Édition du
23 March 2017

Faut-il demander que la France s'excuse des crimes commis en Algérie durant la guerre de libération ?

Le Quotidien d’Oran
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par Lahouari Addi
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Dans un de ses derniers discours, le secrétaire général du FLN, Abdelaziz Belkhadem, a réitéré sa demande d’excuses de la France pour les crimes commis lors de la guerre de libération. L’Algérie attend des excuses officielles, a-t-il dit, pour le mal qu’elle a fait subir à notre peuple durant la période coloniale. La France refusera probablement d’accéder à cette demande parce que la guerre d’Algérie est refoulée de la mémoire de la majorité des Français qui se rendent après coup que le système colonial a été foncièrement injuste. La loi de Février 2005 sur «le rôle positif de la colonisation», réaménagée depuis lors, a été une tentative d’assumer ce passé en le déculpabilisant. Le message de cette loi est le suivant: la France n’a pas été injuste dans les colonies où elle a apporté le progrès. D’un côté, en France, il s’agit de laver par la loi un passé qui n’est pas blanc. De l’autre, en Algérie, on gesticule autour de ce passé pour des raisons de politique politicienne. Le conflit a officiellement pris fin le 19 Mars 1962, mais des deux côtés de la Méditerranée, il y a des groupes qui réactivent une guerre mémorielle pour obtenir des avantages matériels et symboliques. Les pieds-noirs, dont certains deviennent plus nostalgiques avec l’âge, ne cessent d’exiger de leur Etat des compensations pour avoir perdu le privilège d’être supérieurs à la population indigène de l’ancienne colonie. En Algérie, la guerre mémorielle qu’entretient «la famille révolutionnaire» – qui n’a plus le monopole du nationalisme depuis un certain match Algérie – Egypte – a des enjeux aussi intéressés.

En exigeant que l’ancienne puissance coloniale présente ses excuses, Belkhadem veut apparaître comme l’homme qui aura mis la France à genoux. S’il croit que Sarkozy lui fera ce cadeau, il se trompe lourdement. La France a été défaite une fois par le FLN historique; elle ne voudra pas être défaite une seconde fois, même symboliquement, par un FLN en carton de surcroît. Mais qu’est-ce qui fait courir Belkhadem ? Il y a bien sûr les dessous de cette revendication qui ne peuvent être étalés publiquement, mais Belkhadem pense y trouver son compte. C’est important pour la carrière quand on n’est pas élu, ou élu avec fraude. La surenchère sur les martyrs permet de se dispenser du suffrage universel pour parler au nom de la nation. Il est curieux de se soucier plus des martyrs que de leurs enfants et petits-enfants, parmi eux des chômeurs, des harraga et autres habitants de quartiers précaires dits «Bni oua Skout». Les martyrs, c’est un fonds de commerce juteux qui rapporte des terrains, des appartements, des fonctions officielles avec chauffeur et autres privilèges. Le souci de ladite «famille révolutionnaire» n’est pas l’hommage désintéressé aux martyrs, mais plutôt la défense d’intérêts individuels et catégoriels. Car si elle se souciait réellement des martyrs, elle commencerait d’abord par les sortir de l’anonymat en aidant les APC à établir des livres où seraient consignées les biographies des martyrs de la commune. Qui connaît la vie Mohamed Belouizdad, le premier chef national de l’OS ? Que sait-on de la jeunesse de Hammou Boutlélis, le chef de l’OS de l’Oranie, arrêté en 1950 et assassiné à sa sortie de prison en 1958 par la Main Rouge ? Qui est Zirout Youcef, militant PPA-MTLD devenu colonel de la wilaya 2 ? Qui est le commandant Adda Benaouda, et des milliers d’autres, devenus pour les jeunes de simples noms de rues ?

La valorisation du passé et la transmission de la mémoire à la jeunesse n’excluent pas d’établir des rapports amicaux avec la France dans l’intérêt mutuel des deux peuples. L’Algérie a besoin de la coopération avec la France, puissance économique, pour implanter des usines de fabrication de voitures, pour former une main-d’oeuvre capable de maîtriser la gestion des supermarchés, puisque les Algériens semblent adorer Carrefour et Auchan, pour renforcer le potentiel scientifique de ses universités, etc. L’Algérie a aussi besoin de la France, membre permanent du Conseil de sécurité de l’ONU, pour aider les Palestiniens à avoir un Etat. La guerre est finie en Mars 1962 et ce sont les Algériens qui l’ont gagnée en mettant fin à la domination coloniale. Demander des excuses après avoir remporté une victoire, c’est prolonger la guerre pour un enjeu symbolique, et ce n’est pas dans l’intérêt de l’Algérie. A moins que le nif soit plus important que tout, même si les harraga, de plus en plus nombreux, essaient de trouver refuge dans le pays qui nous aura présenté des excuses. En nif oual khsara. Ercham ya Abdelaziz archam !


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30 Commentaires sur cet article

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  • Mohand Tahar
    2 janvier 2010 at 22 h 23 min - Reply

    S’il ya bien des excuses officielle à présenter au peuple algérien, ils doivent venir avant tous de cela même qui demande des excuses à l’ANCIEN colon par ce qu’il ont détourné cette victoire et l’indépendance acquise dans la douleur par ces véritables enfants qui ont sacrifier leurs vie pour la liberté et la démocratie, et SI excuse de la France il ya, c’est pour un pouvoir démocratique qu’il devrait être présenté et NON à ce NOUVEAU colon qui ont trahi ces valeureux martyrs et qui détiennent un pouvoir despotique, illégitime qui ont transformer l’Algérie libéré du joug colonial en une Algérie COLONISE.




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  • cazuela
    2 janvier 2010 at 23 h 54 min - Reply

    Permettez une rectification dans les affirmations de ce texte, au demeurant très intéressant: la France n’a pas « été défaite par le FLN historique ». C’est une conjonction surprenante d’un chef d’Etat, De Gaulle, désireux de se débarasser de ce qu’il appelait « le fardeau algérien » pour mener sa politique européenne et internationale, et d’une organisation,le FLN, militairement vaincu, mais ayant eu le talent de développer un réseau international actif, qui a permis l’accès à l’indépendance de l’Algérie en 1962.

    ==========================
    Quelque soient la situation et les circonstances il y a une réalité : la France coloniale a été DEFAITE politiquement par le FLN historique. Et l’Algérie a arraché son indépendance un certain 3 juillet 62.
    Salah-Eddine




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  • Bahi Hanafi
    3 janvier 2010 at 5 h 41 min - Reply

    il n’y a pas que la France qui doit,s’excuser des crimes commis contre notre peuple, ceux qui ont pris le pouvoir en 62 et qui sont à l’origine du drame que vit notamment notre jeunesse, de la corruption qui gangrené tous les secteurs de notre économie, de la dilapidation des richesses du pays, de la paupérisation de la population d’un pays qui recelé d’énormes richesses naturelles et humaines,ceux qui se sont enrichis par la prédation et mis leur progéniture à l’abri du besoin grâce à leur bancaire à l’étranger et leur double nationalité doivent aussi bien présenter un jour leurs excuses au peuple algérien aux martyrs de la révolution qui ne s’imaginaient jamais que leur sacrifice allait engendrer une Algérie de hogra d’injustice de corruption et de mauvaise gouverance




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  • jnsplu
    3 janvier 2010 at 8 h 48 min - Reply

    @Cazuela.
    La lutte du FLN Historique et de l’ALN était une lutte que le peuple Algérien soutenait dans son ensemble et qui se faisait contre des forces supérieures en nombre et en matériel. Cette lutte prenait une forme de guérilla et s’appuyait sur les leviers de politique internationale pour amener au fléchissement de la puissance occupante. Ce n’est pas parce que l’adversaire est plus fort qu’on ne doit rien faire. Maintenant que De Gaule nous a fait cadeau pour se débarrasser de l’Algérie, permets moi d’en douter. Car son pétrole il le voulait jusqu’au dernier moment, puisqu’il voulait scinder le Sahara du nord pour garder la main mise sur les richesses de l’Algérie, mais le FLN Historique avait refusé cette solution. Les accords de cessez le feu ont trainé très longtemps sur cette question. En vérité, la rupture qu’a opérée cette guerre avec la France coloniale a démontré que les Algériens n’accepteront jamais d’etre colonisés et que cette présence Française allait déstabiliser la métropole tot ou tard. Les tueries des débuts, qui ont ramené notre population de 6 millions à 3 ne pouvaient plus se pratiquer dans l’ère moderne et notre peuple qui a repris du ressort et en était à 7 ou 8 millions avait un taux de natalité de 8 ou 9 alors qu’a l’époque les Français en étaient à 2 dans une courbe descendante, c’est dire qu’a terme le peuple Algérien serait majoritaire dans une france ou il aurait pu etre assimilé, ce que De Gaule craignait. Cela aussi fait partie de la lutte.

    D’autre part, meme si cela est vrai et que De Gaule « Saddak 3alina », ne serait ce que dans un but de fierté nationale il faut glorifier nos morts et note lutte,glorification somme toute méritée après toutes ces souffrances. Tous les pays du monde dans le but de consolider leur cohésion sociale mythifient leur Histoire et la grandissent est ce à dire qu’il ne faut pas le faire en Algérie ? Et pourquoi ? Devons nous toujours nous flageller ?




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  • El Houari
    3 janvier 2010 at 10 h 28 min - Reply

    À mon avis la question ne doit même pas être posée

    Quant aux excuses de l’état français ils doivent être présentées au peuple Algérien et suivi de l’indemnisation des crimes de guerres commis contre ses fils et non pas au pouvoir Algérien qui n’est que le gérant des intérêts français en Algérie depuis 1980, et de la recolonisation de l’Algérie.




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  • El Houari
    3 janvier 2010 at 13 h 55 min - Reply

    À mon avis la question D’EXCUSE ET D’INDEMNISATION ne doit même pas être posée

    Quant aux excuses de l’état français ils doivent être présentées au peuple Algérien et suivi de l’indemnisation des crimes de guerres commis contre ses fils et non pas au pouvoir Algérien qui n’est que le gérant des intérêts français en Algérie depuis 1980,

    Ce pouvoir a facilité la recolonisation économique de l’Algérie. Aujourd’hui la France peut se permettre la non reconnaissance de ses méfaits et sa défaite par les enfants de l’Algérie.

    Il est encore très étonnant de voir ces anciens colons prétendre avoir vaincu les combattant Algériens et partir de l’Algérie sur simple injonction de De Gaule.

    Cette situation fera perdurer la haine entre les deux peuples éternellement tant que l’état français n’aura pas reconnu ces crimes et indemnisé en conséquence le peuple Algérien.

    L’état français vis encore dans ses rêves de colonisateur et de francophonie en débâcle. Il ne semble pas remarquer que sa politique en Afrique et en perte de vitesse, et que seules quelques dictatures vieillissantes lui sont encore soumises.

    La gifle infligée dernièrement par la Corée qui a remporté le marché le plus important dans le nucléaire aux UAE prouve l’incapacité de ce pays à voir plus loin que le bout de la méditerranée.

    La figuration de Sarkozy qui singe faussement Obama et Bush n’a fait qu’accroitre le fossé qui existe entre le peuple français et son président.

    Le président Libyen a montré le chemin des relations d’égale à égale entre pays libre et indépendant.

    Il serait temps pour l’Algérie de couper le cordon ombilical avec la France.

    L’ambassadeur de France à Alger a repris dans son dernier interview par chourouk le principe de «visa contre énergie» avancé par Chakib khelil.

    Il serait plus couper ses relations diplomatique avec la France plutôt que de lui offrir encore ses ressources contre du vent. Et s’il faut négocier, la France devra d’abord s’excuser et indemniser l’Algérie.




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  • Mohsen
    3 janvier 2010 at 15 h 24 min - Reply

    « L’Algérie a besoin de la coopération avec la France, puissance économique, pour implanter des usines de fabrication de voitures, pour former une main-d’oeuvre capable de maîtriser la gestion des supermarchés, puisque les Algériens semblent adorer Carrefour et Auchan, pour renforcer le potentiel scientifique de ses universités, etc. »(Lahouari Addi)
    ————————————–
    Nous voilà bien maintenant que nos « intellectuels » à la faconde fertile : « En nif oual khsara. Ercham ya Abdelaziz archam ! réduisent sans vergogne,notre peuple algérien à des veaux de consommateurs,des « tubes digestifs » adorateurs des nouveaux mammouths hyperbazars, véritables déversoirs des produits de masse de l’agro-chimico-alimentaire.En quelque sorte, »je dé-pense, donc je suis. »
    Quant aux « bagnoles »,ce n’est pas une priorité pour la population qui aurait plutôt grandement besoin d’un réseau de transports en commun efficace,bon marché et,digne de ce nom.

    La vraie économie à construire est une économie PRODUCTIVE. En parallèle avec un plan d’action du gouvernement destiné à améliorer la situation socio-économique, notamment, concernant le secteur du logement, de la Santé, du transport, de l’éducation (instruction plutôt!),de l’emploi, de la justice et de l’agriculture.Est-ce que nous en prenons le chemin?!

    Le sentimentalisme béat n’est pas de mise car,les pays du Nord, n’ont pas d’amis mais des intérêts! Et les règles ultra libérales qui régissent le commerce international sont faussées car basées sur le rapport du fort au faible.
    Machines de guerre:
    L’OMC- F.M.I – Banque Mondiale.
    Même pour l’ONU,l’OMC est aux mains des
    transnationales.
    Extrait d’un rapport de la Sous-Commission onusienne de la promotion et de la protection des droits de l’homme, publié le 15 juin 2000:
    «Les hypothèses sur lesquelles reposent les règles de l’OMC sont en effet profondément iniques et même partiales. Ces règles sont en outre le reflet d’un ordre du jour qui ne sert qu’à promouvoir les intérêts de groupes corporatistes dominants qui monopolisent déjà la scène du commerce international. Ces règles supposent que tous les pays engagés dans le commerce disposent d’un pouvoir de négociation égal. Elles ont en outre été conçues en négligeant le fait que la majeure partie du commerce mondial est contrôlée par de puissantes entreprises transnationales. Dans un tel contexte, la notion de libre-échange sous-jacente à ces règles est une imposture.»
    La doctrine néo-libérale ou l’humanité sous la dictature des marchés:

    «Désormais, vous êtes sous le contrôle des marchés financiers»

    Hans Tietmeier, président de la Bundesbank allemande, à l’attention des chefs d’Etat,premiers ministres, ministres et hommes d’affaires rassemblés au Forum de Davos, en février 1996.
    Il faut le savoir.

    Quant à l’histoire de notre passé colonial,il appartient certes au domaine public mais,surtout et avant tout à nos historiens. Contrairement à un pays qui fait toujours la une de l’actualité internationale et qui tend sa main dès que l’on évoque son passé,les Algériens ne réclament que la VÉRITÉ HISTORIQUE qui reste à écrire par les nôtres.Et rien de plus.




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  • radjef said
    3 janvier 2010 at 15 h 28 min - Reply

    Bonsoir tout le monde.@Cazuela. Bien dit. Arrêtons enfin de prendre les enfants du bon Dieu pour des canards sauvages. Le FLN n’a jamais existé en tant qu’organisation. Certes il a existé en tant que sigle, mais sans plus…QU’ON NOUS DISE DANS QUELLE VILLE ET DANS QUEL VILLAGE OU DOUAR LE FLN A T-IL ACTIVE DE 1954 JUSQU’A 1962? Svp, arretez avec ces mythes qui ont conduit le pays à la derive et a l’imposture collective!




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  • jnsplu
    3 janvier 2010 at 19 h 55 min - Reply

    Dans toutes les villes d’Algérie, Monsieur l’intellectuel.




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  • jnsplu
    3 janvier 2010 at 20 h 26 min - Reply

    1-Le FLN n’a jamais existé. Il n’ y a jamais eu de révolution. Benboulaid, Didouche, abane, ben Mhidi, Si l’haouès et tous nos glorieux chouhada n’ont jamais existé, Degaule nous a gracieusement offert l’indépendance parcequ’il a fini par comprendre que nous avons de beaux yeux.

    2- L’arabité de l’Algérie est discutable et il faut au plus vite se débarasser de cette identité fallacieuse qui nous colle à la peau pour nous mettre au diapason avec la modernité et avec le modernisme.

    3- L’Islam est la cause de tous nos maux en Algérie et vivement qu’on applique la laicité seule garante de la sauvegarde de notre ame de ce péril qu’on nous impose par le glaive.

    Ce sont là quelques uns des thémes récurrents sur lqa qui promettent des débats enrichissants et susceptibles de faire avancer les débats pour une unité des rangs afin de ralliertoutes les forces du…pays en vue de nous ….libérer.

    Que renferme la boite de pandore ?




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  • boreal
    3 janvier 2010 at 20 h 38 min - Reply

    Rien ne peut exonérer la France de ses responsabilités durant son règne colonial, l’histoire ne peut et ne doit pas être l’objet d’interprétations partisanes de quelque bord que ce soit.
    En revanche, nous revendiquons en tant que citoyens algériens l’accès à notre Histoire.
    Le reste n’est que discours.




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  • Lies
    3 janvier 2010 at 20 h 49 min - Reply

    Salutations à toutes et à tous.

    Au lieu d’exiger le pardon à la France, il y a bien meilleure façon de prendre soin des algériens en les réconciliant entre eux, et en administrant bien les affaires du pays.

    Car évoquer périodiquement cette question de pardon par le pouvoir, n’est rien d’autre qu’une tentative de faire diversion, consolider sa position indue de rentier, différer sine die les préoccupations légitimes du citoyen et étouffer les aspirations du peuple à la justice, la paix et la liberté.

    Passer de l’État rentier pratiquant les passe-droits et le favoritisme, à un État de droit, démocratique et solidaire, voilà la revendication qui est digne d’être menée.

    En tout cas, il faut savoir hiérarchiser les priorités.

    Fraternellement.




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  • adel133
    4 janvier 2010 at 1 h 26 min - Reply

    est ce que cette revendication de cet indu occupant va améliorer l’ordinaire des Algériens ?ce n’est ni une prorité ni une urgence.Belkhadem qui ne représente qu’un gang d’opportunistes regroupés dans un parti que les Algériens ne reconnaissent pas,devra plutot s’interpeller ainsi que ses acolytes du mal incurable qu’ils ont fait à L’Algérie depuis 1962 et présenter des excuses au peuple Algériens.
    en 50 ans de gestion(catastrophique)ces ménauposés politique ont reduit notre pays à applaudir quand nous avons une autonomie d’importation de 3 ans.bravo les bras cassés.




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  • Koulou
    4 janvier 2010 at 2 h 55 min - Reply

    @ casuela
    Quoiqu’il en soit, au prix de 7 années de guerre ou guerilla appelez là comme vous voudrez et un certain 5 juillet 62, l’Algérie a arraché son indépendance et sa liberté aux mains du colonialisme français n’en déplaise à qui veut l’entendre, Le 5 juillet 62 restera dans les pages de l’Histoire jusqu’à la fin des temps .




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  • MOhamed
    4 janvier 2010 at 5 h 42 min - Reply

    Évidemment, cette exigence n’est, on l’a dit, qu’une forme de diversion au moment ou les Algériens reprochaient au pouvoir leur pusillanimité face aux agressions et inqualifiables invectives contre les plus précieux symboles de l’Algérie et des Algériens. L’expression pornographie mémorielle ( dixit Dieudonné) s’applique manifestement au pouvoir illégitime d’Alger qui n’hésite pas à instrumentaliser les symboles de notre cher pays dans le souci de conforter son pouvoir et mieux nous faire avaler la couleuvre. Les Algériens ne sont pas dupes et ils le savent. Après le foot les voici maintenant user du levier symbolique des chouhadas qui doivent se tourner dans leurs tombes. Les Français peuvent bien rire, eux chez qui le sieur Bouteflika s’était empressé d’aller se faire soigner. S’il y a excuses, le régime en place d’avoir préalablement les présenter au peuple algérien du fait de lui avoir confisqué son indépendance et transformé un paradis potentiel en véritable enfer.




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  • mami-mytheéberlué
    4 janvier 2010 at 8 h 57 min - Reply

    Quant on parle du mythe FLN on ne remet pas en cause l’existence des abane,didouche,zighout ,amirouche,ben m’hidi,khider ou krim.On ne renie pas les milliers de morts et les millions d’orphelins.On ne diminue en rien la grandeur d’une lutte héroique menée par un peuple tout autant héroique.Mais nous avons le droit de savoir et d’enseigner à nos enfants les affres et les crimes commis au nom de ce mythe avec le seul motif d’atteindre un but inavoué:la prise du pouvoir par un clan de planqués attendant le cessez-le-feu.Si ce FLN était autre chose qu’un mythe,les 50 ans d’Algérie post FLN auraient été autres.




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  • radjef said
    4 janvier 2010 at 9 h 33 min - Reply

    Bonjour tout le monde.@jinsplu, mes voeux de prosperité pour l’année 2010. Le peuple algérien trouvera son salut lorsque il aura fini avec les mythes…Etre arabe,berbere, juif cela ne veut rien dire. Ce n’est pas la langue qui fait le citoyen, c’est le citoyen qui fait la langue et qui forge son identité propre. Je n’ai rien contre la laicité…L’Occident avec toutes les valeurs democratiques dont il s’orne et dont il se dit être le depositaire légitime, est-il pour autant laic? Pour revenir au FLN, il n’a jamais existé en tant que structure politique. Dans les villes, dans les villages et les douars, seule l’ALN existait. Il n’y avait que les moudjahidines avec leurs armes…Les wilayas n’avaient pas de chefs politiques, les colonels n’avaient de compte à rendre qu’a eux-mêmes. Abbane qui a tenté de faire doter la cause independantiste d’une structure politique, a été vite éliminé par les colonels. Pour le reste, il appartient aux historiens de faire la lumiere sur les conditions dans lesquelles le CRUA semble avoir vu le jour.




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  • jnsplu
    4 janvier 2010 at 15 h 48 min - Reply

    @Radjef said.

    Désolé. J’avais cru comprendre que tu remettais toute la révolution libératrice en cause en cautionnant @cazuela auquel j’avais répondu.

    Je suis presque d’accord avec toi sur l’ensemble des points que tu évoques, meme la laicité, cela va faire la joie de Brahim, à la limite, si elle est bien comprise et bien appliquée ne me dérange pas. Plutot elle qu’un islam mal compris et mal appliqué.

    Aucun mouvement ne peut voir le jour sans idéologie qui le guide, or, sur notre forum, plusieurs idéologies sont en présence et aucune d’elles ne tente de tempérer ses extremes pour entrer dans le moule qui fera des gouttes un fleuve salvateur.

    Le zaimisme est descendu jusqu’au simple citoyen pour faire de chacun de nous un peuple à lui tout seul, une entité asociale et qui ne vit que pour concrétiser des mythes de mettre les autres a son propre diapason comme s’ils n’avaient aucune volonté.

    Je suis avec toi pour dire que je me fous de la race, de la langue et de tout le reste, qu’on me laisse deux choses: mon Algérianité sans fard et mon islam, meme s’il évolue dans un cadre laic, à condition qu’on n’y touche pas. Car seule la foi est intangible , le reste peut etre fluctuant, sinon la vie n’a aucun sens. Encore que meme la foi passe par des états parfois hauts parfois bas comme dit ibn taymia dans son livre « la foi » (al iman).

    Tant que nous sommes en train de triturer nos essences memes d’Algériens pour nous les jeter les uns les autres à la figure, nous n’arriverons jamais à canaliser les forces latentes qui veulent un changement, qui en ont marre des pratiques amorales, du droit bafoué, de la chereté de la vie, de l’injustice criarde, des passe droits, du clientélisme, de la malvie, de l’absence de visa, de l’interdiction de la harga et de la prison pour ses candidats repris ou attrapés.

    Car notre peuple n’aspire pas à devenir berbère, il l’est, il n’aspire pas à etre arabe, il l’est, il n’aspire pas etre musulman il l’est. Que ceux qui ne le savent pas fassent un tour dans les différentes régions de notre vaste pays avant de parler de ce qu’ils ne savent que sous un certain angle.

    En effet notre peuple ne recherche rien d’autre que la liberté qui permettra à chacun de travailler en libéral sans que des impots injustes lui barrent le chemin de la réussite ou qu’un préposé de l’administration lui refuse un marché autrement que pour des raisons de capacité et de compétence mais parcequ’il qu’il n’a pas « su agir » ou qu’il a manqué de tact à son égard, ou la liberté de travailler dans des sociétés publiques ou des administrations propriété du peuple Algérien sans avoir d’appuis, sans etre client de tel ou de tel mais parce qu’il allie savoir et compétence et que sa carriere progresse sur la base des memes critères.

    Voila ce qui peut unir, ce sur quoi nous devons nous pencher, le diffuser, en imprégner les masses, au lieu de laisser filtrer un message de fitna, un message de séparatismes (au pluriel) qui ne riment à rien et qui ne font qu’accentuer la confusion dans nos esprits déjà bien fatigués, déjà bien érodés et qui aspirent à un moment de détente dans une Algérie ou chacun fait son devoir correctement, du planton de la mairie, jusqu’au premier magistrat du pays, dans le cadre de lois bien établies, bien claires, bien appliquées par une justice indépendante et dont les magistrats, triés sur le volet, appliquent la loi dans toute sa splendeur, telle qu’élaborée sereinement et sans pression d’aucune sorte par un parlement choisi réellement et librement par le peuple et promulguée par un président lui aussi réellement et librement élu au sens plein du terme.

    Lorsque la justice sera souveraine, les conflits, tous les conflits, y trouveront leur solution.




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  • Vania
    4 janvier 2010 at 16 h 28 min - Reply

    Quand allons nous cesser de réécrire l’histoire. Peut-on encore demande aux arabes d’indemniser la France qui a été colonisé par eux dans le passé. Allez arrêtez. Il y a sans doute beaucoup à faire en Algérie pour instaurer une vraie democratie plutôt que de passer votre temps à refaire l’histoire en permanence. Apprenons à vivre ensemble et arrêtons les conflits permanents.




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  • profiteur
    4 janvier 2010 at 18 h 22 min - Reply

    La meilleure indemnisation y Belkhadem c’est de laisser les MARTYRS SE REPOSER ILS SONT AU PARADIS
    arretez la surenchere depuis 62 vous magouillez et remplissez les poches au nom des martyrs vous n’avez jamais connu le FLN de la torture de la misere de la prison par contre vous avez connu celui de la hogra du clientelisme et de l’impunité assez assez assez !!!!




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  • adel133
    4 janvier 2010 at 18 h 43 min - Reply

    lisez la » biographie » de cet indu occupant et vous allez tous comprendre que pour intégrer ce système mafieux qui a ruiné notre pays il faut être un faussaire,un bandit un menteur et un très grand voleur.
    1/ il n’a participé ni de près ni de loin à la révolution.il avait 9 ans lors de son déclenchement et 17 ans à l’indépendance.
    2/ en 1964 soit à l’age de 19 ans il a fini ses études universitaires.il déclare être diplomé de lettres et de finances (wow..)et se fait engager comme inspecteur des finances puis professeur d’arabe.
    6 années de primaire,plus 7 années de lycée,plus 4 années d’université font 17 années d’études.ce génie a commencé à aller à l’école à l’age de 2 ans.il est tout aussi précoce que les anciens moujahidines qui avaient 10 ans en 1962.
    3/ ce khobziste n’a aucun droit de parler au nom du peuple Algérien,car il n’a aucune légitimité et ne représente que les bandits et les charognards comme lui qui vampirisent notre cher pays.

    4/ c’est aux authentiques moujahidines et moujahidates de pouvoir exiger une repentance de cette nature et non pas un voyou rentier.

    4/ avec des énergumènes de cette espéce l’Algérie n’écrira jamais son histoire mais continuera toujours dans les histoires.

    Abdelaziz Belkhadem (arabe: عبد العزيز بلخادم) (né le 8 novembre 1945 à Aflou dans la wilaya de Laghouat en Algérie), est un homme politique algérien. Secrétaire général du FLN depuis février 2005. Il a été premier ministre du 24 mai 2006 au 23 juin 2008.

    Diplômé en lettres et en finances, Abdelaziz Belkhadem entame sa carrière professionnelle en 1964 comme inspecteur des finances, puis professeur de lettres arabes. Dès 1972, le président Houari Boumédiène le nomme directeur adjoint aux relations internationales à la présidence de la République.

    Au parlement entre 1977 et 1992, il siège en tant que député FLN de la ville de Sougueur dans la Wilaya de Tiaret. En 1984, il fait voter le Code de la famille.[réf. nécessaire]

    Il est nommé en 1988 vice président de l’Assemblée populaire nationale avant d’en devenir le président de 1990 à 1991 après la démission de Rabah Bitat. De 1991 à 1997, il est membre du bureau politique du FLN et occupe à diverses reprises des postes ministériels : ministre des Affaires étrangères de 2000 à 2005 et ministre d’État et représentant personnel du président de la république de 2005 au 24 mai 2006. Depuis le congrès du FLN de 2005 il est secrétaire général de ce parti.

    Le 24 mai 2006, le président Abdelaziz Bouteflika le nomme Premier ministre. Il succède à Ahmed Ouyahia. Le 23 juin 2008, il est relevé de sa fonction. Il est remplacé par le même Ahmed Ouyahia, tandis qu’il redevient ministre d’état, représentant personnel du président de la république.




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  • MOhamed
    5 janvier 2010 at 3 h 37 min - Reply

    ( correction svp)Qui connaît la vie Mohamed Belouizdad, le premier chef national de l’OS ? Que sait-on de la jeunesse de Hammou Boutlélis, le chef de l’OS de l’Oranie, arrêté en 1950 et assassiné à sa sortie de prison en 1958 par la Main Rouge ? Qui est Zirout Youcef, militant PPA-MTLD devenu colonel de la wilaya 2 ? Qui est le commandant Adda Benaouda, et des milliers d’autres, devenus pour les jeunes de simples noms de rues ?’

    Ces propos de M. Addi ont particulièrement attiré mon attention parce qu’ils évoquent pour moi des souvenirs très édifiants. Je me rappelle en effet comme si c’était hier, lorsque j’étais un très jeune enfant, je traversais la rue Abane Ramdane à Alger. Cet éponyme n’était pour moi qu’un nom de moudjahid parmi tant d’autres tombés au champ d’honneur. Quelle ne fut ma surprise le jour où j’appris en lisant mon premier livre d’Yves Courrières (comme plusieurs de mes compatriotes de l’époque du dictateur Boumedienne)que cet homme n’était pas un simple moudjahid quelconque mais était l’un des cerveaux de la révolution algérienne, celui qui a été le cerveau de la plate-forme du congrès de la Soummam…Un homme malheureusement assassiné par le régime dont fait partie ce même belkhadem qui souhaiterait maintenant instrumentaliser la mémoire de syadou rahimouhoum Allah pour des intérêts bassement politiques.




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  • Adel
    5 janvier 2010 at 14 h 41 min - Reply

    @radjef said et jnsplu

    « Le FLN n’a jamais existé en tant qu’organisation. Certes il a existé en tant que sigle, mais sans plus… »

    Radjef Said a tout à fait raison.

    Une petite couche d’histoire (celle qu’on trouve dans les livres, non l’histoire secrète, qu’on ne connaitra probablement jamais) :

    A partir de 1946, le PPA-MTLD, principal parti nationaliste qui revendiquait l’indépendance de l’Algérie, avait une aile légaliste, qui prônait la participation aux élections, et une aile révolutionnaire, partisane de l’action directe et qui avait créé pour cela une organisation clandestine, l’Organisation Spéciale, bras armé du parti, chargée d’explorer les possibilités de l’action révolutionnaire (collecte de fonds, achat d’armes et préparation de l’organisation de la lutte armée, etc.). Entre 1947 et 1949, 1000 à 1500 combattants furent recrutés. En 1949, eut lieu l’attaque de la poste d’Oran (3.000.000 de francs). En 1950, 353 membres de l’OS furent arrêtés par la police française et 197 membres, dont Ben Bella, furent emprisonnés. Messali Hadj, appuyé par la majorité du Comite Central du PPA-MTLD, dissout l’OS.

    En 1950, le PPA-MTLD, était le parti nationaliste le plus important (20.000 militants contre 3.000 pour l’UDMA de Ferhat Abbas), le plus actif et le plus enraciné au sein de la population indigène. Des dissensions entre les partisans du courant légaliste et ceux du courant révolutionnaire vont cependant le miner progressivement, les premiers justifiant leur réticence par l’impréparation et le coût humain élevé (les massacres de Sétif et Guelma étant encore dans toutes les mémoires), les seconds prenant la fraude électorale, qui deviendra systématique à partir de 1948, comme argument contre le légalisme. Le parti sera incapable de concilier les deux courants.

    En parallèle, une autre crise, opposant une partie du Comité Central à Messali Hadj – accusé d’autoritarisme et de promouvoir le culte de sa personnalité – et ses partisans, va éclater. Elle finira par la scission du parti en juillet-aout 54. C’est la fameuse crise qui a opposé les Messalistes aux Centralistes.

    Un groupe de jeunes militants, dont plusieurs ont été membres de l’OS – donc partisans de la lutte armée – crée le 27 mars 1954 une troisième force entre les deux factions en vue de les réconcilier et de sauver ainsi le parti : c’est le CRUA, dans lequel il y avait au départ des membres de l’OS et des centralistes. Par la suite, les centralistes, qui cherchaient la victoire sur les messalistes et pensaient que la lutte armée était prématurée se retireront et le CRUA ne sera plus composé que de 9 anciens membres de l’OS (Ait-Ahmed, Ben Bella, Krim, Bitat, Khider, Ben Boulaid, Ben M’hidi, Boudiaf, Didouche). Voyant que la réconciliation est impossible, ces neuf vont agir en convoquant le 25 juin 1954 à Alger une réunion des anciens de l’OS qui sera présidée par Ben Boulaid (Réunion des 21 ou 22). Les participants adopteront la décision de déclencher la lutte armée et éliront un bureau de 5 membres (qui deviendront 6).

    En mai-juin 54, le groupe mettra en place l’organisation qui comprendra 6 wilayas ainsi que toutes les subdivisions inférieures jusqu’au niveau du douar (qui ne seras pas complétée, cependant). Un colonel est désigné à la tête de chacune d’elles, Boudiaf étant chargé de la coordination.

    Le 10 octobre 1954, le CRUA (9 personnes) prend le nom de Front de Libération Nationale et se fixe comme objectif le déclenchement de la lutte armée, qui aura lieu le 1er novembre 1954. A partir de cette date et jusqu’à l’indépendance, les acteurs de la révolution vont progressivement mettre en place un État Algérien parallèle à l’Etat colonial français qui dirige le pays. Cet État aura son armée, l’ALN ; il aura sa justice, son parlement (le CNRA) qui désignera un exécutif (le CCE) et finalement le 19 septembre 1958, son gouvernement provisoire (GPRA), dont le premier président sera Ferhat Abbas. Où est le FLN dans tout cela ? Nulle part. Le FLN était effectivement un sigle que tout le monde utilisait. Il y avait une armée, l’ALN, mais pas de parti tel qu’on l’a vu après l’indépendance (il y aura l’Etat et le parti).

    Le choix de créer un parti FLN, parti unique, ne sera fait qu’après l’indépendance par une partie seulement des dirigeants de la révolution, les autres étant passés dans l’opposition ou s’étant retirés de la vie politique. Le PPA-MTLD, véritable parti politique, n’a pas dirigé la guerre de libération. Il n’y a pas eu quelque chose d’équivalent non plus. Le FLN n’a vraiment commencé à exister en tant que parti politique, avec un comité central, un bureau politique, des kasma, etc., qu’après l’indépendance. Des individus comme Belkhadem y feront carrière et se retrouveront aux plus hauts postes de l’Etat, au détriment de ceux qui ont dédié leurs plus belles années au militantisme des années 40 et 50 et à la guerre de libération et disposant de ce fait d’une véritable culture politique.

    Voici ce qu’écrit un historien américain, John Douglas Ruedy, dans son livre Modern Algeria : the origins and development of a nation (1992) :

    « Le 12 novembre 1954, le premier ministre français, Mendes-France, assurait la France, l’Algérie et tout le reste du monde que les départements algériens étaient irrévocablement français, qu’aucune sécession d’avec le reste de la France n’était possible et qu’aucun gouvernement français, de quelque tendance politique qu’il fût, ne céderait jamais sur ce principe fondamental. Cependant, à l’encontre de tout pronostic raisonnable, les Algériens, bien qu’en position de grande infériorité, ont, en huit années d’une lutte déterminée, défait un peuple immensément plus nombreux, plus riche, plus puissant qu’eux, arrachant à la fin une reconnaissance inconditionnelle de leur indépendance. »

    L’échec des 47 dernières années était-il inscrit quelque part dans la trame des événements passés ?




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  • Arezki Nait Amar
    5 janvier 2010 at 22 h 28 min - Reply

    Bonne année 2010 à toutes et à tous !
    On a pas besoin de faire de grandes études pour comprendre les revendications de monsieur Abdelaziz Belkhadem pur produit des fabrications des la boratoires du trio chadli bendjedid-Halima Bourokba-Larbi Belkheir.
    Un pauvre enseignant issu de l’école coloniale se retrouve propulsé comme par hasard vers l’avant pour occuper des postes étatiques supérieurs – président de l’assemblée nationale,ministre des affaires étrangères, premier ministre , conseiller du président ,envoyé spécial du président,secrétaire général du parti FLN et enfin le chef du courant islamiste du parti FLN.Il représente la synthèse du règne de Chadli Bendjedid.
    Comment un homme qui n’a aucun passé révolutionnaire,qui n’a aucune envergure politique,qui a participé à toutes les mascarades électorales du pays et qui n’est même pas reconnu comme tel dans son propre pays,va demander à une grande puissance économique mondiale comme la France ,de se mettre à genoux et de demander pardon à monsieur Abdelaziz Belkhadem ,personnage préfabriqué par le mafieux-trio Larbi Belkhir-Halima Bourokba et Chadli Bendjedid.
    Un imbécile manipulé à son insu par des tiers et qui se prend pour quelqu’un d’intelligent restera un imbécile toute sa vie!




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  • Adel
    6 janvier 2010 at 9 h 04 min - Reply

    J’aimerais si vous le permettez revenir sur la question de ce qu’était le FLN pendant la guerre de libération.

    Pour être plus précis, je dirais que le FLN c’était l’ensemble des instances et structures qui se sont mises en place progressivement à partir du moment où le CRUA est devenu FLN, c’est-à-dire les 6 wilayas qui constituaient l’ALN ainsi que la Zone autonome d’Alger, la fédération de France (qu’on a appelée la 7ème wilaya), le CNRA et le CCE, le GPRA. Tout cela, c’était le FLN. Il n’y avait pas, cependant, une instance FLN qui dirigeait et orientait la révolution. Il y avait le CNRA qui était l’organe législatif et le CCE qui était l’exécutif et qui supervisait l’ensemble des activités liées à la révolution aux plans intérieur et extérieur, selon les décisions émanant du CNRA. C’était cet Etat algérien parallèle qui était le FLN. Dans la pratique, chaque colonel chef de wilaya était seul maitre à bord et les directives venant de Tunis n’étaient pas forcément mises en application. Il y avait un équilibre fragile entre les différents chefs et les coups bas ne manquaient pas.

    Après l’indépendance, l’ALN deviendra ANP, l’Assemblée Nationale prendra la place du CNRA, un Bureau Politique sera créé par le groupe de Tlemcen durant la crise de l’été 62 et il prendra la place du GPRA. Le FLN en tant que parti se mettra en place plus tard, pendant le règne de Ben Bella. Il servira de caisse de résonnance à l‘équipe au pouvoir, mobilisant la population autour des tâches que ce dernier aura jugées prioritaires. Remarquons que les 3 révolutions de Boumédiène ne furent pas l’œuvre des idéologues du FLN mais celle de Boumédiène lui-même et des collaborateurs qu’il s’était choisi. Le FLN a toujours applaudi le dictateur ou le roitelet du moment et entériné ses décisions. Aujourd’hui la classe politique est tellement corrompue qu’aucune analyse n’a de sens. Le khobzisme est la seule idéologie qui ait pignon sur rue.

    Alors, dire que le FLN d’après l’indépendance est l’héritier du FLN historique ne rime à rien, car l’ANP, l’Assemblée Nationale, le Gouvernement, ainsi que les personnalités qui sont passées dans l’opposition comme Ait-Ahmed, Boudiaf ou Ferhat Abbas sont tous les héritiers du FLN historique. C’est toute l’Algérie qui en est en fait l’héritière (les harkis ayant rejoint la France).




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  • kimahouma
    6 janvier 2010 at 12 h 47 min - Reply

    Je partage l’opinion de M L Addi qui consiste à dire que « Demander des excuses après avoir remporté une victoire, c’est prolonger la guerre pour un enjeu symbolique, et ce n’est pas dans l’intérêt de l’Algérie », je dirais plus c’est minorer la victoire. Concernant le rôle de De Gaulle, il faut replacer ses décisions dans le contexte international, il n’a pas fait un cadeau à l’Algérie, il a eu simplement le courage dans le cadre la politique Française de trancher en faveur d’un retrait et de mettre fin à une situation qui nourrissait une crise politique grave en France.
    Maintenant Belkhadem et consorts qui agitent le chiffon du nationalisme, ont prouvé par la gestion de l’hystérie Egyptienne qu’ils ont un nationalisme sélectif, et instrumental.
    Supposant maintenant, que la France présente, effectivement des excuses, qu’est ce que cela rapportera aux Algériens? La gloire d’avoir comme m Addi le dit d’obtenir une victoire symbolique?pas si sûr . La France pourrait dans la foulée présenter des excuses à toutes ses ex colonies, et pourrait obtenir ainsi une victoire encore plus grande dans l’opinion international, et donner un lustre à son image de pays des droits de l’homme.
    Nous serions un pays démocratique et prospère avec des universitaires et des chercheurs libres, nous aurions pu par le travail sur l’histoire, et par une production intellectuelle sérieuse, mettre en demeure, et les politiques et les intellectuels Français à admettre l’ignominie du système colonial, viendront ensuite des excuses.Hélas ce n’est pas le cas
    Il se trouve en France que beaucoup de monde, et pas seulement les députés qui ont voté la loi sur les aspects positifs de la colonisation, pensent tout bas qu’effectivement la France à contribué à créer l’Algérie,à faire entrer les Algériens dans la modernité. Encore hélas Les Belkhadem et consorts leur donnent tous les jours raison.
    Ils nourrissent un système qui est incapable de mener un projet correctement, de retenir ses diplômés, etc..
    Toute chose qui donne de l’Algérie l’image d’un pays sous-développé, incapable de réussir par lui même.
    Ce qui devrait gravement inquiété M Belkhadem, c’est l’idée qu’on retrouve parfois chez des jeunes qui n’ont pas vécu la période coloniale, mais qui pensent par une étrange ironie du sort que si la France était resté en Algérie, celle ci s’en porterais mieux. Elle est déjà ici la défaite symbolique de M Belkhadem, le sait- il?
    .




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  • qadda
    6 janvier 2010 at 21 h 54 min - Reply

    Quand je regarde BElkhadem ,je vois le sous-developpement dans tour sa splendeur. Ce monsieur renferme toutes les tares de la regression du sous developpement et de la gabegie.Incompetence, manque de principes , manque de courage politique , manque de patriotisme ( rappelez-vous son episode avec l’ambassade d’Iran pendant les années de sang).
    Alors quand cet energuméne parle d’excuses cela fait vulgaire. Comme l’ont souligné certains intervenants si , le pays avait été dirigé et geré democratiquement , si l’ecole n’avait pas été prise en otage , le gouvernement francais aurait proposé de lui même de faire des excuse à l’Algerie car s’aurait été dans son interet de traité avec une riche et prospére puissance regionale de la rive sud . Malheureusement pour nous des geants historiques ( Ferhat abbes, Krim, Boudiaf , kHIDER , Ait Ahmed et des dizaines d’autres ont été soit liquidés soit exilés et notre sort se retrouve 47 ans aprés entre les mais des liluptiens soltani , belkhadem et toute la camarilla d’invertebrés politiques qui a les rennes du pouvoir et qui au moidre petit bobo prendront l’avion à Paris pour se faire soigner.

    De plus le maintien du sigle lui même est une insulte .
    Front de Liberation Nationale. Liberer qui de quoi?




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  • liberté
    7 janvier 2010 at 14 h 12 min - Reply

    Qu’attend Mr Belkhadem pour répondre à la contribution du Professeur Lahouari Addi?

    Walla h c’est la HONTE,un ministre d’état qui ne sait meme pas rédiger un article,ainsi va l’Algérie…..




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  • AS
    7 janvier 2010 at 16 h 48 min - Reply

    mais qui parle d’excuses ? On parle de centianes de millairds de deommagement et du proces des criminels de guerre a paris ainsi que leurs harkis dur drs et l’armee… toutes les preuves sont reunis pour juger les criminels de guerre de France ! que cela leur serve de lecon… sarkosy est responsable de ceux qui s’est passe en 62, il ne fait que recommencer ce que la france de de gaulle a fait… il n’y a aucune difference !




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  • Mustafa
    19 janvier 2010 at 1 h 19 min - Reply

    Voici des éléments de
    réponse : La limite de » l’amnistie réciproque » signée aux accords d ‘Evian fut bien le 19 Mars 62
    donc pour exactions et tortures malheureusement (et oui) de part et d’autre (y compris entre Algériens)
    Valable aussi pour la Métropole Assassinats de policiers et d’opposants ; Répréssions de la police Française
    En se souvenant que ce texte fut entériné par une large majorité en France (y compris communistes)
    et en Algérie par le peuple le 1er Juillet 62
    Puis L’Amnistie « Mitterand » de 82 en réalité réhabilitation de Militaires et de fonctionnaires (recouvrement
    grades’décorations et pensions) eu comme limite le 3 Juillet 62 date officielle de la fin de la Guerre d’Algérie en France
    Pour les exactions « hors guerre » en majorité coté Algérien massacre des Harkis où du 5 Juillet 62 à Oran
    le Débat est ouvert s’il n’y a pas prescription ? Naturellement vous pouvez publier

    Violations des droits humainsArticlesAnalyse & OpinionGalerieLiensRecherche

    Un document sur la torture dans l’Algérie indépendante
    « En 1964, j’ai soulevé au Comité central du FLN la question de la torture. Boumediène a répondu froidement : « Donnez-moi un autre moyen d’avoir des renseignements. » Si nous voulons que notre société quitte les ornières de la violence, il faut commencer par respecter l’intégrité physique des individus. La question de la torture nous concerne tous. Or, je constate que chaque groupe ne la dénonce que lorsque les siens en sont victimes. »Mohamed Harbi (historien) à El Watan, 17 mai 2001

    Nous publions ci-après un document historique important et méconnu : le communiqué contre la torture, diffusé en avril 1971 par le Parti de l’Avant-Garde Socialiste (successeur du Parti Communiste Algérien), alors clandestin. Trente ans plus tard, alors même que la pratique de la torture par les forces de sécurité algériennes revêt un caractère systématique et généralisé, il est regrettable que les héritiers de ce courant politique restent aujourd’hui silencieux sur ces pratiques.




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  • Congrès du Changement Démocratique