Édition du
27 March 2017

La derdja algérienne est une vraie langue:

Voici le lien d’un site d’une très grande qualité, et dont il faut saluer les animateurs, où vous trouverez  les paroles de Quacidates de Chaabi.

Vous y constaterez, de vous même, la richesse de notre langue, la délicatesse de nos poèmes, à travers notre langue algérienne, maghrébine, qui exprime avec élégance, et une vraie aisance,  des concepts très subtils, dans un vocabulaire sublime. C’est notre langue. Celle de nos aïeux. Celle que les apprentis sorciers qui ont proclamé vouloir créer « lhomme nouveau » ont presque réussi à éradiquer.

Mais el hamdoulillah, grâce à nos poètes, à nos bardes, et à nos artistes bien aimés, cette belle langue est restée vivante, vivante, vivante.

DB

Voici le lien: http://www.webchaabi.com/qacid/qacid.html


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42 Commentaires sur cet article

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  • batni
    7 janvier 2010 at 2 h 39 min - Reply

    Ya si Djamal,
    Pour cette langue je suis preneur, c’est ma langue, a coté de ma langue chérie Tamazight. Commeent peut-on nier le genie des chansons de Ait Menguellat, de Idir, de la chansson Hizia dont je ne comprends pas les strophes mais qui me transporte en l’écoutant.
    Que vive l’Algérie avec sa diversité.




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  • boreal
    7 janvier 2010 at 8 h 47 min - Reply

    @ DB
    Comment définir ce parler, cette « deridja » qui n’est ni l’arabe, ni …
    Enfin, c’est ce qu’on appelle l’Arabe dialectal, qui est en fait une espèce de « créole » qui s’est développé et renforcé très certainement durant la période coloniale (considérant le nombre de barbarismes d’origine française).
    Je vois dans ce type de revendication une tentative d’hybridation de notre langue (pour rester poli) et peut-être le début d’un processus d’acculturation. Il faut rappeler que ce phénomène est le produit du fait colonial doublé d’une intention coloniale dans le sens où il y a eu volonté de couper la société algérienne de ses racines et de la déconnecter de son environnement arabe.
    Cela dit, l’Arabe de la poésie « Melhoun », du « Boughi » ou de l’arabo-andalous et des « qacidat du Chaabi », etc. n’est autre que de l’arabe avec, certes, une prononciation locale.
    Si le Boughi chanté par Fergani et le Hawzi de Ghaffour restent parmi les plus beaux patrimoines de notre culture et de notre musique, quel hommage plus fort pouvons-nous rendre à la langue arabe !

    Une langue véhicule des mots, et avec les mots, des valeurs.

    Amicalement




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  • Oldstone
    7 janvier 2010 at 18 h 06 min - Reply

    Cher Boréal, sans nier une origine arabe (non exclusive) de notre langue, il faut comprendre qu’un enfant qui ne quitterait pas le domicile de ses parents est condamné à se sentir étouffé du fait de ne jamais pouvoir exister à sa pleine mesure.
    Nous nous devons d’assumer notre différence, de la revendiquer, de construire tous ensembles, algériens, une langue qui serait le produit de notre manière de voir le monde. Si vous dénigrez la langue algérienne alors dites clairement que vous dénigrer notre identité algérienne.




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  • Oldstone
    7 janvier 2010 at 18 h 13 min - Reply

    Notre langue est certainement imparfaite, à travailler, à élaborer… elle est l’un des reflets de notre nation jeune et fragile, mais nous ne devons pas la négliger car elle est à l’image de toutes les autres composantes de notre identité, fondamentale à notre indépendance.




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  • Rédaction
    7 janvier 2010 at 19 h 27 min - Reply

    J’avais posté cette réponse sur un autre texte:

    @ Boreal
    La derdja de mon enfance n’était pas un créole, puisqu’elle n’usait pas de mots français. Par contre, il y avait des vocables berbères. Les adultes d’alors parlaient une derdja m’hadhba qui était très proche de celle qu’on parle au Maroc ou en Tunisie, avec ses propres spécificités néanmoins. Je me rappelle, par exemple que ma grand mere disait « tazdam »(porte-monnaie), « amrad »(glabre), « terbagua »(sandale), tartara(mobylette), « m’hibsa »(pôt de chambre », « bit el khzine »( la remise) »el kouache » (le boulanger) »el khadhar( le maraîcher) « el djazzar(le boucher) »el oukil » ‘l’avocat) »el kadi » (le juge) « ezzamara » (la trompette), « esnitra »(la guitare), et tant de mots et d’expressions qui ont été remplacés par des barbarismes comme el bouchi, ejouge, l’boulanji, l’moto, sandala, portmoni, etc…

    Mais si je dis que nousdevonsfaire revivre notre langue derdja, qui restera une langue vernaculaire, mais à dimension maghrebine, ce qui n’est pas rien, cela ne veut pas dire que je veux jeter la langue arabe classique par dessus bord. Celle-ci restera la langue savante qui servira aux études et à l’administration. Aux côtés de la langue du peuple qui pourra s’exprimer au quotidien, mais aussi à la télévision, dans les discours officiels, dans les prétoires, etc…
    Et ainsi, sans que cela soit un viol de l’identité réelle des algériens, berbérophones ou arabophones, la langue arabe, langue véhiculaire universelle, aura sa place, pleine et entière, mais non usurpée, aux côtés des langues nationales, vernaculaires, mais non moins importantes, que sont la derdja maghrebine et le berbère. Le français qui s’est fait une place dans nos sociétés,que nous le voulions ou non, et l’anglais qui s’y installe chaque jour davantage, seront autant de richesses que nous serions mal avisés de rejeter.

    Je voudrais rappeler, par ailleurs, qu’en France, la cohésion linguistique ne s’est faite autour de la langue actuelle, le français, qu’au 19 eme siecle, après la révolution française. Avant cela, particulièrement dans les couches populaires, chacun parlait son propre patois, et il était particulièrement ardu, pour quiconque ne parlait que le français, de se faire comprendre par les 4/5 de la population française. Alors qu’à la même période, en Algérie et dans tout le Maghreb la derdja était comprise de toute les populations de la plaine, et le berbere de toutes les populations des montagnes.
    C’est dire…
    DB




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  • Résigné
    7 janvier 2010 at 20 h 19 min - Reply

    Si on ne veut pas être nous-mêmes, les autres nous le rappelleront.
    Nos journalistes sportifs auront beau dire: الملعب، الحكم، حكم التماس، تسلل, ils se sentiront toujours complexés devant ceux qui disent: Stade, Referee, Line man, offside.
    C’est la différence entre être soi-même et faire tout pour ressembler aux autres.
    Avouez, qu’on se sentira mieux de dire: العربيةque طموبيل




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  • Hussein Sharif
    7 janvier 2010 at 22 h 49 min - Reply

    La darija Algerienne et la darija Marocaine qui sont quasiment identiques c’est du Tamazight deguisée en Arabe.Puis cette Darija est pleine à craquée de mots et d’ expressions Amazighs beuacoup plus de ce qu’on pense.Les bilingues peuvent aisaiment s’en rendre compte.
    voilà des mots Amazghissimes sans lequels il est impossible de s’exprimer en Darija:Wakha qui sert pour dire (OK) où bien (meme si…).WALO,sinonime de RIEN.GAA3,j’arrive pas à lui trouvé un sinonime ni en Arabe ni en Français.YAK .En darija on dit:YAK SMA3T?.
    BZZAF=BEAUCOUP.LBRA,de Tabrat=LETTRE.THALLA=PREND SOIN.l3ASSAS=LE GARDIEN.
    Il faut noter aussi que la Darija en Algerie est parlée avec un fort accent Kabyle.Au Maroc en la parle avec un accent Rifain,identique à l’accent Kabyle.Au centre c’est l’accent Tachelhit qui domine et devient fort de Marrakech jusqu’au confins du Sahara.Il ya tout de meme un particularité très curieuse dans certaines regions du Maroc.On s’adresse au feminin tant aux Hommes q’aux femmes.Exemple:Un Homme s’adressant à un autre en lui disant:FIN CONTI?,C’est à dire:où etait-tu?,au femnin.
    Enfin,je pense modestement que l’Arabe classique n’a pas de futur au Maghreb Amazigh,contrairement à la Darija et à Tamazight.Wallaho a3lamo wassalam.




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  • djamal
    8 janvier 2010 at 0 h 41 min - Reply

    @mr.D.B.

    j’aime le CHAABI du fond des tripes, mais je crois que son language releve plus de la langue Arabe classique que de la DERDJA comme vous le dites…Dans les QUACIDATES des auteurs tels que BENMESSAIEB, BENSAHLA, BENKHLOUF etc…c’est un Arabe tres chatie et souvent les mots ne sont plus utilises meme dans le language intellectuel Arabe.
    merci tout de meme pour l’information sur le site.
    salam




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  • tara
    8 janvier 2010 at 1 h 25 min - Reply

    @boreal, sahhit
    Le grand defi est d’habiliter l’Algerien a acquerir le savoir lui meme. Darja est l’outil parfait pour cela. Il suffit de lui apprendre la transcription de la langue, un proessus qui prendrait au max 3 mois, a moindre frais et vous avez reussi votre politique d’alphabetisation reelle. Le peuple connait sa langue, nul besoin de la lui apprendre. Nous commencerons tout petit.

    Imaginer un type, un illetre, a qui vous apprenez, les regles de transcription ( un code en fin de compte) et de le trouver, en trois mois seulement, capable de lire un journal, un roman etc

    Enseigner les langues populaires (darja, qbayliya, cawiya, mzabiya, targiya …) va a l’encontre du ‘Regime’. Il ne veut pas d’un peuple lettre!

    Le ‘Regime’ ne fait que freiner et perdre le temps au peuple. Le peuple aura tjrs sa langue. Ca personne ne peut le lui retirer. Personne.

    Ne vous inquittez pas pour la langue arabe classique. Elle aura parmi les Algeriens capables, ses adeptes et amoureux. Comme d’ailleurs la langue francaise, anglaise et ‘chinoise’

    Tentons l’experience et raivons! Ma yeba f lwad ghir hjarou




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  • crisalyde16
    8 janvier 2010 at 5 h 18 min - Reply

    Je suis vraiment fascinée de découvrir qu’il ya des gens s’intéressent à notre langue Algérienne comme le site qui traduit les Qcidates chaabi.
    Notre langue Algérienne a permis à nos ancêtres de conserver notre personnalité Algérienne, notre dignité et notre identité.
    Cette merveilleuse langue a également permis à nos artistes de véhiculer notre histoire et de créer de magnifiques «Qcidate» à l’instar de la chanson Ya Rayeh de Dahmane El Harachi qui a faite le tour du monde en étant reprise en plusieurs langues.
    Nos linguistes et ethno-musiciens sont, malheureusement, accablés par la paupérisation et sont totalement marginalisés par le système, lequel est tant préoccupé par le pillage et la déconstruction de l’Algérie et de l’Algérien .
    La reconsidération de notre langue et sa promotion aurait, tellement, contribué à éduquer nos enfants et aurait permis même à nos ainés d’être respectés et considérés comme des éclaireurs aux générations montantes à travers les moralités des «mhadjiates » (anciens contes de grands-mères) qui constituent un trésor inoui ces precieux imprimaient nos valeurs sur les mentalités de nos concitoyens.
    Hélas, des bibliothèques se consument à chaque fois qu’un de nos parents décède sans que nos autorités de s’inquiètent.
    D’après des spécialistes, ces précieux contes disparus ont apparemment inspiré le célèbre La Fontaine pour écrire ces fables, cette écrivain a, parait-il, puisé dans notre profond patrimoine, lequel lui ont servi de gisement intellectuel.
    Les fables de La Fontaine ont été traduites en toutes langues pour traverser les frontières, elles continuent de traverser le temps et sont par conséquent immortelles.
    Ce fut, également, le cas des artistes peintres Français qui avaient créé le style impressionniste, ce mouvement révolutionnaire qui était né à partir de la décomposition de la lumière et sa décomposition sur la nature, suite a la remise en question de l’académisme classique…
    Les orientalistes était tellement fascinés par la luminosité et la beauté de notre pays qu’ils avaient commencé leurs premiers pas au Maghreb et notamment en Algérie d’où le célèbre tableau de Renoir : «Les Femmes d’Alger» qui fut repris par Picasso pour répondre à Renoir dans le but de l’invectiver et lui dire avec la toile reprise à sa façon que les femmes d’Alger ne sont pas des prostitués dans vos Harems mais ce sont de grandes révolutionnaires, sans compter les tigres et le cheval Barbe ce mot qui faite référence à la Barbarie, il s’agit d’un cheval très robuste qui fut croisé avec le pur sang Arabe, il fait partie des trois races qui ont donné naissance au cheval Anglais, , bref.
    Nos contes ancestraux de grand-mère ont éduqué nos ancêtres et nos parents en étant transmis de façon trans-générationnelle, auraient pu préserver et véhiculer notre culture, notre histoire et surtout nos valeurs, sans compter les chansons et les poésies.
    Si nous étions dans un pays qui se respecte avec des dirigeants integres et imprégnées de «rouh el watania», une académie linguistique aurait été créée dans le but de recenser, de protéger et surtout de promouvoir notre patrimoine et notre culture machi alhane wa kharab de Mme la sinistre et de HHC.
    Les noubates 21 noubates Andalouses ont disparus et ça continue mazal ou mazal.

    Merci à vous Mr Djamel et bravo pour le laborieux travail que vous faites, même si certains détracteurs essayent de spéculer sur votre personne.




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  • Massyle
    8 janvier 2010 at 11 h 48 min - Reply

    merci pour l’importance que vous accordez à la langue majoritairement parlée par notre peuple .
    je lance un appel à tout le monde pour créer un vériatable dictionnaire algérien , rassembler tous les anciens mots algériens ayant été remplacés par des barbarismes français et les mettre sur écrit , notre langue se perd ! l’usage exclusif de l’arabe littéraire et du français dans les médias et les écoles fait que notre langue traditionelle perd de plus en plus ses mots et son authenticité, il y a certains mots pour lesquels nous ne savons meme plus quel était le nom traditionnel en darja algérienne, il faut demander aux personnes agées et faire un véritable travail de reconstitution.
    je suis tout à fait d’accord avec oldstone , l’algérie a besoin de constuire et de sauvegarder sa propre identité, il n’y a que de cette façon que l’algérien se sentira fier de son pays et de son identité algérienne , et pas s’aligner sur des pays étrangers , quels qu’ils soient.
    personellement je suis pour qu’on ait quatre langues officielles : le darja , l’arabe , le français , le tamazight . le travail qui reste à faire est de perfectionner le darja et le tamazight , de rassembler leurs différents dialectes régionaux et de les uniformiser sous une meme forme standard , une forme qui peut contenir plusieurs mots synonymes les uns des autres, par exemple pour dire « oui » on aura « hih » « ih » « wah » et « an3em » , ce n’est pas un problème , dans toutes les langues il y a des synonymes et d’ailleurs l’origine de ces synonymes est bien l’assemblage de plusieurs dialectes régionaux. et bien sur de les mettre sur écrit , avec des règles grammaticales claires, et qui existent déja dans la forme orale.
    voilà , notre régime maffieux néglige notre identité et notre patrimoine alors c’est à nous de les défendre, notre régime veut nous garder dans l’ignorance, donc c’est à nous de faire bouger les choses et d’éclairer notre peuple du mieux qu’on peut.




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  • Massyle
    8 janvier 2010 at 12 h 05 min - Reply

    En fait , le fait de formaliser notre langue parlée et maternelle favorisera grandement la production culturelle dans le pays , les pays d’afrique du nord souffrent affreusement d’un manque de production de livres à cause de ce problème linguistique , il faut dire les choses comme elles sont : l’algérie ne produit pratiquement aucun livre , comparée à la France ou à n’importe quelle pays européen ou mondial qui écrit dans sa propre langue orale. Pourquoi? parceque pour écrire un livre en algérie il faut d’abord maitriser une langue étrangère , une langue autre que sa langue maternelle , soit le français , soit l’arabe classique, qui sont deux langues que la plupart des gens comprennent plus ou moins mais que très peu maitrisent au point d’écrire un livre avec.
    Alors que dans un autre pays, n’importe quel citoyen peut écrire un livre , il lui suffit de connaitre l’alphabet et quelques règles grammaticales, il écrira dans sa propre langue maternelle et si les évènements et les dialogues qu’il décrit ont lieu dans son pays alors il les écrira tels qu’ils sont, pas besoin de les traduire.
    Lorsque la darja algérienne sera mise sous forme écrite et formalisée, les algériens pourront alors écrire beaucoup plus de livres, car en plus des livres sur des sujets un peu savants écrits en français ou en arabe il y aura tous les romans et les histoires sur la vie quotidienne écris en darja, ils pourront traduire beaucoup de livres étrangers en algérien , traduire beaucoup de films en algérien, etc , et le résultat est que beaucoup plus de gens auront accès à la lecture et aux films, documentaires, etc , et que le niveau d’instruction général de la population sera considérablement augmenté .




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  • Massyle
    8 janvier 2010 at 12 h 24 min - Reply

    juste pour illustrer et justifier un peu plus mon dernier commentaire je vous donne quelques statistiques : les 22 pays arabes réunis (300 millions d’habitants) traduisent en arabe 5 fois moins de livres que la Grèce toute seule (10 millions d’habitants)n’en traduit en Grec.
    l’algérie publie 670 livres par an , contre 35.000 pour la France et 86.000 pour l’Espagne. et voici une liste comparative comprenant 85 pays pour lesquels ils ont pu rassembler des données : http://en.wikipedia.org/wiki/Books_published_per_country_per_year
    notre peuple s’enfonce dans l’ignorance et son niveau général de culture et d’instruction est bas , et c’est en grande partie du à ce problème de langue non écrite et non reconnue .




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  • djamal
    8 janvier 2010 at 12 h 35 min - Reply

    Beaucoup de gens se souviennent du petit livret emis juste apres l’independance et qui avait pour but d’alphabetiser les Algeriens majoritairement illetres a cette epoque…L’initiative etait louable mais le contenu du livret etait des plus catastrophiques…Nous revoila apres presque 50 ans d’Independance revenu a la case depart….Ceux qui parlent d’Arabe Algerien sont toujours ceux qui considerent le francais comme une langue nationale,or les intentions d’AlGERIANISER la langue Arabe a tout simplement pour finalite l’eloignement des Algeriens de l’Islam. Le CORAN est un livre sacre qui se lit avec sa langue de revelation a savoir l’ARABE. Le fait de proceder a une tentative ((d’ALGERIANISATION)) de la langue Arabe et qui au demeurant reste un melange de turq, francais, berber et bien d’autres…ne peut en aucun cas aider a combattre l’analphabetisme. Bien au contraire nous serions un pays totalement isole par notre parle(r) et fera de nous un peuple au language VERNACULAIRE. C’est dans la methode d’enseignement et de la qualite des enseignants qu’il faut sevir pour generaliser la pratique de cette merveilleuse langue. La langue n’a jamais ete un facteur d’alienation ou de retardement civilisationel des peuples, il fut un temps ou on apprenait l’ARABE pour s’instruire et se developper-l’Andalousie-Ce sont les pouvoirs successifs en Algerie qui sont les ennemis de la langue Arabe parcequ’ils n’ont jamais engage une reforme methodologique pour l’enseignement de cette langue. Tant que nous continuerons d’avoir pour QUIBLA fafa, point de salut pour les Algeriens de sortir du sous -developpement ou meme d’aspirer a un systeme educatif de qualite et encore moins a devenor un pays democratique…La realite des ex-colonies francaises est la pour le prouver, le RWANDA ne serait jamais arrive a perdre 800.000 de ses habitants si les franchouillards n’etaient pas la…La premiere reforme est celle de remplacer l’Anglais par le Francais et mr. Kouchener est parti courir pour sauver les meubles de la langue de moliere ,ce qui est certain c’est que ca va faire tache d’huile en afrique de l’ouest et tant pis pour les FAFAISTES ALGERIENS…




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  • Adel
    8 janvier 2010 at 14 h 26 min - Reply

    @tara

    Comme ce que vous dites est vrai!

    Pourquoi l’Algérien du peuple – pas le lettré – devrait-il apprendre une autre langue pour pouvoir comprendre tout ce qui se dit au JT ou lire un journal? Il est vrai que la derja ne peut pas tout exprimer, mais est-ce une raison pour rendre tout incompréhensible? Ne peut-on pas faire un JT dans lequel seuls les termes inexistants en derja seront remplacés par leurs équivalents en arabe classique? En élargissant le champ d’application de la derja, on lui donne la possibilité d’évoluer et à travers elle, c’est tout le petit peuple qui évoluera. Ce que je dis vaut pour les différents parlers amazighs. La derja et tamazight ne veulent pas être des langues de science de haut niveau. Elles veulent et peuvent être des langues de communication dans la vie de tous les jours, à l’oral et à l’écrit.

    Procédons par étapes et les choses se mettront en place naturellement.

    Je vous encourage, ainsi que tous les lecteurs à écrire dans les langues populaires, à créer des sites web, des clubs et associations de promotion de la derja et des autres langues populaires. Il est temps de cesser de rêver et de passer à l’action.

    Amitiés.




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  • Adel
    8 janvier 2010 at 14 h 44 min - Reply

    @Massyle

    Tout à fait d’accord avec vous à tous points de vue.

    Ce qui est terrible, et que certains de nos amis ne veulent pas reconnaitre, c’est que la promotion exclusive de l’arabe classique par l’Etat a abouti à deux résultats catastrophiques:

    1- Disparition progressive de la (les) langues parlées authentiques et leur remplacement par un langage dans lequel dominent les barbarismes que certains – probablement des jeunes, qui n’ont connu que cela – prennent pour la vraie derja.

    2- Retour en force du français, car l’arabe classique, n’étant pas parlé, n’a pas pu le concurrencer efficacement.

    Nos parents et grands-parents ont pu préserver leurs langues et leur culture car ils avaient refusé l’école française (elle leur fut aussi longtemps interdite). La promotion exclusive de l’arabe classique par l’Etat algérien a réussi à les tuer sans les remplacer par quelque chose de valable. C’est un véritable drame.

    Nous devons absolument inverser le processus.




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  • Hamou
    8 janvier 2010 at 14 h 59 min - Reply

    C’est le monde a l’envers. Au bas mot 70% du vocabulaire kabyle est tout simplement arabe. Prenez n’importe quel dictionnaire Kabyle/Francais ou même kabyle / arabe publie récemment fais par un linguiste algerien vous verrez. Ou alors ecoutez tout simplement le jt Tamazight et vous ferez le constat vous même. Le probleme aussi est qu’il n y a pas de langues meres amazigh…les differents dialectes regionaux ne poeuvent communiquer entres eux que par traduction. Selon les specialistes il existe quelques 360 dialectes amazighs dont le seul lien commun reste le vocabulaire arabe. Quand on se donne la peine de creuser un tant soit peu certaines questions la mystification idéologique berberiste apparait pour ce qu’elle est. Du vide.




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  • KIFKIF
    8 janvier 2010 at 17 h 59 min - Reply

    Des nostalgiques qui vivent d,une grandeur qui n,existe que dans les livres d,histoire et qui est plus l’œuvre d,un message, qui est l’islam que du messager, qui est le peuple arabe ou la langue arabe elle-meme, ne veulent pas admettre qu, ils ne sont plus le centre du monde et cela depuis tres longtemps et ca le restera pour encore longtemps si ce n, est pour toujours.
    La langue arabe a influence d, autres langues dont les locuteurs sont fiers d,utiliser des langues dont une grande partie des mots sont d,origine arabe, tels que : le perse, le ourdou, le turc et bien sur le tamazight et dont les peuples ne sont pas moins MUSULMANS que les arabes.
    Diable !! Qu, est-ce qu,est qu,a ce TAMAZIGHT ( le français n,est qu,un alibi) puisque c,est d,elle qu’il s,agit, a venir polluer la source pure, semble dire ces nostalgiques, quand c,est la leur qui vient a son tour a etre fecondee.
    Doit-on leur rappeler qu,il n, y pourront rien, sauf a changer le peuple impure et dans ce cas, tous les musulmans non arabes le sont.
    Au passage, que ces amoureux des livres d,histoires ne s,etonnent pas que les gens rejettent leur vente concomitante.




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  • Résigné
    8 janvier 2010 at 19 h 26 min - Reply

    @Hamou
    Puisque 70% du kabyle est de l’arabe, pourquoi vous ne faites pas 1/3 ( un peu moins) de l’effort, puisque eux ont fait les 2/3, pour se comprendre et résoudre le problème une bonne fois pour toute. Ou pensez-vous que c’est à eux de faire l’effort restant puisque ils ont déjà fait l’essentiel ?
    Est-ce trop demander pour l’un mais pas pour l’autre ?
    Les vrais enfants d’une même nation doivent se partager le ‘’ fardeau’’ sinon, vous comprendrez facilement les conséquences.

    Cordialement,




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  • tara
    9 janvier 2010 at 1 h 10 min - Reply

    @Hamou,
    Je ne sais d’ou vous sortez les 70%. Vous vouliez peut etre parler de darja. Sinon je peux vous trouver des Algeriens qui parlent un bebere a 99.99% arabise!
    Bouteflika c’est un mot ‘arabe’ ‘berbere’? Algerien que l’on ne peut pas traduire en Kabyle bien sure!

    En tout cas il existe toute une armee d’enthousiastes oeuvrant a purifier la langue (champ kabyle) en empruntant aux autres langues tamazight les mots qui lui manquent. La ou c’est necessaire les mots d’origine arabe sont laisses tel quel. On a aucun complexe par rapport a la langue Arabe.

    Pour nous autres locuteurs Berberes, Tamazight en tant que langue de communication n’exite pas. Dans l’esprit d’un Chawi, lorque nous parlons de tamazight, il entend le Chawi, de meme pour le Kabyle il s’agit de la langue Kabyle. Pour les Riffains Tarifit et pour Les Targi Tamachegth etc.

    Entre ces vernaculaires convergence (Tamazight) il y’aura. Il suffit de leur permettre de se developper dans leur milieu naturel et permettre ‘lintra-communication comme le journal tv par exemple. Nous nous sommes pas egoistes et pas du tout empresses de voir une langue Tamazight unifiee ici et maintenant.




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  • Hussein sharif
    9 janvier 2010 at 12 h 27 min - Reply

    @Tara.
    Completement d’accord avec vous sur toute la ligne.
    Je dirais meme que la langue Arabe est apellée à devenir,si elle ne l’est pas dèja,ce que sont le latin et le grec pour le français,l’anglais l’espagnole par exemple.
    Sans les termes latins et grecs dont regorgent ces langues,elles leurs seraient impossible d’exprimer quoi que ce soit de complexe.Elles deviendraient de simple dialecte.
    Pour ce qui est de l’empressement de quelques un,moi aussi je me demande toujours porquoi toute cette hate.On prendera tout qu’il faudera pour developper tet enrechir la Tamazight.La fin du monde c’est pas pour demain.Wallho a3lam Wassalm.




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  • boreal
    9 janvier 2010 at 14 h 40 min - Reply

    L’Arabe deviendrait une langue musée et le Tamazight celle des sciences et de la culture…
    Il y a certains qui prennent leurs rêves pour des réalités.




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  • Hamou
    9 janvier 2010 at 18 h 01 min - Reply

    @ Tara
    merci pour ces précisions. Si j’ai bien compris la langue supposée de nos ancêtres est en train d’être fabriqué à Paris ?
    Ah bah didon ? Dirait mon voisin et ami 3ammi sa3 🙂




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  • Résigné
    9 janvier 2010 at 18 h 32 min - Reply

    @ Hamou,
     »merci pour ces précisions. Si j’ai bien compris la langue supposée de nos ancêtres est en train d’être fabriqué à Paris ? »
    Non Hamou !! C’est à Tel Aviv.
    Vous ne savez pas lire entre les lignes.

    Mauvaise foi, mauvaise foi et demi.




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  • Hamou
    11 janvier 2010 at 15 h 41 min - Reply

    @ Résigné
    Non le bricolage de cette langue s’opère à Paris avec un financement public français ! Étonnant lorsqu’on sait que la France qui refuse au jour d’aujourd’hui de ratifier la Convention européenne des langues régionales destinée à préserver ses propres dialectes s’investit lourdement dans le projet berbériste dont elle est, il est vrais, historiquement la génitrice incontestable.
    A mauvaise foi, mauvaise foi et demi, deux tiers et trois quarts…Je ne vous le fais pas dire.




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  • jnsplu
    11 janvier 2010 at 18 h 59 min - Reply

    Je récapitule les enseignements de ce topic tels que je les perçois :

    1- L’arabe classique c’est du passé et il faut l’enterrer.

    2- Notre derdja n’est plus de l’arabe et est infestée de mots français mais il faut remplacer l’arabe classique avec pour permettre à tout le monde de profiter des bienfaits de l’enseignement d’une langue vernaculaire qui traduit notre Algérianité, les gens pourrons ainsi lire le journal sans faire l’effort d’aller à l’école en apprenant simplement les quelques signes d’alphabet.

    3- Tamazight n’est pas encore une langue mais nous ne sommes pas pressés d’en avoir, de toutes façons, le chaoui considère son idiome comme le Tamazight et il en est de meme pour le mozabite, le kabyle et tous les autres, au total aux environs de 300 dialectes, je n’ai pas bien retenu le chiffre avancé.

    Bref, nous n’avons plus de langue en Algérie et la situation se déteriore de plus en plus.

    Que diriez vous si nous laissions tomber tout ces dialectes et langues pour opter pour l’anglais ? Ou sinon, autre proposition, que diriez vous si nous faisions l’effort d’assimiler tout le savoir scientifique contemporain et de le traduire dans une des langues que nous maitrisons en Algérie pour devenir nous memes à la pointe du progrès et ainsi imposer cette langue au reste du monde par le biais de nos inventions et de notre technologie pointue ?

    En attendant, nous n’avons pas inventé les choses que nous utilisons et donc nous ne pouvons leur donner d’autres noms que ceux que leur concepteurs leur ont donné, car nous n’avons meme pas l’imagination ni la fierté de nos parents et grands parents qui leur faisait trouver rapidement un nom dans leur langue à tout produit exogène à leur culture et qui soit utile car s’il est inutile ils n’en voulaient pas et ne lui donnaient meme pas de nom.

    En attendant contuinuons a triturer le problème de l’oeuf et de la poule et oublions de déjeuner.




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  • Adel
    14 janvier 2010 at 22 h 07 min - Reply

    Voici un petit texte en derja que j’ai trouvé dans un livre sur la langue algérienne publié par un français en 1857 (je remercie notre ami jnsplu qui me l’a fait parvenir):

    http://www.youtube.com/watch?v=Yml52RXs6Pw

    Tout le monde admettra je l’espère que ce n’est ni un sabir, ni de l’arabe classique à 99%. Cela sonne algérien du début jusqu’à la fin. C’est ainsi que devrait s’exprimait M. Boussalem au JT de 20:00.

    Si nous avions veillé sur cette langue après l’indépendance, si nous l’avions préservée et enrichie, nos enfants ne diraient pas aujourd’hui : krazatou tomobil ou gat3ato morsowat…




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  • Crisalyde16
    15 janvier 2010 at 23 h 06 min - Reply
  • ABDERAHMANE
    24 février 2010 at 15 h 05 min - Reply

    Le français que l’on considère à juste titre comme une langue de culture était au départ un amalgame de latin,de gaulois et de germain que parlait le petit peuple avant d’être considéré comme une langue et d’acquérir son statut actuel.Notre DARIDJA n’en est pas moins une langue de culture à condition qu’on n’arrête de faire de nous un peuple sans langue et donc sans identité propre en la réduisant au rang de pâtois…




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  • oldstone
    11 mars 2010 at 0 h 48 min - Reply

    salam εlikom w nhar l-xhir,
    Rani ferħan εla chħal men ħaja qritha f-had l-paja, berrağm men chi klam, mεand chi nas li mazalou ma fahmouch chi ŝħayeħ εand chaεbna, balak l-mŧol yreddhom lel waqaε, w yeddihom ybarkaw ma yxhemmou bel-meţlaniyat (principes) kima l-mţala bel-εarbaniya (arabité), w ychoufou l-ħađer kiman houwa, la kţer la qel.
    Ħabbit nmed rayi εla ħaja ŝğira, hiya li, εla-ħsabi, naεyaw nħamiw εla had l-louğa bel-qiil belli chabba w mliħa w fiha l-fayda, yebqa ħsen ŧrig bach teħya houwa li ykoun koul waħed li yħab yebniha, yebda yestaεmelha kţer ma yqad. L-denya taε dork, bel-internet taŧi chħal men wsila bach had l-chi yendar, bel-miŝajat fel foromat, l-vidyowat, l-xhliq taε blogat w zid…
    Ana mεa chi waħdin rana xhtarina li nŝŝenεou klavier zedna fih chi ħrouf ğir bel-mfahma binatna, bach ykoun εandna sistam yxhellina nekketbou bla ma nestaεmlou l-ārqam hadou 3 wla 7 … ħaŧŧina ħna blaŝthom ħrof jdod bel-mţal hiya l-« εa » wel-« ħa », w zid mεa waħdoxhriin balak rakom laħeđtohom fel-ktiba dyali. Madabiya loukan taŧiw qder l-had l-xhedma ħta yla kanet metwađεa, yban-li belli yenjem ykoun-lha ŝlaħ bach tetqawwem louğetna.
    Essemħouli yla kount ğbent chi waħdiin bhad l-ktiba, ma tloumounich xhaŧer rani bark nejhad men jihti bach nkoun metwazi (en cohérence) mεa l-irađa dyali taε l-maħya taε had l-louğa.
    Tebqaw fi laman, w nchallah ykoun redd men εand chi waħdiin.




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  • oldstone
    14 mars 2010 at 11 h 27 min - Reply

    erwaħo zoro l-forom li rana dayrinhou, fel-ādrissa http://www.hadretna.net
    L-hadef taεou houwa teŧwar l-louğa l-jazayriya, wel-nas men kamel jwayeh l-blad madabina ykounou ycharkou fih




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  • Monsieur Z
    14 mars 2010 at 21 h 18 min - Reply
  • oldstone
    23 mars 2010 at 18 h 32 min - Reply

    Salam εlikom,
    Madabina loukan yjiw’na kţer ğachi bach yεawnou’na fel projiyat di rana badyiin’hom, mestħaqqiin nas fel qamous w ţani bach nexxedmou fel test taε l’wikipidya taε l’jazayer. ajiw’na bezzaf rana meħtajiin l’mεawna. Fi laman.




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  • El Arabi
    21 mai 2010 at 23 h 58 min - Reply

    AsSalam

    Il serait trop long de développer mais notre langue (le vrai arabe maghrébin, celui de nos anciens et de nos poètes) est … je l’affirme … de l’arabe littéraire à 90%.

    Utiliser le Lisan Al Arab vrai référence de l’Arabe ancien (il est en ligne http://www.baheth.info/index.jsp) et vous serez bouche bée.

    Un exemple …

    Bizzaf = بجزاف (terme ancien voulant dire grande quantité et venant du persan)

    Halouf = هلوف = Animal ayant quantité de poils/hirsute d’où le sanglier mais aussi le chameau

    Dok = Dorwak = … = ذا الوقت … pas besoin de traduction

    Je vous laisse découvrir.

    Je voulais juste ajouter une chose importante … sur le site de chaabi sité plus haut, il faut rendre hommage au traducteur qui n’est même pas cité sur le site. Le professeur Hamdane Hadjadji http://hadjadji.blogspot.com/ qui avait co-publié un receuil aux éditions aujourd’hui disparues El Ouns

    C’est un grand monsieur que je connais et dont l’érudition se cache derriere une grand humilité.

    Pour finir je dirais que c’est par la réhabilitation de notre langue maghrébine que nous maîtriserons parfaitement l’Arabe Classique.
    Enseignons à nos enfants l’arabe maghrébin et le berbère (quelle richesse!!) et on en fera des femmes et des hommes aux racines solides et à l’esprit ouvert.

    Maha Salama




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  • benamina
    22 mai 2010 at 9 h 38 min - Reply

    monsieur DB, préférer la derja, arabe dialectal (corrompu et appauvri par le français lors de la présence coloniale), à la langue arabe classique internationale, c’est comme préférer l’argot à la langue française, le slang à l’anglais d’oxford. d’autres, les français pendant la colonisation et les berbéristes après l’indépendance ont suggéré et proposé cette manœuvre sans réussite.




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  • oldstone
    22 mai 2010 at 22 h 06 min - Reply

    Monsieur benamina, préférer l’arabe algérien dàrja c’est comme… être soi.




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  • oldstone
    22 mai 2010 at 22 h 15 min - Reply

    Monsieur El Arabi, vous semblez par votre manière de dire les choses éloigné de l’esprit de controverse, je ne vous ferez donc pas l’affront de vous y emmener malgré vous. Ceci dit, dire qu’un mot de notre langue soit originaire d’un autre venant du classique n’est aucunement une réduction. Il est inutile de vous expliquer que personne ne pense au sens « da l’waqt » lorsqu’il dit « derwek » ou « dorka ». le signifié ici est recomposé dans l’esprit du locuteur, cela suffit pour dire qu’il s’agit de deux mot ou locutions distinctes, dans deux langues distinctes.




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  • oldstone
    22 mai 2010 at 22 h 33 min - Reply

    Personne ne nie une origine arabe à notre langue. Le principal ici c’est de constater une transformation de plus en plus marquée par rapport à celui-ci, commencée il y a déjà de cela quelques siècles.
    Nous sommes aujourd’hui plus maghrébins ou plus algériens que nos ancêtres, et notre parler actuel n’a pas besoin de se chercher une authenticité dans les textes anciens, car il est authentiquement plus actuel. Notre souci devrait être de faire en sorte qu’il se structure de façon à s’éviter l’érosion, car les conditions de gestation douce qui étaient à oeuvre il y a quelques siècles sont devenu aujourd’hui plus rudes, au point de ne plus pousser simplement à la mutation vers l’autre, mais bien d’imposer une aliénation au plus fort. A nous de faire notre choix.




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  • benamina
    23 mai 2010 at 10 h 54 min - Reply

    monsieur oldstone, puisque vous reconnaissez que la darja, 3ammya, l’arabe dialectal découle de l’arabe classique, fous7a,et que sans doute vous reconnaitriez qu’elle est la langue populaire (donc non académique) et qu’elle a connu des dénaturations, hybridations et barbarismes par le français depuis la colonisation, pensez vous qu’elle devrait être écrite en graphie latine (pour être supposément à la page et en phase avec la technologie moderne) ou en graphie arabe ? Et lorsqu’elle veut enrichir son vocabulaire, devrait-elle emprunter à l’arabe classique ou le français ?




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  • Adel
    23 mai 2010 at 16 h 09 min - Reply

    @El Arabi

    Bonjour,

    Tout le monde a le droit de ne pas aimer la derja, de la mépriser, de la considérer comme un charabia ou du créole ou encore du sabir. Mais il serait vain de vouloir à tout prix démontrer que c’est de la fusha. Ce sont deux langues différentes, bien que la derja soit le produit de l’évolution de la langue arabe parlée jadis au Maghreb – qui n’est pas forcément la fusha, cette dernière étant plutôt la langue savante des lettrés.

    Si on appliquait votre raisonnement à la langue française, on aboutirait à la conclusion que le français et le latin sont une seule et même langue. Je crois connaître assez bien le français, pour avoir fait toute ma scolarité dans cette langue, et pourtant je suis incapable de comprendre un texte de Cicéron ou de Tacite en latin.

    Cordialement




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  • oldstone
    23 mai 2010 at 21 h 21 min - Reply

    Monsieur benamina, je souhaite que nous sortions de tout académisme ici pour être simplement pragmatiques. Il est certes idéal qu’un peuple possède par nature une langue qui soit belle et riche, le tout pour lui est qu’elle possède une qualité primordiale, celle d’être langue maternelle. Dans notre cas, des conditions inconfortables historiquement ont fait que notre peuple se retrouve avec une darja dans laquelle se greffe de plus en plus de termes exogènes, au point qu’elle n’arrive plus à en digérer la quantité, et se retrouve à les accepter tel quels, nous remarquons que de plus en plus de mots et locutions font leur apparition dans notre parler, sans plus se mouler à notre manière de structurer les phrases ou de conjuguer les verbes. C’est ce que je nomme ici érosion de la langue. Personne ne nie que dans cet état de fait, notre parler à tendance à être un peu lourd lorsqu’il se veut pure et déroutant lorsqu’il utilise toute les ressources à sa disposition, français et arabe classique compris. Ce qui me semble nécessaire est que notre langue s’administre par un conseil qui soit chargé de proposer des termes qui soient les plus naturels pour notre manière de parler, et que celui-ci fasse en sorte d’éditer le plus d’ouvrages possibles et d’agir pour la promotion et la réorientation de l’évolution de celle-ci.
    Concernant la graphie, notre groupe a choisi la graphie latine car plus pratique pour l’utilisation sur internet. Je reste pourtant convaincu que l’arabe soit plus naturels.




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  • aida
    9 août 2010 at 0 h 23 min - Reply

    A redaction : 100% d’accord avec toi. La derja est une très belle langue. Avec le berbère, elles sont toutes deux le lien que nous avons avec nos racines, et l’Histoire de nos aïeux, nos contes, chants, etc .. que l’on doit garder vivants et parfois raviver et expliquer pour comprendre d’où l’on vient et venir peu à peu à bout de l’amnésie imposée par les années de colonisation française.

    « La derdja de mon enfance n’était pas un créole, puisqu’elle n’usait pas de mots français. Par contre, il y avait des vocables berbères. Les adultes d’alors parlaient une derdja m’hadhba qui était très proche de celle qu’on parle au Maroc ou en Tunisie, avec ses propres spécificités néanmoins. Je me rappelle, par exemple que ma grand mere disait « tazdam »(porte-monnaie), « amrad »(glabre), « terbagua »(sandale), tartara(mobylette), « m’hibsa »(pôt de chambre », « bit el khzine »( la remise) »el kouache » (le boulanger) »el khadhar( le maraîcher) « el djazzar(le boucher) »el oukil » ‘l’avocat) »el kadi » (le juge) « ezzamara » (la trompette), « esnitra »(la guitare), et tant de mots et d’expressions qui ont été remplacés par des barbarismes comme el bouchi, ejouge, l’boulanji, l’moto, sandala, portmoni, etc… « 




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  • Congrès du Changement Démocratique