Édition du
24 March 2017

Tout commence aujourd’hui… Pour l’Algérie de demain

Indépendance-1

Par Zehira HOUFANI BERFAS.

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The beginning is always today! J’aime beaucoup cette expression. Elle peut secouer autant un individu que tout un peuple et lui faire découvrir comment chaque jour, indépendamment de tout, est porteur d’un nouvel espoir, d’un nouveau départ à la mesure des aspirations de chacun. La traduction française la plus proche est : Tout commence aujourd’hui. C’est une expression qui devrait nous inspirer et nous unir pour mettre fin au désordre et aider le peuple à reconquérir son prestige et sa dignité dans cet État de droit auquel il aspire.

Ne gaspillons pas cette nouvelle chance de conjuguer nos efforts afin de stopper la dérive de notre pays et faisons en sorte que le changement démocratique devienne la préoccupation majeure de l’Algérie en 2010.

Rappelons-nous également cette autre expression tout aussi importante : « Qui ne dit mot, consent » et arrêtons cette fâcheuse tendance, à subir et à nous taire en pensons que notre sort relève d’une force divine. Il n’en est rien. …الحياة إذا الشعب يوما أراد

Prenons exemple sur ces sociétés développées que nous admirons pour leurs réalisations et les droits dont elles disposent. Posons-nous les vraies questions sur nous-mêmes et ayons le courage d’accepter les réponses qui nous dérangent.

Sommes-nous allergiques à l’effort, au progrès, à la solidarité et à la beauté, comme le prétendent les parrains du désordre dans notre pays.

Demandons-nous si nous sommes différents de ces peuples avancés. Sommes-nous faits pour vivre dans le déni des droits, la misère morale et sociale, l’injustice, la violence, l’irrationnel, la saleté, etc.? Sommes-nous plus lâches, plus fainéants, plus dupes, plus médiocres et plus violents que les autres, bref incapables de nous prendre en main et de nous améliorer? Sommes-nous à ce point odieux, méprisables pour être enfermés et gouvernés dans l’état d’urgence? Est-ce de nous, Algériennes et Algériens, qu’il s’agit?

À moins de faire dans le fatalisme le plus abject, nulle communauté humaine n’acceptera qu’on lui colle de telles prédispositions. Pourtant, c’est la carte de visite que l’on projette de la société algérienne au reste du monde. Et tout au long de ces dernières années, alors que le régime du président Bouteflika  n’a cessé de cumuler les promesses non tenues, l’Algérie, pour sa part, n’a pas cessé de s’enfoncer dans l’indigence et cumuler les étiquettes les plus révoltantes. Je n’ai même pas besoin de les recenser, tout le chapelet des carences, qui nous accablent, est disponible dans la presse nationale comme internationale, et tout un chacun y a accès.

Pourquoi donc notre peuple doit-il composer avec des situations aussi affligeantes, alors que le pays dispose de ressources pour lui permettre de vivre dans la liberté et la dignité? C’est une question fondamentale parce qu’elle renvoie à la démission collective et au silence indu de l’intelligentsia face au gâchis. Qui n’a pas fait constat de ce silence coupable qui a englouti les sacrifices et espoirs de nos parents martyrs? Ce silence qui a rendu possible la désintégration de notre tissu social et la perte de nos valeurs, jetant la majorité des Algériens dans le désarroi, en particulier les jeunes dont le rêve est de fuir le pays, même au péril de leur vie. Convenons que ce silence a trop duré et saluons les Algériennes et Algériens qui ont décidé de le rompre en lançant des initiatives de résistance citoyenne, jetant ainsi les bases de ce mouvement pour le changement démocratique dans lequel nous nous reconnaissons.

Faisons en sorte que cette expression « tout commence aujourd’hui » soit notre résolution collective pour cette Algérie que nous rêvons et voulons. Qu’elle soit la devise de notre volonté de changement pour la nouvelle année 2010.

Faisons partie de ces millions de personnes à travers le monde qui, à pareille date, prennent de fermes résolutions pour harmoniser leur vie, changer leur façon d’être, leur vision du monde, leur mode de vie, bref, ils sont déterminés à atteindre un mieux être qu’ils savent possible. Et n’écoutons surtout pas ceux qui nous disent qu’il faudra des siècles pour espérer une qualité de vie acceptable sous le ciel d’Algérie. Un discours qui cache mal les inégalités outrageantes entre l’Algérie des gouvernants et l’Algérie du peuple. Celle de l’opulence indue des gens du pouvoir et celle de l’indigence subie par les populations. Voilà une réalité incompatible avec une société démocratique (développée et consciente de ses droits). C’est aussi l’objectif du changement que nous souhaitons pour l’Algérie.

Excellente année 2010 à toutes et tous.

Zehira Houfani Berfas


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55 Commentaires sur cet article

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  • Tweets that mention Le Quotidien d’Algérie » Tout commence aujourd’hui… Pour l’Algérie de demain — Topsy.com
    26 décembre 2009 at 13 h 13 min - Reply

    […] This post was mentioned on Twitter by dz online | algérie , Appel 19 Mars 2009. Appel 19 Mars 2009 said: Tout commence aujourd’hui… Pour l’Algérie de demain http://bit.ly/69uonf […]




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  • BRAHIM
    26 décembre 2009 at 13 h 54 min - Reply

    Il y a quelques mois, j’ai émis une réserve de prudence aux propositions de Monsieur Benbitour pour des actions citoyennes pour sauver l’Algérie. A cette époque là, j’avais dis attention c’est peut être une entourloupette du régime pour le préparer à remplacer Ouyahia. Sincèrement, c’est vrai que j’avais de la méfiance car je ne trouvais pas, à l’époque, dans son initiative de propositions concrètes. Mais voilà que le journal El Watan de ce 26 décembre, on voit ENFIN apparaître des propositions concrètes et claires comme de l’eau de roche. Je vous fait part de quelques unes de ces déclarations et aux internautes de réagir en toute liberté (cette initiative, à laquelle il souhaite une forte adhésion des citoyens, est basée sur la refondation de l’Etat ) . Voici quelques une de ses propositions :
    1/- «Nous sommes à un tournant de notre histoire. Toutes les conditions me paraissent réunies. Il est temps. Il est temps que nous cherchions une solution pacifique où les intérêts de toutes les parties seront pris en considération, tous ensemble, pour mettre notre pays sur la voie de la modernité et de la croissance partagée»,
    2/- «la nécessité vitale de remplacer le régime autocratique et prédateur actuel par un régime authentiquement démocratique…».
    3/- «la démocratie qui doit être instaurée en Algérie doit rompre avec le leurre de « l’électoralisme »».
    4/- «Le régime algérien réduit l’histoire de notre peuple à la période coloniale espérant continuer à tirer sa légitimité de la guerre de libération»,
    5/- «pour conserver notre identité d’Algériens, il faut revoir les programmes scolaires et universitaires».
    6/- «Notre société est dans l’attente impatiente d’un changement réel et non cosmétique».
    A quand, les réactions des autres « hommes politiques » , des « hommes historiques » , des « hommes intellectuels » qui se terrent et se tapissent dans l’horrible silence complaisant !
    Je profite de cet appel de Benbitour (qui est à méditer en toute liberté), pour en appeler à la raison Mrs DEHBI et AIT LARBI AREZKI, afin qu’ils nous donnent leurs avis en toute liberté sur ces quelques propositions de Benbitour. Je ne suis pas un donneur de leçons, mais la quête de sérénité et de la paix entre les algériens qui sont pour le changement radical de régime, m’habite sans cesse.
    La rencontre des TOUT LES PATRIOTES du changement est indispensable pour élaborer sereinement la plate forme consensuelle de la FUTURE ALGERIE ALGERIENNE.




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  • Mokrane
    26 décembre 2009 at 17 h 03 min - Reply

    D’un point de vue global, chacun et chacune de nos concitoyens revendique la démocratie comme socle pour
    accéder á un état de droit digne de ce nom.
    Le drame de la situation algérienne est l’inexistence d’un consensus entre les diverses parties de la population. Il existe une partie non négligeable dans notre société constitué de gens indifférents au sort du pays mais qui néanmoins n’aiment pas moins leur pays que d’autres. Je m’explique: Ces abstentionnistes se recrutent surtout dans les tranches les plus défavoriser de la population. Ils se préoccupent avant tout d’améliorer leurs dures conditions d’existence. Ils sont sutout sensibles aux besoins matériels. Ils s’accomderaient de n’importe quel régime. Chez eux, c’est le scepticisme qui prévaut. Pour avoir lontemps été abreuvés de promesses fallacieuses, ils récusent les politiciens et intellectuels de tous bords. La frange moderniste croit á la nécéssité de faire accéder l’Algerie á l’ére de la modernité par le biais de la science et de la technique. Mais ils divergent sur les moyens d’y parvenir. Les deux mouvances berbéristes et modernistes ne cessent de se déchirer. Les islamistes qui représentent une partie de l’opinion ont une revanche á prendre. Le tragique de la situation politique algerienne vient du fait que les islamistes et les modernistes, les deux parties politiquement pertinentes, ne s’entendent sur rien.
    Or en l’absence d’un modus vivendi, au sens strict du terme, comment les algériens pourraient-ils envisager
    de vivre ensemble, de cohabiter ?
    Quand á la démocratie en Algérie, il convient de citer
    l’expression de Monsieur Kateb Yacine, qui dans son roman attribue cette phrase á l’un de ces protagonistes qui se disputent les faveurs de la fascinante Nedjma : « Son absence nous unit, sa présence nous divise. »
    L’inconscient collectif algérien est habité par la conviction que l’Etat est une institution oppressive.
    Comment alors attendre de nos citoyens qu’ils aient le sentiment d’accomplir un acte important en laissant glisser leur enveloppe dans une boite.
    Les europeens ont tendance á oublier le patient et titanesque travail de Jules Ferry et de ses semblables et qui permit d’inculquer aux citoyens les valeurs républicaines et civiques. Leur culture en est tellement imbue qu’ils les considérent comme naturelles désormais.
    Lorqu’on parle d’électeurs, on imagine un citoyen qui, aprés avoir réfléchi, opte pour le candidat ou le programme qui le séduit. Dans nos campagnes, qui regroupent 50% des habitants, la réalité est bien differente.Ce sont les chefs des tribus, des clans ou des grandes familles qui décident pour leur communauté vers quel candidat doivent s’orienter les suffrages.
    La tractation se conclut autour d’un bon méchoui.
    La moitié de nos compatriotes ignorent quel est le rôle de l’Assemblée. Pour eux, c’est bien entendu le tenant du pouvoir qui en même temps promulgue et applique les lois. C’est la raison pour laquelle il n’est á leurs yeux qu’une seule éléction qui ait un sens: La présidentielle.
    C´est tout ce travail d’éducation civique et politique qu’il fraudra effectuer en amont des revendications légitimes pour l’état de droit dans toute sa diversité. Bien entendu, ce n’est pas la démocratie qui est en cause. La question est de savoir s’il est prudent de passer d’un régime dictatorial á la démocratie sans ménager une periode de transition.




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  • Adel
    26 décembre 2009 at 17 h 57 min - Reply

    @Mokrane

    Les Algériens ont malheureusement tout à apprendre en matière de culture démocratique car, depuis 1962, ils n’ont connu de la démocratie que des modèles « taiwan », « m’derhine », comme on dit aujourd’hui.

    La démocratie, comme la morale, n’a de sens que si on la met en pratique. C’est en la pratiquant que l’on découvre sa puissance. Comme la liberté, elle ne se donne pas, mais s’arrache. Il faut en ressentir le besoin pour aller la conquérir, souvent au péril de sa vie. On peut vivre toute sa vie, la tête baissée et l’échine courbée, mais il suffit parfois d’une parole pour la relever. Cette parole, c’est aux gens éclairés de la propager. Il faut travailler sans relâche à l’éveil des consciences.




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  • jila
    26 décembre 2009 at 21 h 22 min - Reply

    @Mokrane « l’inexistence d’un consensus entre les diverses parties de la population » vous vous trmompez lourdement c’est bien l’élément fédérateur qui manque à ce peuple car si celui ci a su se cristalliser autour d’un match de football!comment ne réussirait il pas à s’unir pour sortir de ce pourrissement total et infernal
    Nous parlons trop et agissons peu ou prou!!!!!!!!




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  • Lies
    26 décembre 2009 at 23 h 45 min - Reply

    Salutations à toutes et à tous.

    Le peuple algérien ne fait pas confiance.

    Depuis des siècles il est floué.

    Cela ne veut aucunement dire qu’il est contre le changement ou qu’il a définitivement abdiqué.

    Il est simplement désemparé.

    Il attend un sauveur, un guide, un messie, un vrai chef sincère et juste qui répond à ses VÉRITABLES ASPIRATIONS.

    Parmi ces aspirations, la liberté étant la mère, et la justice, la fille ainée.

    À ce moment là, vous verrez qu’il se mettra résolument derrière lui, pour faire le travail, tout le travail.

    Le peuple aujourd’hui ne croit même pas à la religion qu’il pratique, sa ferveur s’est émoussée devant tant de souffrances et de désillusions, il ne reste que le faux zèle et les apparences.

    Le peuple pratique une comédie humaine à grande échelle.

    Et pourtant c’est un peuple qui a cru, en l’Émir, en Bouaamama, en Boumaza, en El Mokrani et Lalla N’tsoumer, il a cru en Messali, en Benbadis, en Ferhat Abbes.

    Il a cru en Ben M’hidi et en Abane Ramdane, il a cru en l’indépendance et aux hommes qui la symbolisaient, il est sorti dans la rue pour crier sa douleur et son refus d’une guerre fratricide durant la crise de l’été 1962.

    Par sagesse il a accepté le fait accompli, en même temps qu’il pleurait la marginalisation et la mort de certaines grandes figures de la révolution.

    Le peuple a cru en Benbella et en Boumediene après lui, et puis en Chadli et ensuite en Boudiaf.

    Il a cru en Zeroual et a accueilli Bouteflika comme un messie.

    Ce n’est pas du béni oui ouisme, c’est plutôt un peuple orphelin qui a besoin d’un bon père pour le guider jusqu’a la maturité, jusqu’à la définitive autonomie, un peuple assiégé par les loups et les hyènes et qui a besoin d’un bon berger pour le protéger et le conduire.

    Un chef qui lui dira la vérité sur tout, qui l’instruit, qui le prépare aux défis du développement.

    Un père qui ne ment pas, qui ne triche pas, qui ne le hait pas et qui n’abuse pas de lui.

    Il faut savoir que l’Algérie est une république de date récente, donc en construction.

    Notre destin est spécifique. Depuis des siècles, nous sommes gouvernés par des pouvoirs étrangers.

    Nous n’avons ni des traditions monarchistes comme nos voisins, ni démocratiques comme les pays de l’autre rive de la méditerranée.

    C’est ce qui me fait dire que le peuple attend un chef parmi ses fils. Un chef digne et jaloux de son peuple.

    Le peuple n’a pas abdiqué, il attend.
    Il veille et il guette l’arrivée du milieu de lui, du bon chef auquel il accordera sa confiance, son intelligence et sa force.

    La balle n’est pas dans le camp du peuple, même si on pourra l’accuser de tous les maux possibles et imaginables.

    Ces défauts, qui se sont accumulés tout au long de son histoire, et qui aujourd’hui enlaidissent sa physionomie et discréditent son comportement, il ne les nie pas.

    Il cherche à s’en débarrasser.

    Est-il lui, l’administrateur des choses, ou bien l’administré ?

    Est-ce lui qui prend les décisions ? Comment le rendre comptable des échecs alors qu’il subit les decisions prises en dehors de lui?

    La seule fois on lui accorde la permission de choisir, lors des élections, on ne tient pas compte de son choix.

    Mais là aussi, pour que personne ne se méprenne, notre peuple ne vote pas, il se venge.

    C’est le message qu’il envoie à ceux qui ne tiennent pas leurs promesses.

    La balle est donc dans le camp des décideurs, des chefs de l’armée, des élites, toutes les elites (intellectuelles, patronales, syndicales), les elites du mouvement des jeunes, le mouvement des femmes…les organisations des droits de l’homme et l’ensemble du mouvement citoyen.

    Les politiques en sont dispensés, car autant les authentiques sont fatigués, voire broyés par le système, autant les autres ne sont d’aucune utilité car recrutés parmi la faune des courtisans et des opportunistes qui gravitent autour des sphères du pouvoir.

    Nos intentions sont bonnes, nous voulons que notre pays soit bien gouverné, nous désirons l’avènement d’un état de droit où règnent la justice, la paix, la sécurité, la solidarité, la liberté et le travail pour tous.

    Loin des dogmes et des raccourcis historiques.

    Fraternellement.




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  • Benhabra brahim
    27 décembre 2009 at 5 h 22 min - Reply

    C est fini!!!C est trop tard!!!!On est foutu pour de bon!!!Chacun pour soi et dieu pour tous.Le seul pays au monde ayant reussi sa decolonisation est …..L Irlande.C est en 62 que le train est parti sans nous.Que nous restes ils???Le Metro…..mazal egbrous bina!!!!!!……..Au revoir




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  • ElHouari
    27 décembre 2009 at 10 h 04 min - Reply

    TOUT A COMMENCE HIER … AGISSONS AUJOURD’HUI… POUR L’ALGERIE DE DEMAIN.

    Pour mieux preparer demain, il n faut pas occulter hier.




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  • El Houari
    27 décembre 2009 at 10 h 16 min - Reply

    1- Hier, c’est la colonisation, la malvie, l’injustice, la hogra, le pillage des richesse, la corruption, la pauvreté, le terrorisme, la criminalité, la prostitution (morale et physique)…

    2- Aujourd’hui c’est l’action régulière et constante à mener pour améliorer le demain future.

    3- Demain c’est une vie meilleure tous les jours




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  • Adel
    27 décembre 2009 at 12 h 54 min - Reply

    @Lies

    De 1830 à 1962, l’ennemi était visible: c’était l’occupant, débarqué un certain 14 juin 1830 sur la plage de Sidi Fredj et qui avait lâché son armée sur les villes et les campagnes de notre pays. Après avoir massacré et enfumé, il avait pris les terres et avait mis en place son État. Il avait toujours clamé haut et fort sa volonté d’exterminer l’indigène par l’épée et par la faim.

    Depuis 1962, le peuple a affaire à des individus masqués, qui présentent tour à tour différents visages. Ils entrent en scène, font un tour et puis s’en vont. Petit à petit, le peuple a découvert qu’il avait affaire à des marionnettes, se doutant que le marionnettiste était caché derrière le rideau. Il demeure là comme hypnotisé, incapable de réagir, ne sachant qui est le frère et qui est l’ennemi. Il se dit parfois que tout cela n’est qu’un cauchemar et qu’il finira bien par se réveiller un jour et que tout deviendra enfin normal. Il se prend à rêver du temps béni où le colon le faisait trimer de l’aube au coucher du soleil pour une bouchée de pain. Lui au moins était un bon ennemi. Il l’insultait et lui crachait dessus, lui donnant ainsi toutes les raisons de se révolter. Mais que faire contre des ombres?

    L’oppression la plus difficile à combattre est celle qui ne dit pas son nom, qui s’exerce de façon sournoise, comme une maladie qui ne se déclare pas clairement. On se sent mal mais on ne sait pas exactement pourquoi.

    Depuis 1962, le peuple algérien traîne cette maladie, avec des accès de fièvre et des périodes de rémission. Le peuple n’attend pas un père mais un bon médecin qui diagnostiquera son mal et lui prescrira la bonne potion.




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  • MTM
    27 décembre 2009 at 14 h 45 min - Reply

    Votre article est un cri de révolte et un appel fort à la conscience nationale. Un appel pour ne pas lâcher, pour ne pas renoncer à la dignité humaine universelle, complète et entière, qui reste et restera la leur, malgré les apparences d’une réalité amère, malgré les années d’oppression, qui donnent à croire que le peuple est définitivement apprivoisé par le Pouvoir et est dépouillé de sa nature humaine telle qu’elle est définie dans les pays modernes. Une dignité ensevelie sous les tonnes de mensonges, sous les montagnes de boniments que les chantres de la pensée unique lui servent chaque jour dans leurs discours emphatiques en l’honneur de la grandeur de l’Algérie, mais que dans la pratique, ils sont les premiers à la fouler au pied par mille et un forfaits. Alors qu’avec la garde régalienne, ils sont la preuve vivante que notre pays est un vaste territoire où l’injustice et l’impunité règnent en maître absolu. C’est de cela que souffre principalement le peuple. Pour faire durer leur « acquis » et leur butin, les courtiers et les grands commis de l’Etat, multiplient les satisfecit et délivrent, au nom du peuple, les chèques en blanc pour un pouvoir pourri. Afin d’augmenter ses chances de survie et affaiblir les forces de changements, ce dernier ne recule devant aucun abus : les violences, les répressions, les falsifications, les manipulations, les fraudes, etc. Parmi ces crimes, dont le régime a une parfaite maîtrise, il y a bien sûr les « idées prêts-à-porter » néfastes confectionnées et entretenues par les valets du régime pour être ensuite acceptées et reprises, ça et là, par ceux-là mêmes qui en sont la première victime : le peuple. Des préjugés dévastateurs sur les responsabilités de l’échec général et multiforme dans l’édification d’une nation forte, démocratique et moderne. De lourds préjugés et d’obscurs anathèmes consacrant chez l’Algérien le sens du fatalisme, l’immaturité politique, l’incapacité de résister aux forfaitures, le désespoir, la passivité morbide et autres déficiences sociales. Véritables œillères, ces préjugés sont méthodiquement infusés depuis plusieurs années. Avec un tel état d’esprit l’Algérien abusé, s’agrippera au pouvoir comme un enfant à son père protecteur. Tant qu’il n’est pas victime d’une injustice, il jurera par tous les saints, que le régime actuel est le garant de la stabilité et de la sécurité ; sans lui le ciel tomberait sur la tête des Algériens. C’est ainsi que le statu quo perdure dans l’indifférence des uns et la désillusion des autres.

    Bien qu’il reste un long chemin à faire, votre cri, avec celui du 19 mars et avec ceux d’autres intellectuels libres et intègres, donne du baume au cœur, rassurent et permettent aux Algériens, encore vivants, de garder espoir. Tout n’est pas encore perdu.

    Enfin, je vous félicite pour « Jenan » que je viens de lire d’un trait. C’est une chronique triste sur le drame des Irakiens suite à l’embargo économique de 13 ans suivis de l’agression américaine sur leur pays. Un drame que vous avez partagé courageusement avec ce peuple meurtri. Mais Jenan, au-delà de tous les drames, est un juste rappel du danger d’encourent les pays où sévissent des dictatures qui se croient fortes en écrasant leurs peuples. Il n’y a aucun doute que l’histoire se répétera. Tous les pays arabes s’effondreront comme un château de cartes si le scénario de l’invasion américaine en Irak se reproduit chez eux. Les généraux de nos dictatures sont avachis par les fortunes mal acquises et complètement dépatriotisés, et n’ont aucune envie de se battre contre un géant avec qui ils ont trop d’intérêts, leurs redditions et leurs trahisons se négocieront secrètement comme en Irak. Ils livreront les clés du pays avant que l’envahisseur la leur demande. Cela fait mal au cœur de le dire, mais avec nos régimes, la cause est perdue d’avance. Pire encore, les régimes arabes (comme naguère en Irak) ne tireront aucune leçon de l’histoire. Ils sont en train de créer une frange pauvre de la population qui, dépossédée de ses droits les plus élémentaires, réduite à la subsistance dans les ordures et à la vie dans les favelas, se vengera de la dictature et s’adonnera au pillage de son propre pays au moment de la débandade des généraux offrant aux caméras du monde entier un spectacle sinistre. C’est pour eviter ce genre de triste fin qu’il faut aussi lutter pacifiquement pour l’instauration d’un veritable Etat de droit.




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  • Adel
    27 décembre 2009 at 16 h 30 min - Reply

    Pourquoi en Algérie, bien qu’en théorie tout soit parfait, en pratique rien ne fonctionne.

    Nous avons un gouvernement avec des ministres qui dirigent des ministères. Ces derniers élaborent des politiques et des programmes. Nous avons des écoles, des collèges, des lycées et des universités. Nous avons des polycliniques et des hôpitaux. Nous avons des usines, des ouvriers, des ingénieurs et des patrons. Nous avons des terres et des paysans. Nous avons même du pétrole et du gaz en quantité plus que suffisante.

    Nous avons un Président, un Chef du Gouvernement, un Parlement et un Sénat. Nous avons une Justice et des médias. Nous avons même des partis qui participent à des élections.

    Nous avons exactement la même chose que tous les pays développés. Mais dites-moi, pourquoi ça marche chez eux et pas chez nous ? Qu’est-ce qui ne va pas ? Où est le défaut ? Quelqu’un peut-il nous le montrer pour qu’on le corrige et qu’on ait enfin la paix ?

    Ce n’est pas possible, il doit y avoir un petit malin qui, la nuit venue, une fois que tout le pays dort, se lève en catimini et dérègle cette foutue machine !

    Qu’ont-ils de plus que nous, dites-moi ? Leurs mamans les ont portés pendant neuf mois, tout comme nous. Ils ont une tête, deux yeux, deux oreilles, deux bras et deux jambes. Nos neurones seraient-ils « taiwan » ? Quand même ! Ne blasphémons pas. Nous sommes musulmans, non ?

    Non, mais sincèrement, c’est quoi le problème ?

    Peut-être que Ben Bella a oublié d’égorger un mouton lorsqu’il a pris son poste à la Présidence en 1962 ? Il ne nous ferait pas ça, quand-même ! Il sait bien que c’est la tradition chez nous ! Non, non, je ne veux pas y croire.

    Ne serait-ce pas la malédiction de tous nos saints patrons que nous avons délaissés ? Je leur avais bien dit pourtant en 65 : « Ce Boumediène, avec ses idées importées d’URSS, il ne me dit rien qui vaille. Il nous pousse dans la mauvaise direction. Bientôt, plus personne ne fera la prière et qui sait où tout cela nous mènera. »

    Alors là, avec tout ce qui s’est passé depuis le coup d’Etat de 92, tous les pauvres malheureux massacrés, torturés, vous croyez que le bon Dieu va nous pardonner ? Il faudra que chaque Algérien jeûne pendant une année sans discontinuer et encore …

    Bon. Laissons le temps faire son travail. Cette machine finira bien par se mettre à marcher normalement.

    « Hé, tonton ! Moi je sais ce qu’elle a ta machine. Elle a chopé un virus. Il faut installer un logiciel antivirus. Tu peux le télécharger sur Internet. C’est gratuit. »




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  • radjef said
    27 décembre 2009 at 16 h 36 min - Reply

    Bonsoir tout le monde. Notre attitude a sa part de responsabilité dans le drame que vit le pays.Le pouvoir en place, composé d’algeriennes et d’algeriens issus de milieux affamés,n’a aucune légitimité et aucune force intellectuelle et politique.Ce pouvoir manque egalement de spontaneité et d’imagination; il fait dans le bricolage , la corruption et la violence pour se maintenir.Mais il est là,inamovible, depuis plus d’un demi siecle, au grand malheur du pays. Il se permet même de ridiculiser et de mettre en minorité les aptitudes les plus sures. Du reste , les complicités dont il a beneficié au cours de ces vingt dernieres années, est la meilleure preuve que notre attitude manque dramatiquement de culture,de maturité et de force. Ce qui se passe aujourd’hui en Kabylie-parceque les masques sont bien tombés- est tout simplement ahurissant.Que certains ne deduisent pas vite. Quand je parle de la force, je veux dire les idées qui captent les grandes foules et de la discipline en mesure de les organiser en grande force sociale capable d’entrainer la fin de ce systeme et d’imposer le changement tant souhaité…Or depuis 1962 à ce jour, les idées et les convictions ont terriblement manqué pour ne pas dire qu’elles ont été remplacées par l’adoration du mythe et de l’usurpation. Le changement peut-il intervenir alors que ce pouvoir n’a en face de lui que de pauvres âmes narcissiques qui passent leur temps a s’autosublimer?Il est temps pour nous de nous regarder dans le miroir et de faire notre propre critique. Oui, on n’est pas un peuple organisé et discipliné; nous manquons des vertus essentielles et nessaires à la création d’un Etat de droit. Ne pas reconnaitre cette verité, c’est…




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  • Mokrane
    27 décembre 2009 at 19 h 21 min - Reply

    En intervenant hier sur ce forum, j’avais dans mon commentaire mis l’accent sur la nécéssité imperieuse d’une éducation civique et politique pour l’acquisition de l’état de droit. Permettez-moi d’étayer ces propos pour une meilleure compréhension.
    Que signifie la démocratie? Le droit de chaque citoyen et citoyenne de désigner librement ses représentants. Et surtout pourquoi ne peut-on l’exercer pleinement que dans un état de droit.
    Le peuple algérien est-il immature ? Non, bien au contraire. Au risque de me répéter, il est une question essentielle: Les Algériens sont-ils prêts á vivre ensemble et surtout á s’accepter avec leurs différences sans que les uns menacent de sauter á la gorge des autres ?
    Le vrai changement consiste á mobiliser le citoyen et lui faire comprender l’engagement de se soumettre au principe majoritaire et accepter un eventuel gouvernement pour qui il n’aura pas opté. Une rude tâche, vous en conviendrez. Pour reprendre ici le propos d’un forumiste, c’est en auscultant le malade que le médecin découvre la source du mal, afin de pouvoir le soigner.
    Le sentiment qui prévaut aujourd’hui chez les Algeriens, toutes classes sociales et d’âge confondues, est celui d’assister á une régression continue. La croissance de l’économie étant inferieure á celle de la population, il est clair que le niveau de vie ne peut que diminuer. Déjá aujourd’hui celui qui a la chance de bénéficier d’un emploi a en moyenne 8 bouches á nourrir.
    Nés pour la plupart dans des habitations exigues ou dans des bidonvilles, nos adolescents grandissent dépourvus de commodités. A quelques centaines de métres, c’est le domaine interdit. Lá, ils voient s’élever des villas somptueuses. Adossés á un mur, ils fantasment sur ce monde inaccessible et pourtant si proche. Le drame est qu’il ne s’agit pas de simples fantasmagories. Le marbre de carrare et les robinets en or existent bien dans certaines résidences.
    Comme une peau de chagrin, notre cadre de vie n’a cessé de se réduire. Grands et petits, nous apprenons á nous louvoyer entre les itinéraires capricieux d’ordures et d’immondices á ciel ouvert. Cette dégradation latente, qui n’a pu être freinée par aucun de gouvernement successifs, implique l’angoisse et le désarroi des populations.
    Nul doute que c’est dans cette optique que nous devrions axer nos efforts afin de concilier le citoyen avec sa ville, ses valeurs ancestrales de civisme et de solidarité.
    La crise morale que nous traversons est aussi une chance de renouveau pour notre pays. L’engagement actif de nous tous ne peut que se traduire par l’amélioration constante des conditions de vie des citoyens. Mieux nourris, mieux soignés, mieux éduqués,
    nos enfants se révéleront plus saints, plus vigoureux et plus intelligents. Ainsi la notion de progrés sera désormais considérée comme naturelle.
    On ne manquera pas de penser que je force le trait mais il fraudra bien se rendre compte, que c’est la réalité qui éxagére.




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  • Lies
    27 décembre 2009 at 22 h 14 min - Reply

    Salutations à toutes et à tous.

    Je crois que le problème majeur auquel est confronté l’Algérie est l’autocensure, due à la méfiance, qui à son tour est due à une chronique répression.

    Personne ne se dévoile d’une manière franche, parmi le peuple c’est devenu une seconde nature parce que réprimé depuis des siècles, et même parmi les dirigeants.

    Tout le monde a l’impression d’avancer sur un terrain miné.
    Mais que dis-je? Ça n’est pas une simple impression, c’est la dure réalité.

    Tu dis ce que tu penses et vite tu es taxé d’un attribut, dans la plupart des cas, pas reluisant.

    Alors les gens louvoient, parlent par insinuations et demi-mots, explorent, sondent et tentent d’anticiper la réaction de leur interlocuteur, ou de leur auditoire.

    Et c’est ainsi que nait la démagogie, plus tard la fourberie et ensuite la perfidie.

    Et c’est malheureusement ce qui se passe sous nos yeux, tous les jours que Dieu fait.

    Ce phénomène de l’autocensure nous touche tous, sans exception, différemment, selon la cause, le contexte et l’intérêt.

    D’où cela nous vient-il?
    De notre passé bien sûr.
    Passé, présent, avenir ce ne sont que les étapes subreptices d’un même cheminement.

    C’est donc culturel, la culture de l’épée vous apprend à vous méfier de tout ce qui bouge, de vous taire pour ne pas vous attirer des ennuis, vous apprend à vous révolter à force de supporter, vous apprend à vous battre pour la liberté à force d’être asservi, fait de vous tantôt le lâche, tantôt le brave, développe votre intuition et votre capacité à calculer les risques et jauger des situations.

    Il y a des moments où on bombe le torse et d’autres où on fait le dos rond.

    Et clopin clopan, on se surprendra un jour à faire de la comédie, et on va rire de soi-même, la dérision, une sorte de thérapie.

    La dérision est un premier réveil, un début prometteur pour un éveil total.

    On s’habitue à la dérision et on va tout tourner au ridicule.

    Le sérieux de nos politiques, la gloire de notre passé, l’infaillibilité de notre religion, tout devrait passer, pas pour casser les valeurs, mais pour casser les tabous.

    Les tabous empêchent de mieux voir, empechent de grandir, empechent d’être libre.
    Il faut oser examiner toute chose, quelque soit son degré de sacralité, avec des dispositions positives et dans le seul but de savoir.

    Cela ne doit pas être de l’activisme politique, mais plutôt la recherche d’un mieux être pour tous.

    Tout action visant à asservir les autres sous n’importe qu’elle couverture doit être pacifiquement et intelligemment combattue.
    Mon cher @ Adel je te salue, je te cite : «Pourquoi en Algérie, bien qu’en théorie tout soit parfait, en pratique rien ne fonctionne.»
    Question à la fois grave et pertinente.
    En d’autres termes, nous avons les contenants mais pas les contenus.
    Je crois avoir donné un début de reponse dans mon texte ci-dessus selon la part d’intelligence que Dieu m’a confié, et dans la foulée j’ajouterai que cette terre l’Algérie, contrairement à ce que disent beaucoup, est une terre bénie de Dieu.
    Malgré toutes les forces du mal qui se sont liguées contre elles depuis des siècles à ce jour, et ca continuera probablement, elle demeure debout, généreuse, et malgré blessée et meurtrie, elle s’efforce à demeurer digne.
    L’homme sur sa face, a tué, a brulé, a volé, a tout fait pour la détruire, pour la piller, pour tarir ses ressources, rendre stérile sa matrice afin de ne plus enfanter, mais elle est là debout, féconde, prodigue, donnant à manger aux justes et aux méchants, narguant les voleurs, et ceux qui ont voulu entamer la fertilité de son sein.
    Elle aime son peuple humble et authentique qui n’a pas de terre de rechange et qui s’attache à elle comme on s’attache à la vie, et elle en prend soin.
    Lorsque tout un peuple consomme sans produire, et se loge sans construire, voyage sans épargner sur son revenu, tout le monde se fout de tout le monde, ne faut-il pas voir ici un signe que Dieu aime cette terre, pour son passé pur qui fut souillé, et pour les saints et la minorité des justes qui la peuplent.
    Certains, dans leur folie, et ils sont nombreux, veulent défier Dieu, mais Dieu se rit d’eux.
    Lorsque cher @ Adel, j’ai parlé dans mon post précédent d’un peuple qui a besoin d’un père aimant, ou d’une mère, c’est surtout pour dire que les gouvernants doivent avoir de l’amour pour les citoyens dont ils ont la charge, et non de la haine.
    J’ai parlé de profondeur affective que doit avoir chaque responsable à tous les niveaux et non d’une quelconque sorte de Zaimisme.
    Le peuple a besoin d’être aimé, et il ne peut l’être que par les siens.

    Fraternellement.




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  • Benhabra brahim
    28 décembre 2009 at 2 h 04 min - Reply

    Nous etions 6 millions en 62 puis 15 puis 25 maintenant 35….Il va y avoir encore plus de monde.Comment faire???Comment changer un changement qui ne veut pas se changer???Je vous le redit.C est trop tard on s est fait rouler dans la farine au debut…Que chacun se debrouille comme il peut.Tout etre emporterat avec lui ses actes……Au revoir




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  • Adel
    28 décembre 2009 at 9 h 53 min - Reply

    @Lies

    Merci pour ces paroles qui sortent du cœur et que nous ne savons plus dire de peur de paraître ridicules.

    Tu sais bien que dans notre culture (celle qui m’a faite et qui agit en moi sans que j’en aie conscience), ce n’est pas le père qui donne l’affection, mais la mère. Le père manie plus souvent le bâton ou le martinet que la caresse…Enfin, c’était avant. Les choses changent, fort heureusement.

    Dans le post qui répondait au tien, j’avais, au début, écrit: « Il a peut-être besoin d’une mère, qui le réveillerait et chasserait les ombres qui hantent ses cauchemars. » puis j’ai supprimé la phrase, de peur qu’elle ne prête à confusion.




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  • l.leila
    28 décembre 2009 at 10 h 46 min - Reply

    Bonjour,

    @ Mokrane: Cher compatriote, votre question que je reprendrai, donne lieu à réfléchir et à discuter. Pour ma part, je dirais que nous aurions grand besoin d’un militantisme et d’une vigilance, pour atteindre une justice sociale. Il faudrait combattre toutes les formes de régionalisme dans le cadre d’une vraie Justice, car ce qui se passe au sein de nos administrations est alarmant.Et là, je pense, en toute humilité, que nous finirons par nous accépter,sans aucun tabou.
    Voici la question mes chers frères et soeurs:

     » Les Algériens sont-ils prêts à vivre ensemble et surtout s’accépter avec leurs différences sans que les uns menacent de sauter à la gorge des autres ? » Mokrane.
    Mes salutations




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  • A.By
    28 décembre 2009 at 13 h 01 min - Reply

    @ Coordination :
    Mes salutations à tous.
    Je voudrais émettre une suggestion à chaud si vous me le permettez :
    Le slogan – « Tout commence aujourd’hui…Pour l’Algérie de demain » – pourrait être aisèment celui de l’Appel du 19 Mars par exemple.
    À mon humble avis,l’appel en question (en dehors de son contenu) manque d’un slogan unique, catalyseur et rassembleur qui revitaliserait en permanence la dynamique du changement, du droit, du civisme et de la liberté.
    Fraternellement.
    P.S : Heureux de retrouver LQA après quelques mois d’absence. Bonne année 2010 à tous.

    =========================
    Ahlan oua marhaba, mon cher Abdelwahab, après cette éclipse.
    J’avais eu la même idée concernant le titre de l’article de notre soeur Zehira, pour en faire le slogan de notre Appel. J’appuie votre proposition.
    Salah-Eddine




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  • Mokrane
    28 décembre 2009 at 18 h 48 min - Reply

    @Adel,

    « Pourquoi en Algérie, bien qu’en théorie tout soit parfait, en pratique rien ne fonctionne »
    Voilá une question qui á mon avis résume tout le dilemme que nous vivons.
    Je crois que ce l’expliquation réside dans la nature même du système.




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  • Mokrane
    28 décembre 2009 at 21 h 42 min - Reply

    Cher Admin, je n’avais pas terminé mon commentaire et
    j’ai dû saisir par inattention avant de finir. Pardon.

    @Adel,

    « Pourquoi en Algérie, bien que tout soit parfait, en pratique rien ne fonctionne »
    Voilá une question qui á mon avis résume tout le dilemme que nous vivons. Je crois que l’explication réside dans la nature même du systéme basé sur l’arbitraire et le déspotisme.
    Il est dit dans le livre sacré: « Lorsque les rois s’emparent d’une cité, ils y sément la corruption et avilissent les plus fiers de ses fils ».
    Aujourd’hui, les Algeriens affrontent un monde chaotique, toutes régles et valeurs sont abolies. Plus personne ne croit á rien, du paysan aux tenants du pouvoir.
    L’étudiant se désinteresse de ses cours, persuadé que son diplome n’a aucune valeur et que ses connaissances sont dépassées ou inadaptées. Il songe davantage á utiliser d’éventuelles relations pour obtenir un emploi et construire sa carriére.
    L’ouvrier n’établit plus aucune relation entre le maigre salaire qu’il percoit et le travail qu’il doit fournir. Surtout pendant le mois sacré du ramadhan, le commercant rabroue ses clients, certain de leur rendre service en consentant á leur fournir un vulgaire ingrédient au double de son prix. Sa fortune, réalisé en quelques mois, le conforte dans son mépris des consommateurs qui se bousculent devant lui.
    L’industriel se fiche de la qualité de ce qu’il fabrique, assuré qu’il est d’écouler sans peine sa marchandise. Le paysan cultive qu’une parcelle de son lopin et constate avec ravissement l’envolée des prix de ses légumes.
    Les fonctionnaires sont devenus experts dans un tennis bien particulier, óu il s’agit de relancer vers un collégue non point une balle mais un dossier de maniére que le destinataire ne puise le renvoyer. Pour une simple piéce administrative, le citoyen doit en moyenne sacrifier toute une demie-journée de son temps. Ces déréglements multiples donnent l’impression d’un monde en déréliction.
    Ces incohérences dissuadent toute initiative. Le plus motivé reste inquiet parce qu’il pressent que son projet se heurtera á des difficultés innombrables. Le plus audacieux des étrangers renâcle á coopéré avec les algeriens lorsqu’il s’agit de transfert de technologie parce qu’il sait qu’il rencontrera des embûches insurmontables qu’il devra honorer pécuniérement.
    C’est l’état d’esprit qui a changé. L’ouvrier qui vit dans un univers chaotique ne peut cultiver l’amour du travail bien fait. La négligence lui semble plus naturelle. La corruption généralisée déculpabilise le commercant indélicat ou le fonctionnaire véreux qui se mettent á mépriser toutes les valeurs morales.
    Les priviléges exorbitants des membres de la nomenklatura incitent les citoyens a bafouer les lois.
    Les injustices quotidiennes rendent caduques les régles de l’équité.
    Chers amis forumistes, loin de moi l’intention de verser ici dans le défaitisme ou de répandre un sentiment de pessimisme, mais il est évident qu’un état des lieux s’impose si nous aspirons a changer les choses. Prenons aussi garde de ne pas nous interesser plus á la maladie qu’a l’état du patient et au risque qu’il encourt (pour reprendre l’allusion au médecin). Un réel processus de démocratisation réside dans notre aptitude á changer notre état d’ésprit.




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  • Adel
    29 décembre 2009 at 8 h 58 min - Reply

    @Mokrane

    Merci, cher ami, pour cette contribution.

    Je crois que nous avons tous clairement identifié le mal qui est à l’origine de tous les autres maux qui rongent notre société: c’est le despotisme. C’est la dictature militaire, instaurée en 1962 et renforcée en 1965, qui est la source du mal. Elle a enraciné la peur et le fatalisme dans le cœur des Algériens, exclu les patriotes compétents et sincères pour promouvoir les médiocres et les incompétents qui défendaient le chef et lui faisaient allégeance.

    Nous devons donc vaincre la peur et reprendre nos droits. Il faudra mettre en place un Etat de droit qui appliquera la loi, votée par la majorité, de la meme manière à tous, sans distinction. Un long travail d’éducation sera nécessaire pour extirper de notre société tous les maux qui s’y sont enracinés.

    Nous devons, dans la phase actuelle, réfléchir au meilleur moyen de nous débarrasser du pouvoir despotique actuel pacifiquement, sans que notre pays sombre dans la violence et le chaos.




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  • radjef said
    29 décembre 2009 at 13 h 31 min - Reply

    Bonsoir tout le monde.@Mokrane. C’est quoi le peuple? Un peuple sans elites, peut-il s’organiser et pretendre à devenir une puissance, même locale? Le peuple existe lorsque les élites existent. Or dans notre pays, il n’y a ni élites ni institutions bien établies.Par moments, je me dis est ce vraiment l’Algérie qui a enfanté Benabi, Yacine, Dib, Benbadis, Mammeri, Sayed…




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  • jnsplu
    29 décembre 2009 at 15 h 29 min - Reply

    « Tout commence aujourd’hui….pour l’Algérie de demain »

    Effectivement , je pense que tout le monde l’adoptera. Il faut commencer peut etre à le véhiculer hors LQA.Le traduire aussi en berbère,arabe parlé, classique…




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  • jnsplu
    29 décembre 2009 at 16 h 25 min - Reply

    @ Adel et Mokrane.

    Tout le monde fait le même constat donc. C’est le pouvoir qui depuis 1962 corrompt les moeurs par le clientélisme et les pratiques contraires à la justice et à une saine conception du droit, des droits de chacun, de la déviance de la pratique administrative, gouvernementale et de sa prestation médiocre sinon mauvaise dans tous les domaines y compris celui des mosquées, de l’éducation, du commerce, des services (au sens économique) et des activités en liaison avec le plus large public, de sorte que les moeurs se sont adaptées à cette donne, pour se dégrader peu à peu, ce qui nous a amenés au fur et à mesure vers la crise actuelle qui risque si cet état de choses persiste encore plus longtemps d’opérer des cassures irréversibles dans la trame sociale de l’Algérie à la suite des tiraillements qui s’y opèrent contre toute logique et qui atteignent à l’heure actuelle le seuil de fatidique de rupture sur lequel également tout le monde s’accorde comme s’il s’agissait d’un diapason qui vibre déja à une fréquence épouvantable à qui veut l’entendre.

    Ne nous bouchons donc pas les oreilles, ne faisons pas comme l’autruche en ensevellisant notre tete, un sursaut doit avoir lieu dans les plus brefs délais qui remette les pendules à l’heure sans qu’il y ait trop de remous, sans qu’il y ait à craindre pour la stabilité du pays d’où la difficulté de la chose.

    C’est pour cette raison, je pense, que même ceux qui peuvent agir, restent dans l’expectative de peur d’ouvrir la boite de pandore et de ne plus pouvoir avoir la maitrise sur les choses. Mais la raison nous commande d’agir au plus tôt et de trouver rapidement une solution qui ne donne aucune prise aux troublions de nous gacher nos espoirs et nos attentes légitimes.

    Quelle peut être la nature de notre action, hormis élargir notre cercle en nombre jusqu’à atteindre un seuil avec lequel il faudra compter, un seuil ou la qualité sera telle qu’elle imposera un changement? Mais combien cela durera t il ?

    Un journaliste d’El quds El arabi vient de lancer un appel à l’élite militaire et de la DRS afin qu’ils prennent en main les destinées du pays et instaurent le droit comme plafond pour tout le monde en prenant en exemple la turquie.

    Qui garantira qu’ils ne troueront pas ce plafond pour passer au dessus et tirer les ficelles ?

    Ce qu’il faut dans notre pays ce n’est pas uniquement l’instauration d’institutions légitimes, il faut aussi assurer leur pérennité et l’assurance qu’elles fonctionneront dans les mêmes conditions sur le long parcours, par elles mêmes, en assurant un équilibre bien clair entre elles ainsi qu’un contrôle réciproque qui ne dépende pas des conjonctures ni des hommes .

    Il faudra s’assurer surtout que ceux qui y seront élus le soient réellement et qu’ils répondent aux critères posés par la loi.

    Et il faut nous doter d’une presse réelle et réellement indépendante qui constitue le quatrième pouvoir au plein sens du terme et agisse en temps réel pour dénoncer et éclairer l’opinion non pas en fonction des accointances de ses membres mais de manière professionnelle et responsable.

    Mais tout cela demeure un rêve, tant que nous n’aurons pas trouvé la manière d’amener les centres du pouvoir actuel à délaisser leurs cases dans l’échiquier sans casser cet échiquier et l’envoyer par le fond en jouant le tout pour le tout, mais dans l’honneur et la considération pour leur pays et leur nation et pour eux mêmes surtout afin que l’Histoire rapporte qu’ils ont fait oeuvre utile pour l’Algérie.

    Tout le pays est à reconstruire, à commencer par les normes fondamentales du vivre ensemble et de la manière de les concevoir. Ce n’est pas chose aisée, mais comme dit El moutannabi que je vais tenter de traduire à ma manière: « A la mesure des gens de décision viendront les volontés ».

    Tous les changements intervenus dans l’Histoire ont commencé par des gens de décision et les volontés ont suivi en se rassemblant. Ce forum en est un exemple.

    Y a t il d’autres décisions pour un saut qualitatif ?

    J’espère que l’année 2010 réponde par l’affirmative.




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  • La Rédaction
    29 décembre 2009 at 21 h 04 min - Reply

    Des individus malintentionnés signant sous de faux pseudo ADEL, LIKOUS13, JNSPLU et BRAHIM, s’amusent à plagier des textes des autres et à les reproduire dans les articles les plus débattus.Nous leur disons qu’ils perdent leur temps car la Rédaction reste vigilante et vérifie automatiquement les adresses E-mail et les IP.
    La Rédaction




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  • BRAHIM
    29 décembre 2009 at 22 h 51 min - Reply

    Je viens de lire de la part de la REDACTION ceci : »Des individus malintentionnés signant sous de faux pseudo ADEL, LIKOUS13, JNSPLU et BRAHIM, s’amusent à plagier des textes des autres et à les reproduire dans les articles les plus débattus. Nous leur disons qu’ils perdent leur temps car la Rédaction reste vigilante et vérifie automatiquement les adresses E-mail et les IP. La Rédaction » De quel BRAHIM parlez-vous cher La Rédaction. Moi BRAHIM, je vous réponds que je ne considère pas avoir encore insulté quelqu’un depuis mon retour sur le blog et estime avoir débattu honnêtement et en mon âme et conscience. Mais si je gène vous n’avez qu’à me censurer et ce n’est pas un drame, la vie continue ! Je sais pour ma part que j’ai n’ai jamais plagié des textes des autres. Puisque vous avez mon IP « BRAHIM », dans le cas où c’est vrai, vous n’avez qu’à donner des exemples précis aux internautes.

    =====================================
    Non, mon cher Brahim, il ne s’agit pas de vous mais d’une personne qui utilise votre pseudo (avec une autre adresse E-mail et une autre IP) pour plagier et verser des insanités. Il le fait aussi au nom de Adel, Likous 13, Jnsplu…..pour semer la zizanie.
    Je voulais seulement attirer son attention que ce n’est pas par ces méthodes qu’il allait perturber nos débats. Vous n’y êtes pour rien, mon cher Brahim.
    Fraternellement.
    Salah-Eddine




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  • Zehira Houfani
    30 décembre 2009 at 0 h 09 min - Reply

    Bonjour toutes et tous,

    Il n’y a aucun doute, nous connaissons le diagnostic du mal qui ronge l’Algérie. En lisant les commentaires, on est instruit de la lucidité de nos compatriotes et nos espoirs de changement sont d’autant plus renforcés. Leurs interventions sur ce site sont éloquents à plus d’un titre et mettent le doigt sur nos carences autant de notre peuple, que des artisans du mouvement pour le changement. Nous en sommes conscients et d’accord sur la nécessité de corriger la situation et d’insuffler au peuple algérien le désir de conquérir ses droits et la volonté d’agir pour y parvenir. Le diagnostic étant connu, c’est la composition du remède qu’on peine à réaliser. Autrement dit, rassembler les morceaux du puzzle que constitue aujourd’hui l’opposition algérienne autour de l’objectif unique du changement démocratique. Tout le défi est là. Sans être impossible, la tâche est laborieuse à cause de la diversité des opinions qui traversent cette opposition. Au-delà de l’opposition traditionnelle (FFS en particulier), il y a maintenant d’autres initiatives qui émergent sur le terrain de l’action pour le changement. On a parlé ici-même et salué l’initiative de M. Benbitour. Il y a aussi le mouvement Rachad qui travaille dans le même objectif.
    Personnellement, je pense qu’il nous faut un état des lieux de cette opposition. La coordination de l’Appel pourrait peut-être se fixer comme tâche d’organiser des états généraux où seront représentées toutes les différentes initiatives avec l’objectif de dégager un consensus autour d’une feuille de route commune. Si on y parvient, on aura considérablement avancé et le chemin du changement d’autant plus simplifié.

    Certains internautes s’inquiètent des différences qui existent entre les composantes de la société algérienne et qui seraient un obstacle majeur au « Vivre ensemble algérien ». Pourtant, ces différences ne sont pas exclusives à l’Algérie et de nombreuses sociétés modernes sont composées de maillages encore plus complexes. Et cela n’a pas empêché ces sociétés d’avancer en misant sur ce qui les rassemble et l’appartenance nationale. Nous n’aurions pas de mal à redécouvrir ce qui nous rassemble et qui a cimenté notre « vivre ensemble » tout au long des siècles.

    L’absence de culture démocratique chez nous revient également de façon récurrente dans les commentaires. C’est un fait, nous n’avons pas de culture démocratique, pas plus que nous n’avons de traditions en terme de justice, de respect des droits de la personne, de pratiques sociales saines, ou de bonne gouvernance, etc. Mais que je sache, ce ne sont pas des attributs innés ou réservés à certaines sociétés, mais plutôt des vertus et des valeurs qui s’acquièrent par l’engagement, le travail et la discipline. Même si la tâche en Algérie semble gigantesque, vu la pauvreté et l’analphabétisme qui frappent une grande partie de la population, elle reste du domaine du possible et le peuple algérien dispose de ressources pour se renouveler. Il le prouvera pour peu que les conditions de sa résurgence soient réunies et les leaders de confiance identifiés. Je suis d’accord avec Radjef, Mokrane et d’autres quand ils parlent d’élites. Tout peuple à besoin de leaders et de visionnaires pour l’accompagner dans ses luttes et son évolution. Parce que, si rien ne fonctionne aujourd’hui comme il se doit en Algérie et que les institutions tournent à vide sans effet sur le vécu des populations, c’est qu’elles ne sont pas issues du peuple et qu’elles ne travaillent que pour le pouvoir qui les entretient. C’est ce qui fait dire au commun des Algériens qu’il existe dans le pays deux Algérie qui se détestent : Celle qui vit et celle qui survit. Une cohabitation dont le danger va crescendo et le risque d’explosion de plus en plus réel. D’où la nécessité pour l’opposition de s’unir et se présenter au peuple comme une force crédible capable d’éloigner le chaos social et empêcher la division du peuple algérien en lui substituant son projet d’État de droit.

    Je finirai en disant à MTM merci pour le commentaire sur le livre. Bien qu’il traite effectivement de l’Irak, je l’ai écris avec mon cœur et mon esprit d’Algérienne révoltée par le sort des peuples abusés autant par les gouvernants locaux que par les grandes puissances. Ce livre fait suite au précédent écrit dans la même veine au lendemain des attentats du 11 septembre. Un événement qui fut une véritable aubaine pour tant de régimes oppressifs à travers la planète.
    Pour faire le lien avec l’Irak, oui il y a des risques que des populations contraintes par toutes sortes d’abus de pouvoir finissent par rompre avec le bon sens et que par esprit de vengeance se départissent de toutes leurs valeurs ancestrales et sombrent dans la débandade. C’est ce sinistre spectacle auquel nous avons assisté et j’espère sincèrement que le peuple algérien n’en arrive jamais là. Parce que même là-bas, bien des Irakiens avaient en mémoire la grandeur de notre lutte pour l’indépendance. Ils ne comprenaient pas comment l’histoire nous a piégés dans les années 90.




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  • IDIR
    30 décembre 2009 at 12 h 20 min - Reply

    A Zehira Houfani,

    Au feu les pompiers la maison qui brûle !

    Je suis tout à fait d’accord avec le titre de votre article mais pas seulement en Algérie. N’oublions pas la situation du Maghreb et le Monde arabe. Le siège de la Ligue arabe au Caire est une demeure en feu et en permanence. Les pompiers – les régimes de l’Egypte, l’Arabie Saoudite et la Jordanie – utilisent le plus souvent le vent de feu pour broyer les contestataires, pour servir les maitres, les tyrans.

    L’idée, c’est de sensibiliser les opinions publiques. De quoi s’agit-il ? Probablement d’un des plus grands sujets de politique étrangère qui menace une fausse stabilité de l’Association, composée de vingt deux pays. Il y a urgence de transférer le siège permanent de la Ligue arabe ailleurs que le Caire.

    La ville de Doha au Qatar paraît le mieux à même d’accueillir l’Organisation régionale à statut d’observateur auprès de l’Organisation des Nations Unies. Nous pouvons souhaiter la naissance, dans un avenir proche d’un État arabe supplémentaire, il s’agit de la République arabe sahraouie (ancien Sahara occidental).

    Il y a un effort de sensibilisation, mais j’aurai tenté, tout simplement, de faire passer mes convictions aux citoyens d’abord et pas uniquement aux hommes politiques. En 2010, la Ligue arabe doit bouger, l’amour des feuilletons égyptiens est définitivement terminé, mais tout cela doit se faire dans la sérénité, l’intérêt des peuples arabes et non pas avec la grande flûte et les darboukas, animation préférée des pharaons.
    Fraternellement
    IDIR

    Gaza: La Ligue a cautionné toutes les interventions américaines

    Par René Naba

    http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=11679




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  • Zehira Houfani
    30 décembre 2009 at 15 h 44 min - Reply

    @Idir
    Non, je n’oublie rien cher compatriote de ce que subissent les Palestiniens et d’autres peuples dans nos pays arabo-musulmans. Et La Ligue arabe, organisation fantoche aux mains des oppresseurs locaux et internationaux devrait être non seulement être déménagée du Caire, mais purgée des squatters qui la souillent et parlent en notre nom.

    Il y a effectivement tant à faire dans nos contrées… Mais il est dit « qui trop embrasse mal étreint ». Notre maison Algérie menace de prendre feu et nous lui sommes redevables. C’est à ce niveau que nous aurons des chances de changer les choses et être plus efficaces dans le soutien des autres causes. L’exemple de Chavez et de son influence sur les peuples voisins est inspirant.
    Je connais bien le site mondialisation.ca, et mon dernier texte portait sur l’élection d’Obama. Les contributions de René Nada sont d’un grand enseignement pour nous.




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  • Rbaoui
    30 décembre 2009 at 16 h 14 min - Reply

    @ Idir
    Sur les 5 premiers importateurs d’armes americaines 4 sont des dictatures arabes:
    http://bit.ly/1jUla




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  • Hamma
    30 décembre 2009 at 19 h 01 min - Reply

    Essalam à toutes et à tous.

    C’est aujourd’hui que tout commence et à commencer par souhaiter pour 2010 et les années à venir à tous les internautes, les Algériennes et les Algériens locaux et expatriés, les musulmanes et les musulmans du monde entier mes voeux les plus sincères et pries Allah, que l’Algérie souhaitée par nos martyres et nous-même devienne une réalité,qu’El Quds soit libérée, que la famine dans le monde soit éloignée et que le chômage, la misère et la pauvreté soient éradiqués de par le monde.

    Mes voeux vont aussi au site « Le Quotidien d’Algérie » et à toute son équipe pour leur souhaiter pleines de bonnes choses et beaucoup de réussite.

    Bonne et heureuse Année à tous

    Fraternellement.

    Essalam.




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  • IDIR
    30 décembre 2009 at 19 h 49 min - Reply

    Tôt ou tard, un despote commet l’erreur de sa vie. L’égarement de Mohamed Hosni Moubarak est lorsqu’il a touché la dignité des Palestiniens et des Algériens d’une seule main.

    Je lance un appel à tous les compatriotes dignes de ne pas se rendre en Égypte pour les vacances jusqu’à la fin du régime pourri et de ses dictateurs.

    Moubarak a fait de l’Égypte «ourat eddounia»

    Par Kharroubi Habib

    http://www.lequotidien-oran.com/?news=5131580




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  • Mokrane
    30 décembre 2009 at 20 h 31 min - Reply

    Bonjour,

    Il faut remarquer que, dans tous les pays qui ont eu
    anciennement á affronter les affres de la dictature, la revendication démocratique fut dirigée soit par les chefs de partis politiques lorsque le pouvoir en place leur a permis de survivre, soit par une élite formée dans la langue et les universités du pays.
    L’Algérie ne constitue pas un cas d’exception.
    Certes les intellectuels doivent se saisir du flambeau de la revendication pour le traduire en un mouvement populiste pour répondre aux attentes des masses.
    La proposition de Mme Houfani de faire un état des lieux me parait judicieuse. Qu’en pensez-vous ?




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  • batni
    31 décembre 2009 at 0 h 12 min - Reply

    Mon cher Idir,
    Quittons le plus tôt possible cette ligue ethniciste, raciste et fantoche.Fasse dieu que cette ligue éclate et disparaisse ou tout au moins qu’elle soit une coquille vide. S’il y’a union commencons par notre environnement naturel,l’Afrique du Nord.




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  • Mokrane
    31 décembre 2009 at 13 h 38 min - Reply

    Bonjour,

    Les amis internautes sur ce site n’ont pas daigné répondre á la proposition de Mme Houfani sur un eventuel « Etat des lieux » de cette opposition qui sur ce site méne avec ardeur et éloquence un débat des plus utiles.
    Il s’agit á présent de se positionner et de donner force aux revendications. Si le mouvement intellectuel ne peut ou ne sait se déterminer lorsque surgit la question fondamentale: faut-il passer á l’action pacifique pour le triomphe des libertés démocratiques, alors il ne pourra prétendre cristalliser les aspirations des masses.
    Tiraillée entre l’immobilisme et l’ambition de changer les choses, l’élite ne cesse de tergiverser tandis que s’exacerbe l’irritation des populations.
    Mais la question est de savoir ce que pourrait signifier le terme de « Tout commence aujourd’hui… ».
    Ainsi, certaine de nos idées ne résistent pas á un examen sérieux. Leur mise en avant participe davantage d’une attitude de refus du systéme existant qu’elle ne constitue une crédible solution alternative. En ce domaine comme en d’autres, les Algériens ont un avant-gôut de la stagnation qui nous étouffe. La nécessité de promulguer un consensus définissant l’orientation de la protesta se fait urgente.
    Le vrai changement est-il en oeuvre ?
    Parviendrons-nous á faire l’économie d’un déchirement spirituel et moral ?
    L’immense écrivain Monsieur Mouloud Mammeri, dont l’oeuvre reste incontournable, nous dit dans ses écris que la propre conscience est le début de toute victoire. Permettez-moi dans ce sens de rapporter
    cette anecdote:
    Au moment d’envoyer vers le Yémen, dont les habitants venaient d’être convertis, le premier juge de l’histoire de l’islam, le Prophéte Mohammed lui demanda:
    -Sur quoi te fonderas -tu pour condamner ou acquitter?
    -Sur le Coran !
    -Et si tu n’y trouves pas d’indication ?
    -Je pourrai recourir á la Sunna !
    -Et si elle ne peut t’éclairer ?
    -Je trancherai alors selon ma conscience !
    Le prophéte laissa partir le premier magistrat musulman en se félicitant d’être assisté par des hommes qui refusaient l’injustice.
    C’est dans cet état d’ésprit que j’ai décidé de me retirer de ce débat inaccompli sans omettre de vous remercier pour l’échange d’idées que j’ai vécu parmi vous. Je souhaite á tous mes fréres et soeurs de ce site ainsi qu’a leurs proches une bonne et heureuse année 2010. Que le tout-puissant nous accorde miséricorde et apaisement.

    =======================================
    Pourquoi tant de précipitation dans votre décision de vous retirer du débat et du site? Laissons les choses se décanter. Nous sommes tous entrain d’apprendre, lentement mais sûrement à discuter ensemble, à échanger des idées et ainsi à nous connaitre et à nous accepter. Ce n’est pas du jour au lendemain que nous allons nous hisser au niveau des intellectuels des pays avancés, après près d’un demi-siècle de déstructuration mentale et culturelle entreprise par les aventuriers qui ont remplacé les anciens colons . Continuons à débattre dans la sérénité et vous êtes toujours le bienvenu sur VOTRE site.
    Fraternellement.
    Salah-Eddine




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  • BRAHIM
    31 décembre 2009 at 13 h 43 min - Reply

    J’ai bien envie de faire partager aux internautes de notre cher journal on line Le Quotidien d’Algérie LQA (ex tahia bladi) , s’il me le permettent, une interview très significsative de Rachid Sidi Boumedine , Sociologue-urbaniste. Ce sociologue examine la portée sociologique de la «campagne de Khartoum» et dévoile ce que le régime algérien est capable quand il le veut SEULEMENT, c’est-à-dire juste quand il faut soigner son image de marque. (Vvoir El watan on line du 31 décembre).
    Le journaliste lui pose la question suivante :
    « Vous avez certainement suivi comme tout le monde le fameux match du 18 novembre, et ceux d’avant. Beaucoup de choses ont été dites par rapport à cette confrontation avec l’Egypte, et surtout, sur l’après 18 novembre. Quels enseignements en tireriez-vous personnellement en tant que sociologue ? »
    La réponse du sociologue :
    « En vérité, le fait de « Oum Dourmane » est révélateur de beaucoup de choses. Premièrement, il a révélé la capacité de réactivité du pouvoir quand il le veut. Cela veut dire qu’entre le samedi soir et le dimanche matin à 10h, quand M. Bouabdallah a annoncé le pont aérien, des mesures ont été prises. Et donc, quand l’Etat veut, il est capable de faire des choses. D’ailleurs, c’est impressionnant comme démonstration de force militaire. Il y a même un journal israélien (Le Jérusalem Post) qui a fait un commentaire en disant que si les Algériens sont capables d’organiser un transfert de 10 000 supporters en trois jours, c’est inquiétant. Il faut dire que cela ressemble beaucoup à ce qu’ont fait les Américains en Irak. Les Américains ont mis une semaine pour envoyer 5000 hommes. Deuxièmement, cela montre une volonté en haut lieu de surfer sur la vague. Cela révèle indirectement autre chose, comme par un effet boomerang, car la question qui se pose désormais est de savoir POURQUOI L’ETAT QUI VISIBLEMENT PEUT FAIRE DONC BEAUCOUP DE CHOSES, NE L’A PAS FAIT DANS D’AUTRES DOMAINES. Voilà six mois qu’on nous rebat les oreilles avec cette histoire de grippe porcine, et, au final, rien n’est préparé. On nous dit à chaque fois que le métro va être fonctionnel incessamment et toujours rien. Et cela vaut pour un bon nombre de problèmes irrésolus. Force est de se poser, dès lors, la question : est-ce que l’Etat ne «peut» pas ou bien ne «veut» pas agir ? C’est à se demander avec un brin de méchanceté si la destruction de l’économie publique n’a pas été faite sciemment. A croire que le pouvoir se désintéresse totalement de son peuple et que la seule chose qu’il veut, c’est la paix sociale. » A MEDITER ……




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  • Adel
    31 décembre 2009 at 14 h 39 min - Reply

    @Mokrane

    Cher ami, bonjour

    Je crois que nous devons être réalistes, modestes et confiants. La libération du joug est un processus qui se déroule par étapes.

    La première étape est obligatoirement la prise de conscience: celui qui ne sait pas qu’il subit l’injustice peut-il se révolter? Non.

    La seconde étape est la détermination des moyens à utiliser et de la méthode à suivre. C’est l’élaboration du plan d’action.

    La troisième étape est de passer à l’action, selon le plan arrêté.

    Où en sommes-nous aujourd’hui? Tous les Algériens sont-ils conscients qu’ils subissent le joug d’un pouvoir illégitime, corrompu, corrupteur et incompétent? Pas tout à fait. Il reste une minorité agissante qui pense que ce pouvoir est là pour défendre l’Algérie contre les « intégristes ».

    Vous voyez que nous avons encore beaucoup de chemin à faire. Gardons notre souffle. S’il y avait cependant à choisir entre attendre le salut de quelqu’un d’autre et s’engager soi-même, ne serait-ce que dans le débat, je pense que la réponse est évidente. Chaque goutte d’eau compte pour former une rivière. Je vous encourage à agir, cher ami. Ecrivez sur internet, dans les journaux, parlez autour de vous pour diffuser l’information (combien d’Algériens savent que LQA existe et le consultent?), dénoncez les abus, les vols et les atteintes aux droits de l’homme, engagez-vous dans des associations, des syndicats, des partis et propagez la bonne parole. C’est cela le militantisme. Cela peut prendre toute une vie, mais c’est enrichissant et ça libère.




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  • Adel
    31 décembre 2009 at 14 h 59 min - Reply

    @Mokrane

    Pourriez-vous expliciter un peu votre proposition ? Faire un état des lieux pour ce qui est de l’activité du groupe qui a été à l’origine de l’Appel du 19 mars (ce que lui seul peut faire) ou un état des lieux de l’action militante en Algérie d’une façon générale?




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  • Zehira Houfani
    31 décembre 2009 at 15 h 44 min - Reply

    @Mokrane,
    Si j’avais su que cette proposition vous aurait détourné du débat, je ne l’aurais peut-être pas faite en ces termes. Je connais fort bien la réalité dans laquelle travaille la coordination destinataire de ma proposition. Établir un état des lieux de l’opposition est une mission qui exige une organisation importante avec une logistique, une discipline et des ressources humaines, etc. C’est mon souhait qu’on y arrive et c’est pour cela que j’ai lancé cette proposition afin qu’elle fasse partie des tâches que le mouvement devra entreprendre à l’avenir. Adel a raison de parler d’étapee, même si aujourd’hui, je crois que la prise de conscience pour un changement se fait à une vitesse plutôt encourageante. Les différentes initiatives et les contributions pertinentes de nos compatriotes en témoignent. Un jour prochains, les Algériens demanderont des comptes, c’est inéluctable. Restons mobilisés pour mettre fin à ce pouvoir qui fait de son mieux pour nous humilier, nous diviser et nous soumettre à son dictat. En laissant la voie libre, il aura en prime notre bénédiction.

    Alors commençons aujourd’hui par lui retirer notre soumission… pour finir demain par lui arracher notre liberté et l’Algérie.

    Bonne année 2010 à tous.




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  • Adel
    31 décembre 2009 at 16 h 47 min - Reply

    @BRAHIM

    J’ai lu toute l’interview sur El Watan et je suis d’accord avec notre sociologue sur un point en particulier : la société algérienne réelle, vivante, est souvent loin des schémas réducteurs dans lesquels l’enferment les uns et les autres. C’est pour cela que je me suis donné comme principe de toujours partir de la réalité et parler de la réalité, loin des slogans et idéologies de tout bord.

    Il est triste de constater à quel point notre pays a régressé. Les Algériens savent depuis longtemps qu’ils forment une seule nation. Les défilés de l’indépendance ont scellé ce sentiment d’appartenance à un même pays, l’Algérie, ayant un drapeau, des martyrs, des luttes et un immense espoir aussi. Tout cela semble s’être évaporé et nous le redécouvrons après 47 ans. C’est triste.

    Pour ce qui est du passage que vous rapportez, mon opinion est que, globalement, le pouvoir est incompétent et qu’il use de tous les moyens pour se tirer d’affaire en toutes circonstances : manipulation, dissimulation, mensonge, tricherie, intimidation, emprisonnement, assassinat, etc. Il agit au coup par coup et est incapable de prédire quoi que ce soit. Je parle des décideurs au plus haut niveau, bien entendu, là où s’élaborent les politiques et se prennent les décisions d’ordre stratégique ou qui touchent à la vie du pays dans son ensemble. Il y a des compétences dans certains secteurs. Ces compétences ne sont pas le fait du pouvoir, mais le fait d’Algériens honnêtes et sincères qui essayent de faire leur travail du mieux qu’ils peuvent.

    En plus d’être incompétents, nos dirigeants et décideurs sont malhonnêtes et affamés. Ce sont des prédateurs, toujours à l’affût d’une proie à déchiqueter. Ils ne prennent pas les décisions qui vont dans le sens de l’intérêt du pays mais celles qui leur assurent le maximum de gains personnels, de préférence en devises fortes virées à un compte bancaire à l’étranger, en biens immobiliers, etc. C’est la course permanente à qui volera le plus. C’est la seule émulation qu’ils connaissent.

    Qui est en mesure de contrôler la gestion de ce pouvoir ? Il n’y a aucune transparence. Vous et moi, en tant que citoyens, quels moyens nous donne la loi de savoir comment est dépensé l’argent de l’Etat à tous les niveaux, par exemple ?

    J’ai vu hier sur El Djazeera un reportage sur Jean Bedel Bokassa, le bouffon qui s’était fait sacrer empereur d’un pays où règnent la famine et la misère. Cela prête à sourire, tellement c’est grotesque. Nous n’en sommes pas loin, hélas.




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  • Adel
    31 décembre 2009 at 18 h 22 min - Reply

    A tous ceux qui se découragent et s’impatientent, j’aimerais rappeler à quel point la situation de notre pays est difficile à changer parce qu’elle est le résultat de la conjonction de deux facteurs qui, mis ensemble, ont un effet dévastateur: la dictature militaire (cela sonne comme un pléonasme, car une dictature s’appuie toujours sur l’armée), la dictature, disais-je, et la rente pétrolière.

    Lorsqu’une équipe de voyous sans foi ni loi dispose de tous les pouvoirs, sans que personne ne puisse lui demander des comptes, lorsque cette équipe a à sa disposition une richesse qui n’est ni le fruit de l’impôt, ni le fruit du travail des citoyens, richesse dont elle dispose comme elle veut, qu’elle pille et qu’elle utilise pour acheter le silence et la complicité des âmes les plus pures, ainsi que la compromission et le silence du peuple auquel elle distribue des miettes au bon moment, est-il facile de la combattre et de la jeter dehors ? Ce n’est pas impossible, cependant, et nous n’avons d’autre choix que de persévérer.

    Bonne année à tous et que Dieu vous garde.




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  • Benhabra brahim
    1 janvier 2010 at 1 h 32 min - Reply

    Ca y est nous sommes « demain »..BONNE ANNEE 2010 A TOUTE L EQUIPE DU QUOTIDIEN D ALGERIE….Au revoir




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  • radjef said
    1 janvier 2010 at 10 h 17 min - Reply

    Bonjour tout le monde. Mes voeux de prosperité à toutes et à tous pour l’année 2010.@Mokrane.Votre decision,même si elle traduit la douleur d’un être sincere,elle manque cependant de sagesse…Notre opposition est devenue comme cet aliment cultivé en serre et arrosé de produits chimiques pour assurer sa croissance rapide. L’aliment servi dans assietes,n’a aucun gout et aucune saveur. Il en est ainsi pour l’opposition. Celle-ci vidée de sa substance politique et intellectuelle, elle vit de mensonges et d’anathemes…Elle est peuplée de femmes et d’hommes qui n’ont qu’une seule ambition, celle de conserver à tout prix leurs places. Le citoyen sincere et conscient de sa mission historique, sans être séduit par l’appel des sirenes, il s’est totalement detourné de l’opposition…Cette situation existait déjà du temps de Mammeri, Yacine, Mimouni,Dib…Ils ont été trahis, humiliés et déçus. D’autres amis à l’instar de Assia Djebbar la vivent aujourd’hui.Mais est-ce qu’ils ont cessé d’ecrire, est ce qu’ils ont demissioné pour autant?




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  • l.leila
    1 janvier 2010 at 14 h 34 min - Reply

    Bonne année aux compatriotes et à tous les lecteurs.
    Que 2010 soit pour notre pays un bon départ pour la Renaissance. Fraternité, paix, stabilité et Grandeur à notre Algérie.

    Ne soyons pas découragés. Nos ancêtres, Arabes et Berbères, avaient réussi à construire admirablement El Andalus. Un paradis sur terre! Grâce à leur savoir faire, ils parvinrent à unir le peuple qui était pourtant divisé: Ibères et Celtes; tribus et clans de Wisigoths – nouveaux conquérants de la Péninsule romanisée -; Juifs; Syris du Levant, querelles et guerres entre les clans du pouvoir politique; et rien n’unissait ces populations.
    On dit bien  » quand on veut, on peut ». Et sans violence ! A ce propos, je citerai les 7 péchers sociaux considérés par Mahatma GHANDI:

    – La politique sans principes
    – La richesse sans travail
    – Le plaisir sans conscience
    – La connaissance sans caractère
    – Le commerce sans moralité
    – La science sans humanité
    – L’adoration divine sans sacrifices

    Mes salutations




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  • IDIR
    1 janvier 2010 at 22 h 47 min - Reply

    Chers Compatriotes,

    Les hommes ont peur de beaucoup de choses. Mais l’honnête homme, lui, ferme complètement la porte à la peur. L’homme malhonnête est en proie à une angoisse, une crainte, un trouble psychologique, une lassitude que ni l’argent, ni le pouvoir, ni tous les plaisirs de ce monde ne parviennent à soulager.

    Je remercie la rédaction du journal, LQA, pour la foi et l’action. Une foi sincère n’est pas une simple compréhension intellectuelle ni une simple adhésion du cœur sans conséquences pratiques dans la vie. Bien au contraire, la foi c’est la conviction, l’action et le dévouement.

    Pour voir autrement l’économie et les idées, permettez-moi de vous soumettre deux articles à méditer avec réflexions et sereinement.
    Fraternellement
    IDIR

    La fin du dollar

    Par Robert Fisk

    http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=15582

    Dé-dollarisation : le démantèlement de l’empire militaire et financier américain

    Par Michael Hudson

    http://contreinfo.info/article.php3?id_article=2765




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  • IDIR
    2 janvier 2010 at 11 h 32 min - Reply

    Le despote Mohamed Hosni Moubarak remet une autre couche de salissures porcines dont le flot se répand sur El Azhar. Messieurs les « politiques » en Algérie, n’encouragez pas notre pays à ressembler à l’Egypte corrompue, un État raté. Le changement pour une « gouvernance transparente » est un besoin urgent.

    La félonie d’Al Azhar

    http://www.elwatan.com/La-felonie-d-Al-Azhar

    Nouvelle vidéo de l’intervention des forces de sécurité égyptienne ce jeudi 31 décembre 2009

    http://soutien-palestine.blogspot.com/2009/12/nouvelle-video-de-lintervention-des.html




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  • radjef said
    3 janvier 2010 at 12 h 41 min - Reply

    Bonjour tout le monde.@Zehira Houfani.Mes meilleurs voeux. Comment peut-on être optimiste alors que le moindre débat tourne en procés ou chacun s’érige en juge? Quelles sont les enseignements que nous avons tiré de notre passé? Le changement est-il possible si les élites du pays, toutes tendances confondues, n’arrivent pas s’unir sur l’essentiel? Est ce que le fait d’être berbere, arabe peut-il changer notre façon de concevoir l’avenir et le passé qui l’a engendré si nous refusons de nous parler en nous regardant dans les yeux? Pourquoi nos « élites » lorsque il s’agit de parler des questions qui engagent le destin du pays, versent-elles dans l’anatheme et l’exclusion? Certains écrits constituent des cas hautement psychanalysables en raison de la haine et de la violence avec lesquelles ils ont été conçus. Peut-on dire dans ce cas que les auteurs de ces ecrits sont des intellectuels au service de la democratie et de l’humanisme? Mouloud Mammeri, Kateb Yacine et Mohammed Dib qui ont revendiqué haut leur amazighité, n’ont jamais nié l’arabité du peuple algérien. Plus que les autres, Mammeri a souligné plus d’une fois l’importance de l’Islam et de l’unité identitaire du Maghreb. Ces hommes persecutés par le pouvoir n’ont jamais insulté quelqu’un. Ils ont toujouirs en tête de poser les questions de fond qui engagent le destin de la nation et non de s’encombrer de problemes de personnes. Que vous inspire la demarche de ces trois ecrivains ainsi que celle de celles et de ceux qui se revendiquent de leur combat maintenant? Pourquoi nos « élites » refusent de faire des propositions pratiques pour unir la majorité du peuple autour d’une seule action, celle du changement? Nos universitaires sont-ils des handicapés intellectuels? Des complexés qui n’arrivent pas à se defaire de l’ideé d’être chef à tout prix?




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  • Zehira Houfani
    3 janvier 2010 at 19 h 07 min - Reply

    @ radjef said
    Ce sont des questions que chacun de nous a dû se poser à un moment ou un autre de notre vie d’Algérien. Plusieurs fois, ici même sur ce site. À la première, je réponds tout simplement que dans mon cas l’optimisme s’apparente à l’espoir. Et je me dis que ce sentiment ne meurt jamais tant que la flamme de la vie l’entretient. À plus forte raison quand cet espoir est collectif comme c’est le cas en Algérie. Je suis de ceux qui pensent qu’il y a toujours un fond au-delà duquel on ne peut aller. Nous y sommes déjà, me diriez-vous et nous ne voyons pas de véritable résurgence de l’âme résistante de notre peuple. En tout cas, pas comme on le souhaiterait.
    Pour être franche, nous n’avons pas tiré de leçons de notre passé. Si c’était le cas les résultats se verraient et notre pays ne serait pas un des plus corrompus du monde, ni notre peuple un des plus dociles qui fait le bonheur de ses oppresseurs. Je le sais d’autant plus que je vis dans un pays où le citoyen impose le respect à ses gouvernants. Chacun de leur geste, chacune de leurs actions est soumise au jugement du peuple qui tranche véritablement le jour de l’élection en reconduisant ou en sanctionnant ses élus. Et chacun est redevable envers la nation qu’ils construisent en commun au jour le jour. Ici, le peuple a le dernier mot sur les affaires du pays les gouvernants ne peuvent s’en passer. Le moindre faux pas est rapporté par une presse au service de l’intérêt public et le malheureux « fauteur » ministre ou président présente sa démission et retourne à sa vie de citoyen ordinaire et non promu à « d’autres fonctions » comme cela se passe chez nous et dans les autres républiques « bananières ». C’est le cœur même de la démocratie.

    Au point où nous en sommes, je serais tenté de dire oui, le changement est possible parce qu’il faut bien arrêter d’accepter ce rôle de Lilliputiens dont nous accable le pouvoir et de voir ces « Hommes » qui nous gouvernent non pas comme une force implacable, mais comme un régime que nous pouvons destituer si telle est notre volonté.

    D’abord, il faut savoir ce qu’est être Arabe ou Berbère EN ALGÉRIE. Personnellement, je n’ai jamais su être l’un sans l’autre. Je suis Kabyle, certes, mais je suis algérienne, et tant que telle mon identité sociale, culturelle et historique est celle de toute l’Algérie. Ma conception de la vie pourrait fort bien être celle de la Constantinoise, l’Oranaise, la Chaouia, la Saharienne, bref, toutes celles et ceux qui partagent depuis des siècles le territoire algérien. Je suis choquée quand certaines personnes prétendent qu’ils suffit de changer le coran par la bible pour être libre et heureux. C’est tout à fait ridicule. La conception de la vie est justement l’œuvre d’une conjugaison des facteurs identitaires cités plus haut. Elle est forgée dans le temps et globalement la mentalité de l’Algérien d’aujourd’hui n’est pas différente selon qu’il se trouve à Alger, Tizi-Ouzou, Sétif, Constantine ou Batna, nonobstant les différences régionales qui existent partout dans le monde, les influences extérieures et les contingences matérielles qui modifient les us et coutumes au fil du temps.

    J’ai un grand respect pour ces écrivains justement parce qu’ils nourrissaient cette sensibilité algérienne inclusive. Et j’aimerais que leurs idées soient plus partagées et promues par le milieu universitaire et intellectuel algériens. Mais un de nos grands défauts c’est de ne pas valoriser les meilleurs des nôtres. Peut-être parce que nous sommes complexés comme vous dites, nos esprits encore colonisés au point de croire que « l’herbe ne sera grasse que si elle pousse chez les voisins.» Une mentalité qui peut justifier une grande part de notre lamentable situation actuelle.

    Pour finir, je ne voudrais pas croire que les Algériens accepteront de vivre indéfiniment sous les bottes d’un pouvoir qui les méprise et vandalise leur beau pays. Alors, peut-être que tous ces germes de la contestation qui sont en train d’éclore un peu partout au pays vont secouer suffisamment les consciences et forcer cette « élite » à assumer ses responsabilités.

    P.S. Je remercie MM. A. By, Sidhoum, jnsplu, Mokrane d’adopter le titre de cet article. Il est dédié à ce génie algérien qui peine à sortir de l’ombre pour reprendre ses droits sur son pays et sa vie. Vivement ce jour-là.




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  • A.By
    3 janvier 2010 at 19 h 25 min - Reply

    Qu’est ce qu’un Maghrébin?

    Le Pr. Mohamed Arkoun essaye de répondre à cette question de manière érudite.

    Personnellement,je trouve que sa proposition de faire une enquête anthropologique sur la région est une idée géniale pour sortir, entre autre l’Algérie, des idéologies préfabriquées et lesquelles nous dévient toujours vers le faux débat.

    http://www.youtube.com/watch?v=M5IV6Y3S05g




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  • Afif
    5 janvier 2010 at 20 h 23 min - Reply

    A Zehira Houfani : copier, coller de mon commentaire paru le 26 décembre sur l’article « géométrie politique ». J’y ai fait des propositions qui sont restées sans réponse. Vous avez dit : « Personnellement, je pense qu’il nous faut un état des lieux de cette opposition. La coordination de l’Appel pourrait peut-être se fixer comme tâche d’organiser des états généraux où seront représentées toutes les différentes initiatives avec l’objectif de dégager un consensus autour d’une feuille de route commune.  » J’espère que votre proposition aura une meilleure suite.

    Mon commentaire :
     » Mr Benbitour, pour être crédible, doit faire une analyse de la nature de l’état algérien depuis l’indépendance, donner sa position sur chacun des moments de notre histoire récente depuis la création de l’Etoile Nord Africaine jusqu’à aujourd’hui. Idem pour tous ceux qui lancent des appels au peuple algérien. Quel a été le parcours de chacun avant 1954, de 1954 à 1962 et après 1962. Hier assimilationniste, aujourd’hui indépendantiste; Hier socialiste, aujourd’hui capitaliste; Hier dictatorial, aujourd’hui démocrate. La repentance est permise pour quelqu’un qui reconnaît son erreur, encore faut-il qu’il le proclame clairement. Je donnerai deux exemples sans repentance : 1) le PCA n’a jamais reconnu ses erreurs quant à la négation de la nation algérienne et n’a jamais demandé pardon, à moins que je l’ignore; 2)Mr Taleb El Ibrahimi a, dans une interview avec une radio française et alors qu’il était ministre des affaires étrangères, déclaré que la démocratie qui se pratiquait en France n’était que formelle et qu’elle ne nourrissait pas son homme, par contre en Algérie, on pratiquait la démocratie économique. Aujourd’hui, Mr Taleb ne devrait pas se plaindre de ne pas recevoir l’agrément de son parti, on lui applique les principes de la démocratie qu’il a défendue et pratiquée dans le passé. Ensuite, Si Brahim, n’oublions pas le problème de l’identité nationale et ses conséquences. Quelle est la position de Mr Benbitour sur la revendication de la langue amazigh comme langue officielle : si c’est non, il faut le dire à haute voix. L’écriture des dialectes berbères doit-elle se faire en caractères arabes comme l’ont pratiqué nos ancêtres ou bien en caractères tifinagh comme le demandent ceux qui veulent dévier de la voie tracée par nos ancêtres ? Ces questions concernent tous ceux qui lancent des appels. »




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  • Zehira Houfani
    5 janvier 2010 at 23 h 28 min - Reply

    @ Afif
    Cher compatriote, ma proposition va dans le sens du rassemblement des forces en présence dans les initiatives qui prônent le changement. L’idée n’est pas d’enquêter sur les uns et les autres mais de rapprocher les points de vue et essayer de trouver une base commune à toutes ces initiatives afin de les amener à travailler pour un seul et unique objectif : aider le peuple à instaurer de façon pacifique un État de droit en Algérie. Le changement souhaité ne pourra se faire sans l’adhésion de la majorité des Algériens. Et de mon point de vue, les questions que vous soulevez trouveront leur épilogue dans les étapes suivantes de la contestation. Rien ne dit que ceux qui se présentent comme leaders de l’opposition aujourd’hui seront aux commendes de l’Algérie demain. À nous de faire en sorte que le peuple fasse un choix éclairé le moment venu. C’est bien la démocratie que nous voulons? En plus des sacrifices pour l’atteindre, il faudra apprendre à la protéger. Y compris de nous-mêmes par une constitution immuable. Voir aussi les 7 péchés sociaux de Ghandi cités plus haut par Leila.

    Bonne année 2010.




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  • babelouedcity
    6 janvier 2010 at 23 h 15 min - Reply

    Apres la france OFF-icielle,
    L’ALGÉRIE SUR LA LISTE AMÉRICAINE DES PAYS À RISQUES
    La place perdue dans le concert des nations …
    et pourtant le peuple algerien est le plus pacifique et hospitalier sur terre. Bref!

    On se souvient, en 1998 lors de la seance des droits de l’ONU á Geneve sur les assassinats contre le peuple algerien, les ONG et l’UNIQUE parti de l’opposition FFS de l’opposition avaient EXIGé/demandé une enquete internationale sur ces horribles assassinats en algerie et les contre etaient le FLN, RND, MSP, RCD, PT et la france OFF-icielle !!!

    UNE LETTRE QUI CIRCULE ENTRE LES ETUDIANTS ALGERIENS A L’ETRANGER QUE JE VIENS DE RECEVOIR DANS MA BOITE ELECTRONIQUE dont je vous fais part

    Mr president Hussain Barak Obama,
    Yes We Can
    we’are algerian a humanbeeng not a terrorist and against all kind of terrorism

    Mr president Hussain Barak Obama,
    Yes We Can
    the majority of algerian, as a majority of the humanity, supported you when you announced your candidature to the presidency of the USA

    Mr president Hussain Barak Obama,
    Yes We Can
    the majority of algerian, as a majority of the humanity, was happy when you become a president of the USA

    Mr president Hussain Barak Obama,
    Yes We Can
    the majority of algerian, as a majority of the humanity, thought anew world of a justice and a civil right will be true with your guidance in the white house as a president of the USA

    Mr president Hussain Barak Obama,
    Yes We Can
    when your foreign administration classified algeria as a risky?
    we can understand and we will support you IF YOU mr president of the USA Hussain Barak Obama PUT an independant commission to investigate the human crime in algeria since 1990.
    Yes We Can support you with our soul mr president, because algerien citizen is a peacefully humanbeing not a terrorist BUT a terrorist and it’s inventor is a dictator and a military regime in algeria supported and protected by la france OFF-icielle.

    Yes We Can mr president Hussain Barak Obama OPEN an independant commission to investigate WHO’s behind the terrorisme in Algeria.

    Oú sont nos intellectuel(le)s?
    C’est la lettre que des etudiants algeriens veulent envoyer au president Mr Obama des USA.




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  • Afif
    6 janvier 2010 at 23 h 21 min - Reply

    A Zehira Houfani :
    On ne construit rien sur du néant. L’expérience du FLN 54/62 est assez édifiante : un melting pot qui a fait que l’Algérie est bien mal partie.




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  • Koulou
    7 janvier 2010 at 1 h 31 min - Reply

    En Algérie il y a 2 sortes d’individus;ceux qui veulent vivre dans le confort mais sans faire d’effort(fainéant et sans état d’âme), et ceux qui veulent vivre au dépend des autres(parasites sociaux et dangereux pour l’environnement).Le reste un nombre d’individus conscient mais restraint,qui n’ont que le pouvoir de parler sans faire d’efforts pour un quelconque changement,et que les circonstances actuelles ne le permettent pas non plus dirait-on(rapport de force inadecquat).Dans tous les états de figures,on ne peut pas faire grand choses avec ce genre d’individus et tout verse dans la fatalité.On ne peut pas faire une révolution avec des handicapés mentaux.C’est vouer à l’échec. Depuis l’indépendance, l’Algérien a été conditionné à une vie de soumission physique et mentale càd la résignation, l’acceptation d’un état de fait.De ce fait on a produit un peuple passif,résigné et vide de principe.
    Paradoxalement,pour une partie de foot l’Algérie toute entière s’était lévée pour manifester son attachement à l’équipe,soudainement l’Algérien a retrouvé sa verve et se fiérté rangée au placard depuis l’indépendance.Mais dés qu’il s’agit de bouger pour faire changer les choses,ils se résignent, baissent la tête et se cachent chez eux sous prétexte qu’ils n’ont pas le pouvoir de changer quoique ce soit.Une résignation qui se manifeste instantanement dans leur subconscient.Alors avec un constat pareil, toute tentative de faire changement est vouée à l’échec.Je ne veux pas paraître comme un pessimiste invétéré mais la réalité est telle qu’un changement futur ou immédiat passe automatiquement par ce peuple et avec ce peuple s’il veut que demain serait meilleur pour eux et leurs enfants. Actuellement ce peuple n’est pas encore prét pour une révolution. Mentalement et physiquement ce peuple a besoin de stimulant en dehors de tout contexte matériel. Une révolution commence par de petites manifestations ça et là pour pouvoir stimuler leurs subconscients et les rammener à rationaliser leur pouvoir et leurs capacités à faire changer les choses. Les exemples ne manquent certainement pas ces temps-ci, tous les secteurs névralgiques de l’état,que ce soit la SANTÉ, l’ÉDUCATION, l’INDUSTRIE, l’AGRICULTURE, sont dans un état de déconfiture totales par manque de compétences et de l’irresponsabilité vis à vis de chaque secteur. Alors une manifestation ça et là pourait envenimer ses irresponsables et donner plus de stimulants aux groupes de manifestants.N’est-ce-pas ce que veux le peuple aujourd’hui? C’est en forgeant qu’on devient forgeron. Si on veux que demain soit meilleur,il faut commencer à le préparer aujourd’hui.Une révolution tranquille assure un avenir meilleur.




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  • Congrès du Changement Démocratique