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25 July 2017

La Blague du jour : Alger porte plainte contre Washington !!!

L’AMBASSADEUR ALGÉRIEN SAISIT LES INSTANCES DE LA SÉCURITÉ AÉRIENNE US


Par : Mounir Boudjema, Liberté, 10 janvier 2010

Le 7 décembre 2009, le ministre algérien des affaires étrangères, Mourad Medelci, a été soumis à un contrôle assez humiliant en arrivant à Washington. Un prélude de la mesure américaine incluant l’Algérie dans la liste des pays ayant des passagers “à risques”.

Pourtant invité par la secrétaire du département d’état américain, Hilllary Clinton, qui l’attendait le lendemain pour des entretiens diplomatiques, Mourad Medelci était loin de se douter du traquenard qui l’attendait à l’aéroport Dulles de Washington D. C. Des agents zélés de l’administration de l’émigration ont tenté d’appliquer une procédure bête et féroce sur un ministre de souveraineté algérien, en dépit des élémentaires règles et usages diplomatiques. Éclats de voix, protestations et échanges peu courtois dans l’enceinte de l’aéroport entre la délégation algérienne et les agents américains, avant que les officiels américains informent le protocole de l’aéroport du caractère officiel du déplacement de la délégation algérienne.
Cet incident aurait pu être banal du moment que d’autres ministres, notamment cubains ou vénézuéliens ou encore le sénateur Ted Kennedy en personne, avaient eu affaire à la tatillonne administration qui contrôle la sécurité des aéroports. Mais la publication de la liste du 4 janvier 2010 incluant l’Algérie dans le cercle fermé des pays à risques, dont les ressortissants devaient subir des contrôles poussés, nous fait craindre une prise de position politique américaine envers l’Algérie.
Cette mesure n’a pourtant pas provoqué l’ire des autorités algériennes qui se sont montrées fort discrètes pour réagir à ce nouveau diktat sécuritaire de Washington. À l’inverse du Nigeria et de Cuba, qui ont exigé à ce que leur pays soit retiré de cette liste affligeante où notre pays côtoie l’Afghanistan et le Yémen, Alger n’a pas officiellement protesté.
Aux dernières nouvelles, Liberté a appris de sources diplomatiques que l’ambassadeur d’Algérie à Washington, Abdellah Baali, a été instruit par le MAE algérien de déposer une plainte contre l’administration américaine pour “discrimination”. Cette plainte a été déposée au niveau du TSA (transport security administration), organisme américain qui gère la sécurité aérienne et des aéroports américains. Le même organisme qui a été saisi par la Maison-Blanche afin de faire appliquer ces nouvelles mesures draconiennes contre des pays, dont l’Algérie.
En attendant l’examen de la plainte algérienne qui pourrait déboucher au mieux à la révision de cette liste et au retrait de l’Algérie de cette catégorie de pays stigmatisés, les observateurs s’interrogent sur le bien-fondé de la décision américaine.
Car en examinant de plus près les déclarations officielles américaines de ces dernières semaines, Alger était loin, mais très loin, d’envisager un scénario aussi peu honorant à son égard.
En effet, lors des entretiens Clinton-Medelci en question, la secrétaire d’état a salué la large “concordance des points de vue” en matière de lutte antiterroriste entre Alger et Washington. Mieux, Medelci enchaînera par la suite des entretiens avec la crème de la sécurité américaine comme Antony Blinken, conseiller du vice-président pour les Affaires de sécurité nationale, la Maison-Blanche, le général James Jones, conseiller du président Barack Obama pour les Affaires de sécurité nationale, ou Daniel Benjamin, coordonnateur pour le contre-terrorisme au département d’État.
Juste en novembre 2009, le général William E. Ward, commandant de l’Africom, s’épanchait à Alger, devant le président Bouteflika ou le ministre chargé de la défense, Abdelmalek Guenaïzia, sur la qualité et l’engagement de l’Algérie dans la lutte antiterroriste au niveau mondial, maghrébin et sahélien. Avant lui, les nombreuses délégations américaines ne tarissaient pas d’éloges sur l’expertise antiterroriste algérienne. Le MDN croulant même sous les propositions incessantes du Pentagone afin qu’il envoie les officiers de l’ANP bénéficier des stages de formation dans les plus prestigieux camps d’entraînement de l’armée américaine afin d’y échanger les expériences dans la manière de lutter contre Al-Qaïda.
Tout cela est tombé comme un château de cartes le 4 janvier, à l’annonce intempestive du département américain à la Sécurité intérieure du classement de l’Algérie dans la liste “noire” des pays à risques. La question lancinante est : est-ce une méconnaissance totale et l’amalgame de l’administration Obama des pays à potentiels risques ou est-ce une démarche politique voulue qui risque d’achever tout espoir de coopération sécuritaire avec les États-Unis ?


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9 Commentaires sur cet article

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  • djamel akbaily
    10 janvier 2010 at 15 h 51 min - Reply

    je suis mort de rire et qui c le juge qui vas prendre en charge cette plainte, yakhi bladna yakhi de plus en plus hillarant.




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  • adel133
    11 janvier 2010 at 1 h 50 min - Reply

    l’Algérie du million et demi de martyrs et de la plus glorieuse révolution du 21ème siècle a bien accepté sans rougir de rejoindre le club infame des dictatures arabes le 9 avril 2008 et faire ainsi partie des pays nains.
    on peut se faire bastonner,tuer et emprisonner pour un oui ou un non dans ce pays de non droit.
    alors,se faire palper aux frontières des états unis n’a rien de dégradant pour nous,car nous venons d’une république bananière dont les bananes sont pourries.




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  • dib
    11 janvier 2010 at 1 h 56 min - Reply

    bien fait pour sa gueule. ces minables dirigeants algeriens se frottaient les mains en croyant que seuls les algeriens modestes allaient se faire humilier . C est difficile d imaginer à quel point ils sont meprises travers le monde. meme l egypte l un des pays les plus arrieres du monde se permet d insulter le pays . Ces minables s imaginaient qu en fermant leur gueules en acceptant d etre sur la liste des terroristes ils seraient exemptes de fouille.
    et cet imbecile d ambassadeur qui depose une plainte contre les USA.




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  • ilyes
    11 janvier 2010 at 20 h 18 min - Reply

    Le 7 décembre 2009, le ministre algérien des affaires étrangères, Mourad Medelci, a été soumis à un contrôle assez humiliant en arrivant à Washington.
    —————————————————-
    Mais la publication de la liste du 4 janvier 2010 incluant l’Algérie dans le cercle fermé des pays à risques, dont les ressortissants devaient subir des contrôles poussés, nous fait craindre une prise de position politique américaine envers l’Algérie.
    —————————————————
    Je ne défends personne, mais je pense qu’il y’a une confusion de dates, presque 1 mois après son voyage que la mesure a été appliquée.




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  • a.larbes
    12 janvier 2010 at 0 h 23 min - Reply

    Apres l’egypte qui nous a carrement reduit a de p’tits minables avec les insultes et la chasse a l’Algerien, en voila les Amerlocks de se mettre au diapason, the TSA(Transportation Security Administration)ont certainement pris du plaisir a tatonner les fesses du chef de la diplomatie Algerienne a DC…que reste t-il a l’Algerie?
    rien…le nif est tombe de si haut et pouf!!! desintegre.
    Maintenant que le Malawi vient tout juste de nous botter le c…. en assommant l’EN 3-0…le pauvre Algerien va surement rentrer chez lui, tirer les rideaux, eteindre les lumieres et prier pour des jours meilleurs.




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  • reda
    12 janvier 2010 at 17 h 03 min - Reply

    Le comble de tout ca c est que notre ministre se pensait exampte du privilege de la fouille, en plus il n a pas benificie de la faveur protocoliare et le surlendemain il va rejoindre Mme clinton pour lui dire que l algerie est une republiuqe democratique et populaire. Mais au court ou en ai le dollar face au dinars « elreukhss » vaut la peine. N est ce pas mr le ministre?




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  • h’mida
    12 janvier 2010 at 18 h 29 min - Reply

    C’est excellent que ce régime porte plainte. Il n’y a pas mieux pour focaliser l’attention sur lui et allumer les projecteur sur son ineptie. J’aurai payé pour voir ce tocard et incompétent de Medelci se faire tancer…je dis incompétent en le citant d’ailleurs. C’est ce qu’il avait clamé alors ministre des finances, devant la cour de Blida. @ ilyes peut être que les USA ont mis l’Algérie sur leur liste une fois qu’ils aient eu affaire à ce demeuré de ministre lol.




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  • Jeff
    15 janvier 2010 at 0 h 22 min - Reply

    Pour une blague, c’est la blague de l’année 2010. Le ministrion veut se la jouer souverainiste alors qu’une autre affaire grave dépendant de son ministère a été sciemment laissée passer inaperçu. C’est la perquisition musclée par l’armée US de l’ambassade d’Algérie à Baghdad violant ainsi le principe immuable de respect d’ex territorialité pour ne pas dire la souveraineté du pays. L’intervention était tellement musclée que les policiers Irakiens chargés de la protection de lieu ont été désarmés et mis par terre. Le porte parole des Marine a évoqué la nature rapide de l’intervention sur la base des informations fiables, des armes et explosifs cachés dans l’enceinte de l’ambassade. Porter plainte sur la violation d’une ambassade d’un État, soit disant souverain, est plus crédible que la mise à nu d’un ministricule chargé de mission minable.




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  • raouf
    8 juillet 2010 at 0 h 03 min - Reply

    c’est claire,c’est la mafia,notre gouvernement est une mafia;alors ce serviteur mérite bien ça,moi il me représente pas,il colle comme la m…. dans un papier,ils collent sur le pouvoir,ils veulent pas laisser les jeunes travailler,75% des jeunes dans la population,des vieillards les commandent;le gouvernement est une maison de vieillesse




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