Édition du
22 July 2017

LA REVOLTE DES OPPRIMES GRONDE !!

Rouiba : plus de 5000 travailleurs violemment réprimés

El Watan, 8 janvier 2010

Il régnait un climat d’émeute hier à la zone industrielle de Rouiba. Le nombre de grévistes a augmenté avec l’adhésion de la quasi-totalité des travailleurs des entreprises publiques au mouvement de protestation initié par ceux de la SNVI. En effet, ceux d’Hydroaménagement, Mobsco, Cammo, Magi, Anabib et autres ont grossi les rangs des protestataires. Et même les hésitants ont fini par rallier les rangs des mécontents. Le nombre des manifestants a dépassé hier, les 5000. Mais aux revendications des travailleurs qui dénoncent les décisions de la dernière réunion tripartite, les autorités ont opposé la répression.

Un nombre impressionnant d’éléments de forces antiémeute a été déployé sur les grandes artères de ladite zone. Des policiers à l’entrée de la ville de Rouiba et des gendarmes devant les unités dont les travailleurs ont adhéré à la contestation. La foule, composée essentiellement des travailleurs de la SNVI a été bloquée au niveau du carrefour situé à hauteur de Mobsco. Un infranchissable mur humain de gendarmes armés de bouclier et de matraque a été dressé à ce niveau pour empêcher les travailleurs de poursuivre leur marche vers la ville de Rouiba. Des travailleurs d’autres unités de la zone ont été bloqués dans d’autres endroits. Les travailleurs d’Anabib ont été isolés dans le périmètre de leur usine à Reghaïa. Sur la route donnant sur l’autoroute, juste devant Cammo, les gendarmes ont dressé un autre barrage empêchant des centaines d’autres manifestants de rejoindre leurs camarades sur l’ex-RN5. La stratégie des forces de l’ordre consistait à diviser les travailleurs en autant de petits groupes pour pouvoir les maîtriser. Cependant, on ne s’est pas limité à exhiber ses muscles en cette cinquième journée de protestation. Les forces antiémeute n’ont pas hésité à utiliser leurs matraques lorsqu’ils sentaient que leurs barrages risquaient de céder sous la pression des manifestants. « Malgré la répression, nous n’allons pas arrêter de manifester si les pouvoirs publics n’annoncent pas des mesures concrètes dans le sens d’améliorer notre pouvoir d’achat », nous dit-on. Comme la veille, le premier contact avec les forces antiémeute a été violent. Deux manifestants dont une femme syndicaliste ont été légèrement blessés. La dame est revenue quelques instants plus tard de l’hôpital de Rouiba avec un bandage à la main : « On m’a matraquée, mais heureusement que ce n’est qu’une entorse au niveau du doigt. » Régulièrement, les travailleurs essayaient de percer le mur humain. La barrière a failli réellement céder à plusieurs reprises, mais c’était sans compter sur les renforts stationnés quelques dizaines de mètres plus loin. A chaque signe des officiers, des dizaines de gendarmes, prêts à charger, arrivaient de la route menant à la brigade de la gendarmerie de la zone. Devant l’impossibilité de franchir le barrage, les manifestants le contournaient par les champs situés à droite de la route en allant vers Rouiba, mais ils ne sont pas parvenus à passer facilement. Cependant, quelques-uns parviendront à l’endroit où les travailleurs étaient bloqués la veille, juste à l’entrée de la ville pour tomber, encore une fois, nez à nez avec les policiers.

« L’enfer sur terre »

Entre-temps, les syndicalistes négociaient avec les officiers de la gendarmerie pour leur permettre de passer jusqu’à l’entrée de la ville. « Nous voulons revenir à l’endroit où nous nous sommes rassemblés hier, à l’entrée de la ville. Mais ils ne cèdent pas, ils veulent nous isoler ici », nous dit l’un d’eux. La colère des travailleurs n’a pas diminué d’un degré par rapport aux quatre premiers jours de la manifestation : « Nous dénonçons Sidi Saïd et son staff. Ils nous ont trahis. Nous exigeons une augmentation de salaire conséquente et le droit de partir à la retraite sans condition d’âge, conformément à la loi de 1997 », nous a-t-on répété. Les travailleurs déclarent qu’ils ne sont nullement impressionnés par le dispositif de sécurité déployé dans tout Rouiba. « Vous voyez, ils mobilisent des centaines de véhicules et des milliers de gendarmes et de policiers pour mater notre mouvement. Mais qu’ils soient sûrs que samedi encore nous serons ici, si aucune décision n’est prise par les responsables », nous a déclaré un manifestant. Tous les travailleurs sont unanimes à dénoncer la « démesure de la mobilisation des forces de sécurité ». A certains moments, on a assisté à des jets de pierre et autres objets en direction des gendarmes. « Ce sont des parties manipulées qui tentent de faire déborder notre action afin de justifier la répression », disait un animateur du mouvement. Les manifestants continuaient à scander des slogans hostiles aux pouvoirs publics et à la centrale syndicale, Sidi Saïd en particulier. « Nous travaillons dans des conditions difficiles et nous n’arrivons même pas à nourrir nos enfants. L’argent du pétrole est partagé entre les décideurs et leurs serviteurs zélés, le travailleur est voué à vivre un enfer sur terre », a-t-on ajouté. En début d’après-midi, les travailleurs se sont dispersés dans le calme, se donnant rendez-vous pour dimanche prochain.

Par K. Omar


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14 Commentaires sur cet article

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  • Rédaction
    8 janvier 2010 at 14 h 22 min - Reply

    الخبر 08 جانفي 2010

    إضراب عمال  »سوناكوم » تواصل لليوم الخامس وسيستأنف الأسبوع المقبل
     »سيدي السعيد ذبحنا في لقاء الثلاثية »

    واصل عمال الشركة الوطنية للسيارات الصناعية  »سوناكوم » بالرويبة إضرابهم عن العمل لليوم الخامس على التوالي، حيث تجمّعوا في الطريق الرابط بين الشركة ومدخل مدينة الرويبة في العاصمة، حيث شلّوا المنطقة بالكامل لمدة تزيد عن 7 ساعات، تعرضوا خلالها للضرب من قبل قوات الدرك الوطني التي حاصرت المكان في الوقت الذي توّعدوا فيه باستئناف الإضراب بداية الأسبوع المقبل.
    لا تزال شحنة الغضب تسكن جموع مضربي المؤسسة الوطنية للسيارات الصناعية وعمال المنطقة الصناعية بالرويبة، الذين التحقوا أول أمس بعمال  »سوناكوم » خاصة موظفي شركة  »الأنابيب »، معلنين التوقف الكلي عن العمل ولو تواصل إضرابهم لعشر سنوات مقبلة، لأن انتفاضتهم جاءت بسبب الظلم والتهميش الذي تعرّضوا له خلال السنوات الماضية، ولوقوف السلطات موقف المتفرج على مآسيهم، وحسب ما ذكرته ممثلة العمال، سامية بوجناح، فإن العمال قد تعرضوا إلى إصابات متفاوتة ومنهم من تعرّض لكسور بسبب الضرب الذي تلقوه من قبل قوات الأمن والدرك التي طوقت المكان رغم أن مسيرتهم ـ تضيف المتحدثة ـ من مقر الشركة إلى مدخل مدينة الرويبة كانت سلمية، مضيفة أن العمال تأكدوا بعد الصمت الرهيب للسلطات أن الناطق الرسمي باسم العمال، سيدي السعيد، قد باعهم بثمن بخس وقبض الثمن من قبل الحكومة، خلال الثلاثية الأخير، بسماحه للحكومة منح الفتات لفئة العمال التي تعمل ليلا ونهارا لرفع الاقتصاد الوطني، وهي عبارات رددها الكثير ممن التقيناهم في التجمهر الكبير الذي اكتسح المنطقة واضطر رجال الأمن إلى غلق الطريق بالكامل ومنع مرور السيارات المتجهة نحو الشركة.
    وأكد المحتجون أنه رغم الضرب الذي تعرضوا له، إلا أنهم عاقدون العزم على عدم العودة إلى نقطة الصفر وسيواصلون إضرابهم ولو كلفهم الأمر خسارة أكثر من الخسارة التي جنوها طيلة مسيرتهم المهنية، واتهموا بدورهم الأمين العام للاتحاد الوطني للعمال الجزائريين بالتخلي عنهم، والذي لم يكلف نفسه، حسبهم، تفقد المكان للسماع لانشغالاتهم أو حتى تطمينهم، وهو التجاهل الذي أكد لهم أنه لم يعد هناك اتحاد يدافع عن العمال ويناضل لاسترجاع حقوقهم المهضومة، مرددين:  »لو كان سيدي السعيد ممثلنا فنحن اليوم نعلن سحب ثقتنا منه ».
    من جهة أخرى، أعلن الاتحاد العام للعمال الجزائريين، من خلال بيان تسلمت  »الخبر » نسخة منه، عن عدم مسؤوليته عن الأوضاع التي وصل إليها العمال، مذكرا أنه دافع عن مصالحهم، برفضه غلق المؤسسة التي كانت تتخبط في ديون وصلت قيمتها إلى 62 مليار دينار، وتمويله للصندوق الوطني للاستثمار بمبلغ 11 مليار دينار لإنعاش الشركة، على أن تسدد الديون المترتبة عليها في آجال تصل إلى 20سنة، بالإضافة إلى إلزام المستفيدين من قروض في إطار الوكالة الوطنية لدعم وتشغيل الشباب بشراء منتوجات  »سوناكوم » لفك الخناق عنها وتطويرها.
    وأضاف ذات البيان أن منتجات المؤسسة لا تخضع للضريبة الجبائية، وهذا بفضل المفاوضات التي قام بها الاتحاد مع الجهات الوصية، وهو بذلك أنقذ أكثر من 5 آلاف عامل من البطالة. ونوه الاتحاد، في آخر بيانه، بالبرنامج الذي سطره لتطوير الشركة والدفاع عن مصالح العمال في انتظار قانون خاص للشركة لحماية مصالح عمالها سيجسد مستقبلا.




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  • rachid 2
    8 janvier 2010 at 15 h 01 min - Reply

    Et ce mecontentement se generalise à tout l’Algerie avec une durée indeterminée ce sera la fin du pouvoir ou une exigence de son depart car il n’a fait que trop durer … j’espere que la coupe d’Afrique ne va pas baisser les tensions car Boutesrika et ses felés y comptent beaucoup …




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  • farid
    8 janvier 2010 at 15 h 47 min - Reply

    pourquoi le journal echourouk n’a pas soufler un mot sur cette révolte des travailleurx de la SNVI ?




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  • Slidjak Smaïl
    8 janvier 2010 at 16 h 19 min - Reply

    Plus de 4000 travailleurs sont en grève pour dénoncer la mascarade de ce qu’on appelle la tripartite (régime illégitime + patronat larbin et maffieux + syndicat non représentatif)et aucun « parti » politique ne réagit. La presse en dehors de 2 ou 3 titres, se tait. Le pouvoir, quant à lui, se complait dans sa fuite en avant. Il compte sur la Coupe d’Afrique pour faire oublier aux travailleurs leurs misérables conditions.
    A travers ce mouvement syndical, même isolé, apparait l’Algérie réelle des travailleurs opprimés face à l’Algérie virtuelle des faux politiques et des faux syndicats décoratifs.
    Le jour viendra, et il est très proche, où l’Algérie réelle balayera l’Algérie des marionnettes et des illusions.




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  • EL Houari
    8 janvier 2010 at 16 h 41 min - Reply

    Voici un des fleurons de l’industrie algérienne qui vient à peine d’être sauvé de la liquidation. Et le pouvoir que fait-il dès la première revendication des travailleurs. Il réagit par la force.

    Le réveil des travailleurs des industries signifie la limite de l’acceptation de l’appauvrissement commandé de peuple Algérien.

    Aujourd’hui les travailleurs n’ont pas besoin de l’UGTA pour s’organiser et demander leurs droits, ce mouvement va s’étendre à tout le pays, si le pouvoir ne décide pas d’urgence de réagir.

    Les autres acteurs vont les rejoindre les enfants feront le reste et nous vivrons un 88 bis, mais cette fois-ci avec une meilleures organisation de l’acte déjà vécu.

    Il est certain que les clans du pouvoir vont s’entre-tuer pour en tirer profit de cette situation. Qui en sortira vainqueur ? Souhaitant pour une fois que le peuple ira jusqu’au bout pour jeter à la mer tous ces Harkis de nouvelle génération.




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  • bouyilès.
    8 janvier 2010 at 17 h 46 min - Reply

    Curieusement il y a trés peu de réactions sur des sujets aussi sensibles.Or le changement ne peut venir que de ce genre de protestations.On philosophe à longueur de commentaires sur les questions identitaires trés porteuses,sur les langues et l’islam des arabistes endormeurs et leur egyptiâneries et on met de coté les problèmes des algériens et de leur mal-vie.Les 15000 dinars adoptés par une tripartite de kabylo-serviteurs d’un régime à bout de souffle et toute l’économie d’un pays réduite à néant doivent constituer les sujets prioritaires de discussion.Arrêtez ces articles qui ne font que chauffer le bendir des excités sur ce site.Sinon vous en deviendrez les complices des différentes dépravations dans ce pays.Ne le prenez surtout pas pour un conseil,je sais que vous êtes majeurs et vaccinés et que vous n’êtes pas nés de la dernière pluis.Par contre les laissés pour compte,comme nous,si.




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  • liberté
    8 janvier 2010 at 18 h 18 min - Reply

    @ farid,

    Parceque Echourouk est un journal du DRS de Tewfik Madiene général Algérien du viol,vol,repression,assassinats et hogra.

    ==============================
    Je ne suis pas un adepte de ce quotidien, mais par honnêteté, je dois dire qu’il a publié un article sur cette révolte des travailleurs (en amplifiant, comme toujours, les faits).
    http://www.echoroukonline.com/ara/national/46589.html

    Salah-Eddine




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  • boreal
    8 janvier 2010 at 20 h 04 min - Reply

    Ce mouvement doit être soutenu, un mouvement de solidarité sous forme de débrayages des travailleurs de l’industrie et aussi des personnels de la fonction publique doit se mettre en place. Il faut dénoncer l’utilisation de la force contre des manifestants qui défendent simplement leurs droits. Après la victoire des syndicats de l’enseignement, a-t-on peur que ça fasse tache d’huile et que ça se répande à d’autres secteurs de l’économie. Le pouvoir s’enferme dans une logique de violence chaque jour un peu plus.




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  • salmi
    8 janvier 2010 at 21 h 07 min - Reply

    Je souhaite vivement que les travailleurs de la SNVI et du complexe de rouiba ne seront pas seuls à protester et que l’ensemble des travailleurs algeriens rejoindront leur frères dans cette révolte.Nous savons tous que les problèmes de l’algerie ne sont pas uniquement ceux des travailleurs du complexe industriel de rouiba mais consernent l’ensemble des algeriens.j’ai été decu de l’arrêt de la grève illimité dans le secteur de l’enseignement car d’une part le gouvernement avait augmenter les prix et d’ autre part il n’a pas tenu ses promesses. Ce gouvernement ne pourra pas tenir ses promesse même s’il aurait la volonté pour cela, parce que il a des engagement internationaux qui representent simplement une trahison des algeriens. La veritable solution est dans tous les esprits il faut que ces pseudo-dirigeants quittent le pouvoir. Pour cela il faut que le pays s’arrête et il doit s’arrêter serieusement jusqu’à leur départ que nous souhaitons de tous nos coeurs.




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  • Si Tchad
    8 janvier 2010 at 23 h 04 min - Reply

    Je me demande si la travailleuse-senatrice Louisa Hanoune, amie de Ouyahia et de Said Essindika va crier au complot externe contre le prolerariat….Je ne vois pas ce qu’elle pourrait dire d’autre…

    C’est la chuuuuuteuuuuu finaaaaleuuuu!

    Si Tchad




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  • Koulou
    9 janvier 2010 at 1 h 20 min - Reply

    C’est l’occasion ou jamais de continuer cette grève jusqu’à mettre ces responsables sous les vérrous ou qu’ils quittent à tout jamais le pays comme des rats.Le gouvernement est en train d’agoniser,c’est le moment ou jamais de lui assénir le coups de grace. Il ne faut pas entrer dans leurs jeu ses enfoirés d’irresponsables même s’ils proposent des changements qu’ils n’honorerons jamais,il n’y a qu’a voir ce qui s’était passé avec le personnel de la santé et les enseignants à qui ils avaient promis des changements qu’ils n’ont jamais tenu. Ils sont en train de pousser ou d’annuler systématiquement tous les engagements pris dans ce sens. ALORS UNISSONS NOUS POUR TOUJOURS AFIN D’ÉLIMINER À JAMAIS CETTE VERMINE QUI GANGRÉNE LE PAYS.




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  • Rédaction
    9 janvier 2010 at 13 h 10 min - Reply

    COMITE NATIONALE DE SOUTIEN
    AUX TRAVAILLEURS ALGERIENS
    Maison des syndicats
    Rue d’ eloued la glacier
    Bachdjerah
    COMMUNIQUE N° 03

    Nous assistons ces derniers jours à une reprise de la contestation sur tout le territoire national et dans tous les secteurs d’activités. Outres les protestations du secteur de la fonction publique, fief connu et incontestablement reconnu des syndicats autonomes, nous assistons à l’extension du phénomène dans le secteur économique. Sous représenté et parfois sans représentation, les travailleurs continuent de subir les contrecoups d’un pacte social sans impacte social, conclue entre un partenaire voulu représentant exclusif des travailleurs et un pouvoir sans perspectives sociale dont le seul outil de dialogue reste la répression.

    Le CNSTA dénonce la répression subie par les travailleurs de la SNVI, suite à leur tentative de marcher pacifiquement pour faire connaître leurs doléances et exprimer leur démarcation d’une tripartite qui les a trahis.

    Le CNSTA dénonce le recours des autorités algériennes à des tripartites consacrant la pluralité patronale et déniant aux travailleurs sa représentation pluraliste. La tripartite dans le sens de l’organisation internationale du travail est un dialogue entre les représentants des employeurs et dont le gouvernement n’est qu’un facilitateur.
    La loi de finances 2010 qui consacre 100Milliard de Dinars pour le relèvement du SNMG et 130 Milliard de Dinars pour le régime indemnitaire avant même la tripartite rend compte des marges de manœuvres de cette dernière. L’asservissement de cet espace de dialogue marque le non sens d’une concertation en l’absence de véritables représentants des travailleurs.
    L’absence de représentativité de la tripartite accentue le faussé entre les bases travailleuses et les directions asservies et caporalisée.

    Le CNSTA appelle le gouvernement à entamer un dialogue social sérieux, serein et réaliste dans un cadre pluraliste dans l’intérêt du monde du travail et du pays. Les manœuvres qui tendent à contourner la véritable représentation syndicale engendreront à court terme des perturbations dont les conséquences sont incontrôlables sur la stabilité sociale.
    Sur un autre registre les lois sociales en vigueurs sont régulièrement piétinées par des employeurs Algériens et Etrangers. Des secteurs de l’économie algérienne sont ainsi livrés à des entreprises nationales et étrangères ou le travailleur algérien est réduit à l’état d’esclave dans son propre pays, en violation des lois du travail et un mutisme complice du pouvoir algérien.

    Le CNSTA dénonce cette passivité incompréhensible et injustifiée des autorités algériennes devant les violations récurrentes des lois de la république et l’asservissement programmé des travailleurs du sud Algerien.

    Le CNSTA soutien les travailleurs de la SNVI, de British Gas, de Eurest Compas de la SNC Lavalan et exige la prise immédiate du problème de Mme MEHDI Meyam par les autorités algériennes garante de l’application des lois de la république.
    Le CNSTA œuvre pour l’instauration d’une Algérie démocratique et sociale avec le concours de tous, dans le respect de la loi.
    P/LE COMITE

    Dr T/ BESBAS




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  • babelouedcity
    10 janvier 2010 at 2 h 07 min - Reply
  • BRAHIM
    13 janvier 2010 at 10 h 06 min - Reply

    Dans une interview récente qu’il a donné à un quotidien national après les grèves qui agitent le pays, Sidi Saîd m’a fait vraiment beaucoup de peine. Je n’ai pas dormi plusieurs nuits à cause de la misère psychologique qu’on lui fait subir. Voici ce qu’il a répondu à certaines questions du journaliste : « MOI, ABDELMADJID SIDI-SAÏD, JE N’AI JAMAIS ETE EDUQUE NI FORME DANS LA CULTURE DE LA DESTRUCTION. MA GRANDE FAMILLE M’A TOUJOURS APPRIS A PORTER SUR LE DOS LES AFFRES DE L’EXISTENCE, MAIS EGALEMENT A VEILLER, TOUJOURS, A FAIRE DU BIEN, QUELLES QUE SOIENT LES DIFFICULTES. DONC FAIRE DU BIEN POUR MON PAYS EST POUR MOI UNE FIERTE INCOMMENSURABLE. » Et plusieurs fois le pauvre, il s’en remet à Dieu. Je vous donne quelques incantation qui m’ont beaucoup touché : « IL N’Y A QUE DIEU QUI PUISSE ME DEFENDRE ». « JE TIENS A LE DIRE DEVANT DIEU ET LES HOMMES ». Franchement c’est injuste de torturer cet homme d’une grande probité et d’une grande conscience syndicale. !!!!!!!!!!!!!!!!




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  • Congrès du Changement Démocratique