une seule chose, un changement nécessaire en Algérie.
    Quant aux compromis avec des partis qui proposent des solutions radicales et extrêmes personnellement je ne suis pas pour. Il faut plutôt asseoir la démocratie et la justice.
    De plus, il faut protéger l’islam des ses extrêmes et offrir un islam tolérant, un islam de nos parents aux algériens. Tous ces vociférations et ces positionnements ostentatoires (de certains partis) sont néfastes tôt ou tard pour les Algériens. Les Algériens aspirent à une société juste, saine et sans violence.
    Cordialement,
    == Ahmed Boutella ==




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  • BRAHIM
    1 janvier 2010 at 13 h 35 min - Reply

    cher internaute @ahmed boutella , je suis entièrement d’accord avec toi. Ton propos est très clair et se résume ainsi , si je ne me trompe: « il ne faut pas que l’Etat ou les partis politiques instrumentalisent la religion à des fins politiques », un point c’est tout. (Moi, je suis allé plus loin que toi en proposant l’interdiction de l’instrumentalisation du « régionalisme » à des fins politiques). En quoi, mon Dieu, cette vision des choses est contre l’Islam ???? Moi franchement, je ne comprends pas comment l’islam est en danger avec une telle affirmation. Je ne comprends pas cette attitude suspicieuse envers une telle proposition ???? L’Algérie n’est-elle pas capable de montrer aux pays musulmans qu’il est possible de diriger politiquement un pays sans instrumentaliser la religion ????? La réligion à toute sa place dans notre société mais le politique ne doit pas se l’approprier , c’est clair !(voir toutes mes réponses sur ce blog, à @jnsplu notamment,sur cette question )
    Ciao et bonne année à l’équipe du journal LQA, à ses fidèles lecteurs et à tous les algériens.
    VIVE TOUT LE PEUPLE DE L’ALGERIE ALGERIENNE.




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  • Adel
    1 janvier 2010 at 14 h 30 min - Reply

    @likous13

    Le FIS n’aurait pas pris le pouvoir. Il l’aurait exercé après avoir remporté des élections.

    Que ce serait-il passé après? Qui peut le dire?

    On ne peut pas faire ce qu’on reproche au FIS justement: décider de ce qui est bon ou mauvais pour le peuple à sa place. Le FIS le faisait au nom de la religion (quand il disait par exemple que les Algériens doivent changer leurs habitudes, que la démocratie est kufr, etc.), vous le faites au nom de quoi?

    Le combat politique se mène dans la réalité de tous les jours, sur tous les terrains. Le FIS instrumentalise la religion? Instrumentalisons-là nous aussi, mais dans le bon sens. Je le dis encore une fois : on ne peut éduquer la masse du peuple (et non pas seulement les élites), qu’en lui parlant la (les) langue(s) qu’elle comprend (arabe algérien, kabyle, chaoui, etc.) et en se situant dans le même repère que lui, celui de l’islam. On peut parler de l’islam d’une façon moderne, encore faut-il le vouloir. Vous êtes victime de la vision réductrice qui assimile l’islam à l’intégrisme. Sortez de cet enferment ; allez à la découverte de l’islam d’Ibn Rushd et vous trouverez des arguments pour contrer le FIS sur son terrain. Même l’islam naïf et simple de nos ancêtres peut faire l’affaire quand on parle au peuple avec un cœur sincère. C’est en abandonnant au FIS le monopole du discours religieux et en le présentant comme une victime, et surtout en faisant appel à des généraux sanguinaires pour vous protéger contre lui, que vous le renforcez. Ne voyez-vous pas cela?

    Il faut accepter de se battre pour ses idées sur le terrain, en respectant et en défendant la démocratie. Si le FIS au pouvoir abolit la démocratie comme l’a fait le pouvoir algérien, alors oui, il est permis de se révolter contre lui. Seulement, il ne faut pas juger d’avance. Vous partez perdant. Pourquoi?




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  • Adel
    1 janvier 2010 at 14 h 47 min - Reply

    @ahmed boutella et BRAHIM

    Il ne s’agit de savoir qui est bon et qui est mauvais, et de définir ce qui est bon pour le peuple algérien ou pour l’islam.

    Le problème est le suivant :

    Pour des raisons diverses, qu’il serait trop long d’expliciter ici, le FIS en est venu, dans les années 90, à constituer la principale force d’opposition au pouvoir. La majorité du peuple s’est reconnue dans son discours et l’a suivi. C’était peut-être de l’aveuglement, c’était peut-être un mauvais choix, c’était tout ce que vous voulez, mais c’était son choix.

    Il y a donc deux faits incontournables : le FIS était la principale force d’opposition au pouvoir despotique en Algérie et la majorité du peuple l’avait choisi pour gouverner le pays.

    Vous direz tout ce que vous voudrez, vous ne pourrez pas annuler ces deux faits. Si vous remettez en question le choix du peuple parce qu’il ne vous convient pas, alors moi je dis que le choix de l’indépendance ne me convient pas : je veux redevenir Français. J’aime la France, la langue française, la culture française, la cuisine française, etc. etc. Êtes-vous d’accord ?

    Les forces politiques qui existent aujourd’hui en Algérie sont ce qu’elles sont. Le peuple est ce qu’il est. Le pouvoir est ce qu’il est. C’est avec ces données que nous devons travailler. Dire qu’aucun parti ne doit instrumentaliser l’islam, cela s’appelle un vœu pieux. C’est exactement la même chose que de dire que le pouvoir algérien doit appliquer la démocratie. Il ne s’agit pas de savoir comment doivent être les choses, mais comment elles sont aujourd’hui et comment passer à autre chose en partant de ce qu’elles sont, pas en niant la réalité.

    =========================
    « Il n’y a de politique qui vaille en dehors des réalités » disait un Homme d’Etat européen. Mais c’est ce que certains de nos « hommes politiques » préfabriqués ne veulent pas comprendre.
    Salah-Eddine




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  • Adel
    1 janvier 2010 at 16 h 20 min - Reply

    Il me semble que l’erreur fondamentale que font certains de nos amis, c’est de croire que ce qu’on appelle l’islamisme, le fondamentalisme, l’intégrisme, etc., dont le FIS représenterait le courant le plus radical (moins radical toutefois que le courant djihadiste qui, lui, ne croit qu’en la lutte armée), est une sorte de maladie passagère ou pour être plus précis une sorte de drogue dure que des prêcheurs moyenâgeux auraient administrée au peuple et à laquelle il se serait accoutumé. Ils pensent que le devoir de l’Etat est de guérir le peuple en le privant de cette drogue et en lui administrant des drogues de remplacement moins dures telles que celle du laboratoire d’Abou Djerra Soltani.

    Cette vision des choses est manifestement fausse. L’évolution de la Turquie, où Mustapha Kemal Atatürk a aboli le khalifat et instauré un Etat laïc en 1924, suffit à elle seule à le montrer. C’est une tendance lourde dans le monde musulman avec laquelle il faudra composer d’une façon ou d’une autre, à l’échelle nationale comme à l’échelle mondiale. Le processus d’adaptation des sociétés musulmanes au monde moderne sera long et douloureux. Il y a cependant des solutions, comme celle du coup d’Etat de 92, qui contribuent à rendre ce processus encore plus long et plus douloureux, parce qu’elles bloquent toute évolution naturelle et qu’elles maintiennent un statu-quo qui ne travaille qu’au pourrissement de la situation, sans régler le problème de fond.




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  • Adel
    1 janvier 2010 at 16 h 47 min - Reply

    @likous13, ahmed boutella et BRAHIM

    Supposons que nous sommes à la veille du coup d’Etat de janvier 92. Je vous donne à choisir en votre âme et conscience entre deux scénarios:

    1- Le FIS gagne les élections et il gouverne le pays. Il impose le hidjab, interdit la mixité, l’alcool, juge les généraux qui ont volé, etc. etc.

    2- Les élections sont annulées par un coup d’Etat des généraux. Une guerre civile met le pays à feu et à sang pendant prés de 10 ans. Résultat : 200000 morts, 10000 disparus, la torture, la haine, l’économie dévastée, le pays bloqué, le despotisme se renforce, les investisseurs ne viennent plus, etc. etc.

    Lequel choisissez-vous? Lequel vous semble aller dans le sens de l’intérêt du peuple, de l’Algérie et de la démocratie?




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  • BRAHIM
    1 janvier 2010 at 17 h 42 min - Reply

    @Adel, ok , je sais que le débat est sans issue entre toi et moi puisque tu penses que puisque la majorité du peuple est pour une « république islamique » . Mais ne t’étonne pas que la religion soit être instrumentalisée par le gouvernement. Pour rester en accord avec toi-même et dans ta logique, IL NE FAUT PAS reprocher à Boutef, au ministre de la défense Abdelmalek GUENAÏZIA M. au ministre de la justice Tayeb BELAIZ ou au ministre des affaires religieuses Bouabdellah GHLAMALLAH de dicter des discours politique aux imans pour les prêches dans les mosquées. Je vois que je n’arrive pas à faire passer mon point de vue sur cette idée de séparation entre le politique et le religieux . Pourtant cela permettra de rendre à « César ce qui lui appartient ». Si le mot « laïcité » fait tellement peur et est rejeté en tant que tel par les algériens au motif que ce terme est étranger à notre culture, moi je conseille vivement aux hommes politiques en général de garder en tête que l’instrumentalisation de la religion est une arme à double tranchant et qu’il faut trouver une solution à cette question. Encore une fois, la séparation du religieux et du politique n’est pas, POUR MOI, un danger pour notre culture, notre religion, notre identité si on précise bien les choses comme j’essaye de le faire dans le but d’éviter la répétition des erreurs du passé. Mais bon on n’arrête là les échanges d’idées sur ce thème et passons, si tu le veux bien, à d’autres sujets non moins importants ! Koul Wahed Ihoume behrou, c’est çà la démocratie, n’est-ce pas !.




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  • Adel
    1 janvier 2010 at 18 h 42 min - Reply

    @BRAHIM

    Je pense que cette question est très importante et que nous devons bien en saisir tous les implications.

    Je ne discute pas de l’utilité de la laïcité en général. Je suis convaincu qu’elle est nécessaire dans un pays comme la France, par exemple.

    Ce que je remets en question c’est le fait de croire que le problème du FIS sera réglé par l’instauration de la laïcité, même si on est tous d’accord sur le fait que le FIS a instrumentalisé la religion. Qui instaurera cette laïcité? Le pouvoir actuel? Sa laïcité serait une laïcité factice, imposée par un pouvoir illégitime. Elle ne pourra être effective que si la majorité du peuple la demande. Ce ne peut en aucun cas être une caractéristique imposée par la minorité. C’est là qu’est le point FONDAMENTAL. Si la majorité veut être gouvernée par le FIS et que le FIS est contre la laïcité, que devons-nous faire? Moi je dis que la laïcité n’est pas une question à l’ordre du jour aujourd’hui en Algérie. Ceux qui la mettent en avant veulent en fait l’utiliser comme instrument pour neutraliser le FIS. Mais ce résultat ne peut être atteint aujourd’hui en Algérie qu’en régime de dictature pas dans une démocratie. Les choses changeront peut-être plus tard, mais ne mettons pas la charrue avant les bœufs. Il ne faut pas parler de démocratie et utiliser la dictature pour imposer ce qu’on estime être la bonne solution, même si cette solution est vraiment bonne. C’est exactement ce qu’a fait Boumédiène.

    La laïcité ne règle rien et crée une division artificielle dans la société algérienne. Le peuple ne s’en soucie même pas; ce n’est pas sa revendication. Le peuple veut que sa voix soit entendue, il veut être respecté, il veut une justice impartiale, il veut du travail, un logement, une bonne éducation pour ses enfants, de bons hôpitaux, etc. Pourquoi devrait-on lui dire : ton problème c’est le FIS et seule la laïcité peut le régler?

    L’instrumentalisation de la religion par le FIS n’était pas un but en soi. La religion est un levier que le FIS a utilisé pour atteindre un autre but: mobiliser la population et s’attaquer au pouvoir. Le peuple a marché derrière lui car il en avait marre du pouvoir. Ce n’est pas la réislamisation de la société que le peuple veut, c’est la chute du pouvoir. Pourquoi déplacer alors le problème sur le terrain de la religion ? C’est jouer le jeu du FIS et du pouvoir en même temps, que de croire que l’enjeu c’est la religion. Le pouvoir est bien content; il fait d’une pierre trois coups: on oublie que le problème c’est lui, il liquide le FIS par la violence et il récupère les « démocrates ». Génial, non?

    Vous voyez bien que la question de la laïcité arrange tout le monde sauf le peuple qui n’en a rien à foutre.




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  • Adel
    1 janvier 2010 at 19 h 05 min - Reply

    Si, adoptant un point de vue de démocrate moderniste convaincu, nous considérons le FIS et le pouvoir des généraux corrompus comme deux maux, le premier étant contre la modernité (qui inclut la laïcité) et le second contre la démocratie. Lequel des deux maux est le plus grave et le plus nocif pour l’Algérie ? Moi je réponds sans hésiter: c’est le pouvoir des généraux corrompus.




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  • Adel
    1 janvier 2010 at 19 h 43 min - Reply

    Comment éviter à l’avenir que la religion soit instrumentalisée par un parti ou par l’Etat ?

    Le cas de l’Etat algérien et du FIS est une preuve que rien ne peut garantir cela si ce n’est un enracinement de la culture démocratique au sein du peuple. On ne peut pas délivrer un diplôme de fin d’études à un élève le premier jour d’école. Il doit d’abord étudier et assimiler toutes ses leçons. Alors, ne demandons pas au peuple algérien l’impossible. Il doit d’abord goûter aux fruits de la démocratie et les apprécier avant d’y adhérer sans réserve et en redemander. Tous ceux qui se sont succédé au pouvoir jusqu’à présent l’en ont privé.

    Le minimum sur lequel tous les partis doivent s’engager est la Constitution actuelle. Il ne peut pas y avoir de régression. Pour le reste, il faut savoir s’élever au-dessus des divisions artificielles et avoir un seul objectif en tête : se débarrasser du pouvoir despotique, illégitime, corrompu, corrupteur et incompétent actuel.




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  • jnsplu
    1 janvier 2010 at 19 h 52 min - Reply

    @Brahim et @Adel

    Je commence croire, vu le fossé immense qui existe entre les deux tendances laique et islamiste, que pour les amener à travailler de concert, il faudrait couper la poire en deux. Ne plus laisser à des gens comme ceux du FIS la possibilité de baser leur programme sur la religion, ne plus permettre à des gens du pouvoir d’instrumenter les questions de religion et interdire d’autre part qu’il y ait atteinte à la religion par le biais des pouvoirs de l’état et mettre en place une institution qui serait chargée de promouvoir la religion musulmane et de l’expurger la religion musulmane des dérives qu’elle connait, mais qui serait totalement indépendante et non soumise aux directives de l’Etat.

    L’agrément du FIS lui même était entaché de nullité car ne répondant pas aux normes constitutionnelles de l’époque qui interdisaient pareille formation. Il faut croire que c’était prémédité pour la suite des évènements douloureux qu’on connait.

    Le pouvoir à l’époque vu l’effritement des cours du pétrole ne pouvait plus juguler la grogne populaire et se devait de trouver une parade pour perdurer. Celle ci pouvait lui être offerte par le fis. Ou il marche droit et tout le monde y trouve son compte ou il donne l’occasion de renverser la table et de remttre les couverts. Mais du temps aura été gagné. Le peuple n’a pas choisi le fis comme dit @adel strictement pour la religion, mais pour l’esprit de justice qu’il promettait et pour sa promesse de juger tout le monde. »D’ou tu tiens cela clamaient ils ». Et cette promesse de juger tout le monde qui s’est retournée contre lui car c’était la chose à ne pas dire.

    Maintenant si le fis avait gouverné qu’en serait il maintenant, ça on ne pourra jamais le savoir, mais je ne pense pas que ça aurait pu être pire que ce qui s’est passé bien que j’appréhende qu’on nous gouverne un jour de cette manière.

    Et de toute façon lutte pour lutte j’aurais préféré lutter avec des gens qui soient au moins convaincus d’une chose que je peux leur opposer comme argumentation au lieu de m’opposer à un système qui n’accepte aucun argument qui puisse le mettre son autorité usurpée en doute et qui n’a de conviction que celle d’enrichir ceux qui en font partie.

    @Brahim. S’il n’y avait que des Brahim en Algérie je serais entièrement d’accord pour cette laicité qui t’es apparement si chère. Mais mon ami, ma confiance à été érodée et j’ai peur si je me range de ton côté, que demain dans la rue, cette laicité sera extrême comme l’islam du FIS et les enfants de mes enfants ne pourront même pas parler de la religion de leurs ancètres en public, sous peine de commettre une infraction de prosylétime et d’aller en prison. Notre Algérie, c’est le pays des extrêmes, de l’entetement et des paradoxes.

    Il est vrai que si la régularité s’instaure dans le pays et si ma vie s’allonge encore je pourrais changer d’avis en fonction du réel qui aura changé, mais à l’heure actuelle pour moi et compte tenu de l’expérience actuelle, la laicité et l’islamisme tel que celui du FIS sont des extrémismes à bannir de notre pays.




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  • BRAHIM
    1 janvier 2010 at 19 h 57 min - Reply

    @adel , mon cher ami je n’arrive pas à te suivre c’est trop compliqué pour moi. Je t’assure que c’est la vérité. Je te jure que je n’ai pas de solution à ce que tu proposes.




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  • Mohsen
    1 janvier 2010 at 19 h 59 min - Reply

    La démocratie totalitaire
    La liberté selon J.J. Rousseau
    Version du 11 mars 2009 , par MabBlavet

    Totalitarisme – Démocratie
    Peut-on forcer quelqu’un à être libre ? Si la question parait saugrenue, la réponse du prophète de la démocratie ne laisse pas de surprendre.

    « Quiconque refusera d’obéir à la volonté générale y sera contraint par tout le corps : ce qui ne signifie pas autre chose sinon qu’on le forcera à être libre. »
    Jean-Jacques Rousseau, Contrat social, livre 1er, chap. VII

    Autrement dit, pour Rousseau et ses disciples :
    * Les représentants de la volonté générale normalisent ce qui est le “bien” et le “vrai“ du moment, indépendamment de toute morale, de toute transcendance. Ils n’ont d’autre référence qu’eux-mêmes, que leur raison qu’ils sacralisent : le culte de la déesse Raison remplace le culte de Dieu comme source du bien et du vrai.
    * Les citoyens doivent se soumettre en conscience à ces lois indiscutables puisque la seule morale reconnue est celle de la volonté générale. S’ils n’obéissent pas, ils ne sont pas libres, ce sont des aliénés qu’il faut enfermer, soigner, rééduquer ou tout simplement éliminer !!!

    Dans une société traditionnelle, on n’est tenu d’obéir en conscience à l’autorité que si ses lois sont conformes à la morale naturelle. Cette morale est une référence fixe, extérieure à l’homme, elle dépend de notre nature et en définitive de la volonté de l’Auteur de notre nature. Aucune autorité humaine n’a le pouvoir de décider de ce qui est bien ou mal, il y a une transcendance qui échappe à tout vouloir humain. Ainsi en était-il sous la monarchie française : si la morale était parfois transgressée, la transgression était reconnue comme telle mais personne ne songeait à remettre en cause la morale elle-même.

    À l’inverse, les régimes modernes – et en particulier la démocratie (volonté générale) – parce qu’ils ne reconnaissent aucune transcendance, substituent à la morale naturelle une morale de majorité, une morale variable, une morale de circonstance qui produit des lois auxquelles il est impossible de dire “non”. En effet : à quel titre pourrait-on dire “non” quand il n’existe rien d’absolu sinon ce dogme de la volonté générale ?

    La Déclaration “universelle” des droits de l’Homme n’a jamais pu combler l’abîme laissé par la transcendance abandonnée, elle n’en est que le pâle reflet, production elle même de la raison humaine sinon de l’esprit de quelques occidentaux. Elle est d’ailleurs considérée à juste titre par les autres peuples, au mieux comme une étrangeté, au pire comme une marque d’impérialisme.

    Surtout, l’absence de transcendance consacre l’absence de limites : la volonté générale autoréférente est prête à toutes les redéfinitions du “vrai“ et du “bien”. Toutes les dérives sont désormais possibles, il n’y a plus d’obstacle au pire.

    Cette petite phrase de Rousseau ne contient-elle pas en puissance toutes les horreurs et tragédies que l’humanité vit depuis maintenant plus de deux siècles ? N’y trouve-t-on pas en germe ces régimes inédits issus de la Révolution que sont les totalitarismes ?

    Par ailleurs, il est entendu traditionnellement que la liberté suppose la vérité selon la phrase du Christ « …vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous rendra libres ». (Jn 8, 32)

    Or la définition commune de la vérité formulée au Xe siècle par le philosophe arabe Isaac et reprise ensuite par Saint Thomas est : « Veritas est adaequatio rei et intellectus ». La vérité est l’adéquation (= conformité, correspondance) de l’intelligence et de la chose. Cf. AQUIN, T., De Veritate, q. 1, a 1c.

    Donc la liberté suppose une référence fixe, extérieure à l’homme : le réel. Précisons que cette référence du réel est universelle, accessible à toutes les intelligences puisqu’elle en est l’unique objet.

    Autrement dit, la liberté découle de la soumission au réel.

    Pour Rousseau et ses disciples la liberté réside dans la soumission à l’utopie de la volonté générale .

    On atteint là une forme supérieure d’oppression intellectuelle puisque l’objet de l’intelligence n’est plus le réel mais l’utopie des dirigeants.




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  • likous13
    1 janvier 2010 at 20 h 27 min - Reply

    Je pense et que c’est un avis personnelle qu’on ne peut sortir de ce statut quo politique que si la LAICITE est adoptée en Algérie.
    Doit-on attndre le peuple faire appel pour l’appliquer? Tout Etat se mesure à sa capacité de se pojeter sur une période futur la plus lointaine possible.
    Un Etat ne pense pas qu’au présent mais aussi au futur.
    Oui, on peut attendre que le peuple réclame la LAICITE.Quand se peut se faire ? Le jour ou sa sécurité est menacé par la présence de plus d’une réligion dans son pays, mais ce jour la, c’est déja trop tard. Car si sur le plan politique c’est le statut quo, la société elle bouge et bouge trés vite qu’on le croit.




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  • jnsplu
    1 janvier 2010 at 22 h 08 min - Reply

    @Adel.

    Quelle modernité inclut la laicité ?
    Qu’est ce que la modernité ?
    La modernité est t elle le fait de tourner le dos à des principes qui font notre culture ? De rejeter comme nous avons rejeté nos spécifités vestimentaires, nos spécifités de penser et d’agir ?
    Il y trois ou quatre générations, il était impensable de l’Algérien d’avoir la tete découverte. D’ailleurs la loi de l’indigénat, dont les auteurs voulaient humilier ce peuple, imposer à l’Algérien qui rencontrait un colonisateur, de descendre du trottoir pour le lui céder et de se découvrir la tete en signe de respect. A défaut il peut etre trainé par le colon m^eme considéré comme victime de l’infraction et mis en prison sur simple décision du garde champetre. C’est un texte législatif de la république laique qu’on essaie maintenant de singer.

    Qui a la tete couverte maintenant ? Qui peut mettre le pantalon de ses parents et ancètre sans passer pour un guignol ?
    La modernité est le fait de s’inscrire dans le présent en capitalisant son patrimoine culturel et en s’inscrivant dans sa continuité pour aller de l’avant. Ce n’est jamais de raser la table et ce qu’il y a dessus pour commencer tout à zéro.
    Les japonais sont devenus modernes tout en respectant leurs traditions, leurs coutumes, leurs croyances. Les chinois s’inscrivent dans la modernité tout en conservant leurs spécifités.
    Les iraniens sont en train de s’inscrire dans la modernité, quoique en en dise en conservant leurs spécifités.
    Voila des exemples de modernité.
    S’inscrire dans la modernité avec la laicité qui semble etre un remede miracle qu’on tente de nous inoculer coute que coute, n’est pas viable. Depuis le début de ce forum il y a eu déja quatre topics qui lui ont été spécialement dédiés et en en revient à chaque fois à en discuter pour remettre la question à l’ordre du jour sans pouvoir nous accorder. La laicité c’est le fait d’éloigner la religion de l’aire publique. On peut lui donner toutes les définitions qu’on veut, la seule définition que je retiens des débats c’est celle la. Or la morale du peuple Algérien est une morale musulmane enseignement du Coran et de la sunna. Donc à la poubelle puisqu’elle contrecarre la laicité.
    L’Algérien, habitué depuis 15 siècles à suivre sa religion et sa morale sera projeté dans un avenir ou il n’y aura aucune des règles qu’il a connues ainsi que ses aïeux, il ne pourra s’en prévaloir que vis a vis de lui meme, meme ses enfants mineurs, ne doivent pas subir sa pression à cet égard, car pupilles de l’Etat, celui ci leur garantira une éducation tout à fait laique dont leur parents ne pourront les soustraire .

    Le peuple sera alors moderne puisqu’il aura à construire la modernité sans ses bagages Historiques. Comme on sait que le peuple n’en voudra pas, certains affirment qu’il faudra l’imposer par le biais de la constituante, le peuple de brebis suivra.

    Le problème dans mon esprit, c’est que ma petite tete n’arrive pas à comprendre comment la laicité qui est un concept qui n’a rien à voir avec nos traditions, pourra ^etre implanté chez nous, sans dérégler ces traditions, alors que par essence c’est un moyen destiné à réguler les relations « socio-olitico-religieuses ».

    La religion musulmane est tellement enracinée dans l’entendement de l’Algérien, que meme lorsqu’il est amoral, il invoque la religion. Il est vrai que la religion musulmane en Algérie subit des distorsions, effet de la décadence qu’on nous a fait subir et dont nous sommes en partie responsables, mais la solution n’est pas de l’abandonner, la solution est de l’expurger des déviances.




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  • likous13
    1 janvier 2010 at 22 h 51 min - Reply

    Je me rappelle comme ça de phrases qui ont été dites et qui sont devenues célébres comme 🙁 vous n’avez pas le monopole du coeur), je me rappelle plus de la personne. Je peux juste étendre cette phrase pour dire que personne n’a le droit d’avoir le monopole de la religion tant qu’on est tous musulmans.




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  • ahmed boutella
    1 janvier 2010 at 23 h 51 min - Reply

    @Adel , vous écriviez :
    « Supposons que nous sommes à la veille du coup d’Etat de janvier 92. Je vous donne à choisir en votre âme et conscience entre deux scénarios:
    1- Le FIS gagne les élections et il gouverne le pays. Il impose le hidjab, interdit la mixité, l’alcool, juge les généraux qui ont volé, etc. etc.
    2- Les élections sont annulées par un coup d’Etat des généraux. Une guerre civile met le pays à feu et à sang pendant prés de 10 ans. Résultat : 200000 morts, 10000 disparus, la torture, la haine, l’économie dévastée, le pays bloqué, le despotisme se renforce, les investisseurs ne viennent plus, etc. etc.
    Lequel choisissez-vous? Lequel vous semble aller dans le sens de l’intérêt du peuple, de l’Algérie et de la démocratie? »

    Oui, absolument, en âme en conscience, les scénarii que vous listez sont très réducteurs. Dans le monde des possibles il y a d’autres scénarii :

    a/ Le FIS prend le pouvoir, il forme des « bassidji » qui moralise la société et pose une chape de plomb sur tout le pays. Il continue à assassiner les journalistes, les intellectuels. En deux ans, il forme une théocratie à l’iranienne contrôlée par une poignée d’imams à vénérer. Il coupe les mains aux voleurs, il lapide tout ce qui touche aux problèmes de mœurs et les libertés bafouées. Il impose un certain code vestimentaire. Il coupe les relations diplomatiques avec la majorité de pays impies européens.

    Bref, il infantilise toute la société, il terrorise tout ce qui réfléchit en dehors de la vérité révélée, il contrôle tout ce qui bouge. Et on finit avec un nombre semblable de morts car certaines régions ou clans n’accepteraient pas cet état de fait et iront au combat. On retourne d’une certaine manière au moyen âge. Personnellement, on me payera juste pour vivre en Iran dans un palace je n’accepterai pas car il y a un problème fondamental de liberté.

    b/ Les élections seraient annulées, on ferait appel à un comité de salut public avec tous les partis sont représentés. L’armée serait neutre et se porterait garant de ce processus démocratique :
    – On referait une constitution ouverte et démocratique où le mérite serait la sève
    – On laïciserait les institutions de l’état, l’école et l’armée.
    – On ouvre le champ politique et médiatique
    Après cinq ans de luttes politiques terribles (moins cataclysmique que ce qui s’est passé entre 1992 et 2000), on en sort tous victorieux, dans un système ouvert, laïcisé où la liberté religieuse est garantie mais dans les limites définies par la nouvelle constitution.

    Et bien, moi j’irai dans le second scenario ….




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  • ahmed boutella
    1 janvier 2010 at 23 h 52 min - Reply

    Bonjour,
    On ne peut pas accommoder un système politique avec la religion car la religion est plus un système de valeurs spirituelles et de piété. La démocratie n’est pas un dogme en soi, c’est un système évolutif et adaptatif aux contextes et aux conjonctures et quelque part « transcende » toutes les croyances (« religions »). En d’autre terme, la démocratie n’est pas omnipotente. Ce qui n’est pas le cas d’une religion.
    Chaque religion, du moins les monothéistes, ont leur dogme particulier, et donc ne conviendrait pas à toutes les citoyens d’un pays en supposant que ces gens seraient de religion différentes. A l’aube d’un monde qui migre et qui bouge, aucune religion aujourd’hui n’émerge comme un système universel qui transcende toute l’humanité dans la pratique (Chacune évidemment clame qu’elle est universelle mais dans les faits ce n’est pas le cas). La vérité, c’est chacun sa religion, chacun sa culture, chacun ses coutumes. Je rajouterai que certains n’ont même pas de religion et sont multiculturels. La démocratie en ce sens est universelle.
    Si l’occident est petit à petit passé, au cours de l’histoire, pays par pays, à la démocratie c’est qu’au moins il faut reconnaître que sur le plan pratique c’était une idée valable. Les Occidentaux ont aussi leurs religions et la notre n’est pas inférieure ou supérieure à la leur car si on part du principe qu’il y a une hiérarchie entre les religions il y a un problème philosophique majeur qui se pose. Pourquoi ma vérité serait-elle inférieure à la sienne ou l’inverse. On part dans un autre débat.
    Si on considère que l’Islam transcende tout et serait la pierre angulaire d’un système politique nouveau que nous pourrons appeler « islamocratie » et qui serait universel et politique. Il n’existe pas aujourd’hui dans les faits. Les quelques tentatives de théocraties qui existent et qui se réclament de l’islam sont l’Arabie Saoudite et l’Iran. C’est des systèmes tellement fermés et dogmatisés que les gens les fuient. Et comment un juif, par exemple, pourrait vivre dans l’Iran d’aujourd’hui (avec tous ses droits) ? Alors qu’un iranien s’accommode parfaitement dans la démocratie américaine par exemple. Peut-on accepter de voir des français musulmans vivre en dhimmis en France dans une hypothétique théocratie française par exemple? Il y aurait un problème d’égalité de droits insupportable.
    De plus en politique, c’est tous les jours des compromis et des adaptations à la rue, à la conjoncture, aux crises et j’en passe. La religion a son dogme et est immuable. Les autres pays musulmans pendant 14 siècles n’en sont qu’à des dictatures plus ou moins déguisées.
    Le seul pays musulman qui a été dans ce sens, c’est-à-dire dans une tentative de laïcisation de la société, c’est la Turquie avec Atatürk mais c’est un autre sujet de débat.
    De plus, il y a un élément fondamental qui est le fait qu’on dit que tous les Algériens sont musulmans à 95%. La réalité d’aujourd’hui est tout autre à mon sens, quand on voit les discothèques pleines, les plages pleines avec les deux pièces, les bars chauffés on peut en douter. Les mosquées algéroises même pleines ne peuvent pas contenir plus 5% de la population. Il faut arrêter d’amalgamer la société algérienne, elle est diverse et variée même sur le plan religieux. Et il faut que le système politique représente toute cette diversité de la population pour que chacun se sente chez lui.
    Evidemment ce serait mentir que d’affirmer que les systèmes politiques occidentaux n’ont pas de relents religieux dans leur fondement mais c’est très limité. La solution valable aujourd’hui est la laïcité qui interdit quelque part à l’état d’instrumentaliser la religion à des fins politiques et qui a aboutit à la séparation des pouvoirs et c’est très bien ainsi.
    En conclusion, oui à la liberté religieuse mais dans une démocratie pure et simple. On peut partir de ce principe juste et équitable et bâtir un système politique à la sauce algérienne.
    Cordialement,
    == Ahmed Boutella ==




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  • BRAHIM
    2 janvier 2010 at 0 h 56 min - Reply

    Ok, je constate que je suis minoritaire en tant que partisan de la séparation de la religion et de la politique. Donc, puisque je suis démocrate, je dois accepter l’avènement d’une république où les problèmes politiques se dénouent en référence aux lois islamiques et coraniques. Autant, à mon avis, combattre pour la réhabilitation du FIS et le problème est résolu !!!!!. J’ai l’impression,(j’espère pour moi que ce n’est qu’une impression )que tout ce qu’on est en train de débattre depuis des mois et des mois sur ce blog en matière de construction d’une démocratie est du temps perdu. (Pour moi, je précise). Pourquoi ? Parce que je constate que je suis une particularité en comparaison à la majorité des internautes qui interviennent sur ce blog. On n’est finalement que quelques chats à défendre ce point de vue. En dehors de rares exception, la majorité est pour une « complicité » entre la religion et le politique, symbiose qui est considérée comme naturelle et intemporelle. C’est notre culture, parait-il, d’utiliser la religion à des fins politique. Parait-il, il ne faut surtout pas singer les pays démocratiques, les pays des Kofars quoi ! On ne peut pas faire comme les Kofars, le Coran nous l’interdit. Si on le fait, Dieu ne sera pas content et nous on aura perdu notre âme de musulman. C’est dommage pour moi et tant mieux pour la majorité. C’est çà la démocratie. Je constate sur ce blog que les propositions sont en majorité en faveur d’une gouvernance politique en référence avec les règles islamiques et coraniques. Je me plie donc à la règle de la majorité. Seulement, il y a une chose que je demande aux partisans de ce type de gouvernance : il ne serait pas honnête de reprocher ou de critiquer BOUTEF et GUENAÏZIA, c’est-à-dire le pouvoir actuel, d’utiliser les mosquées, les zaouyates ou les confréries religieuses pour faire passer leurs messages politiques ou pour les utiliser à la veille de chaque élection. J’ai eu à constater à un certain moment que beaucoup d’internautes partisans de cette « symbiose » entre le politique et le religieux, soient offusqués et outrés par la « manipulation » du domaine religieux par le pouvoir actuel à la veille de l’élection présidentielle, par exemple. Il faut savoir ce qu’on veut ! Il faut être conséquent avec soi-même. OU on défend un projet de société démocratique où les règles de luttes politiques se font en dehors de la mosquée et de tout ce qui gravite autour, OU il faut avoir la franchise de défendre le projet de société du FIS où toutes les luttes politiques se dénouent dans les micros des mosquées. Il faut le dire clairement. C’est avec cette franchise que « les vaches seront bien gardées ». Si on autorise, « EN TOUTE DEMOCRATIE », le combat politique par mosquées interposées, on pourra sans se tromper aboutir au résultat suivant : la mosquée de Kouba va combattre pour les vérités politico-religieuses du FIS et la mosquée de Tataouine Les Bains pour les vérités politico-religieuses de BOUTEF et de GUENAÏZIA. Chacun trouvera l’interprétation du verset adéquat pour combattre l’autre.C’est çà la démocratie, dîtes-vous ??? !!!! 18 ans de perdu, rien que pour se rendre compte de çà, quel dommage ! J’ai suggérer, soi-disant, à @Adel de passer à d’autres sujets non moins importants , mais je ne donne pas l’exemple à ce que je vois !!!!!!




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  • Dziri
    2 janvier 2010 at 1 h 50 min - Reply

    Pour likous13 ,

    Lors du débat opposant les deux candidats à l’élection présidentielle, Valéry GISCARD D’ESTAING et François MITTERRAND, Valéry GISCARD D’ESTAING réplique à son adversaire politique : »On est convaincu que ce qu’il faut faire ce n’est pas ce que vous proposez. Je trouve toujours choquant et blessant de s’arroger le monopole du coeur. Vous n’avez pas, Monsieur Mitterrand, le monopole du coeur. J’ai un coeur comme le vôtre qui bat à sa cadence et qui est le mien et ne parlez pas aux Français de cette façon si blessante pour les autres… ».

    Sources google.

    Ily a aussi une autre citation aussi célèbre prononcée par Michel Noir ancien ministre sous Chirac et ancien maire de Lyon(rattrapé par la justice pour corruption )qui a dit : <>.

    Autre expression de chez nous <>.Vous savez certainement de qui elle est.Allah yarhmou .




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  • Mohsen
    2 janvier 2010 at 4 h 05 min - Reply

    Ne pas confondre MODERNITE et MODERNISME.

    La MODERNITE est un OUTIL, tels que les transports en avion,les télécommunications,le nucléaire civil,l’aérospatial …etc.

    Le MODERNISME est une IDEOLOGIE devenue CONTRAIGNANTE,
    DOGMATIQUE. En ce sens,que les règles de vie spécifiques à chaque sociéte,la diversité culturelle sont progressivement imposées par un SYSTEME MONDIALISTE SUPRANATIONAL qui veut dicter au monde entier des valeurs et des principes universels: les moeurs,les us et coutumes deviennent ainsi unIfiés.




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  • Adel
    2 janvier 2010 at 8 h 39 min - Reply

    @BRAHIM

    N’abandonne pas cher ami. Notre cas est très complexe, mais nous devons tout faire pour trouver une issue.

    @Mohsen

    Si je comprends bien vos propos, vous rejetez la démocratie qui a pour principe le respect de la volonté de la majorité. Alors, continuez à subir le joug des généraux corrompus qui ont annulé les élections sous prétexte que le peuple a fait le mauvais choix. Bon courage.

    @jnsplu

    Tout à fait d’accord avec toi. Je parlais de la modernité tel qu’elle a été définie jusqu’à présent en Occident. Le défi que doivent relever les musulmans c’est justement cela: concevoir une nouvelle forme de modernité qui récupère ce que la Révolution Française a perdu, la spiritualité qui, pour nous, s’exprime dans l’islam.

    @likous13

    Il ne s’agit pas seulement de ce que nous voulons faire mais aussi de ce que nous pouvons faire. C’est par ce compromis entre les deux que nous pouvons vivre dans la réalité et pas dans le rêve. Ce sont les deux fameux principes de plaisir et principe de réalité d’un certain Sigmund Freud.

    Amicalement




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  • Adel
    2 janvier 2010 at 9 h 12 min - Reply

    @IBRAHIM (à propos de ton dernier post)

    Nous savons tous que le FIS et le pouvoir ont instrumentalisé la religion et les condamner pour cela ne nous s’avance pas: ils s’en foutent.

    La question de fond sur laquelle repose la crise algérienne depuis 1992 est celle-ci:

    En 1992, il y avait un parti, le FIS (qui avait instrumentalisé la religion et qui avait reçu l’agrément sous Chadli), qui représentait la principale force d’opposition et qui avait gagné les élections. Ces élections ont été annulées par un coup d’Etat des généraux. Depuis cette date, le pays est bloqué, en panne.

    Quelle doit être la suite? Continuer sur cette voix indéfiniment?

    Si on doit s’en sortir ce ne peut être qu’en allant vers une véritable démocratie, un État de droit. Est-ce que les force politiques réelles ont changé? Le FIS a-t-il la même audience dans la société qu’en 1992? Là est la vraie question. Si la réponse est oui, alors pour avancer, il faudra d’une manière ou d’une autre négocier avec lui. Si la réponse est non, alors parler de laïcité c’est défoncer des portes ouvertes et créer un faux problème, plonger la société algérienne dans le débat que le FIS veut justement ouvrir, celui d’opposer les Algériens entre eux sur la base de la religion: ceux qui sont pour la laïcité et ceux qui sont contre. On n’aura pas avancé d’un iota. Bien que le FIS aura été oublié, on aura contribué à le remettre en selle.

    La solution que préconise notre ami ahmed boutella est l’éradication. Le FIS est un mal et il faut l’empêcher de gouverner quitte à éliminer la moitié des Algériens. D’accord cher ami, faisons la révolution, battons-nous pour la liberté, mais ayons le courage de le faire nous-mêmes. Ne confions pas ce rôle à des généraux sanguinaires et corrompus jusqu’à la moelle qui ignorent jusqu’à la signification du mot liberté.




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  • Mamitoupetitalgérien
    2 janvier 2010 at 9 h 29 min - Reply

    On dirait que dans ce débat on veuille ressuciter le fils vaille que vaille.Le fis est mort et le père est toujours aux gouvernes.
    Avant de parler laicité ,causons d’abord de démocratie ,seule science en mesure de jauger les forces en présence.Et puis après on verra:si on doit être un état théocratique que dieu fasse.Si la majorité des algériens a retenu la leçcon des 200000 victimes,alors les pertes n’aurant pas été vaines.Mais d’abord installons la démocratie et réveillons les 74% de voix détournées par les pharmaciens du régime pour leur dire que vous êtes des voix qui comptent et qui peuvent changer le destin de ce pays.




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  • Adel
    2 janvier 2010 at 9 h 38 min - Reply

    1992:

    Le FIS est un parti qui instrumentalise la religion. La plupart de ses militants ont pour idéal l’État islamique qu’eux-seuls peuvent définir et l’application de la chariaa dérivée du Coran tel qu’interprété par leurs oulémas préférés, Ibn Hanbal, Ibn Taymiyya, etc.

    Le peuple en a assez du pouvoir despotique, corrompu et incompétent. Il attend, il appelle un libérateur.

    Les militants du FIS répondent à cet appel et profitent en même temps de l’occasion pour se poser en chefs de file du mouvement de contestation. Ils captent le mécontentement populaire.

    Les « démocrates » qui n’ont jamais été en mesure de s’implanter au sein du peuple et de mener une lutte résolue contre le pouvoir, se voyant dépassés par les événements, se rangent derrière le pouvoir qu’ils sont sensés combattre, et cela dans le but de protéger le peuple algérien contre les méfaits futurs du FIS.

    Voila la situation en 1992.




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  • Adel
    2 janvier 2010 at 9 h 51 min - Reply

    Qu’est-ce qui a changé depuis 1992?

    Le pouvoir s’est-il amendé? Est-il moins despotique, moins corrompu, moins incompétent?

    Le peuple a-t-il cessé de rejeter le pouvoir et n’attend-il plus de libérateur?

    Le FIS a-t-il disparu? Ne représente-t-il plus une force politique avec laquelle il faut compter?

    Les « démocrates » ont-ils réussi à s’implanter au sein de la population? Ont-ils réussi à capter le mécontentement populaire, prenant ainsi la place du FIS dans le cœur des Algériens, par leurs luttes quotidiennes, leur abnégation, leur clairvoyance politique?

    Voila les vraies questions.




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  • Adel
    2 janvier 2010 at 10 h 38 min - Reply

    @Mohsen

    L’histoire est un processus continu dans lequel rien n’est joué d’avance.

    Jusqu’au 15ème siècle, il y avait deux puissances, l’Europe d’un côté et le monde musulman de l’autre. Chacune avait sa religion: chrétienne (catholiques, protestants et orthodoxes) d’un côté, musulmane (sunnites, chiites, kharidjites), de l’autre. Elles s’inscrivaient toutes les deux dans le même espace médiéval qui leur donnait plus ou moins les mêmes caractéristiques pour ce qui est du système politique (monarchie héréditaire ; Etat et Religion solidaires), du système de production (de type agricole essentiellement), du niveau scientifique et technique, etc.

    A partir du 16ème siècle, l’Europe est travaillée par un phénomène entièrement nouveau: développement des rapports marchands et ascension de la bourgeoisie au détriment de l’aristocratie, développement toujours plus important des sciences et des techniques, etc.
    Le monde musulman, quant à lui, continue dans la même voie.
    L’Europe sort peu à peu de ses frontières et se lance à la conquête du monde.

    Au 19ème siècle, les progrès toujours plus importants de l’industrialisation permettent à l’Europe d’accentuer la pression sur le monde musulman. Ce dernier est finalement vaincu et le khalifat ottoman aboli en 1924. L’ère de la domination de l’Europe sur le reste du monde commence.

    Depuis les années 1950, de nouveaux progrès scientifiques et techniques (informatique, armement, conquête spatiale, génétique, etc.) donnent à l’Euro-Amérique un pouvoir qui parait illimité.

    L’histoire ne s’est pas arrêtée pour autant. Le processus continue. Quelle sera la suite? Quel sera l’avenir des musulmans? Il sera le fruit de la somme de leurs efforts, de leurs intelligences, etc. C’est un processus d’adaptation. Comment peuvent-ils renverser la vapeur et échapper à leur condition de dominés? Tout est possible.

    La façon dont les autres aires de civilisation comme l’Inde, la Chine et le Japon ont réagi au même phénomène de domination et les résultats qu’elles ont obtenus comparés à ceux obtenus par le monde musulman jusqu’à présent peuvent nous servir de guide.

    Une chose est sûre, cependant : le djihadisme n’est pas la bonne voie. C’est un geste de désespoir, non un signe de vitalité. Il doit être combattu et découragé au profit d’une maitrise progressive et constante des sciences et des techniques, seuls outils en mesure de nous mettre en meilleure position face à l’Euro-Amérique.




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  • Adel
    2 janvier 2010 at 11 h 56 min - Reply

    Il faut bien comprendre ce que dit notre ami jnsplu.

    Quelles sont les implications pratiques de la laïcité?

    Cela veut dire par exemple que l’école publique ne pourra plus donner un enseignement religieux, que la loi ne pourra plus être basée sur des principes tirés de la religion (Exemple: mariage et divorce, héritage, etc.).

    Est-il réaliste de demander cela aujourd’hui?

    Souvenons-nous que l’État colonial français avait demandé la même chose aux indigènes afin de devenir français à part entière, c’est-à-dire renoncer au statut personnel basé sur le droit musulman. Combien d’Algériens se sont naturalisés?

    Est-il sage de demander aujourd’hui au peuple Algérien de renoncer à ce statut afin de mériter la démocratie?




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  • MTM
    2 janvier 2010 at 14 h 06 min - Reply

    Bonjour et bonne année à toutes et à tous

    Voici mon grain de sel à ce débat animé, si vous voulez bien.

    Laïcité et religions autrement vus.

    Avant de parler du cas de notre pays, quel est l’état de la laïcité dans le monde?

    Pas besoin de sortir de Saint-Cyr pour voir que la laïcité bat de l’aile sur la terre même où le monde a vu sa naissance. Il a suffi de quelques burqas et des minarets pour qu’elle soit torpillée, reniée et rendue responsable de la « faille » par laquelle « le péril vert » est en train de déferler sur le monde occidental. Sans être un partisan du voile islamique et encore moins de la burqa que je trouve dégradant pour la femme, force est de constater qu’en Occident, le phénomène de l’intolérance au mode vestimentaire « islamique » ou à tout signe ostentatoire qui rappelle l’Islam traditionnel prend des proportions inquiétantes. Dans ces pays, pionniers et grands exportateurs des concepts des libertés fondamentales et les droits de l’homme, la tendance est au recul de ces beaux principes présentés comme universels. L’Europe laïque, celle qui ne faisait théoriquement aucune distinction entre un athée, un chrétien et un musulman, etc., n’en a pas moins toujours été le théâtre de délit de faciès, de chroniques d’Arabicides, et autres actes xénophobes ou racistes plus ou moins violents dont les auteurs étaient considérés comme des marginaux et étaient membres de groupuscules « incontrôlables » de l’extrême droite. Dans ces temps-là, cette haine ne revêtait pas officiellement un caractère anti-islam, mais était identifiée comme un racisme et une xénophobie.

    Depuis quelques années, à la faveur du terrorisme islamiste, les idées islamophobes qui animaient ces groupuscules, ont gagné toutes les couches de la société et tous les mouvements politiques. Sans prendre la forme d’une organisation politique structurée avec un discours violent comme ceux de l’extrême droite (pour combien de temps?), le rejet de l’Islam se vulgarise dangereusement et devient une perception et une attitude qui ne choquent plus.
    Des actes isolés dus à des groupuscules racistes, l’Europe est passée à l’intolérance de masse contre la présence de la religion musulmane. Et la tendance au durcissement ne semble pas vouloir s’arrêter.
    C’est ainsi que la communauté musulmane en Europe a appris avec stupeur la publication au Danemark, des caricatures de son prophète Mohamed (PBSL); caricatures qui ont été reprises à la une et simultanément par plusieurs journaux avec l’approbation plus ou moins déclarée de l’intelligentsia et de la classe politique européenne. Et c’est ainsi qu’également, cette communauté accuse coup sur coup, des campagnes politico-médiatiques de grandes envergures qui la ciblent. Des lois contraignantes sur les critères de l’obtention de visa, de titre de séjour, des conditions pour regroupements familiaux ou celles de la naturalisation, aux referendums franchement islamophobes en passant par le bannissement du voile aux écoles, par les sondages défavorables aux musulmans, l’Europe se débarrasse de sa pudeur, se radicalise, fait sauter les tabous quitte à renier ses principes universels qui ont fait sa grandeurs et ont fait rêver le monde entier.

    Un repli identitaire est en train de balayer tout le vieux continent pour face aux défis que lui pose la présence depuis le 19e siècle des musulmans en tant que citoyens à part entière à qui des lois égalitaires avaient garanti les mêmes obligations, droits et privilèges que les populations autochtones. Tout l’échafaudage laïc est donc en train de s’écrouler. Rien ni personne ne pourra arrêter ce phénomène de rejet de l’Islam, car tout simplement l’ex-terre de la Chrétienté, refuse catégoriquement une religion puissante rivale sur sa terre. Le terrorisme islamique, les burqas, le voile islamique, les minarets, la violence dans les banlieues, le commerce halal etc., sont tous autant d’aubaines pour l’ « extrémisme chrétien » de se déployer et de prendre de la vigueur pour aller combattre l’ « invasion de l’islam ». Ceci a été clairement exprimé par le général de Gaule sur l’immigration, dans une déclaration reprise habilement sur le site LQA*.

    Est-ce la collision qui précède la collusion comme l’a prédit Slimane Zeghidour ** dans une intervention à la télévision ? Je ne pense pas; trop de différences séparent les deux communautés pour pouvoir aspirer à une intégration parfaite et une uniformisation des us et coutumes conduisant vers une fusion totale des musulmans dans la vie occidentale telle que perçue par les européens de souche. Plus la communauté musulmane prend de l’ampleur en Occident, plus son besoin de s’affirmer, d’occuper l’espace public et le champ politique se fait sentir. Le besoin de sa minorité salafiste, de se démarquer ostensiblement se fait aussi de plus en plus jour. Ces différences ne vont pas sans menacer indubitablement le paysage urbain « moderne » en Europe. Et ce qui inquiète au plus haut point les sociétés occidentales. Ces dernières se mobiliseront contre l’Islam au fur et à mesure que leur avantage démographique s’amenuise.

    La première victime de ces convulsions sociales, induites malheureusement par l’animosité historique entre deux religions, est la laïcité sous couvert de laquelle l’Europe chrétienne fait la chasse au « surplus » des musulmans et à sa composante fondamentaliste. Le mobile d’appartenance religieuse n’est assumé que par des cercles réduits, mais les faits le prouvent. Les peuples d’Europe découvrent subitement que la question de l’identité et des racines sont plus fondamentales que celles de la laïcité ou des libertés du culte, adoptés au siècle passé. La nouvelle acception de la laïcité (néo-laïcité) tend à corriger la laïcité classique et cartésienne avec des restrictions d’ordre vestimentaires, architecturales, comportementales ou toute autre question avec laquelle l’ordre et le cadre chrétien sous-tendu, mais prégnant, sont conservés ou du moins inaltérés par l’ordre islamique.

    La leçon qui doit être retenue est que la laïcité « classique » n’a plus cours, aujourd’hui dans ces pays. Les scrupules républicains qui existaient avant le 11-septembre ont cédé devant la nature profonde des sociétés européennes.

    La laïcité telle qu’elle est perçue chez nous, à savoir séparation entre la religion et l’Etat, abolition de toute référence à l’Islam dans la vie publique et dans la législation et traiter sur le même pied d’égalité toutes les confessions, est devenue caduque et ne permet pas à une société de vivre en harmonie avec son histoire et sa culture. L’Europe fournit une preuve vivante de cet échec. L’élément étranger, agressif à la culture traditionnelle algérienne (puisque les laïques revendiquent le droit de boire de l’alcool, de fumer ouvertement pendant le mois de ramadan par exemple ce qui va sans heurts), va rapidement se développer dans l’ombre d’un pareil système. Dans quelques décennies, un bouleversement social menacera la société profonde, ancestrale, conservative qui le rejettera soit violemment soit à travers d’une hypothétique démocratie « laïque ». La phase d’incubation actuelle, militairement assistée, de la laïcité algérienne « pure et dure » mènera le pays droit dans le mur. Elle conduira à plus d’instabilité et de convulsions politiques hypothéquant toutes les aspirations du peuple à une vie meilleure.

    La solution ? Un Islam présent sans être omnipotent ou une laïcité revue à la baisse…

    Je pense que les moyens qui pourraient paver le chemin à une paix sociale et une stabilité politique, préalable à l’édification d’une Nation unie, forte et prospère, sont la tolérance, la sagesse, le sens des compromis et le respect mutuel entre sa majorité et ses différentes minorités. Ce sont des vertus plus solides et plus profondes que toute idéologie importée. Elles ont permis à des civilisations de prospérer et des communautés minoritaires de vivre dignement en contribuant souvent à cette prospérité.
    Ni revendications arrogantes et agressives contre la culture de la majorité qui doit s’ouvrir au monde moderne et résister aux tentations extrémistes, ni déni des droits des minorités qui doivent savoir mettre de l’eau dans leur vin… Car, faire appel à l’armée pour protéger une idéologie quelconque contre le gré de la majorité, procède de la tyrannie, ce qui est un comble pour la laïcité. Les changements brusques s’accompagnent souvent de violences avec leurs lots de morts et de déchirements que les criminels approuvent en disant que c’est le prix à payer.

    Cet esprit consensuel peut être considéré par les uns comme une laïcité adaptée à notre culture et à nos traditions, ou considéré comme un conformisme ouvert et tolérant par les autres. Et puis le temps fera son travail de mutation sans l’intervention des militaires. La société évoluera d’elle-même vers un point d’équilibre plus stable avec plus de tolérance et plus modernité tout en étant fidèle à ses racines.

    * http://www.lequotidienalgerie.org/2010/01/01/de-gaulle/

    ** http://blogs.tv5.org/deus_ex_machina/auteur.html.




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  • BRAHIM
    2 janvier 2010 at 14 h 12 min - Reply

    Encore une fois mon cher @adel, tu n’arrive pas à faire a dictinction entre le mode de vie et la culture d’une société avec la politique. Qui t’as expliqué que dans un Etat laîc, on on ne pratique plus notre religion. Qui t’as expliqué que dans un Etat laîc il faut renoncer au pratique religieuse de célébration religieuse du mariage. Qui t’as expliqué que dans un Etat laîc il faut renoncer au statut personnel basé sur le droit musulman etc… etc… On n’est pas sur la même longueur d’onde. Penses-tu vraiment que dans les pays laîques , les célébrations de mariages ou les pratiques mortuaires ne sont pas basé sur la religion. La défintion de la laîcité n’a rien à voir avec ce que tu penses. La laîcité n’est rien d’autre que l’interdiction aux partis, aux hommes politiques et à l’Etat d’instrumentalisé la religion. La société reste ce qu’elle est. Les pratiques sociétales, culturelles,religieuses et civiles ne sont en aucun cas remis en question dans un Etat laîc. C’est clair ou pas encore ????




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  • BRAHIM
    2 janvier 2010 at 14 h 37 min - Reply

    Tiens çà tombe bien, cher ami@adel, je viens à l’instant de trouver sur un journal on line une déclaration qui explique bien ce que veut dire « l’instrumentalisation de la religion ». Je viens d’apprendre que « ALAZHAR CAUTIONNE LE MUR ENTRE GHAZA ET L’ÉGYPTE » et «CEUX QUI S’OPPOSENT À SA CONSTRUCTION
    VIOLENT LA LOI ISLAMIQUE» Tu sais qui est ALAZHAR, j’espère. Et bien gràce à Elazhar, Moubarek, que tu connais aussi, va faire passer une décision politique grave gràce à la religion. Voilà un exemple très concret. Qu’est ce que tu en penses ?? Ne crois surtout pas que je suis contre l’islam en souhaitant la séparation entre le religieux et le politique.C’est vrai que je ne suis pas croyant mais je connais l’importance de la religion chez l’être humain.




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  • l.leila
    2 janvier 2010 at 15 h 30 min - Reply

    Bonjour,

    @Dziri: Cher compatriote, pourriez-vous revoir votre message ? Les citations que vous avez proposées n’y sont pas.
    Merci




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  • mamitoutpetitislamiste
    2 janvier 2010 at 16 h 24 min - Reply

    Pour dire qu’on est champion ,on l’est dans l’art de faire porter le chapeau à autrui.On parle de tolérance et au final on justifie notre intolérance en accusant « l’autre ».Je me souviens ,dans ma tendre enfance,d’un instit coopérant qui sortait en tricot de peau sur le chemin emprunté par les femmes pour aller chercher de l’eau.Son attention a été attirée dès le premier jour par un notable du village et le pauvre est devenu tout rouge de honte et s’est précipité pour enfiler sa chemise.
    Quand c’est nous-mêmes qui écrasons notre religion en bombardant des innocents au moyens d’avions remplis d’autres innocents,il ne faut pas s’attendre à être cajolé par les victimes.Etre laic est une culture.Nous n’avons pas encore atteint ce niveau culturel.Alors plaidons au moins pour un islam qui ne soit pas violent et intolérant.




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  • Adel
    2 janvier 2010 at 17 h 02 min - Reply

    @BRAHIM

    Un État algérien laïc au sens strict devra oublier que les Algériens sont musulmans. Dans toutes les institutions de l’Etat, aucune référence à l’islam ne devra apparaître. C’est aussi brutal que cela.

    Je rejoins la position de notre ami MTM. Chaque partie devra faire des concessions. Une des erreurs du FIS a été de faire peur à ceux qui voyaient en lui une nouvelle Inquisition au nom de l’islam. Le FIS ne pourra pas gouverner l’Algérie s’il ne renonce pas à certaines positions extrémistes. S’il ne le fait pas, il sera obligé de recourir à toujours plus de répression.

    A mon avis, la majorité qui a donné ses voix au FIS en 92, n’attendait pas de lui qu’il réislamise la société, car le problème des Algériens ce ne sont pas les gens qui boivent de l’alcool, les filles qui portent des jeans et ne se couvrent pas la tête, etc. Le peuple algérien a toujours connu cela et ça ne le dérange pas. Ce que le peuple algérien ne supporte pas, par contre, c’est la hogra, le mépris, l’injustice, le vol, la corruption, le piston, etc. Ce qu’il attendait du FIS c’est qu’il fasse régner plus de justice sociale, qu’il supprime le piston et la hogra, qu’il donne du travail et des logements sur la base du mérite, qu’il supprime la corruption, etc. C’est à la satisfaction de ces besoins que le FIS devait œuvrer, non à la chasse aux casseurs de Ramadhan, aux « moutabarridjate » ou aux piliers de bars.

    Si on fait confiance à l’esprit de tolérance de la majorité du peuple algérien, on n’éprouve pas le besoin de faire appel à un concept étranger à notre culture, la laïcité, afin de nous protéger contre lui.

    Inversement, je trouve qu’il est criminel de soutenir un régime qui impose au peuple algérien tous les maux mentionnés ci-dessus, rien que pour avoir le droit de boire tranquillement un bière dans un bar ou de manger en public pendant le Ramadhan.




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  • Dziri
    2 janvier 2010 at 17 h 07 min - Reply

    Pour l. l eila :

    Pour likous13 ,

    Lors du débat opposant les deux candidats à l’élection présidentielle, Valéry GISCARD D’ESTAING et François MITTERRAND, Valéry GISCARD D’ESTAING réplique à son adversaire politique : »On est convaincu que ce qu’il faut faire ce n’est pas ce que vous proposez. Je trouve toujours choquant et blessant de s’arroger le monopole du coeur. Vous n’avez pas, Monsieur Mitterrand, le monopole du coeur. J’ai un coeur comme le vôtre qui bat à sa cadence et qui est le mien et ne parlez pas aux Français de cette façon si blessante pour les autres… ».

    Sources google.

    Ily a aussi une autre citation aussi célèbre prononcée par Michel Noir ancien ministre sous Chirac et ancien maire de Lyon(rattrapé par la justice pour corruption )qui a dit : Il vaut mieux perdre une élection que de perdre son âme:

    Autre expression de chez nous : entre la démocratie et l’Algérie ,je choisis l’Algérie.Vous savez certainement de qui elle est.Allah yarhmou

    Je pense qu’il y a un problème technique au niveau des citations

    Merci




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  • jnsplu
    2 janvier 2010 at 17 h 26 min - Reply

    Chaque génération ne peut agir que dans l’espace social antérieur en respectant ses valeurs, en y apportant quelques retouches et c’est le temps et la somme des petits changements qui fait que les traditions changent.

    Le temps des révolutions semble révolu et de toute façon elles coutent cher en vies humaines.

    Acceptons donc de nous atteler à créer les conditions qui nous permettrons de construire la démocratie, l’alternance au pouvoir, la séparation et l’équilibre des pouvoirs, commençons par mobiliser les volontés en vue de proscrire le discours politique fondé sur la religion, laissons la laicité de coté pour l’instant, ce n’est pas une question essentielle ni une urgence ni une fin en soi mais juste un moyen dont les fins pour le moment paraissent ambigues
    mais qui demain, lorsque le peuple aura avancé sur le sentier de la liberté lui apparaitront peut etre plus claires et plus appropriées à servir ses desseins.

    Je pense que c’est plus sage et cela à l’avantage de fédérer plus de forces .

    Si chacun campe sur ses positions, affirme avoir la recette miracle qui seule doit prévaloir, les forces seront diluées. Séparée et cloisonnée l’opposition ne pourra rien pourra changer dans ce pays.




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  • BRAHIM
    2 janvier 2010 at 18 h 59 min - Reply

    Cher @adel pour ta phrase : « Un État algérien laïc au sens strict devra oublier que les Algériens sont musulmans. Dans toutes les institutions de l’Etat, aucune référence à l’islam ne devra apparaître. C’est aussi brutal que cela ». Je réponds FAUX sur toute la ligne car la laîciyé n’a rien à voir ce que tu avances dans cette phrase!Mais bon je te promets que je ne vais plus dire un mot de plus sur la laîcité. Promis, de mon côté j’arrêtes. C’est un dialogue de sourd. TOUT LE MONDE A RAISON DONC ON PASSE A UN AUTRE SUJET. De ma part ,en tout cas, se sera le cas. Les autres internautes peuvent évidemment continuer à dévider sur ce sujet, sommes toute important. Si j’interviens encore sur ce sujet, je demande à l’adminsitrateur de me censurer, sérieux.




    0
  • BRAHIM
    2 janvier 2010 at 19 h 05 min - Reply

    Si la majorité des internautes trouvent normal et rien à redire sur cette phrase : « ALAZHAR CAUTIONNE LE MUR ENTRE GHAZA ET L’ÉGYPTE » et «CEUX QUI S’OPPOSENT À SA CONSTRUCTION VIOLENT LA LOI ISLAMIQUE » , c’est que vraiment je ne suis pas sur la même planète que beaucoup de personnes, je suis sur une autre galaxie !




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  • Adel
    2 janvier 2010 at 20 h 22 min - Reply

    @BRAHIM

    « ALAZHAR CAUTIONNE LE MUR ENTRE GHAZA ET L’ÉGYPTE » et «CEUX QUI S’OPPOSENT À SA CONSTRUCTION VIOLENT LA LOI ISLAMIQUE »

    Je ne trouve pas d’autres mots que ridicule pour qualifier cette sortie des shouyoukh d’El Azhar. Quand on s’enfonce chaque jour un peu plus dans la compromission, on arrive à un point où on n’a plus aucune notion de la décence. Je pense que ceux qui siègent au sein de cette institution sont comme ceux qui garnissent le décor de notre Assemblée Nationale: des khobzistes qui servent d’alibi à un pouvoir despotique.

    Quant à notre discussion sur la laïcité, je pense que ce qui est important ce n’est pas que l’on soit tous du même avis, mais qu’on arrive à se poser les bonnes questions et à mettre le doigt sur les vrais problèmes, même si nos avis divergent. Chacun de nous doit, de son côté, réfléchir aux arguments des autres afin de progresser. L’exposé des arguments des uns et des autres peut aussi aider d’autres lecteurs à se faire une opinion sur la question.

    Merci pour ta patience.




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  • likous13
    2 janvier 2010 at 21 h 07 min - Reply

    Si c’est pour que l’Algérie fasse un « grand saut », elle doit faire un élan jusqu’à 1924 pour rétablir le calife ottoman déchu, moi je vous propose dans ce cas de faire que l’élan se prolonge jusqu’à Koceila pour rétablir ce chef dans toute sa berbérité . Non ce n’est pas à l’Algérie de rétablir le calife, c’est une tache turc, mais ces derniers n’ont pas beaucoup de temps à perdre et leur priorité est d’intégrer l’Europe.
    Je comprend cette défensive qui veut répondre au « racisme » européen par la violence islamiste. Celle-ci est vaine car le combat de la force est résolu depuis qu’on a fabriqué la bombe atomique. Et tout recours ultérieur à la force n’est que signe de destruction et d’autodestruction (kamikaze) que le monde entier méprise.
    Je veux par conte vous donner un petit exemple qui illstre trés bien la Laicité pronée par une nation.
    la Laicité de l’Etat français n’empeche pas de distibuer des paniers de Noel pour les travailleurs de la fonction publique pour faire rappeler au peuple français qu’il est de culture chrétienne (ceci est pour les gens qui croient que le fait d’adopter la Laicité est un reniement da sa culture)
    Je veux revenir à mon exemple. Un ami m’a raconté cette histoire vrai : Un musulman qui travaille dans la fonction publique en France avais demandé un panier de Noel Hallal . C’est quoi cette façon agressive et arrogante pour ? Et vous demandez pourquoi le racisme ? Parcequ’on repecte pas les régles du jeu. Ce n’est pas parceque le Françias est laique qu’il n’est pas chrétien.Ce n’est pas parcequ’on va instaurer la Laicité en Algérie qu’on va tous devenir des Athées.
    Dans ce cas par contre je peux vous confirmer une chose :un Chétien ne vient pas vous demander s’il peut égorger un porc la fete de l’Aid El adha.
    Une autre chose pa contre : « Vous ne voulez pas d’un Occident universel ? Soit, et nous non plus, d’un Islam universel », citation de l’humaniste Régis Debray. Donc voyez-vous ou ils peuvent nous amener les extremistes.Et on ne veut pas que l’Algérie soit votre laboratoire.
    amicalement.




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  • Adel
    3 janvier 2010 at 7 h 24 min - Reply

    @likous13

    Cher ami,

    Je vois que vous n’avez lu aucun mot de ce que j’ai écrit dans mes précédents posts. Le débat, ce n’est pas de s’accrocher à ses positions et de répéter à l’infini les mêmes choses, mais de répondre point par point aux thèses et arguments du protagoniste. C’est à cette seule condition qu’on peut progresser. Vous vous contentez malheureusement de raconter des généralités. Les généralités ne nous avancent pas beaucoup. Il faut parler d’une situation concrète, celle de l’Algérie d’aujourd’hui.

    Vouloir faire avancer son pays pour qu’il rejoigne les nations les plus avancées (comme la France, par exemple), c’est bien, seulement il ne faut pas seulement le vouloir, il faut aussi le réaliser et ça, c’est une autre paire de manches.

    Se placer sur l’autre rive et dire au peuple algérien « Venez. Ici, c’est magnifique! », n’est pas la bonne solution. Il faut se placer au milieu de ce peuple et le guider vers le but qu’on s’est fixé. Il faut avancer avec lui, à son rythme.




    0
  • BRAHIM
    3 janvier 2010 at 13 h 15 min - Reply

    Si vous permettez chers amis internautes, j’ai envie de dire qu’on est un peu ingrat envers notre blog Le Quotidien d’Algérie (ex tahia bladi). Pourquoi ? Eh bien tout simplement pour l’effort qui a été entrepris pour améliorer le site. Je me souviens du site que j’ai fréquenté au tout début de sa création, et bien je peux dire chapeau pour l’amélioration avec peu de moyen. Le design est plus fonctionnel, les thèmes sont très variés et très contradictoires mais ils sont concentrés sur la construction future de notre Algérie pour son plus grand bien et sa cohésion, l’espace est réservé à toutes les opinions sans exclusive, l’insulte est bannie, le bilinguisme est un enrichissement légitime etc… etc… Donc, je pense que cette équipe du journal LQA mérite sincèrement beaucoup de remerciements et d’encouragements pour continuer dans ce sens. J’y ai pensé plusieurs fois pour faire ce petit coucou, mais les réactions sur l’actualité prennent le dessus. C’est chose faite. VIVE L’ALGERIE ALGERIENNE

    ===========================
    Toute l’équipe du LQA tient à vous remercier, mon cher Brahim pour vos encouragements. C’est grâce à vos contributions à toutes et à tous, que notre Quotidien a acquis une crédibilité. Qui avait dit que les Algériens ne pouvaient pas discuter dans la sérénité? Et qui avait dit que les algériens dans toute leur diversité ne pouvaient pas s’entendre pour vivre heureux dans leur Algérie prospère ?
    Salah-Eddine




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  • likous13
    3 janvier 2010 at 18 h 01 min - Reply

    Cher ami adel
    C’était juste pour parler de ma vision des choses.
    Je ne fais appel à personne, car je considére trés éclairé le citoyen algérien et peut de lui seul choisir sa distinée.
    Comme je l’ai signalé, je suis un simple citoyen et je ne peux me prétendre à aucun paternalisme sur qui que ce soit.
    Ceci étant dis, vous voyez que j’ai essayé tout au long
    de parler de la Laicité et de faire comprendre qu’il nya aucune raison d’avoir peur de ce Concept.
    Maintenant si je ne suis pas de la meme rive que vous, ceci dénote de la plurialité de notre pays ou toutes les opinions peuvent s’exprimer grace à la liberté d’expression.
    Amicalement.




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  • ahmed boutella
    5 janvier 2010 at 16 h 58 min - Reply

    Un très bon exemple de l’instrumentalisation de la religion par des talibans au Pakistan. On vient de découvrir une école coranique où les talibans effectuent des dessins colorés sur les murs de l’école qu’ils utilisent pour entrainer des enfants et des adolescents pour devenir des bombes suicidaires. Les images représentaient le « paradis », des femmes et des rivières. Des dessins superbement colorés en comparaison aux vicissitudes de la vie rurale au Pakistan. On dit aux adolescents, c’est ce qui vous attend de l’autre coté, au paradis et que ce sont des rivières de lait et de miel, que les femmes sont des vierges qui vous attendent dans le ciel. Un lavage de cerveau sans commune mesure. C’est pourquoi L’ECOLE DOIT ETRE LAICISEE et doit être un lieu de savoir pour développer l’esprit critique et forger les élites responsables de demain.




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  • Adel
    5 janvier 2010 at 18 h 28 min - Reply

    @ahmed boutella

    Une amie à moi, qui été tuée en 1995 par une balle tirée à bout portant par un adolescent à la sortie du collège où elle enseignait, mettait à chaque fois une fille et un garçon par table. Invariablement, l’enseignant qui prenait la classe après elle les séparait.

    Voila l’Algérie où nous devons agir et progresser. Comment aller de l’avant sans nous entretuer pour des perceptions différentes de nos obligations ou absence d’obligations religieuses, voila le défi. La laïcité? Qui va l’imposer, lorsqu’une grande partie n’en veut pas et considère ceux qui veulent l’imposer comme des kuffar dont le sang est halal?

    Un individu qui, pendant le ramadhan, sort une cigarette en pleine rue et fume sera-t-il écouté par les gens du peuple ? Si vous, qui êtes supposé faire partie des gens éclairés et qui veulent faire quelque chose pour sortir le pays de l’impasse, ne tenez pas compte de cette réalité, je crois que le FIS a encore de beaux jours devant lui.




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  • Brahim Zeddour
    16 janvier 2010 at 21 h 35 min - Reply

    Un courant vivifiant

    Le 25 décembre 2002, Pierre Rossi a quitté ce monde discrètement, comme il a d’ailleurs toujours vécu. Ainsi a disparu dans une totale indifférence, un penseur d’envergure mondiale qui avait consacré sa vie à méditer sur le destin de l’homme dans le mouvement universel. Il aura laissé une œuvre capitale qui reste encore à connaître et à reconnaître en ce qu’elle nous enseigne l’essentiel dans la condition humaine et dans la solidarité des peuples. Avec une pensée riche, dense, profonde et en tout cas rarement égalée, il a su cerner magistralement les grands défis qui se posent au devenir de ce que Arnold Toynbee appelait « la grande aventure de l’humanité ».

    « Il y a des cieux dans l’âme qui gouvernent les cieux de ce monde », telle pourrait être la toile de fond de la pensée de Pierre Rossi. Cette citation, puisée dans le patrimoine irakien antique, lui a inspiré ce remarquable commentaire : « Ce qui, traduit dans le langage du rationalisme occidental, signifie que la morale est en fin de compte plus politique qu’une politique sans morale. »

    Né le 28 octobre 1920 à Aullène (Corse), il prépare l’Ecole normale supérieure au Lycée Louis-le- Grand et enseigne les lettres classiques. Agrégé de grammaire, chercheur et philosophe, il est un des observateurs les plus autorisés du monde arabe. Il a passé la majeure partie de sa vie en terre arabe.

    Après avoir créé à Assiout (Haute Egypte) un foyer franco-égyptien, il fonde en 1952 et dirige à Bagdad le Centre culturel de l’Ambassade de France. Il a accompli au titre de chargé de missions culturelles de très nombreux voyages entre Alger et Mascate, visité tous les pays arabes et rencontré de nombreux chefs d’Etat. Il traite des questions arabes dans l’hebdomadaire « La Tribune des Nations » (où il signait ses articles sous le pseudonyme de Pierre d’Istria) et la revue « Orient ». Il appartient à une famille traditionnellement en relation avec l’Islam ; son grand-oncle a servi en Egypte sous le Khédive, qui le promut général et pacha.

    Riche d’un immense savoir, Pierre Rossi était l’un des plus grands penseurs de son temps. Il présentait l’histoire autrement plus vivante que la pensée scolastique ne tente de la réduire. « Il ne faut jurer de rien. A chaque coin de l’histoire conformiste se tient un diable ricanant ». Ainsi nousmettait-il en garde – comme il n’a jamais cessé d’ailleurs de le faire sa vie durant – dans son article « Songes et mensonges de l’histoire », paru dans la revue Intelligenza de septembre 1993, paraphrasant le célèbre tableau de Picasso « Songes et mensonges de Franco » (1937) qui dénonçait la tyrannie du franquisme. Pierre Rossi évoque dans cet article plusieurs grandes affaires symboliques (Sekenenrê Taâ, Jeanne d’Arc, Fouquet, Jésus, Dreyfus, Ravaillac, Napoléon) pour stigmatiser le mensonge au nom de la Raison d’Etat.

    Très tôt, il s’est passionné pour « l’univers arabe » – comme il se plaisait à l’appeler – quand il a croisé, à sa source (« l’ensemble egypto-cananéo-babylonien »), ce « courant vivifiant parti de l’Orient [qui] n’a cessé à aucun moment de faire lever en terre d’Occident une profusion d’arts et de méditations créatrices ». Un tel cursus devait tout naturellement l’amener à se démarquer du dogme orientaliste avec ses visions réductrices et ses abstractions idéologiques. Et s’il a grandement contribué à une meilleure compréhension de l’Orient, des Arabes et de l’Islam, il a également œuvré inlassablement à l’émergence d’un monde nouveau où l’on aurait assisté au déclin de l’esprit des croisades et à la fin du choc des civilisations. En témoignent les nombreux ouvrages d’une exceptionnelle rigueur intellectuelle qu’il y a consacré :

    – « L’Irak des révoltes » (Editions du Seuil)

    « La Libye » (Editions Rencontre)

    « La Tunisie de Bourguiba » (Editions Kahia – Tunis)

    « De Suez à Akaba » (Editions Cujas)

    « Le pétrole arabe dans la guerre » (Editions Cujas)

    « Les Clefs de la guerre » (Editions Sindbad)

    « La verte Libye de Khadafi » (Editions Hachette)

    « La cité d’Isis, histoire vraie des Arabes » (Nouvelles éditions latines)

    « L’Irak le pays du nouveau fleuve » (Editions J.A.).

    Dans « L’Irak des révoltes » paru en 1962, il présente un peuple en lutte depuis des siècles contre sa terre, que l’eau empoisonne plus qu’elle ne la fertilise. Un pays où se mêlent les trois mondes, asiatique, arabe et européen. Une croisée de routes commerciales propices à l’établissement de grands empires. Des richesses pétrolières moins miraculeuses qu’on ne croit. Tel est l’Irak, enfermé dans un paysage qui l’isole et le maintient dans un âpre destin. L’histoire y est une suite ininterrompue de guerres sociales qui éclairent les conflits actuels d’une lumière curieuse. C’est à Basrah, sur les bords du Golfe Persique qu’est apparu au IXe siècle le premier socialisme militant dont se réclame aujourd’hui le syndicalisme arabe. Révoltes, répressions, jacqueries, grandes peurs, capitales réduites en poussière : la révolution du 14 juillet 1958 ne fut qu’un nouvel acte de cette tragédie permanente. Mais sa révolte pour le pain, l’Irak l’a transformée, par une démarche propre, en protestation de la conscience individuelle contre l’État. La doctrine dissidente chiite, qui a brisé l’unité de l’Islam, a fait de l’objection de conscience une force politique qui est la donnée fondamentale de l’esprit public irakien.

    Plus tard, en préfaçant l’essai d’Alice Bséréni, « Irak, le complot du silence » (Editions L’Harmattan 1997) tout ému et avec une grande sagesse, il écrira : « Ici la tragédie est dans l’air. Vague après vague, le peuple irakien a essuyé toutes les guerres et tous les fléaux naturels possibles et imaginables, sans jamais plier le dos comme si, ayant bu à la mort avant la mort, il détenait une puissance de résurrection inconnue chez nous ; il émane de sa personnalité une sorte d’invulnérabilité intérieure qui lui fait regarder comme vaines les injures mécaniques qu’on lui fait subir. (…) La guerre du Golfe nous invite à méditer longuement là-dessus et à nous dire que les plus perfectionnés des machiavélismes finissent par connaître tôt ou tard leur maître qui s’appelle Vérité. »

    En 1970, il publie « Les clefs de la guerre » où il analyse les origines, le déroulement (bataille de juin 1967, renaissance palestinienne, « négociations armées » actuelles), et les perspectives de la guerre au Proche-Orient. Résistance passive, armées classiques et menées populaires soutenues par la révolution, telles sont les armes des peuples arabes. Pacifiques, ils sont entrés dans le système de guerre pour contrer les desseins impériaux du Nouveau Monde, responsable d’un drame qui porte en lui les germes d’un affrontement mondial. Sans la moindre concession aux idées reçues, il donne les clefs de ce conflit « américano-arabe » en Méditerranée, celles du système de guerre moderne. Entretenant d’étroites amitiés avec l’ensemble des responsables de la politique arabe, il possédait des informations de première main dont il a utilisé la substance pour écrire « Les Clefs de la guerre ».

    « Par Israël interposé et par Arabes révoltés nous voici donc invités à répondre à la seule vraie question qui vaille d’y réfléchir : où débouche la guerre conduite par les organisations oligarchiques mondiales contre les peuples et les sociétés nationales ? Est-il possible de fonder une politique sur la mise en boîte sous vide des hommes et des choses, sur la négation des originalités nationales, du temps, des espaces et de l’humanité réelle ? Est-il possible qu’Israël, qui est un rêve armé mais un rêve tout de même, l’emporte sur la civilisation arabe, réalité permanente ? (…)

    « Tenir Suez et ses abords pour contrôler l’ensemble de l’Ancien Monde, tel fut et demeure le souci majeur de Washington et telle est bien aussi la première clef du conflit israélo-arabe. (…)

    « Le système militaire étranger installé en Palestine par le Pentagone menace donc à la fois l’Europe, l’ordre arabe et la tradition asiatique. Il est normal qu’il ait vu se coaliser contre lui toutes les forces qui en Europe, au Proche-Orient et en Extrême-Orient refusent de se plier à la nouvelle puissance impériale que sont les États-unis. La coopération qui a pu s’établir entre Paris, Moscou, Le Caire, Hanoi et Pékin est donc la deuxième clef de ce qu’on a appelé « la guerre des Six jours ». (…)

    « Il en est une troisième : l’adaptation des Arabes au système de guerre qui leur est imposé en recourant à une résistance nationale de longue durée, en opposant à la puissance des armes et du combat éclair celle de leur masse, de leur géographie, de leur économie ; déroutant ainsi les observateurs politiques qui en sont restés à croire que, tout comme à Crécy, l’équilibre des sociétés est modifié par le succès d’une charge de cavalerie (de Mirages ou de Phantoms…). (…)

    « Reste une quatrième clef : la nation palestinienne. C’est pour elle qu’a été ouverte la guerre il y a quelque cinquante ans et c’est par elle qu’elle se fermera. (…) Or, du fait de la puissance de la nation palestinienne, revendiquant la totalité de son sol au nom du droit le plus sûr, l’entité israélienne se trouve entachée d’illégalité et en quelque sorte prisonnière d’une Palestine dont elle peut nier le nom mais pas la réalité terrienne et humaine. »

    « La cité d’Isis, histoire vraie des arabes », paru en 1976 à Paris et réédité par l’ENAG à Alger en 1991, constitue la pièce maîtresse de l’œuvre de Rossi. Il y posait la problématique de l’Islam et l’impérieuse nécessité de connaître l’histoire du monde arabe. « Une vision bornée de l’histoire nous a imposé d’en localiser les sources non loin de chez nous, dans l’aride péninsule hellénique et sur les misérables rives du Tibre. Les Européens réduisent volontiers les origines de leur culture aux cantons athénien et romain. C’est là une appréciation erronée : elle nous a été inspirée des partis pris confessionnels et politiques. (…)

    « Mais les préjugés demeurent ; mais un enseignement doctrinaire fausse nos jugements ; mais les images dont nous sommes hantés ont pris la place de l’évidence. Nous croyons que les cours d’histoire que nous suivons dans nos écoles sont identiques à ceux que professent Le Caire, Téhéran, Kaboul ou Calcutta. Ce n’est pas vrai. Sur cette illusion nous n’en avons pas moins établi nos prétentions à régenter les nations non occidentales. Quand nous aurons appris à peser l’exact poids des mondes qui nous entourent, nous découvrirons peut-être, outre la vraie fraternité, tout à la fois nos horizons et nos limites. Prestige du verbe, orgueil de soi, volonté de surélévation : lorsque nous avons prononcé le mot Occident, nous avons tout dit, comme si l’Occident était autre chose que la pente déclinante de l’Orient… (..)

    « Un courant vivifiant parti de l’Orient n’a cessé à aucun moment de faire lever en terre d’Occident une profusion d’arts et de méditations créatrices. Nous sommes restés des Arabes dans notre foi comme dans nos scepticismes. Dans l’Orfo de Monteverdi où plane la divinité solaire, dans la forêt infernale où rôde la panthère de Dante, tout autant que dans la science contemporaine où règnent l’atome et la logique des hypothèses, se fait entendre en sourdine le murmure continu de nos sources orientales. Il suffit d’y prêter l’oreille. »

    La cité d’Isis, où il a su magistralement mettre en évidence la fraternité des trois religions monothéistes, à travers le voisinage géographique et la parenté spirituelle, lui avait valu d’être invité officiellement à Damas.

    De même qu’il a publié deux romans, « Un soir à Pise » et « Les Conjurés d’Aléria ».

    « Un soir à Pise » (Editions Flammarion). Ce soir à Pise, Niccolo et Pia del Tolomei donnent une réception pour l’anniversaire de leur mariage. La Pia y a convié un jeune Français rencontré – furtivement – sur une plage, l’été dernier. La passion qu’il lui voue l’enchante et l’effraie. L’enchante parce que, sous son regard, elle se sent enfin exister ; l’effraie parce que l’autorité ombrageuse se son mari lui est repos et protection. Dans ce premier roman, Pierre Rossi n’a refusé ni la clarté du récit, ni l’intrigue, ni même le « suspense »… Mais, si l’époque du drame n’est pas précisée, c’est pour faire entendre sans doute que ces personnages de passion, saisis dans le double mouvement d’une expérience et d’une culture sont aussi des « des figures ».

    « Les Conjurés d’Aléria » (Editions La Table ronde). A l’aube de la Renaissance, la Corse aidée par des cités sarrazines se soulève contre la domination de la sérénissime République de Gênes. Sur ce fond historique, deux personnages s’affrontent dans une lutte sans merci où alternent insurrection et répression : le redoutable gouverneur militaire envoyé par Gênes pour mâter la révolte et l’ardente Maria di Ghjan Paulu, fille d’un petit noble corse, héroïne de la rébellion.

    Pierre Rossi n’est pas resté indifférent à l’égard de l’Algérie, il eut cette pensée : « Tout homme porte en lui la forme entière de l’humaine condition. La fraternité n’est pas seulement un commandement d’ordre moral. Elle est aussi et surtout une communion substantielle. C’est pourquoi si la victime de la torture est déchirée dans sa chair et dans son âme, son bourreau, quant à lui, s’exclut de l’espèce humaine. »

    En 1995 il signe un article « Légalité et légitimité » où il pose la problématique des évènements qui ont secoué l’Algérie au début des années 90 tout en clarifiant sa position. Il reprend cet article sous le titre de « Repenser nos certitudes » pour préfacer l’ouvrage de Si Othmane « L’Algérie, l’origine de la crise ou, La guerre d’Algérie, suite et fin » (Editions Dialogue 1996).

    Il écrit : « C’est pourquoi le présent ouvrage signé de l’Algérien Si Othmane, lorsqu’il traite de l’actuelle « guerre d’Algérie », il se réfère avec juste raison à la première guerre dont elle est issue et qui s’appelle conquête de 1830, conduite par l’État français contre le peuple algérien, une guerre qui n’a connu en fait ni trêve ni repos malgré les apparences. Écartant résolument les détails des circonstances présentes qui servent surtout le journalisme plus que les vérités fondamentales, Si Othmane pose le vrai problème qui depuis des siècles nous interroge sur la guerre et la paix. Problème qui touche aux racines mêmes de l’histoire. Car la guerre ne se propose pas seulement de tuer des hommes et de détruire des cités. Elle travaille patiemment, au delà de ces destructions brutales à démolir un ordre politique, culturel, esthétique et social, voire spirituel, bref un art de vivre. »

    Il continue son raisonnement : « Estimer comme le font certains que la crise algérienne se résoudra aisément une fois que les Algériens, tous les Algériens, se seront convertis à l’idéologie occidentale, c’est dire une fois que l’Algérie aura été dépossédée de son identité ancestrale, autant dire de sa mémoire, est une coupable illusion. Curieuse proposition puisque c’est précisément dans cette mémoire que le peuple algérien voit sa richesse la plus inaltérable alors que dans le modèle occidental qu’on voudrait lui inculquer, loin de saluer une promesse de bien-être, le peuple algérien y verrait plutôt le commencement d’une décadence qui l’entraînerait à n’être que la réplique simiesque d’une société bourrée d’abstractions autrement dit de corps morts. »

    Il conclut qu’« il ne peut en effet y avoir situation de légitimité qu’à la seule condition que la loi, fluctuante et précaire par nature, fasse cause commune avec le droit, valeur permanente et universelle. »

    Sa passion pour le monde arabo-méditerranéen et asiatique ne s’est jamais altérée et, tout en apportant assidûment son précieux concours aux activités de l’Institut du Monde Arabe (IMA) de Paris, il rédige pour la revue Arabies de remarquables articles. Rappelons celui publié dans le numéro de janvier 1995 : « La route de la soie – Caravanes d’hier, stratégies de demain – Chemin des rois, chemin des peuples et des moines ».

    « Il en est des configurations géographiques comme des constellations célestes. Elles sont immuables. Il existe, sur terre, des emplacements prédestinés qui sont les passages obligés de l’histoire du monde. La grande constellation triangulaire du Sinaï est de ceux-ci. Laissons l’histoire officielle sacraliser certains « grands hommes » triés sur le volet. En réalité, c’est la géographie transposée en stratégie qui dresse les plans, impose sa loi, conduit les armées, les pèlerins et les marchands. (…)

    « Ce terme de Route de la Soie à résonance poétique ne doit pas faire illusion. Longtemps artère nourricière des trois continents d’Afrique, d’Europe et d’Asie, en matières premières, en produits finis, en sciences, en techniques médicales ou astronomiques, navales et agraires, industrielles et monétaires, en philosophies et religions, en art et en savoir-vivre, puis éclipsée par l’essor et la volonté de puissance de l’Occident, voici que cette route, sous la poussée d’une vitalité remontée du fond des âges, s’apprête à reprendre sa marche vers un Occident plus ouvert et plus conscient de l’héritage qu’il en a reçu et trop longtemps négligé. »

    Il collabore à l’Encyclopedia Universalis et rédige les articles sur l’Irak et la Libye. Au sujet de l’Irak, il écrit notamment : « Il est vrai que la découverte relativement récente d’importants gisements, de pétrole et de soufre notamment, ont attiré sur l’Irak l’attention des nations industrielles qui ont eu parfois tendance à réduire le pays à l’expression d’un pur et simple « espace économique », alors qu’il se veut une « société politique » qui tente de se dégager un avenir conforme à un destin dont l’antiquité n’a pas effacé la nostalgie. En cela, l’Irak ne fait que vivre un drame propre à l’évolution contrastée des temps modernes. On y parle beaucoup de « révolution », terme qui désigne sans doute, ici comme ailleurs, le désir d’un peuple de ne pas s’oublier, de remonter au contraire aux sources originelles dont il est issu. La conscience de ce qu’il fut amène l’Irak à s’engager dans une véritable reconquête de soi dont les phases, pour confuses qu’elles paraissent, ne doivent pas faire perdre de vue la lumière directrice. »

    Par ailleurs, Pierre Rossi a été :

    – Secrétaire général de l’Association pour la diffusion de la culture et de la langue arabes en France

    – Secrétaire général de l’Organisation Européenne pour les Droits de l’Homme et pour ses libertés fondamentales (OEDHLF)

    – Sociétaire de la Société des Gens de Lettres de France

    – Membre fondateur de l’association Amitiés franco-irakiennes

    – Président de l’Association Artistes Citoyens du Monde.

    Dévoué à la cause de la Corse, il avait des vues d’une société prospère ; il s’est engagé depuis son retour dans l’île pour militer à l’UPC, puis à l’Unità Naziunalista. Il a été président du comité de soutien à la liste électorale en 1984 et journaliste au « Ribombu » dans les années 80.

    Dans ce cadre, (re) devenu Petru Rossi, il avait co-signé en 1989, avecPierre Bartoli – « U disturbu 1789-1989, la mise à sac » et en 1991, avec Maître Lucien Felli, « La Corse, l’Europe et le droit », parus aux Editions La Marge. Il a publié un recueil d’articles « Isula sola ». Il a également rédigé et préfacé le projet de constitution de la Corse indépendante.

    Pour cet attachement à la Corse, il n’a pas manqué de livrer sa pensée dans un article majeur paru sous le titre « Toujours rebelles » dans l’hebdomadaire Kyrn du 13 octobre 1989, à l’occasion d’un numéro spécial consacré à un colloque sur les îles. « La mode est à l’ignorance de l’histoire. Sinon on saurait que toute île, si étroite soit-elle, a servi de marchepied à la communication des mondes et que c’est dans ce rôle qu’elle doit être jugée, appréciée, considérée. (…) Le cas de la Corse est dans ce domaine typique. On lui a inventé tout exprès un présent et un passé hors d’elle-même, afin de mieux programmer, une fois sa mémoire détruite, les étapes de son autodestruction. (…)

    « Il est donc indispensable pour parler de notre pays de nous référer à toutes les îles, mers et terres dont elle est la parente, l’alliée, la voisine ou non. Nous ne sommes pas nés d’hier, pas même en 1789 et nous survivrons certainement longtemps aux institutions, règlements, et constitutions dont on nous a enténébrés. (…)

    « La Corse comme ses autres sœurs insulaires de la Méditerranée est fille de l’Asie. Continûment depuis le IXe millénaire avant notre ère qui vit les grandes migrations parties d’Asie gagner de proche en proche jusqu’aux rivages de l’Atlantique hispanique ou vendéen, véhiculant le savoir vivre, le savoir travailler, penser et mourir, les îles n’ont cessé de vivre de la substance asiatique puis afro-asiatique. (…)

    « Soucieux avant tout de préserver la société de l’immoralité l’Orient a toujours préféré, hier comme aujourd’hui, la loi intérieure au droit extérieur, la pratique de la coutume à la juridiction positive, la psychologie à l’écrit, créant ainsi une civilisation où la garantie morale plus que la peur du gendarme maintenait la cohésion sociale à un haut niveau de responsabilité individuelle et collective. Ainsi par le sens de la solidarité, grâce à un collectivisme organique puissant, les îles ont pu se passer de l’énorme armature juridique inventé par un Occident, contre lequel elles ne pouvaient manquer de se rebeller. »

    Pierre Rossi est décédé chez lui en Corse le 25 décembre 2002, le jour de Noël et repose désormais dans sa terre d’Aullène




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  • BENAZOUZ.
    23 janvier 2010 at 17 h 22 min - Reply

    « L’œuvre » de Pierre Rossi est un grain de sable à l’échelle de l’humanité. Il fait figure de grand inconnu. Vous posez des postulats en vous appuyant sur Rosssi, je peux prouver le contraire en m’appuyant sur un autre auteur. L’histoire est écrite, vous ne pouvez la réécrire.
    L’ethnocentrisme, le pan arabisme, font bon ménage chez vous Mr Abdelkader DEHBI.

    Ne soyez pas nostalgiques car personne ne se préoccupe des arabes.

    Mr Abdelkader DEHBI on récolte ce que l’on sème et l’après pétrole sera très douloureux. De nos jours qui se préoccupent de ce peuple cannibale qui mange sa propre progéniture, qui dévore ses propres citoyens. Qui s’inquiète pour ce petit peuple qui fait fi de tout humanisme et dont le seul but est d’arabiser, d’islamiser l’humanité.

    Pendant que les mollahs, Pendant que les pseudos intellectuels arabes, Pendant que 22 tyrans de la « nation arabe » semblables à des imbéciles regardent le doigt tandis que le sage leur montre la lune, le reste de l’humanité légifère, produit des richesses, favorise l’égalité des sexes, lutte contre les discriminations.
    Pendant que les uns progressent vous les intellectuels arabes cautionnez 22 dictatures arabes au nom de la suprématie et de l’ethnocentrisme, cautionnez le massacre des minorités ethniques, de leurs populations civiles.
    Non Mr Abdelkader DEHBI à l’échelle de l’humanité, l’humanisme arabe est insignifiant, c’est ce que retiendront les historiens.




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  • l.leila
    23 janvier 2010 at 23 h 14 min - Reply

    Bonsoir,

    @ BENAZOUZ : « […], cautionnez le massacre des minorités ethniques, de leurs populations civiles. »
    Permettez-moi d’intervenir. Vous m’excuserez, mais j’avoue n’avoir pas bien saisi le sens de votre idée; pourriez-vous être plus explicite. De quelles minorités ethniques s’agirait-il?
    Mes salutations




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  • batni
    24 janvier 2010 at 1 h 17 min - Reply

    Mes respects Madame Leila,
    Je prends la liberté de répondre a la place de Mr Benazouz, pour vous donner des exemples bien concrets:
    En Egypte, ce sont les coptes;En Mauritanie les Noirs Saheliens,En Irak et en Syrie les Kurdes,Au Soudan les Noirs non « arabes » de l’Est (Darfour),Les Noirs non musulmans du Sud.
    Mes respects Madame,.




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  • Fahem D.
    24 janvier 2010 at 4 h 02 min - Reply

    18 novembre: match ta3 kurat lqadam wela ta3 kura erdiya?
    Kifach 3el futbal dddakatiiira fatu lehbal

    Depuis le 18 novembre dernier, les 7efafin de la threetribu des sociologueux du te3bir be teghbir (contraire de l’intifada) sont au chômage. De fait, leur clientèle attitrée n’a plus rien sur la tête à force de s’arracher les tifs. Ayant perdu selon toutre vraisemblance plus qu’un match de foot-ball sur la pelouse du stade d’Ondourman (Um Durman comme ils aimeraient à le dire), ils se vengent ou plutôt ils essayent de se venger à tout prix et à toute $olde.
    Non, ce n’est pas la belle, pas la gamila ni la gamelle d’ailleurs, non ce n’est assurément pas la 3ème mi-temps qu’ils veulent. Connaissant leur valeur endogène (très éloignée de leur valeur marchande), la fragilité de leurs nerfs et muscles réfractaires à la position debout, leur souffle court et leur langue pendant au ras de la qriwsa et du gazon: ce qu’ils cherchent, en vérité, c’est tout méchamment, disqualifier tout le peuple algérien sur tapis (pas la 7sira populaire ou la zerbya mais le bisat ou mieux le sejad) … vert en lui infligeant 35,2 millions de cartons rouges.

    La threetribu va se donner la kalima en trempant le qalam de service dans les mi7barate du discrédit contre tout un peuple, ce qui le distingue et qui constitue sa véritable et pleine identité telle qu’il la vit sans reniement, sans complexes et sans psychopathie.

    Dzairiya wela kifach sabir inal.

    Commençons par ddduktuuur Gamal El 3abidine qui nous a insulté en qualifiant de SABIR INFÂME notre langue, celle de nos parents et probablement celle aussi des siens. Tout méchamment parce que hedretna bien vivante et bonne vivante qu’elle est, intègre avec le génie qui lui est PROPRE beaucoup de mots d’origine latine et non pas toujours française comme il le décrète dans sa déshonorante ‘3ème mythant’. Au fait fakhamatuhu, peut-il nous révéler l’origine étymologique du mot-titre si cher pour ses consorts qu’est DUKTUR wela KLASIKIYA?
    A-t-il seulement conscience (!?) qu’il a pris la plume contre tout un peuple (le sien!?), pour se moquer de lui et tenter de le ridiculiser, pour n’avoir commis d’autre péché que celui d’exprimer tout naturellement sa liesse en scandant un slogan confectionné à 100 pour 100 par de jeunes Alériennes et Algériens sans autorisation préalable de fakhamaaat a3da el megles : One two three viva l’Algérie et non pas l’Algérééé comme il veut nous le faire prononcer si doctement hua, bi idafati hurufi el medi fi akhirihi.
    Il y a de l’english, de l’italiano/latino mais surtout ah la forfaiture, ah les ingrats, les traîtres… : le plus beau morceau du chef d’oeuvre est en français, be rumiya, be lgawriya be lfransawiya, belfransisa : l’ALGÉRIE pas EL GAZAÏR . Blasphème. Hérésie. Kufr. Kubratun min el kubrayate. Wlach sme7 wlach. Crime de lèse-majesté.
    Aynaha l3arabiyatu huna? Musta7iloun! Aynahum arba3ata wa 3achrun qurun?
    Allo allo allo rba3tach nqern madaw walu’.
    C’est à perdre son… arabe.
    ‘Allo maman bobo’… le duktur en est malade.

    Lillipucerons et Ghul Ever 4 ever

    Le 2ème ddd uktuuur c’est kék shoz com Adehbi (va-t-en… guéguerre). Celui-là est vraiment tout le temps sur le pied de guéguerre. Il semble disposer non pas d’un moulin mais de tout un arsenal de rampe lance-missives anti-Patriot: omniprésent sur tous les blogs, il est là pour descendre tout ce qui est incompatible avec ses dogmes, ses paradigmes, ses icônes, ses tabous, ses 7aram et ses thawabite el 3atiqa we lkhalida. Il garde l’espace, le cyberespace, le fada. Deb7i Contrôle Antipatriot. C’est la DCA ta3 les blogs. Liyeblogui yeblokih. La yadjuz a7adun bidun tesri7in. Celui-là, considère entre autres, que nous sommes, hormis les dddakatiiira, nous tout petits minuscules: des algérillons (sans majuscule, balak teghlat). Nous ne devons avoir aucun espace de liberté d’action, de réaction et /ou d’expression en dehors de ce qui est légalisé, licité, 7alalisé (Debi7a 7alal) par sa constitution, ses magalis el 3uliya et ses anthologies orientalistes. On est des ignares, des lilliputiens pour ne pas avoir lu et surtout su faire nôtre l’enseignement de l’un de ses derniers maîtres du moment, El mer7um P. Rossi. Il est parti en chercher le renfort, forcément, dans un royaume ou sultanat qui a toujours la cote des cerbères et des gens de l’ombre: celui d’outre-tombe. N’ayant peut-être pas lu ou plus probablement ayant volontairement oublié le dérangeant Micromégas de Voltaire qui ‘vit’ pourtant dans le même sultanat sus-cité, on peut lui rétorquer que Ghul Ever , comme il aurait préféré peut-être rebaptiser Gulliver, n’est géant que face à ce qui veulent impudiquement arrêter le monde à la seule Lilliput et à leur envergure intellectuelle. Au fait, dans ce pays-là quelle est la taille des lillipuchiens et de leurs lillipuces?
    Le peuple algérien dans sa grande majorité, qui fait sien TOUT SON HÉRITAGE, SANS EXCLUSIVE NI EXCLUSION, quoi qu’il ait enduré à travers les vicissitudes de l’histoire et qu’il puisse encore endurer, ne nourrit ni complexe d’infériorité ni de supériorité ni vis à vis ni de l’Occident ni de l’Orient. On n’est ni intrinsèquement ni extrinsèquement ridiculement minables au point d’être envieux et de lorgner ni sur la ‘langue’ ni sur la ‘culture’ ni sur la ‘civilisation’ des autres.
    Mais aucun peuple, ni personne ne peut en aucun cas prévenir ou empêcher certains de ses enfants, faisant ou non partie de certains cercles, groupes, magalis ou tawabir, d’avoir les modèles, les idôles voire les maîtres, fussent-ils anti-nationaux et/ou plus graves encore anticitoyens et antiidentitaires qu’ils veulent.
    Chaque peuple a eu, a et continuera d’avoir ses renégats, ses assimilationnistes, ses kapos,… ou ses ‘kabran’ comme dirait Salima Ghezali.

    Avant de passer à la der: une lillibousienne de blague à saveur de foul mdechech : la 5ème colonne on l’attendait à l’ouest, besa7 had el khatra e tabur l khames djana me mel3eb e Cherq.
    Akiiid. Akiiid. Akiiid.

    Des Vandales, du ghachi qui devient peuple à l’occasion et des snay3iya pur Beur

    Le 3ème et dernier manifeste de l’anti-algérianité, pour le moment, est catapulté par un autre ddduktuuur en saucioleguia Alih El-Khenz, qui dans un papier non hygiénique commence non pas par moucher le nif amoché de Cléopatre, ni Astérix qui le lui a cassé, mais un de nos valeureux concitoyens qui a eu la probité et l’audace de citer entre autres, les Vandales dans notre patrimoine héréditaire national.
    D’emblée ddduktuuur l’élimine. Purification ethnique oblige. Les Vandales, dont les descendants actuels sont les respectables Scandinaves, qui sont restés en Algérie plus d’un siècle, qui ont fondé un royaume (pas un sultanat, dommage!) et qui objectivement se sont, peu ou prou, métissés aux autochtones , il les il les raille et les raye les taxant de… non nobles. Circonstance aggravante, la personne qui a osé, mentionner seulement leur existence et leur passage chez nous, est allée se documenter sur Wikipédia et non pas sur les innombrables Encyclopédies ddduktuurales que lui, a l’heur de feuilleter, à loisir, à El Akadimia e Nantyia du pays du général Bugeaud et du maréchal Pétain .
    Au fait, c’est quoi ces soucioulougs qui veulent nous inciter à avoir honte de ce que nous sommes réellement ou d’une des branches de notre plurielle ascendance ou d’un segment de notre histoire?
    Ma yenkar aslu… comme dirait l’autre.
    Les notions de race pure et noble, de peuple élu, de langue divine ne sont que vues de l’esprit rabougri des mini habens et des tenants du RACISME.
    Pourquoi, il n’y a aucune honte à vanter les faits des corsaires de la course à laquelle se sont livrés ‘piratiquement’ et pratiquement pendant 3 siècles les représentants ottomans (3eroudj, Barberousse entre autres) ou à parler sans problèmes des Bani Hilal mais à ne pas faire part de cette ascendance scandinave qui explique entre autres la présence de certains de ses beaux caractères génitiques particuliers au sein de toutes les régions d’Algérie, méditerranéenne et saharienne?

    Mais le plus beau est à venir dans le texte: à le lire, on apprend kék shoz d’ÉDIFIANT si j’ose dire: à partir des réactions qu’il a eues à la suite de la qualification d’une équipe de foot-ball, il DÉMOLIT sournoisement le peuple algérien qui n’a regagné sa dignité de peuple qu’à la suite de ce coup de pied de Antar. SINON, on serait resté à notre médiocre statut de GHACHI, faisant ainsi, sienne une des plus graves insultes portées à notre peuple par quelqu’un qui finira quand-même par devenir ministre représentant cette médiocrissime horde ou foule qu’ils perçoivent en nous regardant condescendamment de haut. Ach del 3ar 3likum ya ayuha dddakatirrra? Wach derna lkum? Wach mazal maderna lkumch?
    Donc voilà, nous sommes nous algérillons (sans majuscule, balaku), un peuple de temps en temps, sinon le plus obscur de notre temps on est des ghachi, des schizo, des lilliputiens. Et bien évidemment, on ne peut pas savoir pour combien de temps, on va rester cha3b. La défaite de l’équipe nationale contre le Malawi va nous valoir à coup sûr la rétrogadation en strate inférieure, celle de perimés, de ghachi, de re3yan voire de 3raya. Ddduktuur va nous retirer l’agrément d’évoluer en 1ère division des peuples. Le prochain papier de A. El-Khenz va être un immense carton rouge, pré-découpé en 35,2 millions d’unités (moins 1 car celui qui a fait référence à Wikipédia et à des origines non nobles, Vandales est déjà débarqué), made in Makhber Nanta. Aya e7abtu ga3. La récréation est terminée. Ayaw.
    Surtout que ddduktuuur dit que grâce à ce ‘match’ (franchement, on ne peut plus appeler cela un match, tant les enjeux semblent dépasser l’entendement), on a démontré que l’on maîtrisait la sanaa (sic), feignant de mettre totalement et malhonnêtement, à l’actif des seuls algérillons d’Algérie, la sanaa (sic) des ¾ de l’équipe qui est composée de Beurs, nés et formés à 100% en France et qui portent aussi bien la nationalité algérienne que française. Ce faisant, il se réserve la prérogative autoattribuée, de nous retirer ce crédit (discréditer) et de nous faire dégringoler du haut de la pyramide ou du nez cassé de Cléopatre sur lequel il nous a inconfortablement et surtout très temporairement laisser sadiquement siéger.

    La sentence est obscurément claire: ceux qui occupent la Qiyada de ce pays sont complètement absous, mieux, légitimés et 7alalisés.
    Ils ont absolument raison de nous priver de nos droits les plus élémentaires:
    – à avoir une identité propre façonnée par des milliers d’années (et pas seulement 14 siêcles) d’histoire riche, contradictoire et mouvementée, avec ses hauts et ses bas
    – et surtout à vivre dans une démocratie à part entière, avec ses avantages et ses inconvénients, ses illusions et ses désillusions, comme tous les autres peuples émancipés de la tutelle des grands 3ulama, des murchidine, des faux grands frères et des dictateurs quand bien même ils seraient éclairés. Ce qui est loin d’être le cas.

    Bayna e cheqa 3la 7uachiha. Edreb ene7 u ch3el du.

    Dziri normal.




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  • benamina
    24 janvier 2010 at 10 h 44 min - Reply

    BATNI !! ET EN ALGÉRIE ? Tu te dis batni mais tu n’as pas l’âme des Batnis que j’ai connus au lycée, à l’université et dans ma vie professionnelle. mais tu vas me dire c’est mon pseudo , donc un pseudo , …batni.




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  • jnsplu alias mafahem oualou
    24 janvier 2010 at 12 h 54 min - Reply

    Bonjour à tous ceux qui liront ce commentaire, à ceux qui ne le lisent pas en entier et à ceux qui n’arrivent que jusqu’ici..

    La nouvelle orientation qui est donnée aux débats nous incite peu à peu à croire que le problème de notre pays est beaucoup plus complexe que notre appréhension ne saurait le cerner ni permettre de le percevoir à sa juste dimension.

    Finalement nous sommes amenés à croire que le système actuel est ce qu’il y a de mieux pour nous car la démocratie avec 35 millions de fahmine ne peut déboucher que sur l’anarchie au sens usuel et non pas politique du terme.

    La lutte sans merci couverte d’hypocrisie infame contre la langue arabe et contre la religion musulmane qui a lieu depuis un certain temps sur ce forum amène les plus passifs et les plus tolérants à se poser des questions du genre : Que vise t on au long terme ?

    Aucune démocratie ne peut réussir dans aucun pays, si elle ne tient compte du substrat populaire, de sa composition et de ses désidératas. Ceux qui se targuant d’intellectualisme pensent qu’en tant qu' »élite » ils peuvent manoeuvrer le peuple et l’acheminer telle des brebis vers un destin qu’il n’accepte pas n’ont rien compris à l’Histoire et aux lectures qu’elle donne des faits qui l’ont marquée.

    L’arabe est une composante essentielle de notre identité nationale de meme que l’islam et quoi qu’en disent ceux dont « la foi est dans le coeur » mais dont la foi n’apparait nullement dns la praxis (comme disent les marxistes) et qui démontrent leur hypocrisie manifeste en nous montrant le chemin de l’apostatie étagée, bedroudj, beddarja, bettadarroudj…

    Ce qui se dit depuis quelque temps et se rèpète à l’infini et sans relache ni fatigue sous des pseudos divers dans un anonymat permanent et opaque est, il est vrai, fatiguant. Mais c’est une fatigue de commisération pour ces ames perdues, lesquelles, non seulement sont effectivement perdues, mais veulent canaliser dans le tube dans lequel il se sont engouffrés tout le monde en pensant que de cette façon ils le peuvent et que le tube doit déboucher sur quelque chose de valable. Il est une règle dans la nature que seule la diversité est en mesure de produire le changement.

    Comme aucun raisonnement ne sert avec eux ni n’aboutit, à la fin on en a marre de discuter et on quitte les lieux du « débat » si on peut appeler cela un débat, dans un silence plus asourdissant que leur cacophonie cohérente .

    Rien ne résiste à leurs « analyses », ni la reconnissance nationale ou internationale, ni la reconnaissance Historique étalée dans le temps, ni aucune valeur et tout l’héritage de l’humanité depuis Adam peut etre sujet à remise en cause par leur savoir ésotérique à deux sous.

    Addi Lahouari, ceux qui vous ont donné vos diplômes depuis des lustres ainsi que ceux qui vous emploient dans des universités prestigieuses ne savent rien devant cette faune Algérienne d’un nouveau genre, laquelle sans études ni savoir étayé remet en cause vos « élucubrations » et s’affirme ainsi d’une intelligence sans borne en utilisant des pseudos savantissimes. Nzel El ouahy 3alihoum !

    Monsieur Dehbi dont l’expérience et le savoir sont attestés par ses pairs depuis des générations est lui aussi sujet à lynchage et apostrophes parfois personnelles, il faut qu’il se taise et laisse le champ libre au nouveau prosylétisme d’un genre pas très catholique.

    Vous vous tairez ! S’il le faut par la fatigue qui vous terrassera sans arguments autrements dévelloppés que les votres qui seront retournés contre vous.

    Mais de toute façon là ouù ces gens se trompent le plus c’est que la langue arabe est en Algérie ! Elle le restera et l’islam aussi. Qu’on fasse taire les Addi lahouari, les Abdelkader Dehbi et tous les autres la langue arabe ne se taira pas quoi que vous fassiez, au contraire vous créer les raisons de sa reprise en mains pas ses fidèles et déjà ici sur ce forum francophone ils sont nombreux, allez consulterr les forums arabophgones et vous verrez que vos arguments ne tiennent pas la route.

    Mais peut etre que ces caricatures de réflexion veulent en fait semer la zizannie sur le forum et nous occuper de ces bétises insignifiantes pour nous empecher de nous atteler au véritable débat constructeur ? A ce moment, comme disent les juristes, quel est le mobile du crime ? Quel est l’interet de cela et qui peut en tirer les dividendes ? Et autre question subsidiaire, que vise notre forum ? Et comme diut Djeha, que celui qui n’a pas compris, comme moi, explique aux autres !




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  • Fateh
    24 janvier 2010 at 15 h 07 min - Reply

    @ Benamina
    je me disais la meme chose à propos du pseudo batni. Rien à voir avec nos valeureux frères Chaouis.C’est le moins que l’on puisse dire.




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  • Yacine
    24 janvier 2010 at 15 h 24 min - Reply

    Tu as tout compris, cher jnsplu ; tu es trop modeste en disant « mafahem oualou ».
    C’est vrai que c’est fatigant de continuer à débattre avec les ennemis invétérés et hargneux de la langue arabe. Un certain nombre d’entre eux sont en mission commandée…
    Selon toute vraisemblance, la cinquième colonne commence à s’essouffler. Elle a su que son combat en Algérie est un combat de Don Quichotte, perdu d’avance. Il n’y a tout simplement pas de solution de rechange à la langue arabe. Changer une langue dans un monde qui progresse à une vitesse hallucinante, revient à opérer un dangereux virage vers le passé. Ils veulent que le peuple soit éternellement tiraillé par les doutes pour inhiber sa force de s’en sortir de la situation de marasme qui est la sienne et l’empêcher de réfléchir aux solutions qui le projetteront vers le futur. Ils veulent que nous perdions notre temps à « nous demander » qui nous sommes et à être perpétuellement prisonniers des regrets que nos ancêtres ont librement et souverainement fait le bon choix d’adopter cette langue.

    Cher jnsplu, par civilité et civisme, deux ou trois réponses suffit avec eux, leur accorder trop de temps, c’est leur donner trop d’honneur et trop d’importance. C’est aussi accepter d’entrer dans leur jeu de harcèlement. Ils ne respectent pas ton choix, c’est tout dire…

    Mes amitiés




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  • l.leila
    24 janvier 2010 at 18 h 22 min - Reply

    Bonsoir,

    @ Compatriotes nouveaux venus: chers compatriotes,essayez de prendre le temps de revenir un peu aux archives de notre site. Une lecture attentive vous permettra de mieux suivre le débat avec objectivité.
    Mes salutations




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  • jnsplu
    24 janvier 2010 at 21 h 18 min - Reply

    @Yacine.
    Bonjour cher ami.
    C’est presque la même chose que m’a dite au téléphone un autre ami du site. Mais c’est mon tempérament d’Algérien qui me fait faire des choses de manière impulsive trop souvent. De toute façon il faut le faire de temps en temps, ça soulage, crois moi.

    Les axes de notre réflexion devraient plutot s’orienter vers la manière de brasser large afin de fédérer le plus possible de courants en vue d’asseoir les principes de tolérance, laquelle suppose des différences, car tolérer implique que l’on ne soit pas d’accord, lesquels principes de tolérance sont seuls susceptibles de créer une homogéneité et une confiance mutuelle devant permettre de marcher ensemble vers des buts multiples mais avec un substrat minimum qui fèdère le maximum.

    La démocratie implique que l’on soit réceptif envers l’autre et « si on n’est pas d’accord avec lui d’accepter de le défendre afin qu’il exprime et défende son idée » .

    La diversité des courants s’insère dans l’amour de l’Algérie une et indivisible comme proné par le GPRA et nous ne pouvons ni ne devons taxer certains courants de moins Algériens que d’autres, tous se valent tant qu’ils ne touchent pas aux fondements qui font que ce peuple est uni dans sa diversité.

    Merci .




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  • benamina
    24 janvier 2010 at 21 h 32 min - Reply

    Exactement, fateh ,vous aussi vous l’avez remarqué.je porte à la connaissance de l’internaute dont le pseudo est batni que les kurdes de Syrie ne sont pas des habitants autochtones de la région nord-est du pays(que des gens malintentionnés appellent faussement kurdistan syrien), mais des émigrés venus en masse il y a deux siècles et devenus, avec le temps majoritaires dans le district. Sait-il aussi que la Syrie(avec le Liban) dans son histoire contemporaine a été une terre d’accueil pour des dizaines de milliers de réfugiés persécutés et fuyant leurs pays d’origine, circassiens(tcherkesses), arméniens, tchétchènes, algériens. En outre, des ONG européennes ont récemment sorti un rapport affirmant que seuls 20% des victimes du Darfour sont mortes suite à des actes de violences humaines.quant aux victimes irakiennes, il n a vu que celles dues aux violences inter-communautaires, oubliant au passage les victimes des américains.




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  • batni
    25 janvier 2010 at 4 h 12 min - Reply

    Mr benamina, que 20% des victimes du Darfour sont tombés sous les attaques des Djandjaouids, c’est 20 % de trop. Notre indignation ne doit pas être selective. Si je suis votre raisonnement, puisque les kurdes ont immigrés dans cette région de Syrie depuis moins de 2 siecles, ils doivent etres considérés comme des sous-citoyens!!!. J’ai entendu dire qu’en Syrie, les descendants des Algériens n’ont pas encore le droit de postuler a des postes dans la haute administration!!!!
    Je suis toujours indigné par toute forme de déni de droit, d’injustice, et ce n’est pas parce que c’est mon frêre qui commais cette injustice que je vais me taire.
    Juste une question a vous Mr Benamina, si le peuple Irakien était reconnu dans sa diversité et si la l’idéologie baathisme (ethniciste et raciste) n’a pas été imposé a ce peuple , pensez-vous que les Bush aurait attaqué l’irak?
    Mes respects,




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  • benamina
    25 janvier 2010 at 12 h 37 min - Reply

    mr Batni, toutes les victimes ont droit au respect et à la condamnation des violences qu’elles subissent. même celles que vous ne citez pas.voyez vous les violences inter-communautaires ne sont pas l’apanage du monde arabo-musulman et ceci n’est pas une justification de ma part, ni une sélectivité comme vous essayez de l’établir à mon encontre. partout où il y a pauvreté, sous-développement, analphabétisme, bêtise humaine et même richesses convoitées, la religion,la race,la tribu,la langue,l’espace géographique, le « vécu » historique et même(voyez vous!)la philanthropie(civilisation et démocratisation des peuples, hahaha) sont honteusement exploités pour justifier et véhiculer des violences contre des humains.voyez l’Inde où ce phénomène est quasi-endémique,l’Afrique sub-saharienne,le sud-est asiatique, sans oublier, bien sûr nos région arabo-musulmanes. pour ce qui est des kurdes en Syrie, ce détail était pour rappeler la velléité des activistes kurdes d’annexer la province au grand kurdistan. Quant à votre question sur le baasisme en Irak et l’agression américaine, moi je vois que vous continuez à croire que c’est la dictature du baasisme et les beaux yeux du peuple irakien qui ont décidé l’amérique à déclencher la guerre et perdre ce qu’elle a perdu en hommes, matériels et finances.pour finir , avant d’oublier, pour ce qui de la descendance algérienne en Syrie, je crois savoir qu’il y a une vingtaine d’années il y avait dans le gouvernement syrien une ministre (de la culture ,je crois ) qui était d’origine algérienne, arrière petite-fille de l’Émir Abdelkader.




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  • mohand
    2 mars 2010 at 1 h 57 min - Reply

    reponse a monsieur abdel kader dahbi oui efectivement monsieur tiab mouloud allah yarahmou qui est decde au mois d avril 2009 a bien traduit la cite d isis en langue arabe il ya qlq annee et meme traduit le livre de belhafaf introduction a lislam en langue arabe aussi .




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  • iris samy
    19 avril 2011 at 15 h 39 min - Reply

    C’est quand meme curieux que ces cretins du maquis, puissent monter un coup sur une unité chargée de les extirper, en utilisant le discours du president domme element favorable, alors que 10 heures auparavant elle ne savait theoriquement pas son existence, encore plus curieux qu’une unité operationnelle soit reunie en pleine foret dans un local clos pour

    ecouter ce fameux discours alors qu’elle est censée etre hors du jeu politique.
    Cette attaque pose plus de question sur la manière dont est conduite la lutte anti terroriste que sur les veritables intentions et but cachés ou evidents des tangos
    Dans ce pays les amis sont autrement plus dangereux que les ennemis, un discours sans objectif clair et insipide lu d’une manière forcée et sans conviction et une attaque menée avec minutie et soucis du timing à la meme heure, c’est trop pour un hasard.
    Un pouvoir qui n’a d’autre objectif que de perdurer en ponctionnant le tresor public, se piège lui meme par plusieurs imperatifs contradictoires, et prouvant que sa composante humaine tous clans confondus partage les memes qualités que sont l’incompetence, l’inconsistance et l’arrivisme sans aucune vue d’avenir, se sert du discours politique comme le vendeur d’amulette se sert des incantations, sans avoir peur de se contredire une seconde
    Il a besoin de resultats dans la lutte antiterroriste pour vendre sa moussalaha et son pseudo retour à la stabilité, et en meme temps il a besoin de limiter ces resultats pour vendre son caractère indispensable avec sa batterie de mesures anti constitutionnelles et ses restrictions debiles à toutes les libertés y compris celle de circuler, il se retrouve donc piégé dans contradictions et ses combines boiteuses et le pays avec
    Dans l’absoulu, que quelqu’un me cite un seul secteur de la gestion du pays qui tourne rond, et pn discutera du reste des secteurs dans le calme
    Un pays desertique à 90% et qui a des penuries de sable de construction, c’est du jamais vu sauf en algerie, quand on perd un million de palmier par an par la faute de la remontée des eaux salines dans le sud et qu’on importe des palmiers dattiers decoratifs d’alicante,à 400 euros pièce sans le transport, let qu’on oublie de les arroser ensuite, on ne peut mener ni lutte antiterroriste ni lutte anti acridienne.
    En Bref à l’ombre de cette camarilla, les fougères pousseront bientot au milieu de la rue didoucMoi, je pense que c’est une suite au discours de Bouteflika. Le pauvre a failli y passer, juste en lisant les quelques paragraphes vides de son discours. Neanmoins cette embuscade est plutot un message tres fort et meme plus fort que le discours. Profitant du laisser aller de nos jeunes soldats et de l’incompetence de ceux qui les encadrent, le pouvoir veut passer le message habituel: A vous de choisir, la mediocrite du pouvoir actuel et tous les mafieux qui orbitent autour ou le retour aux annees terreur. Il y a trops de hasards en Algerie. Un discours et un attentat. Le meme jours. C’est exactement comme a l’ecole. Theorie puis Pratique. Cela n’a rien avoir avec Telemcen ou autre. On veut rappeler a l’algrien que les petites escarmouches pour le ventre et quelques sous de plus sont toujours tolerees; mais pas de politique. Les jeunes soldats n’ont que leurs Meres pour les pleurer. Les tueurs descendront en ville en toute quietude, en attente de directives pour d’autres messages. Les instigateurs continuerons a delapider ce pays et faire peur aux Algeriens a travers les incompetents qui nous gouvernent.VIVE
    ’est le DRS qui doit dégager , c’est le mal de notre pays, Bouteflika a sa part de responsabilité , mauvaise gestion et mal entouré, mais c’est le DRS qui a détruit le pays, et c’est lui qui doit dégager et payer .
    L’ALGERIE ALGERIENNE IRIS SAMY




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  • zaftoualaft
    14 juin 2011 at 21 h 56 min - Reply

    Monsieur DEHBI a donné une opinion juste contre les anti-arabes. Ces communistes qui ont miné l’Algérie libre avec son boukharrouba ali khrab leblad. Au moins que ceux qui sont contre l’arabité, reconnaissent que la grandeur qu’on s’accorde de nous attribuer au nom de l’Islam, ne l’a été que grâce aux vaillants peuples arabes qui nous ont apporté la lumière. Si nous disons être amazigh (hommes libres) comment expliquer avoir toujours été dominé par les autres peuples qui nous envahissent sans peine. Le dernier coup de dès c’est celui du clan d’oujda venu de l’extérieur. Où était les maquisards des wilayas du centre pour défendre leur territoire.
    Yarhamldikoum barkawna ma racisme. L’algérien c’est celui apporte un plus à l’Algérie. Les algériens nourissent encore leur crise d’identité, c’est pour cela qu’ils sont « ouled fayat ».




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  • Congrès du Changement Démocratique