Édition du
26 July 2017

Accusé de malversations avec neuf autres cadres dirigeants :Le PDG de Sonatrach sous contrôle judiciaire


El Watan, 14 janvier 2010
Après le ministère des Travaux publics, c’est au tour de Sonatrach d’être éclaboussée par un scandale qui n’est pas près de livrer tous ses secrets. Ainsi, le PDG, Mohamed Meziane, ses deux enfants, l’ancien patron du Crédit populaire d’Algérie (CPA), son fils et 15 cadres, dont des vice-présidents de la compagnie pétrolière, ont été présentés au tribunal de Sidi M’hamed, mardi en début d’après-midi, après une enquête préliminaire menée par les officiers judiciaires militaires du Département de renseignement et de sécurité (DRS) qui a duré plus de deux semaines. Celle-ci concernerait des malversations dans l’octroi de marchés à deux bureaux d’études et de consulting et d’installation de surveillance dans le cadre de l’activité de transport par canalisation, qui auraient réussi grâce à leurs relations, notamment les enfants du PDG, à avoir un statut de « privilégiés ». Après une audition de plus de 20 heures, le juge d’instruction a pris de lourdes décisions à l’encontre de l’ensemble des mis en cause. Ainsi, il a mis sous mandat de dépôt les deux enfants du PDG de Sonatrach, l’ancien président-directeur général du CPA, Hachemi Meghaoui, son fils (propriétaire d’un bureau d’études), un entrepreneur privé, deux vice-présidents de la compagnie, Benamar Zenasni (chargé de l’activité transport par canalisation – TRC) et Belkacem Boumedienne (chargé de l’activité Amont – exploration et production), a-t-on appris de source judiciaire.

Le juge a également placé sous contrôle judiciaire 7 cadres dirigeants de la compagnie, dont le président-directeur général Mohamed Meziane et Chawki Rahal, vice-président chargé de l’activité commercialisation.

Tout en reconnaissant à chacun le principe de la présomption d’innocence, nos interlocuteurs estiment qu’il s’agit là d’une grande affaire de corruption liée à la passation douteuse de marchés publics au profit de deux bureaux d’études et de consulting et d’une entreprise d’installation d’équipements de sécurité, qui auraient bénéficié d’importants contrats en contrepartie de pots-de-vin grâce aux enfants du PDG de Sonatrach qui auraient joué le rôle d’intermédiaires. Pour l’instant, aucune information n’a été rendue publique par la compagnie pétrolière, qui se retrouve ainsi décapitée puisque c’est toute son équipe dirigeante qui est poursuivie pour malversations, violation de la législation en matière de passation de marchés publics, corruption et, surtout, association de malfaiteurs, une accusation qui relève du tribunal criminel et dont les premières estimations font état de plus de centaines de millions de dinars. C’est, en fait, le plus important scandale qui éclabousse les dirigeants de Sonatrach, en proie ces dernières années aux plus folles rumeurs sur les dépenses astronomiques de la compagnie. Il ressemble étrangement à celui qui a touché le ministère des Travaux publics, dont l’affaire est toujours en instruction et pourrait connaître de nouveaux rebondissements après que la défense du secrétaire général Mohamed Bouchama (en détention provisoire), composée de maîtres Miloud Brahimi et Khaled Bourayou, a exigé l’audition de Amar Ghoul, le ministre des Travaux publics, en tant que premier responsable du département mais aussi des grands chantiers de l’autoroute Est-Ouest.

Les dernières confrontations entre les mis en cause en liberté et en détention ont fait état de nombreuses autres révélations fracassantes sur les complicités des uns et des autres, non encore directement impliqués. Les deux lourds dossiers – Travaux publics et Sonatrach – sont traités par les juges du pôle spécialisé près la cour d’Alger, des magistrats en principe suffisamment outillés pour examiner ce genre d’affaires. La question qui reste posée est de savoir si ces juges vont aller le plus loin possible dans ces dossiers, instruits sur injonction du président de la République, et qui ont en commun le fait d’avoir été pris en charge par le DRS sans qu’il y ait de partie civile ou de plainte préalable. A ce jour, ni le ministère des Travaux publics n’a déposé plainte, tout comme d’ailleurs le ministère de l’Energie, pour ce qui est de Sonatrach. Les deux enquêtes ont été ouvertes à la suite de dénonciation adressée au Président, qui a saisi les services du DRS. Le tribunal de Sidi M’hamed est en train d’instruire les « affaires du siècle ». Saura-t-il livrer la vérité et toute la vérité à l’opinion publique  ? Le temps nous le dira…

Par Salima Tlemçani



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17 Commentaires sur cet article

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  • Abdelkader DEHBI
    15 janvier 2010 at 21 h 37 min - Reply

    Il est certain qu’il n’y aura pas un seul citoyen digne de ce nom, pour pleurer sur le sort des voleurs et des malfrats qui sévissent dans les rouages de l’Etat. Mais ette flambée d’assainissement ne peut être crédible que si elle s’étend à tous les criminels et à tous les délinquants de notoriété publique qui occupent les plus hautes charges civiles et militaires dans notre pauvre pays : A commencer par les généraux putschistes dont certains, accusés de crimes contre l’humanité, se sont convertis en « parrains » de M. Bouteflika. Ensuite, l’entourage immédiat de M. Bouteflika lui-même, ainsi que la quasi totalité des membre d’un gouvernement dont on ne compte plus les milliardaires. Sans compter plus de la moitiés des Walis et autres Pdg d’entreprise nationales, sans oublier le Secrétaire Général de l’UGTA et d’autres baronnets du régime.– Ce serait alors, et alors seulement, que cette subite fièvre de moralisation aura un sens.




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  • Rédaction
    15 janvier 2010 at 22 h 07 min - Reply

    رئيس مجلس إدارة شركة سوناطراك تحت الرقابة القضائية وتوقعات بسقوط ‘رؤوس’ أخرى

    كمال زايت
    القدس العربي 14.01.10

    من مصادر مطلعة أن الرئيس عبد العزيز بوتفليقة أصدر أوامر لمسؤولي الأجهزة الأمنية بشن حملة على رؤوس الفساد، حتى لو طالت العملية كبار المسؤولين في الدولة، مشددا على أن ‘المعركة القادمة بعد الإرهاب ستكون الفساد الذي تغلغل في الدولة’ وذكرت المصادر ذاتها أن التحقيقات في كبرى الملفات التي تم فتحها قبل أشهر ستتواصل، مرجحة أن يتم الإيقاع بمسؤولين كبار أو بأفراد عائلاتهم في حالة ما إذا ثبت تورطهم في عمليات اختلاس وتبديد للمال العام ورشوة واستغلال النفوذ.
    واعتبرت أن وضع رئيس مجلس إدارة شركة سوناطراك محمد مزيان تحت الرقابة القضائية جاء عقب تحقيقات قامت بها أجهزة الأمن منذ عدة أشهر، والتي تم خلالها استدعاء مزيان للتحقيق عدة مرات، إضافة إلى استدعاء عدد كبير من كوادر الشركة الذين لهم علاقة بالصفقات المشبوهة الموجودة قيد التحري والتحقيق.
    وكان قاضي التحقيق على مستوى محكمة العاصمة قد وضع مزيان تحت الرقابة القضائية، بينما وضع ابنيه رهن الحبس المؤقت. كما قرر القاضي، بعد التحقيق، حبس نائبي رئيس مجلس الإدارة وكذا المدير السابق لبنك ‘القرض الشعبي الجزائري’ (قطاع عام) وابنه على ذمة التحقيق، اضافة الى وضع ستة كوادر مسيرة بالشركة تحت الرقابة القضائية أيضا.
    وأشارت إلى أن قرار وضع مزيان تحت الرقابة القضائية دليل على أن حملة محاربة الفساد لن تتوقف عند صغار الموظفين والكوادر، وأنها ستطال رؤوسا كبيرة، مشددة على أنها المرة الأولى التي يتم فيها توجيه الاتهام إلى مسؤول بوزن رئيس مجلس إدارة سوناطراك.
    واعتبرت أن تعيين رئيس مجلس إدارة بالنيابة دليل أيضا على الحزم الذي سيتم التعامل به مع قضايا الفساد، وأنه لم يعد مسموحا للكوادر والمسؤولين الذين توجه لهم تهمة في قضية فساد أن يواصلوا عملهم بطريقة عادية، مثلما حدث في بعض القضايا.
    واستمع قاضي التحقيق للمتهمين لأكثر من 20 ساعة متصلة، قرر في أعقابها وضع الرئيس المدير العام لسوناطراك تحت الرقابة القضائية، وسحب جواز سفره في انتظار استكمال التحقيق القضائي.
    وتتعلق القضية بمنح مشاريع لمكتبي دراسات واستشارة أجنبيين في إطار النقل عن طريق الأنابيب، وقد اشتبه القاضي في أن المكتبين حصلا على المشاريع بفضل مسؤوليهما نجلي رئيس مجلس إدارة الشركة.
    ونقلت وكالة رويترز عن مصدرين وصفتهما بأنهما على صلة بشركة سوناطراك إن عبد الحفيظ فغولي نائب رئيس الشركة المكلف بنشاطات المصب قد عين رئيسا تنفيذيا مؤقتا للمجموعة.
    جدير بالذكر أنها المرة الأولى التي يتم فيها الكشف عن قضية فساد في شركة سوناطراك التي توصف بأنها ‘بقرة حلوب’ باعتبارها أكبر وأغنى شركة في الجزائر، وسبق وأن كانت مسيرة من وزراء مباشرة، مثلما كان الحال منذ بضع سنوات عندما كان يديرها وزير الطاقة الحالي شكيب خليل بالإضافة إلى مهامه الوزارية.
    وتأتي قضية سوناطراك لتضاف إلى سلسلة قضايا فساد تفجرت خلال الأشهر القليلة الماضية، وفي مقدمتها قضية مشروع الطريق السيّار شرق ـ غرب التي أفضت التحقيقات الأولية فيها إلى وضع الأمين العام لوزارة الأشغال العمومية رهن الحبس المؤقت ومدير ديوان الوزير تحت الرقابة القضائية، إضافة إلى كوادر أخرى من الوزارة، كما ذكرت أسماء عدة وزراء سابقين وحاليين في التحقيق.
    وفي قضية أخرى تم وضع الأمين العام لوزارة الصيد البحري في قضية أخرى متعلقة بشركة تركية تحت الرقابة القضائية، بينما توجد تحريات في قطاعات أخرى، خاصة تلك التي حصلت على ميزانيات ضخمة في السنوات القليلة الماضية.
    قال مصدران بالصناعة على صلة بشركة الطاقة الوطنية الجزائرية سوناطراك اليوم الخميس إن عبد الحفيظ فغولي نائب رئيس الشركة المكلف بنشاطات المصب قد عين رئيسا تنفيذيا مؤقتا للمجموعة.
    كانت مصادر بالصناعة ووسائل إعلام محلية قالت في وقت سابق اليوم إن محمد مزيان الرئيس التنفيذي للشركة قد وضع قيد التحقيق القضائي في إطار قضية فساد.
    ولم يتسن الاتصال بمزيان ولا بأي من مسؤولي سوناطراك للحصول على تعقيب.




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  • Si Tchad
    15 janvier 2010 at 22 h 32 min - Reply

    Des centaines de milliards de dollars ont transité par Sonatrach depuis 10 ans que Meziane occupe son poste, et ce n’est que depuis 2 semaines que le trés tatillon et trés vigilant DRS s’est mis à fouiner dans les poubelles pour denichers quelque malversation…hum hum comme dirait l’autre, ca sent le…gaz

    Pourquoi le DRS n’essaie-t-il pas de remonter les chemins qui menent à Said Orascom Boutef, Djiar Echabiba, Belkheir le blé, Said Eddindika, Ouyahia-Tahkout, et meme pourquoi pas Si Boutef El Mali, je rappelle que notre cour des compte le recherche depuis 1981 pour disparition de caisse noire…

    Ca fait quand meme fort: Boutef & Ouyahia qui combattent la corruption! On aura tout vu!

    Si Tchad




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  • saladin
    16 janvier 2010 at 12 h 06 min - Reply

    Ce nouveau scandale qui touche un gros poisson qu’est le PDG de Sonatrach qui sert le pouvoir et qui sait baucoups de choses , il ne se laissera pas bouffer comme ça surtout quand ses rejetons sont touchés , il va se mettre a table et l’affaire prendra d’autres dimentions au profit de la justice et de l’Algerie.Je l’ai toujours dis et pensé que tous les malfrats du pouvoir , qui se sont succédés s’entretueront ce qui est entrain de se faire aujourdhui et il faudrait que les médias indépendants , les hommes propres des services et de la justice ne couvrent plus les corrompus malgré leurs couvertures .




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  • Said Salombi
    16 janvier 2010 at 12 h 27 min - Reply

    Quelques remarques:

    D’abord si Salima Tlemcani ecrit sur un sujet sensible, il faut croire qu’elle a eu carte blanche du DRS…c’est plus palpitant en tout cas que ses papiers sur les « débats » de l’APN, ca oui!

    On apprend (Edito El Watan) que Sonatrach n’est pas pourrie à 100% mais seulement à…83%. En effet, en plus du PDG, 4 des 5 vices-presidents sont impliqués dans l’affaire, ce qui fait que l’interim est assuré par le seul vice-president non-impliqué…Ouf! on a eu peur que tous soient pourris…

    Yal khawa! imaginez l’etat d’esprit des PDG de companies etrangeres negociant ces jours-ci avec la Sonatrach sur des contract de 20 ou 30 ans…ils doivent vraiement se soucier du fait que 17% des dirigeants de Sonatrach sont apparement incorruptibles…

    Said




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  • Abdelkader DEHBI
    16 janvier 2010 at 15 h 39 min - Reply

    J’apprécie l’humour très british de Saïd Salombi…çà me rappelle cette anecdote où, dans le Conseil d’Administration d’une grande Multinationale en difficultés financières l’un des grands actionnaires marris se leva en pointant un doigt accusateur sur toute l’Assemblée, pour crier : la moitié de ce Conseil d’Administration sont des voleurs et des truands ! Rouge de colère, le Président de l’auguste assemblée se leva à son tour pour lui lancer : Je vous demande de retirer ce que vous avez dit ! O.k. lui fut-il répondu : La moitié de ce Conseil d’Administration ne sont pas des voleurs et des truands !…..




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  • Rédaction
    16 janvier 2010 at 16 h 25 min - Reply

    @Si Abdelkader
    L’histoire de la moitié du C.A est à mourir de rire. Merci.
    DB




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  • Abdelkader DEHBI
    16 janvier 2010 at 18 h 41 min - Reply

    @ — Rédaction : Pour revenir aux choses sérieuses, je suis sûr que si l’on excluait la poignée de traîtres à la nation, ainsi que les criminels et les tortionnaires qui ont du sang algérien sur les mains – qu’ils en aient été les commanditaires ou les exécutants – il resterait au sein de nos Institutions civiles ou militaires, une très large frange d’hommes et de femmes qui souffrent comme vous et moi, de ce niveau de déliquescence politique et de dégénérescence socio culturelle et morale dans laquelle se trouve notre pays, du fait de la responsabilité d’un pouvoir illégitime, corrompu et félon qui refuse de disparaître.




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  • Dudesert
    16 janvier 2010 at 18 h 45 min - Reply

    Bonsoir

    C’est un trés grave procédé et procédure.




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  • h’mida
    16 janvier 2010 at 18 h 49 min - Reply

    Il y a quand même un truc qui me chiffonne…pourquoi les limiers chargés de faire le nettoyage sont des militaires? à quoi sert la police dans ce pays?…ah oui, c’est vrai j’oubliais qu’en Algérie, c’est l’armée qui a un pays et non l’inverse. Bien que j’applaudisse toute initiative destinée à la lutte contre ce fléau qu’est devenue la corruption chez nous, je ne peux m’empêcher de penser qu’une grande lutte de clan s’est mise en route à travers ces scandales…à la limite tant mieux, que les chiens se dévorent entre eux!




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  • Dudesert
    16 janvier 2010 at 19 h 10 min - Reply

    Bonsoir
    C’est trés grave que salir une Société de cette manière. Voyons messieurs, vous croyez vraiement que l’objectif recherché est de poursuivre des cadres pour des malversations portants sur des contrats ou je ne sais quoi?
    je ne discute pas des faits parceque peut être les affaires les plus graves ne sont pas encore traitées.
    Mais Déstabiliser de cette manière une Société sans apporter des solutions justes, durables et définitives est une éternelle fuite en avant et une CONTINUITE DANS UN SYSTEME POURRI, DECADENT, STERILE, NUISIBLE ET DANGEREUX pour la SURVIE de la NATION.
    La SONATRACH est et a été toujours sous contrôle politique. Ella a connu et connait des cadres de grande valeur. Elle a broyé des hommes et des femmes, et detruit des familles entières à cause de cette intervention directe. Le dernier exemple est celui de l’affaire J.Crane, affaire qui a connu des poursuites judiciaires contre plus de 100 cadres – 114- , que par le justice et sonatrach ont réhabilité. Mais, les dégats sur ces humains sont irreversibles.
    C’est donc une honte que de manipuler des hommes pour en faire des bouc émissaires en cas de besoin.
    la Sonatrach investit des milliards de USD Mais il faut aussi savoir que plus de 80% de recettes de SONATRACH sont directement captées par l’Etat, sous forme de taxes et redevances.
    Les événements actuels doivent nous pousser à mieux reflechir et ne tomber dans leur JEU QUI DURE DEPUIS PLUS D’UN DEMI SIECLE MAITENANT.
    ca fait mal!
    salutations




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  • boreal
    16 janvier 2010 at 19 h 29 min - Reply

    Cette histoire m’inspire quelques réflexions :

    1- Il y a quelque chose qui nous échappe, si le DRS s’en mêle c’est que Tewfiq a bien donné son feu vert pour cette opération, si l’on considère que rien ne peut se faire sans son accord.
    « Après une enquête préliminaire menée par le DRS… », autrement dit, les Services étaient sur le coup depuis un moment déjà (sur demande du Président !). Est-ce à dire que le Président a repoussé un peu plus loin cette fameuse ligne rouge ou bien s’en est-il complètement affranchi, ce qui est fort possible, son clan a pris de plus en plus de poids, ces dernières années.
    Autre aspect de cette affaire, c’est suite à dénonciation, cela sent le règlement de compte au sommet de Sonatrach…

    2- Est-ce le signe que les uns et les autres se sont rabibochés ou faut-il interpréter cela plutôt comme une domination d’un clan sur l’autre ou est-ce enfin une entente entre clans qui consiste à éliminer certains acteurs devenus trop gourmands, trop encombrants et dans le même temps le fait de les livrer en pâture à la Justice peut faire diversion face aux clameurs qui montent et à la population qui gronde de plus en plus fort.

    3- L’inscription par les Etats Unis de l’Algérie dans cette fameuse liste (décision prise par les autorités américaines d’inclure les ressortissants algériens dans une liste de pays dont les nationaux seront soumis à des mesures spécifiques de contrôle vers ou à partir des points d’entrée aériens américains) semble être en apparence, en apparence seulement, comme une décision totalement injustifiée (elle l’est en tous cas pour la population algérienne) compte tenu des efforts fournies par les autorités algériennes dans la lutte contre le terrorisme, etc. Si l’on considère les moyens colossaux des américains dans le domaine du renseignement, notamment dans les systèmes d’écoute, on peut supputer que ces derniers pourraient disposer d’informations concernant la « fameuse » El Quaida du Maghreb, tant en amont de cette association que dans son architecture et organisation… mais également à travers toutes les prises d’otages. Ne peut-on pas faire le lien entre les deux choses ; d’où, en dépit de supposés rapprochements et collaborations entre les deux pays dans le domaine du renseignement, une méfiance des américains à l’égard de l’Algérie.
    Donc, pour en revenir à cette soudaine célérité des Services algériens, pour le moins inhabituelle lorsqu’il s’agit de problèmes de corruption et de surcroit touchant Sonatrach (rappelez-vous l’affaire de l’entreprise Rooth Brown and Condor, entreprise dissoute dans le but d’étouffer le scandale sans qu’aucune enquête n’ait été menée), ne s’agit-il pas là d’un moyen de détourner l’attention de la population de ce problème que constitue cette fameuse liste et ce manque manifeste de réaction au sommet (une réaction des plus timides, plusieurs jours plus tard, de la part de notre ambassadeur à Washington n’a apparemment convaincu pas vraiment convaincu). Et si c’était en fait un deal entre le Président et les Services (le Président disposerait de renseignements assez compromettants les concernant) afin qu’il lui laisse les coudées franches dans ce domaine, lui en mal de virginité et de crédibilité pas seulement de la part de la population mais aussi vis-à-vis de l’extérieur, un Président qui déploie tant d’efforts pour lutter contre la corruption inspire le respect… Tout ça peut peut-être faciliter la succession et permettre « la remise du témoin » à son frère

    Ce ne sont là bien entendu que des hypothèses de quelqu’un qui à force d’entendre crier au loup, finit par voir toute la meute…

    Soyons gentils, cessons de demander à notre SAS de scier la branche sur laquelle il est juché.

    Amicalement




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  • Ammisaid
    16 janvier 2010 at 22 h 04 min - Reply

    Assalam, azul, bonsoir
    La corruption est l’une des têtes du système (de lafa3). Cette tête qui produit l’argent. L’argent avec lequel le intouchables, le pouvoir de l’ombre, les parrains éternelles, les terroristes invisibles, les tortionnaires aux mains propres, les assassins propres, les élus de la fraude, les entrepreneurs de l’import-export et les criminels qui s’habillent du burnous ou de la djellaba ou du costume de l’impunité, de l’amnésie et de l’amnistie s’achète nos âmes, des armes, la sécurité, la santé pour eux et pour leur proche, le bonheur et les moyens modernes qu’ils utilisent pour nous réprimer, nous diviser, nous manipuler, nous cadrer, nous contrôler et nous dominer.
    Essayons de voir, clairement, ce que cache ce que nous voyons. Essayons d’entendre, nettement, ce que voile, ce que nous entendons. Nous n’avons plus le droit de demeurer naïfs, innocents et ignorants.
    Nous n’avons plus le droit d’accuser les mains, les pieds, les yeux, les oreilles, les langues…tout en amnistiant l’organe qui les a commandé et qui les a obligé à agir contre la volonté du coeur doté d’une humanité égale chez tous et toutes.
    Les têtes qui nous dirigent sont, gravement, malades. Même la mort ne pourra pas les soigner. Elles ont tout fait. Elles sont l’image nette, claire et personnifiée du mal. Du mal libéré de toute honte, de toutes les limites et de toutes les lois (humaines, naturelles et divines). Ces têtes maléfiques ont produit d’autres têtes, encore plus redoutables, plus violentes et plus dangereuses qu’elles et elles sont entrain, petit à petit, de les remplacer.
    L’Algérie et son peuple sont en danger. Réveillons-nous et cessons de regarder ces films qu’ils veulent bien nous faire voir.
    C’est du cinéma ! C’est des films anciens, périmées, en une seule dimension. Des films noire et blanc, avec un mauvais son, une mauvaise image et un sujet nul.
    Arrêter le président de sonatrach, son équipe et quelques cadres, les mettre en prison, les casser et peut-être les détruire à jamais ne toucheront pas le cerveau de la corruption et ne videra pas ses poches pour les redonner au trésor public, ensuite à l’économie nationale et enfin au peuple.
    Combien de milliards de dollars engrangés par Sonatrach depuis l’indépendance, sans compter les milliards dollars de prêts contractés auprès des puissances étrangers et sans compter les milliards dollars d’autres sources? Où sont-ils ? Comment ont-ils été dépensés ? Quelles sont les hommes et les hommes qui en avaient profité sans fournir aucun effort, sans travailler et sans suer ?
    Où sont les disparus ?
    Qui a détruit notre unité nationale, nos valeurs, nos hôpitaux, nos écoles, nos enfants, notre identité, nos filles, nos langues, notre religion, notre histoire…?
    Qui est responsables de tous les assassinats de moudjahidines, d’hommes politiques de grandes valeurs, de journalistes gentils et intelligents, de cadres compétents et patriotes, de militaires dignes de leurs aînées…?
    Qui nous censurent, qui poussent les meilleurs d’entre nous à l’exil, qui nous torturent, qui nous humilient, qui sèment entre nous la haine et la méfiance…? Qui sont ceux qui n’étaient pas touché ni dans leurs biens, ni dans leurs honneurs, ni dans leurs vies…ni pendant la guerre, ni après la guerre, ni durant toutes les révoltes, toutes les fitna…qui s’étaient passés entre nous? Qui sont ces hommes qu nous empêchent de choisir notre président, nos députés, nos sénateurs, nos maires…?
    Qui nous interdit de vivre librement dans notre pays, qui nous oblige à se taire, à sortir dehors, à réfléchir, à écrire, à créer, à se marier, à travailler, à décider de nos propres vies…?
    Qui poussent les filles et les fils de l’Algérie au suicide, au célibat, à l’alcool, à la corruption, à la violence, aux émeutes, aux extrémismes, au désespoir, à la harraga, aux banditismes, à la prostitution, à la haine de soi et de son pays, à la toxicomanie, à la folie…?
    Qui est responsable des 250000 milles morts de la décennie noire, des 121 jeunes kabyles tirés comme des lapins, de la mort du président en direct à la télé, des centaines de morts d’octobre…?
    Qui a tué Abane, chabani, hachani, djaout, matoub, boucebsi, yefsah, boukhbeza, mekbel, meceli, hasseni, medjdoub, alloula…?
    Qui utilisent notre justice, notre constitution, nos lois, nos richesses…pour obtenir des privilèges, pour se protéger de leurs méfaits, pour se faire élire, pour accéder à des droits qu’ils méritent pas et pour fuir leurs devoirs qu’ils sont obligé de respecter…?
    Tant et tant d’autres questions qui sont posées et qui se posent d’elles-mêmes et qui n’ont pas encore de réponse.
    Mais ceux qui ne sont, jamais, touché par aucune tragédie, qui vivent tranquillement, qui bénéficient de tous les privilèges, qui n’ont aucun soucis, qui ne donnent rien à l’Algérie (d’aucune manière) mais prennent tout ce qu’ils désirent (sans aucune limite), qui, qui, qui…ne veulent pas que la vérité soit dévoilé, que la paix soit instaurée, que la justice devienne indépendante, que notre peuple soit uni, que nos valeureux martyres soient honorés, que notre histoire soit connue, que la démocratie devienne dans notre pays une réalité, que, que, que…qu’enfin notre indépendance soit totale dans toute l’Algérie.
    Salutations fraternelles à toutes et à tous




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  • kader le chinois
    16 janvier 2010 at 22 h 20 min - Reply

    salam,
    c’est la guerre entre toutou et boubou tout simplement,l’heure des reglements de compte a sonné.
    salam




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  • Si Salah
    16 janvier 2010 at 23 h 05 min - Reply

    A la rigueur, je pourrais comprendre que des hommes qui signent des contracts portant sur des dizaines de milliards de dollars puissent, à un moment donné, vouloir passer du virtuel au réel, en touchant vraiment un peu de cet argent qu’ils signent sur des contrats en papier recyclable…

    Ce qui je ne comprends pas, c’est comment quelqu’un comme Bouteflika, autour duquel gravitent ou ont gravité les plus grands voleurs de l’histoire d’Algérie: Ses freres Abdelghani et Saïd, Ouyahia, Belkheir,Ataïlia, Saâdani, Barkat, Djiar…qui n’a absolument rien fait dans les affaires colossales Khalifa, Condor, Root, BRC, BNA, CPA,
    puisse, aprés 10 ans de carnage, se reveiller pour « lutter » contre la corruption…

    Si Salah




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  • Adel
    17 janvier 2010 at 10 h 30 min - Reply

    Depuis que Chakib Khelil s’est débarrassé de Bouhafs qui, selon les rumeurs de l’époque, s’était opposé à lui au sujet de la nouvelle loi sur les hydrocarbures, tous les PDG de Sonatrach ont été choisis par le ministre (ou ses sponsors du DRS) en fonction de leur degré de docilité, Meziane étant l’exemple parfait du PDG sans consistance et sans envergure. Depuis le départ de Bouhafs, Sonatrach est en réalité dirigée par Chakib Khelil. Est-ce lui – et donc, par ricochet, Bouteflika – qui est visé par cette opération? Ce dernier n’en serait donc pas Le véritable commanditaire? S’attaquer ainsi à la vache laitière, en la décapitant, ne peut pas se faire sans de bonnes raisons, surtout en cette période d’effervescence du monde du travail. Est-ce le début du dernier round entre boutef premier, le psychopathe ingrat devenu trop gourmand, et ceux qui l’ont fait roi ? La manipulation et la guerre entre les clans mafieux au pouvoir par hommes de paille interposés, encore et toujours?




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  • justice
    17 janvier 2010 at 11 h 36 min - Reply

    quand le contrat des cartes chiffa a ete conclut, des valises et des valises d´euro on ete distribues au comparses algeriens(rois) !, j´ai eu l´occasion d´entendre des commentaires des gens de Ge….qui avaitent obtenu le contrat au sujet des commissions, alors pardi ! ces conneries de dire de temps a autre qu´on lutte contre la corruption , c´est comme l ´histoire des vierges et des barbus !




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  • Congrès du Changement Démocratique