Édition du
30 March 2017

Ces bidonvilles qui cernent Alger

Bidonville1Foyers de la criminalité, de la drogue, de la prostitution et de la pauvreté

Par : Farid Belgacem, Liberté, 24 décembre 2009

Le commandant du groupement de la Gendarmerie nationale d’Alger, le colonel Mostefa Tayebi, a annoncé l’installation, par les pouvoirs publics, de caméras de surveillance sur l’ensemble du territoire de la capitale, c’est-à-dire de Mazafran jusqu’à Réghaïa.

Les bidonvilles pullulent dans la capitale. De 40 000, en 2005 et 2006, ils sont passés à plus de 45 000 constructions illicites, en 2008 et 2009, érigés sur des terrains vagues, à proximité des terres agricoles ou des canaux des eaux usées, aux environs des cités et autres quartiers résidentiels menaçant le Grand-Alger, la sécurité publique et le cadre de vie de la vitrine de tout un pays. Triste réalité due, notamment aux années de braise quand l’exode rural n’était que légitime mouvement des populations, elle devient, aujourd’hui, une problématique aux multiples équations. Recensés puis relogés, les “héritiers” des baraques “transmettent” à leur progéniture ce mal pour prendre une ampleur que même la psycho-sociologie ne peut prendre en charge au vu des dégâts qui en résultent. Hier, foyers du terrorisme et abris pour les populations enclavées et menacées de mort, aujourd’hui devenus, par la force des choses, noyaux durs de la criminalité sous toutes ses formes, les bidonvilles poussent comme des champignons pour défigurer une capitale qui reprend ses droits après plus de 15 ans de terrorisme.
À titre indicatif, pas moins de 450 bidonvilles ont été rasés durant l’année 2009. Et l’exemple qui demeure le plus choquant est celui de Gué de Constantine où ces haï bâtis en parpaing et en zinc ont connu une baisse sensible, alors qu’ils étaient plus de 2 000 en 2008. C’est que les gendarmes, agissant sous l’autorité administrative, constatent, informent les autorités compétentes, les accompagnent dans la démolition avec, en toile de fond, un suivi rigoureux.
En vain. Les “bidonvillistes” récidivent et se font recenser ailleurs tout en louant la baraque totalement rasée. La descente, la 46e depuis janvier 2009, organisée par le groupement de la Gendarmerie nationale (GGN) d’Alger, montre on ne peut mieux que les bidonvilles et autres haouch situés à un jet de pierre de zones industrielles et autres villes universitaires sont toujours là pour faire un parallèle entre deux mondes : celui où des citoyens vivent et craignent pour leur sécurité et leurs biens et celui où d’autres subsistent dans des conditions inhumaines. Des conditions qu’ils ne changeraient pas pour tout l’or du monde puisque la grande majorité de la population délinquante vit du racket, de la drogue, des agressions et du meurtre. Et le cas le plus honteux pour la capitale demeure celui d’El-Kerrouche, entre Réghaïa et Rouiba où prolifèrent les associations de malfaiteurs et les agressions quotidiennes des automobilistes.

Alger sous l’emprise des caméras de surveillance
Le commandant du GGN d’Alger, le colonel Mostefa Tayebi, a annoncé l’installation, par les pouvoirs publics, de caméras de surveillance sur l’ensemble du territoire de la capitale, c’est-à-dire de Mazafran jusqu’à Réghaïa. Selon ce responsable, il s’agit d’un ambitieux programme en cours d’exécution et qui connaîtra sa mise en vigueur en 2010. “Il s’agit du programme de télésurveillance. Il existe déjà dans la capitale, mais il sera étendu à toute la périphérie pour toucher notamment les grands axes routiers”, dira le colonel Tayebi qui avoue, en revanche, que “Alger a connu une baisse sensible de la criminalité pour passer à la 4e place à l’échelle nationale. C’est très important pour nous. Notre présence effective et dissuasive a payé et nous sommes prêts à multiplier les moyens pour maintenir la pression sur ces poches où pullule le crime”. Il citera, à ce propos, l’identification, en 2009, de plus de 200 000 personnes, dont 800 ont été arrêtées en vertu des mandats de justice ou recherchées par les services de sécurité. Idem pour le terrorisme routier. Les 12 radars installés ont porté leurs fruits. Jugeons-en : de 2 555 accidents en 2003 (avec un parc de 1 million de voitures), on est passé à 1 112 sinistres en 2009 (avec un parc de 1,3 million de voitures). Un autre chiffre pour résister à l’argumentation des médias : de 23 000 retraits de permis de conduire en 2008, on est passé à 40 000 en 2009 (jusqu’au 20 décembre), sans compter les 625 retraits enregistrés lors de la descente qui a duré 48 heures et qui a touché toutes les localités qui relèvent de la compétence de la Gendarmerie nationale d’Alger. Du coup, la télésurveillance apportera une plus-value au travail du gendarme qui devra être au four et au moulin pour traquer et le criminel et le chauffard. En outre, le colonel Tayebi a salué la décision du gouvernement, à travers la loi de finances complémentaire (LFC-2009), pour avoir suspendu l’exportation des déchets non ferreux. “Je plaide pour sa suppression et non pour sa suspension. Car, depuis la LFC-2009, nous n’avons enregistré aucune plainte ni constaté de vol de cuivre ou de câble téléphonique et électrique”, dira-t-il comme pour souligner l’apport salutaire de cette loi à l’économie nationale.

Réveillon : Alger sous haute surveillance à partir  du 25 décembre
Du reste, notre interlocuteur a annoncé que la capitale sera placée sous haute surveillance à partir du 25 décembre pour permettre aux Algérois d’apprécier, en famille ou en groupe d’amis, les fêtes de fin d’année. “Nous mettrons un dispositif exceptionnel. Pour la descente d’aujourd’hui, nous avons mobilisé plus de 1 000 hommes. Ce dispositif sera renforcé car, comme vous l’avez constaté, en 48 heures seulement, nous avons recensé plus de 40 prises de sang toutes positives. C’est très délicat ! Les Algérois ont le droit de passer des fêtes de fin d’année et non de vivre des sinistres. Pour cela, nous occuperons tout le terrain, surtout les voies routières à partir du 25 décembre prochain. Toutes les unités seront mises à contribution”, clame le colonel Tayebi qui affirme, par ailleurs, que les complexes touristiques comme Sidi Fredj et Zéralda et autres La Pérouse seront hautement surveillés. Mais l’avant-goût de cette opération est déjà donné puisque la descente de dimanche et de lundi aura permis d’identifier 2 556 personnes, dont 2 347 libérées, 180 ayant fait l’objet d’un PV, 29 placées en garde à vue et 8 arrestations pour immigration clandestine.
Les saisies sont aussi importantes aux yeux du colonel Tayebi qui estime que le but est de sécuriser la capitale et d’avantager la prévention sur la répression.

L’un fait chanter les prostituées et l’autre avale du kif devant Melvine
Zéralda, relevant de la compagnie que dirige le commandant Maâlem Farès, a été passée au peigne fin. En compagnie des chefs de brigade de Sidi Abdellah, de Rahmania, de Sidi Fredj et de Staoueli, en l’occurrence MM. El-Miloud Mohamedi, Nabil Zegad, El-Bahi Kerrache et Chérif Azeddine, nous pénétrons deux mondes totalement différents. L’un suburbain et l’autre pro-urbain.
Des saisies de marchandises sans factures et sans contrôle vétérinaire à la chasse aux mineurs sur le littoral et autres abus sur la voie publique, les gendarmes nous ouvrent les portes d’un littoral fait d’un cocktail de crimes et de délits, mais aussi d’une mosaïque de mentalités des populations trop voisines pour sentir la différence. Sur la RN63 et le chemin de wilaya 133, les voitures bâchées – au contrôle technique douteux – font fureur. Pis encore, ni facture ni aménagement de transport, encore moins de garantie sur les conditions d’hygiène des produits alimentaires, les gendarmes ont du pain sur la planche, surtout que cet axe sensible et stratégique débouche sur Blida, Médéa, Douera et Alger. C’est le cas au barrage fixe de Zaâtria, attenant à la station de transfert d’eau de Mazafran, reliant Zéralda à Megtaâ Kheira, autrefois véritable coupe-gorge, où les gendarmes veillent au grain. À Sidi Fredj et Staoueli, le topo est autre : les deux brigades venaient de finir une étape de leur descente mixte. 24 heures après la découverte d’un cadavre sans vie – un nageur aventurier socialement déséquilibré –,  nos interlocuteurs reviennent sur les 30 kg de kif traité “vomis” au large de la même plage de Sidi Fredj. Mais aussi des 11 cas de conduite en état d’ivresse, il y a quelques heures, contrôlés positifs grâce à l’alcootest électronique. L’heure est au changement, nous pénétrons la forêt du Village africain. Autour d’un feu de camp, il est à peine 15h, quand trois jeunes délinquants sont surpris : ils consommaient de la drogue. La preuve ? Aucune, diriez-vous. Pour preuve, l’un des consommateurs avalera, sous le regard des éléments de la SSI (Section de sécurité et d’intervention), un bout de kif alors qu’il venait de terminer un joint, selon ses aveux. Multirécidiviste, repris de justice, il s’adonnera à une “diarrhée verbale” comme pour faire la morale aux gendarmes présents. Mais le littoral, c’est aussi le trafic humain avec tout ce que cela suggère comme détournement de mineurs, prostitution et proxénétisme.
Quelques jours avant la descente, en vertu d’un mandat de perquisition pour violation de domicile, les gendarmes ont surpris un maître chanteur. Et pas n’importe quel maître chanteur ! Le dangereux vicieux filmait ses proies et les faisait chanter contre… la présentation d’autres prostituées de luxe. Avec zéro plainte, le mis en cause sera fouillé de fond en comble avant de trouver sur son téléphone portable des images et des vidéos. Il avouera même devant le procureur de la République que cette manière de faire est “un gagne-pain”. No comment.
À Staoueli, en revanche, ce sont 5 affaires qui ont été élucidées et ayant abouti à l’arrestation de 7 individus pour agression sur l’échangeur de Souidania. Ces derniers s’attaquaient aux commerçants et aux grossistes au moment de leur pause pour les agresser et les délester de leurs biens. De vrais professionnels qui recouraient à des méthodes insoupçonnables. Mais encore une fois, ces malfaiteurs sont issus de quartiers chauds et de bidonvilles attenants à l’autoroute.
Ceinturée par les nombreux baraquements, la capitale reprend, certes, ses droits après les années de terrorisme, mais demeure sous la menace d’une population délinquante récidiviste et criminelle même si la criminalité est poussée dans ses derniers retranchements par les intraitables SSI. Nous quittons tard Zéralda après un point de presse du colonel Tayebi qui promet : “Alger ne sera plus la même, j’en suis sûr. Tous les moyens seront consacrés pour mener une lutte implacable contre le crime, le délit et la mort sur nos routes. Notre détermination est plus forte.”


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10 Commentaires sur cet article

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  • djamal
    24 décembre 2009 at 17 h 06 min - Reply

    bonjour,
    c’est effectivement triste de savoir qu’une population ayant souffert le martyr se retrouve dans des conditions de vie aussi inhumaines et revoltantes.
    Mais le plus préoccupant est que cet article expose la dangerosite de ces populations qui n’ont sans aucun doute fait le choix de ce mode de vie ….Dans cet article point d’analyse sur le devenir de ces populations, aucune information concernant les dispositions presentes ou futures des autorites pour solutionner ce très grave probleme…et le plus revoltant c’est que le journaliste nous presente cette population comme etant la source de la malvie et de l’insecurite des populations d’Alger. Il est claire que si ces populations reviennent apres chaque demolition en changeant de place cela est principalement du a la defaillance de l’operation d’assainissement et de recasement …Si vraiment l’Etat avait la volonté de résoudre ce probleme, il existe 1 million de façons d’operer pour mettre fin a cette situation, malheureusement la question qui se pose est : Y A T-IL VRAIMENT UN ETAT DANS CE PAYS?
    On pourra mettre 1 million de cameras est-ce que le probleme sera resolu, non et non, pour la simple raison que les facteurs qui sont a l’origine de cette situation demeurent et persistent dans notre pays.
    Il y a egalement le grand bidonville de constantine que l’on appelle NEW YORK et dont la naissance remonte a la fin de la seconde guerre mondiale, demain l’Algerie fetera 50 ans d’independance, pour ces populations qui sont Algeriennes SANG ET NAISSANCE EST-CE QU’ELLES ONT UNE DIGNITE DETRE HUMAIN???
    J’EN DOUTE TRES FORT ET CE DONT JE SUIS SURE C’EST QUE L’INDEPENDANCE POUR ELLES VEUT DIRE : COLONISATION ET INDIGENAT ..ET JE DEFIE CE PANTIN D’EL-MOURADIA AVEC TOUS LES CORROMPUS DU POUVOIR DE PROUVER LE CONTRAIRE ET SURTOUT LE MINISTERE DES ANCIENS MERCENAIRES.
    MERCI




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  • Ezawali fi gourbi
    24 décembre 2009 at 19 h 31 min - Reply

    Ce sont les « gueux » et la piétaille dans leurs maisons en parpaing et en tolles cernant les villas des brigands en col blanc qu’ils ont construit sur des terres agricoles. ils sont encerclés comme des rats et ni leurs caméras de surveillance ni leurs portails blindés télécommandés ni leurs barreaudages ne sauveront le jour du sursaut populaire. Patientiez, chaque chose en son temps.




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  • jnsplu
    24 décembre 2009 at 20 h 36 min - Reply

    Je me suis interrogé longtemps sur le but de la publication de cet article sur LQA.

    Pour l’auteur, les habitants des bidonviles sont des personnes mauvaises, néfastes, qu’il accrédite de tous les vices, de toutes les infamies, de toutes les tares. Il aurait continué qu’on se serait dit qu’il ne sont pas Algériens. Et il lie l’action du GGN à cette frange de population.
    Si je n’ai pas trouvé encore de raison à la publication de cet article sur LQA je crois avoir compris certaines choses quand même, mais peut être que je me trompe. Notre presse dont les informations à défaut de lui valoir des poursuites judiciaires doivent émaner de sponsors bien accrédités, ne publie que ce qu’on lui dit de publier. J’en déduis donc que le but de cet article est de préparer l’opinion à une action de la gendarmerie contre les habitants des bidonvilles. Ce serait la réédition de l’opération délogement des années 80 ou on à vu des familles mises à la rue, leurs maisons détruites et elles renvoyées dans leur patelin avec une tente pour s’abriter et ainsi des Algériens de chair et de sang ont été obligés grace à la force armée de leur Etat, passé des années comme des primitifs et peut être qu’il en existe encore maintenant. La France coloniale à fait cela, mais elle était en guerre contre nous et donc possède une excuse. Ou peut être que l’action survenue a Diar Echems est restée dans la gorge de Zerhouni qui veut montrer son efficacité par une action coup de poing d’une autre nature ? L’avenir le dira.
    Mais le passé est tétu et les faits qu’il consigne encore plus. Durant la guerre de libération un ordre du FLN historique avait été donné à tous les Algériens de geler toutes les transactions immobilières avec les colons . Les plus malins n’en ont pas tenu compte et ont finalisé leurs ventes. Mais d’autres qui croyaient fermement que la révolution ne pouvait les trahir ont suspendu ces transactions et à l’indépendance se sont retrouvé sur leurs terrains sans papiers. Quand ils demandent à acquérir ces terrains, on leur répond que l’APC ne peut les leur vendre puisqu’ils leurs appartiennent. Quand ils demandent à y construire afin d’améliorer leurs conditions de vie, l’APC leur dit on ne peut vous donner de permis de construire car vous n’avez pas d’acte de propriété. Et ils vivent dans des baraques depuis 1950 et nous sommes en 2010.
    Il y a un an et demi une loi sur les constructions illicites de terrains à été publiée ne serait ce pas que l’article est le prélude à une campagne à l’égard des gens qui ne vont pas bénéficier de cette loi dont le décret d’application n’est sorti qu’il y a un ou deux mois ?
    Lorsqu’un Algérien construit un bidonville pour y habiter ce ne peut jamais etre sa faute. D’abord parce que l’administration l’a laissé faire et ne s’est pas opposée et ensuite parce qu’elle ne lui a pas fourni les moyens d’habiter décemment.

    Une femme venue habiter il y a une vingtaine d’année dans un endroit qui était désert, a édifié une batisse qui l’abritait avec ses enfants. L’abritait au passé parceque l’administration la lui a détruite et elle habite maintenant une tente à proximité. A qui la faute ?

    On laissse les gens prendre racine puis on vient les déloger. Les problèmes doivent etre réglés à la source.

    Quand aux caméra c’est la boucle qui est bouclée. Le téléphone portable pour savoir a chaque instant ou nous sommes, l’internet pour savoir ce que nous disons et pensons et maintenant les caméras pour savoir avec qui nous marchons.

    ========================
    Réponse : C’est le regard que portent les algériens du 1er collège sur les Algériens du 2e collège. Le regard du beggar sur le « ‘Aryane », le regard de l’arriviste haggar sur le zawali el mahgour qui « pollue » son environnement. C’est hélas l’état d’esprit qui prévaut et que ressentent ceux qui vivent les réalités de notre société. C’est cela qui me fait craindre ce que j’ai appelé le tsunami populaire. Rabi Yaltaf.
    Salah-Eddine




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  • thirga
    24 décembre 2009 at 20 h 40 min - Reply

    Un pouvoir qui se respecte ne fait pas étalage à sa population, ou plutôt à ses sujets, de ses tares. il commence par trouver des solutions aux problèmes que lui-même a créés. Tiens, tiens une ceinture de sécurité autour de la Capitale. Elle n’est pas tombée du ciel. Les statistiques de la presse le prouvent. Majoritairement, ils sont issus de wilayates biens précises où le dicton « 3yechni lyoum wa ketelni ghadwa » n’est pas une fanfaronnade. Cette ceinture a commencé avec Benbella. Chadli a tenté de solutionner la tare mais avec du fascisme. Les spécialistes du désordre ont encouragé les flavelas autour d’Alger et des autres villes loin des bunkers. Un signe évident du sous-développement. Pour Alger, ce phénomène a explosé avec la présence à la tête de la wilaya d’Alger de Cherif Rahmani (Ministre de la Ville) avant qu’il ne se fasse élire par deux fois député du RND dans sa wilaya d’origine (Djelfa) dont sont issus majoritairement ces laisser pour compte. Il ne reconnait plus ses électeurs. Et il parle de tourisme, de changement climatique, d’environnement…




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  • Benhabra brahim
    25 décembre 2009 at 21 h 05 min - Reply

    A El hamiz un « bidonvilois » ayant construit sa baraque sur une rue d un lotissement est membre de l apc (parti travailliste de louisa hanoun)…Qui dit mieux???..Le president de la republique avait declare « la guere aux bidonvilles »…Faut d abord mettre en prison les tricheurs qui justement indirectement ont spolies le droit des VRAIs NECESSITEUX…Je ne suis nullement dans le besoin ni d obediance pour un quelconque parti politique si ce n est de celui des « laisses pour compte » pris dans la depression generee par des responsables de mauvaise foi………Au revoir




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  • Adel
    26 décembre 2009 at 9 h 02 min - Reply

    @jnsplu

    Je pense que la publication de cet article, si on le lit correctement, en oubliant les jugements moraux, est bénéfique. Il montre le vrai visage de l’Alger (et de l’Algérie) de Boutef 1er : division de la société en deux classes antagoniques, criminalité en hausse, drogue, alcoolisme, prostitution, etc.

    @Ezawali fi gourbi

    Je ne crois pas qu’il soit sage d’attendre que ces malheureux se déversent sur Alger et brûlent tout. C’est à nous d’agir pour faire en sorte que les choses changent. Si ceux qui ont eu le privilège de recevoir une instruction et qui vivent dans des conditions normales ne font rien, rien ne changera. Un révolte populaire n’est pas une révolution.




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  • lemurdeberlin
    26 décembre 2009 at 10 h 40 min - Reply

    Adel ,la moutarde commence-t-elle à te monter au nez?Tu parles de  » nous » comme si c’était nous autres qui avons crée ces problèmes.La révolte de 2001 et la grande marche sur Alger aurait pu ébranler les choses,si on avait bien voulu suivre.Hélas. Maintenant c’est aux intéressés eux mêmes de se révolter,les intellos n’ont qu’à encadrer par la suite la révolution ,de la meilleure manière qui soit,si c’est possible,sans se calfeutrer dans leur salon pour ne pas respirer les fumées d’Alger.




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  • jnsplu
    26 décembre 2009 at 14 h 26 min - Reply

    L’admin qui sait ou j’habite à bien compris ce que je voulais dire: deux collèges existent. Et l’administration, sensée justement prévenir la ghetoisation en facilitant l’habitat, l’instruction, la vie des Algériens, pour éviter leur délinquance que je ne pense pas qu’ils aient souhaitée, agit à postériori et prèfère mettre le paquet dans des dispositifs couteux importés à coups de devises pour surveiller les conséquences de sa négligence, au lieu de combattre le mal à la racine et d’éviter aux Algériens de sombrer dans la délinquance en les encadrant par des dispositifs de formation, d’habitat, bref de perspectives d’avenir…




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  • jnsplu
    26 décembre 2009 at 14 h 35 min - Reply

    Mais que pouvons nous faire de concret ?




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  • Adel
    26 décembre 2009 at 18 h 13 min - Reply

    @lemurdeberlin

    Non, cher ami. J’essaie quand même de garder le cap qui est celui du changement pacifique.

    Ce que je veux dire, c’est que nous ne devons pas nous cantonner dans une position d’expectative, en attendant la prochaine révolte populaire. Nous devons faire notre travail aussi, celui de l’éveil des conscience et de l’éducation. Celui de redonner l’espoir à tous ceux qui pensent que rien ne changera.

    Il faut y croire et se le répéter tous les jours: Ensemble, nous pouvons changer les choses.




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  • Congrès du Changement Démocratique