Édition du
26 July 2017

Rouiba: La zone industrielle paralysée

par K. R., Le Quotidien d’Oran, 6 janvier 2010

Les travailleurs de la SNVI de Rouiba ne décolèrent pas et la tension est montée hier d’un cran poussant des centaines de travailleurs à une forme de protestation plus radicale.

A notre arrivée dans la zone industrielle, il fallait quitter le véhicule et faire plusieurs centaines de mètres à pied pour être sur les lieux du regroupement des grévistes lesquels avaient déjà coupé la route de l’ex-RN 5 séparant la ville de Rouiba de Reghaïa. Un axe routier par lequel transitent des milliers d’automobilistes quotidiennement, puisque c’est à partir de cette route qu’on accède au complexe véhicules industriels de Rouiba. En milieu de journée, la colère grondait toujours dans les milieux des travailleurs qui étaient très courtisés par quelques responsables de la centrale syndicale UGTA ainsi que ceux de la fédération mécanique, mais en vain. Les grévistes ont exigé par la suite la présence en personne du premier responsable de l’UGTA, à savoir Sidi Saïd, pour lui remettre une plate-forme de revendications liée au système de retraite anticipée, les salaires et les conditions de travail.

En fin d’après-midi, aucune information n’avait circulé concernant le déplacement du patron de l’UGTA à la zone industrielle de Rouiba, laissant les travailleurs en colère livrés à eux-mêmes. On chuchotait dans les rangs des grévistes, que le mouvement allait se propager à toute la zone industrielle de Rouiba, ce qui ne manquera pas de paralyser toute l’activité industrielle de cet important pôle économique du pays. Au troisième jour de grève des 5.000 travailleurs de la SNVI de Rouiba, les ateliers de mécanique étaient désertés par les ouvriers, ce qui représente un véritable casse-tête pour les responsables du complexe qui doivent à tout prix honorer des contrats avec leurs clients, à l’instar de la récente commande de 600 bus pour l’ETUSA.




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  • LEFHEL
    7 janvier 2010 at 12 h 54 min - Reply

    Monsieur le Président de la République, sauvez le droit à l’exercice syndical, otage de l’UGTA dixit la loi !

    Monsieur Abdelaziz BOUTEFLIKA Président de la République Algérienne, je suis un des travailleurs adhérents UGTA qui vous sollicite et vous supplie de sauver rapidement de l’hécatombe, le droit à l’exercice syndical monopolisé injustement par la présente UGTA.

    Monsieur le Président de la République, agissez de main de fer pendant qu’il est encore temps en ordonnant et en décrétant fermement, l’application réelle du droit à l’exercice syndical garanti par la constitution à tous les citoyens, ce qui permettrait assurément l’instauration d’une justice sociale et d’une stabilité du climat social dans le monde du travail, menant à l’éveil et l’essor de la figée société civile de notre Algérie mon Amour.

    Monsieur le Président de la République, le sang sacré des martyrs de la guerre de libération et des martyrs de l’UGTA, les sacrifices consentis par les travailleurs algériens durant presque un demi siècle d’indépendance dans la construction du pays pour que soit consacré un état de droit, la pratique de la liberté d’expression et le libre exercice du droit syndical garantis par la constitution, sont aujourd’hui mis en demeure de périr par le clan régnant sur l’actuelle UGTA, rentière et bananière.

    Monsieur le Président de la République, l’exercice syndical chez nous est en danger, l’ère des opportunistes de tout bord arrivés à nous représenter par le biais de fraude massive des élections UGTA dont les résultats sont toujours connus d’avance, a consacré sous couvert de la fausse représentativité, un flagrant état de non droit dans lequel les manigances, la rafle des deniers publics et la perversion des biens des entreprises en instruments de pression font force de loi au détriment des intérêts matériels et moraux des collectifs, ignorés dans de grandes mesures par les parties syndicale et direction.

    L’UGTA, un partenaire social représentatif dites-vous Monsieur le premier Ministre … ! Un syndicat rebelle à la loi dixit le droit.

    Pertinemment les permanents acteurs de la direction nationale de l’UGTA qui vont participer prochainement à la réunion tripartite qu’attendent les travailleurs, agiront comme d’habitude dans un protocole ou les figurants sont luxueusement récompensés par des parachutages à de hauts postes de responsabilité syndicale et de gestion, en échange de contrats de soumission convergents vers la conquête de grands privilèges pour eux, ce qui fait mal à l’économie nationale, aux travailleurs et au pays meurtris.

    Quel dégoût de voir les pratiques irresponsables de ce syndicat usant de réflexes d’une autre époque et qui ne cesse dans ses indescriptibles activités de violer les lois de la République ! Et quel aveuglement routinier des pouvoirs qui utilisent ainsi le droit !

    Tandis que les accords de toute tripartite sont un moyen de stabilité sociale dans les entreprises normales et qu’ils viennent continuellement pour conforter la nécessité d’asseoir une harmonie sociale et d’éliminer graduellement les disparités indiscutables entre une entreprise et une autre au sein d’un même secteur d’activité.

    Monsieur le président de la République, mon urgent appel de travailleur bâillonné, opprimé et privé du droit d’être bien défendu comme beaucoup d’autres ouvriers, trouvera sûrement écho auprès de milliers de citoyens partageant ma démarche d’alerte auprès de votre Excellence. Ainsi n’étant plus seul, nous vous prions dans notre alerte :

    De sauver le peu qui reste de crédible à l’UGTA, car la représentativité des travailleurs passée entre les mains de l’affairisme syndical, est devenue otage de syndicalistes indéboulonnables, parmi eux des gens en retraite, la passivité inexpliquée de l’UGTA face aux récents conflits collectifs de travail en est témoin. Voir le récent cas des dockers : (http://www.elwatan.com/Rassemblement-devant-le-siege-de-la-centrale)

    Monsieur le président de la République, nous vous supplions de faire stopper le désastre le péril et la clochardisation du droit syndical, en décrétant formellement l’application du pluralisme syndical pour le triomphe du droit et évidemment, pour le bien à venir à notre pays. Nous espérons vous voir agir tôt et fermement.

    Pour vous éclairer en mieux encore, nous vous relatons la chronologie de faits syndicaux sur le désastre concernant l’injuste représentativité des travailleurs algériens :

    Nous constatons que depuis le déroulement du 11éme faux congrès national de l’UGTA tenu en mars 2008, pour le dégagement d’une nouvelle CEN (285 membres) et d’un nouveau Secrétariat National (13 membres), la soit disant nouvelle instance (CEN), ne s’est pas encore réunit depuis 18 mois ! Une négligence organique grave.

    Pourtant la légalité dixit que les instances et structures nationales de l’UGTA sont le congrès national et la commission exécutive nationale, CEN. Cette dernière, instance suprême de l’UGTA dans l’intervalle de deux (2) congrès, devait se réunir tous les six (6) mois en session ordinaire, elle peut aussi se réunir en session extraordinaire pour toute situation urgence à la demande :- des 2/3 de ses membres – de son Secrétariat National – du Secrétaire Général de l’UGTA.

    Pis, il est scandaleux que le Secrétariat National agisse illégalement au nom d’une petite CEN parallèle à celle élue en l’absence d’une vie organique saine à l’UGTA, alors que le Secrétariat est uniquement une instance exécutive de gestion de la CEN.

    Pourtant la légalité dixit que le Secrétariat National est responsable devant la CEN, active, coordonne, oriente et contrôle toutes les activités des instances et structures valides de l’UGTA (s’il y en a une ?) en plus, le Secrétariat gère la gestion financière de l’organisation dans le respect des lois en vigueur (Lois 90-11 et 14, Statuts et Règlement intérieur, Plan Comptable National). Dans tout ça, où est l’application du droit ?

    Monsieur le président de la République, le sois disant 11éme Congrès a amendé un nouveau statut avec de nouvelles dispositions introduites, mais l’hilarant et l’incroyable, l’UGTA continue de fonctionner avec l’ex règlement intérieur issu du 10éme congrès, alors qu’il est exigé de sa soit disant nouvelle CEN, d’élaborer un nouveau règlement intérieur, mais ce dernier n’a pas encore vu le jour. Inextricable confusion organique !

    Sur cette dernière, nous pouvons dire sans crainte à qui veut bien nous entendre que l’UGTA représente les travailleurs algériens par l’usurpation de qualité, dans le faux.

    Monsieur le président de la République, du moment que relativement aux modalités d’exercice du droit syndical (loi n° 90-14) la légalité dixit que : 1) les membres d’une organisation syndicale ont les droits et les obligations fixés par la législation en vigueur et les statuts de la dite organisation syndicale.

    2) tout membre d’une organisation syndicale a le droit de participer à la direction et à l’administration de l’organisation dans le cadre de ses statuts, de son règlement intérieur et de la présente loi.

    3) Les organes de direction de l’organisation syndicale sont élus et renouvelés selon les principes démocratiques et conformément aux statuts et règlements qui les régissent.

    Est-ce l’UGTA de Monsieur Sidi Said représente légalement les travailleurs algériens ? Notre réponse est un NON ferme, destiné aux pouvoirs publics, au ministre du Travail et de l’Emploi et de Sécurité sociale, à l’OIT et au BIT s’ils veulent bien nous entendre.

    Pourtant la légalité dixit qu’avec ses quinze (15) larges prérogatives organiques, le Secrétaire Général de l’UGTA est responsable sur l’application des statuts et règlement intérieur, il peut prendre des mesures de suspension envers tout syndicaliste fauteur jusqu’à comparution devant un conseil de discipline, un vieux dicton de chez nous dit : Essaki yabda binaffsou. Donc, d’abord suspendez vous Monsieur Sidi Said !

    Il est donc prouvé que l’UGTA viole les lois de la République avec la bénédiction de hauts responsables des pouvoirs publics. Si la législation en la matière venait à être appliquée correctement pour l’UGTA, notre affirmation en serait largement confortée. Nous défions quiconque de prouver le contraire de ce que nous avançons à ce moment.

    Est-ce admissible que l’UGTA actuellement valide ses comptes de fin d’exercice et budgets annuels, notamment pour l’exercice 2008/2009, avec une CEN fictive et inactive, alors qu’elle possède neuf (9) tâches organiques essentielles en plus de celle d’élire réglementairement chaque année parmi ses membres une commission de contrôle Finances ? Commentçamarche chez vous Monsieur Sidi Said ?

    Pourtant la légalité dixit que la gestion financière de l’UGTA obéit aux lois en vigueur ! De même il est dit que tout adhérent qui n’aura pas satisfait à ses obligations statutaires et réglementaires, peut faire l’objet de sanction allant jusqu’à son exclusion des rangs de l’UGTA. Déduction faite au vu de ces graves actes commis au sein de l’UGTA, toute sa CEN est à suspendre, à sanctionner et à dissoudre Monsieur Sidi Said.

    Monsieur le président de la République, sur le terrain syndical tout le monde connaît les innombrables dramatiques conflits des instances UGTA, dont certains traînent encore auprès de la justice depuis des années, relatés à leur temps par la presse nationale.

    L’antagonisme au sein de l’UGTA perdure autour de la course vers la conquête d’un maximum de privilèges accordés aux fonctions de gestion dans la responsabilité syndicale. Plusieurs instances sont invalides depuis des années, à commencer par l’union de wilaya UGTA d’ALGER, BISKRA, BECHAR, CONSTANTINE, DJELFA, EL BAYED, OUARGLA, SOUK AHRAS, TLEMCEN, SETIF, ILLIZI, SIDI BELABES, TAMENRASSET, JIJEL, etc. Voir détails sur (http://www.lematindz.net/news/2630-algerie-les-syndicalistes-faussaires.html)

    L’énigme finale ! Avec quelle base syndicale l’UGTA a fait son 11éme faux Congrès National alors que pratiquement la majorité de ses instances horizontales et verticales Étaient invalides ? D’ailleurs certaines furent renouvelées après ledit 11éme congrès.

    Ce qui porte à dire maintenant qu’au sein de l’Etat, de hautes autorités veillent à ce que la loi ne soit pas appliquée avec rigueur pour l’actuelle UGTA, syndicat reconnu officiellement par le pouvoir comme étant l’unique partenaire social représentatif. Une démarche injuste et suicidaire pour nous tous, les auteurs et les acteurs de ce drame.

    Monsieur le président de la République, nous terminons en vous prions de nouveau de sauvez vite le droit à l’exercice syndical des mains de cruels opportunistes, pour qui les intérêts des travailleurs n’ont jamais fait partie de leurs préoccupations, ils sont prêts à tout faire (…), pour défendre leurs propres intérêts dans la piraterie syndicale.

    Monsieur le président de la République, veuillez agréer notre haute considération.

    Signé : M.L Travailleur adhérent UGTA




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