Édition du
24 July 2017

LA TROISIEME MI-TEMPS


Par Djamel LABIDI

Le match Egypte- Algérie n’en finit plus, de prolongation, en prolongation. Certains s’acharnement même à siffler une troisième mi-temps consacrée à un débat  sur l’identité algérienne

Ironie de l’Histoire, au même moment se déroule en France un débat sur l’identité française, lequel s’est transformé  en une campagne anti- Islam et anti-arabe. Chez nous, c’est  le match Egypte –Algérie qui est  le prétexte à imposer un  débat sur l’identité algérienne Et de la même façon, le débat débouche, sous la plume de quelques journalistes algériens d’expression française, sur des attaques centrées sur la  dimension arabo-islamique de l’identité algérienne  et sur  la langue arabe, voire sur des formulations qui frisent le racisme, ou plus exactement l’auto-racisme.

Coïncidence ? Je ne crois pas. L’aliénation coloniale a la vie dure. Le simple rapprochement entre ces deux faits, la simultanéité et le contenu de ces deux débats,  devraient donner à réfléchir sur la persistance de ce phénomène d’aliénation, et son résultat : l’auto- mépris.

Il faut reconnaître qu’en France ce dévoiement du débat vers l’Araphobie et l’Islamophobie a tout de suite trouvé des forces généreuses et puissantes, notamment intellectuelles, pour le dénoncer et le contrer.

Mais chez nous, tout se passe comme si s’agissant de tout  ce qui est Arabe, certains s’autorisaient,  à dire n’importe quoi, à pratiquer le dénigrement systématique, et à ne même pas éprouver le besoin de soumettre ce qu’ils disent au contrôle des faits ou de la simple logique.

DE LA  PATHOLOGIE LINGUISTIQUE

Il y a  des choses qu’on ne peut laisser passer.

Ainsi, par exemple, de cet article paru dans le quotidien d’Oran sous le titre « l’inévitable décolonisation horizontale »(*). Je vous parlais plus haut de racisme. On peut penser que j’exagère. Pas du tout. Dans cet article, le mot Arabe est  mis à dessein entre guillemets. Ainsi que le mot Maghreb. On doute, on se dit qu’on  a mal vu, qu’on a mal lu, que c’est trop gros, qu’un Algérien ne peut faire ça,  que les guillemets ont du être utilisés dans une autre signification. Mais non, c’est bien  du mépris. L’auteur   confirme lui même le sens qu’il donne à ce mot car il dit qu’il faut le comprendre comme, je le cite, » la désignation coloniale et occidentale (les Arabes sur la rime de « travail arabe » ou sur le mode de l’Arabe de

Camus) ». A Paris, un jour, une dame française m’avait indiqué la Librairie Avicenne que je cherchais en disant c’est « une librairie arabe » pour rapidement s’excuser d’avoir employé ce qualificatif. Je lui avais dit doucement: »je suis fier d’être Arabe ». Il y a un proverbe chez nous qui dit qu’ « il n’y a que l’âne qui renie ses origines ». J’ai toujours trouvé ce proverbe bien dur avec l’âne.

Mais continuons: l’auteur de l’article répugne même à utiliser le mot arabe pour parler de la langue parlée en Algérie. Il préférera la nommer « l’Algérien » plutôt que de dire Arabe parlé. Evidemment, il ne pouvait pas car il aurait été alors en contradiction avec lui même puisque si l’Algérie parle Arabe, c’est qu’elle est quelque part Arabe. C’est comme si certains perdaient toute cohérence dés qu’ils traitent de la question de l’Arabe.

Nous découvrons, le monde découvre ainsi,  qu’il y a une langue qui s’appelle « l’Algérien ». Il doit y avoir aussi probablement le Suisse, pour les Suisses francophones, le Belge, le Brésilien comme langue du Brésil et non le Portugais, l’Américain au lien de l’Anglais etc.

De cette langue, « l’Algérien », il dira encore sans se soucier de la contradiction « que ce n’est pas encore une langue et ses mots sont rares, difformes » .Ceci, déjà,   n’est pas vrai car l’Arabe parlée est authentiquement de l’Arabe,à condition de le parler réellement et non ce sabir infâme fait d’un mélange réduit de mots français et arabes à quoi certains voudraient réduire le peuple algérien pour l’enfermer dans un bégaiement permanent et l’empêcher de s’exprimer, mais nous y reviendrons.

Mais en attendant, si « ce n’est pas encore une langue », comme le dit l’auteur de l’article, dans quelle langue s’exprime-t-il donc ? Evidemment en Français. Nous y voilà donc. Que de contorsions pour cacher  ce problème qui apparaît d’autant plus qu’il le cache et qu’ il n’en dit pas un mot dans tout l’article. Ce problème qui fait que tout ce qu’il dit, que tout ce qu’il écrit sur l’Arabe, il le fait en Français et que ceci  peut expliquer cela. Je ne dis pas qu’il ne faut pas écrire en français. La preuve je le fais. Il est même très possible de défendre la langue Arabe en Français. Mais c’est tout autre chose que de se servir du Français pour théoriser une aliénation, pour s’évertuer à cacher ce problème fondamental pour tout intellectuel, celui de son rapport avec sa langue, et donc avec sa  société, et donc avec son peuple.

Là est la source du malaise permanent, des incohérences, dont je viens de signaler quelques unes, des contradictions, de la véritable pathologie entourant, dans certains milieux, la question du rapport avec la langue. Et puisque nous y sommes, disons-nous nos quatre vérités en tant qu’Algériens. Il y a chez nous des milieux socioculturels, et je parle en connaissance de cause puisque j’en viens, qui vivent dans un inconfort, un  malaise permanent concernant la question de la langue. L’Algérien francophone a développé une véritable névrose concernant la langue arabe. Il est supposé par définition la connaître puisqu’il est par définition Arabe, comme on le lui rappelle, aussi bien ici qu’à l’étranger, or il ne la connaît pas. Il est supposé être bilingue,  mais il est en  réalité monolingue, ne pouvant écrire, penser, réfléchir qu’en Français. Il parle chez lui et dans son milieu en Français, il travaille en Français, il pense en Français, il aime même en Français. Cependant il doit  aussi parfois descendre, dans la rue, côtoyer le peuple, l’Algérie  profonde.  Or  parler en français, dans une Algérie qui hait le colonialisme, c’est se mettre au dessus du peuple, c’est réveiller des hostilités, c’est risquer des tensions dans les relations sociales. L’Algérien francophone  va alors faire   semblant de la baragouiner l’Arabe, introduisant ici et là des mots arabes dans son Français ou arabisant des mots français, d’où ce sabir, ce bégaiement continuel . Il vit, en Algérie comme à l’étranger, dans un mensonge permanent sur son identité culturelle, non pas celle du peuple algérien, mais la sienne. La solution serait simple: se libérer, se réapproprier sa langue. C’est c elle choisie par les meilleurs des Algériens francophones, notamment pendant la Révolution nationale au moment où l’enthousiasme national était très fort. Techniquement, apprendre une langue, ne pose aucun problème. Le même Algérien francophone, qui pendant 10 ans, 30 ans, n’a pas appris l’Arabe, notamment littéraire, peut apprendre en quelques mois l’Anglais ou le Russe quand il a vécu dans ces pays. Pourquoi ? Il y a probablement une raison psychologique: il n’apprend pas l’Arabe, car il est supposé le connaître.  Mais surtout, il y a  des raisons sociales : la langue,  c’est aussi le pouvoir et la langue française continue à donner bien des privilèges et influencer la hiérarchie sociale. La tentation est alors grande de défendre le statu quo, de combattre et même de haïr ceux qui veulent le remettre en question… La schizophrénie n’est alors pas loin, mais une schizophrénie sociale, à laquelle on apporte les ressources de l’idéologie: il déclarera alors qu’il n’est pas Arabe pour ne plus avoir à le prouver. Il érigera  son sabir, ou le sabir à l’emploi duquel il encourage le peuple, en langue nationale, comme la véritable langue vivante, puisqu’elle est celle de la rue, de la « vie réelle »: « One, two, three, viva  l’Algérie (prononcer « l’Algérrrréé ») », voilà la langue étrange, »incroyable » pour laquelle il versera une larme de tendresse et tout  le programme culturel qu’il proposera au peuple. Tant pis, si la jeunesse ne pourra pas s’exprimer,  il lui suffira que lui puisse le faire, et exprimer des idées complexes et abstraites en… Français. Et qu’importe là que son Français si châtié, si littéraire, ne soit pas la langue de la vie réelle en Algérie. Il théorisera alors, proclamant que le Français est « un élément de notre identité culturelle, que » l’Algérie est pluriculturelle, plurilinguistique », bref une idéologie sur mesure pour lui.

DE L’ALIENATION

Il érigera son aliénation culturelle en acte libérateur. C’est ce que fait d’ailleurs l’auteur de l’article dont nous parlons lorsqu’il décrète que le rejet de l’Arabe est « un acte de décolonisation horizontale ». Pourquoi horizontale? Mais passons. L’anachronisme de l’affirmation est évident: c’est employer une catégorie  relative à un phénomène de l’Histoire contemporaine, le colonialisme, à un processus vieux  de 14 siècles, celui de l’enracinement de la dimension arabo-islamique de notre identité. C’est comme si quelqu’un niait que la France soit latine parce que les Gaulois ne l’étaient pas ou que les Francs  étaient une tribu germanique. Ou que l’Angleterre est bretonne puisque les Anglo-Saxons (dont une tribu germanique les Angles a donné son nom à l’Angleterre) y sont arrivés après les bretons entre les 5 eme et 7 eme siècles. Y a t-il eu durant quatorze siècles une guerre de libération anticoloniale contre « le colonialisme arabe ».

Tout cela est évidemment absurde. Et pourtant, on est obligé de le relever  car certains n’hésitent pas à répéter cette affirmation ridicule historiquement, comme cela a été le cas ces dernières semaines dans quelques journaux d’expression française.

Le ridicule devient dangereux  lorsque  l’appartenance identitaire est réduite à une appartenance ethnique, voire raciale : » les Arabes, c’est l’Arabie saoudite, c’est la péninsule arabique et pas nous», avec l’opposition comme on a pu le lire dans certains journaux entre Arabité et Amazighité.  On sait à quelles dérives racistes a pu conduire, là où elle a été encouragée, cette vision ethnique. Or on sait que les Arabes s’identifient par des liens linguistiques, culturels et historiques. Il ne reste plus alors qu’à identifier les Egyptiens aux conquérants arabes, et la boucle de la haine est bouclée.

C’est ainsi que les clichés sur les Egyptiens  » qui nous auraient imposé l’arabisation dans les années 60″ et même » exporté l’Islamisme » sont réapparus et ont été martelés dans divers écrits dans des journaux, sur des forums algériens d’expression française. Ce serait donc une énorme coïncidence que la langue Arabe soit la langue nationale et officielle du Maroc, de la Tunisie, de la Libye, de la Mauritanie, des Sahraouis ? Ce seraient donc les Egyptiens qui  leur auraient imposé, à eux aussi, « l’arabisation »?

Quant à l’Islamisme, c’est un phénomène mondial, qui ne concerne pas  que l’Algérie, et dont l’analyse est donc  bien plus complexe. Il reste qu’il est inquiétant que de telles incohérences puissent trouver un écho et arriver à dresser les uns contre les autres des Algériens.

L’aliénation est productrice de haine. Comme son nom l’indique, elle consiste à se regarder avec les yeux de l’autre, à lui être subordonné. La France voulait naturellement justifier le colonialisme et légitimer sa présence en disant qu’elle n’était arrivée  en Algérie qu’après d’autres occupants (les Romains, les Byzantins, les Turcs etc.. ) dont les Arabes. Le colonisé aliéné va reprendre la même affirmation sans remarquer qu’elle est suspecte du fait même qu’elle vient du colonisateur. Fanon, dans « Peaux noirs et masques blancs » a bien  décrit  ce processus de l’autoracisme, de l’automépris, où le colonisé intègre les valeurs et la culture du colonisateur, où il se déteste lui même, et où il déteste dans l’autre colonisé l’image qu’il lui retourne, et comment alors les colonisés se déchirent entre eux, comme nous l’avons fait pour le match Egypte- Algérie à la grande satisfaction de ceux qui nous dominent. Ainsi, chez nous,  » l’arabisant » et le « francisant » (appellations bizarres et affreuses qui nous ont été transmises par le colonialisme) sont un couple infernal, produit  par le colonialisme, où l’un ne peut pas exister  sans l’autre, et  où chacun déteste le reflet que lui renvoie l’autre.

Le comble, c’est lorsque notre partisan de « la décolonisation horizontale », après avoir mis des guillemets au nom « Arabe », et prouvé ainsi sur lui  même la pertinence de l’analyse de Fanon sur l’aliénation, tente de détourner cette analyse en appelant à la libération de l’aliénation » à la colonisation arabe ». Il va même jusqu’à pasticher le titre du livre de Fanon en le transformant en « peaux algériennes, masques « arabes »(les guillemets sont encore de lui) .Ainsi donc,  après  la langue qui s’appelle « l’Algérien », on découvre qu’il y a aussi une « peau algérienne ».

Et puis il y a l’affirmation que la langue arabe classique, littéraire, « la langue de l’école » est une « langue morte », discours combien de fois entendu. Morte, par rapport à quoi? Par rapport à cette langue, l’ « Algérien » dont il parle. Je demande à chaque lecteur d’essayer de dire en « Algérien » (au sens de sabir) ou même en Arabe parlé tout ce qui vient d’être écrit ici, ou, dans n’importe quel article en langue française. C’est évidemment impossible. Le résultat est clair, et le but avec : nous contraindre au silence, à ne pas pouvoir écrire, penser dans notre langue, raisonner scientifiquement, exprimer une pensée fine, nuancée, abstraite, élégante, courtoise, civilisée. Il n’y a pas de civilisation sans langue littéraire.

Et qui a dit qu’il fallait enseigner à l’école la « langue de la maison », la « langue maternelle » ou la langue de la rue. Cela n’a existé dans aucun pays. De telles affirmations n’ont de succès que parce qu’elles sont basées sur l’ignorance de beaucoup de gens sur le processus de développement linguistique. C’est au contraire la langue de l’Ecole, la langue littéraire qui est devenue partout la » langue de la maison », la langue maternelle grâce au développement de l’enseignement et sa généralisation. En France, ce n’est qu’au 19 ème siècle et au début du 20eme que ce processus s’est véritablement opéré: les lois Jules Ferry de 1881 et 1882, la création et la généralisation des Ecoles normales dans les départements français ont  eu, en particulier, pour but de  « normaliser » le Français, d’enseigner le même Français, le Français littéraire partout. Le corps des instituteurs, formé par les Ecoles normales, a constitué une véritable institution (d’où son nom) pour servir, jusqu’au plus petit village, de référence à la langue française, pour  diffuser la langue littéraire, et unifier la langue de la nation. En Italie, c’est la langue littéraire de Rome qui est celle de l’Ecole et le processus n’est pas achevé, avec une diglossie qui subsiste notamment avec l’Italien du Sud etc..

Et  comment peut- on qualifier la langue arabe littéraire de « langue morte », alors qu’elle est celle de milliers de journaux, de centaines de radio, de dizaines voir de centaines de chaînes de télé, de dizaines de milliers de sites Internet, que des chaînes étrangères comme France 24 et d’autres savent l’importance d’avoir une chaîne de télé en Arabe, que la langue arabe est l’une  des langues principales de l’ONU, que Microsoft pour des raisons commerciales

( 350 millions de consommateurs arabes) sort son Windows en Arabe avant le Français, que Google donne la plus haute importance à son moteur de recherche en Arabe et a  racheté dans ce sens, Maktoob, le grand moteur de recherche arabe .

L’Algérie serait elle le seul pays où l’on puisse dire et écrire des énormités sur la langue

arabe ?

RETOUR A LA COLONISATION ?

En réalité,  cette affirmation que la langue arabe classique est une langue morte comme toutes les autres affirmations remettant en cause notre identité,   n’ont rien de nouveau.

Il est faux de dire, comme on a pu le lire dans plusieurs journaux algériens francophones que le match Algérie – Egypte a été « l’étincelle », le déclencheur de la « prise de conscience  de notre véritable identité et que nous ne sommes pas arabes ». Les arguments présentés dans ce sens sont répétés, rabâchés, ressassés depuis longtemps. Le match n’a été que l’occasion de les ressortir dans une campagne médiatique et de leur chercher une justification émotionnelle.

Ils n’ont rien de nouveau aussi au sens où ces arguments font partie de la panoplie de l’idéologie coloniale sur la langue Arabe et la question de l’Arabité de l’Algérie. Voici ce qui était écrit dans la revue française « l’Ecole Républicaine » n°7 Avril/mars 1954 : « Les inspecteurs primaires ont présenté en mars 1954, une motion singulièrement étroite ou ils faisaient de l’arabe dialectal un patois, de l’arabe littéral une langue morte, de l’arabe moderne une langue étrangère; ils concluaient en recommandant d’écarter l’enseignement de cette langue considérée en ce pays comme une forme oppressive d’arabisation. »

La France coloniale avait décrété l’Arabe littéraire langue morte pour la raison que c’était la  langue qui pouvait concurrencer le Français. L’Arabe parlé ainsi que l’Amazigh ne lui faisaient pas peur car ils ne pouvaient évidemment remplacer le Français dans la vie administrative, économique etc.. C’est la raison aussi qui explique qu’aujourd’hui c’est l’Arabe littéraire qui est régulièrement attaqué. Une méthode diabolique avait été utilisée par le colonialisme français pour suggérer que l’Arabe classique était une langue morte: celle de permettre le concernant  l’usage du dictionnaire dans les lycées en Algérie, de la même façon que pour le Latin. Ainsi s’est établi un élément de l’argumentaire linguistique colonial, à savoir que l’Arabe parlé est la langue nationale de l’Algérie et qu’il est issu de l’Arabe classique comme le Français du Latin.

Après l’indépendance, la politique « d’arabisation » ( encore un mot perfide puisqu’ils sous entend que nous sommes à arabiser et donc pas arabes) , cette politique n’a eu d’autre but que de rechercher un équilibre entre l’Arabe et le Français, une coexistence entre ces deux langues, si on s’en tient aux faits, et si  donc  on analyse cette politique à travers ces résultats et non les intentions proclamées. Le résultat a été que tout est en double chez nous, avec  la dichotomie, et les conflits qui en découlent: 2 élites, l’une en Arabe, l’autre en Français qui ne communiquent pas entre elles, 2 universités l’une en Arabe, l’autre en Français, 2 administrations, 2  presses etc… Comment la Nation peut elle garder ainsi son équilibre mental.

Là est l’explication de cette pathologie dont nous souffrons  dans la communication entre Algériens. La situation atteint parfois des sommets dans l’incohérence: le 9 Novembre, je l’avais noté, le Ministre de l’intérieur s’est exprimé en Français à la télévision à la chaîne arabe, nationale, mais, comme d’habitude, pas de traduction de son propos. De même le Ministre des affaires étrangères devant le corps des ambassadeurs algériens va parler en français, le 8 Novembre, et même au Caire le 13 Novembre. Toujours pas de traduction à la chaîne nationale, comme chaque fois qu’un Algérien parle Français. Mais il suffit que ce soit un étranger qui parle en Français  à la télé et aussitôt la traduction en Arabe se déclenche. C’est pourtant dans les deux  cas du Français. On nage dans l’absurde.  Par contre, à Canal Algérie, tout propos en Arabe est traduit en Français.

Nos deux langues nationales sont brimées dans leur propre pays:l’Arabe et l’Amazigh. C’est plus facilement perçu pour l’Amazigh que pour l’Arabe. Et pourtant, le statut de Langue officielle et nationale de l’Arabe n’est souvent que théorique. Beaucoup de hauts responsables n’en tiennent pas compte même dans leurs interventions en public. Elle aussi est victime.  Dans la haute administration et la plupart des ministères, la langue de travail est le Français. De même, dans la plupart des secteurs d’activité économique, notamment modernes (Télécommunications, informatique, énergie etc..). La publicité est presque toujours en

Français etc.. Le parcours de la jeunesse instruite en Arabe, et c’est la grande majorité des jeunes, s’apparente à un parcours du combattant: dans les réunions administratives et même

officielles, le Français sera utilisé et le jeune se taira. Il ne pourra pas remplir la plupart des formulaires. Dans les restaurants de qualité, on lui tendra un menu en Français et on lui parlera en Français, et il préférera ne pas y aller etc.. On imagine les complexes, les frustrations et donc la révolte qui peuvent en découler. Exclu, marginalisé car instruit, cultivé mais … dans la langue de son pays. Ce n’est pas ce que voulait notre Révolution nationale. Qu’on examine bien et on verra que bien des tensions, bien des non dits, bien des conflits ouverts ou masqués, bien des particularités de la vie sociale de notre pays, s’expliquent par ces tensions culturelles.

D.L

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(*) K. Daoud, le Quotidien d’Oran, 17 Décembre 2009.

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In Le Quotidien d’Oran 02 janvier 2010


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97 Commentaires sur cet article

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  • Adel
    3 janvier 2010 at 20 h 59 min - Reply

    Il me semble que cet article manque totalement d’objectivité. Nier le fait qu’il y a un fossé entre l’arabe parlé au Maghreb et l’arabe enseigné à l’école et que cela constitue un problème réel, est vraiment trop gros.

    Je me demande si l’auteur connaît l’arabe algérien. Je le soupçonne fort de parler français avec les membres de sa famille.

    Il verse des larmes de crocodile sur tamazight. Or, les différents parlers amazighs sont, sur le plan de l’expression « civilisée », au même niveau que l’arabe algérien. Cela signifie en clair que les Kabyles n’ont d’autre solution que d’apprendre l’arabe classique s’ils veulent un jour devenir des gens civilisés. Il faut le dire clairement. C’est d’une mauvaise foi manifeste et il n’y a pas grand chose à dire.

    Il me semble que ceux qui veulent défendre la langue arabe doivent la pousser à s’encanailler justement. Elle doit quitter le JT de 20 heures et descendre à Bab-el-Oued et Belcourt se frotter aux jeunes pour en retirer un peu de vigueur. Désolé de vous contredire, Monsieur Labidi, mais les langues ne se développent pas dans les académies. Regardez comment évoluent les langues française et anglaise aujourd’hui. Ce sont les académiciens qui font des concessions à la rue.

    Une langue arabe stéréotypée ne pourra pas concurrencer la langue de la rue. Elle restera la langue de l’élite. Notre problème c’est que nous n’avons pas de langue arabe populaire écrite. Il y a la langue d’El Moutanabbi, de Djahidh et d’Ibn Rushd, mais où est la langue du petit peuple ? Dans toutes les langues vivantes, il y a un continuum qui va de la langue de la rue à celle du philosophe. Dans la langue arabe, il y a une fracture, la langue du peuple étant d’un côté et la langue des lettrés de l’autre. C’est cela le problème qui doit être traité. Le nier ne nous avancera pas à grand-chose.

    Ne serait-il pas possible d’imaginer une langue arabe simplifiée qui intègrerait toutes les structures grammaticales et le vocabulaire de la langue populaire d’un côté et tous les concepts abstraits de l’autre, donnant ainsi à chaque catégorie la possibilité de s’exprimer ? Quelle est la langue la plus facile à apprendre aujourd’hui ? C’est l’anglais. Comparez-la à l’arabe classique et vous verrez toute la différence. La simplicité, voila le maitre mot aujourd’hui. Le peuple a besoin de comprendre ceux qui lui parlent. Laissons l’élégance aux poètes. Le lion, chez nous se dit sbaa. Libre à vous de l’appeler layth, mais ne nous obligez pas à vous suivre.




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  • Adel
    3 janvier 2010 at 22 h 02 min - Reply

    En Algérie (et au Maroc), la solution complète au problème des langues doit prendre en charge ce qui suit :

    – Unifier la langue arabe enseignée et la langue arabe parlée.

    – Unifier les dialectes amazighs, les écrire et les utiliser dans les médias et dans l’enseignement.

    – Décider quelle langue utiliser dans l’enseignement supérieur des sciences et de la technologie: maintenir le français ou adopter l’anglais. A ceux qui pensent que cela peut se faire en arabe, je conseille de faire un tour en Libye où l’enseignement est arabisé à 100%. Adopter l’anglais est la solution d’avenir, si nous acceptons de souffrir quelques années, le temps d’avoir suffisamment d’enseignants en anglais. C’est la langue tous les scientifiques de par le monde aujourd’hui. Adopter l’arabe nécessitera, en plus de la formation des enseignants, un effort de traduction colossal (qui va s’en charger? Nos frères arabes? On peut toujours rêver…) pour ensuite voir nos étudiants revenir au français ou à l’anglais quand il s’agira de faire une recherche quelconque. Il est temps que le volontarisme aveugle des temps passés cède la place au pragmatisme, si on veut réussir quelque chose dans notre pays.

    Penser qu’une seule langue, l’arabe classique, pourra répondre à tous les besoins des Algériens d’aujourd’hui et de demain est totalement irréaliste et suicidaire.




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  • boreal
    4 janvier 2010 at 0 h 52 min - Reply

    J’ai beaucoup apprécié cet article qui me conforte dans le constat que j’ai moi-même fait soit à travers certaines de mes lectures soit dans les discours ambiants. Ce phénomène revêt souvent un caractère insidieux voire pernicieux. Cela s’appelle simplement le « complexe post-colonial ».

    « Ce qu’est véritablement le colonisé importe peu au colonisateur. Loin de vouloir saisir le colonisé dans sa réalité, il est préoccupé de lui faire subir cette indispensable transformation. Et le mécanisme de ce repétrissage du colonisé est lui-même éclairant. Il consiste d’abord en une série de négations. Le colonisé n’est pas ceci, n’est pas cela (sa culture n’est pas ceci ou cela). Jamais il n’est considéré positivement ; ou s’il l’est, la qualité concédée relève d’un manque psychologique ou éthique. (Albert Memmi in « Portrait du colonisé »)

    Ce complexe est devenu un réflexe de démarcation par lequel « le colonisé » tend à affirmer une sorte de singularité qui pour lui devient essentielle car il est convaincu du bien fondé de sa « nouvelle » identité.
    Si aujourd’hui notre pays connait la situation qui est la sienne depuis des décennies : déficit démocratique, problèmes politiques, conflits sociaux, corruption, déficit éducatif, crise d’identité, régression sociale…, c’est forcément à cause de ce qu’il y a d’arabe en nous !
    Il ne reste plus qu’une chose à faire, c’est de nous délester de ce poids, de nous affranchir de cette « autorité tutélaire » afin de retrouver notre identité et le pouvoir de nous construire un avenir forcément meilleur.
    Si je peux me permettre un parallèle avec les officiers DAF qui usurpe aujourd’hui encore le pouvoir et impose leur diktat à tout un peuple, j’entrevois à travers les écrits de ces journalistes une tentative d’usurper notre identité en tentant maladroitement de « réécrire » l’histoire, une espèce de révisionnisme latent.

    Notre jeune société est en plein processus de construction, un processus rendu difficile et lent précisément en raison de près d’un siècle et demi de coup de boutoir : négation et tentative de destruction systématique de la société algérienne, sociologiquement, culturellement et religieusement. Notre identité n’est pas suffisamment stabilisée, elle est traversée, plus que toute autre société, de contradictions, crises, conflits et antagonismes…
    Ce n’est pas une raison de « jeter le bébé avec l’eau du bain ». Surtout, ne soyons dupes de cette « nouvelle » algérianité.




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  • Benhabra brahim
    4 janvier 2010 at 4 h 27 min - Reply

    Quel langues parlaient les combattant de l ALN?????Quel langue parlaient les fidayines et fidayates?????Allez voir comment ca se passe quant arrive « la quille » pour les jeunes du service national!!!!Vous verriez des jeunes effondres a cause de la separation!!!!L auteur de cet article n a pas vecu l une de ces 2 situations.Sa vision de l algerie est similaires a quelqu un qui voit dans un »kalaidoscope »!!!!!!Une image tronque par des miroires!!!!Au revoir




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  • Qasbaoui
    4 janvier 2010 at 16 h 26 min - Reply

    l’oeuvre d’Albert Memmi : « Potrait du colonisé ».




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  • Qasbaoui
    4 janvier 2010 at 16 h 34 min - Reply

    Il est toujours très instructif et Cela fait toujours immensément plaisir de voir des universitaires de talent prendre la parole et mettre les choses au point alors que cela allait un peu dans tout les sens avec les journalistes…Je pense que le texte du Professeur Labidi est aussi très pédagogique en termes d’argumentation et d’analyse. Du point de vue intellectuel il n y a pas grand chose à rajouter ou si peu…Cela me fait penser au chef d’oeuvre d’Albert Memmi « portrait du colonisé  » quand il traite du bilinguisme coloniale :
    : »Ce déchirement essentiel du colonisé se trouve particulièrement exprimé et symbolisé par le bilinguisme colonial.
    Le colonisé n’est sauvé de l’analphabétisme que pour tomber dans le dualisme linguistique. S’il a cette chance. La majorité des colonisés n’auront jamais la bonne fortune de souffrir les tourments du bilingue colonial. Ils ne disposeront jamais que de leur langue maternelle ; c’est-à-dire une langue ni écrite ni lue, qui ne permet que l’incertaine et pauvre culture orale .

    Dans le contexte colonial, le bilinguisme est nécessaire. Il est condition de toute communication de toute culture et de tout progrès. Mais le bilingue colonial n’est sauvé de l’emmurement que pour subir une catastrophe culturelle, jamais complètement surmontée.

    La non-coïncidence entre la langue maternelle et la langue culturelle n’est pas propre au colonisé. Mais le bilinguisme colonial ne peut être assimilé à n’importe quel dualisme linguistique : La possession de deux langues n’est pas seulement celle de deux outils, c’est la participation la a deux univers psychiques et culturels. Or, ici, les deux univers symbolises, portes par les deux langues, sont en conflits : ce sont du colonisateur et du colonisé

    En bref, le bilinguisme colonial n’est ni une diglossie, ou coexistent un idiome populaire et une langue de puriste, appartenant tous les deux au même univers affectif, ni une simple richesse polyglotte, qui bénéficie d’un clavier supplémentaire mais relativement neutre ; c’est un drame linguistique. .

    La revendication la plus urgente d’un groupe qui s’est repris est certes la libération et la restauration de sa langue… Si je m’étonne, en vérité, c’est que l’on puisse s’étonner. Seule cette langue permettrait au colonisé de renouer avec son temps interrompu, de retrouver sa continuité perdue et celle de son histoire »




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  • Rédaction
    4 janvier 2010 at 18 h 52 min - Reply

    Cette contribution me fait penser à l’eau de roche. Limpide, fraiche et vive. Je suis très heureux de l’avoir lue, parce qu’elle explique, avec vigueur mais sans gesticulation inutile, une situation rendue complexe par des milieux dont le discours, à l’inverse de Monsieur Labidi, est trouble, chafouin, haineux.
    Voilà donc qu’à la faveur de ce match contre l’Egypte, le loup sort des bois pour faire feu de tout bois, et apporter de l’eau au moulin des imbéciles de l’autre côté, pour confirmer qu’ils ont bien raison de nous dénier notre arabité, puisque nous n’en voulons pas, que nous n’en avons jamais voulu et même que notre langue n’est pas de l’arabe, mais de l' »algérien ».
    Je me rappelle que lorsque j’étais enfant, mes parents, et toute la société batnéenne, pourtant au coeur du pays chaoui, parlait un arabe dialectal d’une pureté exceptionnelle. C’était un arabe, oui un arabe, qui ressemblait à celui des Tunisiens, des Marocains, et qui aurait pu être tout à fait compris par n’importe quel arabe dans le monde. Ce parler de nos parents, avant qu’il ne se transforme en horrible galimatias, en ce sabir qu’il est aujourd’hui, était très beau, très expressif. On peut le retrouver dans les quacidates du chaabi, du malouf, du melhoun en général. Ecoutez les paroles de « welfi meriem », de « youm el djemaa », de « el boughi » et vous retrouverez la langue perdue de nos parents.
    Je crois qu’il est absolument nécessaire de dénoncer ces tartuffes identitaires qui prennent prétexte de tout et de n’importe quoi pour vomir leur haine de nos attributs identitaires qui ne leur agréent pas.
    Ils sont prêts à tout et ne reculent devant aucun prétexte pour falsifier notre histoire,et en tronquer l’essentiel.
    DB




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  • talbi
    4 janvier 2010 at 20 h 50 min - Reply

    Messieurs, Note pays fut taversée par différentes cultures et civilisations à l’origine coloniales,des romains aux français,qui ont laissées leurs vestiges pour marquer leur passage et leurs empreintes pour que l’Algerien ne peut que se remettre,constamment, question:qui suis-je??? Un mélange de romnains,de ph éniciens,d’arabes,de français et que sais-je encore. Je crois qu’il n’est pas honteux de dire que nous sommes Algeriens,comme l’autre qui se dit Allemand, Français,Italien…Alors pourquoi poser la question en terme de race au lieu de nationalité? Ici en Algerie,deux castes se disputent la légitimité raciale,alors qu’un quelconque test d’ADN risque de fausser tous les débats et les deux belligerants finriont par se rende à l’évidence et oseront tout faire pour devenir Algeriens.Je pense qu’il grand temps de dire haut et fort que le bérbère n’est que cette créature prompte à la colonisation et qu’elle n’a rien appris de celle-ci,ne serait-ce qu’apprendre à se défendre devant une éventuelle colonisation; tandis que l’arabe,amoureux de la poesie,du vin et des femmes,désarmés devant l’évolution sociale,éco nomique,militaire et surtout scientifique brandit,à chaque occasion,l’histoire de la grande nation arabo- musulmane du 6° siècle et pourtant il s’agissait plutot des oeuvres de la nation perso-musulmane. Quant à l’Algerien qui s’élève au dessus de cette rixe futile et inutile ne voit le salut du bled que dans l’unité,l’efficacité et les sciences,car que tu sois aborigene ou venu du hidjaz,tous deux,vous n’avez rien fait,et vous ne feiez plus rien,qui puisse honorer vos races,si race,il y à eu.




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  • Arezki Oulbachir
    4 janvier 2010 at 21 h 19 min - Reply

    Monsieur Labidi nous livre à travers ce long article une synthèse de la pensée unique et inique qui a conduit le pays à sa perte depuis 62.
    Pensée unique parce que monsieur Labidi traite de raciste et de colonisé l’auteur de l’article du quotidien d’Oran qui n’a fait que livrer sa vision de son identité comme il la conçoit… yak c’est possible de donner son avis sans être traité de pro colonialisme???
    D’ailleurs, vous croyez vraiment que cette technique qui consiste à mettre les opposants dans le camp des harkis marche toujours???

    Inique parce que cette contribution de monsieur Labidi est truffée de contre vérités et d’absurdités.
    En voici quelques exemples:

    Vous dites:
    [Mais continuons: l’auteur de l’article répugne même à utiliser le mot arabe pour parler de la langue parlée en Algérie. Il préférera la nommer « l’Algérien » plutôt que de dire Arabe parlé. Evidemment, il ne pouvait pas car il aurait été alors en contradiction avec lui même puisque si l’Algérie parle Arabe, c’est qu’elle est quelque part Arabe. C’est comme si certains perdaient toute cohérence dés qu’ils traitent de la question de l’Arabe.]
    Si on vous suis dans votre « logique », si les ivoiriens parlent français, c’est qu’ils sont quelque part français ou latins, si les africains du sud parlent anglais, c’est qu’ils sont quelque part anglais ou anglo-saxons, idem pour les bresiliens qui parlent portugais, les mexicains, les argentins…
    Dites-nous que c’était une blague…

    Vous dites:
    [C’est comme si quelqu’un niait que la France soit latine parce que les Gaulois ne l’étaient pas ou que les Francs étaient une tribu germanique.]

    D’ou tenez-vous que la France est latine???
    La France est française, sa langue ce n’est pas le latin mais le Français… que le latin soit la source essentielle du français ne change rien au fait que les français ont mis en place une langue riche specifique à leur pays qui s’appelle la France… vous devriez vous en inspirer et accepter en fin votre langue qui est l’algérien et non l’arabe!!!

    Vous dites:
    [Et qui a dit qu’il fallait enseigner à l’école la « langue de la maison », la « langue maternelle » ou la langue de la rue. Cela n’a existé dans aucun pays. De telles affirmations n’ont de succès que parce qu’elles sont basées sur l’ignorance de beaucoup de gens sur le processus de développement linguistique. C’est au contraire la langue de l’Ecole, la langue littéraire qui est devenue partout la » langue de la maison », la langue maternelle grâce au développement de l’enseignement et sa généralisation.]

    Tous les peuples developpés ont promu leurs langues maternelles en langues littéraires. Vous hurlez à l’alienation mais c’est vous qui l’êtes…
    Si il n’était pas nécessaire de promouvoir sa langue maternelle en langue littéraire, alors autant prendre l’anglais ou le français comme langue nationale.

    Vous dites:
    [La France coloniale avait décrété l’Arabe littéraire langue morte pour la raison que c’était la langue qui pouvait concurrencer le Français. L’Arabe parlé ainsi que l’Amazigh ne lui faisaient pas peur car ils ne pouvaient évidemment remplacer le Français dans la vie administrative, économique etc.. C’est la raison aussi qui explique qu’aujourd’hui c’est l’Arabe littéraire qui est régulièrement attaqué. Une méthode diabolique avait été utilisée par le colonialisme français pour suggérer que l’Arabe classique était une langue morte: celle de permettre le concernant l’usage du dictionnaire dans les lycées en Algérie, de la même façon que pour le Latin. Ainsi s’est établi un élément de l’argumentaire linguistique colonial, à savoir que l’Arabe parlé est la langue nationale de l’Algérie et qu’il est issu de l’Arabe classique comme le Français du Latin.]

    en 1830, la majorité des algériens étaient berbèrophones… c’est le colonialisme qui a arabisé le constantinois, l’ouarsenis, le sud algérois

    il y a encore pas mal de tartufferies dans votre article, mais j’arrête en espérant que vous fassiez au moins l’effort de ne pas invectiver ceux qui apportent des idées différentes des votres en les traitant de racistes et de pro colonialistes.
    Bonne continuation




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  • boreal
    4 janvier 2010 at 23 h 10 min - Reply

    @ Arezki Oulbachir

    Votre démonstration me semble quelque peu erronée car, en effet, si l’Algérie parle arabe aujourd’hui, c’est qu’elle a une composante arabe indéniable mais pas que (bien entendu, nous sommes façonnés également par des siècles d’histoire et de culture amazigh, romaine, turque…) Cette langue n’est pas réductible à un simple outil ou vecteur de communication (comme c’est le cas pour les Ivoiriens ou les Brésiliens que vous avez cités à propos du français ou du portugais) mais une composante essentielle de notre identité car c’est non seulement à travers la langue arabe que nous autres Maghrébins avons accédé au message de l’Islam mais l’arabe est et demeure une composante culturelle importante de notre société (les sciences, la littérature, les arts, etc.) qui nous a permis de construire notre identité d’aujourd’hui.
    Cette réalité, cette part de nous-mêmes, nous pouvons la dénoncer, la rejeter, la nier, si ça nous chante mais d’un point de vue anthropologique et historique, c’est une évidence, un fait indiscutable, comme dirait Mohamed Arkoun.

    Amicalement




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  • qadda
    5 janvier 2010 at 0 h 03 min - Reply

    les egyptiens parlet egyptien , les charkiyines parle le charki et les maghrebins parle le maghrebin.
    je comprend un marocain , un tunisien un algerien quelque soit son accent . je ne comprend pas 15% du langage d’un charki ou d’un egyptien .
    je suis universitaire , je n’arrive toujours pas a comprendre le journal de 20H .
    vous dites que la langue algerienne n’existe pas et qu’elle ne peut servir à produire….
    ben sahla , ben msayeb , ben guittoun , si mohand ou mohand,el hadj el anka mustapha toumi, etc… sont des contre exemple
    l’arabe litteraire n’est la langue de personne pas meme des saoudiens ou des yeminites. De là à ce qu’elle puisse advenir la langue de l’algerie releverait du miracle. Et ce ne serait pas la faute du colonialisme ni du neocolonialisme. pourqoui ? parce que le monde va vite et elle ne pourra pas suivre .




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  • Abdenour Ben
    5 janvier 2010 at 15 h 32 min - Reply

    @Arezki Oulbachir
    « LA majorité des algériens étaient berbérophones avant 1830 ? C’est le colonialisme francais qui a arabisé l’Algerie » !!! Qu’est ce qu’il faut pas lire !
    Beaucoup de berberistes tiennent en effet ce propos qui ne correspond à aucune donnée historique, linguistique, ou statistique. De la petite propagande maison, sans plus. Aucun historien colonial, même parmi les plus malveillant, ne va dans ce sens. Lavigerie lui même considérait qu’il fallait s’appuyer sur des groupes minoritaires pour asseoir la domination francaise en Algerie. La langue arabe a de tout temps était la langue nationale et officielle de tout le Maghreb depuis l’avènement de l’Islam. Même dans l’antiquité la langue officielle des royaumes de Syphax, de Massinissa , de Jughurta, Juba etc… etait le neo-punique c’est à dire la forme antique de la langue arabe actuelle. Toutes les études le confirment.
    Les langues minoritaires comme le kabyle, le chaoui, le mozabite, le targui font partie intégrante de notre patrimoine culturel elles sont aussi notre que la langue Arabe. Tout comme le basque, le breton, l’occitan, le corse pour la France.

    Merci Monsieur Labidi pour cette, cinglante et o combien élégante, « mise au point » intellectuelle.




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  • Abdelkader DEHBI
    5 janvier 2010 at 15 h 51 min - Reply

    لا أجـد مـجـالا – شـخـصـيـا – لأيٌ تـعـقـيـب، عـلـى الـواقـع الـمـؤسـف الـذي تـطـرق إلـيـه بـكـل مـوضـوعـيـة، الـسـيـد جـمـال لـعـبـيـدي، من خـلال مـقـالـه الـشـامـل ومـا تـضـمـنـه من حـقـائـق مـرة.
    فـالـذي أريـد إضـافـتـه هـنا، هـو الـتـنـديـد بـتـلـكـم الأوبـاش الـمـنـاوئـة للـغـة الـعـربـيـة ومـا قـامـت بـه مـن عـراقـيـل ومـمـارسـات عـدائـيـة دفـيـنـة في وجـه الـتـطـبـيـق الـمـيـدانـي لـسـيـاسـة تـعـمـيـم اللـغـة الـوطـنـيـة في الإدارة الـتـي أقـرهـا الـرئـيـس بـومـديـن أوائـل الـسـبـعـيـنـات ، من طـرف اللـوبـي « الـفـرنـكـفـونـي، والـذي كـان – ولا يـزال بـقدَر مـا – يُـسـيـطـر عـلـى مـعـظـم الـمـنـاصـب الأسـاسـيـة فـي الإدارة الـمـركـزيـة.
    ……….حـتـى أوتـي بـكـبـيرهـم، لـيَـلـقـيَ خـطـاب الـردة الـوطـنـيـة والـعـار بـلـغـتـهـم، أمـام مـلـئـنـا ومـلـئـهـم.
    «  » »ثُـمٌ نُـكـسُـوا عَـلـى رُؤوسـهـم لـقـد عَـلـمـتَ مـا هـؤلاء يَـنـطـقـون » » » 65/23




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  • Othmane saadi
    5 janvier 2010 at 18 h 01 min - Reply

    مقال رائع، المثل العربي يقول : ثلث الولد لخاله، وجمال ابن اخت مالك حداد القائل انا المنفي في الغة الفرسية.تثار دائما المسألة الأمازيغية كلما اثيرت قضية اللغة العربية. أنا أمازيغي انتمي إلى أكبر قبيلة أمازيغية وهي اللمامشة، قبل 1830 لم يوجد أمازيغي واحد يقول أنا لست عربيا والعربية ليست لغني، وأن هذه الأقول رفعت بعد احتلال الفرنسيين لبلادنا، الأمازيغية لغة قحطانية هي لهجات سفوية كانت تحيط باللغة الكنعانية الفينيفية التي كانت بالمغرب العربي اللغة المكتوبة والفصحى لمدة سبعة عشر قرنا قبل الفتح الإسلامي مثلما يؤكد
    H.Basset
    واستمرت كذلك بعد الإسلام دون تناقض مغ أختهاالعربية العدنانية التي جاء بها القرآن الكريم ليختم بها تسلسل اللهجات العروببية المنحدرة من اللغة العربية الأم منذ آلاف السنين والتي تجمعت فيها كل خصاشص العربية والعروبية. لا توجد امازيغية أمٌّ بين القبائلي والشاوي وبينهما والتارقي لا بد من ترجمان، العربية الفصحى هي لغة التفاهم بين كل المغاربة بل بين العرب . القرن العشرون عرف اعظم ثورتين هما ثورة الجزائر وثورة الفييتنام الفييتنام تسود بها الفييتنامية بينما تسود بالجزائر الفرنسية ويتحكم في دولتها اللوبي الفرنكفوني اللاكوستي الذي تنركه وراءه ديغول لكي تستمر الجزائر فرنسية في عهج ما يسمى بالاستلال شكرا لجمال العبيدي على هذا المقال الرائع الذي يرد فيه على حركيي الفكر الذي استمروا في نهج حركيي العضلات .




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  • BRAHIM
    5 janvier 2010 at 22 h 36 min - Reply

    Ecoutez mes chers amis internautes algériens, ce que je peux avancer sur cet article que j’ai lu en diagonale-horizontale mais peut être pas en profondeur, c’est que toute algériens qui disent je suis fier d’être arabe doivent aussi comprendre que le chaoui a le droit de dire qu’il est fier d’être chaoui, le mozabite a le droit de dire qu’il est fier d’être mozabite, le kabyles a le droit de dire qu’il est fier d’être kabyle, le musulman a le droit de dire qu’il est fier d’être musulman , que le chrétien a le droit qu’il est fier d’être chrétien et que l’athée (et oui çà existe aussi) a le droit de dire qu’il est fier d’être athée. Comment satisfaire tout ce beau monde ??? Ce n’est pas facile, mais c’est possible avec la volonté politique. Mais dans tous cela, il y a une donnée incontournable : l’arabe est la langue nationale de travail, c’est vrai et personne ne peut pas le nier. Le français reste indispensable dans le fonctionnement des institutions de l’Etat qu’on le veuille ou non. Le Tamazight doit aussi être considéré constitutionnellement comme une langue nationale même si la langue arabe est plus évoluée que la langue amazighe pour des raisons politiques et historiques. Mais pour des raisons politiques légitimes, la langue Amazigh doit être encouragée budgétairement et politiquement au même titre que la langue arabe. Son budget doit apparaître très clairement avec des lignes et des articles de manière explicites dans les lois de finances sinon c’est du khorti ou un leurre. Les défenseurs de la langue l’arabe veulent à tout prix que la langue amazighe soit écrite en arabe au motif qu’ils veulent aussi accéder et apprendre cette langue. Je veux bien le croire mais c’est à vérifier. Je pense que les Amazighs doivent décider seul de la manière dont il entende développer leur langue. C’est leur problème. Mais tout de même dans tout ce combat « idéologico-politique », le musulman est le plus heureux d’entre nous tous et n’a aucune crainte car il y a des musulmans aussi bien chez les amazigh que chez les arabes. Les seuls qui ont des raisons d’avoir des craintes sérieuses dans notre pays c’est les athées. Tout le monde a le droit à une certaines compréhension sauf l’athée (el kafer) . Mais le « fin fond » du problème dans tout çà, ce n’est ni l’Amazigh, ni le musulman, ni l’arabe, ni l’athée. Ce que je vais dire va tous nous calmer que l’on soit arabe, amazigh, musulman ou athée. En effet, ni l’une ni l’autre de ses langues que se soit l’arabe ou le Tamazigh ne peuvent sortir, seules, l’Algérie du sous développement culturel, technique, technologique et scientifique dans laquelle elle baigne majestueusement. Aussi bien l’arabe que le Tamazigh, doivent reconnaître leur faible niveau de développement LINGUISTIQUE (je dirais même leur très, très, très, très faible niveau de développement). D’où l’intelligence d’intégrer EN PLUS , le Français et/ou l’Anglais de manière massive et intensive dans l’enseignement. C’est une question de survie de l’Algérie dans un monde qui se mondialise de plus en plus. Si on n’y prend garde, à terme le tamazigh et l’arabe ne nous serviront plus qu’à pleurer notre désespoir par des chants ou des poèmes langoureux, religieux et nostalgiques dont on a le secret. Alors ouvrons les yeux et soyons rationnels et pragmatiques. A titre d’exemple, le Japon a su préservé sa culture mais a aussi et surtout su s’ouvrir au monde au bon moment en introduisant massivement l’anglais dans l’enseignement pour la maîtrise de la science et de la technologie. C’était peut être un coup dur pour la « culture» japonaise mais le pragmatisme a prévalu. Les Japonais n’ont pas hésité un seul instant a prendre cette décision. On sait ce qu’ils sont devenus aujourd‘hui tout en préservant l’essentiel de leur us et coutumes. Le Japon est un exemple parmi d’autre, évidemment. L’Algérie, pays aux réalités culturelles amazigho-arabo-musulmano-méditerranéennes incontestables, a besoin de décisions politiques courageuses. C’est urgent, mais le peuple en a-t-il conscience ??? !!!! Je ne le sais pas.




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  • Abdelkader DEHBI
    6 janvier 2010 at 9 h 15 min - Reply

    @–BRAHIM – Vous écrivez : «  »A titre d’exemple, le Japon a su préserver sa culture mais a aussi et surtout su s’ouvrir au monde au bon moment en introduisant massivement l’anglais dans l’enseignement pour la maîtrise de la science et de la technologie. » » — Ceci est une légende, c’est à dire une contre-vérité. Au Japon, on travaille en Japonais. L’Anglais y est enseigné dés le primaire et sert uniquement comme langue d’ouverture sur le monde. En particulier pour l’accès à l’information, en matière de recherche scientifique, sachant qu’environ 95% des publications dans ce domaine, se font en langue anglaise. Ce qui laisse un volume d’à peine 5%, pour les autres langues dans le monde. Y compris le français.




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  • Adel
    6 janvier 2010 at 12 h 44 min - Reply

    L’Algérie d’aujourd’hui, c’est celle de Othmane Saadi, mais c’est aussi – surtout – celle de Khaled, Lotfi Double Kanon, Matoub et Ait-Menguellet.

    Il ne s’agit pas pour nous de savoir si nous sommes Arabes ou Berbères ; cela n’a aucune espèce d’importance et notre ADN n’en sera pas changé pour autant. Il est important, cependant, de savoir quelle image de nous nous donnent les médias, l’école et nos intellectuels.

    Disons d’abord clairement que le français n’est pas notre langue. Nous n’avons donc pas à nous chamailler à son sujet. C’est une langue que nous avons utilisée depuis l’indépendance pour gérer nos affaires parce que nous n’avions pas d’autre choix. Mais seule une très faible minorité totalement aliénée parle français à la maison – et je soupçonne l’auteur de l’article d’en faire partie tant son ignorance de la réalité de notre pays est criarde. Pour ma part, je ne l’ai jamais fait. Cette classe de « francophones » contre laquelle tout le monde s’emporte va bientôt disparaître et une génération formée à l’école algérienne arabisée prendra les commandes. Pas de souci donc de ce cote-là.

    La question que je me pose, cependant, suivant en cela l’auteur de l’article qui affirme que l’école fera que tous les Algériens finiront par parler la même langue est : mes petits enfants parleront-ils l’arabe classique à la maison ?

    Je fais partie de ceux qu’on appelle les Algériens « arabophones ». Comme tout être humain normal, j’ai appris ma langue maternelle d’abord dans ma famille. Et je voudrais dire à ce sujet à notre ami Djamel-Eddine Benchenouf que cette langue fait très rarement appel au français. C’est la même langue que parlait ma grand-mère (née en 1894) qui n’a jamais mis les pieds à l’école et qui a vécu toute sa vie à la campagne, là où la langue reste relativement pure. Je me dois de dire clairement à nos amis lecteurs que cette langue n’est pas l’arabe classique et que je serais très malheureux de savoir que mes petits enfants oublieraient cette langue pour parler l’arabe classique. Je dis cela par par haine de l’arabe classique mais par amour pour ma langue maternelle. Perdre cette langue, c’est pour moi ne plus exister en tant qu’Algérien. C’est peut-être le but recherché par ceux qui courent depuis des décennies derrière le mirage de l’Oumma l`Arabiyya qui refuse obstinément de se montrer. Le dernier épisode de cette tragi-comédie, celui du mur érigé par les Égyptiens entre leur territoire et la Palestine, devrait suffire à les faire renoncer définitivement à ce rêve insensé.

    Notre époque se caractérise par une démocratisation toujours plus grande dans tous les domaines. Partout, la « populace » – ces gens qui parlent des langues « bâtardes », qui n’ont jamais lu les classiques, ni aucun livre peut-être – monte au créneau et réclame toujours plus de droits. La télévision par satellite et l’Internet ont bouleversé le petit monde douillet de tous les intellectuels confortablement installés dans leurs bibliothèques, enfermés dans leurs tours d’ivoire. Tout un monde grouillant de vie débarque chez eux, devenant chaque jour de plus en plus visible. Dans le monde entier, les médias et les intellectuels font des efforts pour s’adapter et se mettre au diapason de ce monde nouveau. Partout, on se rapproche du rappeur et de l’homme de la rue. Partout, sauf dans les pays arabes. Dans ces pays, ceux d’en haut ont décrété une fois pour toutes que tout ce qui vient d’en bas est dégradé, dégénéré, indigne de considération. Tout ce qui s’y fait ou s’y dit ne mérite pas de figurer parmi les préoccupations des intellectuels et des médias, car exprimé dans des langues impures, inaccomplies. Imperturbables, drapés dans leurs burnous blancs, nos idéologues auto-proclamés défenseurs de l’authenticité arabo-islamique ne veulent rien savoir. « Tu as parlé, tu parles et tu parleras l’arabe classique », ne cessent-ils de marteler. Ignorer cela c’est être le valet du colonialisme, un déchet abandonné par les pieds-noirs dans leur fuite précipitée. Même Albert Memmi est appelé à témoigner contre nous : rien de bon ne pourra jamais sortir de nos petites têtes d’anciens colonisés.

    Ainsi donc nos présentateurs du JT, nos romanciers et nos penseurs continuent de s’adresser à nous dans la langue pure de Djâhidh, nous rabrouant tels des mioches pris en faute dès que nous émettons la moindre protestation, s’indignant du fait que nous voulions troquer la langue parfaite du Coran contre un galimatias incohérent.

    Il faudra donc que nous continuions à apprendre les règles de grammaire qui disent que le nom doit être marfou` quand il est sujet et mansoub quand il est complément d’objet. On doit dire « dja’a l waladou» et « ra’aytou l walada », cela bien que depuis des lustres la sagesse populaire ait ignoré cette règle, simplifiant donc singulièrement la langue, et dit « dja l’wled » et « sheft l’wled », le mot « wled » étant invariable. Nous devons continuer à apprendre toutes les règles compliquées que plus personne ne respecte afin de contenter les défenseurs de la pureté de la langue arabe.

    Il y a un fait qui est frappant quand on observe la réalité des pays arabes d’aujourd’hui : les pouvoirs en place et les élites qui les entourent sont totalement coupés du peuple. Il me semble voir une corrélation étroite entre la volonté de ces pouvoirs de maintenir le peuple en laisse, et l’entêtement des médias à la solde de ces pouvoirs et des élites qui le servent de s’adresser à lui dans une langue qu’il ne maîtrise pas. L’absence de démocratie et l’élitisme vont de pair. La langue est un outil de domination et cela transparaît clairement en Algérie dans le combat que se livrent les élites francisées et les élites arabisées pour le contrôle des postes de responsabilité.

    Nous devrons donc accepter que nos enfants apprennent à l’école les mou`allaqât de la poésie anté-islamique et ignorent les textes de Lotfi Double Canon. Mais lesquels expriment leur vécu, leur sensibilité ? Tout cela est kafkaïen mais nos gardiens de la pureté n’en ont pas conscience. Ils s’en foutent royalement même. Il faudra bien que l’Algérien finisse par dire « albissou hidha’i » au lieu de « nelbess sebbati ».




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  • Mehdi
    6 janvier 2010 at 14 h 47 min - Reply

    Je ne suis pas un kabyle ou un autre berbèrophone, je suis un arabophone algérien de l’est , et je partage totalement le point de vue de Arezki Oulbachir , tout ce qu’il dit est très logique et j’ai toujours eu le meme raisonnement que lui sur ce sujet des langues algériennes .
    pour ceux qui contestent le fait que les berbèrophones étaient majoritaires en 1830 , je leur dit que ce fait est documenté par les documents français datant de cette meme époque (1850) et qui ont répértorié tribu par tribu selon leur langue et leur nombre d’habitants. et à l’époque ils ont compté un peu plus de 2 millions d’habitants dont une majorité de berbèrophones . une majorité berbèrophone dans les zones centre et est du pays et au niveau national .
    c’est vrai que l’arabe était la langue officielle et littéraire depuis le moyen-age, utilisée pour la religion , l’éducation , les sciences , l’administration ..etc , elle était donc parlée dans toutes les villes et les centres urbains importants ainsi que dans une partie des campagnes . mais le pays profond , rural , était resté incontestabement massivement berbèrophone.
    la colonisation a favorisé l’arabisation car elle a déplacé des tribus de leurs territoires (pour laisser place aux villages et aux terres destinés aux colons) et contribué à leur mélange avec d’autres tribus arabophones ou berbèrophones , ce mélange donna des populations massivement arabophones.
    il y a aussi l’exode rural qui a joué beaucoup dans cette arabisation , ainsi que la montée du poids démographique de l’ouest algérien qui ne représentait que 16% de la population totale du pays en 1850 (50% pour l’est , 35% pour le centre), contre 25% aujourd’hui ( 40% pour le centre et 35% pour l’est) . en clair , la population était presque exclusivement concentrée sur la bande cotière bien arrosée et très fertile entre Cherchell et El Kala à l’est. mais avec le développement technologique les conditions de vie sont devenues assez favorables aussi dans les zones semi-arides de l’ouest et de l’intérieur profond ce qui a contribué à leur croissance démographique. alors que la cote centre et est a été saturée avec le temps et sa population croit aujourd’hui moins vite que celle des zones semi-arides. vous pouvez voir ça en regardant les taux de croissance de la population dans les différentes wilayas entre 1998 et 2008 .




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  • Hamou
    6 janvier 2010 at 15 h 15 min - Reply

    @Adel
    Vous avez parfaitement raison mon brave ami…Il vaut mieux écouter NTM que lire Molière, savourer les textes de 50 cts que méditer Shakespeare.Enfin, il vaut mieux que les Allemands se délectent du rappeur Bushido et oublient définitivement Wagner, Strauss, Mözart et Beethöven…




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  • Adel
    6 janvier 2010 at 15 h 57 min - Reply

    @Hamou

    Quand Molière écrivait et jouait des pièces de théâtre dans la langue du peuple, les élites écrivaient en latin. Je préfère être du côté des Molière d’aujourd’hui.

    Tuer la culture populaire aujourd’hui, cher ami, c’est assécher la source qui produit les classiques de demain. Quand l’intellectuel et l’artiste se coupent du peuple, ils ne produisent rien de valable, rien qui deviendra classique. Et cela est vrai aujourd’hui plus qu’hier. 50 cts exprime la réalité des jeunes noirs américains et ces derniers se reconnaissent dans ses textes. La grandeur d’un Jean-Paul Sartre ce n’est pas seulement d’avoir écrit l’Etre et le Néant, mais c’est aussi d’être descendu dans la rue. Toute culture qui ne plonge pas ses racines dans le terreau populaire se momifie.




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  • BRAHIM
    6 janvier 2010 at 16 h 29 min - Reply

    Eh bien monsieur Abdelkader DEHBI, je constate que vous dîtes exactement la même chose que moi Où est la légende et la contre vérité ???????? J’ai bien précisé pour ce qui concerne la langue arabe : « Mais dans tous cela, il y a une donnée incontournable : l’arabe est la langue nationale de travail, c’est vrai et personne ne peut pas le nier » Où est la différence entre votre avis et le mien ???? !!!!Je cherche la légende et la contre vérité dans mon texte, je ne les trouve , hélas !




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  • Hamou
    6 janvier 2010 at 17 h 04 min - Reply

    @Adel
    « Quand Molière écrivait et jouait des pièces de théâtre dans la langue du peuple, les élites écrivaient en latin. Je préfère être du côté des Molière d’aujourd’hui. »

    Vous vous trompez d’époque cher ami Molière jouait pour Louix XIV au Palais Royal.




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  • Rédaction
    6 janvier 2010 at 17 h 46 min - Reply

    @Adel
    J’ai dit en effet que l’arabe dialectal est devenu un affreux galimatias,un sabir fait de bric et de broc. « traversite lotoroute, krazatou tomobil. J’ai même entendu un jour, un Annabi dire: « n’partiw lla plage »
    Par contre, j’ai bien dit que l’arabe de mes parents était d’une pureté remarquable, et qu’il ressemblait exactement au melhoun que véhicule la chanson Chaabi, Malouf et autres genres traditionnels.
    Je me rappelle aussi, pendant les terribles journées d’octobre, lorsque le régime a cherché vraiment à faire parvenir son message à la population, que le journal télévisé, pendant une dizaine de jours, se faisait en arabe dialectal. Un pur régal. Personnellement, malgré la situation induite par ces journées tragiques, ces journaux télévisés en arabe algérien, très beau et très épuré, m’avaient ravi. Mais cette expérience avait soulevé l’ire des arabistes ultra, tout aussi excécrables que les berberistes ultra, et dès que la situation fut un peu plus calme, nous sommes revenus à l’arabe officiel, sirupeux et enturbanné de style, et qui passe par toutes les nuances de l’insignifiance avant de se résoudre à l’essentiel.
    C’est à nous qu’il appartient aujourd’hui de faire revivre notre belle derdja. Par tous les moyens dont nous disposons. Youtube entre autres.
    Cordialement
    DB




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  • Adel
    6 janvier 2010 at 17 h 58 min - Reply

    @Hamou

    Avant de jouer pour Louis XIV, Molière a été un comédien itinérant pendant 13 ans. Mais cela n’a pas d’importance pour ce qui est de l’argument. A l’époque ce n’était pas un classique. Même s’il jouait pour Louis XIV, ce qu’il faisait tenait plus du divertissement, comme les spectacles qu’on voit à la télévision aujourd’hui.

    Molière était plus ou moins le contemporain de Descartes. Ce dernier a écrit son Discours de la Méthode en français pour marquer sa différence d’avec la communauté scientifique de l’époque qui écrivait en latin. Voici un petit extrait d’une présentation de l’œuvre trouvée sur Internet:

    Le Discours de la Méthode est rédigé par Descartes en français alors que la langue des savants est le latin. Écrire en français n’est pas rare (cf. les Essais de Montaigne) mais le DM est plus facile et accessible car il consiste en une autobiographie intellectuelle sans citations latines.
    « Et si j’écris en français, qui est la langue de mon pays, plutôt qu’en latin, qui est celle de mes précepteurs, c’est à cause que j’espère que ceux qui ne se servent que de leur raison naturelle toute pure jugeront mieux de mes opinions que ceux qui ne croient qu’aux livres anciens. Et pour ceux qui joignent le bon sens avec l’étude, lesquels seuls je souhaite pour mes juges, ils ne seront point, je m’assure, si partiaux pour le latin, qu’ils refusent d’entendre mes raisons, parce que je les explique en langue vulgaire. »
    Français = pays = pour ceux qui usent de « leur raison naturelle toute pure ».
    Latin = langue universelle des savants, des précepteurs = pour « ceux qui ne croient qu’aux livres anciens » et qui ne les remettent pas en question.




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  • Abdelkader DEHBI
    6 janvier 2010 at 18 h 12 min - Reply

    @–BRAHIM – Mea culpa, je n’avais pas fait attention au paragraphe : «  »D’où l’intelligence d’intégrer EN PLUS , le Français et/ou l’Anglais » » — Mais je vous signale néanmoins qu’ils font tout le cursus universitaire en japonais, l’anglais n’intervenant que dans certains domaines pointus où ils sont devancés par d’autres. Nous sommes tout à fait d’accord à mon avis.




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  • Adel
    6 janvier 2010 at 18 h 18 min - Reply

    @Rédaction

    Tout à fait d’accord avec vous, cher ami.




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  • likous13
    6 janvier 2010 at 18 h 20 min - Reply

    Pour connaitre l’origine et la langue pur du terroir d’un pays, allez-y dans la campagne.
    Pierre Bourdieu l’a fait.Et dans le livre Sociologie d’Algérie (1958), le constat est établi : les sédentaires ruraux sont tous berbéres. les citadins sont berbéro-arabophone. Vous pourriez de vous meme tirer les conclusions.




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  • likous13
    6 janvier 2010 at 18 h 42 min - Reply

    La mosquée de Paris est construite en 1926.Une informtion pour ceux qui prétendent que la France a voulu effacé « l’identité arabo-musulmane » de l’Algérie.




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  • boreal
    6 janvier 2010 at 21 h 48 min - Reply

    @ Rédaction
    Comment définir ce parler, cette « deridja » qui n’est ni l’arabe, ni …
    Enfin, c’est ce qu’on appelle l’Arabe dialectal, qui est en fait une espèce de « créole » qui s’est développé et renforcé très certainement durant la période coloniale (considérant le nombre de barbarismes d’origine française).
    Je vois dans ce type de revendication une tentative d’hybridation de notre langue (pour rester poli) et peut-être le début d’un processus d’acculturation. Il faut rappeler que ce phénomène est le produit du fait colonial doublé d’une intention coloniale dans le sens où il y a eu volonté de couper la société algérienne de ses racines et de la déconnecter de son environnement arabe.
    Cela dit, l’Arabe de la poésie « Melhoun », du « Boughi » ou de l’arabo-andalous et des « qacidat du Chaabi », etc. n’est autre que de l’arabe avec, certes, une prononciation locale.
    Si le Boughi chanté par Fergani et le Hawzi de Ghaffour restent parmi les plus beaux patrimoines de notre culture et de notre musique, quel hommage plus fort pouvons-nous rendre à la langue arabe !

    Une langue véhicule des mots, et avec les mots, des valeurs.

    Amicalement




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  • Afif
    6 janvier 2010 at 22 h 55 min - Reply

    Bravo Djamal une contribution à lire et faire lire aux aliénés et « aux baudets qui renient leur père ».




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  • Fahem
    7 janvier 2010 at 2 h 26 min - Reply

    1- Pourquoi Gamal El Abidi ne mentionne-t-il pas qu’il est le vice-présisdent de l’association de la défense de la langue arabe? En a-t-elle besoin tant que ça? Ou la meilleure défense étant l’attaque, sus aux langues des autres!
    2- Pourquoi insulte-t-il tous les Algériens qu’ils considèrent, sans aucun scrupule, de moins respectables que les ânes dès lors que ceux-ci affirment qu’ils ne sont pas ou ne se croient tout simplement pas, d’origine arabe? Sait-il que le pédiatre J-P Grangaud, le phtisiologue Chaulet qui ont soigné et sauvé des milliers de nos concitoyens, ainsi qu’ Audin, Maillot qui ont donné leur vie pour ce pays sont aussi Algériens que n’importe qui d’entre nous sans avoir une quelconque origine arabe ou berbère?
    3-Pourquoi qualifie-t-il d’infâme sabir, notre belle langue qui est, également, celle de nos parents (et très vraisemblablement des siens aussi : Mayensa aslu ghir… plaît-il?), de nos ancêtres, celle de presque tous nos chouhadate et chouhada Hassiba Ben Bouali, Ben M’Hidi, Abane Ramdane, Ali la Pointe, Ben Boulaid, Didouche, Boudiaf, Ferhat Abbas, Messali Hadj, de nos illustres penseurs et/ou créateurs Ben Badis, Kateb Yacine, L’Anka, pour ne citer entre autres que ceux qui sont au Ciel? Sait-il que le sabir, le charabia, le baragoin, le créole, le pidgin, et toutes les succulentes tchektchoukas de langues humaines qu’il taxe d’infâmie sont les formes d’expression linguistiques les plus répandues et constituent malheureusement pour lui la preuve suffisante de l’échec des langues ‘élues’ que lui et les sociétaires cooptés des associations subventionnées comme la sienne veulent nous imposer par la force et l’invective?

    4-Pourquoi pratique t-il illégalement la médecine psychiatrique en voulant soigner les psychopathes, les schizophrènes, les complexés, selon son brillant et péremptoire diagnostic, que nous sommes, nous pôvres Mrs. Jourdain qui parlons le hidjazi sans le savoir?
    5-Pourquoi s’érige-t-il en tuteur pédagogique et en donneur de leçons d’histoire linguistique alors que visiblement tout ce qu’il dit est non seulement erronné mais vient complètement démolir ses ‘propres’ mystifications? Ça, il faut le concéder, c’est de l’expertise ès- maso-schizophrénie!
    Pour faire court, promesse est faite, si requise par le cours du débat, de revenir avec une contribution sur la formation des langues européennes, auxquelles M. G E-A s’est référé dans sa moyenâgeuse et inutilement belliqueuse ‘argumentation’ au sens anglo-saxon du terme.
    6-Pourquoi défie-t-il outrageusement et une fois encore sans raison, dans toutes les acceptions du terme, les tenants de l’existence d’une langue algérienne (ou nord-africaine) autonome de produire un discours scientifique (ou plutôt polémique comme il semble le suggèrer) dans cet idiome? Sait-il que les jeunes Algériennes et Algériens, à l’instar de nos autres vrais frèrs du Maroc et de la Tunisie, s’y adonnent depuis longtemps, avec brio et maestria? Et depuis la démocratisation du net je découvre avec un plaisir ineffable leur capacité, à parler, sans complexes, en usant souvent de caractères latins métissés de chiffres pour reproduire certains sons, dans leur ‘infâme hedra’ et à renfort raisonnable de subtiles néologismes, d’absolument KULECH… belgosto ya khu! We7misa bel kemun ledjma3et lvisprizidan uelbugato.
    7-A ce propos, je tiens, enfin, à remercier toutes celles et ceux qui ont réagi à la provocation de ceux qui nous ont qualifié gratuitement, de sournois psychopathes et/ou d’incultes lilliputiens, contrairement à eux deux, avec élégance et mesure en utilisant des arguments sains, simples et justes.
    Nous ne sommes pas des Arabes et notre langue n’est pas l’arabe, so what? et alors? Le seul fait qu’il y ait, incontestablement et heureusement, dans notre parler beaucoup de mots issus de cette très belle langue de Amru lQis, n’autorise personne ni à l’y assimiler totalement et totalitairement, ni à ne pas en reconnaître et cultiver légitimement la différence et le génie de sa spécificité. Kul tir yelgha belghah! E Chami Chami wel Beghdadi Beghdadi.

    L’Algérie DOIT (c’est à venir) appartenir à tous ses enfants quelle qu’en soit l’origine pure ou métissée : berbère, romaine, vandale, gothique, byzantine, arabe, andalouse, turque, européenne, subafricaine, asiatique, américaine wela baboraustralienne wela même E.T. ienne.

    Mayeb9a mnel wad ghir 7djaru u ta7ia dimu9ratia.

    Merci de me permettre de signer en algérien bien de chez-nous et sans aucune rancoeur:

    Mez3uq le7rar : M. E-7.




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  • Adel
    7 janvier 2010 at 7 h 42 min - Reply

    @boreal

    L’acculturation, si on y tient absolument, aurait commencé avant la colonisation française, sous l’occupation turque.

    Peut-on inverser un processus vieux de 5 siècles?

    Je ne crois pas que les Algériens parleront un jour en arabe classique à la maison. Même les Saoudiens, qui n’ont jamais été colonisés ne parlent pas cette langue.

    Si les Algériens parlaient tous l’arabe classique avant la colonisation française, alors pourquoi y a-t-il encore des régions qui parlent berbère?

    Toutes les langues sont le produit de métissages et évoluent avec le temps. Pourquoi la langue arabe devrait-elle rester pure et immuable?

    Je crois que beaucoup de gens confondent culture et culture savante. La culture c’est la culture populaire + la culture savante. Etouffer la culture populaire revient à enlever à la culture sa partie vivante, son cœur. Comme je l’ai déjà dit, il y a une corrélation évidente entre l’absence de démocratie dans le monde arabe et la dévalorisation des langues et cultures populaires. Les dirigeants et les classes aisées des pays arabes, y compris les journalistes d’El Djazeera, envoient leurs enfants dans les écoles et universités privées anglophones au Moyen-Orient. La chaine MBC s’américanise. Où est la culture arabe dans tout ça ? Une culture aliénée enveloppée dans du papier argenté qui s’appelle arabe classique et arabisme. Seules les véritables cultures populaires vivantes peuvent contrecarrer cette tendance négative. Encore faut-il leur donner toute l’attention qu’elles méritent.

    Une langue se développe dans la pratique. Si on n’utilise pas l’arabe parlé dans les médias, comment va-t-il s’enrichir ? Maintenir cette langue dans la sphère privée, tout en utilisant une langue formelle non parlée dans les médias, c’est perpétuer cette fracture qui pour moi s’apparente à une névrose.




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  • Adel
    7 janvier 2010 at 9 h 09 min - Reply

    Si on compare le français, l’italien, l’espagnol et le portugais, on trouve entre eux une grande ressemblance et on constate que les même mots d’origine latine sont légèrement déformés et prononcés différemment d’une langue à une autre. Qui osera, cependant, dire que ce ne sont pas des langues différentes et qu’elles sont toutes du latin? Ces petites différences « parasitent » la langue et font qu’un non locuteur ne la comprend pas. C’est ce qui arrive aux gens du Machrek lorsqu’ils viennent au Maghreb. Ce ne sont pas uniquement les mots d’origine turque, berbère et française – qui sont nombreux – qu’ils ne comprennent pas, c’est toute la langue qui leur parait différente.

    Il y a beaucoup de tournures inadmissibles en arabe classique et des mots dont il serait difficile de trouver l’origine aujourd’hui (bezzef, gaa`, par exemple) qui sont entrés dans la langue parlée et qui n’en sortiront probablement jamais (a`lach, kifach, Wach, achkoun, dir kima tebghi, a`tini garrou allah issedjik………). A quoi sert-il de détourner le regard et de s’accrocher à une langue pure ? Qui parmi les lecteurs est prêt à renoncer à ces tournures et à s’exprimer en tout temps et en tout lieu dans la langue classique pure ?

    Que la langue classique serve à étudier les textes classiques, personne ne remet cela en question, mais pourquoi un match de foot devrait-il être commenté en arabe classique ? N’est-ce pas là une forme d’aliénation ? Notre grand comédien Souilah nous ferait-il rire s’il parlait en arabe classique ? Ne verrait-on pas cela comme une parodie dont on rirait. Ou bien devrait-on bannir le rire ?

    « Nebghik, nebghik, `oumri ma nessellem fik » dit la chanson…

    Jusqu’à quand niera-t-on l’évidence?




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  • Adel
    7 janvier 2010 at 9 h 22 min - Reply

    @boreal

    J’ai vu récemment une émission télé sur Albert Camus. Il y avait un reportage qui montrait un jeune homme en train de lire l’Etranger traduit en créole… C’était un livre publié en Haïti, le pays le plus pauvre de la planète, je crois.




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  • Adel
    7 janvier 2010 at 14 h 09 min - Reply

    @Abdelkader DEHBI

    Je crois que nous devons garder les pieds sur terre, Si Abdelkader.

    1- Les Japonais sont un peuple unique. Faire ce qu’ils font me parait impossible pour nous Algériens. Ni les Européens, ni les Américains n’ont pu rivaliser avec eux.

    2- En 1945, le Japon était déjà une puissance militaire que les Américains n’ont pu vaincre dans une guerre classique qu’avec la bombe atomique.

    3- De 1945 à nos jours, le monde a connu plus de développements dans la science et la technologie que ceux qui ont eu lieu depuis le début de l’ère industrielle.

    4- Les Japonais produisent de la science et de la technologie, ce que nous ne faisons pas et que nous ne serons pas en mesure de faire avant longtemps.

    Alors, fixons-nous des objectifs à la mesure de nos capacités et essayons d’avancer. Etant bons derniers, pouvons-nous sérieusement nous comparer au premier de la classe ? Voyons d’abord ce qu’ont fait nos frères arabes plus stables que nous. Quels pays ont réussi à décoller un tant soit peu et comment enseignent-ils la science et la technologie ? Le Moyen-Orient fourmille d’écoles et d’universités privées qui enseignent en anglais des cursus américains, britanniques ou australiens. Les enfants d’un simple ingénieur égyptien musulman pratiquant arabophone que je connais en Libye fréquentent l’Ecole Internationale de Tripoli (GEMS) qui enseigne le programme britannique en anglais. En Algérie, les gens aisés envoient leurs enfants dans les écoles privées qui enseignent le programme français. Il en est de même dans tous les pays arabes. Qu’est-ce que cela signifie? Qui seront les mieux placés pour diriger? Net`ellemou el hfafa fi rass litama ?




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  • Rédaction
    7 janvier 2010 at 16 h 18 min - Reply

    @ Boreal
    La derdja de mon enfance n’était pas un créole, puisqu’elle n’usait pas de mots français. Par contre, il y avait des vocables berbères. Les adultes d’alors parlaient une derdja m’hadhba qui était très proche de celle qu’on parle au Maroc ou en Tunisie, avec ses propres spécificités néanmoins. Je me rappelle, par exemple que ma grand mere disait « tazdam »(porte-monnaie), « amrad »(glabre), « terbagua »(sandale), tartara(mobylette), « m’hibsa »(pôt de chambre », « bit el khzine »( la remise) »el kouache » (le boulanger) »el khadhar( le maraîcher) « el djazzar(le boucher) »el oukil » ‘l’avocat) »el kadi » (le juge) « ezzamara » (la trompette), « esnitra »(la guitare), et tant de mots et d’expressions qui ont été remplacés par des barbarismes comme el bouchi, ejouge, l’boulanji, l’moto, sandala, portmoni, etc…

    Mais si je dis que nousdevonsfaire revivre notre langue derdja, qui restera une langue vernaculaire, mais à dimension maghrebine, ce qui n’est pas rien, cela ne veut pas dire que je veux jeter la langue arabe classique par dessus bord. Celle-ci restera la langue savante qui servira aux études et à l’administration. Aux côtés de la langue du peuple qui pourra s’exprimer au quotidien, mais aussi à la télévision, dans les discours officiels, dans les prétoires, etc…
    Et ainsi, sans que cela soit un viol de l’identité réelle des algériens, berbérophones ou arabophones, la langue arabe, langue véhiculaire universelle, aura sa place, pleine et entière, mais non usurpée, aux côtés des langues nationales, vernaculaires, mais non moins importantes, que sont la derdja maghrebine et le berbère. Le français qui s’est fait une place dans nos sociétés,que nous le voulions ou non, et l’anglais qui s’y installe chaque jour davantage, seront autant de richesses que nous serions mal avisés de rejeter.

    Je voudrais rappeler, par ailleurs, qu’en France, la cohésion linguistique ne s’est faite autour de la langue actuelle, le français, qu’au 19 eme siecle, après la révolution française. Avant cela, particulièrement dans les couches populaires, chacun parlait son propre patois, et il était particulièrement ardu, pour quiconque ne parlait que le français, de se faire comprendre par les 4/5 de la population française. Alors qu’à la même période, en Algérie et dans tout le Maghreb la derdja était comprise de toute les populations de la plaine, et le berbere de toutes les populations des montagnes.
    C’est dire…
    DB




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  • Adel
    7 janvier 2010 at 17 h 26 min - Reply

    @Rédaction

    Merci pour ces mots qui sonnent juste à tous points de vue.

    Certains lecteurs ne comprennent pas notre insistance à vouloir préserver cette richesse. Richesse qui s’est perdue pas par la faute de la colonisation comme on semble le croire – car nos grands-parents, après 132 ans de colonisation, parlaient une langue moins polluée par les barbarismes que celles des jeunes d’aujourd’hui. N’est-ce pas là la preuve irréfutable de l’échec de la politique d’arabisation à outrance par l’arabe classique au détriment de la langue populaire. Nous avons laissé mourir notre langue sans être en mesure de la remplacer par l’arabe classique – ce qui, je pense ne se fera jamais. Les jeunes d’aujourd’hui ne parlent ni l’une, ni l’autre. Ils ont tout perdu.

    Il est du devoir de ceux qui ont eu la chance d’apprendre cette langue ou qui la parlent encore aujourd’hui – dans nos campagnes – de faire un travail de conservation et d’enrichissement. Un site web dédié à cette tâche serait d’une grande utilité.

    Et qu’on cesse de répéter que la langue d’origine des Algériens est l’arabe classique. Quel Egyptien comprendrait l’expression « yet`ellem el hfafa fi rissane litama » ? Il n’y a que le « fi » qui soit de l’arabe classique. Pour qu’il comprenne, nous devons lui dire « yata`allamou l hilâqata fi rou’oussi l yatâma ».

    J’étais en train de lire un texte sur la Régence d’Alger écrit par un Français en 1887 (http://www.archive.org/stream/histoiredalgerso00gramuoft/histoiredalgerso00gramuoft_djvu.txt) dans lequel l’auteur fait remarquer que les frères Barberousse et leurs successeurs immédiats auraient pu créer un Empire Nord-africain qui aurait compris, en plus d’Alger, les autres provinces sous domination turque, c’est-à -dire Tripoli, Tunis, ainsi que le Maroc. Ils n’ont jamais pu conquérir ce dernier territoire en raison de la rivalité qui existait à l’époque entre l’Espagne de Charles Quint et l’Empire Ottoman de Soliman, d’un côté, et entre L’Espagne et la France, de l’autre. La France était l’alliée du Sultan et lui conseillait de ne pas laisser la Régence d’Alger devenir trop puissante. L’Espagne était l’alliée du Maroc. Le destin de l’Afrique du Nord aurait peut-être été différent. Le résultat de cette rivalité a été la mise en place à Alger d’un Etat au service d’une aristocratie militaire turque qui vivait de la course – sœur jumelle de celle qui nous dirige aujourd’hui – et qui a lentement coulé le pays jusqu’à l’occupation française. Nos dialectes arabes et berbères auraient peut-être connu un début d’unification.




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  • Chakib
    7 janvier 2010 at 17 h 38 min - Reply

    @ Adel
    Le Latin a été bien après l’effondrement de Rome jusqu’au bas moyen-age la langue officielle de pratiquement toute l’Europe. A partir de la Renaissance et avec l’affirmation politique des monarchies contre la papauté, qui a pris des formes séculaires dans les pays latins et Réformistes chez les Anglo-Saxons, ce qui favorisa tout naturellement l’usage des idiomes locaux. Dans ce sens, la position de Descartes est politique. Il est dans la logique de la puissance sociale montante; La maison des Bourbons et l’ordre marchand qui se réveille.

    Quand au débat lancé par l’excellente analyse du Professeur Labidi il apparaît de toute façon, que l’éloge souvent naïf du « darjisme », ou le dévoiement de la revendication amazigh par les berbéristes ne sont, en fin de compte, que l’expression d’une campradorisation de l’esprit nécessaire au maintien, à la légitimation et à la reproduction de forces sociales dominantes historiquement et politiquement compradores.




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  • Rédaction
    7 janvier 2010 at 17 h 46 min - Reply

    @Adel
    Excellente votre idée de créer un espace pour la sauvegarde de notre patrimoine linguistique. Ne serait-il opportun de créer une rubrique pour cela sur LQA ?




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  • Afif
    7 janvier 2010 at 18 h 19 min - Reply

    A Fahem j’ai le regret de vous dire que vous confondez tout.

    Voilà par exemple ce que vous dites « Pourquoi insulte-t-il tous les Algériens qu’ils considèrent, sans aucun scrupule, de moins respectables que les ânes dès lors que ceux-ci affirment qu’ils ne sont pas ou ne se croient tout simplement pas, d’origine arabe? »

    Et voilà ce qu’a dit Mr Labidi à ce sujet : « Le ridicule devient dangereux lorsque l’appartenance identitaire est réduite à une appartenance ethnique, voire raciale : »les Arabes, c’est l’Arabie saoudite, c’est la péninsule arabique et pas nous »,… » Or on sait que les Arabes s’identifient par des liens linguistiques, culturels et historiques ».

    Mr Labidi n’a pas « insulté » les algériens qui disent qu’ils ne sont pas d’origine arabe, mais ceux qui,en tenant compte des propres termes de Mr Labidi, renient leur appartenance arabe dans les cadres linguistique, culturelle, historique et qui renient par là meme un choix fait par leurs ancêtres depuis 14 siècles sans être jamais mis en cause jusqu’à l’avènement du colonialisme et des pères blancs, son « insulte » comme vous dites se référant à un proverbe bien de chez nous qui dit que « seul le baudet renie son père » : convenez-en que renier 14 siècles d’histoire, il faut vraiment être aliéné, c’est le moins qu’on puisse dire.
    Tout le problème est là : faut-il renier 14 siècles d’histoire et donc notre appartenance au monde arabe parce que notre frère dans l’humanité Dr Chaulet a défendu autant que nous sa patrie algérienne, mieux d’ailleurs que certains musulmans, bien berbères d’origine et bien arabes par l’histoire ? Doit-on renier 14 siècles d’histoire parce que la diversité est devenue une mode, alors même que les peuples maghrébins et memes arabes sont plus homogènes sur tous les plans que tous les ensembles politiques actuels dans le monde (USA, Europe, Russie, etc…)?




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  • Adel
    7 janvier 2010 at 18 h 25 min - Reply

    @Chakib

    Nous aussi, nous sommes une puissance sociale montante et nous n’avons rien en commun avec la bourgeoisie compradore. Nous exprimons ce que les sans-voix ne peuvent pas dire.




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  • Adel
    7 janvier 2010 at 18 h 40 min - Reply

    @Rédaction

    Je pense que c’est une dimension de notre culture que nous nous devons de restaurer pleinement et cela mérite bien une rubrique sur LQA, à condition, bien sûr, de sortir de ce faux débat sur l’opposition entre derja et arabe classique. Chacune a son champ d’intervention et nul ne songe à supprimer l’arabe classique. Ce que nous voudrions, c’est donner plus de poids aux langues populaires au niveau des médias, afin de créer une dynamique d’enrichissement de ces langues. Pour cela, nous devons d’abord cesser de les traiter avec mépris.




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  • Adel
    7 janvier 2010 at 19 h 08 min - Reply

    @Afif

    Juste un petit détail. Il me semble qu’on dit que c’est le mulet (b’ghel) qui renie son origine. Quand on lui demande qui est son père, il répond : »Mon oncle maternel est le cheval (khâli l `oud) ».




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  • jnsplu
    7 janvier 2010 at 19 h 08 min - Reply

    @Adel.

    1-La bombe atomique n’a pas été larguée sur le Japon pour le vaincre, la guerre était déjà gagné, c’était juste une question de semaines, mais il fallait essayer cettebombe parcequ’une autre occasion n’était pas probable et il fallait montrer au reste du monde la détermination et la force des USA.

    2-Une langue c’est un dictionnaire plus ou moins riche comportant un vocabulaire , plus une syntaxe qui rend une certaine sémantique, capable de signifier des idées plus ou moins complexes. Peux tu au besoin améliorer cette définition et m’expliquer la différence dans ce contexte entre langue arabe classique et daredja ?

    3-Sais tu que la daredja à existé depuis les premiers califats et qu’on l’appelait « El 3ammia » en autres noms par opposition à la « fosha » qui est la langue arabe épurée dont usent les érudits ? Est ce à dire que faute par nous de nous élever vers la langue épurée celle ci doit descendre vers nous qui sommes devenus des ignares ? Ne devons nous pas plutot nous élever vers elle et améliorer notre savoir ?

    4-Les musulmans croient en le commandement de Dieu qui nous ordonne de pénétrer les demeures par leurs portes. Apparemment et ce qu’on ne dit pas ouvertement, il est question d’éradiquer la langue arabe de ce pays au motif que les pays latins ont opté pour les parlers locaux et que du moment que ce faisant ils sont devenus modernes nous le serons si nous rejetons l’arabe et le remplaçons pas notre dialecte local.

    Raccourci tentant certes, mais est ce le fait du rejet de la langue latine qui a fait que l’occident s’est éveillé ?

    Autrement dit quelles sont les causes de l’éveil de l’occident ? Je suis tenté de répondre que parmi ces causes il y a la langue arabe et le rayonnement de la science qu’elle véhiculait et je crois sincèrement que je suis dans le vrai, mais peut etre que je me trompe. Alors si donc ce que je dis est juste, comment une langue qui permet l’éveil d’un continent doit s’inspirer ensuite de lui pour péricliter ?




    0
  • boreal
    7 janvier 2010 at 19 h 09 min - Reply

    @ Adel

    Qui s’opposerait à préserver cette richesse qui est la langue populaire et qui est partie intégrante de notre patrimoine, je ne vois pas en tous cas sur LQA d’internautes tenants d’une culture arabe exclusive. Ce serait parfaitement idiot, nous n’allons pas revenir aux temps des califes. Chacun l’a dit à sa manière, la langue arabe reste la langue savante et celle de la chose publique (administration, droit, enseignement…).
    Ce que l’article de M. LABIDI a mis en exergue, ce n’est pas seulement la schizophrénie de l’intellectuel algérien francophone face à l’Arabe ou plus exactement à la langue qui ne reconnait pas comme étant la sienne…, c’est surtout un caractère idéologique qui sous-tend leur démarche et qui consiste à se démarquer de tout ce qui est arabe, et qui conduit certains à des revendications identitaires exclusives.




    0
  • Adel
    7 janvier 2010 at 19 h 57 min - Reply

    @jnsplu

    Marhba. Je me disais bien qu’il y avait un son de cloche qui manquait!

    Pour répondre à tes questions:

    1- ??

    2- Je ne trouve rien à redire à ta définition. Je ne comprends pas très bien ta question. Mais je dirais que la derja est une langue différente de l’arabe classique aussi bien dans le vocabulaire que dans la syntaxe et je pense avoir donné dans mes posts suffisamment d’exemples illustrant ce fait.

    3- Je pense que le mouvement doit être dans les deux sens. Ceux qui écrivent en arabe classique doivent faire un effort pour intégrer le vocabulaire et les tournures de la derja et la derja doit s’enrichir de certains concepts de la langue classique. Elles se rencontreront quelque part pour que le fossé qui les sépare soit comblé. Cela prendra du temps. J’ai déjà donné l’exemple du match de foot. Y a-t-il vraiment une raison pour le commenter en arabe classique?

    4- Tu te trompes complètement. La langue classique en tant que langue du Coran est indéracinable et le Coran ne peut être lu que dans cette langue. Moi je m’intéresse au vécu. Je ne fais pas de politique en endossant l’habit de la langue. Je te lance un défi: en te levant demain matin et jusqu’au coucher du soleil, n’utilise pas la derja. Avec les membres de ta famille, chez le boulanger, le boucher (si tu as la chance d’y aller), le marchand de légumes, etc., parle l’arabe classique. Tu me diras comment les gens te regarderont.

    Quant au latin, ce que je voulais souligner, c’est qu’une langue populaire méprisée au départ par les savants, comme l’était le français aux 16ème-17ème siècles a servi à écrire une œuvre qui est aujourd’hui étudiée par les philosophes. C’est tout.

    Amitiés




    0
  • Adel
    7 janvier 2010 at 19 h 58 min - Reply

    @boreal

    Je crois que nous nous sommes compris.




    0
  • Adel
    7 janvier 2010 at 20 h 19 min - Reply

    @jnsplu

    Pour compléter ma réponse au point 4:

    Il est vrai que dans un de mes posts, j’ai dit que ceux qui militent pour une généralisation de l’arabe classique au détriment des langues populaires sont mûs par le rêve (insensé) de la Nation Arabe. La critique du panarabisme n’est cependant pas l’apanage de ceux qui sont contre l’arabe classique (ce que je ne suis pas: je suis plutôt pour la derja) est aussi endossée par certains islamistes, qui pensent que cette idéologie (le panarabisme) a été promue par les ennemis de l’islam pour contrer le panislamisme jugé plus dangereux par l’Occident. Je dois avouer que je me sens plus à l’aise dans le panislamisme. L’habit est plus large et ne gêne pas aux entournures comme le panarabisme, que de plus en plus d’Arabes lucides considèrent comme une coquille vide, un slogan creux.

    Arabité et arabisme sont deux choses différentes. On peut très bien revendiquer son arabité et être contre l’arabisme.




    0
  • qadda
    7 janvier 2010 at 21 h 12 min - Reply

    Ainsi donc , Mr Labidi est vice president de « l’association pour la defense de la langue arabe « , chére à l’autre grand MR de la culture Algerienne j’ai nommé l’llustre Othmane Saadi.
    Ceci expliquant cela je m’interdis d’ajouter un commentaire sur le sujet.
    en effet j’ai beau essayer de comprendre que font dans la meme galere un ancien dirigeant de l’illustre UNEA torturé lui et sa femme par la SM et si othmane al ghani 3ane atta3riff.
    Je me contenterais de lire avec plaisir les comments de certains internautes plein de sagesse , de justesse, de courage et surtout d’honneteté.Il n’est pas facile de ramer à contre courant mais j’apprecie particulierement la capacité d’ecoute et de tolerance de notre ami ADEL le bien nommé qui trouve toujours les mots desideologiser le debat.




    0
  • Afif
    7 janvier 2010 at 22 h 18 min - Reply

    A Adel : merci pour la précision, je me disais bien qu’il y avait quelque chose qui clochait dans mon proverbe. Ce qui est essentiel pour moi c’est de prouver que les vrais traîtres, ce ne sont pas ceux qui suivent le choix fait par leurs ancêtres, mais ce sont ceux qui en ont dévié ; ainsi, on commence par changer les prénoms arabes, puis par le changement des caractères arabes dans l’écriture des dialectes berbères, puis par la derdja, pas à votre façon qui veut qu’on respecte la derdja de nos aïeux, mais à la façon de ceux qui aiment la derdja avec des mots français, espagnols, anglais, etc…, comme « one, two, three, viva l’Algérie », quelle est belle cette derdja! Enfin, on termine par dire, plutôt par revenir à la fameuse thèse éculée de « l’Algérie nation en formation composée de plusieurs races », et condamnée par l’Histoire malgré la présence à l’époque des algériens d’origine européenne et les juifs algériens. A fortiori, aujourd’hui, pourquoi cherche-t-on à inculquer dans l’esprit des algériens le concept d’Algérie plurielle, diverse et je ne sais quoi encore, à cause d’une poignée de chrétiens, de deux minorités « arabe d’origine » et turque, de quelques vandales et autres européens arrivés en captifs dans le pays. Les algériens sont berbères dans leur immense majorité, ils sont arabes par l’Histoire, c’est un peuple homogène : c’est sur cette homogénéité que se sont brisés tous les complots et les stratagèmes de la puissance coloniale pour tenter de diviser le peuple algérien. Il va sans dire que l’homogénéité dont je parle n’est pas d’ordre social ou politique, elle ne concerne que l’identité. Toutes les tentatives qui visent à faire douter l’algérien de son identité seront vouées à l’échec : leur force apparente n’est due qu’au manque de démocratie. Toute amélioration dans le champ démocratique fera voler en éclats toutes les élucubrations oiseuses sur l’identité nationale algérienne.




    0
  • tara
    8 janvier 2010 at 2 h 05 min - Reply

    Monsieur Benchennouf, Bonjour
    Je lis plus haut votre commentaire ou vous mentionnez une quizaine de jours apres les evenements d’octobre, ou le journal tv ‘parlait’ en Algerien jusqu’a ce que des arabistes ultra s’y mellent comme vous dites en gagnant gain de cause. Ces ‘arabistes’ ultra comme vous dites ne sont re-actionnes que par le pouvoir pour retourner le fleuve a son train train habituel. Mais la vous mentionnez des ‘berberistes ultra’.

    Monsieur Benchennouf, je voudrais vraiment les re-connaitres ces ‘beberistes ultra’
    Citez moi svp des figures publique connues, des discours public connus, des actes public connus, des gains de cause public connus qui me pemetterait de re-connaitres ces ‘berberistes ultra’ comme vous dites.

    Vous etes un Journaliste Monsieur vous n’avez pas le droit!
    Des fois je lis des interventions a vous et ca me me du baume dans mon coeur. Des fois je desepere.

    Faites confiance a vos concitoyens Monsieur.
    A force de les inventer ces ‘ultra’ …

    Fi laman et mes respects!




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  • jnsplu
    8 janvier 2010 at 11 h 39 min - Reply

    @Adel.
    Allah ysellmek.

    1-Le Japon à perdu la guerre tout a fait classiquement, l’URSS était en négociation avec lui et voulait cueuillir les marrons du feu avant de s’engager en guerre contre lui. Les bombes atomiques
    ne faisaient que commencer la guerre froide et non pas terminer la guerre contre le japon qui était presque déjà gagnée. Ce point se veut une réponse à ton commentaire à Abdelkader DEHBI.

    2- Si donc la définition est juste, quelle sont les différences fondamentales que tu vois et affirmes entre le dictionnaire de l’arabe classique et son articulation sémantique et entre l’arabe courant. Pour ma part je n’en vois pas si on expurge l’arabe parlé de l’apport français de ces derniers temps et qui a tendance à s’accélerer, mais peut etre que je me fais vieux.

    3- mouvement entre l’arabe parlé et l’arabe classique date des débuts de cette langue, c’est pour ça qu’il y a plusieurs lectures du Coran.

    4-Ok ! Tu me rassures en disant que la langue du Coran est indéracinable. Mais si on donne une impulsion divergente maintenant, ou conduira cette orientation ? Nul ne peut le pressentir. Certes c’est justement que le Coran ne peut être lu que dans cette langue que cela m’inquiète. Déjà que maintenant et alors que la langue arabe est dite officielle, la lecture du Coran et l’apprentissage du Coran se font de plus en plus rares, alors quant l’arabe ne sera plus langue officielle, qui s’intéressera au Coran a part les « spécialistes ». On créera donc un clergé ?

    4-Merci d’être patient. Parler la derdja dans la vie de tous les jours est une chose. La rendre langue officielle dans les rapports officiels, dans les contrats, les relations institutionnelles, la recherche est autre chose. C’est ça le vécu aussi pour moi. Et le vécu prépare toujours demain. Je prèfère donc qu’on reprenne notre derdja comme étant telle c’est à dire découlant de l’arabe, qu’on l’expurge de tout l’apport extérieur à ses origines pour améliorer notre compréhension du monde déjà, car la langue à un sacré impact sur cette compréhension en tant qu’outil de formation de la pensée et de son expression. Un outil affiné produit toujours de meilleurs résultats, c’est connu, la derdja est loin de satisfaire à tous les cheminements de cette pensée surtout à l’heure actuelle. Un autre point la derdja provient du mot daradja, tadarradja, racine « drj » qui signifie aussi bien dans notre cas « provient de » dans le sens de degrés, de positions plus ou moins hautes (step, étape, marche), que « s’est habitué à » درج على. ». Quand on prend un escalier on s’habitue aux marches. 🙂

    Donc la derdja dans ce cas ne peut être que la langue arabe descendue vers le peuple qui l’adopte et qui devient le langage de tous les jours, tout en conservant ses origines. L’ériger en langue c’est non seulement lui enlever son substrat, mais c’est aussi l’exposer à produire sa propre derdja et donc à engager une dérive qui n’en finit pas.

    Sincères amitiés.

    ps: Peux tu me donner ton mail ici: mohamed@mycourriel.tk




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  • benamina
    8 janvier 2010 at 11 h 40 min - Reply

    Ce que vous dites est vrai monsieur djamel labidi.il reste encore dans notre parler quotidien,dans nos réflexes et notre environnement physique et humain (plaques, pancartes, enseignes,menu dans nos restaurants, imprimés dans nos administrations,nos chèques remplis dans nos banques, nos carnets d’adresses,en somme nos comportements et habitudes de tous les jours) des séquelles de la présence française dans notre pays pendant 132 ans et même au-delà. certes, nous vivons cela comme un handicap. nous espérons que les générations futures se réapproprient (sans rejet de ce qui peut nous être utile) progressivement, calmement, sans heurts violents, sans faire de cette quête légitime d’identité un fonds de commerce ou un tremplin politique.nous , aujourd’hui , bien que nous souffrions quelques fois, bien que nous regrettions ce fait accompli, nous ne le vivons pas comme un traumatisme, avec hantise et haine de l’autre.




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  • jnsplu
    8 janvier 2010 at 11 h 45 min - Reply

    @ Tara.
    Ferhat Mehenni vous ne trouvez pas qu’il est ultra ?




    0
  • Adel
    8 janvier 2010 at 13 h 26 min - Reply

    @Afif

    Je suis d’accord avec vous dans l’ensemble.

    Je n’ai personnellement aucun problème avec mon identité. Je la connais avec précision. Je suis ce que je suis, c’est-à-dire le produit de l’Algérie authentique, à l’image de ceux de ma génération dans ce pays qui ont connu la colonisation et fréquenté (pour certains) l’école française ou algérienne « francisée ». J’ai eu la chance de grandir dans une famille modeste pas du tout pénétrée par la francisation. Je suis le premier membre de ma famille à avoir été à l’école (en 1959). Dans ma famille, nous n’avons jamais parlé le français (mes parents étaient analphabètes). Donc, quand je lis certains commentaires virulents qui parlent de traitres, etc., je ne peux que sourire et me poser des questions aussi: mais ces gens-là ne sont-ils pas comme moi? N’ont-ils pas une langue maternelle, n’ont-ils pas eu une grand-mère qui leur racontait les histoires de Loundja et M’hammed el b’ghel? Et puis je réalise que je suis vieux et que tout ce que j’ai connu dans mon enfance a disparu de notre cher pays. Voilà notre drame.

    L’école et la langue française m’ont aussi marqué. Elles ont ajouté à ma personnalité une couche « moderniste » que j’ai longtemps acceptée sans critique, mais dont j’essaie aujourd’hui de découvrir les effets pernicieux, vis-à-vis de l’islam notamment. Cette couche n’a cependant jamais pris la place des fondations posées dans mon enfance. Je suis, comme au premier jour, amoureux de la vie simple, de la langue, des histoires, etc., de mon enfance. J’ai oublié beaucoup de choses, hélas, mais le peu qui en est resté m’aide à garder un certain équilibre au milieu de la tempête. Combien d’Algériens « arabophones » connaissent aujourd’hui les plantes médicinales qui s’appellent chendgoura, merrioutha ou magraman? Combien connaissent h’laffa et essella dont nous croquions les tiges bien tendres au printemps? Toutes ces plantes, je les cueillais dans les champs à pleine brassées ; certaines servaient à ma grand-mère pour confectionner des remèdes.

    En lisant un post de notre mai DB, j’ai fait une liste des mots de la famille de m’hibsa (pot-de-chambre) qu’il avait donné en exemple. On dit aussi hiboussa. La racine du mot est HBS, qui, en arabe classique, signifie plus ou moins emprisonner, bloquer (je ne suis pas très sûr).

    M’hibsa évoque ce sens d’arrêter (s’agit-il de l’enfant qu’on maintient sur le pot ?). Il y a dans cette famille le mot m’habsiyya (prisonniers). En arabe classique on dit mahboussine. Il y a aussi habbes (arrête). En arabe classique on dit qif. Il y a aussi mahbes (pot de fleurs).

    A partir de la racine HBS, qui, sans l’ombre d’un doute, est arabe, notre langue a créé des mots qui ne sont pas dans le lexique de l’arabe classique: m’hibsa, hiboussa, m’habsiyya, hebbes, mahbes. N’avons-nous pas là affaire à une véritable langue ? Si nos linguistes s’y intéressaient, n’y découvriraient-ils pas des trésors ? Ne pourrions-nous pas, en nous basant les mêmes structures et la même logique qui ont servi à créer de nouveaux mots par le passé, en inventer de nouveaux pour enrichir cette langue ? Qu’est-ce qui empêcherait nos écrivains, nos dramaturges, nos réalisateurs et même nos présentateurs du JT de 20 heures d’aller à la découverte de ces trésors et de les utiliser dans leurs œuvres et discours ? Rien, si ce n’est la volonté de le faire. Cela ne sera possible que si on reconnait à la derja (et aux parlers amazighs) le statut de langue(s) à part entière et qu’on lui (leur) reconnaisse son (leur) autonomie par rapport à l’arabe classique et son (leur) droit à occuper un espace et à évoluer. A travers elles, c’est la majorité du peuple algérien qui devra ainsi plus visible (Avez-vous remarqué que sur El-Djazeera, on ne fait parler toujours que les élites, qui maîtrisent parfaitement l’arabe classique, jamais le petit peuple?).

    Pour revenir à la proposition de notre ami Djamel-Eddine Benchenouf concernant une rubrique « Patrimoine linguistique » sur LQA, je fais une proposition : chaque jour DB, ou un autre, nous donnerait un mot rare ou une expression ancienne en derja de sa region, ainsi que sa signification en français, et les lecteurs donneraient l’équivalent en arabe classique ainsi que les mots correspondants usités dans leurs regions respectives (Annaba, Oran, Ouargla, etc.). On pourrait aussi collecter les proverbes, les bons mots, etc. Ce travail pourrait être fait également pour les parlers amazighs. Les lecteurs donneraient les mots équivalents en kabyle, chaoui, mzabi, chenoui, etc. Qu’en pensez-vous ?

    Un dernier mot concernant l’identité (ce n’est pas un spécialiste qui parle). Si nous analysons cela en chimistes, c’est-à-dire en décomposant un corps en ses différents éléments de base (l’eau contient deux atomes d’hydrogène et un atome d’oxygène), on voit clairement qu’un Algérien et un Saoudien n’ont pas la même identité. Bien que la langue arabe et l’islam soient présents dans les deux cas, il y a en plus chez l’Algérien l’élément amazigh. Ceux-là sont les éléments dominants. Il ne faut pas oublier qu’il y a également un petit pourcentage de langue turque, de langue française, des traces de christianisme, de judaïsme, etc. L’Algérien est-il Arabe, de la même manière que le Saoudien l’est ? Il est clair que non.

    Maintenant, quand on parle d’arabité et d’amazighité comme composantes essentielles de notre identité (ou personnalité), qu’entend-on par là ? S’agit-il de la race ou ethnie, de la langue, de la culture ? A travers l’histoire, plusieurs dynasties (celle qui a été le plus loin dans cette voie étant la dynastie – amazigh – almohade), ont essayé d’unifier l’ensemble maghrébin, domaine amazigh (par opposition aux domaines arabe, turc et persan) sur le plan politique, économique, linguistique, etc. Les forces de division et de morcellement ont, cependant, toujours pris le dessus. Ce domaine amazigh a été travaillé par plusieurs langues, cultures et religions à travers l’histoire, depuis Carthage (avec la langue punique) et Rome (latin) jusqu’à la France, en passant par les Espagnols (à Oran) et les Turcs. Toutes ont laissé des traces sur le substratum amazigh – ne l’oublions pas. Aujourd’hui, les traces les plus importantes sont l’islam, la langue arabe et la langue française, inscrites sur le substrat amazigh qui est toujours présent. Qui dit langue dit aussi culture et accès à un patrimoine culturel et linguistique. C’est cette réalité complexe, qui est le produit de 3000 ans d’histoire et à laquelle nous ne pouvons rien changer, qui est la donnée première sur laquelle nous devons travailler. Réduire le problème à ses implications idéologiques et politiques, comme le fait avec beaucoup de virulence l’auteur de l’article, ne nous aidera pas beaucoup. Si nous ajoutons à cela le fait que nous devons nous inscrire dans l’environnement international impitoyable, et que nous devons, tout en préservant notre identité, conquérir aussi la science et la technologie, nous voyons à quel point le problème devient difficile et qu’il ne suffit pas d’un article à caractère polémique dans un journal pour trouver la solution optimale. Car il y a plusieurs solutions. Il y en a une seule, cependant, qui est la solution optimale. Boumédiène avait décidé unilatéralement, sans demander l’avis de personne, de simplifier le problème linguistique, afin de pouvoir le résoudre : une seule langue doit être utilisée et promue par l’Etat : l’arabe classique. « Hé, doucement, Si Lhouari, que fais-tu de la derja, des parlers amazighs et du français ? », lui dirent certains intellectuels. « Taisez-vous, bande de traitres, de valets du colonialisme ou je vous fusille tous », répondit-il, lui le seul capitaine du bateau. « Ne sommes-nous pas des Arabes ? Ne voulons-nous pas construire la Nation Arabe, cet ensemble qui nous permettra de résister à nos ennemis et de devenir puissants ? » « Oui, Si lHouari, tu as raison ». En 2010, la police égyptienne tabasse des européens venus apporter une aide humanitaire à la population ARABE martyre de Ghaza, les empêchant de passer par le territoire égyptien. Nation arabe, Si lhouari ?

    Amis lecteurs, je vous pose la question : devons-nous sacrifier une partie de nous-mêmes pour réaliser les rêves POLITIQUES de certains d’entre nous ?




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  • Hamou
    8 janvier 2010 at 17 h 04 min - Reply

    @ Chakib
    شكرا كثيرا على هذه التوضيحات القيّيمة رغم أنّه يبدوا أكثر جلاءً أنّ بنادير أهل التدريج ، ومزامير دعاة البربرة ليست على الإطلاق في كنف الحوار العلمي، الرّاقي ،أو حتى الجاد على الأقل. فالظواهر الصوتية العنيدة والطموحة لكن دون
    الإعتماد بالمقابل الجهد الفكري و المراس العلمي، يا للأسف، في نهاية المسار لم تتعدى مرحلة الهذيان و الثرثرة. يتم ذلك المخاض في طوق أعتق الصور الذهنية الإستعمارية التي يراها هؤلاء، ليس المحافظون الجدد، بل المجدّدون القدم، و بكل سذاجة إكتشاف زمنهم النحيف الرديء …ربّما أجحفنا بكثير في حقّ هذا طرف حينما كنّا نترقب بشغف، بعنفوان وبصدق نيّة مؤكّدة، أكثر ممّا لا يعطيه و هو فاقد الشيء أساساً. شخصيا كنت أنتظر الأحسن فلأحسن من المساهين في هذا الموقع المحترم و المحترم جدّا.
    . شكرا مرّة أخرى على تدخلكم الدّقيق

    و عليكم ألف سلام

    @Adel

    « L’Algérien est-il Arabe, de la même manière que le Saoudien l’est ? Il est clair que non »

    Parlez pour vous meme cher ami…
    Le meme phénotype humain (regardez-vous bien dans un miroir 🙂 ), la même langue, la même culture, le meme sentiment puissant d’appartenance pour 350 millions d’arabes et vous affirmez comme à la parade l’inverse.
    Qu’il y ai des consultations democratiques sur la question en Algerie et dans le monde Arabe et vous verrez. Mais je pense que vous connaissez autant que moi le resultat. Le génie populaire est tout de même étonnant : Malgré une propagande coloniale et néo-coloniale de plus de bientôt deux bon siècles il y a cette forme d’identification collective inebranlable et tenace, d’attachement aux valeurs ancestrales arabe et islamique tout simplement hallucinante. En revanche, l’acharnement à défendre les séquelles culturelles, linguistiques du colonialisme procède soi d’une ignorance effrayante soit de vieilles perfidies sans d’ailleurs aucun avenir… Sauf, peut être celui de la matrice coloniale , déjà, en état bien avancé de putréfaction.




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  • liberté
    8 janvier 2010 at 18 h 15 min - Reply

    Dans l’édition datée du 07/01/2010 du Quotidien d’Oran,le Professeur Lahouari Addi a répondu par un article fort interessant à Mr Djamel Labidi sous le titre<>.

    Je demande à Monsieur l’administrateur du site de nous mettre l’article de Si L’Houari online afin d’en débattre et faire intervenir peut-etre Mr Labidi.
    On peut sur ce site former un gouvernement algérien de transition pour nous faire sortir de cette crise,l’Algérie ne manque pas de gens compétents et qui ont meme la capacité de gouverner un pays comme la France.Je ne vais pas citer de noms car ils sont connus par leurs écrits sur ce site.

    Avec mes respects

    ======================
    Merci pour l’information. Nous venons de publier l’article.
    La Rédaction




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  • boreal
    8 janvier 2010 at 19 h 10 min - Reply

    Il est désolant de voir l’amalgame que d’aucuns n’hésitent pas à faire en prenant l’exemple de l’Egypte (à propos de l’aide humanitaire destinée à Ghaza) entre régime politique et arabité.
    Dans cette logique, si le régime égyptien se comporte de la sorte avec le peuple palestinien de Ghaza c’est forcément parce qu’il est arabe, autrement dit l’arabité conduit forcément vers la trahison…
    Je trouve cela lamentable.

    Je ne pense pas que les Algériens envisagent de sacrifier quoi que ce soit pour réaliser d’hypothétiques rêves politiques, l’histoire de Si L’houari est bien révolue même si la question de la langue reste éminemment politique car il s’agit d’un projet de société dont l’arabe demeure l’un des fondements.

    Détrompez-vous, si vous croyez que l’abandon et le remplacement de la langue arabe par un « parler populaire » peut nous faire accéder à la science, à la culture et à la modernité pour répondre aux défis et contingences internationales.




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  • Adel
    8 janvier 2010 at 20 h 19 min - Reply

    @boreal

    Du calme, cher ami. Nous ne faisons que discuter. Nous ne sommes pas des décideurs et l’avenir de l’Algérie n’est pas entre nos mains pour le moment.

    Vous déformez mes propos. Ce n’est pas comme cela qu’on fera avancer les choses. Nul ne détient la vérité absolue. Si je dis des bêtises, corrigez-moi, ne me sermonnez pas. C’est indigne de gens instruits.

    Je n’ai jamais dit que l’arabité mène à la trahison. Cela n’a aucun sens et je ne crois pas avoir proféré une telle absurdité. J’ai dit que Boumédiène avait décidé de promouvoir EXCLUSIVEMENT l’arabe classique au détriment des langues populaires. Ceci est un fait que personne ne peut nier. J’ai également dit qu’il avait fait cela pour atteindre un but: la construction de la Nation Arabe. C’est une idéologie qui s’appelle le panarabisme et qui prend comme postulat de départ qu’il existe une Nation Arabe que nous devons (re)construire. De mon point de vue (je suis libre d’en avoir un), aucun résultat n’a été atteint depuis 50 ans par les promoteurs de ce projet (le panarabisme). Un de leurs derniers déboires est la position du gouvernement égyptien (initiateur de ce projet) dans l’affaire du mur de Ghaza. Ce n’est pas l’arabité qui a mené à la trahison, ni l’arabisme, d’ailleurs. Nous avons sacrifié certaines choses essentielles (tamazight entre autres) pour un projet qui a échoué et qui échoue un peu plus chaque jour : la construction de la Nation Arabe. C’est tout. Il n’est nulle part question de trahison, ni d’arabité.

    Je n’ai jamais demandé l’abandon de la langue arabe, mais la promotion des langues populaires, en donnant des arguments et des faits. Vous n’aimez pas ces parlers: c’est votre droit le plus absolu. Je sais que ces parlers ne peuvent pas prétendre à acquérir la science. Je suis convaincu aussi que l’arabe classique ne peut pas le faire, dans les conditions actuelles. Vous êtes d’un avis contraire? C’est votre droit. Dites-le et donnez vos arguments. Et cessez je vous prie de distribuer des pensums. Chaque point de vue, même le plus absurde, a le droit de s’exprimer : c’est cela la démocratie.

    Cordialement




    0
  • Adel
    8 janvier 2010 at 20 h 31 min - Reply

    @Hamou

    Bien sûr que je parle pour moi-même et je n’ai jamais eu la prétention de parler au nom de quiconque. Je vous défie de me prouver le contraire.

    Je reconnais que la phrase que vous avez citée prête un peu a confusion: « L’Algérien est-il Arabe, de la même manière que le Saoudien l’est ? Il est clair que non »

    Ce que je voulais dire exactement c’est que l’Algérien et le Saoudien sont supposés être tous les deux citoyens de la Nation Arabe (c’est le sens du mot Arabe). Je pense que le citoyen Arabe algérien et le citoyen Arabe saoudien n’ont pas la même identité. C’est le sens de la phrase « L’Algérien est-il Arabe de la même façon que le Saoudien l’est ? ». Il n’est pas question de gènes mais d’identité. La réponse négative me semble aller de soi, à moins que vous me prouviez que dans la Constitution saoudienne, il y ait aussi notre fameux triptyque arabité-amazighité-islam.

    Est-ce plus clair?

    Amitiés




    0
  • Arezki Oulbachir
    8 janvier 2010 at 21 h 04 min - Reply

    @jnsplu

    Je crois que vous confondez deux mouvements complètement antinomiques:
    Mouvement berbèriste: c’est un mouvement identitaire qui milite pour la reconnaissance et la promotion de la langue et culture amazigh. Les berbèristes se reconnaissent dans un passé et d’un avenir commun à tous les berbères du monde (y compris les berbères arabophones qui sont majoritaires en afrique du nord).
    Le MAK: Mouvement pour l’autonomie de la Kabylie.Œuvre à la sauvegarde de l’identité du peuple kabyle et à la maîtrise de son destin au sein de la nation algérienne. Les autonomistes ne conçoivent aucun avenir commun avec les autres berbères, pour eux, les intérêts des différentes branches berbères ne sont pas identiques.

    Ferhat Mhenni est autonomiste, il ne peut pas être, par définition, berbèriste.

    Il n’existe pas et il ne peut exister de berbèriste ultra ou extrémiste. Les berbèristes ne font que défendre leurs droits et on ne peut pas être extrémiste dans la défense de ses droits.

    Pour aller un peu plus loin, on ne peut pas être algérianiste sans être berbèriste. Le berbèriqme est le seul mouvement identitaire en algérie qui défend les droits identitaires de TOUS les algériens. Rappelons que les berbèristes ont été les seuls dans les années 80 à travers le groupe Debza notamment, à revendiquer tamazight et l’arabe algérien.
    Fermons la parenthèse parce que le berbèrisme n’est pas le sujet de l’article.

    Le sujet de l’article, c’est l’absurdité qui consiste à se chercher une identité en Asie, comme si les algériens étaient orphelins… l’Algérie qui a trois mille ans d’histoire, qui a régné sur toute l’Afrique du nord, qui a donné des pharaons, des papes, des empereurs, des philosophes et des maîtres à penser.
    Aujourd’hui les portugais sont portugais, les brésiliens brésiliens, les espagnols espagnols et les ivoiriens ivoiriens. Il n’y a que les algériens qui sont… arabes.
    Voila ce qu’a produit un demi siècle de reniement identitaire arabiste!!!




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  • jnsplu
    8 janvier 2010 at 21 h 26 min - Reply

    @Adel.

    Citation: « Chaque point de vue, même le plus absurde, a le droit de s’exprimer : c’est cela la démocratie ».

    Alors j’y vais de mon point de vue absurde qui est le suivant.

    La langue est un contenant de l’information qui sert aussi bien à son extraction et à son traitement que comme véhicule pour son transport et donc comme outil de transmission et de réception. Elle agit à tous ces niveaux de façon plus ou moins consciente. En effet, un contenant de ce type a un rapport direct avec notre conscience de notre environnement et participe en partie à façonner notre manière de percevoir, c’est pourquoi il est porteur de culture et est en symbiose avec celle ci.

    L’information que véhicule une langue est multi dimensionnelle et à trait aussi bien à la culture, qu’a la religion, qu’au traditions et à la culture c’est une information qui recouvre l’ensemble des activités sociales quelle que soit leur nature et leur contenu.

    Plus la langue en tant que contenant est souple, plus celui ci est susceptible de contenir d’information et de faciliter le rapport de l’individu aux autres et à la nature. Dire que la daridja qui est de l’arabe corrodé peut être plus souple que son géniteur l’arabe classique, me semble inopportun. Comparer l’arabe classique au latin pour le différencier des autres langues locales qui en sont issues est également inapproprié, à moins de remplacer l’arabe classique en Algerie par le Tamazight Historique comme cela s’est passé en Europe, mais tu conviendra avec moi que Tamazight est à redécouvrir, elle n’est ni le Kabyle, ni le Chaoui, ni le Mozabite, ni le Targui ni le Chleuh ou Tachelhit ni le Chenoui, ni les autres parlers mineurs qui existent un peu partout et sont plus ou moins liés à la Derdja et à l’Arabe classique .

    Et redécouvrir une langue pour ensuite la réimplanter dans un pays et une population donnée suppose une certaine dose de volonté politique de tout le peuple dans son ensemble sinon ce n’est meme pas la peine d’essayer, les arabistes s’y sont cassé les dents et pire, il sont allés à contre courant et détruit l’arabe parlé par le fait de la réaction en retour.




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  • Hussein Sharif
    8 janvier 2010 at 21 h 45 min - Reply

    Cher A.oulbachir.
    Je tiens à vous remercier pour vos contributions,qui je dois dire,sont d’une rare lucidité.




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  • alilou
    8 janvier 2010 at 22 h 24 min - Reply

    Comme toujours mes compatriotes, même les plus instruits d’entre eux , reglent leur probléme à l’algerienne.Les anathemes , le vehemence dans le propos et la certitude de detenir la verité transparaissent dans la plupart des commentaires. Je ne suis trés different au demeurant , moi aussi je pense que certains posts sont tout simplement ahurissants. mais bon!
    j’en viens à mon propos .
    Et si , c’est cela justement l’IDENTITE ALGERIENNE?. Malgrés ses outrances son « extremisme » (au sens d’excessif), son refus de la hogra et son patriotisme sourcilleux qui fait l’algerien et par extension le maghrebin?. Je souscris à la these d’un des internautes qui dit à peu prés ceci: Quand bien même nous serions des arabes , nous sommes des arabes à notre façon.autrement pas un arabe soudanais ou saoudien ou egyptien , avec tout le respect qui est du à tous ces peuples. Nos savants, nos heros , nos traitres , nos integristes ,nos paysans sont differents , trop differents de leur freres en religion meme ceux parlons l’arabe.
    Le rigoriste ibn tumert fondateur de la dynastie almohade est le prototype de cette grande lignée de heros incorruptibles qui malgré les viscissitudes de l’histoire , ont maintenu la flamme de la resitance toujours vivace.
    La capacité de resistance et d’absorption de notre peuple est particulierement remarquable. A cause du substrat berebere qui fait sa force . Meme quand il defend la langue arabe , ou quand il defend ses idées religieuses , il le fait comme un algerien. Ali belhadj que tout le monde connait , a reagi violement contre le silence des religieux d’el azhar suite aux insultes proférées contre notre peuple et notre histoitre. ALI BELHADJ a reagi comme un algerien , interpelé par sa dinité et son refus de la hogra. Meme ceux nombreux qui ne partagent pas ses idées reconnaissent qu’il ALGERIEN jusqu’au bout des ongles.
    Abdelkader hadjar l’arabiste en chef du FLN a reagi en algerien devant la lacheté des egyptiens (du pouvoir).
    Seuls ceux qui ont vu et partagé les joies des algeriens aprés l’episode du Caire peuvent comprendre l’ame profonde de ce peuple. EN ce sens Mrs LABIDI , othmane sadi et tous les autres qui veulent faire de nous des copies en noirs et blancs des arabes ont raison de s’inquieter. Cette troisieme mi-temps a ouverts les yeux a pas mal de gens. Les plus polis leur repondent , arabe, peut etre, mais ALGERIENS C’EST SUR.
    Nous la generation d’apres ‘independance , il nous suffit de savoir que nous sommes les desendants , des almohades des almoravides de yaghmouracen ben ziane de bouloghine de l’emir abdelkader de mokrani de fatma n’soumer de benmhidi ,de boudiaf de abbane pour nous combler de bonheur.
    Nous n’avons rien a envier à personne. Bien au contraire.Alors quand quelqu’un vient nous parler de la pureté de la langue à l’heure du numerique nous lui disons QADREK 3ALI BESSAH ONA DOTRE CHA A FOUETTé




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  • boreal
    8 janvier 2010 at 22 h 27 min - Reply

    Si l’Algérie parle arabe aujourd’hui, c’est qu’elle a une composante arabe indéniable mais pas que (bien entendu, nous sommes façonnés également par des siècles d’histoire et de culture amazigh, romaine, turque…) Cette langue n’est pas réductible à un simple outil ou vecteur de communication (comme c’est le cas pour d’autres populations qui parlent et utilisent telle ou telle langue… par exemple les Sénégalais qui parlent français ou les Angolais qui parlent portugais) mais une composante essentielle de notre identité car c’est non seulement à travers la langue arabe que nous autres Maghrébins avons accédé au message de l’Islam mais l’arabe est et demeure une composante culturelle importante de notre société (les sciences, la littérature, les arts, etc.) qui nous a permis de construire notre identité d’aujourd’hui.
    Cette réalité, cette part de nous-mêmes, nous pouvons la dénoncer, la rejeter, la nier, la refouler si ça nous chante mais d’un point de vue anthropologique et historique, c’est une évidence et un fait indiscutable. Il y a malheureusement un mouvement, minoritaire (pas de quoi fouetter un chat, diront certains), qui veut remettre en question notre composante arabe en servant de la situation certes peu glorieuse du Monde arabe et en développant des arguments faits de bric et de broc. Ils n’y parviendront pas. L’algérianité recouvre une réalité complexe qui, si l’on tente de la déconnecter de sa réalité historique et anthropologique, n’aurait plus aucun sens. Dans cette réalité la langue et la culture arabe de manière globale reste un des fondements les plus importants. Haba man haba oua kariha man kariha…
    A bon entendeur…




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  • jnsplu
    8 janvier 2010 at 22 h 44 min - Reply

    @Arezki Oulbachir.

    Merci de ta mise au point.

    Je m’y perds effectivement, maintenant que tu me l’expliques, je vois qu’il y a multitude. Mais en ce qui me concerne, le mouvement qui milite juste pour la reconnaissance et la promotion de la langue et de la culture amazighe en Algérie et pas dans le monde parcequ’alors il deviendrait berbérisant, les mots ont un sens précis, je le nomme simplement mouvement berbère, aux vues duquel j’adhère totalement, meme si je ne suis pas berbérophone, ni même sensé être berbère, car il s’agit d’une dimension Algérienne essentielle pour moi et je considère que tous les Algériens sont tous autant berbères de souche et de culture qu’arabes d’appartenance linguistique et culturelle. C’est le mouvement plutôt négateur de la dimension arabe de l’algérie que j’appelle berbériste ou qui veut en berbérisant l’Algérie, la soustraire à l’influence de l’aire arabe et la s’accordent dans mon esprit le MAK et les autres extrémistes . Chez certains même la dimension musulmane de l’Algérie est sujette à caution. Voilà ou en est l’Algérie après 14 siècles d’islam et d’arabité, c’est comme si la Kahina vient de mourir hier ou avant hier comme disait quelqu’un l’autre jour sur LQA.
    J’espère que cela ne va pas encore enflammer les débats à nouveau, c’est un sujet qui m’ennuie profondément, cela dit sans vouloir te vexer, ni quiconque.




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  • tara
    9 janvier 2010 at 1 h 43 min - Reply

    @jnsplu,
    Mmm. Ferhat Mehenni un ultra? Bien sure que non. Ferhat mehenni est avant tout un chanteur, un poete qui aime profondement son peuple y compris le peuple Algerien dans son ensemble. Il a fait les geoles de Lambese au pays Chawi pour ca.

    @insplu, c’est a vous peut etre de nous dire pourqoi vous pensez que Ferhat est un ultra.Des ecrits, discours a lui prouvant la these?

    N’ayant pas un vecu Kabyle il ne vous est pas donne de connaitre qui est Ferhat Imaghen Imoula. Pas votre faute.

    Ferhat a fait son irruption sur la scene nationale apres les evenement tragique de Kabylie en 2001 en rason de sa revendication d’une autonomie d’organization et de gestion dans l’ensemble Algerien. C’etait un inconnu pour l’ensemble des Algriens mais une personnalite et celebrite parmi les siens, son peuple les Kabyles.

    Amities.




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  • benamina
    9 janvier 2010 at 8 h 13 min - Reply

    @arezki oubachir. mehenni était (et est toujours ) berberiste avant de venir à l’autonomisme (et même séparatisme, en privé). rappelez-vous il était militant actif du M.C.B .




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  • jnsplu
    9 janvier 2010 at 11 h 58 min - Reply

    @Tara.
    Surement que je me trompe de personne alors. Celui que je vise déclare à qui veut l’entendre que la Kabylie est une Nation à part entière qui à droit à l’autonomie, voire à l’indépendance, ou peut etre qu’il l’a dit depuis longtemps car j’ai à peu près son age et il a du surement oublier .
    Amicalement.




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  • Ammisaid
    9 janvier 2010 at 12 h 06 min - Reply

    Assalam, azul, bonjour
    Soyons simple ! Une identité personnelle c’est tout ce qui constitue une personne : son physique, ses croyances, ses idées, ses aspirations, son histoire,sa ou ses langues, ses gènes, ses formes, ses traits de caractères…
    Il est impossible de donner tous les détails d’une personne. C’est l’illimité ! ses traits d’une personnalité (dans toute sa globalité) ne sont pas immuable, figé et définitive.
    A mon humble avis, pour aucune personne sur terre.
    Tout est inscrit dans une personne mais il y a des traits qui apparaissent plus que d’autres, à un moment donné, qui peut être long ou court.
    Quelqu’un qui n’a pas peur, dans une situation extrêmement dangereuse, peut découvrir cette émotion, qui peut soit rester longtemps ou disparaître en l’absence d l’objet qui l’avait suscité.
    Un arabe qui est obligé de vivre dans un milieu ou personne ne parle sa langue, sera obligé par tous les moyens d’apprendre la langue du milieu ou il doit vivre, idem pour un kabyle.
    Ce qui fera de l’un et de l’autre un bilingue et ainsi de suite pour tous les domaine de la vie.
    Donc l’identité s’enrichit au fur et à mesure qu’une personne se confronte à la réalité de l’environnement, qu’il soit proche ou qu’il soit lointain.
    L’identité se sert, parfois, ou peut-être souvent de ce qui pourra lui permettre de survivre, de vivre normalement voire de vivre bien.
    Nous sommes toutes et tous des humains. Nous sommes toutes et toutes capables d’apprendre toutes les langues, sauf, qu’il y a le principe de réalité. C’est à dire nous n’avons pas le temps. La vie est courte et nous sommes que des passagers rapide (en réalité plus vite que la vitesse de la lumière)sur terre.
    Peut-être que c’est tout l’ensemble de l’humanité qui va réaliser l’humain entier ! (Allahou A3lem).
    Ce qui nous différenciera, c’est l’ensemble, de nos actes (visibles ou invisibles, conscients ou inconscients, bon ou mauvais…)durant notre passage sur terre (tout est marqué, beaucoup le savent. Rien n’est caché à celui qui a tout crée même ce que nous aurions fait inconsciemment.
    Nos querelles sont d’une banalité affligeante. Vouloir imposer à quelqu’un une langue, une idée, une croyance…n’est que pure domination. Insulter quelqu’un (ou un groupe, ou un nombre de personnes petit ou grand), violenter quelqu’un (verbalement ou physiquement), empêcher quelqu’un d’être ce qu’il est, obliger quelqu’un à adopter un modèle(quelques soient les moyens utilisés)…ne sont que les moyens, les plus abjects, de l’humain (des humains), pour exploiter, humilier, dominer…un autre humain (des autres humains).
    L’identité collective n’est que la somme des identités personnels (ou de groupes pour simplifier).
    L’Algérie est ce qu’elle est, réellement: le faux et le vrai, le bon et le mauvais, l’arabe classique et le kabyle classique( Combien de kabyles sont capables, maintenant, de comprendre Aït Menguellat pour ne citer que lui, évidemment, il n’est pas un poète très ancien ?), le réel et l’imaginaire, le conscient et l’inconscient, l’ancien et le présent, le désir et le phantasme…).
    L’Algérie est entre les mains des Algériens et des Algériennes (les sourds, les muets, les hypocrites, les sincères, les menteurs, les voleurs, les honnêtes, les chaouis, les kabyles, les arabes, les arabo-berbères, les athées, les croyants, les intellectuels, les ouvriers,les riches, les pauvres, les civiles, les militaires, les immigrés…), elle sera à l’oeuvre de ceux ou celles qui la sculptent.
    L’oeuvre n’est pas finie. Elle est entrain d’être façonnée. Mais, jusqu’à, maintenant, ceux qui la dirigent, la rendent laide, l’appauvrissent, la détruisent, la gaspillent, la torturent, la volent…Et, nous somme complices, d’une manière ou d’une autre.
    Avant qu’il ne soit trop tard, mettons-nous, sérieusement au travail et chaque à la place où il se trouve, doit cesser de participer à cette oeuvre de destruction et se mettre du côté de ceux et celles qui veulent la construire, sans exclure qui que ce soit.
    Un jardin abandonné va soit devenir un désert, soit une jungle. La vie est une loi ! Respectons le lois de la vie quelque soit ce que nous sommes.
    Fraternellement à toutes et à tous




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  • Adel
    9 janvier 2010 at 12 h 50 min - Reply

    Le progrès dans les sciences se manifeste par la capacité des théories scientifiques à construire des modèles de la réalité qui soient de plus en plus fidèles, devenant aussi de plus en plus complexes et sophistiqués.

    S’agissant du modèle qui rende le mieux compte de la réalité linguistique dans notre pays, nous avons, depuis l’indépendance, adopté celui dans lequel le peuple algérien est supposé parler une seule langue : l’arabe classique. Toutes les différences par rapport à ce modèle sont considérées comme des résidus, des erreurs, qui seront corrigés par l’école qui enseigne l’arabe classique. Ce modèle est très séduisant par sa simplicité. Certains lecteurs se mettent en colère quand on leur rappelle les considérations d’ordre politique ou idéologique qui sous-tendent le choix de ce modèle : celle du panarabisme ou celle qui lie l’avenir de l’islam et l’avenir de l’arabe classique.

    Rejeter ce modèle, jugé trop simpliste et non conforme à la réalité, reviendrait selon eux à s’insurger contre un idéal noble – la construction de la Nation Arabe – ou à poursuivre l’objectif inavoué de bouter les « Arabes » et l’islam hors d’Algérie – rien que cela ! Ce qui est ennuyeux, c’est que certains de nos amis se sentent autorisés à parler au nom de la majorité – tout en reprochant à ceux qui ont un point de vue différent du leur d’adopter la même attitude. Ils donnent aussi l’impression de se sentir personnellement visés par une sorte de tentative de purification ethnique menée par les tenants du « berbérisme » manipulés par Fafa ou le sionisme mondial.

    Le débat serait pourtant plus intéressant et plus profitable si nous acceptions tous d’adopter – pour une fois – une démarche pragmatique. Ne pourrions-nous pas faire un bilan scientifique du résultat atteint après 47 ans d’application de ce modèle ?

    Notre ami jnsplu adopte avec constance le point de vue qui consiste à dire que la langue arabe est une langue parfaite, sophistiquée, unificatrice par essence car langue du Coran. Le corollaire de ce théorème est que tous les parlers utilisés par la population jusqu’à ce jour sont des résidus de langues inaccomplies, incapables d’évoluer – donc appelées à terme à disparaître – ou des copies déformées de la langue classique, les déformations étant le produit des siècles de décadence, de la colonisation française, etc. Le seul choix valable pour le peuple algérien est de hisser au niveau de la langue classique. Il me semble déceler dans ce raisonnement la faille commune à toutes les utopies qui ont vu le jour à travers les siècles et qui ont invariablement échoué, la dernière en date étant l’utopie communiste, qui part du principe que l’homme est bon par nature et qu’il suffit de supprimer la propriété privée des moyens de production pour que l’harmonie parfaite règne. C’est le même raisonnement qui conduit notre respecté Si Abdelkader DEHBI à prendre comme modèle les Japonais, s’agissant de la question de la langue à adopter pour l’enseignement des sciences et de la technologie. Il me semble pourtant que toute démarche qui vise à transformer une société dans le sens du progrès – encore faut-il s’entendre sur ce qu’est le progrès – n’a de chances de réussir que si elle tient compte de la réalité et qu’elle s’appuie sur elle pour aller de l’avant. Comment les Algériens pourront-ils se hisser au niveau de la langue classique, comment pourront-ils réussir l’exploit des Japonais, il n’en est pas question. En tant qu’ingénieur, je lutte quotidiennement dans l’exercice de ma profession contre des petits détails, des erreurs, des grains de sable qui empêchent des systèmes sophistiqués de fonctionner correctement. Négliger les grains de sable, c’est s’interdire de trouver une solution. C’est peut-être cette déformation professionnelle qui me fait parfois écrire des choses qui hérissent les cheveux de certains de nos amis.

    Aujourd’hui, nul observateur impartial ne peut nier la constance de la revendication liée à la langue et à la culture amazighes. Il reste cependant que ceux qui la laissent entrer par la porte veulent la faire ressortie par la fenêtre. Sinon, comment interpréter les arguments qui, invariablement, remettent sur le tapis la pauvreté de la langue, son incapacité à élaborer des concepts abstraits, etc? Pour l’exprimer en termes crus, ils disent aux militants de cette cause : « Rakoum ettab`ou fi h’mar meyyet. » De même, ils ne manquent jamais de leur rappeler leur extrémisme supposé – ne rêvent-ils pas de renvoyer tous les « Arabes » d’Algérie en Arabie ? – leur inféodation à Fafa et le germe de la division qu’ils transportent en permanence avec eux. Oubliés les 40 années de négation de la langue amazighe. Ces millions de gens à qui le pouvoir a refusé depuis 1962 le droit de vivre pleinement leur langue maternelle ne représenteraient donc qu’une anomalie passagère ? Les faits disent le contraire pourtant : les jeunes qui défilaient aux cris de « Ulach esmah ulach » n’ont connu que l’école arabisée. Ils ne veulent pas oublier leur langue maternelle et ne sont pas prêts d’y renoncer. Il me semble aussi qu’il n’y a pas lieu de s’étonner du fait que ce mouvement soit centré sur la Kabylie : c’est là que se trouve la plus forte concentration d’amazighophones.

    Le premier grain de sable est donc la population amazighophone qui ne veut pas renoncer à sa langue maternelle.

    Le second est la persistance de la langue française dans le secteur économique, les médias et, surtout, dans l’enseignement des sciences et de la technologie. Jusqu’à présent, les tenants du modèle « unilingue » ont systématiquement accusé les résidus de la colonisation – les « francophones » – d’être l’obstacle majeur à la généralisation de l’utilisation de la langue arabe. Comme je l’ai déjà dit dans un précédent post, cette génération – la mienne – va bientôt partir en retraite. Les diplômés de l’école arabisée seront inévitablement aux commandes, à moins que nos détracteurs nous accusent également d’avoir préparé nos enfants, formés dans les écoles privées, pour nous remplacer. Il reste cependant à arabiser totalement les filières scientifiques et techniques avant de pouvoir récolter tous les fruits de l’arabisation. Certains de nos amis n’y vont pas par quatre chemins : il faut arabiser totalement, l’arabe étant une langue capable de relever le défi. Je ne suis pas aussi optimiste qu’eux et je me dois d’attirer leur attention sur le danger d’écroulement de toute forme de savoir de haut niveau qu’une telle mesure radicale entraînerait. Je leur demande de répondre en leur âme et conscience à la question suivante : « Si vous aviez le choix entre envoyer votre enfant faire sa médecine ou son ingéniorat en informatique dans une faculté arabisée ou dans une autre enseignant en anglais ou en français, laquelle choisiriez-vous ? »

    Le troisième grain de sable est la persistance de la langue arabe parlée, la derja. Pour nous tranquilliser, certains de nos amis nous disent que la derja est de l’arabe classique à 99%, le résidu n’étant constitué que de mots français, berbères ou turcs qui ont insidieusement envahi et corrompu la langue initiale pure. Celui qui affirme cela me semble totalement étranger à la société algérienne et n’a pas la même langue maternelle que le reste des Algériens arabophones. Et il me semble qu’il ne me sert à rien d’exposer mes arguments à cette catégorie de lecteurs car cela reviendrait à leur parler de quelque chose dont ils n’auraient pas la moindre idée. Il y en a d’autres – tels notre ami jnsplu – qui, lorsqu’ils reconnaissent cette différence, pensent que la seule solution est que tout le monde doive faire l’effort d’apprendre l’arabe classique et ainsi nous finirions tous par parler cette langue à la maison. Ce choix est justifié par les avantages qu’il procure : construction de la Nation Arabe unifiée linguistiquement, défense de la langue du Coran, élévation du niveau culturel de la population grâce à l’accès que donne la langue classique au patrimoine arabo-islamique et à la possibilité de manipuler des concepts abstraits. Les buts fixés sont sans l’ombre d’un doute nobles : une Nation unie, « mina l mouhit ila l khalidj » parlant la même langue, totalement imprégnée des nobles enseignements du Coran, instruite et prospère. Quand on regarde la réalité de l’Algérie et du monde arabe aujourd’hui, on ne peut malheureusement que constater qu’elle est loin, très loin même, de cet idéal et qu’elle ne fait que s’en éloigner. Le point qui me semble fondamental, si on accepte de reconnaître que l’arabe parlé en Algérie – derja – est différent de l’arabe enseigné à l’école, est que le choix de faire comme si tous les Algériens maîtrisaient la langue classique en s’adressant à eux dans les médias dans cette langue revient à se priver de faire passer le message. D’un côté, on demande au peuple algérien de se hisser au niveau du modèle parfait et de l’autre on lui parle dans une langue qu’il ne comprend pas. Cette façon d’éduquer le peuple me semble fouler aux pieds les principes élémentaires de la pédagogie.

    Que proposons-nous ?

    1- Pour les « parlers » populaires, ils y a lieu de les encourager à l’oral et à l’écrit et de les utiliser systématiquement, quand c’est possible, de préférence à la langue classique. L’école continuera à enseigner l’arabe classique, quoique, de mon point de vue, il y ait lieu d’encourager les enseignants à utiliser la langue parlée quand cela ne gène pas la compréhension. Nous devons assumer consciemment notre diglossie. L’enseignement de la langue classique, en tant que langue, continuera de la même façon. On apprendra à l’élève à rédiger une dissertation en arabe classique, par exemple. Mais qu’est-ce qui empêche un enseignant de Physique ou de Maths de mélanger arabe parlé et concepts abstraits pris dans l’arabe classique ? Dire à un élève « chouf hadh el mouthelleth» au lieu de « oundhour ila hadha l mouthallathi» gène-t-il la compréhension de la leçon ? Est-ce vraiment absurde ? L’idée n’est pas de lutter contre une langue, une religion ou une ethnie, mais de sortir de cette diglossie, source de blocage, d’une manière « soft » qui donne à tout un chacun la possibilité de s’y retrouver. Avec le temps une nouvelle langue, située à mi-chemin entre le parlé et le classique, se créera progressivement. Le même raisonnement vaut pour tamazight. Ce ne sont-là que quelque idées qui ne peuvent en aucun cas remplacer la prise en charge du problème par les spécialistes. Notre but ici est seulement de faire prendre conscience du problème et de montrer que des solutions existent, pour peu qu’on accepte de sortir du carcan idéologique.

    2- Pour ce qui est de l’enseignement des sciences et de la technologie, il me semble que le choix de l’arabe classique est aujourd’hui irréaliste. Ceci est le point de vue d’un profane. Je répète que seul l’intérêt de notre pays me guide et que je ne suis mû par aucune haine, ni des Arabes, ni de la langue arabe. Pour moi, mon peuple passe avant tout le reste du monde, car c’est le prolongement de ma famille. Il passe avant les Arabes. Je comprends parfaitement l’arabe classique ; je peux communiquer à l’oral et à l’écrit dans cette langue, dans laquelle j’ai toujours eu d’excellents résultats à l’école. C’est pour cela que je ne souffre d’aucun complexe et que je peux parler en toute liberté. Je n’ai aucun privilège à défendre : je serai bientôt en retraite. Je ne fais que mon devoir, celui de dire ce que je pense être la vérité.




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  • Afif
    9 janvier 2010 at 13 h 39 min - Reply

    A Adel : je viens de prendre conaissance de ta réponse. Je suis désolé en ce qui concerne le mot « traîtres » employé dans mon précédent commentaire. Je m’explique : pour moi, il est à sa place, mais pour le lecteur, il peut ne pas en comprendre la virulence. L’explication que malheureusement je n’ai pas donnée et qui était implicite, vient du fait que ce mot a été employé à dessein à cause d’une longue histoire qui faisait passer les berbères arabophones pour des traîtres par un courant berbériste extrémiste menée par L’Académie berbère à Paris, le motif étant que nous, berbères arabophones, avons abandonné la langue amazigh pour la langue arabe, bref que nous étions le célèbre baudet du proverbe. Ce à quoi, j’ai toujours démontré le contraire en disant que nos aïeux ont fait un choix, que ce choix était respectable parce que non imposé, et que nous, nous restions fidèles au choix de nos ancêtres contrairement aux berbéristes qui ne respectent pas le choix de leurs ancêtres kabyles : changement des prénoms arabes, changement des caractères arabes dans l’écriture des dialectes berbères, défense du parler algérien bâtard, je ne parle pas de celui d’avant 1830. Par conséquent, le mot « traîtres » utilisé n’est pour moi qu’un simple retour à l’envoyeur. Parfois, nous répondons à plusieurs interlocuteurs à la fois et c’est normal que le lecteur s’y perd.




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  • Afif
    9 janvier 2010 at 13 h 54 min - Reply

    A adel : pouvons- nous avoir pour information pour enrichir le débat, cette question concerne en fait tous les spécialistes des questions linguistiques, conaissance des expériences des autres pays comme par exemples, Israël pour l’Hébreu qui était une langue morte et qui est devenue une langue scientifique et le Vietnam. A l’aune de ces expériences, tout ce qui a été dit dans les commentaires jusqu’à présent, sera remis en question et revu plus objectivement.




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  • Adel
    9 janvier 2010 at 14 h 08 min - Reply

    Voici deux posts trouvés dans

    http://www.echoroukonline.com/ara/national/46589.html

    le premier est en derja, le second en arabe classique. Lequel sera compris à 100% par la majorité de la population arabophone (de l’ouvrier de SNVI jusqu’au PHD)? A vous de juger.

    هدا هو حال الخدام الجزائري محقور ومعفوس كلش غالي العدس اللخر وللا يسوى من 50 دينار 180دينار وكلش زادت قيمتو غير الخدام المسكين لطاحت قيمتو للاسف شي ناس ياكلوها بالراقدية ولخرين من 05 انتاع الصبح ل8 انتاع الليل وهو يجبد قيس وتشدلوا هديك الشهرية اسبوع واحد ولله حرام عليهم انا نخدم والزوج انتاعي كيف كيف مايخلاص الشهر حتى تخلاص الشهرية ومالحقناش ياخي بلاد ياخي واش حال للي يخدم وحدوا مع 5 اطفال ماشي برك يخرج للي الشارع كي ماهبلش وما قطعش حوايجوا قاع راه مليح ربي يستر

    نحن والله نعاني كثيرا من غلاء المعيشة لأنه لا يعقل أن تكون هذه الزيادة التي لا يمكن أن نقول عنها أنها زيادة بالمقارنة بلهيب الأسعار ، نحن أعوان أمن و وقاية و مازلنا الى حد الآن لم نتجاوز 18000دج كأجر شهر لماذا هذه الحقرة
    أنا مع ما تقولونه بخصوص سيد السعيد لقد خيبونا في هذه الثلاثية الأخيرة بل أن الزيادة التي قيل عنها هي مبرمجة في عهد السيد بلخادم فأين زيادة الحكومة الجديدة ..
    الشعب الجزائري يعاني و خاصة الموظفين البسطاء أمثالنا ناهيد عن البطالين .. نرجوا إلتفاتة ياحكومتنا الموقرة فليس لكم بديل عنا نحن الشعب الجزائري و شكرا




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  • boreal
    9 janvier 2010 at 14 h 29 min - Reply

    @ Adel
    Désolé si vous vous êtes senti froissé par mes propos, ce n’était pas dans mon intention. Loin de moi l’idée de sermonner qui que ce soit, cependant vos propres prêtent à confusion quand vous dites : « En 2010, la police égyptienne tabasse des européens venus apporter une aide humanitaire à la population ARABE martyre de Ghaza, les empêchant de passer par le territoire égyptien. Nation arabe, Si lhouari ? »
    N’est-ce pas là une façon polémique de poser l’équation entre arabité et orientation politique. Vous dites vous-même qu’il ne faut pas réduire le problème à ses implications idéologiques et politiques, et pourtant vous le faites et d’une manière polémique.
    Quant au défi qui nous est lancé et auquel, je suis totalement en accord avec vous, il est urgent d’y faire face, je parle de ce que vous appelez « l’environnement international impitoyable ». Il est vrai qu’on n’y arrivera jamais si on y va en dans l’état où on est aujourd’hui, c’est-à-dire en ordre dispersé, qu’il s’agisse de notre pays ou plus largement au niveau du Maghreb ou à un niveau beaucoup plus large. Jamais les positions des uns et des autres (je parle des pays arabes) n’ont été aussi éloignées sur pratiquement tous les sujets.
    La réponse à la question que chacun peut légitimement se poser et qui est relative à notre identité en tant qu’Algérien aujourd’hui n’est pas dans une approche culturaliste, elle est tout simplement politique. Il faut ouvrir le débat et que chacun puisse donner son avis mais dans le respect de l’autre.
    Mais ce qui me semble être la priorité des priorités c’est le combat pour notre souveraineté. C’est une question qui me parait primordiale. Sommes-nous souverains en tant que peuple ? Non. Vous savez que nous ne décidons de rien. D’autres prennent les décisions qui engagent notre avenir et celui de nos enfants et probablement de nos petits enfants. Donc le combat pour notre souveraineté doit primer sur le reste.
    La question de l’identité est certes importante, nous ne devons pas l’éluder ou l’escamoter. Je n’en fais pas une question personnelle comme votre réaction le laisse penser, cependant la langue arabe, si je me réfère à la région dont je sui originaire (le Sud), est pour nous le fondement de notre identité. (Les habitants de cette région parlent une « derija » qui est à plus de 95% de l’arabe classique parlé avec un accent local. Nous n’avons aucun problème pour comprendre et communiquer avec un oriental et cela concernent, croyez-moi plusieurs villes du Sud.) Je veux en arriver au fait que toute tentative de remettre en question un équilibre existant et surtout un attachement à la fois linguistique, culturel, historique, religieux (car l’Arabe est la langue du Coran) mais aussi émotionnelle à la langue arabe peut nous conduire à non seulement un fiasco mais surtout, et c’est le plus dangereux, à une « fitna ». Autrement dit tout « aggiornamento » culturel doit tenir compte de la spécificité de chaque région de l’Algérie.
    Par ailleurs, si nous voulons nous en sortir et justement faire face aux défis qui nous attendent, le seul moyen d’y parvenir passe obligatoirement par des regroupements et des alliances régionales. Dans ce cas, si l’avenir de l’Algérie n’est pas en Europe (ils ne voudront pas de nous, nous ne sommes pas chrétiens), et s’il n’est pas avec l’Afrique subsaharienne (même si là aussi des alliances sont indispensables tant sur le plan économique que politique), alors, dites-moi, il est où ?

    Sans rancune

    Amicalement




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  • jnsplu
    9 janvier 2010 at 16 h 12 min - Reply

    Le progrès dans les sciences n’est pas seulement de construire un modèle fidèle de la réalité, mais surtout de permettre d’agir sur cette réalité pour l’adapter aux besoins de l’Homme. Sinon il ne servirait à rien de savoir, lorsqu’aucune action n’est possible. Les sciences humaines en général et pour moi la linguistique en fait partie ont un handicap majeur à surmonter par rapport aux sciences exactes qui est que leur objet porte sur l’Homme lui même et que par conséquent la part de l’influence de l’idéologie et de la perception de soi y joue un plus grand rôle et rend les conclusions toujours olus ou moins insuffisantes.

    L’enseignement de la langue arabe proné dès 1966 , s’est heurté à une opposition farouche des détenteurs de postes de responsabilité c’est un fait, ce n’est pas une invention, lesquels il faut peut être le rappeler, venaient tous de l’administration coloniale et avaient une formation francophone en majorité n’ayant pas dépassé le certificat d’études primaires mais occupaient pour certains de hauts postes. Pour eux, permettre à une élite arabophone de prendre les rênes de l’administration équivalait à les écarter définitivement et il fallait qu’ils résistent de toutes leurs forces au dangers de cette arabisation qui menaçait leur suprématie économique. Comme ils étaient détenteurs de la force de l’administration, la langue arabe n’avait aucune chance avec eux, ce n’est pas une invention c’est une réalité. Aucun arabophone n’a pu se frayer un chemin dans la jungle de l’administration sans un total recyclage en langue Française. C’était le prix à payer pour parvenir à sortir de l’oubli et de l’anonymat et encore, il sera toujours traité d’arabisant, c’est à dire un moins que rien n’ayant pas d’envergure et complexé, car minoritaire, il ira grossir les rangs de ceux qui marginaliseront les nouveaux venus arabisants et les amèneront encore à se recycler car reconnaitre qu’il est arabisant, c’est reconnaitre son insuffisance. De cette façon ce n’est pas demain la veille que notre administration sera arabisée cette façon, n’est ce pas ? Mais un autre phénomène y verra le jour, c’est que des arabisants parlant Français seront toujours médiocres dans cette langue dans laquelle ils n’ont pas reçu leur formation technique de base, d’où la médiocrité de notre administration actuelle.

    A l’origine de la décision d’arabiser l’école il n’y avait aucune intention politique. Cette décision n’avait pour fondement qu’une fronderie à l’égard de la France qui refusait de fournir le nombre d’enseignants demandé par l’Algérie qui s’est traduit par le fait que nos gouvernants à l’époque se sont alors tournés vers les pays arabes qui exigèrent d’eux d’arabiser l’école ce qui fut fait de manière empirique.

    L’arabisation en Algérie n’a jamais obéi à une stratégie quelconque comme tout le reste, elle n’a été que colmatage et improvisation et c’est pour cela que ça semble très simple comme modèle, car en fait il n’y avait pas de modèle.

    Un bilan scientifique de cette arabisation permettrait de la relier au reste des projets tombés à l’eau comme la révolution agraire, la révolution industrielle, le barrage vert, etc…

    Par contre quand dans le domaine social un phénomène génère de la résistance, cette résistance peut se développer et prendre plusieurs formes en fonction des intérêts des sous groupements sociaux , de leur importance, de la résistance qu’ils rencontrent, de leur aptitude à contourner ces résistances ou à leur faire face, de leur entêtement et de leur volonté en définitive à faire avorter le projet des autres sous groupes et à faire prévaloir le leur.




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  • Adel
    9 janvier 2010 at 17 h 02 min - Reply

    @boreal

    Bonjour,

    Il m’arrive parfois d’adopter un ton humoristique dans le seul but de me dégager des pesanteurs du langage formel, sans aucune arrière-pensée.

    Les défis que nous devons relever sont tellement nombreux et font intervenir tellement de facteurs qu’il est difficile de savoir par où commencer. Il y a un constat qu’on ne peut s’empêcher de faire, cependant : tous les régimes arabes souffrent d’un déficit en matière de légitimité. Tant que les peuples ne peuvent s’exprimer et choisir leurs gouvernants en toute liberté, rien de valable ne pourra être accompli. Toutes les oligarchies en place – républiques, monarchies ou émirats – n’ont d’autre souci que de piller les pays qu’elles gouvernent. Alors, de quelle unité et de quelle Nation Arabe parlons-nous ? C’est là que se trouve l’origine de mon dépit et de mon ressentiment à l’égard du choix du panarabisme pour lequel nous avons sacrifié certains aspects de notre identité. Si ce sacrifice avait abouti à un résultat, nous l’aurions plus facilement accepté. Le projet du panarabisme a échoué à cause du manque de démocratie. C’est là aussi que je vois un lien entre ce manque et l’utilisation de la langue classique comme unique outil de communication entre les gouvernants/élites et leurs peuples. De même qu’il y a un lien entre le mépris du peuple et le mépris des langues populaires. L’auteur de l’article ne signale que le mépris de la langue arabe classique par les francophones. Je pense qu’il y a aussi une forme de mépris, plus insidieuse et inconsciente, car se cachant derrière un but noble, c’est le mépris de celui qui maîtrise l’arabe classique pour ceux qui ne connaissent que le kabyle ou la derja.

    Aucun des défis que nous avons à relever sur les plans économique, culturel, social, etc., ne pourra être relevé dans les conditions actuelles de despotisme et de pourrissement. Les monarchies et émirats du Golfe s’américanisent à une vitesse V. Pouvons-nous encore parler de Nation Arabe aujourd’hui ? Pouvons-nous compter sur nos frères Arabes pour arabiser notre enseignement supérieur avec tout l’effort de traduction que cela demande lorsqu’eux-mêmes accueillent chez eux à bras ouverts les écoles et universités privées anglophones ? Faites une petite recherche dans ce domaine et dites-nous vos conclusions. Il me semble que le mieux que nous ayons à faire est d’oublier ce rêve et de nous concentrer d’abord sur l’Algérie, ensuite sur le Maghreb. Quand il y aura des régimes démocratiques dans tout le Maghreb, l’union sera plus facile à réaliser. D’ici là, nous verrons. Ne brûlons pas les étapes. Le projet de l’Unité Arabe est objectivement aujourd’hui une fuite en avant et il ne sert que les oligarchies en place. Pour moi, il est mort et enterré, assassiné par ses promoteurs.

    Nous ne devons donc compter que sur nos propres forces. Notre problème est de trouver le moyen de nous débarrasser du pouvoir despotique qui bloque le pays et le pille et de mettre en place l’Etat de droit. Tant que cet objectif ne sera pas atteint, rien ne changera. La rente pétrolière et la terreur organisée par le DRS maintiendront le statu quo indéfiniment.

    Comment se débarrasser de ce pouvoir ? Les élites éclairées et la masse du peuple marchant main dans la main peuvent y arriver. Si nous voulons atteindre cette synergie, nous devons aller vers le peuple. Nous devons parler au peuple les langues qu’il comprend. L’unité recherchée n’est pas l’unité de la langue mais l’unité des objectifs, de la vision, etc. Que l’intellectuel Kabyle parle aux siens en kabyle et celui d’Oran en derja d’Oran : l’essentiel c’est que leur message passe et soit compris à 100%. Que nos jeunes, nos travailleurs, nos paysans, nos femmes comprennent ce qu’est l’Etat de droit, qu’ils soient convaincus que seul l’Etat de droit peut remettre le pays sur les rails et que nous devons unir nos efforts et nous mobiliser en permanence jusqu’à sa mise en place.

    Pour revenir à la question de la langue, il me semble que vous allez un peu vite en besogne lorsque vous dites que l’arabe du Sud est de l’arabe classique. Il est vrai que les emprunts au français et au berbère y sont moins fréquents, mais il ne se confond pas avec l’arabe classique. J’ai longtemps travaillé au Sud – depuis le début des années 70 – et je pense que, globalement,il y a dans ces régions les mêmes structures syntaxiques que dans la derja du Nord (dit-on `alach ou limadha – pourquoi). Ceci sans parler des populations berbérophones.

    Amitiés




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  • Adel
    9 janvier 2010 at 17 h 20 min - Reply

    @jnsplu

    Bonjour,

    Nous sommes en 2010 et ceux qui, en 1966, résistaient à l’arabisation (comment? C’était Boumédiène, arabisant diplômé de la Zitouna qui décidait de tout) sont tous à la retraite. La situation de cafouillage que le pays a connue était inévitable. C’est une phase de transition entre deux générations, celle de l’école francisée et celle de l’école arabisée. Comment adopter une seule langue sans léser une des parties ? A quand remonte l’arabisation totale de tous les paliers du primaire, moyen et secondaire ? 25 ans au minimum. Et nous parlons encore de résistance des francophones ! Les francophones ne constituent objectivement plus un problème aujourd’hui. Le seul problème qui persiste est de compléter l’arabisation de l’enseignement supérieur des sciences et de la technologie. J’aimerais bien connaitre ton avis sur cette question – un avis objectif basé sur des considérations scientifiques, non politiques ou idéologiques.

    Amitiés




    0
  • likous13
    9 janvier 2010 at 18 h 07 min - Reply

    En réalité, soit vous ne voulez pas comprendre la sociéte algérienne, soit vous la comprenez cette réalité et vous faites tout pour l’ignorer car se considérant parmi l’élite vous avez du mal à faire un tour parmi vos siens.
    Le concret ? c’est quoi?
    Demandez à n’importe quel citoyen algérien, sa réponse est oui les Kabyles ont leur spécificité à eux.Pour celui qui veux comprendre les raisons, je lui conseille d’allez feuilleter le livre sociologie d’Algérie de Pierre Bourdieu paru en 1958.
    Demandez à n’importe quel algérien, oui à l’étranger on arrive facilement à se reconnaitre phynotypiquement, meme je ne sais pas par quel chimiotactisme, entre nous les Algériens.
    Oui ceux qui sont de vrais Arabes (les orientaux) vous le disent clairement. Et du coup on ne sent aucun vrai rapprochement avec ces populations moyenorientale et d’ailleurs on se sent plus proche des autres africains que des moyenorientaux.
    Les défenseurs de la religion musulmane sont ceux qui la cachent et non ceux qui l’exibitionne.
    Beaucoup de citoyen n’aiment pas la religion ostentatoire car ils pensent que ce fait l’expose au danger. Dites moi que c’est faux. On ne peut pas tuer un liévre dans son terrier, pour le faire on doit d’abord le faire sortir dehors.
    Tout ce que vous parlez et dites est une question, et ce que le peuple voit sur le terrain c’est une autre question.L’image, c’est comme l’éloquence, elle a une forte impregnation sur la memoire.Le peuple se souviendra pour longtemps de ces centaines de marches en soutien à la population de Gaza mais aucune, absolument aucune pour les dizaines de morts kabyles fauchés à la fleur d’age.
    Et vous vous demandez pourquoi le MAK, moi je vous dis que personnellement je suis contre le MAK car il est trop ostentatoire, et l’ostentation n’est pas une qualité kabyle.
    Soyez juste honnete intellectuellement et dites moi une chose : A part le FIS dont la localisation est Alger et Alger n’est pas l’Algérie, dites-moi quand est ce que le peuple s’est manifesté pour faire l’histoire de son pays. Les berbéristes l’ont fait et sont fiéres sans aucun paternalisme de qui que ce soit. Et FAFA que vous n’arrétiez pas de mettre en avant c’est la justification de votre impuissance face à ce courant authentiquement algéro-algérien qui ne cesse de revendiquer ses aspirations à une culture affranchie de tout joug de toute part.
    Il va russir, c’est une question de temps, car le peuple doit retrouver sa source, à partir de la, il peut s’épanouir.C’est la loi de la nature : une riviére reprend toujours son lit d’origine.




    0
  • Adel
    9 janvier 2010 at 18 h 53 min - Reply

    Lorsque nous parlons de l’enseignement supérieur des sciences et de la technologie, ce n’est pas la langue en tant que telle qui est remise en cause, c’est tout ce qui vient derrière : la documentation, la communauté scientifique, les conditions d’exercice de la profession par le diplômé, etc. Toute langue quelle qu’elle soit peut être utilisée pour enseigner les sciences et la technologie. On peut créer de toutes pièces tout le vocabulaire scientifique et technique nécessaire. Est-ce suffisant ? On me dira que l’étudiant recevra ses cours en arabe et qu’il fera ses recherches documentaires en anglais ou en français. De même, si nécessaire – comme dans l’industrie du pétrole – il utilisera l’anglais ou le français dans l’exercice de son métier. Il faudra donc qu’il ait une parfaite maîtrise de l’anglais ou du français, en parallèle. Qu’est-ce que cela signifie en clair ? Qu’il fera un transit inutile par l’enseignement en arabe, et qu’il s’encombrera la mémoire avec un vocabulaire qui ne lui servira plus à rien en dehors de la salle de classe, pour revenir ensuite au français et à l’anglais quand il s’agira de faire une recherche documentaire, communiquer avec la communauté scientifique internationale ou exercer sa profession. « win rahi oudhni ? »

    Nous devons réfléchir à la meilleure façon d’assurer la satisfaction de tous les besoins : préservation de l’identité et maîtrise de la science et de la technologie dans les meilleures conditions. Que doit-on enseigner et dans quelle langue ? Encore une fois, cela ne peut être décidé que par les spécialistes. Nous ne faisons que soulever certaines questions qui nous paraissent importantes, loin de toutes considérations politiques et idéologiques.

    L’anglais est la langue de fait des scientifiques dans le monde aujourd’hui. Analysons bien la situation avant de décider. Il me semble, cependant, que la solution « une seule langue » multifonction n’est pas la meilleure solution dans le monde du 21ème siècle. La domination de l’Euro-Amérique est une réalité. La mondialisation est une réalité. Devons-nous en tenir compte ou faire comme si elles n’existaient pas ?

    Regardons aussi ce que font les autres pays arabes les plus avancés dans ce domaine et les résultats obtenus. Je connais la Libye, où l’enseignement est arabisé à 100%: c’est une véritable catastrophe. Les étudiants n’apprennent absolument rien. Les enfants de la nomenklatura étudient dans les écoles privées ou à l’étranger.

    Pour ceux que cela intéresse, voici le site du gouvernement d’un pays musulman souvent cité en exemple, la Malaisie :
    http://www.malaysia.gov.my/EN/Main/MsianGov/Pages/AboutMsianGov.aspx

    Je l’ai parcouru rapidement et j’ai trouvé que la faculté de génie électrique d’une université prise au hasard enseignait en anglais. De même, il est très intéressant de voir le malais (langue). Les gens qui n’ont aucun problème avec les emprunts avancent plus vite !




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  • jnsplu
    9 janvier 2010 at 19 h 22 min - Reply

    Bonsoir à tous.

    @ Adel.

    Bonjour mon ami.

    Croire que c’est Boumedienne ou tout autre président qui est seul maitre de l’administration c’est croire que l’administration n’est pas peuplée d’Hommes qui ont leurs propres penchants, leurs propres motivations, leurs propres agendas, lesquels insignifiants à l’échelle d’un individu donnent, groupés, à l’administration, un visage qui peut ruiner les effets de toute décision politique, spécialement en Algérie, ou nous avons 25 millions de Boumedienne, tous éduqués depuis l’enfance de façon à faire de parfaits dictateurs s’ils sont livrés à eux memes. Chacun d’eux se sentant investi d’une mission divine et détenteur de la seule vraie vérité.

    Les francophones de 1962 sont certes partis en retraite, mais les arabisants recyclés qui les ont remplacés veulent donner l’impression d’une plus mauvaise image de l’arabisant pour se sentir bien francisés, bien dans leur peau en adéquation avec les valeurs héritées et qui font la tradition de cette administration …coloniale dans ses pratiques, manifestations et influences.

    Je pensais avoir déja donné mon avis sur la question de savoir quelle langue je choisirai pour l’enseignement supérieur mais en réalité le paragraphe en question n’est pas dans mon post, quand j’ai fait le copier/coller je l’ai omis par inadvertance. J’y disais que si on doit opter pour la daredja ou pour Tamazight qui requièrent beaucoup plus de temps et d’efforts pour etre affinés que l’arabe classique afin de devenir opérationnels sur le plan scientifique, il serait préférable d’opter pour l’anglais.
    Mes amitiés.




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  • Ammisaid
    9 janvier 2010 at 21 h 17 min - Reply

    Assalam, azul, bonsoir
    Une lettre est un son.
    L’association des sons forment un mot.
    Un mot a un sens (du plus bas au plus haut), une façon de s’écrire et un rôle (verbe, adjectif…). Une phrase est constitué d’un sujet, un verbe et un complément.
    L’ensemble des phrases constituent un paragraphe…un traité.
    Et, puis tout le reste n’est que règle: grammaire, conjugaison, ponctuation…
    Une fois les bases d’une langue sont maîtrisées, il suffit de se mettre à lire, à écrire…pour, au fil des années, améliorer les connaissances de cette langue.
    Et, il faut un enseignant bien motivé et amoureux d’une langue pour l’apprendre à des élèves disponibles, équilibrés et motivés.
    Le maths c’est la même chose, la science aussi…
    Chaque matière commence par le commencement et ensuite se développe au fur et à mesure sans limite.
    En Algérie et en général dans le monde ARABE et en Afrique (tiers monde par extension), le savoir est pas transmis dans des bonnes conditions.
    Ni l’ARABE classique, ni la Français, ni l’Anglais, ni le berbère, ni les autres matières ne sont enseignés convenablement dans notre pays, notamment, ces trente dernières années.
    Le pouvoir a joué avec nous.
    Il nous a manipulé.
    Il nous ont transmis, surtout, les virus de l’intolérance, de l’ennui, de la peur, de la méfiance, de la violence, de l’extrémisme…
    Ils nous ont occupé par des futilités pendant qu’ils nous volaient, pendant qu’ils s’enrichissaient et pendant qu’ils divisaient en petits morceaux.
    Notre problème n’est pas linguistique.
    Il est de comment transmettre le savoir ?
    Comment enseigner les langues (celles que vous voulez) pour qu’elles soient maîtrisées par le peuple et pour qu’elles leurs servent à communiquer, à écrire, à créer, à se développer, à acquérir le savoir universel…
    L’humain est la seule richesse indispensable.
    Si l’humain est bien dans sa peau, le pays où il vit à son image et si l’humain est malade, son pays sera, obligatoirement, malade.
    Le réel est à la disposition de l’humain si ce dernier est conscient, doué d’un coeur sain et solidaire de son prochain.
    Mais le réel peut détruire l’humanité de l’humain si ce dernier réfléchit avec sa poche, son ventre, son sexe, ses pulsions, ses fausses convictions, ses fausses interprétations, ses délires…
    Notre maladie est là où se niche le mensonge, l’orgueil, la haine, la méfiance, le racisme, l’hypocrisie, la peur…Et, ils se nichent beaucoup dans les têtes de ceux qui nous gouvernent…
    Il faut qu’ils partent ou qu’ils changent (mission difficile) pour que les choses redeviennent clairs.
    Mais, il faut aussi qu’ils soient remplacés par des hommes et des femmes aux qualités humaines réelles: sincères, justes, honnêtes, tolérants, patients, vigilants, solides, fraternels…
    Ces hommes et ses femmes doivent, rapidement, s’atteler à la tâche pour essayer de sauver ce qui reste et mettre au travail tous les Algériens et toutes les Algériennes, afin de construire, un pays pour tout le monde.
    Fraternellement à toutes et à tous




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  • tara
    9 janvier 2010 at 22 h 40 min - Reply

    @jnsplu,
    Sahhit,
    Difference de semantique alors! Ailleurs en pays Ouighour ou Bosniaque Ferhat serait un liberateur, un resistant. Ferhat, un kabyle donc, un ultra!

    Pour la ‘notion’ de peuple, Ferhat n’a absolument rien invente. Les kabyles se sont de tout temps consideres peuple a part entiere.

    Une Kabylie forte prospere stable, fiere altiere = Une Algerie forte prospere stable fiere et altiere. Faites confiance a vos concityens Kabyles, je veux dire a vous meme. Tout commence la.

    Remplacer Kabylie dans ‘Une Kabylie forte prospere stable, fiere altiere’ part Oranie, Constantinois, Algerois etc et l’equation reste tjrs valable et pratique.

    Quand il fallait se liberer ou resiter a la France coloniale, c’etaient les Kabyles que vous aviez trouves a vos cotes partageant la mort, la misere, le sel et le pain. Personne d’autres. Ni des Irakiens ni des Syriens ni des Turks ou autres Allemands.

    Amities.




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  • tara
    9 janvier 2010 at 22 h 53 min - Reply

    @Afif,
    L’Academie Berbere n’avait pas le temps pour le programme que vous lui inventez aujour’dhui et que vous essayer de lui coller comme une senteur d’epices.

    L’Academie Berbere etait tres occupee a rassembler un miroir brise. Ses moyens derisoirs et ses ennemis redoutables. Le miroir en question et aujourd’ui en partie fonctionnelle. Il permet a ceux qui veulent de se voir et se reconnaitre. Nulle contrainte.

    Amitie.




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  • Adel
    10 janvier 2010 at 7 h 29 min - Reply

    @Afif

    Bonjour,

    On se trompe souvent en pensant qu’Israël a redonné vie à une langue morte, l’hébreu ancien ou classique. La langue enseignée aujourd’hui dans ce pays est une langue construite, simplifiée et intégrant beaucoup d’emprunts aux autres langues. C’est exactement à ce type de processus que nous pensons en disant que nous devons faire évoluer la derja. Prendre la langue parlée (qui est, en Algérie, la forme moderne de l’arabe) comme base et lui ajouter des termes de l’arabe classique ou d’autres langues (français, anglais, etc.). C’est la meilleure façon d’assurer le succès. Prendre la langue classique et la réimplanter, c’est vouloir inverser un processus naturel qui a fait évoluer la langue.

    Pour ce qui est de la science, le cas d’Israël me semble être comme celui du Japon, une sorte d’exception. Il y a une solidarité de fait entre tous les membres de la communauté juive de par le monde. Je ne vous apprends rien en vous disant qu’ils sont aux plus hauts postes dans tous les domaines en Europe et aux Etats-Unis. De plus, Israël bénéficie depuis longtemps du soutien inconditionnel des USA. Les exploits des israéliens ne sont pas uniquement les leurs. N’oublions pas aussi que les israéliens qui dirigent le pays sont les immigrants d’Europe et des USA établis récemment en Palestine et qui ont été éduqués dans leurs pays et langues d’origine – beaucoup étant des savants. Ils connaissent l’anglais, l’allemand, le français, le russe. Israël est un cas particulier et nous ne pouvons le prendre comme modèle.




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  • jnsplu
    10 janvier 2010 at 15 h 33 min - Reply

    @Tara.
    Bonjour.
    Je connais des Kabyles qui se ressentent Algériens à part entière et n’ont aucune impression de constituer un peuple à part et j’ai toujours pensé qu’ils constituent la majorité ? Me tromperais je à ce point ?
    Les oranais et le constantinois n’ont jamais affirmé qu’ils constituaient un peuple à part. Arretez de vous raconter des histoires et allez visiter le site de votre gourou si vous n’avez pas compris son but véritable. Cela dit sans vous vexer le moins du monde.

    Salutations.




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  • likous13
    10 janvier 2010 at 17 h 33 min - Reply

    Comme je l’avais dit, je partage pas la solution MAK pour le moment.Par contre je veux juste comprendre comment se fait-il que des Algériens se manifestent pour soutenir la population de Gaza et n’avait aucune réaction face à des compatriotes kabyles assassinés.
    Ce n’est qu’en ayant une réponse à cette question que je pourrais admettre dans ma tete qu’il pourrait y’avoir une seule langue pour toute l’Algérie.




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  • jnsplu
    10 janvier 2010 at 19 h 25 min - Reply

    @ Likous13.

    Ils manifestent avec Ghaza tout simplement parcequ’ils le peuvent mais ils ne peuvent manifester avec Ben Talha, Beni Messous, El Rais, la kabylie et plus près de nous Diar Echems et ailleurs, car ils ne le peuvent pas tout simplement.Ne rend pas les autres régions responsables des malheuirs de ta région, toutes ont leurs malheurs, aucune région n’est spéciale par rapport aux autres, nous sommes tous Algériens, évitons de créer des clivages artificiels.

    @Adel.

    Tu me forces à réfléchir, moi qui n’en peux plus…

    Parmi les parlers hébreux, un seul a servi de base à l’hébreu actuel : le yidish. Est ce à dire qu’en Algérie nous devons prendre un seul dialecte pour l’imposer au reste de la population ? Si c’est le cas je suis d’avis d’imposer le Targui puisqu’il a déja sa propre écriture au lieu de réinventer le fil a couper le beurre , d’ailleurs l’un des intervenants m’a dit que tous les parlers berbères sont pareils, comme si je ne sais pas de quoi je parle, comme si je venais d’une autre planète. Alors qu’entre Sidi Aich et Akbou il y a déjà des différences de prononciation et parfois de vocabulaire.

    Sur un autre plan, pourquoi réinventer la roue , pourquoi tenter de recréer une civilisation qui a trépassé ?

    Que ce soit la civilisation arabo-musulmane ou amazighe les deux ont fait ce qu’elles devaient faire dans le cadre de leur temps et apporté à l’humanité leur contribution.

    A t on déjà vu une civilisation qui a fait son temps revenir sur la scène mondiale autrement que dans les manuels d’Histoire ou dans l’accumulation du savoir transmis ?

    Je voudrais bien combler mon ignorance à ce propos.

    Toute société change, c’est dans la nature de sa marche Historique, l’Algérie n’y échappe pas.

    En cinquante ans nous avons accumulé suffisamment de contradictions liées à notre développement sans stratégie définie et sans projet au long cours, que la trame sociale craque de toutes parts. Le temps du rafisolage est révolu, il faut un changement de forme radical.




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  • likous13
    10 janvier 2010 at 20 h 19 min - Reply

    @jnsplu
    Je pense que vous avez pas compris ce que je veux dire.
    Pourquoi, ta région ? Parle plutot d’une région d’Algérie.Mais je pense que t’as du mal à choisir les termes quand il s’agit de la Kabylie. Je te sent plutot réactionnaire. Bref c’est pas le sujet.
    Ce que je veux dire, c’est que justement on n’a pas perçu cette volonté de condamner les assassinats de Kabyles. C’est un fait.Ou bien nos autres compatriotes sont passifs ou bien une autre partie de l’Algérie ne les interesse pas. C’est juste pour te signaler en ce qui concerne le terrorisme, des marches qui ont drainés des milliers d’Algériens ont eu dans beaucoup de régions d’Algérie.
    Je pense qu’une réponse beaucoup plus interessante, beaucoup plus reflichie, nous permettra d’arreter notre fuite en avant permanente. On doit tout mettre sur le tapis, discuter de tout sans se cacher la face.
    Et des réponse à la président de la république ne régle rien .
    Salutation.




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  • jnsplu
    10 janvier 2010 at 20 h 54 min - Reply

    @Likous.

    Parceque d’après toi les kabyles ne sont pas algériens ? Je crois qu’effectivement je ne comprends pas ce que tu dis.

    Quand à avoir, moi, des problèmes pour parler de la kabylie, c’est un problème qui n’existe que dans ta propre tete mon ami.

    Adel t’a invité par le passé à marquer un peu de respect envers les autres forumistes, à ne pas les apostropher de manière personnelle mais je crois que’il n’ y a rien à faire sur ça et donc à l’avenir لكم دينكم ولي دين
    dans le sens tu as ta voie et j’ai la mienne, je n’interviendrai plus sur tes posts et j’espère que tu ne m’en voudra pas.

    Salutations.




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  • likous13
    10 janvier 2010 at 21 h 18 min - Reply

    Vous ne devez pas vous laissez vous emporter.
    C’est juste pour parler avec tout respect.
    Je souléve des question pour essayer d’en parler
    Quant à de tels remarques de la part d’un certain adel dont vous parlez, je vous laisse m’apporter la preuve.On est bien sur un forum entre Algériens et des intimidations meme écrites ne doivent pas avoir cours.




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  • Adel
    12 janvier 2010 at 14 h 13 min - Reply

    J’ai lu aujourd’hui, pour la première fois, le billet de Kamel Daoud, que je n’ai pas trouvé particulièrement choquant, sachant que ce type d’écrit est toujours irrévérencieux et qu’il ne doit pas être pris premier degré. Surpris donc et un peu intrigué par la virulence de la riposte de Djamel Labidi, j’ai relu l’article écrit par ce dernier pour m’assurer de bien comprendre ce qu’il reproche à ce fameux billet.

    Le premier fait qui s’est imposé à moi est que Djamel Labidi manipule des slogans ; il ne parle jamais de la réalité. Notamment lorsqu’il ignore superbement la spécificité de la derja, l’arabe parlé en Algérie, que Kamel Daoud a appelé « algérien » et que tous les Algériens séjournant dans un pays arabe du Moyen-Orient désignent par d’ziriya. Lorsqu’ils (elles) veulent qu’un tiers ne comprenne pas ce qui se dit, ils (elles) demandent au compatriote : « ehder be d’ziriyya », ce qui ne peut être traduit que par « Parle en algérien ». Cet algérien, l’Egyptien ne le comprend pas. Ceci est une évidence que Djamel Labidi semble ignorer. La seule explication que j’ai trouvée à cette impardonnable lacune est qu’il ne connaît pas l’algérien, car ne l’ayant jamais parlé. Il ne connaît que le français et peut-être l’arabe classique qu’il a appris sur le tard. Il serait donc le seul Algérien qui parle l’arabe classique à la maison, puisqu’en bon « décolonisé » qu’il prétend être, il doit certainement s’interdire de perpétuer l’usage de la langue du colonisateur en la transmettant à ses enfants.

    De même qu’il ignore superbement le fait que tout étranger qui veut communiquer avec l’homme de la rue dans notre pays doit apprendre l’algérien, pas l’arabe classique. Il ignore aussi avec la même candeur le fait que nos enfants, même après plusieurs années passées sur les bancs de l’école arabisée, une fois dehors, oublient totalement la langue enseignée. Plus grave encore : même en classe, ils se parlent entre eux en algérien. Comment peut-on ignorer ces faits que tout Algérien connaît ? Étrange…

    Le passage suivant est sublime :

    « Je demande à chaque lecteur d’essayer de dire en « Algérien » (au sens de sabir) ou même en Arabe parlé tout ce qui vient d’être écrit ici, ou, dans n’importe quel article en langue française. C’est évidemment impossible. Le résultat est clair, et le but avec : nous contraindre au silence, à ne pas pouvoir écrire, penser dans notre langue, raisonner scientifiquement, exprimer une pensée fine, nuancée, abstraite, élégante, courtoise, civilisée. Il n’y a pas de civilisation sans langue littéraire.”

    L’auteur ne se rend-il pas compte que s’adresser à ceux qui parlent ce « sabir » en arabe classique comme le fait la télévision algérienne revient à les contraindre au silence, comme le faisaient les Européens du temps de la colonisation quand ils s’adressaient à eux en français ? « Eh, Fatma, où vas-tu comme ça ? Pourquoi es-tu si pressée ? » « Samahni ya messiou ma nefhemch el francissa. »

    Au lieu de reconnaître le problème et d’en parler en toute sérénité pour essayer de lui trouver une solution, il se rabat sur la diatribe. Il montre clairement par là qu’il ne vit pas au milieu de son peuple, comme l’a si bien dit Lahouari Addi. Mais comment peut-il se tromper à ce point ? La seule explication que j’ai trouvée est qu’il est resté prisonnier de la logique de confrontation arabisant-francisant, assimilant toute critique de la généralisation de l’arabe classique à une attaque contre le peuple algérien menée par une bande de francisants en retard d’une décolonisation. Il ne réalise pas que la derja, comme tamazight , qui est logée à la même enseigne qu’elle – ce qu’il ne remarque pas ou feint d’ignorer – est aussi une revendication du peuple, de ce peuple qui est réduit au silence justement et qui ne peut s’exprimer ni dans les journaux ni à la télévision. Sa revendication, il l’exprime simplement : il ignore superbement lui aussi la langue classique, pour continuer à parler en derja, en kabyle, en chaoui, en m’zabi, en targui, en chenoui…

    Aliénation quand tu nous tiens !




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  • alilou
    12 janvier 2010 at 20 h 05 min - Reply

    @ boreal
    Si l’Algérie parle arabe aujourd’hui, c’est qu’elle a une composante arabe indéniable mais pas que (bien entendu, nous sommes façonnés également par des siècles d’histoire et de culture amazigh, romaine, turque…)
    Si l’Algérie parle arabe aujourd’hui, c’est qu’elle a une composante arabe indéniable mais pas que (bien entendu, nous sommes façonnés également par des siècles d’histoire et de culture amazigh, romaine, turque…)
    vous avez tout dit mister BOREAL
    Il ne viendrait à aucune personne de sensée de negliger ; de renier ou simplement la dimension arabe de la personnalité et de l’identité ALGERIENNE. Nous pensons que ceci est admis par tout le monde pour avoir à y revenir dessus ou à clarifier. Mon idée puisque c’ést à moi que vous adresser votre remarque , c’est de souligner que cette arabité associée au fildes siecle au substrat berbere , romain ,turc, francais andalous et tout ce que vous voulez ,a fait de nous un peuple parlant un arabe propre a nous plus proche de nos voisins du maghreb pour la bonne et simple raidson que nosq partageons la meme sphere geographique et historiquement trés liés. il n’y avait aucune animosité de ma part par rapport a la langue arabe tres belle au demeurant . Ce que je voulais dire que nous autresc algeriens ( c’est mon opinion permettez moi d’avoir le droit de l’exprimer) avons d’autres preoccupations autrement plus urgentes que la defense de la pureté de la langue arabe. Parce que LI MECKA RABINE YA7MIHA. La langue arabe se doit d’etre defendue promue developpée et portée d’abord par ses premiers locuteurs. Au MACHREK on dit al estade , of side captain etc… pendant que chez nous on dit al mal3ab , tassalloul , al9aed etc… Degrace arretez de nous complexer.
    Mr labidi s’offusque que les jeunes algeriens appellent leur pays l’algéré. Mon grand pére que DIEU l’agrée dans son vaste paradis l’apelle lui ANEGIRIE.Ce qui ne l’a pas empeché de monté au maquis à l’age de 19 ans . ceci pour dire que l’amour de la patrie ne passe pas par la perfection dans la maitrise de la langue.
    Alors quand vous dites ahaba men haba oua kariha men karih, vous ne faites pas avancez le debat.
    ceci etant dit je persiste et je signe car comme ditl’adage chami chami ouael baghdadi baghdadi.
    Moi , algerien je suis ,algerien je me sens , et ça me suffit. libre a quiconque veut se projeter dans un espace plus grand plus vaste. ardh allah wass3a.
    sans rancune ou tahya al djazair.




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  • Oldstone
    14 janvier 2010 at 21 h 22 min - Reply

    Nous avons créé depuis plusieurs mois déjà un forum dédié au développement de la langue algérienne, je serais heureux que ceux qui s’y intéressent nous rendent visite et participent activement à faire vivre cette langue. pour vous y rendre cliquez simplement sur mon pseudo.




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  • Adel
    16 janvier 2010 at 13 h 44 min - Reply

    @Oldstone

    Merci. Votre initiative donne de l’espoir.




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  • ammar
    30 janvier 2010 at 17 h 45 min - Reply

    Voila encore la 5ème colonne des arabistes dans cette «3ème Mi-temps », s’attaquant à tous ce qui s’affirment algérien en protégeant leurs maitres bédouins représentée par le vecteur arabe à leur tête entre autres les égyptiens.

    Chaque jour qui passe nous montre combien v os mentors ont la haine de tout ce qui est algérien, car nous sommes le seul peuple à pouvoir les battre ou à leur poser problème pour un quelconque leadership régional.

    Vous êtes vous et votre clique du Bd. Cl. Bougarra d’Alger n’êtes que des arabistes de services chargés soit disant de promouvoir la langue arabe, malgré les sommes et les moyens astronomiques mis à votre disposition par les systèmes corrompus algériens et vos maitres depuis 1962, vous avez transformé le peuple algérien en une masse analphabète trilingue. Malgré tous les moyens dont personne d’autres que vous n’en a profité, vous avez fait régresser la qualité de l’enseignement arabe depuis l’indépendance. Et par votre haute incompétence de «dakatirats» de pacotille – comme par miracle (!) – vous avez même fait naitre une nostalgie pour la langue française inconnue jusqu’alors en Algérie. Si ce n’est pas une nouvelle preuve de votre vrai service pour votre ancien maitre, la France, c’est quoi alors ?…
    Vous passez tout votre temps à accuser les francophones de «hizb franca», alors que vous, pseudos arabophones mais les vrais francophiles et en tant que tels, vous êtes les premiers à envoyer vos enfants en France et ailleurs s’instruire dans les langues occidentales, tout en maintenant notre système éducatif dans un mimétisme idéologique grâce à vos pseudos «doctours» risibles, mais propres à envoyer nos enfants en kamikaze pour vos propres comptes rémunérés en dollars.
    Le peuple algérien commence à vous démasquer un par un, comme des traitres au pays, vos jours et ceux des vôtres sont comptés.
    Si l’Algérie n’est pas assez arabe pour vous, partez, allez rejoindre vos vrais maitres où qu’ils soient. Pour nous c’est le seul pays que nous avons et nous le chérissons avec toute son histoire, sa complexité et sa richesse culturelle.
    Ammar




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  • plus rien (ex jnsplu)
    30 janvier 2010 at 21 h 06 min - Reply

    Dans sa chute vertigineuse vers le fond, l’Algérie en son sein a produit les causes de sa destruction ou les a t-on produits pour elle. « Allah youstour ».

    A lire les posts sur le forum on a l’impression vu le contraste , mais nous sommes dans le pays des contrastes n’est ce pas, qu’on a affaire à une multitude de peuples et d’appartenances.

    Certains se disent arabes parce qu’arabisés depuis 15 siècles et les autres les combattent, certains autres veulent être berbères et disent qu’ils l’ont été depuis la nuit des temps et d’autres les combattent. Certains veulent l’islam et d’autres la laïcité et ils se combattent. Bref une cacophonie gigantesque alors qu’il n y a qu’un seul pays, certes grand, mais un seul, unique. Comment faire ? Dire à ceux qui veulent l’arabe de se taire ? Dire à ceux qui veulent le berbère de se taire ? Dire à ceux qui veulent l’islam de se taire ? Dire à ceux qui veulent la derdja de se taire ? Que faire ? Dire à ceux qui veulent la laïcité de se taire ? Je ne parle pas de la démocratie car tout le monde peut s’entendre sur la démocratie et paradoxalement lorsque la démocratie sera instaurée en Algérie, tous ces chauvinismes disparaitront d’eux mêmes.




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  • Congrès du Changement Démocratique