Édition du
23 July 2017

L'Algérie, pays des miracles, des records…et des binationaux!

L’Algérie a toujours cherché à cultiver l’image du meilleur classement.

Ainsi, après avoir joué avec brio le rôle du borgne au pays des aveugles, et s’être offert les meilleures infrastructures..d’Afrique, en ces années Boumediene, et même la presse la plus libre… du monde arabe après la « démocratisation » du régime, voilà qu’elle se met, aujourd’hui, à mériter les premières places, reconnues ou non, dans de tout autres domaines.

Ainsi, l’Algérie caracole dans le peloton de tête des pays qui se distinguent par leur rang en matière d’accidents de la route, de la plus grande corruption, des atteintes aux libertés publiques et de la presse, du plus long état de siège, du plus grand nombre de torturés, de disparus, d’exécutions sommaires, des plus grands taux de chômage, de harragas, de fermetures d’usines, et autres pôles d' »excellences », comme celui du Parlement le moins représentatif du monde, entre bien d’autres.

Mais le record algérien  le plus impressionnant, et dont le régime se passerait bien,  est celui de premier pays au monde, en matière de binationaux, de loin devant Israël, que tout le monde pensait être en tête.

Il semble, en effet, que l’Algérie, très ombrageuse pourtant pour tout ce qui est de ce genre de considérations, est le pays au monde, qui a le plus grand nombre de citoyens qui possèdent une deuxième nationalité. Il n’existe pas de chiffre officiel, et l’État algérien se garde bien de publier ceux dont il dispose en la matière, pour des raisons évidentes, mais il semble que, selon certains cadrages, celui-ci avoisinerait les 5 millions (tous âges confondus)dont plus de 90% vivraient en France.

Le plus curieux est que ces binationaux ne sont pas tous issus de l’immigration vivrière. Bon nombre d’entre ceux-ci, en effet, provient de milieux aisés, et plus particulièrement des milieux dirigeants.

Ainsi, il y aurait des binationaux, notamment français, et même américains, parmi les proches parents de trois présidents de la République algérienne, des chefs de l’armée et des services secrets algériens, des ministres, des diplomates, des patrons de presse, du plus grand syndicat  et des plus grosses fortunes du pays.

Plus curieux encore, des Ministres de souveraineté, parmi les plus proches du Président de la République, ainsi que toutes leurs petites familles, ont une autre nationalité.

Ceux-ci ne s’en cachent plus, et poussent même la banalité jusqu’à installer leurs familles dans leur « deuxième » pays, qui est en réalité leur premier pays, puisqu’ils y placent les fortunes qu’ils ont amassées en Algérie, qu’ils y ont leurs résidences principales, et que leurs petits enfants, et même leur enfants, ne parlent plus la langue de leurs compatriotes qui sont restés  exclusivement algériens.

Ce phénomène d’acquisition d’une autre nationalité, très mal vu il y a quelques années, et dont on se cachait honteusement, parce que cela était perçu presque comme une trahison, par rapport à la nationalité de l’ancienne puissance coloniale que les Algériens avaient refusé massivement d’adopter, est devenu aujourd’hui le nec plus ultra de la réussite sociale. Même les islamistes, qui évoquaient il n’y a pas longtemps, l’obligation canonique de ne pas vivre dans un pays dirigé par des « mécréants »  se ruent, pour nombreux d’entre eux, dans cette opportunité du jour.

Comment expliquer ce phénomène ?

Laissons les Algériens eux-même répondre à cette question !

D.Benchenouf


Nombre de lectures : 28572
92 Commentaires sur cet article

LAISSER UN COMMENTAIRE

*

*

  • fess
    14 janvier 2010 at 14 h 57 min - Reply

    Salam
    Ma seule reponse a cette question(je parlerais seulement pour les pauvres gens )que c’est une benediction d’ALLAH car cela leur donne la possibilite de voire d’autres horizons et quand je dis horizons je m’explique:je ne parle pas d’autres pays mais de bien-etre et surtout de securite(rahate el bal).ce qui n’est plus possible dans notre chere Algerie.
    voila pour la plupart c’est une fenetre vers le meilleurs quand on sait quoi en faire(avantage pour etudier,travailler et surtout apprendre…)




    0
  • El Houari
    14 janvier 2010 at 15 h 28 min - Reply

    Mr Benchenouf vous aborder un sujet des plus délicat concernant l’Algérie d’après l’indépendance.
    Deux questions surgissent à la lecture de votre article:
    1- Pourquoi un binational
    Pour vivre a l’extérieur de son pays d’origine et bénéficier des mêmes avantages que les nationaux du pays hôte.
    2- A qui profite ces doubles nationalités des Algériens dont une partie au pouvoir dirige l’Algérie, la réponse est simple selon les chiffres que vous avancez 90% Algéro-français. Ne peuvent que profiter à la France, pour protéger son ancienne colonie.

    Ces hérités colons de nouvelle génération, son plus ingénieux que leurs aïeux colons, ils ne prennent pas de risque, ils investissent comme vous le dites dans le pays hôte tous ce qu’ils peuvent prendre a leur famille d’origine pour éviter la faille a leur hôte.

    Mais l’histoire rappelle quant n’est jamais a l’aise que chez soit. Ainsi ces pilleurs reviendront toujours ce faire enterrer dans la terre Algérienne, cette terre généreuse qui les accueillera une dernière fois pour les recouvrir a jamais.

    La France a su choisir ceux à qui elle offrira le passeport de la servitude. Ils ne seront jamais l’égal, mais toujours les serviteurs.




    0
  • Said Salombi
    14 janvier 2010 at 15 h 50 min - Reply

    Chers DB et S-E-D,
    Puisque dans l’Algérie de Bouteflika, la corruption est
    devenue la constante nationale la plus constante et la
    plus non-négociable de toutes, je propose qu’il y ait une rubrique « constante » sur LQA pour répertorier les articles de presse correspondants. Je propose le titre de la rubrique: « SOS-Corruption-Fassad ». Je commence par cet article de ce jour:
    ***********************
    Liberté, 14.01.2010:
    Il a été entendu par la justice
    Le P-DG de Sonatrach sous contrôle judiciaire
    De sources concordantes, le président-directeur général de Sonatrach aurait été entendu par le procureur près le tribunal de Bir-Mourad-Raïs. Les faits qui lui sont reprochés seraient la passation de nombreux marchés de gré à gré, qui seraient monnaie courante, affirment ces sources, citant un rapport de l’IGF.
    Par ailleurs, les mêmes sources ajoutent que les deux fils de l’ancien patron de la compagnie pétrolière nationale seraient mis en cause et seraient sous mandat de dépôt.
    Un intérimaire, en la personne du vice-président chargé de l’activité Aval (transformation des hydrocarbures : raffinage, liquéfaction de gaz, pétrochimie) aurait été installé par le ministre de tutelle, avant son départ sur Tamanrasset. Il s’agit de Abdelhafid Feghouli, originaire de la région de Tiaret, qui avait occupé les fonctions de directeur général de Naftec, puis celles de DRH du groupe Sonatrach, avant d’être promu au poste de vice-président. Il est à rappeler que M. Meziane a été nommé patron de Sonatrach après le décès de M. Khan et qu’il occupait le poste de directeur général des hydrocarbures au sein du ministère de l’Énergie et des Mines et était considéré comme l’homme de confiance du ministre. Il n’en demeure pas moins que ces personnes restent présumées innocentes tant qu’un jugement définitif n’est pas rendu contre elles.
    ****************

    S. Salombi

    ========================
    Très bonne idée. La matière ne manque pas. Nous demandons à notre cher webmaster Samir de nous caser cette rubrique sur le site s’il y a de la place. Merci pour votre proposition.
    La Rédaction




    0
  • bouyilès.
    14 janvier 2010 at 16 h 25 min - Reply

    Ce phénomène de reniement de ses origines et très significatif et doit faire l’objet d’études par des sociologues et autres spécialistes des sciences humaines et du comportement des individus.En tout cas l’algérien sort de l’ordinaire et le chiffre des 5 millions est effarent.Le phénomène n’est pas nouveau non plus.Il est séculaire et beaucoup de berbères présentant ce complexe original ,il faut le dire,se sont fait un plaisir de s’attribuer une identité autre que celle qu’ils portaient à l’origine par le seul fait qu’ils se soient un tant soit peu émancipés et dans le seul but de dominer et de narguer leurs frères non encore parvenus .Cet exemple soulevé par l’auteur de l’article est une thèse qui peut expliquer le pourquoi de l’état actuel de cette partie du nord de l’Afrique et les transformations subies tout au long de son histoire.L’homme Amazigh se déteste et déteste profondément l’image que lui renvoie son frère,même si ce prétendu frère est parfois d’origine arabe.Ce n’est qu’un point de vue tout de même.Mes frères Algériens que j’aime bien du fond du coeur peuvent avoir un avis différent que je comprendrais parfaitement.Assegwas ameggaz.

    ==========================
    Si je partage votre point de vue sur la première partie de votre commentaire sur la nécessité d’une étude approfondie de cette question de la binationalité (plus particulièrement chez l’ancien colonisateur) que se plaisent à « acquérir » certaines de nos « élites », chose qui était hier une honte pour nos parents qui parlaient de « M’tourni », par contre je ne partage pas la 2e partie concernant « le complexe original des berbères ». Je ne sais ce que vous entendez par « berbères »? S’agit-il des Algériens de manière générale (car nous sommes tous d’origine berbère) ou visez-vous d’une manière particulière les kabyles? Votre commentaire prête à confusion et peut provoquer, de par cette confusion, de vives réactions légitimes.
    Fraternellement.
    Salah-Eddine




    0
  • Zineb Azouz
    14 janvier 2010 at 21 h 35 min - Reply

    Bien visé, cher monsieur Benchenouf !
    Encore une fois nous cumulons les preuves sur un pouvoir pas seulement anti-nationale, mais avant tout extra-national, quoi de plus normal ils sont majoritairement descendants directs de « caîds » (des caîds, armés d’abord de fouets, qui le plus souvent ont troqué leur peuple contre des privilèges et des burnous brodés) hautement décorés par la France pour services rendus à la mère patrie et/ou issus de l’armée des frontières dont on connaît les accointances et les allégeances aux services secrets Français en particulier et atlantistes en général.
    Mais protéger ainsi sa progéniture en l’enracinant à ce point en occident est la preuve de la terrible frousse qui doit habiter ces minables traîtres qui sentent et qui savent que tôt ou tard ils seront chassés et pourchassés.
    Ils pensent sans doute que des passeports CEE, des fortunes à profusion et des prénoms qui sonnent aussi bien que Krys ou Jean sont leurs meilleurs alliés dans des pays où le TPI les guette et où l’on n’aime pas trop s’afficher avec les criminels de guerre du tiers monde.
    Cordialement,
    Z.A.




    0
  • djamal
    14 janvier 2010 at 22 h 01 min - Reply

    Je crois que le pourquoi de la double nationalite peut s’expliquer pour la masse cad ceux que le pouvoir du pantin d’ELMOURADIA-ARAHANNA ALLAHA MINHOU-considere comme GHACHI. En effet tous ces Algeriens de la PLEBE n’avait d’autres choix que de s’exiler et de faire en sorte pour avoir une vie decente que le systeme boukharoubiste en vigeur ne leur a pas offert….Mias le grand probleme c’est quand le journal le monde dans un de ses articles parlaient d’un gouvernement dont plus de la moitie de sa composante avait la double nationalite -malheureusement je n’ai pas en memeoire la date mais si cela s’impose je m’en ferai un plaisir de le retrouver-
    Comment se fait-il qu’un gouvernement puisse avoir des ministres ayant la double nationalite?
    Aux Etats Unis si vous etes nes a l’etranger et que meme si vous etes de parents 100% Americains vous ne pouvez-pas postuler a l’election presidentiellle. En Algerie un ministre a deux nationalites et danse comme un coq pendant un oeuf devant le GAOURI-au sens generique du terme- quand il le rencontre…
    Quelle diginte ont ces gens et comment peuvent-ils representer l’Algerie?
    Jamais notre pays n’a eu autant de RGHASS au pouvoir que depuis l’avenement de ce oujdi -HACHA NASS OUJDA-
    ALLAH YASTAR




    0
  • Rbaoui
    14 janvier 2010 at 22 h 18 min - Reply

    Noter ministre de l’energie, des mines et du reste est citoyen des etats unis d’amerique, selon la loi americaine il ne peut porter prejudice aux interets des USA comment peut il defendre les interets de l’Algerie face aux appetits des multinationales americaines.
    Dans la situation actuelle de l’Algerie il est un des mieux places pour savoir que le pouvoir n’a aucune legitimite donc que son siege de ministre n’a aucune garantie de duree et que sa retraite en lieu sur ne peut etre qu’aux etats unis la ou il a sa residence et sa famille.
    S’enrichir n’est pas a blamer mais dilapider un pays c’est un crime contre l’humanite car il y a eu des milliers de morts.




    0
  • shalgVotre nom…
    14 janvier 2010 at 23 h 15 min - Reply

    ma double nationalité, je la dois aux contingences de l’histoire, marre d’être stigmatiser ! Je suis Français mais surtout Algérien, personne ne me ôtera ma double identité donc mon algérianité pour laquelle je suis tellement fier !




    0
  • khalid
    15 janvier 2010 at 7 h 57 min - Reply

    pourquoi avoir mis un passeport marocain sur la photo et non algerien??

    Réponse: Oui, c’est vrai! C’est la seule photo que nous avons trouvé sur le web, et qui illustre, un tant soit peu, le billet. Si vous disposez d’une autre, plus adequate, merci de nous la faire parvenir. Merci. DB




    0
  • BRAHIM
    15 janvier 2010 at 9 h 09 min - Reply

    Monsieur D.Benchenouf a voulu soumettre très justement à la discussion la question de la bi-nationalité , (qui n’est d’ailleurs pas propre aux Algériens) mais voilà que le dérapage commence avec ce paragraphe HORRIBLE de l’internaute @bouyilès. Je le retranscrit tel quel :  » Le phénomène n’est pas nouveau non plus. Il est séculaire et beaucoup de berbères présentant ce complexe original, il faut le dire, se sont fait un plaisir de s’attribuer une identité autre que celle qu’ils portaient à l’origine par le seul fait qu’ils se soient un tant soit peu émancipés et dans le seul but de dominer et de narguer leurs frères non encore parvenus « . Surprenant et ahurissant, ma parole!!!!




    0
  • Adel
    15 janvier 2010 at 10 h 42 min - Reply

    Je crois qu’il faut éviter l’amalgame.

    L’émigration algérienne en France ne date pas d’aujourd’hui. Les pères du nationalisme algérien, fondateurs de l’ENA, étaient des travailleurs émigrés.

    Que la plupart des émigrés soient restés en France et aient fini par obtenir la nationalité française afin de bénéficier de tous les droits pour eux et leurs familles ne constitue pas une trahison. La meilleure preuve en est la conservation de leur nationalité d’origine et leur attachement à la culture de leurs ancêtres. Que leurs enfants soient intégrés en France ne doit pas nous scandaliser non plus.

    Il y a depuis les années 90 un flux migratoire de plus en plus important d’Algérie vers le Canada. Le Canada accueille chaque année 200.000 immigrants dont 2000 Algériens et à peu près le même nombre de Marocains. Ces Algériens aspirent, dans leur immense majorité, à une vie meilleure. C’est humain et légitime et, après tout, chacun est libre de choisir sa vie et le lieu où il veut la vivre. De plus, ils soulagent l’Etat algérien, qui est aujourd’hui incapable de répondre à la demande en matière de travail, logement, éducation, santé, etc. Ces Algériens de France, de Belgique et du Canada travaillent dur pour gagner leur vie et assurer un avenir décent à leurs enfants. Ils sont dignes et fiers. Nul n’a le droit de leur faire la morale. Ceux parmi nos compatriotes de Kabylie qui ont parfois une attitude de rejet envers leur pays d’origine sont excusables. La Kabylie est la région d’Algérie qui a la plus forte densité de population. C’est une région montagneuse où les conditions de vie sont dures. Le chômage y a toujours été endémique. Si nous ajoutons à cela le déni identitaire qui dure depuis l’indépendance et les différents mouvements de revendication que cette région a connus et qui n’ont pas abouti à des résultats palpables, fait qui a généré un profond sentiment de solitude et un grand désespoir, nous comprenons à quel point nous sommes mal placés pour leur faire la morale.

    Quant à la seconde catégorie de binationaux, les ministres et hauts cadres de l’armée et de l’Etat, c’est là une toute autre histoire. Ce sont des privilégiés du régime, et ses barons pour la plupart d’entre eux, qui veulent s’assurer une retraite dorée à l’étranger en prenant soin avant de partir de remplir leurs comptes bancaires à l’étranger de bons gros dollars prélevés sur leur part du gâteau. Leurs carrières, ils les doivent d’abord à leur protecteurs, pas à leur travail et leurs compétences, même s’il y a des exceptions. Leur enrichissement n’a aucune commune mesure avec les efforts qu’ils ont fournis et les résultats qu’ils ont obtenus.
    Ne mélangeons pas tout.
    ====================

    Merci, mon cher Adel pour ces clarifications plus que nécessaires pour éviter l’amalgame et les dérapages qui risquent d’y résulter. Je crois que la 2e catégorie « d’Algériens » que vous citez est la digne héritière du « M’tourni » de la période coloniale.
    Cordialement.
    Salah-Eddine




    0
  • Lalmani
    15 janvier 2010 at 11 h 04 min - Reply

    J’ai l’impression que vous mélanger plusieurs choses dans l’article et les commentaires qui l’ont suivi. Parlez-vous des ministres du gouvernement algériens qui ont la double nationalité, ou des bi-nationaux algéro-quelquechosed’autre ? Et même ici il faut faire le distingo entre ceux qui ont opté pour une deuxième nationalité et ceux qui sont nés avec deux nationalités, soit par droit de sol ou de naissance (un parent non algérien). Et surtout essayer de comprendre et d’analyser ce phénomène…
    Pour beaucoup de nos concitoyens ayant pu « s’installer » en Europe ou aux Canada/Etats-Unis par le biais d’un visa touristique ou d’étudiant, et ayant voulu continuer leur « emigration/integration dans le pays d’accueil sans devenir harraga il n’y a pas photo : la seule façon d’y pouvoir rester et y vivre « normalement » est d’en prendre la nationalité (si possible bien sur).
    Ca c’est pour le bon peuple qui de toute façon (sauf révolution) n’accédera jamais aux hautes fonctions, tels ministres, sénateurs, etc…
    La double nationalité n’est en fait considérée (par ceux qui l’ont acquise pour pouvoir rester dans leur pays d’accueil) que comme un papier qui leur permet de vivre et de voyager « comme tout le monde ». Pas plus dans la majorité des cas…
    Les Algériens bi-nationaux (dont je fais partie depuis ma naissance) sont un peu-beaucoup comme les juifs bi-nationaux. Ils sont installés à l’étranger, y vivent et y paient des impots, y élèvent leurs enfants et y invitent leurs familles mais restent envers et malgré tout fortement attachés à leur pays d’origine avec lequel ils n’ont jamais coupés les liens…




    0
  • Zineb Azouz
    15 janvier 2010 at 12 h 59 min - Reply

    Monsieur @Lalmani, vous avez sans doute raison de rappeler la différence entre les Algériens ayant un ascendant Français et qui sont français de fait (pour les autres nationalités, il en est autrement, comme vous le savez par exemple en Allemagne la double nationalité n’est pas acceptée).
    C’est d’ailleurs a détérioration de la situation politique et sociale qui a poussé des milliers d’Algériens à contacter les services consulaires pour confirmer des telle ou telle affiliation, je connais personnellement des voisins de grand-mère Sarde qui, faute d’avenir et de paix, et suite aux persécutions d’un des frères par les tortionnaires du drs ont sorti très tardivement un passeport CEE et ont ainsi pu sauver leur vie.
    Mais ce dont parle l’article est radicalement différent, car je ne crois pas par exemple que chakib Khalil ait un ascendant Américain !
    Ce dont il est question ici, relève d’un supra statut que se sont payés nos dirigeants, en plus et grâce aux fortunes pillées au pays, ces gens partent en missions à l’étranger pour des dizaines, distribuent des bourses d’études illimités à leurs enfants, font accoucher leurs femmes à Neuilly-sur-Seine, et tant qu’à faire avec une prise en charge, habitent les plus beaux quartiers des plus belles capitales au monde (comme cet ancien immeuble de sonatrach du 16 ème à Paris), et finissent tout naturellement par acquérir la nationalité de leur paradis d’accueil, avec bien sûr, la complicité et la complaisance du pouvoir en place et aussi et surtout de leurs alliés, les ex oas, les racistes de la droite et de la gauche, les hommes politiques qui financent leurs campagne avec les valises arrivées droit de la banque centrale Algérienne et de nos pétrodollars.
    Il ne peut pas y avoir de confusion entre les uns et les autres, comment peut on confondre la double nationalité de la famille d’un ancien ambassadeur, d’un général génocidaire, d’un attaché militaire (chargé de placer notre argent en suisse), d’un ministre en poste avec celle de nos autres compatriotes nés de ce que l’on appelle un mariage « mixte » et dont les parents ont souvent été forcés de quitter le pays, la mort dans l’âme ???




    0
  • bouyilès.
    15 janvier 2010 at 13 h 59 min - Reply

    Je parlais du Nord Africain en général qui s’assimile à l’autre et qui oublie ses origines pour mieux ecraser ses frères ( à l’exemple de nos ministres des temps présents et d’autres assimilations dans les temps anciens)et non des braves kabyles dont je fais partie.Le M’trouzi en Kabylie ,c’est la pire de hontes…et ce n’était qu’un avis,pour animer le débat.Excuses si je me suis fais mal comprendre.




    0
  • amergou
    15 janvier 2010 at 14 h 34 min - Reply

    SVP, peut-on connaître ces (quelques uns du moins) binationaux au pouvoir ainsi que ceux qui y en étaient?




    0
  • Binational
    15 janvier 2010 at 14 h 46 min - Reply

    Je trouve que votre article manque de sensibilité et de discernement.
    En plus, vu que vous représentez un mouvement sensé rassembler les algériens, la façon brute avec laquelle vous abordez le sujet sert à éparpiller ceux que vous devriez rassembler. En effet, en culpabilisant une partie des algériens qui ont la double nationalité, et qui pourraient beaucoup apporter au mouvement de changement – je pense à ceux à l’extérieur – vous vous aliénez gratuitement un vivier de soutien.
    Je suis algérien, vivant dans un pays européen. J’ai décidé de prendre la double nationalité suite au fait que notre consulat à X a refusé de me renouveler mon passeport, parce que je suis sur une liste noire du DRS.
    Mon père a fait la révolution, j’ai des frères qui sont tombés sous les balles des putschistes. Ma famille a été déchirée et déplacée. J’ai pris position contre le coup d’Etat de 1992, j’ai travaillé contre ce régime et je continue à le faire. J’ai pris une seconde nationalité par nécessité pratique.
    Suis-je moins algérien que ceux qui se prétendent être plus algérien que moi juste parce qu’ils vivent en Algérie et qu’ils ont un seul passeport ?
    Il y a eu des centaines de milliers de citoyens qui ont quitté le pays suite à la guerre qui s’est installé au bled, chacun pour ses raisons, et une partie d’entre eux ont acquis une autre nationalité par nécessité pratique.
    L’intelligence politique et humaine dicte qu’il faut fédérer ce vivier de soutien à la cause du changement, au lieu de les aliéner par des culpabilisations à l’emporte pièce.
    Il y a des politiques et des intellectuels qui commercent avec cette culpabilisation pour asseoir leur légitimité (la primauté de l’intérieur sur l’extérieur). La conséquence est qu’ils aliènent des forces qui peuvent aider au changement.
    Dieu regarde le cœur, les actes, pas le passeport ou le lieu de résidence. Ce sont les efforts de chacun, les contributions de chacun, la où il est, et selon ses moyens, qui comptent, et qui mesurent l’apport de chacun à l’amélioration de la situation au pays.

    ==============
    Non, mon cher frère, je crois que vous n’avez pas saisi le sens du texte de notre frère Djameleddine. Il ne s’est pas attaqué à des compatriotes comme vous chassés par la médiocrité et la terreur (lui-même est dans la même situation que vous). Et je crois que de nombreux intervenants ont bien cerné le problème. Djameleddine vous répondra et précisera mieux sa pensée.
    Fraternellement.
    Salah-Eddine




    0
  • Résigné
    15 janvier 2010 at 14 h 48 min - Reply

    Que de l’hypocrisie !! Notre qualité première.




    0
  • BRAHIM
    15 janvier 2010 at 15 h 34 min - Reply

    @bouyilès, et ben oui là c’est un autre débat effectivement.




    0
  • Said Salombi
    15 janvier 2010 at 15 h 45 min - Reply

    Zineb Azouz a bien resumé la chose. Je ne pense pas qu’il y ait d’amalgame. Maitenant pour qlq ministres « coopérants » à temps partiel:

    Chakib Khelil: citoyen americain (comme Bush & Cheney).

    Larbi Belkheir: Francais

    Benachenhou: Hollandais de part sa…femme

    Hamid Temmar: Francais de par-hasard

    Zerhouni: peut-etre Francais (en tout cas il se soigne au Val de Grace, le Ain Naadja de France)

    …..
    Tous les generaux DAF ont potentiellement de le droit au bleu francais vu leurs services rendus à la mere patrie en tant que Kärcher pour fellagas.
    On doit citer: Nezzar, Lamari, Ghezziel, Touati, Guenaïzia, etc…

    Said




    0
  • Adel
    15 janvier 2010 at 15 h 55 min - Reply

    Je ne pense pas que ce soient les gens qui gravitent autour du pouvoir en Algérie qui forment les 5 millions de binationaux dont parle l’article. Ce sont ceux qui ont émigré pour des raisons économiques ou sécuritaires ou les deux – ceux qui en avaient ras-le-bol de la mal-vie, de l’insécurité, etc., et qui voulaient mener une vie normale même à 10.000 km de leur lieu de naissance.

    Je crois que si nous pensons à ces gens-là, le fait les honore, au contraire. Cela signifie qu’ils n’ont pas totalement rompu avec l’Algérie car, si c’était le cas, ils auraient définitivement opté pour leur nouvelle nationalité et auraient renoncé à leur nationalité d’origine. Ils constituent une diaspora qui peut être très utile pour le pays car, à la différence de ceux qui vident les caisses de l’Etat pour remplir leurs comptes bancaires, ils gagnent chaque euro et chaque dollar à la sueur de leur front et tout ce qu’ils dépensent au pays est un gain pour ce dernier. Le savoir-faire de cette diaspora dans des domaines de pointe et ses réseaux en Europe et en Amérique peuvent être des atouts pour l’Algérie de demain, celle où le travail, le savoir et la compétence auront une valeur.

    Un expert résidant en France, aux Etats-Unis ou au Canada peut, sans travailler contre les intérêts du pays d’accueil, collaborer avec les institutions de son pays d’origine afin de les aider à développer des compétences dans des domaines non maitrisés.

    Un Chakib Khelil utilisé par un gouvernement « normal », c’est-à-dire comptable devant l’assemblée des représentants légitimes du peuple, aurait peut-être fait du bon travail, tout binational qu’il est. Ce n’est pas le fait qu’il soit binational qui est susceptible de porter préjudice au pays mais le fait qu’il serve un pouvoir illégitime, corrompu et incompétent. J’ai eu l’occasion de porter le même jugement sur tous ceux de ma génération qui ont accepté de servir les pouvoirs successifs au plus haut niveau – car il est difficile de dire à partir de quelle position on ne travaille plus pour gagner sa croute mais pour servir le pouvoir. Brahimi qui a été premier ministre obéissant aux ordres d’un colonel analphabète, n’est-il pas à blâmer lui aussi ? C’est une question délicate, car servir un pouvoir illégitime et corrompu, c’est se faire son complice. Mais où commence cette complicité, cependant ? Difficile à dire. Les experts qui quittent l’Algérie seraient donc, de ce point de vue, plus patriotes que les autres, car ils soustraient leurs compétences à ce pouvoir – il n’en a que faire, de toutes façons. Le FIS ne voulait-il pas que les fonctionnaires de l’Etat s’arrêtent de travailler afin d’affaiblir le pouvoir ? Lorsqu’on veut la chute d’un pouvoir pourri, il faut laisser le travail de pourrissement agir jusqu’au bout, c’est-à-dire laisser les généraux incompétents se débrouiller tous seuls face aux multiples problèmes que pose la gestion d’un pays de 35 millions d’habitants aussi vaste que l’Algérie. Aller à leur secours ne sert pas la cause de la démocratie. Un de nos amis a dit, à propos d’Ait-Ahmed – un binational ? – « Pourquoi a-t-il refusé de s’assoir à côté de Boudiaf – binational, lui aussi ? – lorsque les généraux l’ont appelé, afin de l’aider à sauver l’Algérie ? » Cela aurait peut-être fait deux historiques assassinés au lieu d’un. Lorsque celui qui tire les ficelles tient un couteau à la main, qui est assez stupide pour croire que la marionnette qui lui tend la sienne a des intentions pacifiques. Nous ne sommes pas dans un pays « normal », ne l’oublions pas.




    0
  • Rédaction
    15 janvier 2010 at 16 h 24 min - Reply

    @ Binational
    Loin de moi l’idée de fustiger ceux de nos compatriotes qui ont pris une autre nationalité dans le pays où ils résidaient, ou qui en ont hérité à leur naissance (jus sanguinis).
    Ainsi que vous l’a signalé Salah Eddine, je me vois mal en train de m’attaquer à des gens qui ont été chassés de leur terre, par l’injustice ou par la misère. Ce qui, dans un cas comme dans l’autre, suscite ma compassion et ma solidarité, à fortiori que, comme comme nombreux de nos compatriotes, j’ai été contraint, moi même, à fuir mon pays.
    Mais convenez avec moi que ce sujet est trop important pour ne pas être évoqué. Je n’ai pas cherché à le développer, et vous aurez remarqué que j’en ai dit le moins possible. Parce que je voulais que ce sujet, très grave, très complexe, et qui concrétise à lui seul l’immense déperdition de nos valeurs les plus sacrées, mais aussi un privilège ô combien convoité pour un grand nombre de nos compatriotes qui ne rêvent plus que de pouvoir quitter leur pays, soit pris à bras le corps par les Algériens eux mêmes, dans quelque situation ils se trouvent, dans celle de ceux qui ont changé de nationalité, de ceux qui n’ont pas voulu le faire, de ceux qui aspirent à le faire, de ceux qui hésitent, de ceux qui s’y refusent obstinément, et de tous ceux qui ont un avis sur cette question, quel qu’il soit.
    Ce phénomène, car c’en est un, et de taille, est passé par plusieurs phases. Durant la colonisation, opter pour la naturalisation française était perçu comme une trahison, voire une apostasie. On disait de celui qui se faisait naturaliser qu’il était un « M’tourni » ou un « m’tourez ». C’est pour cela que de nombreuses années après l’indépendance, ceux qui, par nécessité, avaient pris la nationalité française s’en cachaient.
    Aujourd’hui, cette naturalisation est très courue. Je n’exagèrerais pas en disant que si le choix en était laissé à notre jeunesse, des millions d’entre eux opteraient pour la première nationalité qu’on leur offrirait.
    N’est-ce pas là un problème qui mérite que l’on s’y penche?
    Mais le plus grave de tout cela, et qui doit absolument être su de tous nos compatriotes, est que nombreux de nos dirigeants, et notamment ceux qui occupent des postes d’une extrême importance, ont pris une autre nationalité, pour eux et pour leurs familles qu’ils ont installées dans leurs pays d’adoption. Ces gens là, contrairement à nos autres compatriotes qui ont pris d’autres nationalités, n’avaient aucun besoin de le faire, si ce n’est celui de se ménager une retraite dorée pour pouvoir jouir dans l’impunité des fruits de leurs rapines. Et de leurs crimes.
    Toute considération morale mise à part, et ne serait-ce que par mesure conservatoire, est-il normal de confier des responsabilités nationales à des personnes qui se trouvent au milieu de conflits d’intérêts binationaux ? Est-il normal d’avoir un ministre américain pour les hydrocarbures algériennes, la première, voire la seule ressource du pays, et qui se trouve être la ressource la plus convoitée par les Américains ?
    Est-il normal que le fait d’avoir une double nationalité ne soit en rien un handicap pour devenir, ou rester ministre, conseiller à la présidence, sénateur ? Je ne serais même pas étonné qu’on nous apprenne un jour que certains de nos généraux ont une double nationalité. Cela est-il acceptable? Et si malgré tout cela, bien que ce genre de situation soit révoltant, y compris pour des pays dits démocratiques, nous ne trouvons rien à redire au fait que la moitié de notre gouvernement est composé de personnes qui ont une deuxième nationalité, celle de pays où vivent leurs familles, alors il ne nous restera plus qu’à dissoudre la nation, et à la brader au plus offrant.
    DB




    0
  • BOUKEZOUHA abdelouahab
    15 janvier 2010 at 16 h 30 min - Reply

    Cette question de la double nationalité est complexe. Il ne s’agit pas évidemment de stigmatiser qui que ce soit parmi nos compatriotes expatriés qui pour des raisons qui les concernent se sont naturalisés sans perdre, tant mieux pour eux, leur nationalité d’origine. Mais il y a, cependant, un hiatus si l’on veut parler de cette question de façon responsable, c’est celui de la double ou la triple allégeance. J’ai entendu un jour, les petits enfants d’un très grand nationaliste algérien se prévaloir de leurs trois nationalités. Ce n’est pas une dénonciation parce que les enfants d’amis très proches sont dans la même situation.

    C’est un débat qu’il faut peut-être ouvrir pour des raisons de clarifications et non pas de stigmatisation.

    Quant au M’tourni, Salah Eddine Sidhoum emploie cette expression de façon incorrecte parce qu’elle ne concerne pas ceux qui change ou qui ont changé de nationalité mais ceux qui ont abandonné le statut personnel de musulman. Alors pas de confusion sur ce sujet important. Après tout, Abdelhamid Ben Badis a bien parlé de nationalité ethnique (djinssiyya ‘irquia) et de nationalité politique (djinssiyya siyassiya) pour dire que l’essentiel est de garder son statut de musulman. C’est le cas de l’écrasante majorité de nos compatriotes qui ont accédé à une autre nationalité ou à d’autres nationalités en plus de leur nationalité algérienne. Personne ne peut, de ce point de vue, excommunier qui que ce soit.

    ==============================
    Je crois que je n’ai jamais eu la prétention d’excommunier quiconque. Cela va à l’encontre de mon éducation et de mes convictions, tant religieuses que politiques. Tout comme je n’ai pas l’intention de me substituer à un juriste.لا اهرف بما لا اعرف ni de donner un cours magistral sur la question.

    Mais mes très modestes connaissances sur la question de la naturalisation (on disait m’trouzi ou m’tourni) me font dire que pendant la période coloniale, entre 1865 et 1962, les algériens musulmans étaient assujettis au code de l’Indigénat ou Statut personnel. S’ils optaient pour la naturalisation, ils perdaient le droit au Statut personnel et relevaient désormais du code civil français. Par exemple en matière de mariage, de divorce, d’héritage etc..Ce n’était plus le Cadi qui officiait à leurs affaires, mais le juge. C’est pour cela que la naturalisation était perçue comme une apostasie. Entre 1865 et 1962, il n’y eut que 7000 algériens à avoir opté pour la naturalisation.
    Salah-Eddine




    0
  • Binational
    15 janvier 2010 at 16 h 38 min - Reply

    Merci pour votre réponse et celle du frère Sidhoum.

    Le reproche que je vous ai fais n’avait pas trait au choix du sujet mais au manque de discernement dans son traitement.

    C’est un sujet sensible non seulement pas sa charge affective mais aussi par la multiplicité des audiences qui sont engagées en même temps. Votre intention était de cibler un groupe précis à la critique, mais le fait que nous n’ayez pas pris soin de déblayer le terrain, de circonscrire votre cible, de démêler préalablement les diverses audiences qui sont engagées, fait que plusieurs audiences se sentiraient légitimement culpabilisées par votre discours.

    Merci pour votre site qui est une bouffée d’oxygène pour nous damnés de la terre algérienne




    0
  • BOUKEZOUHA Abdelhouahab
    15 janvier 2010 at 16 h 41 min - Reply

    Monsieur Benchenouf, pardonnez-moi mais l’obtention d’une nationalité par la naissance relève généralement non pas jus sanguinis mais du jus solis. La nationalité relevant du jus sanguinis est obtenue par la filiation.

    Réponse: A mon avis le « Jus sanguinis » ou droit du sang, s’obtient par la naissance ou filiation. C’est à dire que l’on hérite un droit qui était celui de son ascendant. J’ai bien dit dans mon commentaire » hérité à la naissance ». Le « Jus solis » ou droit du sol, s’obtient par le fait que l’on réside, ou que l’on soit né, sur un territoire donné. Je me trompe peut être. Attendons qu’une personne qualifiée vienne nous départager.
    Cordialement

    DB




    0
  • BOUKEZOUHA Aabdelhouahab
    15 janvier 2010 at 16 h 49 min - Reply

    Je me permets d’ajouter à mon précédent post que ce qui est scandaleux ce n’est pas le fait que des responsables politiques ou gouvernementaux bénéficient de la double nationalité mais le fait que pour être éligible dans notre pays, sous ce régime illégitime, il faut être à 100% algérien, ce qui est contradictoire avec la tolérance que ce pouvoir montre à l’égard de la double nationalité. Pire, pour l’élection présidentielle par exemple il faut que l’épouse soit également algérienne




    0
  • BOUKEZOUHA Abdelouhab
    15 janvier 2010 at 16 h 52 min - Reply

    suite… si évidemment cette dernière disposition n’a pas été abrogée.




    0
  • L’observateur
    15 janvier 2010 at 17 h 24 min - Reply

    Politique française.

    Sarkozy promoteur du métissage obigatoire.

    « Quel est l’objectif?,çà va faire parler,mais l’objectif c’est de relever le défi du métissage que nous adresse le XXIeme siècle.
    Ce n’est pas un choix.C’est une obligation.C’est un impératif: on ne peut pas faire autrement.Au risque de nous confronter à des problèmes considérables.Nous devons changer….alors….nous allons changer.On va changer partout en même temps:dans l’entreprise, dans les administrations,dans l’éducation, dans les partis politiques.On va se mettre des obligations de résultats.
    Si ce volontarisme républicain ne fonctionnait pas, il faudra que la République passe à des méthodes plus contraignantes encore « .
    URL / Vidéo http://www.youtube.com/watch?v=UCs4ZcsDo4E




    0
  • BRAHIM
    15 janvier 2010 at 19 h 27 min - Reply

    Amon avis, Monsieur Salah-Eddine Sidhoum parle d’une chose bien précise que je me permets de commenter. Le m’trouzi ou m’tourni dont il parle n’a rien à voir, sur le plan symbolique et politique avec la naturalisation française (ou américaine ou canadienne) à laquelle ont postulé les algériens après l’indépendance ou ces dernières années. Avant l’indépendance, pour faire simple, un algérien qui se naturalise (m’trouzi ou m’tourni) est un algérien qui a opter de choisir le camp de la France et donc contre la lutte pour l’indépendance. Je me souviens d’un ami d’enfance avec lequel je jouais avant l’indépendance dans le quartier où j’habitais , enfant qui était par ailleurs fort sympathique puisqu’on était amis de quartier, et avec qui mon père m’avait interdit ,du jour au lendemain,la fréquentation parce que son père est un « tourizi » . C’est bien plus tard que j’ai compris le message de mon père. J’ai su par la suite que son père a choisi de se naturaliser français. Par conséquent le m’trouzi ou m’tourni d’avant l’indépendance est tout simplement un harki au sens étymologique puisqu’il a choisi le camp de l’ennemi. Aujourd’hui c’est un autre débat qui a plusieurs significations. Il y a des algériens qui ont demandé la naturalisation parce qu’ils ont marre de l’absence de liberté dans leur pays. Il y a des algériens qui ont demandé la naturalisation parce qu’ils ont fuit le terrorisme islamique. Il y a des algériens qui ont demandé la naturalisation parce qu’ils ont fuit le terrorisme de l’armée (il ne faut pas oublier qu’il y a EGALEMENT des militants islamistes qui ont demandé la naturalisation française). Il y a des algériens qui ont demandé la naturalisation parce qu’ils ont voulu tout simplement devenir des hommes libres (rien à voir avec « amazigh » évidemment dans ce contexte). Il y a des « individus » du SYSTEME qui ont demandé la naturalisation après avoir volé l’Algérie et assurer financièrement l’avenir de leur famille à l’étranger avec l’argent de la rente pétrolière ou de l’import-import. Donc, il faut replacer les définitions dans chaque contexte, c’est très important. Je pense que les citoyens algériens en veulent surtout au « tourizi » dont parle Salah Eddine et évidemment aux « suceurs » de la rente. Je ne sais pas si j’ai bien résumé les remarques de Monsieur Salah-Eddine. Si je suis dans l’erreur, il me corrige évidemment. Avec mes excuses pour Monsieur Salah Eddine pour avoir eu l’audace de parler à sa place.

    ==========================
    C’est exactement cela, mon cher Brahim. Je voulais éviter les dérapages qui auraient pu survenir dans les débats du fait de l’amalgame conscient ou inconscient.
    Salah-Eddine




    0
  • Arezki Oulbachir
    15 janvier 2010 at 21 h 03 min - Reply

    Poser la problématique des décideurs politiques binationaux est une question tout à fait pertinente, mais il me semble que l’auteur de l’article a bien stigmatisé les algériens binationaux en général.
    Jusqu’aux années 70, le phénomène était pratiquement inexistant parce que les algériens les plus déshérités (beaucoup de kabyles entre autres) allaient travailler à l’étranger, ils ne demandaient pas la nationalité du pays d’accueil parce qu’ils pouvaient rentrer et ressortir de l’Algérie à tout moment…
    Ce n’était plus le cas depuis les années 80… les portes se sont fermées… pour avoir du travail il fallait quitter l’Algérie dont l’économie ne pouvait et ne peut toujours pas absorber les 3/4 de sa jeunesse… ce n’est pas typiquement algérien, c’est tout simplement humain.
    Le seul moyen de s’installer est d’avoir la double nationalité, les visas de travail n’existaient plus. c’est comme ça que les demandes de nationalité notamment française ont explosé dans les 20 dernières années.

    La double nationalité est quelque chose de courant de par le monde, avant 62, l’Algérie de droit commun n’avait le droit qu’à sa sous nationalité de français musulman, ce sont les martyres qui lui ont donné le droit comme la plus part des humains de posséder une autre nationalité si il le souhaite… cette manie d’appeler à la trahison à tout bout de champs est dépassée… arrêtez de vous porter héritiers exclusifs et garants de la mémoire des martyres, ces derniers étaient beaucoup plus ouverts que certains et leur combat consistait à apporter à l’algérien les mêmes droits que n’importe quel citoyen d’un pays libre… y compris de celui de prendre une autre nationalité si il le souhaite.

    Un autre point qui me semble important et relatif au sujet:Imaginons qu’il n’y ait pas de double nationalité, comment l’algérien ferait-il pour aller à l’étranger???
    Pourquoi un français (americain, belge, italien…) peut-il aller travailler aux USA, en Belgique ou au Cameroun, alors que l’algérien n’a pas le droit???
    Je veux dire par là que le monde est actuellement divisé en daux, ceux qui ont le droit de se deplacer comme ils veulent dans le monde, et ceux qui n’ont pas le droit de sortir de leur pays (ou leur camp de concentration si vous voulez).
    Comment peut-on accepter cet état de fait???
    Si on ne l’accpete pas et qu’on considère qu’on a le même droit en tant qu’être humain d’aller ou on veut dans ce monde, comment faire sans prendre le passeport de celui qui a des droits que nous ne possédons pas???




    0
  • karima
    15 janvier 2010 at 21 h 50 min - Reply

    L’humain essayera tout pour s’en sortir dans la vie.Avoir une deuxieme nationalite n’est pas un probleme, avec une largesse d’esprit on le verrait plutot comme un avantage.Je remarque que pas mal de commentaires sont denudes de bon sens et de jugement logique, je dirai que c’est peut-etre du a un manque de discernement entre le vrai probleme qui est la corruption et le reste.Les gens ont tendance a mettre tout dans le meme paquet.




    0
  • BOUKEZOUHA abdelouahab
    15 janvier 2010 at 22 h 06 min - Reply

    Salam,

    Il n’y a pas besoins d’expert pour cela (je crois avoir, quant à moi, quelque qualification pour en parler). Le code la nationalité française est là pour dire que : Est né Français tout individu ayant au moins un parent français (filiation, jus sanguinis) ou né en France d’un parent au moins né en France (jus solis). Cette dernière disposition du code de la nationalité française concerne y compris les enfants nés en France d’un parent né en Algérie avant l’accession de notre pays à l’indépendance (loi de 1998 dite loi Guigou abrogeant les dispositions du nouveau code de la nationalité de 1993 dite loi Pasqua concernant les Algériens). Donc, la naissance ne détermine pas toujours le jus sanguinis. Il prend en considération d’abord la filiation alors que le jus solis prend en considération plutôt la naissance sur le sol français dans les conditions citées plus haut.

    Autrement, l’acquisition de la nationalité française (puisque c’est de celle là dont il s’agit généralement lorsque l’on parle de ce sujet) relève de la naturalisation y compris pour les enfants nés sur le sol français. Elle se fait dès l’âge de 13 ans à la demande des parents sous certaines conditions sinon à la demande de l’intéressé(e) à sa majorité. En tout cas, c’est ce que prévoit le code la nationalité française. La nationalité française ne s’acquiert plus automatiquement, il faut en faire la demande lorsque l’on est né de parents étrangers sauf dans le cas d’Algériens nés en Algérie avant l’indépendance.




    0
  • BOUKEZOUHA abdelouahab
    15 janvier 2010 at 22 h 11 min - Reply

    salam.

    A Salah Eddine Sidhoum.

    M’tourzi vient de naturaliser et je rappelle, à ce propos que Cheikh Abdelhamid Ben Badis et l’Association des Oulama Algériens n’étaient n’y étaient pas hostile alors que m’tourni vient de retournement qui est une notion coranique employée pour désigner l’infidélité des fils d’Israël. Ce qualificatif de m’tourni (retourné) est utilisé depuis les dispositions de 1865 sur l’accès à la citoyenneté française par la naturalisation volontaire avec abandon du statut personnel de musulman. Ce dispositif est repris par la loi du 4 février 1919. Le mouvement des « Jeunes algériens » qu’animait l’Emir Khaled (petit-fils de l’Emir Abdelkader) qui revendiquaient l’égalité des droits entre les colons et les « indigènes » à travers la citoyenneté se scinde en deux tendances : l’une menée par le docteur Benthami était favorable à la naturalisation volontaire et l’autre que conduisait l’Emir Khaled refusait l’abandon du statut personnel tout en exigeant la nationalité française sans condition pour tous les Musulmans.

    L’histoire de notre pays est aussi une histoire de revendication de la citoyenneté française.

    La Fédération des élus-indigènes d’Algérie qui se forme en septembre 1927 se fissure sur les mêmes bases que les « Jeunes algériens » en deux factions : l’une se crée dans le sillage du docteur Benthami c’est l’Union frano-musulmane du docteur Bendjelloul et l’autre dans celui de l’Emir Khaled c’est l’Union populaire algérienne que conduit Ferhat Abbas.

    La scène politique indigène est à ce moment là divisée en partis du compromis (ou de l’assimilation) qui demandaient à la France la reconnaissance le droit à la citoyenneté de plein exercice pour les Musulmans (parmi ceux-ci les Oulama, les Amis du Manifeste et de la Liberté, le Parti Communiste algérien etc…). D’où je le répète le concept forgé par Abdelhamid Ben Badis de nationalité ethnique (djinsiyya ‘irquia) et nationalité politique (djinsiyya siyyassiya) pour dire que l’on pouvait être à la fois Français et musulman comme les m’tourzi qui ne sont pas des m’tourni. Les deux termes ne signifient pas la même chose.

    ——————————————————————————–




    0
  • BRAHIM
    15 janvier 2010 at 23 h 15 min - Reply

    Monsieur @Boukezouha, je ne peux absolument rien dire sur votre article car, je l’avoue, je n’ai pas votre érudition juridique et historique que je respecte évidemment. Je pensais honnêtement que « m’tourni » ou « m’trouzi » signifiait la même chose. El mouhim pour nous, l’intérêt de l’article de D.Benchenouf, c’est de nous amener à réfléchir sur cette bi-nationalité et de faire le distinguo entre les algériens qui ont pris la nationalité étrangère pour des raisons philosophiques, existentielles, sécuritaires et/ou économiques et les autres algériens qui ont pris la nationalité pour d’autres raisons inavouables à savoir continuer de s’allaiter en permanence aux mamelles de l’Algérie pétrolière et de profiter de ces détournements aussi bien chez madame l’Algérie que chez madame la France et même dans des paradis fiscaux. Ces prédateurs poussent même le culot à exiger hypocritement la repentance de Madame la France pour endormir le peuple et faire croire qu’ils sont patriotes. La première catégorie soulage le fardeau de l’Algérie alors que la seconde catégorie aggrave la situation du pays. D’où la nécessité de faire cette distinction car ces personnes nuisibles veulent non seulement le beurre mais aussi l’argent du beurre, voilà tout.




    0
  • Zineb Azouz
    16 janvier 2010 at 0 h 01 min - Reply

    Permettez moi de porter à votre connaissance cet extrait d’une séance du sénat français datant du 27 juin 1891 (signé M. Sabatier); comme vous pourrez le constater il n’est fait aucune différence entre « naturalisé » et « m’tourni »
    Suite au décret Crémieux, une violente polémique est engagée afin de savoir si un même texte doit être appliqué aux musulmans :
    « Imposer la qualité de français à celui à qui sa foi religieuse fait un devoir de « tuer les infidèles jusqu’à ce qu’il n’en reste plus « -Imposer le nom de français à ceux pour qui ce nom est une souillure ! à ceux qui dans leur colère crachent comme une sanglante injure en même temps que ceux de « youdi » ou « cafir » A ceux qui connaissent une insulte plus cruelle, un terme encore plus méprisant celui de « Emtourni », mots par lequel ils désignent les indigènes NATURALISES ! …..l’imposition de la qualité de français, blessure qui sera identique à celle ressentie par un protestant ou un des libres penseurs à qui on imposerait le baptême catholique…favorisons de tout notre pouvoir les naturalisations individuelles. Accordons à qui en est digne et le demande le titre de citoyen français. Mais rappelons nous ces chefs indigènes qui mirent jadis la croix de la légion d’honneur à la queue de leur cheval et n’exposons pas le titre, le beau nom de Français à une avanie de ce genre ».

    =========================
    Entierement d’accord avec vous, Zineb. Il n’y a aucune différence entre « m’tourni » et « m’trouzi ». Les idéologues de la colonisation le disent eux-mêmes.
    Salah-Eddine




    0
  • BY
    16 janvier 2010 at 2 h 29 min - Reply

    Bonjour,

    Karima Dirèche-Slimani, attachée de recherche au CNRS, dans un travail sur les « Religions et statuts personnels » écrit sur les M’Tourni : « La conversion leur assurera un statut mal défini et des difficultés d’appellation : apostat, renégat ou m’tourni. « Mal nommer les choses, c’est ajouter au malheur du monde » écrivait Albert Camus. Cette formulation se prête d’autant plus aux convertis qu’ils étaient rattachés par l’administration à une catégorie de non-citoyens ou de sous-citoyens. La conversion confondue avec la naturalisation accentuera l’ambiguïté de leur identité. Chrétiens sans être français, indigènes sans être musulmans, leur position bascule d’un sens à un autre, d’une définition à une autre sans jamais être vraiment satisfaisante. »
    Le m’tourni est celui qui a tourné le dos à la religion. Karima Dirèche-Slimani a raison de dire que « la conversion associée par la suite à la naturalisation suppose un double reniement : celle de son origine et celle de son appartenance ‘nationale’. Ce double reniement fait qu’un seul terme désigne le converti et le naturalisé : m’tourni ; même si les deux états ne sont d’ailleurs pas toujours conjugués.
    Boukezouha Abdelouhab n’a pas tout à fait tort car le terme de m’tourni s’appliquait originellement au converti, à l’apostat, à celui qui renonce à son statut de musulman. Ce n’est pas le cas du m’tourzi que Karima Dirèche-Slimani n’utilise à aucun moment, bien que évidemment cette expression a été très souvent utilisée péjorativement pour stigmatiser les naturalisés.




    0
  • Benhabra brahim
    16 janvier 2010 at 7 h 38 min - Reply

    Quand l Algerie octroie la nationalite algerienne a un etranger devient il bi national???….Au revoir




    0
  • Sais Abdelkrim
    16 janvier 2010 at 7 h 48 min - Reply

    ON VEUT DES NOMS DE SES DIRIGEANTS ALGÉRIENS QUI ONT LA DOUBLE NATIONALITÉ ET QUI NOUS CHANTE CHAQUE LEUR PATRIOTISME SUR DE FAUSSES NOTES…SURTOUT LE PRÉSIDENT ET LES MINISTRES…DES NOMS ÇA SUFFIRAIT !!!




    0
  • saidi
    16 janvier 2010 at 8 h 05 min - Reply

    Monsieur benchenouf cela s’appelle une crise d’identité ,on nous a éléver dans le mensonge,on nous a arabisé aprés que la france nous a françisé pendant 140ans .
    Tout en profitant des resources de ce pays,on nous a livrer a toute sortes de coperants egyptiens « freres musulamans »que gamel abdenasser s’en est débarassé « des boulangers,des cordonniers ,des maçons,des coiffeur, tous ce beau monde etait professeur d’arabe ou de tarbia islamia « soit la mére nouriciere du futur FIS » belhadj,hachani,hedam etc..est une génération aprés independance » syriens,russe KGB,palestiniens « que vous chérissé tant »,egyptien,el ourouba ,el oumma,el fakhama,el karama wa el majd etc…toute sortes de délires identitaire ,tous les terros faisaient éscal a alger carlos,abou nidal,abou djihad,che guevara …. tous cela est le resultat de cette déconfiture d’aujourd’hui ,et on est pas encore sorti de l’auberge.




    0
  • Adel
    16 janvier 2010 at 10 h 10 min - Reply

    Notre ami Djamel-Eddine Benchenouf attire notre attention sur la rapide progression de ce phénomène d’émigration ou de « binationalité ». Le rêve de tout jeune algérien n’est-il pas de se retrouver ailleurs, en Europe, au Canada ou en Australie ? Fuir la mal-vie est un reflexe humain. Quand votre pays ne vous offre aucune possibilité de mener une vie normale (pas de travail, pas de logement, donc pas de mariage, pas de famille), que vous reste-t-il à faire sinon aller chercher le bonheur sous des cieux plus cléments ? On parle souvent de fuite des cerveaux. Mais l’Algérie d’aujourd’hui a-t-elle besoin de cerveaux ? L’Etat algérien se préoccupe d’une seule chose : les champs de pétrole et de gaz, qui sont, de plus en plus, gérés par les multinationales. Tant que les caisses de l’Etat sont remplies avec l’argent du pétrole, aucune fuite de cerveaux n’affectera l’économie algérienne. Les gens doués, par contre, sont malheureux dans notre pays, car ils ne trouvent ni l’environnement, ni même la motivation nécessaire pour progresser dans leur carrière. La clochardisation de nos universités est une réalité. Alors, comment peut-on reprocher à ceux qui veulent apprendre et progresser dans la vie de s’expatrier ? Est-il préférable de mourir à petits feux dans son pays ? Tant que le trabendiste analphabète s’enrichira plus vite que le PHD, qui n’a souvent même pas un logement, la fuite des cerveaux existera. Les médiocres sont au sommet et empêchent les gens compétents de s’exprimer. Tant qu’il n’y a pas d’obligation de résultat à tous les niveaux, à commencer par le Président, le Chef du Gouvernement et les ministres, aucune compétence ne sera requise pour diriger l’Algérie. La rente couvre toutes les lacunes. Lorsque, dans un pays, la majorité ne cherche qu’à trouver un moyen pour contourner la loi et acquérir des biens sans fournir aucun travail, faut-il s’étonner que ceux qui font exception cherchent à aller là ou les gens savent encore ce que travailler veut dire ? Lorsque le mensonge, la tricherie et la roublardise deviennent la règle, que doivent faire les gens honnêtes et sensés ? Cette situation est le résultat de 47 ans de destruction systématique de toute l’échelle des valeurs d’un pays normal : récompense du travail et de l’effort, respect de ceux qui ont le savoir et le savoir-faire, sens de l’économie et réprobation du gaspillage, sens de la responsabilité, loyauté, honnêteté, etc. Faut-il alors s’étonner que tout le monde ne songe aujourd’hui qu’à voler ? Tous n’ont qu’une seule idée en tête : avoir la plus grande part possible de la rente. Je ne fais pas de morale, mais un constat. Il n’y a malheureusement aujourd’hui aucun signe de début d’inversion de ce processus de pourrissement de la société, bien au contraire.

    Le pouvoir fonctionne en vase clos et rejette tous ceux qui ne lui font pas allégeance. Avant, c’était à travers le FLN, aujourd’hui c’est le DRS qui s’occupe d’écarter les brebis galeuses, c’est-à-dire les gens honnêtes et compétents qui n’acceptent pas d’être des marionnettes, comme le sont un Ouyahia ou un Bouteflika. Tout individu qui accepte un poste de responsabilité au plus haut niveau doit fermer les yeux sur les détournements et les abus dont se rendent coupables ceux qui détiennent le pouvoir effectif. Avec le temps, il deviendra comme eux : l’exemple des cadres dirigeants de Sonatrach le montre bien. Le mal s’est malheureusement propagé dans toute la société et le vol et la corruption sont devenus des moyens moralement acceptables pour gagner sa vie en Algérie. Pourquoi un ingénieur compétent devrait-il travailler comme un dingue pour un salaire de misère, alors que tout le monde vole ? C’est cette réalité amère que les Algériens compétents, honnêtes et sensés fuient.

    La cause originelle de tous ces maux est la redoutable association pétrole + despotisme. Pour que l’Algérie redevienne un pays normal où il fait bon vivre, il faut que l’un des termes de cette association nuisible disparaisse : c’est le despotisme.




    0
  • Ammisaid
    16 janvier 2010 at 10 h 58 min - Reply

    Assalam, azul, bonjour
    Jusqu’à quel point ira la purification de l’Algérie? Qui est Algérien avec ce pouvoir despotique et qui le sera lorsque la démocratie y sera installé (quelque soit sa forme)? Tous les sujets doivent être abordés, là n’est pas le problème. Mais, pourquoi les évoquer?
    Est-ce que c’est pour clarifier les choses ou déterminer qui est et qui sera plus Algérien que l’autre ?
    Notre terre a été traversé par des évènements que notre peuple avait et subit encore. Ces évènements ont laissé des traces. Ces traces nous ne pouvons les effacer. Cela fait parti de la nature de la vie, de ses lois et de ce qu’elle impose à l’humain.
    Rares sont ceux ou celles de nous qui n’ont pas subi les affres de ce régime sans foi, ni loi. Il faudra des années pour redevenir ce que nous étions et ensuite ce que nous voulions être. Dépassionnons les débats, cherchons le juste milieu, soyons justes dans analyses et nos critiques, comprenons ce qui est possible de comprendre et cessons les insultes et surtout celles qui affirment: je suis plus Algérien que celui ou celle qui a trouvé ce moyen ou celle-ci pur sauver sa peau.
    Des millions d’Algériens immigrés et ensuite qui s’étaient naturalisés, auraient aimés vivre en Algérie.
    L’immigration est dure. Ne peut la raconter que cette femme qui attendait son mari un an ou deux pour vivre avec lui quelques nuits. Que ces enfants qui vivaient comme des orphelins et qui ne connaissaient leurs pères que par bribes d’instant. Un immigré marié durant 4O ans, à tout cassé, a vécu 2o mois avec sa femme et ses enfants ( des 20 mois, il faudra retirer les heures passées avec la famille, les voisins, les souks, les bars ou les mosquées, les nuits pour dormir…).
    Je ne crois pas que notre problème est celui de la binationalité. Il est autre. C’est celui de ces hommes qui refusent, justement, l’avènement d’un pays normal qui permettra aux uns et aux autres de choisir librement ce qu’ils désirent, sans violence, ni regrets, ni compte à rendre à qui ce soit, hormis leurs propres consciences. Et, cette domination qu’ils nous imposent n’a qu’un seul objectif, nous castrer, nous asservir, nous ôter toute liberté et toute dignité et voler dans l’impunité la plus totale nos richesses.
    Fraternellement à toutes et à tous




    0
  • Adel
    16 janvier 2010 at 11 h 07 min - Reply

    L’État français étant un État laïc, se naturaliser français pour un musulman, durant la colonisation, ne signifiait pas devenir chrétien, donc apostat. Le problème se posait par rapport au statut personnel uniquement et plus précisément la polygamie et les règles régissant l’héritage. Aujourd’hui ce sujet dépasse la question du statut personnel pour aboutir à la problématique de l’application de la « chariaa » revendiquée par le courant islamiste. Quid par exemple du riba, prêt à intérêt pratiqué par les banques algériennes et de la polygamie interdite en Tunisie ?

    Il reste que les indigènes, dans leur ensemble, refusaient l’occupation française. N’oublions pas que, depuis la Reconquista, qui avait fait très mal aux musulmans d’Andalousie refugiés au Maghreb, le chrétien qu’il fût Espagnol ou Français était, pour le Maghrébin, l’ennemi héréditaire. Le Français était donc le mal absolu et devenir Français, de quelque façon que ce fût, était synonyme de reniement et d’apostasie. Les historiens européens ont rapporté les faits concernant les musulmans restés en Andalousie qui jetaient leurs enfants dans des ravins afin de les soustraire au baptême chrétien imposé à l’époque par l’Eglise.

    La colonisation devenant après un siècle une réalité difficile à ignorer, les oulémas se trouvèrent dans l’obligation de faire preuve d’idjtihad pour vivre dans la légalité (cesser d’appeler les indigènes à combattre les chrétiens). L’indépendance est venue mettre un terme à la situation qu’ils devaient théoriser.

    Les musulmans d’aujourd’hui ne s’embarrassent plus de tels scrupules. Des islamistes militants sont devenus Canadiens après avoir prêté allégeance à la Reine d’Angleterre. En fait, seules les règles d’héritage posent problème. Pour ce qui est du mariage, en Europe ou en Amérique, comme en Algérie, il se déroule en deux étapes : la fat’ha, cérémonie religieuse présidée par un imam, et le a’qd qui se fait à la mairie. De même, beaucoup d’islamistes au Etats-Unis autorisent aujourd’hui le prêt à intérêt, car c’est le seul moyen d’acquérir un logement pour un salarié qui ne dispose pas de suffisamment de cash dans ce pays. Nécessité fait loi. En Algérie, par contre, beaucoup d’islamistes refusent encore de recourir au prêt CNEP.




    0
  • BY
    16 janvier 2010 at 12 h 55 min - Reply

    Bonjour,

    Si je comprends bien, pour vous, Salah Eddine et Zineb, les millions d’Algériens qui se sont naturalisés sont des m’tournis parce qu’ils sont des m’tourzis (naturalisés). Ils deviennent, dès lors, ipso facto, des renégats, des apostats. Pardon, Salah Eddine, j’ai lu la réponse que tu as faite à Boukezouha sur ton éducation et tes conviction qui ne sont pas mises, ici, en cause, mais c’est, en effet, comme le dit Boukezouha, de l’excommunication. De façon implicite, les m’tourzis (naturalisés d’aujourd’hui)ne sont pas considérés par vous, Zineb et toi, comme des musulmans. Il y a à craindre des pogroms si, d’aventure, d’autres que vous qui respectez la vie et les droits des hommes faisaient cet amalgame. C’est très dangereux. En 1891, la naturalisation (m’tourzi)était conditionnée à l’abandon par le m’tourni du statut de musulman. Croyez-vous vraiment que l’Association des Oulama
    poussait à l’apostasie en revendiquant la citoyenneté française, ce qui équivalait à la naturalisation ?
    Je veux citer un tellectuel crédible à vos yeux, Lahouari Addi qui a écrit à maintes reprises dans ses ouvrages et ses articles que « Les Oulama revendiquaient la citoyenneté française pour les Algériens afin de bénéficier des droits civiques qui leur permettent de s’épanouir dans la culture arabo-islamique. » « Pour Abdelhamid Ben Badis, écrit Addi dans un article: le nationalisme algérien, origine et perspective publié par le Quotidien d’Oran le 4 mai 2009, l’égalité des Français et des Indigènes sera une occasion pour ces derniers d’apprendre l’arabe, de se réapproprier leur histoire, de pratiquer librement leur religion, tout en progressant sur le plan social et culturel. » Je partage totalement ces propos. Nous sommes loin de votre amalgame M’tourzi/M’tourni qui excluait de la communauté. Il est pour le moins paradoxal que par l’accès à la citoyenneté française on se rapprochait, pour les Oulama, de sa langue, de sa culture et de sa religion. Où est ce m’tourzi = m’tourni dont vous parlez. Encore une fois le m’tourni est celui qui renonce ou a renoncé à son statut personnel de musulman. Et à cette catégorie appartiennent tant d’Algériens dont les parents, les grands parents ou les arrières grands parents n’ont jamais abandonné l’islam pour la citoyenneté française. Les m’tourni ce sont ceux qui aujourd’hui rejettent les catégories juridiques islamiques alors qu’ils exhibent une carte d’identité algérienne et un nationalisme ombrageux emprunté.
    Je tiens juste à préciser que je ne suis ni m’tourzi ni m’tourni.
    Une question pour clore ce chapitre : quel statut donnez-vous aux Algériens qui se sont convertis de longue ou fraîche date au christianisme ?
    ================
    Evitons les polémiques stériles et les jugements péremptoires. Je crois que j’ai été clair, tout comme de nombreux intervenants sur cette question. Cette dernière concerne les quelques milliers (et non des millions) de la période coloniale (quelque 7000 selon les statistiques coloniales). Nous n’avons pas parlé de nos compatriotes actuels ayant la double nationalité et qui ont été chassés par la médiocrité et la terreur (comme je l’ai bien précisé dans mon commentaire). Je ne suis pas là pour excommunier, ni apostasier quiconque, encore moins pour donner des leçons. Que Dieu nous en Préserve. Personnellement, et pour éviter tout dérapage inutile qui ne sert pas le débat, je clos la discussion sur cette question.
    Un dernier point, si vous me le permettez, concernant notre frère Addi Lahouari, il est à mes yeux crédible pour de nombreux algériens, même s’il m’arrive de ne pas partager certaines de ses analyses. Evitons encore une fois les insinuations…..
    Cordialement.
    Salah-Eddine




    0
  • BY
    16 janvier 2010 at 14 h 39 min - Reply

    Salah Eddine, Vous n’avez pas cessé de donner des satisfecits à ceux qui ont exprimé des accords avec vous mais dès lors que l’on diverge ou l’on conteste vos présupposés vous décidez urbi et orbi que c’est de la polémique stérile. Non, Monsieur, il y a des arguments sérieux auxquels il faut répondre sérieusement.
    Je ne crois pas avoir manqué, de mon côté, à la courtoisie du débat qui a suscité des interogations et des inquiétudes légitimes de la part de certains internautes comme Binational. Adel a parfaitement raison de faire remarquer que le problème n’est pas la nationalité (double) de tel ou tel y compris des membres du « gouvernement » mais la nature du système qui permet la prédation. Certains des prédateurs de l’Algérie n’ont que la nationalité algérienne alors que leurs comptes en banque se trouvent dans des pays comme la Suisse, la France ou les Etats-Unis.
    Et c’est ma dernière intervention sur ce site.




    0
  • batni
    16 janvier 2010 at 18 h 28 min - Reply

    Qu’il soit M’tourni ou m’trouzi cela n’enléve en rien au nationalisme de plusieurs de ces Algériens qui par la force des choses ce sont retrouvés dans cette situation. Qui peut remettre en cause le nationalisme de feu Jean Amrouche, de sa soeur feu Taos Amrouche et de leurs mêre feu Fadhma ath Mansour Amrouche.
    Qu’ils soient 7000 ou des millions ont ne doit pas les stigmatiser.




    0
  • larbi
    16 janvier 2010 at 21 h 49 min - Reply

    Le problème n’ est pas qui a combien de passeports. Le vrai problème est la législation Algérienne, son application sur le terrain et son respect et contrôle sur qui a le droit de devenir un « responsable » de souveraineté. Avoir un passeport ne signifie pas de facto être traite’ comme quelqu’ un qui a la nationalité. Ont entend des : Oui certes vous avez le passeport Français, Belge, Italien, Espagnole, Hollandais, Allemand mais vous n’ été pas citoyen. Aucun de ceux ayant le droit du sol n’ occupe une fonction de responsabilités de souveraineté dans n’ importe quel pays cite’ plus haut ou autres. Oui des positions alibi, tel ministre ou sous-ministre de sa propre condition, pour pouvoir ainsi exprimer ce que les autres (les vrai citoyen souverain) ne peuvent dire sans contrainte d’ être traite’ de raciste.

    C’ est un vrai débat qui est lance’ avec cet article. C’ est courageux est je remercie celui ou ceux qui l’ ont propose’. C’ est débat qui défriche pas mal de terrains et met a nu pas mal de contradictions, voire même existentiels, même dans une globalisation hypocrite .




    0
  • Mohamed
    17 janvier 2010 at 3 h 02 min - Reply

    …celui-ci avoisinerait les 5 millions (tous âges confondus)dont plus de 90% vivraient en France…

    5 millions ( tous âges confondus) selon l’auteur de cet article. Il prétend pourtant qu’il ne stigmatisait pas tous les Algériens mais visait uniquement certains responsables au sein de l’État? Alors pourquoi parler de 5 millions ? Imaginez si ces gens accédaient un jour au pouvoir, ceux qui détiennent une deuxième nationalité ne seraient jamais autorisées à rentrer au pays. Ils nous prennent pour des naïfs.




    0
  • bediar
    17 janvier 2010 at 10 h 26 min - Reply

    Techniquement ou administrativement si vous voulez, la double n’existe que dans l’esprit des gens qui veulent justifier leur choix car la demande de nationalité a ses règle en France, en Algérie ou ailleurs et puis en voyage avec un seul passeport la double est un langage de la rue, la majorité des algériens qui on bénéficié de la nationalité avaient on leur possession le fameux Décret Crémieux
    Ce qui explique le choix leur départ volontaire de crainte d’un état islamique.
    Comment on est arrivé là, tout simplement les enfants né en France et qui vivent, avait un problème de service national en Algérie lorsqu’il visite leur pays et imaginé les conséquences qui en découle, et vice versa. Alors la France et l’Algérie ont décidé que les enfants nés en France peuvent choisir leur nationalité jusqu’à 18ans [doit de sol]. De la viens la double.




    0
  • IDIR
    17 janvier 2010 at 10 h 29 min - Reply

    Raed Salah avait exhorté à plusieurs reprises ces derniers jours les musulmans dans les territoires palestiniens à « défendre la mosquée Al-Aqsa » face à l’occupant.

    Il a déjà été arrêté à plusieurs reprises et a passé deux années dans les prisons.

    Un tribunal a ordonné la libération de cheikh Salah, un Arabe palestinien de nationalité de l’occupant, quelques heures après son arrestation, mais lui a interdit d’entrer à Al Qods pendant 30 jours, a précisé une porte-parole du tribunal. Le cheikh Raed Salah est banni d’Al Qods.

    A travers l’exemple du cheikh Salah, je souhaite attirer, l’attention, sur le fait de juger les paroles et les actes, d’un homme ou d’une femme, et non pas la nationalité sur un passeport.

    La conception du monde et la stabilité se trouve chez les dépositaires de connaissances mûres et les épris avertis. Le degré d’attachement et de fidélité de l’individu à l’humanité dépend de l’état de son intelligence, de sa clairvoyance et de sa nature originelle.
    Fraternellement




    0
  • IDIR
    17 janvier 2010 at 10 h 36 min - Reply

    S. E. Sidhoum

    Cette conscience (ou ce sens moral, ou ce cœur) est le fondement de la morale, sur laquelle elle veille jalousement ; c’est elle, dans les situations ambiguës, qui nous guident vers la Vérité et nous éloigne de l’erreur. Le progrès et le bien être d’une société, quelle qu’elle soit, ne dépendent pas de la promulgation de lois et de décrets ni de la vigilance du pouvoir, même si tout cela est aussi nécessaire. Ce qui fait progresser les sociétés, c’est la présence de cœurs vivants, de consciences en éveil. Je souhaite comme vous et d’autres compatriotes, sans aucun doute, lire d’autres contributions de B. Younessi dans ce journal.
    Fraternellement




    0
  • racim
    17 janvier 2010 at 11 h 21 min - Reply

    la double nationalité a fait l’objet d’un livre qui traite ce sujet :etre algerien,la double nationalité dans les rapports franco-algériens.l’auteur est docteur en Droit ( Zouhir Boushaba). je conseille vivement la lecture de ce livre pour éventuellement débattre de cette question en toute sérénité.




    0
  • legueteur
    17 janvier 2010 at 14 h 07 min - Reply
  • Sais Abdelkrim
    17 janvier 2010 at 14 h 39 min - Reply

    c une HISTOIRE BIDON.
    CETTE femme A TOUT L’ARGENT QU’IL FAUT POUR ELLE ET POUR D’AUTRES AFIN DE SE SOIGNER. LES RELAIS QUI ONT FAIT L’ÉCHO DE CETTE AFFAIRE VOUS DONNE UNE IDÉE DES INSTIGATEURS DE L’IDÉE.
    c pour noyer le Poisson comme on dit.
    c du pur INOX !!!
    bonne journée et merci pour la question même si elle est un peu loin du sujet des débats…




    0
  • BRAHIM
    17 janvier 2010 at 15 h 29 min - Reply

    @racim, vraiment je te remercie de nous avoir proposé de lire ce livre en ce qui concerne la double nationalité. Il est vrai qu’il est plus utile de s’informer et de se documenter sur les sujets sur lesquels on débat avant de formuler un point de vue. C’est plus sensé. Mais cela n’empêche pas les internautes de se prononcer sur des sujets sans être érudits et même s’ils commettent des erreurs d’appréciation. Il y a toujours quelqu’un qui peut rééquilibrer les choses. Moi même je ne lis pas beaucoup (c’est un défaut) mais je peux, à l’instar de n’importe quel algérien, donner un point de vue sans être expert mais avec mon ressenti sur tous les sujets développés (identité, démocratie, idéologie, société, histoire, corruption etc… etc..). Mais je suis d’accord avec vous, il faut mieux s’instruire, se renseigner et s’informer pour mieux formuler ses idées et être plus crédible. La prétention de LQA n’est rien d’autre que de faire parler les algériens et de leur donner la parole que leur a été confisquée le FLN et l’ALN de l’après indépendance. Chacun donne son point de vue, c’est comme çà qu’on avance dans la pédagogie pour l’instauration de la démocratie qui est absente dans notre pays. Je ne défends pas bêtement le site LQA et comme le savent certains internautes qui ont fréquenté ce site depuis sa création, j’ai échangé des propos parfois acerbes (mais toujours dans les normes de la courtoisie) avec les administrateurs et les modérateurs de ce site, notamment Salah Eddine et D. Benchenouf. Tout particulièrement au début de la création du site car je n’arrivais pas encore à définir d’une manière précise son Editorial. Mais avec le temps, les choses deviennent plus en plus claires et il faut se rendre à l’évidence que TOUTES LES SENSIBILITES apparaissent d’une manière nette. On a la chance de s’exprimer en toute liberté (sans insultes, …. si possible) ; alors profitons de cette chance de liberté d’opinion que nous permet INTERNET grâce à la volonté et à la détermination de certains. Bon Dieu, on a soif et faim de s’exprimer librement, ne gâchons pas cette opportunité !!!!! . Les excitateurs qui se plaisent à utiliser et à propager des IDEES EXTREMES ou UNE PENSEE UNIQUE doivent être combattu politiquement, cela va de soi. Je ne parle pas spécialement d’un thème précis mais de tous les sujets en général. Aussi, je n’ai qu’à souhaiter longue vie à LQA et ce n’est pas de la « brosse » ou de la « vénération partisane » comme pourrait me le reprocher certains. Les idées que je défends sur ce site sont les miennes et en toute conscience, (en ce qui me concerne pour le moins)! Je ne m’adresse pas à vous évidemment cher internaute @racim , vous l’aurez compris, je le sais.




    0
  • IDIR
    17 janvier 2010 at 15 h 59 min - Reply
  • malek
    17 janvier 2010 at 16 h 16 min - Reply

    Bonjour a toutes et a tous,

    Comment peut on dénoncer le nationalisme dans les pays occidentaux et se nourrir de nationalisme en Algérie? la majorité des Algériens qui ont obtenu une autre citoyenneté (mieux que nationalité) c’est pas pour des raisons idéologiques ou géopolitiques, c’est pour améliorer leur sort c’est tout. Il y a toujours eu des vagues d’immigration a chaque fois qu’un pays passe par une tragédie quelconque, l’Algérie ne fait l’exception.

    religieusement parlant l’islam ne reconnait pas de nationalité donc ce qui est discutable c’est un changement de principe ou de conviction, je dis discutable au sens d’un débat et non pas de jugement, tout le monde étant libre de faire ce qu’il veut.

    respecter les autres et faire du bien partout ou l’on vit c’est l’essentiel.

    J’ai l’impression qu’on parlera de ce sujet même quand les Algériens prendrons une citoyenneté d’une autres planète dans 1000 ans, j’espère qu’ils trouveront mon commentaire y’en pas beaucoup qui pensent a eux 🙂 , essayons de voir plus loin que nos nombrils svp, nous sommes une génération d’Algériens et nous ne pouvons parler des Algériens de tous les temps, ce sujet n’aura pas de sens dans le future et a mon sens pas plus aujourd’hui.

    Pensez au pionniers qui ont bâti L’Amérique et l’Australie par exemple,ils ont quitté leurs pays et ils ont amélioré leur sort, personnellement je connais des irlandais d’Amérique qui se disent américains point a la ligne ils ont une attache culturelle sentimentale avec leur pays d’origine, mais posez leur la question du fait d’avoir un autre passeport ils vous conseilleraient de voir un PSY.

    Ou que vous êtes vivez pleinement, et lâchez un peu le jupon de vos mères (pays).




    0
  • Sais Abdelkrim
    17 janvier 2010 at 17 h 05 min - Reply

    Les français algériens veulent un passeport français pour y vivre et y travailler légalement, mais ils restent algériens pour des raisons sociales comme le mariage; par exemple ils ne veulent pas se marier avec une française NO-vierge ou catholique, et ils viennent en Algérie pour trouver leur bonheur. Donc, c’est justes des PROFITEURS CAR ILS NE CROIENT PAS AUX PRINCIPES DU PAYS OU ILS VIVENT : LIBERTÉ, FRATERNITÉ, ÉGALITÉ. ici en Algérie c plutôt : chacun pour soi, hogra et injustice.
    Ils ne seront jamais CITOYENS mais TOUJOURS DES MUSULMANS, car la citoyenneté est une IDÉE PUREMENT LAÏQUE ET FRANÇAISE, ELLE NE CONCERNE PAS LA NATIONALITÉ terme qui DÉSIGNE LA NATION (MUSLIMS = NATION MUSULMANE= ISLAM IS NATIONALITÉ).




    0
  • Rédaction
    17 janvier 2010 at 20 h 19 min - Reply

    Voici un commentaire d’une jeune algérien, sur mon ancien blog Tahia bladi, et la réponse que je lui avais faite. Je livre ici, l’une et l’autre intervention, en toute simplicité, juste pour exprimer des choses…

    Intervention de Wahid:
    Bonjour, je viens de découvrir votre blog et quelque chose m’a touché tout de suite en lisant journaliste refugié, frachement ça ma fait mal, très mal même, moi je suis venu en france pour étudier, elhamdoulilah, je vien de finir mes études en obtenant mon Master, j’ai décidé de rentrer au Bled et travailler en Algérie car j’adore trop mon pays, j’espère que tout se passera bien pour moi (j’ai déjà trouvé un boulot pour la rentrée)car à chaque fois que je dis a mes amis et à ma famile (pas mes parents car eux ils sont très content mais mes amis, cousins, oncles, …) ils me disent que je suis un fou, je voudrai un petit plus de conseils de ta part si c’est possible car ma déçision est prise mais je suis encore en France en ce moment ?! Merci d’avance.

    Réponse de DB
    Merci pour ta confiance Wahid. Tu comprendras j’espère que je ne pourrais pas te donner un autre conseil que te recommander d’aller voir par toi-même. Mais je crois pouvoir te dire aussi que l’attachement à sa terre et à son propre mode de vie est un sentiment légitime. Contrairement à de nombreux Algériens qui n’ont jamais été séduits par les chants trompeurs des sirènes parisiennes et d’ailleurs, et qui ont préféré tout endurer plutôt que l’exil et l’arrachement, j’ai mis du temps à comprendre que partir c’est mourir. A petit feu.
    Si tu savais toute la douleur de la nostalgie de mon pays qui m’étreint le cœur de ses serres cruelles. Ah combien j’aurais de bonheur à retrouver la chaude nonchalance qui pèse sur cette terre attachante.
    Mon pays et les miens me manquent tant que j’en appelle souvent au souvenir des jours heureux, des jours passés et qui ne reviendront plus. La mémoire de mon enfance, que je croyais dissipée, se ranime souvent de ses cendres, avivée par la violence de l’exil et du sentiment qui ne me quitte jamais que je ne suis pas chez moi.
    Si tu savais comme je me languis de ces ocres écorchés de la terre, de ces bleus violents de la mer, de cette lumière blonde, des émotions palpitantes des gens de ce pays, toujours excessifs, jamais indifférents. De tous les miens, de mes amis et même de mes ennemis.
    Mon cœur saigne pour mon pays, pour mon père qui s’est éteint en me réclamant et qui me manque comme s’il était encore vivant, pour ma mère qui me répète toujours le même dicton populaire quand je l’appelle au téléphone : « Watni, watni, ahla mène lahrir oua lkotni » (Ma patrie est plus douce que la soie et le coton)
    Je ne sais pas Wahid si je suis de bon conseil. Je sais que ma nostalgie peut paraître risible à ces millions de jeunes désespérés qui rêvent de pouvoir quitter l’Algérie et s’installer dans ces terres du nord, dont ils ne devinent pas l’hostilité et qui ne sont pas l’eldorado qu’ils croient.
    Je ne suis peut être pas de bon conseil parce que je ne suis plus jeune et qu’un arbre de 55 ans ne se transplante pas comme un jeune géranium. Mes racines sont profondément plongées dans ma terre natale.
    Je suis ouvert à tout l’univers mais je ne suis rempli que de ma propre identité, de nos vraies valeurs.
    Je suis habité par l’âme de nos ancêtres. Pourrais tu comprendre qu’à mes yeux, le chardon des steppes éplorées de mon pays est plus beau que les roses inodores du fleuriste de La Part Dieu.
    Mon dieu que l’Algérie me manque !




    0
  • Adel
    18 janvier 2010 at 9 h 07 min - Reply

    @Rédaction

    Le drame de l’Algérien d’aujourd’hui, c’est qu’il a tout détruit, tout sali.

    Il a détruit la culture et les langues ancestrales.

    Il a détruit l’islam ancestral pour mettre à la place une horrible caricature.

    Il a ravagé la terre en la peuplant de carcasses de béton.

    Il a détruit les valeurs de base de la société traditionnelle : travail, parcimonie, solidarité, loyauté, sens de l’honneur, etc.

    etc., etc.

    Il s’est aussi amusé avec ce que l’Europe moderne a fait de meilleur et il l’a dénaturé.

    L’Algérien se retrouve aujourd’hui complètement nu et seul, livré à des dirigeants sans scrupules qui représentent ce qu’il y a de pire en chacun de nous. Il a besoin de réapprendre la rationalité et cesser de se comporter comme un enfant gâté qui veut tout et son contraire, tout de suite, sans efforts ni sacrifices.

    Aller voir d’autres pays où il fait -30 degrés en hiver et où les gens travaillent dur pour gagner leur vie ne peut que lui faire du bien. Il prendra la juste mesure des choses.

    Ainsi, il pourra repartir sur de bonnes bases et vivre heureux dans son pays, sans jamais penser à le quitter.

    Ceux qui partent et retournent au pays sont comme de bonnes graines, saines, guéries, qui aideront peut-être la société dans son ensemble à trouver le chemin de la guérison.




    0
  • el amel
    18 janvier 2010 at 10 h 50 min - Reply

    J’ai demandé la nationalité et on me l’a refusé, cette initiative me permettait d’avoir des papiers pour ne pas avoir à renouveler mon titre de séjour étudiante, je dirai tant mieux car aujourd’hui des évènements ont changé le cours de ma vie; mais ne croyez surtout pas qu’avoir la nationalité en France pour des personnes de ma condition changerait quoi que ce soit, nous serons les moutons qui complèteront la bergerie. Ce que j’ai constaté c’est que dans ma famille, ceux qui vivent aux Etats-Unis, au Canada ont accédé à des postes importants et ont réussi à se faire des situations, ce sont des enfants du peuple. Alors qu’en France, j’ai des parents très proches, des cadres qui ont quitté l’Algérie dans les années 70 et qui se sont mariés avec des Françaises et je pense aujourd’hui qu’ils auraient mieux fait de rester dans leur pays car sur le plan professionnel, ils ont été pressés comme des citrons et à peine s’ils sont arrivés à avoir un toit et ils seront toujours étrangers à vie, un jour bougnoule, le lendemain pas musulmans mais terroristes. Et les bi-nationaux du pouvoir ce sont les bienvenus puisqu’ils apportent de l’oseille à leur mère-patrie quant aux kabyles dont je fais partie, il y a ceux pour lesquels les conditions de vie n’ont pas tellement changé et il y a l’exemple d’Aigle Azur, neveu de sidi saïd, et copain de général dafiste.




    0
  • Sais Abdelkrim
    18 janvier 2010 at 12 h 04 min - Reply

    @Rédaction
    sans être camusien (le bleu du ciel, le ftir etc)
    je lui aurais dit : NE RENTRE PAS !!!
    C UN SUICIDE ET LE SUICIDE EST HARAM DANS TOUTES LES RELIGIONS.
    Y A RIEN DANS CE PAYS SAUF SI TU AIMES LES MAGOUILLES (POSTE, BANQUES) OU L’AVENTURE BUISSONNIÈRE (TRAFIC AUX FRONTIÈRES)
    OU T LE FILS DE QUELQU’UN ET LA TA PAS BESOIN DE REVENIR T DÉJÀ LA
    FAUT PAS RÊVER LES JEUNES SI VOUS POUVEZ VIVRE DIGNEMENT ET LÉGALEMENT EN ÉTRANGER FONCEZ ET NE REGARDEZ PAS DERRIÈRE VOUS SINON VOUS ALLEZ VOUS TRANSFORMER EN « STATUE DE SEL ».




    0
  • Maurice
    20 janvier 2010 at 2 h 09 min - Reply

    ET LES AUTRES QU’EN PENSEZ VOUS ?

    Les conditions dramatiques d’accession de l’Algérie à l’Indépendance ont eu pour effet l’exode de la quasi-totalité de la population non-musulmane, ainsi qu’une d’une partie de la population musulmane pro-française.

    Le Code de la Nationalité adopté par la première Assemblée Nationale, visant à établir que seuls les Musulmans sont de facto Algériens, en bafouant ainsi les Accords d’Evian signés le 18 mars 1962 entre la France et le GPRA, lesquels offraient des garanties, non respectées ni faites respectées, aux citoyens français d’Algérie, notamment sur la question fondamentale de leur nationalité, a très vite transformé l’arrachement à la terre natale en exclusion définitive, purification ethnico-religieuse (selon une définition récente) avant l’heure et cruel précédent de l’Histoire contemporaine.

    Considérant, en fonction de notre vision humaniste, que :

    – Tout Être ne choisit ni la terre où il naît, ni ses parents, ni la communauté, ni la langue, ni sa religion d’origine, ceux-ci n’étant que lègués ;

    – Qu’il a seul le droit de décider de s’en défaire,

    – le priver de ces liens, contre sa volonté, c’est aller contre un droit fondamental de l’Être humain, entre autres concernant les mineurs à la date de l’Indépendance, notamment les plus jeunes, en incapacité de faire quelque choix que ce soit, les évènements s’imposant alors violement à eux en héritage « chagrin »,

    Nous signataires du Mouvement D’Algérie-Djezaïr, tous natifs d’Algérie (ou descendants), demandons à Monsieur le président de la République algérienne, d’entamer une procédure mettant fin à cette injustice, et de rétablir collectivement tous les natifs d’Algérie, et leurs descendants dans le droit d’être, aussi, Algériens de nationalité




    0
  • l.leila
    20 janvier 2010 at 13 h 16 min - Reply

    Bonjour,
    @ Compatriote Sais Abdelkrim : Cher compatriote, je ne partage pas du tout votre avis, qui est celui de continuer à fuir le pays en réalisant exactement le voeu « lgosto »,de la maffia dans tous ses genres. Je pense sincèrement qu’il n’est pas impossible de s’unir en Hommes et Femmes Libres pour arriver à construire une Algérie dont avaient rêvé nos Martyrs.

    « Watni, watni, ahla mène lahrir oua lkotni »
    Un grand merci à Madame BENCHENOUF, mère.

    Mes salutations




    0
  • Kader
    20 janvier 2010 at 19 h 14 min - Reply

    Maurice à raison les accords d’Evian ont été bafoués
    ils avaient cependant été entérinés par 90% du Peuple
    par le référendum du 1er Juillet y compris pour les clauses d »Amnisties réciproques qu’ils contenaient ce qui permet à nos ex combattants de se promener en France certains avec 2 passeports tandis que aprés le 3 Juillet la chasse aux anciens harkis et pieds noirs commençait comme à Oran le 5 Juillet A mon avis « le droit du sol » devrait etre réciproque si non la France devrait le refuser à ceux qui naissent en France si leurs parents n’avaient pas choisi d’y aller comme Français en 62 Ce n’est pas normal que les Pieds Noirs qui veulent venir sur les tombes de leurs morts demandent un visa pour venir chez eux comme les « beurs »
    en France




    0
  • jnsplu
    20 janvier 2010 at 21 h 28 min - Reply

    Oui Kader Maurice à raison mais il faut aussi dire que de l’autre coté les memes accords n’ont pas été respectés aussi. Le plan de constantine à la charge financière de la puissance coloniale devait etre terminé avant 1964 mais les crédits se sont taris dès 1962 et d’autres bricoles aussi relatives à l’enseignement, à la coopération, etc…les pouvoirs des deux cotés ont failli…




    0
  • Sais Abdelkrim
    21 janvier 2010 at 3 h 14 min - Reply

    @l.leila
    Moi je vois les jeunes entrain de pourrir ici, ils n’ont aucun AVENIR, même avec leurs diplômes.
    je préfère qu’ils tentent leur chance ailleurs, mais pas en HARRAGA, ÇA NON !!! Qu’ils se débrouillent !
    c la vie et on a qu’une SEULE!!!
    Quant a la MAFIA, elle a de beaux jours devant elle.
    Faut accepter la réalité du pays : MAKANE WALOU !




    0
  • BOUKEZOUHA abdelouahab
    21 janvier 2010 at 9 h 45 min - Reply

    Maurice, la loi 63-96 du 27 mars 1963 portant code de la nationalité algérienne a été abrogée par l’ordonnance n° 70-86 du 15 décembre 1970 portant code de la nationalité algérienne qui prévoit les dispositions générales de l’acquisition de la nationalité algérienne. Bien que modifié et complété dans certaines de ses dispositions, ce code est toujours en vigueur.

    Je n’ai pas pu vérifier les dispositions de la loi de 1963 notamment l’article que vous ciblez qui serait en contradiction avec les accords d’Evian.

    Cependant, il faut dire, quand même, que les dispositions concernant les citoyens français de statut civil de droit commun ont été rendues caduques ou obsolètes du fait du départ massif de la population « européenne » d’Algérie dès la proclamation de l’indépendance.

    Pour que chacun comprenne de quoi il s’agit, voici ce que prévoyaient les accords d’Evian au sujet de la nationalité et des droits civiques des Français d’Algérie.

    Dispositions concernant les citoyens français de statut civil de droit commun
    (Les Pieds noirs)

    a) Dans le cadre de la législation algérienne sur la nationalité, la situation légale des citoyens français de statut civil de droit commun est réglée selon les principes suivants.
    Pour une période de trois années à dater du jour de l’autodétermination, les citoyens français de statut civil de droit commun:
    – nés en Algérie et justifiant de dix années de résidence habituelle et régulière sur le territoire algérien au jour de l’autodétermination;
    – ou justifiant de dix années de résidence habituelle et régulière sur le territoire algérien au jour de l’autodétermination et dont le père ou la mère né en Algérie remplit, ou aurait pu remplir, les conditions pour exercer les droits civiques;
    – ou justifiant de vingt années de résidence habituelle et régulière sur le territoire algérien au jour de l’autodétermination, bénéficieront, de plein droit, des droits civiques algériens et seront considérés, de ce fait, comme des nationaux français exerçant les droits civiques algériens.
    Les nationaux français exerçant les droits civiques algériens ne peuvent exercer simultanément les droits civiques français.
    Au terme du délai de trois années susvisé, ils acquièrent la nationalité algérienne par une demande d’inscription ou de confirmation de leur inscription sur les listes électorales; à défaut de cette demande, ils sont admis au bénéfice de la convention d’établissement.

    b) Afin d’assurer, pendant un délai de trois années, aux nationaux exerçant les droits civiques algériens et à l’issue de ce délai, de façon permanente, aux Algériens de statut civil français (Les Pieds Noirs), la protection de leur personne et de leurs biens, et leur participation régulière à la vie de l’Algérie, les mesures suivantes sont prévues :

    Ils auront une juste et authentique participation aux affaires publiques.
    Dans les assemblées, leur représentation devra correspondre à leur importance effective. Dans les diverses branches de la fonction publique, ils seront assurés d’une équitable participation.
    Leur participation à la vie municipale à Alger et à Oran fera l’objet de dispositions particulières.
    Leurs droits de propriété seront respectés. Aucune mesure de dépossession ne sera prise à leur encontre sans l’octroi d’une indemnité équitable préalablement fixée.

    Ils recevront les garanties appropriées à leurs particularismes culturel, linguistique et religieux. Ils conserveront leur statut personnel qui sera respecté et appliqué par des juridictions algériennes comprenant des magistrats de même statut. Ils utiliseront la langue française au sein des assemblées et dans leurs rapports avec les Pouvoirs publics. Une association de sauvegarde contribuera à la protection des droits qui leur sont garantis. Une Cour des garanties, institution de droit interne algérien, sera chargée de veiller au respect de ces droits.

    S’il vous a été impossible du fait du code de la nationalité de 1963 d’accéder de plein droit à la nationalité algérienne et aux droits y afférents, vous auriez pu introduire dès l’abrogation de la loi 63-96 un recours en 1970 à la faveur du nouveau code qui ne fonde pas la nationalité algérienne sur la religion.

    Evidemment la décision ne m’appartient pas de donner une réponse favorable ou défavorable à votre requête légitime, mais il me semble qu’il est aujourd’hui difficile d’accéder à votre demande du fait seulement de votre naissance en Algérie parce que comme le code de la nationalité française il y a une condition de résidence notamment.

    Cependant, les autorités algériennes disposent d’un pouvoir régalien dans ce domaine comme dans d’autres pour décider de vous réintégrer dans la nationalité algérienne.




    0
  • Maurice
    21 janvier 2010 at 17 h 19 min - Reply

     » Comme le code de la nationalité française il y a une condition de résidence notamment. »
    Désolé cher compatriote aucune condition de résidence
    pour le droit du sol dans la loi Française il suffit d’etre né en France d’un parent qui y est lui méme né ! C ‘est le cas de plusieurs amis d’origine Algérienne qui vivent à l’extérieur y compris en Algérie où le consulat de France leur a fourni un passeport sans probléme A moins qu’on admette que l’Algérie n’existait pas avant le 3 juillet 62 !
    En tout cas il est clair que les accords d’Evian
    entérinés par les deux peuples n’admettaient pas la double nationalité permise en France et tolérée pour des raisons d’opportunité évidentes par l’Algérie




    0
  • BOUKEZOUHA abdelouahab
    22 janvier 2010 at 10 h 31 min - Reply

    Salam

    En effet, cher compatriote Maurice, l’article 19-3 du Code civil français dispose que : « Est français l’enfant né en France lorsque l’un de ses parents au moins y est lui-même né. » Je n’émets aucun doute à vos affirmations concernant les cas que vous citez. Mais je peux, à mon tour, vous affirmez que lorsque l’on demande la nationalité française pour des enfants nés en France de parents nés en Algérie avant le 3 juillet 1962, les demandeurs sont soumis notamment à un critère de résidence.

    Je reproduis une un extrait d’une copie de certificat de nationalité française ainsi rédigée :

    Le Greffier en chef certifie sur le vu des pièces suivantes :

    Acte de naissance de l’intéressé(e) (copie intégrale)

    Acte de naissance algérien du père de l’intéressé(e)

    Livret de famille des parents de l’intéressé(e)

    Titre de séjour du père de l’intéressé(e)

    Passeport de la mère de l’intéressé(e)

    Consultation de la Sous-Direction des naturalisations (TELNAT) concernant l’intéressé(e)

    Justificatif de domicile

    que

    EST FRANÇAIS (E)

    en application des dispositions de l’article 19-3 du Code civil.

    Etc etc…

    Voilà cher compatriote les documents que l’on exige des ressortissants algériens nés en Algérie avant le 3 juillet 1962 et résidant en France pour demander auprès des Tribunaux d’instance la nationalité française pour leurs enfants nés en France.

    Je vous souhaite, cher Maurice, de réintégrer le plus rapidement, avec le minimum de tracas administratifs, la nationalité algérienne à laquelle vous avez droit.

    ——————————————————————————–




    0
  • momo
    11 février 2010 at 19 h 50 min - Reply

    je suis algerien né en algerie et je vie depuis trente ans en france.je travaille depuis vingt ans.j’ai fais ma nationalité française par naturalisation.est ce que je suis algerien toujour et si je pars en algerie je peux vivre la- bas .




    0
  • Sais Abdelkrim
    11 février 2010 at 22 h 25 min - Reply

    a MOMO
    bien sur que tu peux vivre en Algérie…qu’est-ce qui pourrait t’empêcher de le faire, sinon un logement, de la pèze…etc…mais je te préviens c PAS DRÔLE DU TOUT !!! car comme tu peux le constater la plupart de notre ÉLITE demoKhratique vit en Europe ou en Amérique; on dit que le régime algériens est dirigé spécifiquement par des MILITAIRES véreux qui n’hésitent pas a faire le chantage, le kidnapping et toutes les mauvaises habitudes des voyous de banlieues pourries…penses avant de le faire car je connais des gens qui ont été expulsées vers l’Algérie et ils ont finis par devenir maboules ou se suicider…




    0
  • batni
    12 février 2010 at 1 h 40 min - Reply

    a MOMO
    Peut-on vivre heureux dans un océan de misère?.




    0
  • Sais Abdelkrim
    12 février 2010 at 22 h 42 min - Reply

    a batni
    oui…peut importe le pays ou tu vis…l’essentiel c’est ta morale et le sens philosophique de la vie dont tu t’empreignes.
    y a pas que la misère en Algérie, pays ou en un mois des milliers de NISSAN qui coûtent des millions se vendent comme des petits pains…
    Faut pas perdre le sens de son humour, crois-moi !




    0
  • Adel
    13 février 2010 at 11 h 38 min - Reply

    @batni, MOMO et Sais Abdelkrim

    Bonjour à tous,

    Gravir une montagne, au péril de sa vie, peut être une terrible punition pour les uns et une magnifique réalisation qui donne un sens à la vie des autres. Tout dépend de la façon dont on prend les choses.

    MOMO doit bien comprendre, qu’en Algérie, tout est sens dessus dessous. Je rêve de finir ma vie dans le petit village, aujourd’hui désert, où je suis né. C’est aujourd’hui impossible, à cause du terrorisme.

    Bon courage quand même et bonne chance, MOMO.

    Amitiés




    0
  • Maurice
    17 février 2010 at 16 h 20 min - Reply

    Pour les compatriotes de notre Mouvement Algérie/Djezair
    qui comprend des natifs d’Algérie de toute communauté
    si nous respectons la loi du sang qui permet à des « nons natifs » de se retrouver « Algériens » sans meme connaitre le pays et peut etre sans jamais y aller comme les » chauves souris »ce n’estpas une décision individuelle de faveur que nous demandons :perso je vais en Algérie sans probléme avec mon visa permanent
    mais c’est une reconnaissance historique des » accords d »evian » votés massivement par le peuple le 3 juillet 62 reconnaissance de principe car vous ne serez pas « envahis » par les PN qui redoutent plustot l’inverse
    vu la conjoncture et la crise !




    0
  • Sais Abdelkrim
    18 février 2010 at 1 h 20 min - Reply

    …et comment les ancêtres des PN ont envahi notre pays au 19ieme siècle…avec les cartes jaunes ou les visas achetées buzenessenessement !!!




    0
  • Akim
    15 avril 2010 at 22 h 46 min - Reply

    Stop pensez un peu au chose important la nationalité c est un detail pensez l etat vous a enlever votre dignité votre religion avc passeport et cni vous etes fiché la c est grave elle touché tout l muslmt mais la nationalité c est elle qui va repondre a mes acte l jour du jugmt parler en arabe ou ameri ou français pour un etant muslmt ya aucun différen pensez un peu a votre distiné




    0
  • Nenuphar
    18 août 2010 at 12 h 26 min - Reply

    « Laissons les Algériens eux-même répondre à cette question ! » ainsi conclut Benchenouf.

    En somme, laissons les algériens parler et/ou dénigrer les bi nationaux. De quel droit et en vertu de quel pouvoir ?

    Il y a décidément trop d’algériens qui se croient plus algériens que les autres et je suis prêt à parier que parmi les bi nationaux ils y a plus de d’algériens de coeur que ces prétendus « plus ».

    Qui plus est, son article est garni de supputations, de mauvaise foi, de polémique et veut faire passer les bi nationaux pour des traitres à leur patrie comme Bouteflika en somme, lorsqu’il disait qu’il allait déchoir de la nationalité algérienne ceux et celles qui ont une autre nationalité que l’algérienne.

    Il s’est même permis de comparer le nombre de bi nationaux aux israëliens alors qu’il n’y a aucun rapport tant dans les motivations, l’histoire ou et surtout le nombre rapporté à la population total de chacun des pays qu’il cite.

    Combat d’arrière garde évidemment, Benechenouf et Boutef. même combat.

    DB: Les termes que vous utilisez pour stigmatiser mes opinions sont excessifs et insultants. Mais je n’y répondrais pas. Je voudrais juste préciser que lorsque j’écris qu’il faut laisser les Algeriens eux-mêmes répondre à cette question, j’y invite aussi tous les binationaux, qui restent, à mes yeux, des Algériens à part entière. A ma connaissance, ni la loi, ni le consensus social n’ont jamais exclu les binationaux de quelque droit que ce soit d’assumer leur algérianité.




    0
  • Jacques TANVIER
    21 août 2010 at 17 h 32 min - Reply

    Lorsque je lis tous ces messages partisans et confus dans leur forme et dans le fond et qu’un certain organisme qui se fait appeler « LE MOUVEMENT D’ALGÉRIE-DJEZAÏR » espère créer un nouveau monde humain fait de mains tendues, à laquelle je suis preneur, au nom de cette Algérie que nous aimons tous, je me dis que le monde est habité de rêveurs…. Bon courage à tous, peut-être il suffit que d’y croire pour qu’un jour cela arrive…. ?

    MON ALGERIE,
    ¨ PAYS DES ORANGERS EN FLEURS ¨.

    Pays de mes rêves d’entant, tu as su marier le charme oriental à celui de l’Afrique,
    Ton histoire mal définie aura souvent inspiré les convoitises, le profit et les passions.

    Mais, tu resteras toujours dans le cœur de ceux qui garderont la fierté de t’avoir connu. Tes habitants avaient des accents et des écarts de langages aussi colorés que diversifiés, mais toujours démesurés.

    Chez toi rien n’était simple, mais tout était possible, pour te définir avec des mots justes, je te peindrai aux couleurs de mon imagination.

    Quand je prononce ton nom ¨Algérie ¨, mes souvenirs doucement me reviennent. Comment as-tu fait pour te montrer aussi impitoyable, lorsque tes enfants t’avaient désobéi, pour affirmer leur volonté de t’appartenir ?

    Leur passion pour toi, un jour se déchaîna, et par amour et attachement, ils ont avec tristesse usée de violence pour te garder.

    Quel est ton secret ¨ Algérie ¨, pour qu’aujourd’hui, nous t’aimions encore ? Es-ce le fruit du devoir ou du hasard, pour que les deux camps perdent autant de vies pour toi ?

    La fertilité de ta terre a longtemps fait de toi, ¨ Le jardin de La FRANCE ¨, cette France qui ne t’a pas toujours ¨ Comprise ¨, et qui t’a même trop vite abandonnée, mais à qui tu cries toujours ton attachement,

    L’amour qui vous a fait vous connaître, restera indélébile dans l’esprit et dans le cœur de ceux qui ont rempli les pages de cette aventure terrible, en ayant tout perdu.

    Avec le temps, les sacrilèges partagés s’estomperont pour laisser place aux souvenirs.

    Algérie, tu auras bercé les rêves des générations qui t’auront aimé, en se sacrifiant pour toi… ! Aujourd’hui, nous te saluons quand même…., ancien pays de France.

    Montpellier 31 janvier 2007

    Jacques TANVIER

    TERRE ALGERIENNE :

    Terre d’accueil, au pays des orangers en fleurs,
    Terre de souffrance, gérée par la corruption,
    Terre de mon bonheur, ou te caches-tu à cette heure…?
    Terre que l’on aime, pour y avoir connu l’amour,
    Terre de croyance aux musulmanes tyrannisées ….

    Terre ou coeurs et équité se contredisent…
    Terre que l’on aime, par ses mille visages…
    Terre d’exode pour les fils qui attendent,
    Terre au langage coloré, mais toujours démesuré,
    Terre ou l’injustice trahit la justice,

    Terre sacrifiée à une indépendance devenue barbare,
    Terre ou les hommes se sont battus pour te posséder,
    Terre au million de Martyrs, que l’histoire oublie,
    Terre de nos gènes que l’on ne peut oublier,
    Terre ou paradis ? Hélas les hommes ne savent plus ….,

    Terre que l’on partage, entre frères jusqu’à la mort,
    Terre algérienne, merci pour tes valeurs transmises,
    Terre hospitalière, protège tes enfants désobéissant,
    Terre fraternelle, que Dieu nous garde,
    Terre méditerranéenne, sanctuaire de nos consciences.

    Jacques TANVIER

    ADM: Nous ne demandons pas mieux que de jeter autant de passerelles qu’il le faudra, pour rassembler les peuples, et leur permettre d’aller ensemble, vers un âge d’or de toute l’humanité. Nous ne dénions pas aux français d’Algérie le droit de considérer ce pays comme leur terre natale, et encore moins de continuer à l’aimer. Peut-on ne pas aimer l’Algérie ? Peut-on l’oublier quand on a été baigné de sa lumière ?
    Il nous semble néanmoins nécessaire de souligner que la nostalgie ne doit pas faire oublier ce qui s’est passé dans ce pays. Tout ce qui s’y est passé. Nous ne voulons pas faire de la repentance un même fond de commerce que celui de nos vils dirigeants qui l’agitent tantôt comme un épouvantail, avec l’Etat français, tantôt comme une propagande de pacotille, avec le puple algérien, mais nous souhaitons que l’histoire puisse enfin se libérer d’une gestation trop longtemps contenue, comprimée, parce que les vérités qu’elle ne manquera pas de livrer, seront terribles, y compris pour ceux qui sont aujourd’hui à la tête du régime algérien, y compris pour ceux qui, tortionnaires hier, se pavanent aujourd’hui de leur nationalisme étriqué, et parlent d’invasion de la part de ceux dont ils avaient, hier seulement, occupé le pays, sans visa ni passeport, mais avec armes et bagages.
    Nous savons bien que l’immense majorité des français d’Algérie, des petits blancs comme on dit, ont été manipulés par les Borgeaud, les Schiafino, les Blachette, et autre ligue des maires. Mais en tombant dans ce piège grossier, de la part de ceux qui voulaient continuer de disposer d’un indigénat taillable et corvéable à merci, les pieds noirs se sont massivement engagés dans la folie furieuse de l’OAS, qui a coupé tous les ponts, et creusé un abime de sang entre les communautés.
    Mais ne dit-on pas que « LE TEMPS FAIT OUBLIER LES DOULEURS ETEINT LES VENGEANCES APAISE LA COLERE ET ETOUFFE LA HAINE. »
    Pour peu que les regrets soient sincères, et pures les intentions.




    0
  • Jacques TANVIER
    24 septembre 2010 at 12 h 22 min - Reply

    Moi je suis pieds gris, je suis arrivé à Oran en 1968 comme architecte, j’ai connu le bonheur en Algérie, mais ce bonheur s’est terminé en malheur, après avoir fait beaucoup de bien pendant 10 ans et compté beaucoup d’amis algériens et un jour le système dilatoire animé par l’ancienne S.M, m’a broyé sur une simple dénonciation, anéanti avec des prétextes bidons d’espionites chroniques, et les nouveaux services d’aujourd’hui ne me permettent toujours pas de retourner dans ce pays que j’affectionne énormément, mon tord a été de leur dire ce que je pensais de ma triste et lamentable histoire de l’époque. Je mets mon honorabilité à un autre niveau que mes bourreaux d’hier,malheureusement la relève s’est faite, avec les mêmes interdits, pourtant 26 ans se sont passés et je ne peux toujours pas revenir… Bonjour au peuple algérien, j’aime votre pays, mais voilà, les droits de l’homme chez vous ne sont pas encore d’actualités.




    0
  • Jacques TANVIER
    24 septembre 2010 at 20 h 19 min - Reply

    En vous entendant tous parler de l’historique cruelle de cette guerre d’Algérie, qui au fond n’a fait ni vainqueur ni perdant, mais que des drames des deux côtés, qui font encore couler les larmes…

    Il faut reconnaître que les Français d’Algérie ont souffert, mais ils ont surtout été détruit en perdant leur pays, leurs racine, en subissant le bannissement.

    Les algérien de leur côté ont été bafoués, humiliés, et ont perdu plus d’un million d’âmes, chaque famille a été atteinte par ce génocide historique, voulu et orchestré par les conséquence d’une très mauvaise politique de l’époque que l’on pourrait sans se tromper, appeler de criminelle, mais aujourd’hui, il faut faire la paix des braves, la paix des hommes de cœurs.

    Dès qu’ils ont eu l’indépendance, et qu’ils pouvaient voyager, les algériens se sont précipités vers la terre avec qui ils avaient grandi, c’est à dire la France, cela veut dire que nos rapports sont fraternels, indépendamment de la politique qui peut-être contestable des deux côtés ….

    Alors créons une bonne fois pour toute une paix durable, basée sur l’amitié, et le respect de nos intérêts et de nos différences…

    (Pour la petite histoire), Moi à titre personnel en 1971, comme je gagnais très bien ma vie à Oran, et en remerciement à ce pays qui m’avait ouvert ses bras, j’avais fait les démarches nécessaires pour prendre la citoyenneté algérienne, ce qui prouve que je m’étais très bien intégré dans ce super beau pays…., et bien, j’ai eu comme réponse officielle que je ne pouvais pas devenir algérien, vu que je n’étais pas musulman…

    Ma déception avait été très grande, mais c’est comme cela, la politique n’a rien de logique, sinon, imaginez que la réciprocité s’effectue en France, aujourd’hui il n’y aurait pas beaucoup d’algériens devenus français…. Heureusement qu’au niveau des hommes, l’amitié à d’autres règles morales que celles de la politique.

    Je salut mes amis algériens, et lorsque je parle de votre beau pays, la nostalgie du temps passé me gagne et ma peine devient immense, je ne pourrais plus jamais revoir mon deuxième pays, votre pays … qui fut pour moi, le pays des orangers en fleurs….




    0
  • Sais Abdelkrim
    24 septembre 2010 at 21 h 44 min - Reply

    Deux Mentalités
    Deux Cultures
    Deux Religions
    J’ai lu plusieurs ouvrages de pieds noirs et j’ai vu beaucoup de documentaires sur ce sujet : on ferait de rester chacun de son cote pour ne pas s’enliser de plus dans cette cacophonie de paix des braves et tralala.
    Les algériens sont ceux qui ont choisi de vivre en Algérie avec tous les risques encourus.
    L’ère du Romantisme algerianistes est FINI !




    0
  • D B
    24 septembre 2010 at 22 h 29 min - Reply

    Monsieur TANVIER
    Nous sommes au moins deux à pleurer le pays perdu. Certains de nos compatriotes se sont éteints d’avoir trop attendu la lumière des retrouvailles. Cette lueur qui brusque les nuits alanguies.
    D’autres, en une ultime mutilation, comme Mohamed Dib ou Mohamed Arkoun, et tant d’autres, dont je ne connais pas la douleur muette, ont demandé à leurs familles de ne pas les enterrer dans leur terre aimée. Et d’autres encore, qui ont enfin rejoint le pays aimé dans des cercueils plombés, ont été refoulés dès leur arrivée à l’aéroport d’Alger. Des fonctionnaires grisâtres et hargneux, pétaradants comme une méchante mobylette, leur ont refusé l’inhumation en terre d’Algérie, au prétexte qu’ils étaient harkis. Qu’ils étaient dans la nomenclature! Pas celle du club des pins. Non!
    Ils ont fait de notre chaude patrie, une terre d’exclusion, d’interdits, de censures, d’inquisitions, de lâchetés accomplies. Ils sont nos héros du lendemain profiteur, ils sont nos harkis bourreaux de malheureux harkis, nos vainqueurs de la vraie vie, et nos planqués victorieux qui se plantent dans leur goitre un étendard de revanche.
    Les chacals, les chacals glapissent. Ils sont entrés dans nos coeurs.
    Notre pays, mon cher compatriote, est devenu un cloaque ou s’ébattent les cloportes, une jungle de lois scélérates, où rugissent des chardons roquets.
    Mais si vous savez écouter le ressac des rêves égarés, si vous tendez le coeur, vers des rythmes qui balancent les heures perdues, et des ocres écorchés, vous entendrez…Vous entendrez un zéphyr qui tombe des grenades carmines, et qui souffle des musiques éthérées…
    Ecoutez! Tendez l’oreille! Des hommes sont en marche…
    Et leurs souffles déployés, portent une jeune chanson, née de ce matin, qui égrène des rubis de grenade carmine, et les sème comme autant de baisers, sur tous les enfants d’Algérie, sur ceux qui sont partis, qui viennent à la vie, ou qui reviennent au pays.




    0
  • Jacques TANVIER
    25 septembre 2010 at 7 h 46 min - Reply

    Je suis pas du même avis que vous cher SAIS ABDELKRIM, tous ceux qui ont dû quitter l’Algérie à cause des multiple circonstances, souvent par la force (comme moi), ont le droit d’être touché dans leur âme par le romantisme algérien, la terre algérienne n’est pas plus votre propriété qu’elle est la mienne, sur terre nous sommes tous de passage…. LE DROIT D’AIMER n’a ni religions, ni frontières, et la haine appartient qu’aux malfaisants, j’ose espérer pour vous que vous n’en faites pas parti, ou alors cela serait triste pour vous, et cela, je ne vous le souhaite pas. Sur terre, le soleil brille pour tout le monde.




    0
  • Sais Abdelkrim
    25 septembre 2010 at 19 h 54 min - Reply

    c’est ca le probleme, vous, vous le voyez comme un romantisme alors qu’il n’y a rien de romantique dans ce pays a part les endroits qui ne sont pas habites sauf par les vents et les esprits. Quant a la haine dont me lapide a chaque fois que je poste un com, je ne la connais pas car ca fait longtemps que je me suis retire des hommes pour vivre seul avec ma conscience. Vous pouvez aimer comme vous voulez : ca ne changera rien du tout sauf votre sentiment d’être satisfait intérieurement.
    En plus, personne ne me forcera moi a quitter ce que j’aime sauf la MORT ! mais vous comme tant d’autres français et algériens VOUS AVEZ PRIS LA FUITE AU LIEU D’ETRE UN EXEMPLE DE SACRIFICE ET DE LIBERTE POUR LES FUTURS GENERATIONS.




    0
  • Jacques TANVIER
    27 septembre 2010 at 12 h 44 min - Reply

    Je pense mon ami Sais Abdelkrim, que tu manques de discernement…. , toi, qu’es qui te pousse à ce type de sacrifice … ? le patriotisme à l’eau de rose ? les hérauts oubliés à ce jour sont fatigués de nos jours, qui se préoccupe aujourd’hui des martyrs qui se sont sacrifiés pour permettre à une bande de corrompus de satisfaire leurs ambitions suprêmes, en se remplissant les poches au détriment du peuple… Moi on ne m’y reprendra plus, seul les gens tel que toi croient encore au père noël … Les motivations de chacun ne peuvent pas être jugées comme tu le fais, tu n’en a pas le droit. Un peu de retenues dans tes propos serait plus sage… Bonne journée.




    0
  • Sais Abdelkrim
    2 octobre 2010 at 10 h 25 min - Reply

    vous les gawers vous avez toujours RAIZON…HOMME SUPERIEUR FAIT NOUS VOIR LA LUMIERE…Chez nous y a pas de PERE NOEL : a vous de discerner pour mon manque de discernement !!! et la bande de qui se remplit les poches au detriment du peuple VAUT MIEUX QUE VOS MASSACRES ET VOS VIOLS DE 132 ANS gawer et VOUS RESTERESZ GAWER DE GAUCHE OU DE DROITE ! POUR OU CONTRE ! OUBLIEZ CE PAYS CA VAUDRA POUR TOUT LE MONDE ! et laissez nous avec nos corrompus; les votres suffissent et on les traite pas de VOLEURS NI DE VOYOUS !!!
    et conseils garde les pour VOUS ou ENGAGE UN AVOCAT CONTRE MES PROPOS HAINEUX CONTRE LES GENTILS EUROZEROS!!!




    0
  • Jacques TANVIER
    2 octobre 2010 at 18 h 11 min - Reply
  • Jacques TANVIER
    3 octobre 2010 at 13 h 39 min - Reply
  • inter
    18 juin 2012 at 13 h 58 min - Reply

    si le gouvernement a fait des effort pour ramenais la place de l’algerie dans le monde en arrive pas a cette situation
    l’algerien veut que le passport algerien a une libre circulation dans le monde comme les etats unis australie canada…. est aussi le payes du golf.
    les gens ne sote pas dans la premier enbarcation est s’enfuit.. ils partes ils reviens ext…..




    0
  • DESESPERADOS
    18 juin 2012 at 17 h 23 min - Reply

    Je prie tous les jours Dieu pour qu’il fasse en sorte que j’ai une autre nationalité (française, canadienne, américaines ou autres) pour que je parte de ce pays maudits où j’ai espéré pendant 50 ans (j’en ai 70 aujourd’hui) que les choses changent dans le positif, le progrès, la modernité, la democratie et la liberté.
    Je constate que ces notions sont des chimères chez nous en Algérie ou dans les pays arabo-musulmans. Alors que Dieu me donne une autre nationalité inchallah.
    Je sais que la majorité des intervenants le souhaite ardemment et il y en a même qui l’on cette double nationalité mais le cache.J’en suis persuadé.

    La double nationalité est une manière de fuire le pays pleins de cauchemars à tous les niveaux (politique, sociale, santé, école, université, logement, saleté,crachats, mensonge, corruption, hogra, injustice, routes et trottoirs défoncées, poubelles comme décors à chaque coin de rue,fous tueurs au volants, surpopulation, restaurants et gargottes infectées, plages souillées, parking et trottoirs squatés , eau douteuses, boissons alcoolisées et non alcoolisées suspectes, etc..etc..)
    Vive l’étranger et je voudrai vivre même au Bangladèche




    0
  • boudjema
    4 février 2016 at 12 h 43 min - Reply

    sinon en France le projet de loi pour contrer les internautes c’est de la liberté?




    0
  • Aissa
    20 mai 2016 at 10 h 20 min - Reply

    Un jour l’Algerie,sera un grand pays très riche,tres moderne,tres musulman pas comme les ,nous sommes un peuple tes fière et reconnaissant envers nos parents,nos chouhadas,nos vrais moudjahidine.la France est tjrs un ennemi alors la double nationalité ne servira. À rien car les hommes vont rectifiés ce que un pouvoir pour à laisse faire.vive Algérie D&P.algeriens et fiers pour toujours.bravo pour tout les responsables intégrés et propres qui font avancer notre cher pays Algerie




    0
  • Congrès du Changement Démocratique