Édition du
23 July 2017

من القمع على الطريقة الستالينية إلى الإرهاب على الطريقة التونسية

د/ فخار كمال الدين                          غرداية يوم: 09 جانفي  2010

كاتب ومناضل من أجل الديمقراطية

وناشط في الدفاع عن حقوق الإنسان


يستمر جهازي الأمن والعدالة في غرداية إرهابه المتواصل وبدون هوادة ضد الناشطين الحقوقيين والمعارضين السياسيين، فغدا الأحد 10 جانفي 2010، يمثل أمام محكمة غرداية الدكتور فخار كمال الدين الذي يواجه أربعة تهم في قضايا مختلفة في يوم واحد والذي هو ربما رقم قياسي وطني وحتى دولي !!

حيث تأقلم النظام وطور وسائل القمع وتكميم الأفواه، فمن  القمع على الطريقة الستالينية التي تتميز بالاغتيالات السياسية والتصفية الجسدية ضد المعارضين، أو رميهم في أحسن الأحوال في السجون وهذا بتلفيق تهم تتعلق بالمساس بالأمن العام أو تهديد وحدة الوطن و..و… تحول اليوم إلى الإرهاب على الطريقة التونسية (الملائمة لعصر الديمقراطية وحقوق الإنسان والعولمة) حيث ينفذ في مرحلة أولى مواطنون ينشطون في فلك السلطة الأوامر وهذا بتوجيه اتهامات خيالية بدون أي سند أو دليل إلى الناشطين الحقوقيين والمعارضين السياسيين حسب الطلب، ثم يتكفل جهازي الأمن والعدالة بالمرحلة الثانية وهذا بتكييف القضايا وتوجيه التهم ثم إصدار أحكام خيالية ليدخل بعدها المناضل في متاهة أروقة العدالة وبيروقراطيتها!!

وهكذا يجد المناضلون  في ولاية غرداية أنفسهم متابعين في عشرات القضايا التي تستدعي تنقلات إلى المحاكم وبعد الاستئناف إلى مجالس القضاء وعند الأخذ بعين الاعتبار عدد التأجيلات الممكنة، يترجم عدد القضايا إلى مئات الساعات من الانتظار الممل والترقب في قاعات المحاكم، وأحيانا تتابع القضايا وتتداخل تواريخها، نظرا لعدم التبليغ المطلق (للمتهم) عن الجلسات وتواريخها فتصدر غالبا أحكام غيابية ضدهم!!

وبهذه الطريقة الخبيثة والدنيئة يضطر كل معارض سياسي أو ناشط حقوقي أو نقابي حر أو صاحب قلم نزيه إلى تكريس نفسه وكل وقته وجهده في تفرغ كامل، لمتابعة الإجراءات وحضور الجلسات وفي توتر مستمر من صدور الأحكام وتبعاتها وهكذا لا يبقى له الوقت للنضال والمطالبة بالحقوق وكشف الحقائق للمواطن في غرداية !!

  • هل هذا هو الغرض المنشود من هذه الممارسات ؟

  • هل هذا هو دور جهازي الأمن والعدالة في دولة عصرية ديمقراطية !؟

  • إلى متى ستستمر مثل هذه الممارسات والخروقات المشينة والمسيئة لسمعة الوطن؟

وبهذه المناسبة نوجه النداء إلى كافة المواطنين والصحافيين والنشطاء الحقوقيين إلى حضور عينات من هذه المحاكمات (كل يوم أحد في محكمة غرداية وكل يوم الاثنين في مجلس قضاء غرداية) لمعاينة ومتابعة هذه القضايا ومن ثم كشف الحقيقة وتعرية وفضح مثل هذه الممارسات للرأي العام الوطني والدولي وخاصة لدعم ورفع الحصار والغبن عن المناضلين والحقوقيين والنقابيين وأصحاب الأقلام الحرة في غرداية والرفع من معنوياتهم.

الامضاء

د/فخار كمال الدين


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6 Commentaires sur cet article

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  • radjef said
    9 janvier 2010 at 15 h 34 min - Reply

    Bonsoir tout le monde. Ma solidarité aux militants de Ghardaia. Cher Kamel, nous avons la justice la plus imbecile de l’univers. Si on devait un jour attribuer la palme de l’imbecilité, elle reviendrait haut la main à la justice algérienne…Imaginez un procureur qui demande à un plaignant de ramener l’extrait de naissance de son adversaire ecouté plus d’une fois par les services de la gendarmerie et de la police…Imaginez un avocat qui demande à un ecrivain public de lui rediger une lettre…




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  • Yacine
    9 janvier 2010 at 16 h 53 min - Reply

    إنها فعلا صيغة جديدة إهتدت إليها الدولة الجزائرية كي تقمع بها الأحرار والأصوات المنادية بالعدل و الدمقرطية، و في نفس الوقت تتفادى تنديدات و إستنكارات المجتمع الدولي.

    Pour abonder dans le meme sens que Rajef Said, j’ai lu des histoires completement incroyables sur les tribunqaux algeriens.

    Une fois, c’est une juge qui interrompe un jugement pour aller allaiter son bebe. Une autre fois le juge , devant un public incredule, demande au prevenu « qui va gangner le match l’Algerie ou l’egypte ». Voila a quel niveau d’inconscience et de delabrement est arrivee notre justice sans parler bien sur des juges du telephone.




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  • Adel
    9 janvier 2010 at 17 h 47 min - Reply

    Aucun individu, aussi courageux et intègre soit-il, ne peut seul faire face à un État au service d’une oligarchie corrompue. Seule la mobilisation de la masse du peuple peut l’obliger à reculer.




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  • Mohand Tahar
    9 janvier 2010 at 22 h 19 min - Reply

    Il n’ya aucun doute que ce qui se passe à ghardaia est un GENOCIDE INTELLECTUEL que le régime dictatorial fasciste et sans pitié est entrain de pratiquer sur une population libre et c’est ce même régime qui n’a pas hésité à tuer, à torturer et à faire disparaître des dizaines de milliers de personnes pour atteindre leur but qui est celui de faire taire ces consciences libre afin de dichotomiser le peuple algérien et maintenir ainsi un système politico-militaire illégitimement, l’absence d’un gouvernement représentatif, d’un état censé nous protéger contre l’arbitraire et la personnalisation du pouvoir d’un autre âge, ont fait de notre pays, un pays malade, qui ne présente aucune crédibilité au niveau international, ce terrorisme ; associé à cette pane démocratique ont permis plusieurs génocides ; économique et politique fruit de cette dictature politique et économique qui fient imposé dans notre pays d’une manière sauvage , Qui des Algériennes ou des Algériens n’a pas de doute sur la légitimité du pouvoir en place et qui n’a pas compris ces calcul machiavélique ? Qui au monde entier ne connaît pas notre réalité sociologique et politique ? A quand un pouvoir légitime en Algérie ? Dans un processus électoral qui sera comme seul mode de transmission du pouvoir politique et tiendrai en compte de l’opposition comme un acteur de la scène politique ? Il nous faut régler le problème de légitimité dans notre pays pour espérer une vie digne, car l’Algérie n’a pas besoin d’un sauveur mais d’institution démocratique capable de garantir les droits politiques aux citoyens, a cet effet Il faut trancher le noeud gordien qui lie le personnel militaire et le pouvoir politique pour espérer régler ce problème qui est mère de tous les autres problèmes auxquels le citoyen est confronté, et NOS CONCITOYENS de ghardaia nous ont fait la preuve dans leur combat démocratique contre ce régime terroriste qui instrumentalise politiquement toutes les institutions pour mater toute force autonome émergente, et cet exemple doit être suivi par toutes celles et ceux qui se sentent appartenir au peuple algérien et travailler ensemble pour aboutir à un consensus qui va permettre de se réunir afin de réussir à instaurer de solides bases démocratiques pour les futures générations.




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  • BOUKEZOUHA abdelouahab
    10 janvier 2010 at 13 h 07 min - Reply

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    Monsieur Kamel Eddine Fekhar a donné une interview au journal électronique « Tout sur l’Algérie » le 18 décembre 2009 dans laquelle il déclare parlant de sa relaxe (je cite) :

    « (…) C’est une grande victoire pour le combat que nous menons pour la reconnaissance officielle du rite ibadite, de notre culture et de notre langue et de notre citoyenneté. »

    Je croyais que M. Fekhar, Secrétaire national du FFS, et ses camarades du M’zab menaient plutôt un combat pour la laïcité, position traditionnelle et officielle de son parti.

    La direction du FFS cautionne-t-elle ces propos ? Il faut rappeler, ici, à M. Fekhar que le kharidjisme dont l’ibadisme est une obédience appartient, jusqu’à preuve du contraire, à l’Islam que l’Etat reconnaît comme sa religion officielle. L’Etat algérien ne reconnaît pas, contrairement à ce que M. Fekhar et ses camarades du FFS revendiquent, le sunnisme avec quatre rites ou écoles (malékisme, hanbalisme, chaféisme, hanéfisme) et le chiisme avec sa principale école juridique, le dja ‘farisme.

    Militant du FFS, M. Fekhar lutte-t-il pour un système confessionnel comme cela est le cas du Liban dont nous connaissons les incessantes guerres civiles entre maronites, druzes, chiites et sunnites ?

    Pourquoi alors ne reconnaître que l’ibadisme ? Il faut reconnaître officiellement toutes les confessions qui existent en Algérie ? Bien que infiniment minoritaire aujourd’hui, le judaïsme qui fut une pratique religieuse autochtone comme le catholicisme qui a aussi une présence millénaire dans notre pays d’autant qu’il compte une communauté de près de 15000 personnes doivent être officiellement reconnus.

    Le soutien explicite ou implicite apporté par le FFS à la revendication de M. Fekhar et ses camarades d’officialiser l’ibadisme en Algérie obscurci les positions du Parti de Saïd Farhi et laisse penser que derrière la laïcité qu’il met en avant, le FFS vise en réalité la confessionnalisation de l’Algérie ?

    Cette position ne peut, hélas, qu’exciter les querelles entre sunnites et ibadites de la région comme cela fut le cas, à l’époque coloniale, avec le chiekh Tfeyyech qui refusait l’entente qu’avait scellée cheikh Abdelhamid Ben Badis et Cheikh Brahim Bayyoud pour promouvoir l’islahisme (réformisme) dans le cadre de l’Association des Oulama Musulmans d’Algérie dont le grand cheikh mozabite était le trésorier adjoint.

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  • boreal
    10 janvier 2010 at 13 h 54 min - Reply

    Ce problème est politique avant d’être une revendication d’ordre culturel ou identitaire.

    Revendiquer, faire valoir ses droits, se faire entendre en manifestant ou en faisant grève… sont des formes d’expression normales, en tous cas dans les pays où il existe des institutions, des règles de droit et des recours qui permettent aux citoyens de s’exprimer démocratiquement.
    Dans notre pays, ces institutions garantes du bon fonctionnement de l’Etat dans les domaines régaliens et en premier lieu desquels la justice ne jouent pas leur rôle. La liberté d’expression et d’association ne sont pas garanties ni respectées.
    Pouvoir exprimer un avis ou défendre des idées doit se faire dans un cadre démocratique. C’est ce qu’on appelle l’état de droit. Et c’est là où précisément notre système montre d’énormes carences.
    Carences qui dans l’esprit des Algériens sont renforcées par l’absence de légitimité. Ce système devient alors générateur de facteurs de risques et d’instabilité politique qui, à terme, ne feront qu’aggraver la crise de confiance entre le pouvoir et le peuple. Cette zone d’instabilité et de risques que notre pays traverse ne fait que s’amplifier par la sourde oreille qu’oppose le pouvoir aux appels pressants de la population.

    Pour revenir au cas du Dr Fekkhar, citoyen et militant d’un parti politique, qui a des revendications culturelles et cultuelles et qui veut faire valoir ses droits. Quoi de plus normal ! Sauf que cette histoire prend des proportions qu’on connait à cause précisément de l’absence de liberté d’expression. Si ce monsieur défend la reconnaissance d’un courant religieux, il en a le droit. Maintenant, l’Islam a été inscrit dans notre constitution comme religion d’Etat sans pour autant empêcher tel ou tel rite de s’exprimer. Les Ibadites, que je sache n’ont jamais été empêchés d’exercer. Mais c’est la réponse qu’oppose le régime à des questions qui au demeurant peuvent être légitimes qui pose problème. Répondre par l’emprisonnement, l’opprobre et l’humiliation n’augure rien de bon. Seul un débat démocratique et ceci quelque soit le sujet (n’ayons pas peur !) peut nous permettre de mettre fin à cet état permanent de guerre civile qui consiste à envoyer la troupe à chaque fois qu’un problème est soulevé. Dans cette situation, ce qui est recherché par le pouvoir, ce n’est pas la résolution de problèmes ou la réponse aux préoccupations des citoyens sur tel ou tel sujet mais de garder le statut quo et la défense des privilèges de la nomenclature au pouvoir.




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  • Congrès du Changement Démocratique