Édition du
25 March 2017

L’Armée prépare la succession de Bouteflika

générauxSAAD Lounès

Que se passe-t-il à Alger? Le quotidien El Khabar rapporte que le Commandement de l’Armée a décrété zones militaires les zones frontalières séparant l’Algérie du Mali, Niger et Mauritanie, en imposant un laissez-passer. 3.000 militaires supplémentaires sont venus s’ajouter aux 15.000 déjà déployés le long des frontières Sud.

Selon El Khabar, le commandant de la 6e région, des officiers supérieurs de l’état major, des forces aériennes et des services de sécurité ont effectué, à la mi-décembre, une visite d’inspection au niveau des postes de contrôle frontaliers, situés à Timiaouine et Bordj Badji Mokhtar.

Les unités de l’Armée stationnées à l’extrême sud ont informé les populations nomades que tout déplacement à travers les zones frontalières, notamment Bordj Badji Mokhtar, Timiaouine, Ain Guezzam, Tinzaouatine, Arik, Tefasast, Tintarabine et Chuega, exige une autorisation délivrée par l’ANP, les Gardes frontières ou la Gendarmerie nationale. Ceux qui ne se soumettent pas à cette mesure seront passibles de poursuites et risquent d’exposer leurs vies au danger.

Il faut noter que ces surprenantes restrictions font suite à la dernière visite surprise à Alger le 25 novembre du général américain William Ward, Commandant de l’Africom, suivie de plusieurs kidnappings d’étrangers au Mali et en Mauritanie, revendiqués par des chefs algériens de la nébuleuse terroriste d’Al Qaïda au Sahel.

Cette grave décision exclusivement militaire de fermeture des frontières signifie que les généraux ne supportent plus les atermoiements de Bouteflika sur le volet terroriste. Ils ont repris manu militari le pouvoir de décision sur un domaine décisionnel réservé au président, chef suprême des forces armées, pour mettre un terme au malaise des pays voisins qui accusent ouvertement l’Algérie «d’exporter sa sale guerre».

C’est un signe révélateur d’une amputation du pouvoir d’un président malade, et qu’un nouveau compte à rebours pour sa succession a été enclenché.

On se rappelle que depuis sa première élection en 1999, Bouteflika n’a jamais fait l’unanimité au sein du collège des généraux et ne voulait pas être un «trois quart de président». C’est le général Larbi Belkheir, parrain du système, qui l’avait imposé alors que des durs de l’armée comme le général Khaled Nezzar avaient publiquement déclaré qu’ils n’en voulaient pas, avant de l’accepter finalement comme le «moins mauvais» des candidats.

En avril 2004, le chef d’état-major Mohamed Lamari s’opposait à sa réélection en soutenant ouvertement Ali Benflis. Mais c’est encore Belkheir qui avait eu le dernier mot pour imposer le deuxième mandat et Lamari a démissionné en été 2004.

Bouteflika en a profité pour détruire le pouvoir économique de deux jeunes hommes d’affaires protégés par Lamari, Rafic Khalifa et Abdelghani Djerrar, dont les groupes Khalifa et Tonic Emballage ont été liquidés.

Bouteflika a procédé à plusieurs changements et nominations dans la hiérarchie militaire sans toutefois parvenir à déboulonner le plus puissant des généraux, Mohamed Mediene dit Toufik, patron du Département Renseignement et Sécurité (DRS), en poste depuis 1990, qui chapeaute tous les services de renseignement civils et militaires, et reste le gérant des équilibres de pouvoir au sein de la matrice du Commandement de l’ANP.

Grâce au soutien de son clan d’Oujda qui tient les postes clés du gouvernement, au contrôle du FLN et à la manne pétrolière, Bouteflika a profité de son deuxième mandat pour renforcer son pouvoir. Réprimant les uns, corrompant les autres, octroyant des contrats faramineux à ses soutiens étrangers, même sa grave maladie de 2005 n’a pas renversé le rapport de force.

La «disparition» mystérieuse de Larbi Belkheir, malade selon sa famille ou décédé selon d’autres sources, et le décès en été 2007 du puissant chef du contre-espionnage, le général Smaïn Lamari, ont déstabilisé la hiérarchie militaire et redonné encore plus de pouvoir à Bouteflika.

La révision de la Constitution et sa réélection à un troisième mandat en avril 2009 se sont déroulées sans aucune résistance du haut Commandement trop occupé à redistribuer les cartes des postes militaires stratégiques, tout en provoquant un statu quo gouvernemental.

Le poste-clé de Ministre délégué auprès du ministre de la Défense nationale est occupé depuis mai 2005 par le général Abdelmalek Guenaïzia, un personnage effacé qui n’a jamais fait de vagues. On se souvient de sa discrétion alors qu’il était pourtant chef d’état-major durant la grave crise de janvier 92, avant de démissionner et de laisser place à Mohamed Lamari, le seul qui sera nommé au grade de général de corps d’armée.

L’histoire semble se répéter et un site français (www.africaintelligence.com) proche de plusieurs services de renseignement, a annoncé un retour imminent de Mohamed Lamari «qui pourrait, lors d’un futur remaniement, prendre le poste de secrétaire d’Etat à la Défense»… en remplacement de Guenaïzia.

Sous son aspect massif et brutal, Lamari est aussi un stratège et un calculateur qui a toujours affiché ses ambitions et su réviser ses jugements, notamment lorsqu’il a accepté l’introduction d’islamistes au gouvernement, alors que la presse le considérait comme un éradicateur féroce et intransigeant.

Lamari est conscient d’avoir aussi servi, comme Khaled Nezzar avant lui, de paravent aux hommes de l’ombre du DRS qui l’ont toujours présenté comme un bourreau sanguinaire tout en effectuant de sales besognes derrière son dos.

Le système de gouvernance et de pouvoir très conservateur progressivement mis en place par les généraux, depuis la mort de Boumediene, s’est construit autour de la personnalité d’un parrain puissant, gérant les intérêts et la sécurité des chefs de l’armée, la «diplomatie parallèle» et interlocuteur privilégié des puissances étrangères et des pays voisins.

C’est Larbi Belkheir qui jouait ce rôle depuis le début des années 80. Le général Mohamed Betchine a voulu le remplacer dans l’ombre de Liamine Zeroual dans les années 90, avant d’être écarté en 1998 et de laisser place au retour de Belkheir. Depuis sa disparition, le général Mohamed Lamari veut s’imposer comme le nouveau parrain.

Le possible retour de l’ex-chef d’état-major à la tête du ministère de la défense va aussi sonner le glas du patron du DRS, premier appareil que Lamari va chercher à contrôler en y plaçant un de ses hommes de confiance.

De nombreux indices annoncent effectivement un changement imminent de gouvernement juste après l’adoption de la loi de finances 2010.

La chute durable du prix du baril a considérablement réduit la manne pétrolière et le prix indexé du gaz, donc la marge de manœuvre dépensière de l’Etat. L’Armée veut récupérer les postes-clés de l’Energie, des Finances et de la Banque d’Algérie pour y placer ses hommes de confiance et gérer la rente pétrolière.

Des chancelleries étrangères ont affiché ouvertement leur ras-le-bol de voir le «Terminator» Ahmed Ouyahia à la tête du gouvernement. Non seulement, il s’acharne à détruire le potentiel économique algérien, mais il a aussi gravement touché aux intérêts étrangers. Les dernières mesures très restrictives de la loi de finances complémentaire 2009 ont détérioré les calendriers des investisseurs étrangers et la rentabilité des activités industrielles et portuaires du bassin méditerranéen par la chute des importations algériennes.

Profitant de la querelle algéro-égyptienne autour d’un match de football, Ouyahia veut mettre à genoux la filiale de téléphonie mobile Djezzy du groupe égyptien Orascom en lui imposant un redressement fiscal surréaliste de 600 millions de dollars. Il a ainsi l’incroyable prétention d’aider son ami et associé, Issad Rebrab, patron du groupe Cevital et tout petit actionnaire de Djezzy, à prendre le contrôle de cette filiale pour une bouchée de pain, avant d’effacer cette ardoise fiscale virtuelle.

Ce faisant, Ouyahia a probablement signé la fin de sa carrière politique en s’attirant les foudres du patronat égyptien très proche des monarchies du Golfe, elles-mêmes très écoutées aussi bien de Bouteflika que des généraux. La toute récente tournée dans le Golfe du président égyptien Hosni Moubarak et l’intervention de «l’ami de Bouteflika», Cheikh Zayed Al Nahyan des Emirats Arabes Unis pour réconcilier l’Algérie et l’Egypte sont des signes qui ne trompent pas sur la mobilisation de l’artillerie lourde pour défendre le fleuron égyptien Orascom. D’autant plus qu’Ouyahia attise de façon malsaine le débat sur les contradictions identitaires algériennes en mettant en avant son origine kabyle comme Rebrab.

Il y a aussi un signe dans la demande algérienne auprès du gouvernement britannique de retarder l’annonce de sa décision de ne pas extrader Rafic Khalifa. Ni Bouteflika, ni l’armée ne veulent le retour du golden boy à Alger, la reprise du procès et la poursuite du feuilleton judiciaire de révélations à scandale au milieu d’une nouvelle pléthore d’affaires de corruption encore plus graves qui ont détruit tout climat de confiance.

Des rumeurs émanant de Londres font même état d’une négociation entre Bouteflika et les avocats de Rafic Khalifa pour son indemnisation, et d’une possible amnistie pour tous les condamnés détenus ou en fuite, comme les frères Keramane, ainsi que la clôture de toutes les autres enquêtes sur le groupe impliquant des personnalités du système.

L’Armée voit aussi comme une grave menace l’incroyable prétention de Bouteflika de créer une dynastie et d’offrir la succession à son frère Saïd, dont l’agenda de fondation d’un nouveau parti à la conquête du pouvoir a été annoncé avant de se voir retardé.

Il est aussi reproché à Bouteflika d’avoir réduit à néant tous les écrans de l’opposition politique et mis à nu le système de répression face aux émeutes populaires. La classe politique donne une décevante image d’usure, de lassitude et d’abandon de ferveur militante, au point qu’il ne reste plus que l’armée pour mettre un terme aux désastres politiques, économiques et diplomatiques de Bouteflika.

Saâd Lounès


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20 Commentaires sur cet article

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  • BRAHIM
    24 décembre 2009 at 14 h 40 min - Reply

    Cher Saâd Lounès (que je ne connais pas malheureusement) je ne sais pas d’où tu tiens toutes ses informations de « premières mains » mais il y a à boire et à manger dans cette marmite que tu nous livre en bloc. Y a t-il un travail d’investigations, de recoupements ou d’interviews auprès de personnes particulières du monde politique, économiques, de la société civile, des partis politiques de l’opposition ou non etc…. ??? ou bien toutes ses informations ne sont -telles seulement que des points de vue personnels que n’importe quel internaute de notre acabit peut livrer sur le net ! La question est importante pour la suite de la discussion sur notre cher blog !




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  • Rbaoui
    24 décembre 2009 at 17 h 04 min - Reply

    Un « article » digne da la Gazette Trottoir de fin d’annee tous les personnages sont reunis sauf peut etre M6.
    Avec tous les sujets d’actualite interressants pour le changement en Algerie vous avez choisi de nous servir une salade russe faites des restes de plats non rechauffes.
    Pensez vous vraiment que les lecteurs vont avaler longtemps encore ce genre de mixture journalistique sans attrapper une indigestion !
    C’est tellement gros (pour ne pas dire grotesque !) que ce ne peut être que volontaire…




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  • jila
    24 décembre 2009 at 19 h 33 min - Reply

    saad lounes est un journaliste avéré qui s’est surtout fait remarqué par son journal economique vers 1990 mais qui a été « liquidé » surtout peut etre par ses prises de positions courageuses.




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  • El Houari
    24 décembre 2009 at 22 h 36 min - Reply

    Remarquable analyse, qui mérite quelques remarques:
    Des noms de personnalités de premier ordre sont cites ca et la avec des relations très étroites ans certains cas.

    Pour le reste certaines personnalités sont passées presque inaperçu et dont le rôle négatif dans la situation actuelle du pays a été occultés tel le cas de Lamari ancien sous officiel de l’armée française.

    Je n’irais pas jusqu’à la salade russe de Rbaoui, mais je pense que des mises au point peuvent compléter cet article sans pour autant dissimuler certaines vérités.

    Il est important de se poser la question aujourd’hui à qui profitent les dernières décisions de la LFC 2009.

    Pas celles qui ont fait l’objet de tellement de publicités.

    Mais celles qui ont calmés les élus et operateurs français venus négocier avec l’état Algérien.

    Quel est ce miracle d’Ouyahia, pour qu’on puisse le servir au niveau des universités à nos futures dirigeantes ?

    Comment se fait-il qu’aucun quotidien (ceux du pouvoir et de l’opposition compris) n’a donné cette recette miraculeuse ? Et aurait rehaussé le prestige de ce prestidigitateur. Comme sa a été le cas de l’équipe nationale.

    Même Liberté n’a pas commenté comme il se doit cette défaite de ces envahisseurs venus réclamer leur butin.

    Si l’enjeu est connu il demeure que ceux qui ont profitent ne le sont pas.




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  • IDIR
    25 décembre 2009 at 11 h 19 min - Reply

    Selon le journal El Watan, 13 décembre 2009

    Interrogé à la fin de sa conférence, M. Mehri a refusé de se prononcer, pour l’heure, sur des questions politiques, notamment celles touchant aux préparatifs du congrès du FLN, préférant « attendre un peu car il se passe énormément de choses ces jours-ci ».

    Où se trouve la Transparence entre l’article de Saâd Lounès et le mutisme M. Mehri ?
    Fraternellement




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  • Khaled
    25 décembre 2009 at 11 h 58 min - Reply

    La seule bonne chose dans cet article est qui il a ete publie dans les 3 sites de l’opposition algerienne a l’etranger.

    Peut-etre un debut afin d’unifier tous les opposants algeriens face a ce pouvoir.

    Bonne annee a tous.




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  • arezki
    25 décembre 2009 at 13 h 12 min - Reply

    azul.esperons cette fois que les champs de batailles seront elmouradia,hidra club des pains etc…et non la kabylie ou un autre espace populaire.nous allons nous regale in challah.amen et thanmirth.




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  • Beznassi
    25 décembre 2009 at 14 h 23 min - Reply

    Salam.
    C’est un sujet ou tout le monde peut commenter et donner son point de vu, vu la situation catastrophique et desastreuse de la politique du pays. Ce qui m’a attire l’attention, c’est que je trouve normale que l’armee controle les affaires strategiques du pays mais ceux qui sont dans ces corps principales qui sont la colonne vertebrale du pays devraient etre des Vrais Algeriens sains et que leurs dossiers doivent etre controles minutieusement et serieusement, commencant par le premier poste du pays qui est le president.

    ==========================
    Contrôlés par qui? Ahna fihna?
    Salah-Eddine




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  • Adel
    25 décembre 2009 at 16 h 49 min - Reply

    Je pense qu’il y a deux principes qu’on doit garder à l’esprit quand on observe la scène politique algérienne:

    1- Tout événement est le résultat d’une lutte de clans.

    2- Aucun homme d’affaires ne peut prospérer en Algérie s’il n’a pas derrière lui un général ou un clan.

    Tout Algérien connait ces principes. Personne en Algérie ne croit que la réussite de Khalifa et celle de Rebrab sont le fruit de leurs seuls efforts et mérites. De même, la chute du premier nommé – comme son ascension d’ailleurs – et la liquidation de Tonic Emballage ne doivent rien aux règles économiques.

    Le bon journaliste, c’est celui qui rapporte des faits et qui les analyse et les explique de manière logique, cohérente et plausible.

    Saad Lounès fait beaucoup d’efforts dans ce sens. Il reste cependant que des phrases telles que « Lamari est conscient d’avoir aussi servi, comme Khaled Nezzar avant lui, de paravent… » me dérangent. J’ai envie de lui dire : « Qu’en savez-vous M. Lounès? Avez-vous pris le thé avec lui? Si c’est le cas, alors dites-le nous! »

    Avec un style pareil, on a vite fait de se faire taxer d’agent du DRS ou d’homme d’un clan en service commandé ayant pour mission de déstabiliser un autre clan.

    Nous demandons plus de rigueur.




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  • Si Tchad
    25 décembre 2009 at 18 h 17 min - Reply

    Il y a des certitudes et il y a des incertitudes comme dirait Si De Lapalisse. La certitude des certitudes est que le pays est géré en sous main (pas gouverné, nuance) par une mafia politco-militaro-financiere qui ferait tout pour garder la main sur le sous-sol (quelle trouvaille!).

    L’incertitude des incertitudes est que les mecanismes de fonctionnement de cette mafia algerienne n’obeissent pas à des regles rationelles comme c’est le cas pour les autres mafias, et donc essayer d’analyzer avec objetivité ce qui se passe dans les clans, sous-clans, anti-clans de cette pieuvre est tout à fait illusoire, etant donné l’aspect opaque et surtout informel du vrai pouvoir en Algérie.

    Un ancien ministre de Boumediene, Cherif Belkacem, trés avisé donc, disait que les gens en Algerie ont tendance à analyser les evenements politiques comme suit: puisque A est vrai, c’est que B est vrai, puisqu’autrement C n’aurait pas eu lieu…et il notait: s’ils savaient comment les choses se font dans ce pays, ils ne diraient pas tant de bétises…Par exemple: il y a des decisions qui engagent le pays entier mais qui sont prises pour satisfaire l’interet d’une seule personne qui n’est peut-etre meme pas au pouvoir et est inconnue du grand publique, mais comme nous ne savons rien de cela, nous avons tendance à essayer d’expliquer la decision pour des arguments tirés par les cheveux et trés loins de la realité.

    Ma conclusion est que cet article essaie de faire un peu la meme chose, c’est à dire partir de données incertaines, suivre un semblant d’analyse rationelle, pour arriver à des conlusions « logiques » mais probablement fausses car les suppositions originelles ne sont pas vraies…

    Si Tchad




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  • Kaci Seddiki
    25 décembre 2009 at 19 h 43 min - Reply

    Encore une fois,Mr Saad Lounés se trompe lourdement,lorsqu’il est amené à disserter sur les occupants du pouvoir actuel .Affirmer que Lamari va être repêché par le clan le actuel est un non sens : c’est Mediène qui a « élu Bouteflika » en cassant Benflis. Le reste ? De la litérature .
    KS




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  • Benhabra brahim
    25 décembre 2009 at 19 h 50 min - Reply

    Cet article a mon avis (pour etre polit avec tout le monde) c est soit un reve premonitoir interprete par un « raki » malien ou nigerien ou alors comme chaque fin d annee les predictions de 2010 faites par sa concierge.Ce journaliste fait du « lagat ou zraa » normal… »lemiicha talgat » ya khouya …..Au revoir…N.B ya rabi ma fikoulich oui dirouh

    ================================
    Feknalek ou darnah
    فقنالك و درناه
    صلاح الدين




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  • algerianus
    25 décembre 2009 at 20 h 41 min - Reply

    un ami m’avait dit un jour , SEULS 03 hommes au monde connaissent parfaitement le regime Algerien .
    il avait cité : Hocine Ait Ahmed , Francois Mitterrand et Hassan II.
    Je crois mon ami.Ce regime est beaucoup plus machiavelique que vous ne pouvez l’imaginer , alors ne chantez pas trop vite victoire .




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  • Ammisaid
    26 décembre 2009 at 2 h 11 min - Reply

    Assalam, azul, bonsoir
    Je ne savais pas que Bouteflika était président. Le président c’est celui qui avait, qui tient et qui tiendra l’armée, la police, la gendarmerie, les services de sécurité et le pétrole et le gaz dans ses mains. Sans un état de droit, il n’y a rien, hormis l’exploitation de l’homme par l’homme, la domination et l’hypocrisie de la plus laide à la plus raffinée. L’Algérie n’est pas encore née même si elle est de plus en plus peuplée.
    Toutes celles et tous ceux qui voient sa réalité et qui disent la vérité sont, systématiquement, combattus, violentés, achetés, éliminés…
    Le système est bien huilé, tant qu’il régnera, rien ne sera vrai, ni clair, ni possible pour ceux qui aspirent à un changement réel et sincère.
    Les marionnettes ne peuvent pas exister si le marionnettiste est visible à l’oeil du spectateur. Il ne doit apparaître qu’à la fin du spectacle, s’il désire se faire connaître ou si les circonstances l’obligent à se faire connaître.
    La force d’un système opaque et ténébreux a, souvent, pour source sa capacité à perdurer malgré la disparition de ces créateurs.
    Ceux qui doivent prendre la relève doivent téter ses mamelles dés leur petite enfance.
    Ils doivent écouter attentivement, leurs maîtres et ils doivent être prêts dés que ces derniers prennent leurs retraites ou meurent d’une façon ou d’une autre.
    Et, si possible, ils doivent améliorer le système, le solidifier, le rendre de plus en plus opaque et surtout le perfectionner afin d’éviter son infiltration, sa contamination et son éradication.
    Le système qui nous dirige est l’un des systèmes qui a su résister au vent du changement qui avait souffler sur la planète terre dans les années quatre vingts.
    Et, il avait pu résister pour deux raisons essentielles (il en a sans doute d’autres): la faiblesse de l’opposition (division, allégeance, immaturité, égoïsme, peu de soucis de l’intérêt général, peu d’amour et de respect pour notre pas et son peuple…) et la violence et la barbarie du système quand il sent sa vie en danger (octobre 88, décennie noire, printemps 2001, fraudes, assassins pédagogiques, destruction de nos valeurs…).
    Alors, Bouteflika ou son frère, Lamari ou Mediene, jeune ou vieux, intellectuel ou ignorant, civile ou militaire, moudjahide ou harki, homme ou femme, kabyle ou arabe, croyant ou mécréant, démocrate ou dictateur…ça changera quoi ?
    Notre destin ne changera que si nous arrivions à changer le système. Wa Allahou A3lem.
    Fraternellement




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  • Adel
    26 décembre 2009 at 8 h 34 min - Reply

    Il me semble que ce qui rend difficilement prévisible les décisions et les réactions des décideurs algériens, c’est leur incompétence. Quand il s’agit de décisions de la plus haute importance qui engagent l’avenir d’un pays de 2 millions de km2 et de 35 millions d’habitants, lesquelles décisions pour être logiques doivent être prises en toute connaissance de cause et donc par des personnes compétentes, on ne peut pas prévoir ce que ferait quelqu’un qui n’a aucune idée de ce que gouverner signifie. Ses décisions n’obéissent à aucune logique et sont le fruit du hasard.




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  • Adel
    26 décembre 2009 at 8 h 37 min - Reply

    On peut, par exemple, prévoir ce que ferait un bon joueur d’échecs, à partir d’une position donnée, mais on ne peut en aucune façon prévoir ce que ferait un mauvais joueur.




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  • RABAH
    26 décembre 2009 at 9 h 19 min - Reply

    cet article nous montre simplement qu’on tourne toujour en rond,quand ce n’est pas gunaizia c’est lamari ,quand ce n’est pas belkheir ,c’est toufik,quand ce n’est pas ouyahia c’est belkhadem,quand ce n’est pas rabrab c’est khalifa.Au fait c’est une éspece democratie au sein du serail,et que l’algerien n’a pas le choix entre éradicateur et pseudo conciliateur le tous teinté de corrupution,de religion ,de clan ,de regionalisme ,une MAFIA qui ne dit pas son nom et qui utilse les sigles de la republique,les noms des parti politique etc…
    On est trop trop trop trop loin d’une republique et des valeurs republicaine vraiment tres loin d’un ETAT.
    Tout est a refaire dans ce pays ,de fonte en comble .




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  • Erraciste
    26 décembre 2009 at 22 h 39 min - Reply

    D’autant plus qu’Ouyahia attise de façon malsaine le débat sur les contradictions identitaires algériennes en mettant en avant son origine kabyle comme Rebrab.




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  • baroudi
    27 décembre 2009 at 20 h 43 min - Reply

    ce sont tous des monstres mutants ,derniere generation, esprits des ténèbres, c’ est selon. Leur chatiment leur a deja été infligé.ils ne peuvent s ‘en rendre compte, car leur cerveau est amputé de ce qui constitue l’ essentiel de l’ espece humaine, à savoir l’ame.ils ne ressentent ni emotion, ni affection, ni tendresse,ni amour ,ni remords ,ni regrets ,ils ne font pas la difference entre le bien et le mal .Ils croient etre immortels.Ils sont froids, cruels, calculateurs et imbue de leur personne, narcissique ,aveugles.Incapables de discerner la nuit du jour. les tenebres sont leur royaume.La mort des autres ne les affecte pas, meme de leur proche,leur souffrances egalement, il ne savent pas ce que sont la pitié, la douleur,la joie, en un mot ce sont des mutants et ils ne le savent pas, ce n’ est qu’ une juste punition.




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  • adel133
    28 décembre 2009 at 5 h 27 min - Reply

    j’ai du prendre 2 asprines extra fortes pour me désengluer de ce scénario boly ouedien.
    monsieur Saad,si on nous a appris en géométrie que la ligne droite est le chemin le plus court.cette vérité est fausse en Algérie.à Alger il faut zigzaguer et passer par les ruelles sombres et interdites pour arriver le premier du coté d’el mouradia et/ou des tagarins.
    il n y a ni état,ni président,ni armée,ni institutions,ni loi ni droit,ni stratégie de prise de pouvoir,mais une secte avec des gourous rotatifs qui sont la tant que durera la rente.le reste ils nous em……. et c’est ce qu’ils n’ont jamais cessé de faire depuis 50 ans.




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  • Congrès du Changement Démocratique