Édition du
25 March 2017

Les intouchables de la république

Hyene au pouvoirEl Watan, 21 janvier 2010

La lutte contre la corruption peut-elle s’accommoder de l’impunité ambiante  ? Pour les décideurs, la réponse, évidente, ne souffre aucune équivoque. L’impunité est érigée en valeur sûre de la République, en mode de gouvernance.

Le paysage politique regorge de cas flagrants d’impunité. Ils sont légion. Sous les slogans sonnant creux d’« Etat de droit », de « transparence », de « justice égale pour tous »… les « intouchables » parmi les membres du gouvernement, walis, (hauts) conseillers, députés, sénateurs, officiers supérieurs, cadres dirigeants, hommes d’affaires, englués dans des affaires de corruption, de passation illégale de marchés, de malversations, de détournements faramineux de fonds publics… profitent des largesses du système, narguent justice et opinion publique. En sera-t-il de même pour les véritables responsables dans les scandales ayant secoué ces derniers temps les secteurs des hydrocarbures, de la pêche, des travaux publics, de l’agriculture, des banques, etc. L’actualité nationale, prodigue en scandales financiers qui charrient dans leur sillage les noms de personnalités impliquées – directement ou indirectement – dans des affaires de corruption, fait craindre un remake du scénario Khalifa où, visiblement, seuls les lampistes ont eu droit au cachot. « Chasse aux sorcières » ou « opération mains propres », les Algériens n’osent plus y croire.

Totale impunité

L’affaire du wali de Blida est on ne peut plus édifiante sur le règne de l’impunité. Mohamed Bouricha, démis de ses fonctions en mai 2005, placé sous contrôle judiciaire un an plus tard, n’a jamais fait de prison. Pourtant, les faits qui sont reprochés à celui qui est présenté comme un proche du président de la République sont d’une extrême gravité  : dilapidation de deniers publics, usage de fonds étatiques à des fins personnelles, trafic de terres agricoles, abus de pouvoir… la liste est longue, l’impunité dont il jouit l’est tout autant. Autre esclandre qui nous vient une fois encore de l’entourage du président Bouteflika, celui que donne à admirer Amar Saïdani, l’ex-président de l’Assemblée nationale, troisième homme de l’Etat. L’ancien parlementaire, président du comité de soutien à la réélection de Bouteflika, aurait, à en croire les révélations de l’hebdomadaire El Khabar Al Ousboui, détourné plus de 3000 milliards de centimes (300 millions d’euros) du Programme de soutien à l’agriculture (PNDA). L’homme ne s’est jamais exprimé sur les faits, ne s’est jamais défendu des accusations portées contre lui. Saïd Barkat, ancien ministre de l’Agriculture, actuel ministre de la Santé, se trouve aussi dans de sales draps. Il aurait détourné, d’après la même source, plus 70% des aides agricoles destinées aux 14 wilayas du Sud au seul profit de la wilaya de Biskra. Son rôle est mis en avant dans une autre affaire relative à l’achat de matériel agricole « défectueux », d’une valeur de 1000 milliards de centimes, auprès d’une société espagnole appartenant à l’ex-Premier ministre ibérique, José Maria Aznar. Le ministre jouit d’une immunité (politique) sans faille.

Chakib Khelil, au-dessus de tout scandale

Le rôle – supposé ou avéré – qu’aurait joué Chakib Khelil dans l’affaire BRC et dans les affaires de corruption déballées en cascade depuis quelques jours à Sonatrach n’est toujours pas mis en relief. Ce proche parmi les proches, fidèle parmi les fidèles du président Bouteflika, à la tête du superministère de l’Energie et des Mines depuis 1999, duquel dépend organiquement Sonatrach, le mastodonte national des hydrocarbures a, depuis le début, déclaré tout « ignorer » des… affaires passées ou en cours. En février 2007, à propos de BRC, après des mois de silence, le ministre soutenait déjà que les seules informations dont il disposait provenaient de la presse. « Tout le monde semble informé, sauf moi », affirmait-il. BRC  : c’est pas moins de 27 projets d’un montant global de 63 milliards de dinars, octroyés de gré à gré à la société algéro-américaine. Des centaines de millions de dollars de préjudice. L’affaire n’a toujours pas révélé tous ses secrets. Chakib Khelil, sur le même ton, récidivait dimanche dernier en déclarant, à propos des scandales de malversations et de passation illégale de marchés publics qui éclaboussent Sonatrach : « Je ne connais du dossier que ce qu’en a donné la presse. » Dans le scandale du projet du siècle, l’autoroute Est-Ouest (coût  : 11 milliards de dollars), l’impunité exhale avant l’heure ses relents d’impunité. Le ministre des Travaux publics, Amar Ghoul, garde son poste alors que plusieurs de ses collaborateurs les plus proches, dont son chef de cabinet et le secrétaire général du ministère, sont en prison. La liste, longue et hétéroclite, des personnes impliquées dans ce scandale n’a à aucun moment incité Amar Ghoul à présenter sa démission. Bouteflika ne le congédiera pas non plus.

Mourad Medelci, un ministre « pas assez intelligent »

Le ministère de la Pêche et des Ressources halieutiques, dirigé par Smaïl Mimoune, n’est pas épargné par les scandales sulfureux. Le secrétaire général de ce ministère a été placé sous contrôle judiciaire dans le cadre de l’affaire de la pêche au thon par des thoniers turcs à Annaba. La facture du scandale dépasserait les 20 milliards de dinars. Smaïl Mimoune restera, bon an, mal an, fidèle au poste. La somme de ces scandales ne peut toutefois éclipser celui de Khalifa. Le tribunal de Blida, qui a eu à juger des détournements opérés dans la caisse principale d’El Khalifa Bank, a vu défiler une flopée de hauts responsables de l’Etat. Mais aucun parmi ceux qui ont été entendus n’a, à ce jour, été inquiété. Beaucoup passeront à travers les mailles du filet. Aucun des hauts dirigeants et ministres impliqués et cités comme témoins lors du procès n’a osé quitter son poste, tirant ainsi les conséquences (politiques) de la gestion de leurs secteurs respectifs. Convoqué en tant que témoin dans l’affaire Khalifa, Mourad Medelci alors ministre des Finances, a déclaré n’avoir « pas été suffisamment intelligent » pour détecter la gravité de la situation. Le président du MSP, Bouguerra Soltani, ancien ministre du Travail et de la Sécurité sociale, a été également convoqué en tant que témoin. Il s’en tirera sans dommage alors que sa responsabilité est mise en avant dans les placements des fonds des caisses de la Sécurité sociale à El Khalifa Bank. Il en sera de même pour Abdelmadjid Sidi Saïd. L’opinion retiendra du secrétaire général de l’UGTA cette phrase « bravade »  : « J’assume la responsabilité de la résolution du 12 février qui a couvert le placement de janvier 2001. » Les caisses sociales avaient placé plus de 23 milliards de dinars dans la banque Khalifa. Sidi Saïd n’a pas seulement gardé son mandat, il demeure une pièce maîtresse du système Bouteflika.

Par Mohand Aziri


Nombre de lectures : 8775
66 Commentaires sur cet article

LAISSER UN COMMENTAIRE

*

*

  • yassine
    21 janvier 2010 at 18 h 37 min - Reply

    la photo est belle, c’est le symbole des crapules qui gouvernent l’Algérie mais l’article c’est une commande du DRS!!!C’est la guerre des clans et El Watan n’est que l’instrument!!!! Comme d’habitude c’est cyclique chez nous, les sorciers de Ben Aknnoun préparent un scénario incroyable, c’est la tête du frère de demi-président qu’ils veulent.

    ===========================
    Nous ne sommes pas dupes pour croire qu’il s’agit d’un travail journalistique d’investigation. Dramatique Algérie réduite à de sales luttes de gangs alors que le pays est au seuil d’un tsunami populaire qui risque de l’emporter.
    Salah-Eddine




    0
  • Machiwalou
    21 janvier 2010 at 19 h 49 min - Reply

    Pour la presse DRS (En particulier El-Watan, Le Soir, Liberté, El-Khabar, Echorouk): D’un coté il y a les monstrueuex voleurs, et il faut les citer, dans le désordre: Boutef-III, Saïd Orascom Boutef, Abdelghani « Smalto » Boutef, Khelil, Barkat, Saïdani, Saïd Essindika, Bouguerra, Ghoul dit L’Ghoultoroute, et tous leurs appendices nauséabonds…

    De l’autre coté, il a ceux qui ne volent pas, mais qui « prennent » car l’Algérie leur appartient, et personne ne vole ce qui lui appartient. Et surtout il ne faut jamais les citer dans des « affaires »: Toufik, Nezzar, Belkheir, Lamari, Smain, Touati, et leurs appendices non moins nauéabonds…tels un certain Ouyahia dit « L’auTakhout »…

    Toufik auditionne Sonatrach pour savoir ou est allé une partie de l’argent de la « famille »…Qui lui a demandé des comptes à lui pour 200 000 morts et 20000 disparus? Il ne sait meme pas combien il a tué, mais Allah lui demandera des comptes, personne par personne…Ya waylatahou, le grand jour approche!

    Il y en a qui redoutent le Tsunami populaire…moi j’implore Allah pour qu’il le fasse souffler sur l’Algérie d’Alger à Tamanrasset, de Meghnia à Tebessa…
    souffle, souffle, Tsunami, tu ne pourras jamais faire plus de degats que les Boutef et le Toufik qui saignent et dissequent l’Algérie sans aucun repit ni aucune pitié..

    Machiwalou




    0
  • el amel
    21 janvier 2010 at 21 h 04 min - Reply

    ce que je ne comprends pas, c’est le journal liberté qui lance une campagne d’interviews; benjamin stora, total. et il informe sur les marchés que sa mère-patrie arrive à décrocher!remarque lui vit en 2960! il a colonisé fafa.




    0
  • Abdelkader DEHBI
    21 janvier 2010 at 21 h 12 min - Reply

    Si l’on ne comptabilisait que les chiffres rendus publics à l’occasion des immenses détournements de fonds publics, révélés par les scandales financiers à répétition, scandales qui durent depuis des années, au préjudice du Trésor Public, on pourrait en estimer le montant global dans une fourchette de 25 à 30 milliards de dollars.
    Encore faut-il souligner ici qu’on se fonde sur une hypothèse assez basse, qui n’inclut que le secteur civil, le secteur de l’armée demeurant, lui, hors de portée de toute investigation, en plus de son caractère tabou, comme l’affaire des avions Sukhoï, qui a été rapidement escamotée, au plan médiatique. Or chacun sait que les budgets des équipements militaires sont généralement très élevés, en particulier quand il s’agit d’acquisition d’armements sophistiqués comme les avions de combat.
    Quoi qu’il en soit, aujourd’hui en Algérie, tous les hommes politiques – qu’ils appartiennent au clinquant bruyant du pouvoir apparent ou aux cliquetis silencieux du pouvoir de l’ombre – doivent savoir qu’ils ont atteint aux plus profonds des abysses du discrédit moral, tant aux yeux du Peuple à l’intérieur, qu’aux yeux d’une opinion internationale peut-être encore mieux informée des turpitudes de ce régime que l’opinion nationale. De cela, M Bouteflika et son clan tout comme le général Toufik et sa clique, en sont parfaitement conscients. Seulement, ils sont conscients aussi et surtout, de l’inexistence – et pour cause ! – d’une réelle opposition qui serait à la fois organisée, structurée et porteuse d’un projet national de société ; car, il nous faut dire tout de suite ici, qu’une telle opposition est impossible à concevoir ni à constituer, sous le régime liberticide actuel, dont le caractère totalitaire exclut précisément toute idée d’opposition politique dont le projet de société pourrait entrainer une adhésion populaire massive comme ce fut le cas avec l’expérience du Front Islamique du Salut, aujourd’hui dissous.
    Il s’ensuit paradoxalement, que si l’écrasante majorité du Peuple est hostile à un régime biologiquement agonisant et moralement nauséeux et en pleine décomposition, il n’existe en face, pour donner un sens à ce rejet populaire du régime, aucun mouvement capable d’encadrer, d’agréger, de fédérer des flots de citoyens, en attente de participer concrètement à une résistance à la fois active et passive mais non violente, contre le pouvoir illégitime et corrompu en place. Si Bouteflika et son clan symbolisent aujourd’hui la corruption, Toufik et sa clique symbolisent le Crime contre l’Humanité. Tous auront à rendre des comptes. Et peut-être même ici-bas…….A en juger par la tournure que prennent les choses.
    Il est du devoir impérieux de l’élite intellectuelle saine et propre, c’est-à-dire celle qui n’est pas à la soupe, de s’organiser dans l’urgence, en tant que Premier Cercle, pour débattre de ce qu’il y a lieu de faire pour le pays. Personne n’a le monopole du patriotisme, mais il n’est que grand temps de se manifester et de ne pas craindre de dire à la face des usurpateurs, civils et militaires, que l’Algérie n’est pas leur propriété.




    0
  • Ammisaid
    21 janvier 2010 at 21 h 32 min - Reply

    Assalam, azul, bonsoir
    Les intouchables de la république qui ont le droit de toucher, de caresser, de violer, de voler, de massacrer, de prostituer, d’humilier, de détruire, d’assassiner, de torturer…directement ou indirectement la REPBULIQUE.
    Avec les temps, j’ai compris une chose, s’ils étaient e ils sont des intouchables c’est parce qu’ils sont prêts à tout pour rester au pouvoir. J’ai beau chercher une raison qui pourra les arrêter dans leurs oeuvres sataniques, j’en trouve. Aucune force ne pourra arriver à les déloger de leurs trous. Sauf, une union totale et pacifique des Algériens et des Algériennes sincères et humains quelques soient leurs différences. Qu’ils n’oublient pas simplement qu’ils et qu’elles sont des frères et soeurs, qu’ils et qu’elles doivent bannir les mots violences, crimes, forces…pour accéder au pouvoir.
    Fraternellement




    0
  • Ammisaid
    21 janvier 2010 at 22 h 43 min - Reply

    A Monsieur Dehbi,
    Je crois que vous avez oublié un zéro au chiffre que vous avez indiqué.
    Respectueusement




    0
  • Benhabra brahim
    21 janvier 2010 at 23 h 21 min - Reply

    Pour la photo:J aurais suggere celle d un DAHU!!!Seule animal marchant laterallement(2 pattes gauches plus courtes que les droites)vu que ces gens ne marchent pas droit comme tout le monde!!!!La solution consiste en une intervention chirurgicale pour une « mise a niveau » comme l a dit un certain ministre de je ne sais plus quel ministere vu qu il y a beaucoup ..beaucoup…beaucoup de ministres….Au revoir




    0
  • Koulou
    22 janvier 2010 at 0 h 32 min - Reply

    Bonjour tout le monde!
    Les rats commencent à déserter le navire.
    Quand 95% des Algériens sont des voleurs et des magouilleurs qui pourrait-on blâmer ou pointer du doigt.Je suis persuadé que même parmi les gens qui dénoncent il y a des voleurs et des magouilleurs de la même trempe que ceux qui sont actuellement au pouvoir.Les militaires on en parle jamais ou pas assez,c’est leur pays et leur argent,ils s’abreuvent quant ils en ont besoin et personne ne leur fait de reproche. On ne vole pas ce qui vous appartient,on se sert.Le gateau est partagé déjà depuis belle lurette. Alors contentons-nous des miettes et fermons notre clapet.Je ne sais pas comment vous vous y étes pris pour avancer les chiffres de 25 à 30 Milliard de Dollars USD mais je pense qu’il faut les multiplier par au moins 15 fois. Rien que les pertes engendrées par les maguouilleurs du pétrole se chiffrent à au moins 50 Milliard de dollars USD en perte séche.
    Depuis l’arrivée au pouvoir de ce Président, les pertes des fonds publiques se totalisent à près de 150 Milliard de Dollars USD.Alors quand vous parlez de 25 Milliards c’est des miettes comparé aux chiffres réels.




    0
  • said
    22 janvier 2010 at 6 h 34 min - Reply

    le souverain boutef se trompe d’époque ,il est completement déphasé,il croit menés l’algerie comme dans les années 60 « manger et buvée ne toucher pas a mon trone ».
    Voila la mentalité tribal et bédouine.




    0
  • Abdelkader DEHBI
    22 janvier 2010 at 7 h 58 min - Reply

    @ — Ammisaïd : – Ce que j’ai oublié en fait, c’est de préciser que mes estimations concernent uniquement la « période Bouteflika » qui sera certainement marquée par l’Histoire, comme étant la période la plus noire, en particulier en matière de corruption et de pillage du patrimoine de la nation. Par ailleurs, j’ai oublié de mentionner dans mon « post » précédent, qu’aucune information n’est publiée à ce jour, sur le sort des 43 Milliards de dollars placés aux Etats-Unis, entre fin 2006 et début 2007, sur ordre de Bouteflika et les conseils du Ministre-Candidat Sarkozy, venu en Novembre 2006, rappeler à Bouteflika, les services rendus au grand malade du Val de Grâce….Et comme par un heureux hasard, Mme Christine Lagarde amie « communautaire » de Sarkozy, se trouvait justement en poste de PDG du grand Cabinet fiduciaire « Baker & McKenzie » de New-York, qui a été chargé de la transaction. — Si tous ces criminels qui viennent d’engranger tous ces milliards (en toutes sortes de monnaie) devaient un jour rendre des comptes, il faudra des semaines sinon des mois d’auditions….




    0
  • radjef said
    22 janvier 2010 at 9 h 49 min - Reply

    Bonjour tout le monde. A la lecture de cet article, il ressort deux conclusions: la guerre entre les clans au pouvoir est sur le point de reprendre de plus belle…C’est quoi un ministre dans notre pays, quelles sont réellement ses prerogatives, exerce t-il réellement le pouvoir?…Tous les elements de preuves indiquent que le pays est parti pour vivre un autre cauchemar.En effet, outre les scandales de corruption, la presse aux ordres parle également du recrutement de pres de 1500 nouveaux terroristes… Par ailleurs, dans cet article aucun nom de militaire n’est mentionné. Or comme chacun le sait, le poumon de la corruption en Algérie est l’armée. Il est inutile d’aller chercher qui se cache derriere ces ombres qui nichent et qui decident de la pluie et du beau temps à Sonatrach ou ailleurs. Le dossier sur la corruption (mais pas sur les corrupteurs) réapparait avec bruit et fureur dans la presse alors que le mouvement de protestation prend de plus en plus d’ampleur. Il ne se passe pas de jours sans qu’une emeute lance le désarroi du peuple dans le ciel d’Algérie. Quelle est la relation entre la multiplication de ces emeutes, la recrudescence des violences terroristes et la reapparition du dossier de la corruption?

    Adm: Mon cher Saïd, la guerre entre les clans n’est pas sur le point de reprendre de plus belle, pour reprendre tes mots, mais elle a déjà repris, et avec une violence inouïe jusque là, puisque cette fois-ci cela ne se fait pas par victimes civiles interposées, ni même par petits prête-nom sacrifiés pour la circonstance, mais c’est à l’arme lourde et directement sur l’entourage de Bouteflika. Avec une option annoncée sur Chakib Khalil lui même, et Amar Ghoul. Des points extrêmement vulnérables, avec Saïd Bouteflika.
    Ce qui signifierait une nouvelle distribution des cartes, et la préparation d’un chamboulement général, pour rectifier certains tirs, et reprendre la main.
    On a voulu nous faire croire que c’est Bouteflika lui même qui a délégué le DRS pour enquêter à SONATRCH. Je n’en crois rien. Je crois que c’est une propagande de son clan, pour calmer le jeu, en attendant que les quelques milliards de dollars destinés à acheter quiconque sort du consensus revienne à la « raison ». Bouteflika lui même est dans l’œil du cyclone. Il est encore à l’abri, et tente très vraisemblablement, de protéger son frère et quelques proches de son clan, mais rien ne dit qu’il y réussira. L’un des indicateurs les plus forts de cette attaque en règle, qui a débouché sur la scène publique, et que le clan présidentiel subit sans bouger, parce qu’il semble qu’il soit démuni, parce que l’argent ne peut pas tout, est le rappel des journalistes de combat du DRS, qui ont sorti leurs plumes de correspondants de guerre, et qui nous débitent des informations tellement tronquées, et tellement conditionnées, qu’il faut être aveugle pour ne pas voir l’éléphant au milieu du couloir.
    Les clans qui ont déboulé sur la place publique veulent probablement reprendre le contrôle des cordons de la bourse. C’est pour cela que l’argent que Bouteflika leur offre ne les intéresse plus. Ils veulent tout ! Bouteflika qui méprise le peuple qui est censé l’avoir élu n’aura même pas la possibilité de se réclamer de lui. Le roi est nu. Et il est tellement vulnérable. Encore plus que son frère, que Khalil, que Zerhouni.
    La technique des faiseurs de roi, et de dégommeurs de rois, est entrée dans une nouvelle phase, conforme à la nouvelle conjoncture. Et cette fois-ci, le pain sur la planche ne manque pas. Ils disposent de scandales sans fin, tous aussi énormes les uns que les autres. Avec un tout petit peu de doigté, ils sont en mesure de faire exploser le clan Bouteflika, sans coup férir. A fortiori que pour ce qui les concerne, il y a peu, sinon pas, d’implications avérées, et nominatives.
    Ce qui loin, très loin, d’être le cas du clan Bouteflika.
    Espérons seulement qu’ils continueront à s’étriper les uns les autres et qu’ils ne susciteront pas un autre complot du genre 05 octobre. Ils devraient y réfléchir à deux fois. Parce que cela pourrait encore échapper à leur contrôle.
    DB




    0
  • Abdelkader DEHBI
    22 janvier 2010 at 10 h 55 min - Reply

    @ — Koulou : L’estimation dans une fourchette de 25 à 30 milliards de dollars ne concerne que les détournements directs c’est à dire les vols, les détournements et les pots-de-vin révélés par les médias nationaux ou étrangers depuis l’arrivée au pouvoir de M. Bouteflika. Cette estimation est donc limitée dans sa période – 1999-2009 – et dans sa nature. Quant à évaluer en termes de préjudices humains, moraux, matériels et socio-culturels subis par notre pays, du fait d’un régime totalitaire,corrompu et traître, aujourd’hui en place, vous pouvez ajouter autant de zéros que vous voulez à mon estimation. Parce qu’il n’a aucune estimation à faire pour les plus de 200.000 morts de la trégédie nationale.— Il est inutile à mon avis de pinailler sur des estimations. Le régime en place doit tôt ou tard rendre des comptes, parce qu’il s’agit d’un régime criminel. Point/barre.




    0
  • hamoudi
    22 janvier 2010 at 11 h 15 min - Reply

    le grand malheur de l’algerie est la drs du sieur toufik tous les colonels drs en activite ou en retraite sont tous des archi milliardaires s’il y avait une justice reelle on embarquerait tout ce monde avec a leur tete le plus grand voleur et le plus grand criminel le sieur toufik ainsi que les leches bottes ouyahia sidi said rebrab la kabylie vous renie




    0
  • Machiwalou
    22 janvier 2010 at 13 h 51 min - Reply

    Tu as raison DB, le complot du 5 Octobre a été
    reussi car le peuple etait politiquement vierge,
    et Chadli a reussi a faire rentrer les manifestants
    en promettant la « Democratie ». C’est fini tout
    ca, car « eddem saal » (le sang a coulé) et si
    le peuple sort, ce sera pour extirper pour de bon tous les Boutef et sous-Boutef (devrais-je dire souls-Boutef
    en reference à Saïd Boutef qui nage dans le Whisky),
    et tous les Toufik et sous-Toufik.

    Les assassins qui gouvernent savent ca, et c’est pourquoi ils ne veulent declencher la vraie guerre entre eux que s’ils sont surs que le peuple restera tranquille. Chacun des 2 clans espere gagner sur tapis vert, ce ne sera pas le cas, car le petit peuple bouillonne, et ne tardera pas
    à leur exploser dans la figure. Soit il le fait, soit il meurt, voilà le choix qu’il lui reste.

    Je suis de ceux qui croient que les peuple porte une trés grosse responsabilité dans perennité de ce regime assassin. Il peut se racheter, comme il peut aller à l’abattoir en chantant 1-2-3 viva l’Algérie…

    Machiwalou




    0
  • brahmi16
    22 janvier 2010 at 14 h 10 min - Reply

    mauhand aziri d’ el watan se trompe, l’ algerie n’ a jamais été une republique.La republique étant un systeme politique dans lequel l’ etat doit sevir le citoyen, le bien commun et non les interets prives.La souveraineté appartient au peuple qui exerce le pouvoir politique directement ou par l ‘intermediaire de representants elus par ses representants .Le peuple est la source de la loi.(Dictionnaire)Le jour ou le pouvoir organisera des elections libres avec des urnes transparentes, alors là on pourra rever….




    0
  • Si Tchad
    22 janvier 2010 at 14 h 18 min - Reply

    Ya ledjma3a: dans sh-Watan d’aujourd’hui, l’article à la Une est incendiaire à l’égard du clan de l’ex-candidat du concensus (Boutef-III): “Sonatrach : Les cadres brisent le silence”. Il est signé par, excusez du peu: Adlène Meddi, Chawki Amari (Oops je pensais qu’il faisant dans le satirique lui…), Mélanie Matarese (ah bon, meme des gwer!), S. Ousy Ali., Zouheir Aït Mouhoub…manquait plus que Boukrouh pour nous remettre à l’epoque 97-98, suivie des reglements de compte à coup de grands massacres dans l’Algérois et l’Oranie…Allah yestar el moumnin des ces assassins…

    Pendant cet intermede, Salima Tlemcani se repose (c-a-d “s’informe” auprés de qui de droit)..ca promet pour son prochain article!

    Ya ledjma3a, puisque je vous ai dit que la lutte finale a belle et bien commencé…

    Si Tchad




    0
  • brahmi16
    22 janvier 2010 at 14 h 23 min - Reply

    PS: je n’ ais pas resisté à l envie de vous faire partager cette citation de josé maria de heredia ,l étoile de cuba (1905).Elle me semble bien d’ actualité »Lorsqu un peuple courbe sous de pesantes chaines ,hesite à les briser avec ses propres mains, il peut facilement changer de tyrannie, mais ne pourra jamais gagner sa liberté ».




    0
  • Arezki Nait Amar
    22 janvier 2010 at 18 h 20 min - Reply

    Tout le monde sait que la corruption naît au sommet,jamais à la base.Pour les spécialistes,la corruption ressemble à la pourriture du poisson qui commence dans la tête.Puisque le problème apparaît d’abord dans les hautes sphères,c’est là donc qu’il faut agir en premier lieu pour obtenir des résultats probants.
    Lorsque la corruption atteint les institutions politiques et économiques d’un pays,ce n’est plus un petit groupe d’individus malhonnêtes qui est en cause,mais bien les plus hauts dirigeants.Ce phénomène est dû tout simplement à leur mauvaise gestion des affaires publics.Le système politico-économique archaique mis en place par nos dirigeants a créé les conditions pour que la corruption se propage à tous les niveaux et se poursuive indéfiniment à grande échelle.
    Entendre aujourd’hui nos dirigeants corrompus jusqu’à la moêlle épinière dire qu’ils vont s’attaquer à la corruption reviendrait à dire que ce régime est fou et suicidaire vu qu’il va scier la branche sur laquelle il est assis.Ceux qui croient à ce discours de Bouteflika III et consorts font vraiment preuve de naïveté.




    0
  • radjef said
    22 janvier 2010 at 18 h 22 min - Reply

    Bonsoir tout le monde. Peu importe si la guerre des clans à repris…Je constate,ici même, que les intervenants ne se laissent pas berner par la propagande de la presse. D’eux mêmes, ils ont compris qu’il s’agit à travers ces articles d’un reglement de compte au plus haut niveau de l’Etat, si toutefois on a un Etat. Quel est l’avis des animateurs de l’Appel du 19 mars, du FFS et des partis qui se revendiquent de l’opposition à la lumiere de cette situation? Va t-on une fois de plus nous contenter du second rôle, pour ne pas dire de temoins désabusés, alors que le pays risque à tout instant de disparaître en tant qu’Etat et Nation par la faute d’une poignée d’imposteurs qui a soumis le peuple à toutes les experiences possibles? Quelle est notre urgence en ce moment,Djamel?

    Réponse: Il nous faut passer à la phase Action, et nous organiser en conséquence.
    DB




    0
  • Rbaoui
    22 janvier 2010 at 18 h 59 min - Reply

    Il n’y aura pas de guerre de clans c’est juste une querelle de freres siamois, la mort de l’un peut entrainer celle de l’autre.
    Journal of Democracy http://bit.ly/8iobeo




    0
  • Arezki Nait Amar
    22 janvier 2010 at 22 h 41 min - Reply

    La constitution de clans au sein du pouvoir algérien a débuté en 1980,soit une année après « l’élection » du président Chadli Bendjedid.A cette date,nous avons vu naitre Deux clans :le clan de l’ouest dirigé conjointement par Halima Bourokba épouse du président et Larbi Belkheir,secrétaire général à la présidence de la république et le clan de l’est conduit par le colonel Mostéfa Benloucif,SG/MDN.Les deux clans rivaux avaient des ramifications à tous les niveaux de l’Etat :Ministères,Armée et Services de sécurité.Chaque clan avait placé ses pions au niveau de ces structures en se basant sur le seul critère régional car c’était le seul critère qui inspirait confiance à chacun des clans.
    Après le limogeage de Mostéfa Benloucif en 1987,Ce fût le général Khaled Nezzar qui prit le relais de la conduite du clan de l’est.Contrairement à son prédécesseur qui était audacieux et brutal,il joua la carte du pragmatisme avec son clan rival pour se partager le « gâteau » dans la paix et la sérennité.
    Plus d’hostilités entre les deux clans jusqu’à la déposition du président Chadli en janvier 1992 par les généraux décideurs hostiles à la victoire du FIS aux élections législatives de décembre 1991.La peur du FIS avait même amené les généraux Khaled Nezzar et Larbi Belkheir,deux chefs de clans rivaux à se liguer pour faire sans état d’âme un coup d’Etat contre leur parrain,le président Chadli.
    A partir de cette date,les clans qui se formaient étaient plus au moins hétérogènes car la peur du FIS et le spectre du terrorisme avaient remis aux oublièttes le régionalisme au sein du pouvoir.Il y avait eu une tentative de retour aux clans régionaux avec le général Mohamed Betchine conseiller du président Liamine Zeroual mais elle fût écrasée dans l’oeuf par les généraux Mohamed Lamari chef d’Etat-Major de l’ANP et Mohamed Médiène dit Tewfik patron du DRS.Le régionalisme en temps de guerre,ça ne marche pas,mais le général Mohamed Betchine ne connaissait pas cette règle malheureusement.Accumulant les gaffes de tous genres,il fût limogé pour la deuxième fois par ses pairs.
    Le clanisme régional n’a repris qu’avec l’arrivée de Abdelaziz Bouteflika au pouvoir en 1999.Il a transformé la présidence de la république en wilaya de Tlemcen bis.Tous les postes-clés de cette institution censée appartenir à tous les Algériens sont attribués à des Tlemcéens.Idem pour les ministères les plus sensibles dont le ministère de l’Intérieur détenu depuis 1999 par l’inamovible colonel Yazid Zerhouni,ex-DSM,originaire de Nedroma (Tlemcen).Solidarité aussi entre membres du Clan d’Oujda oblige.
    Bouteflika,depuis son accession au pouvoir grâce à la bénédiction des généraux-décideurs,en fin renard,cherche à renforcer son pouvoir en jouant la carte du régionalisme,c’est à dire en plaçant des généraux originaires de sa région au niveau des postes clés de l’armée , mais en vain.
    Les généraux lui avaient délimité son territoire d’action dès le début de sa venue au pouvoir en 1999.S’il outrepasse les prérogatives qu’il lui ont été fixées et qu’il avait accepté ils le remettront à sa place.Le général Tewfik chef du DRS lui sortira son propre dossier de corruption confectionné par ses services et qui remonte jusqu’aux années 1970.

    L’ Algérie et la jungle , c’est KIF KIF !C’est la loi du plus fort, le fort mange le faible !




    0
  • sardina
    22 janvier 2010 at 22 h 42 min - Reply

    dans les pays ki se respectent , si tu fait un versement de 5000 euro la police te convoque pour connaitre l origine de l argent dans notre pauvre republik coucoussiere tu prend ce ke tu veut et tu fait ce que tu veut en toute liberte cela preuve ke on est en avance au fait aktalni zalte werwli kifah nasrak




    0
  • Norrrmal fiDZ
    23 janvier 2010 at 2 h 37 min - Reply
  • radjef said
    23 janvier 2010 at 11 h 24 min - Reply

    Bonjour tout le monde.@Dehbi. Mes salutations distinguées. Les militaires algériens qui detiennent la totalité du pouvoir et qui l’exercent seuls depuis le 1er novembre à ce jour savent que Bouteflika, atteint de la folie des grandeurs, n’est rien d’autre qu’une petite taupe au service de la France. Selon un ami haut cadre de l’ALN,Bouteflika aurait rendu plus de 13 visites à Benbella alors detenu à la Maison d’arrêt de Fresnes de 1958 à 1962…Le probleme en Algerie n’est pas ce petit president grand fanfaron auquel les instances internationales et les généraux font miroiter, telle à une alouette, le prix Nobel de la paix, le probleme en Algérie c’est l’ANP et seulement l’ANP.Que faire pour sortir de cette situation? Pourrions nous nous rassembler et avoir le même mot d’ordre: la fin du systeme? Vis a vis du peuple,l’ANP est une minorité…Qu’est ce qui fait que les forces sociales presentes sur le terrain et qui incarnent la majorité, soient faibles devant cette minorité?




    0
  • Adel
    23 janvier 2010 at 11 h 40 min - Reply

    @Arezki Nait Amar

    Bonjour,

    Dans votre analyse, vous oubliez le clan du Centre: Toufiq, Lamari M. et Lamari S., Touati, etc., les plus dangereux…

    Comme quoi, il n’y a pas une région d’Algérie qui ait le monopole du mal. Chadli (Est), Belkheir (Ouest) et Toufiq (Centre), n’étaient-ils pas tous les trois à Oran à un certain moment. N’est-ce pas là que l’alliance fut scellée : celle de la médiocrité et de la brutalité des officiers SLE de l’ANP (pour ceux qui ignorent la signification de ce sigle : dans la case Diplôme de leurs CV, il y a la mention « Sait Lire et Ecrire ») contre les moutons de l’Aïd que nous avons toujours été…

    Ce n’est pas le régionalisme qui est la cause de nos malheurs mais la dictature de l’armée qui a mis le peuple algérien sous tutelle (3aqdou 3alina, comme on dit chez nous). En l’absence de démocratie, tous les fléaux sociaux se développent, le régionalisme étant un parmi une multitude d’autres (injustice, hogra, corruption, clientélisme, etc.).

    Toutes les dictatures militaires des pays arabes ont évolué de la même façon: dirigées par des officiers nationalistes au départ (Nasser, Boumediene, Kadhafi, etc.), elles sont ensuite conduites par les corrompus, qui s’appuient sur les nouveaux riches (qui ont fait fortune à l’ombre du socialisme de la mamelle) et favorisent le retour des anciennes allégeances tribales et régionales.




    0
  • Rbaoui
    23 janvier 2010 at 13 h 39 min - Reply

    @radjef said
    Tout a fait d’accord avec vous le veritable probleme en Algerie c’est la clique de generaux « birmans » qui detiennent le veritable pouvoir, le president en Algerie et le premier ministre sont les boucliers des generaux c’est eux qui sont aux avant postes et quand ca va mal on les change. Comme d’autres presidents ont ete deposes avant lieu boutef ne fait pas le poids il peut etre ejecte d’un moment a l’autre mais les tireurs de ficelle reste inamovibles.
    Aujourd’hui les generaux veritables responsables de la tragedie algerienne devraient etre designes comme la seule entrave au changement de systeme.
    La corruption ne sera combattue que par la fin du systeme actuel.




    0
  • Arezki Nait Amar
    23 janvier 2010 at 13 h 44 min - Reply

    @ Adel

    Salutations fraternelles

    Depuis l’indépendance du pays et jusqu’à ce jour ,le pouvoir en Algérie est détenu par les deux grands clans issus de l’armée des frontières Ouest et Est,les clans d’Oujda et de Ghardimaou.
    Les généraux que vous avez cité et qui sont originaires du centre du pays sont issus de l’un ou de l’autre clan.Ils sont en majorité issus de l’armée des frontières.Ils n’ont à aucun moment constitué un clan homogène dit du centre au sein du pouvoir car ils ne sont pas nombreux au sein de l’institution militaire.




    0
  • moura
    23 janvier 2010 at 14 h 20 min - Reply

    @ DB
    merci,vous lire c’est comme s’ecouter,jalais ajouter une idéé a votre commentaire mais l’avez dites à la reponse de said.j’ai une question:cette entreprise necessite deux choses une elite(je considére qu’il existe dans ce forum) et de l’argent.
    je pense que l’elite trace la voie(ou propose) et ceux qui ont de l’argent e mettent à la disposition pour executer ce tracé.




    0
  • Résigné
    23 janvier 2010 at 16 h 18 min - Reply

    Je pense qu’en Algérie, il y a deux clans:
    Le clan de ceux qui bouffent
    Et le clan de ceux qui comptent thighenjawin.




    0
  • Didine RAYAN
    23 janvier 2010 at 18 h 12 min - Reply

    Je suis désolé – comme tant d’autres de mes compatriotes – d’apprendre par le biais de la presse que la corruption ait atteint un paroxysme jamais égalé ces derniers temps. Je suis abattu à chaque fois que je lise un brûlot se rapportant à la corruption. Je suis également aigri du silence assourdissant de l’autorité, dont le droit, demeure celui de combattre avec toute la rigueur de la loi, les contrevenants et le devoir d’éclairer l’opinion publique.

    Il va sans dire que ce qui se pille voracement et sans scrupule, représente ce qu’on appelle les deniers publics et, l’Etat, en tant qu’entité morale, en est l’incontesté garant tout désigné quant à sa préservation de toute les convoitises, fusse-t-elles du président en personne..

    J’aurai aimé voir l’ensemble des articles relatifs à la corruption ; relayés par les médias d’ici et d’ailleurs, battus carrément en brèche et les auteurs accusés désignés publiquement en tant que gros bonnets, accusés seulement à tort. J’aurai aimé que cette presse tombe d’elle-même dans la désuétude, se drape et se confine encore plus dans son tissu de mensonges ; j’aurai aimé voir les journalistes diffamateurs, remis à l’ordre ou poursuivis en justice.

    Aujourd’hui, on n’a pas affaire à de petits larcins et de voyous de bas étages, mais bel et bien des hommes du pouvoir au pouvoir, des personnalités solidement ancrés dans la haute hiérarchie administrative, qu’on accuse manifestement de délit de détournement, de trafic d’influence et tacitement, de crime d’association de malfaiteurs qui ne saurait s’en dissocier des autres infractions aussi graves les unes que les autres.

    Je souhaite que la presse des algériens et d’ailleurs, ne répercutent que ce qui se dit –de bouche à oreille – et puise ses sources en écoutant les ondes courtes du « radio trottoir »… malheureusement, le défaut de riposte de l’Etat et des cibles désignées nommément, ne me laisse guère le choix. Je suis presque convaincu que ce qui se relate n’est pas un délire, ni une fiction, mais c’est du vrai !

    J’ai bien peur alors de voir mon pays s’enfoncer une nouvelle fois dans la mêlasse par la disgrâce d’individus malhonnêtes et peu enclins à la tentations. Les affaires relayées n’ont qu’un seul relent, c’est celui de la rapine….




    0
  • Mokrane
    23 janvier 2010 at 19 h 06 min - Reply

    Bonjour, mes amis
    (cela fait du bien de vous retrouver)

    Et combien même nous nous insurgeons de leurs actes,
    ils sont lá et le resteront jusqu´au jour óu nous vaincrons notre turpitude. Le temps des conclusions
    n’est-il pas revolu ?

    Mokrane




    0
  • Ammisaid
    23 janvier 2010 at 19 h 25 min - Reply

    Peu importe combien de têtes ils ont, ce qui est sûre, ils n’ont qu’un seul ventre.




    0
  • Mohand Tahar MOHAMMEDI
    23 janvier 2010 at 19 h 32 min - Reply

    L’indispensable contrat politique pour lutter à mon sens contre ces intouchables, et Il est nécessaire d’opérer un traitement politique à la problématique algérienne afin de Rechercher ensemble l’enjeu commun qui nous lie les uns aux autres afin de dessiner un CONTRAT POLITIQUE NON EXCLUSIF entre toutes les entités POLITIQUE, social, économique, culturelle et MILITAIRE au niveau national qui permet de Rendre le pouvoir au peuple à travers :
    • Un contrat qui va régler définitivement le problème de légitimité populaire.
    • Un contrat qui régit les fonctions militaires, son professionnalisme, sa neutralité et lui préciser la nature et les missions qui lui seront assignés et SURTOUT sa subordination au pouvoir CIVIL.
    • Un contrat qui va configurer notre vie politique à travers un système politique compatible avec notre réalité sociologique, culturelle et politique de notre pays.
    • Un contrat qui va conceptualiser les contours d’un ETAT MODERNE ALGERIEN.
    • Un contrat qui régit notre diplomatie
    • Un contrat qui régit notre école
    • Un contrat qui régit notre écologie
    • Un contrat qui régit notre économie.
    Ces contrats sont indispensable pour faire disparaître les contradictions virtuelles politiques qui subsistent encore dans la majorité de nos politiques et dans la société et qui sont indispensable pour réaliser un avenir prospère commun qui puisse garantir à chaque algérienne ou algérien une vie LIBRE et digne.




    0
  • Lies
    23 janvier 2010 at 19 h 38 min - Reply

    Salutations à toutes et à tous.

    Contre la corruption nous devons tous nous mobiliser, car c’est un fléau dévastateur qui risque d’emporter l’État tout entier.

    De quelque bord idéologique que nous soyons, nous devons apporter notre appui franc à la lutte contre la corruption.

    Qu’elle soit menée par le DRS ou par une toute autre institution, cela ne doit pas nous rendre tiède ou sceptique à l’égard de ce fléau qui n’est, hélas, plus dans les proportions sociales, mais au cœur même des institutions de l’État.

    Corruption, pillage des ressources, détournements des deniers publics, fuite et blanchiment à l’étranger de l’argent mal acquis, dont sont rendus les auteurs, des hauts responsables et des gens du pouvoir, doivent être combattus avec détermination et une rigueur sans faille.

    Combattre efficacement et impartialement la corruption représente un premier pas vers la bonne gouvernance.

    C’est le meilleur service qu’on peut rendre à son pays et c’est la meilleure preuve de patriotisme qu’on peut fièrement brandir à la face de ces manipulateurs professionnels qui ne désarment pas aussi facilement.

    Que cette opération mains propres soit menée par le DRS qui semble très bien outillé pour ce genre d’enquête, ne constitue à mon avis, ni un sacrilège, ni une honte.

    C’est le résultat et son bon impact sur la nation, qui comptent.

    Fraternellement.




    0
  • Yacine
    23 janvier 2010 at 21 h 12 min - Reply

    Ya si Tchad

    Salima Tlemcani n’est pas en train de dormir ; elle a rempli son rôle avec brio(lequel ?) puisqu’apparemment (a mon humble avis) c’est elle qui a allumé la première étincelle entre les deux clans. C’est en décembre qu’elle a écrit un article explosif sur la corruption en mettant en relief l’implication du DRS, à travers le colonel Khaled, dans l’affaire de l’autoroute est-ouest. Ce simulacre de nationalisme trop tardif pour ne pas être de bas étage de Toufik, a au moins un objectif immédiat : renvoyer la balle et l’image de la corruption dans le camp du président.

    Les messages sont passés : le DRS (c’est-à-dire Toufik) est « incorruptible », toute affaire de corruption qui le concerne doit rester un secret d’Etat comme leur activité et leurs noms et enfin, si vous touchez au DRS, le gouvernement et son président tombent comme un château de cartes. Avis aux amateurs ! C’est pour cela que la corruption doit exister tout autant que le terrorisme. La puissance du DRS, cette structure de l’armée, et ses interventions dans la vie publique et économique puisent leur légitimité dans la pérennité de ses deux fléaux qui ont mis les Algériens en coupes réglées.

    Dans quelque temps, tout va rentrer dans l’ordre avec au plus des condamnations très légères pour les mis en cause. L’argent public perdu ne sera jamais récupéré. Vous connaissez la suite. Une démission de Chakib Khalil, peu probable, ébranlera l’équilibre des pouvoirs. Car il signifiera l’officialisation du règne effectif du DRS et la mise au pas de Bouteflika ce que Toufik ne souhaite pas. La mort « accidentelle » ou « naturelle » de président (comme celle de Boumediene) n’est pas aussi dans l’intérêt de Toufik. Bouteflika a encore la capacité de nuire à l’image des généraux génocidaire ne l’oublions pas. Dans les affaires sécuritaires, il garde toutes les options ouvertes. N’a-t-il pas dit, en 2004, que toute vérité n’est pas bonne à dire et que lorsqu’il le saura, il en parlerait ; depuis le message est bien compris par Les généraux…

    Pour les uns et les autres, les apparences doivent être préservées…




    0
  • Arezki Nait Amar
    23 janvier 2010 at 21 h 20 min - Reply

    Je suis tout à faire d’accord avec notre frère Lies sauf sur un point : la lutte contre la corruption par le DRS .Le DRS et la Douane viennent largement en tête des institutions les plus corrompus de l’Etat algérien car ils ont un pouvoir exorbitant et un contact direct avec la population.Viennent ensuite la police,la gendarmerie,les magistrats,les militaires,les élus locaux,etc.
    Le chef du DRS ainsi que ses directeurs centraux sont tous des milliardaires en dinar et en devise ainsi que certains colonels occupants les postes de sous-directeurs au niveau des directions.Alors comment se fait-il qu’une institution aussi pourrie et corrompue qu’elle puisse enquêter sur des institutions composées de simples technocrates sans défense et qui sont moins corrompues qu’elle ?C’est de la hogra tout simplement !
    C’est la fable du loup et de l’agneau de Jean de la Fontaine qui refait surface.




    0
  • Si Tchad
    23 janvier 2010 at 23 h 48 min - Reply

    @Yacine

    Tu as peut-etre raison. Le pouvoir algérien a ceci
    de particulier qu’il est d’une opacité inconcevable et defie donc toute analyse objective, ce qui fait que toutes les invraisemblances deviennent
    avec lui plausibles.

    Une chose est certaine: Toufik et Boutef-III ont
    cohabité 11 ans, et si Boutef est encore vivant
    c’est que Toufik ne s’est à aucun moment senti
    en danger, autrement…cf cas Boudiaf.

    Seulement ca c’est le passé. La donne a quelque
    peu changé, et les 2 tetes de clan ont tous
    les deux 73 ans, sont malades, et forcément megalos,
    ce qui fait que leurs reactions peuvent avoir
    une bonne dose d’irrationalité, et nous esperons
    que cette irrationalité ira créchendo, pour le bien
    de l’Algérie. 11 années de Boutoufik est un désastre peut-etre irréparable…

    Si Tchad




    0
  • Machiwalou
    24 janvier 2010 at 0 h 19 min - Reply

    Un article dans la toute nouvelle radio satellitaire Kalima (Directeur Faycal Metaoui). Qui veut une Thalasso gratuite en Suisse? Seule condition: Vous devez etre né dans le village d’origine de Boutef-III…

    Machiwalou

    ******************
    Selon des informations obtenues par nos journalistes de Radio Kalima, les cadres dirigeants de Sonatrach, y compris le PDG, Mohamed Meziane, ont tous chargé le ministre, son épouse, une américaine d’origine palestinienne et leur fils installé à Londres, lors de leurs auditions face aux officiers du DRS. Car c’est là que ça se passe. Cette opération contre la corruption n’est pas une opération émanant de la justice mais du DRS. Le département du garde des sceaux, Belaiz, proche de Bouteflika, ne sait plus quoi faire.

    Il faut dire que Chakib Khelil et son entourage, assuré d’une totale impunité grace à la couverture présidentielle ne se gênait plus. Les frais de bouches (hôtels, voitures, thalasso, manucure entre paris, Genève et New York) de Chakib Khelil, Mohamed Meziane et Réda Hemche, le chef de cabinet ont dépensé la coquette somme de 8,3 millions de dollars
    en 2009.

    Ils sont soupçonnés d’avoir des dizaines de millions de dollars ramassées grâce à des commissions et à des pots de vin. Les enquêteurs sont à la recherche des comptes en banques en Europe et aux Etats-Unis. Nos sources indiquent qu’en ce qui concerne le PDG de Sonatrach, les preuves sont établies. Il aurait lui-même craqué lors de son audition par les hommes du général Toufik le 31 décembre 2009. Sans l’intervention du ministre de la justice qui a plaidé son état de santé, il serait en prison avec ses collaborateurs et ses deux fils. Quant à Réda Hemche, l’ex chef de cabinet de Sonatrach, présenté par la quasi-totalité des prévenus comme le « cerveau » des affaires de corruption, il est installé à Lugano. Arrêté et inculpé en 1997 à Marseille pour trafic de voiture, l’homme est nommé conseiller auprès du PDG de Sonatrach en 2000 après le retour de Bouteflika aux affaires avant de devenir chef de cabinet. Il a la particularité d’être originaire, comme chakib Khelil et Ould Kaddour, l’ex patron de BRC, du petit patelin, H’naia, le village du père de Abdelaziz Bouteflika.

    Bouteflika-Toufik: guerre ou arnaque?

    Ne boudons pas notre plaisir. Pour une fois que les officiers du DRS utilisent l’argent des algériens pour traquer les corrompus et non pas les militants des droits de l’homme ou les journalistes, on ne va pas s’en plaindre, même si personne n’est dupe. Cela fait plus de dix ans que le pillage des richesses de l’Algérie se fait au grand jour sans que les hommes du général major Tewfik ne lèvent le petit doigt. Au contraire ils avaient pour mission de protéger ce qu’ils considéraient comme la clientèle du régime et harcelaient dans le même temps ceux qui osaient les dénoncer. Du reste, même aujourd’hui, ils ne poursuivent que les corrompus du camp d’en face en continuant de protéger les leurs. La corruption en tant que telle, n’est pas et n’a jamais été un problème pour le DRS. Alors que se passe t il ? La guerre entre Bouteflika et le puissant patron du DRS, en poste depuis 20 ans, faut il le rapeller, est elle réelle? Ou les deux hommes se sont ils encore entendu, comme en 2004, pour redorer leur blason en s’attaquant à des symboles de la corruption? On le saura très vite.

    Yahia Bounouar
    ***************




    0
  • Saïd Salombi
    24 janvier 2010 at 0 h 42 min - Reply

    Il faut dire que depuis le départ « bila roudjour » de Belkheir, la corruption s’est démocratisée et des civils qui n’ont même pas fait la chasse aux fellagas se sont retrouvés entrain de brasser les milliards de la corruption!. Il est temps pour Boutef et Toufik d’arrêter cette démocratisation néfaste et revenir au monopole par une poignée de grands et gros gradés, comme au bon vieux temps. On peut citer quelqu’un qui pourrait alors faire tourner la machine: c’est le général Guenaizia, aujourd’hui ministre délégué à la défense, qui, après avoir participé au coup d’état de 92, est parti comme ambassadeur en Suisse pendant prés de 10 ans. Il si bien géré le « patrimoine » des gradés qu’on l’a surnommé « le comptable des généraux ».

    Voilà, monsieur Boutef, nomme-le grand prêtre anti-corruption, et tout rentrera dans l’ordre.

    Saïd




    0
  • radjef said
    24 janvier 2010 at 11 h 39 min - Reply

    Bonjour tout le monde.@Arezki Nait Amar. D’abord je suis heureux du retour de notre ami Mokrane à ce forum…Dans votre reponse à notre ami Adel, nous sommes amenés a penser que le drame de notre pays a commencé à partir de 1962. Ce qui est totalement faux.S’il est vrai que le 1er novembre 1954 a été un grand moment de notre histoire, il n’en reste pas moins que ce moment a été accompagné de trahisons, de crimes, d’impostures, de mensonges, de ruse…On a tendance a oublier de dire pourquoi Abbane a été assassiné.Que reprochait-il aux colonels?…Au dela des similitudes entre les carnages de Melouza et Bentalha, la corruption n’a épargné aucune instance de la « revolution ». Apres 1962, on a perfectionné la corruption…Quelle sens donner à la lutte contre la corruption? La science cabalistique de la presse pour faire diversion et corrompre l’imaginaire collectif…Sinceremement Dda Amar, peut-on comprendre le sens de la lutte contre la corruption si on ne fait pas au préalable une description pedagogique detaillée de la nature du pouvoir? Peut-on identifier le pouvoir sur l’action d’un ministre, laver ce pouvoir par l’arrestation d’un DG et faire le bilan de ce même pouvoir sur les agissements d’un fonctionnaire que le dernier des généraux felons peut degommer d’un revers de la main? Je pense et ça n’engage que ma personne, nous sommes mal partis depuis le 1er novembre 1954; aujourd’hui nous sommes en train de recolter le fruit de nos mensonges.




    0
  • Arezki Nait Amar
    24 janvier 2010 at 14 h 41 min - Reply

    @ Said Radjef

    Salutations fraternelles

    Je n’ai jamais dit que ,en répondant à notre frère Adel, que le drame de notre pays a commencé en 1962.J’ai seulement donné une réponse précise à une question précise.Pour moi,le drame de notre pays va même au-delà de 1954 puisque que notre histoire est millénaire .Je pense que c’est justement en nous basant sur nos erreurs du passé que nous devons construire le présent et l’avenir.




    0
  • Adel
    24 janvier 2010 at 15 h 56 min - Reply

    L’Etat algérien a commencé par dévaloriser le travail. Les colons partis, plus personne n’a jamais travaillé sérieusement dans notre pays.

    Il a ensuite dévalorisé le savoir. Trabendiste est donc devenu une activité plus lucrative que professeur.

    L’honnêteté, la loyauté, le respect des aînés, la compassion, la solidarité, la piété (oui, même la piété a été dévoyée…), etc., tout est passé au broyeur. De la poussière, voila ce qu’il en reste.

    Ainsi, de proche en proche, l’Etat a, avec notre assentiment, dévoyé toutes les valeurs qui font d’un ensemble d’individus une société et non un troupeau livré aux prédateurs.

    Faut-il s’étonner qu’après 47 ans de destruction systématique de toutes les valeurs, seule la loi du plus fort ait cours. C’est elle qui régnait dans les clans de la préhistoire, avant que l’homme ne découvre les premières règles de la civilisation.

    « Tag 3la men tag » est la devise de l’État algérien de 2010.




    0
  • Arezki Nait Amar
    24 janvier 2010 at 18 h 10 min - Reply

    @ Said Radjef

    Les pratiques de corruption dans notre pays sont étroitement liées au mode de gouvernement et à la qualité de la gouvernance.Il est notoirement connu que la source principale de corruption est l’exercice du pouvoir,qu’il soit politique,économique ou militaire.
    Sous le régime dictatorial instauré depuis 1962 dans notre pays, l’accession à des fonctions publiques est synonyme de pillage : le poste offre un chèque en blanc et la garantie d’un enrichissement personnel.Ceci est une règle tacitement acceptée par tous : le président de la république,le premier ministre,les ministres,les walis,les chefs de dairas,les présidents d’APC,les officiers supérieurs de l’armée,les gendarmes,les policiers,les douaniers,les gardes champêtres,etc.Ce qui nous amène à dire que la corruption est un vaste marais où vivent des poissons aux dimensions et couleurs différentes.
    Cette situation est dûe à l’absence d’élections libres et transparences,d’instances parlementaire et judiciaire autonomes,et de moyens d’information professionnels et libres.Vu ces graves carences,la lutte contre la corruption qu’on nous annonce aujourd’hui tambour battant n’est que de la poudre aux yeux.
    Il ne s’agit en fait que d’un réglement de compte entre deux clans rivaux et corrompus du pouvoir qui n’arrivent pas à se départager équitablement les richesses du pays.Il arrive que les intérêts de l’un et de l’autre s’entrechoquent.




    0
  • Abdelkader DEHBI
    24 janvier 2010 at 19 h 09 min - Reply

    Dans la tourmente qui commence à se développer, une seule préoccupation doit habiter l’esprit de tous nos concitoyens qui aspirent à un changement salutaire dans notre pays : Dans cette nouvelle guerre entre le clan des Toufik et le clan des Bouteflika, nous autres citoyens, ne sommes partie prenante en faveur d’aucun des deux clans. Car, si le clan des Bouteflika peut être légitimement accusé de véritables crimes économiques contre la nation,le clan des Toufik quant à lui, est légitimement accusé de crimes tout court contre le peuple algérien.




    0
  • Abdelkader DEHBI
    24 janvier 2010 at 21 h 23 min - Reply

    @ — radjef saïd : Votre question : «  »Pourrions nous nous rassembler et avoir le même mot d’ordre: la fin du système ? » » est à mon avis partagée par la majorité des algériens aujourd’hui. Mais cette majorité n’a pas accès aux moyens d’expression comme nous l’avons vous et moi et tant d’autres, qui sommes une infime minorité somme toute. — En fait votre question pose le problème crucial pour notre grande communauté de citoyens qui se reconnaissent dans l’Appel du 19 Mars 2009 : celui des moyens d’accès à un média « lourd » comme la Radio ou la Télévision. – Amitiés –




    0
  • Abdelkader DEHBI
    24 janvier 2010 at 21 h 49 min - Reply

    @ — Mohand Tahar Mohammedi – En fait vous semblez dresser le canevas de la future Constitution de la IIème République ! Il suffira d’y ajouter « un contrat qui régit la Justice ». Encore que ce chapitre trouvera aisément sa place de choix dans le point parlant du «  »contrat qui va conceptualiser les contours d’un Etat moderne » » – Le régime militaro mafieux, servi par une façade civile de mercenaires politiques semble être entré dans les affres des soubresauts de l’agonie. Une agonie à la fois biologique et historique. L’heure de rendre des comptes semble avoir sonné pour les criminels. Que Dieu protège notre pays !




    0
  • radjef said
    25 janvier 2010 at 9 h 43 min - Reply

    Bonjour tout le monde.@Arezki Nait Amar. La corruption ne date pas de 1962. Elle remonte aux premiers jours de la  » revolution ». Cette corruption est la soeur jumelle du mensonge…Puisqu’on est de la même région, vous ne pouvez pas ignorer ce qui s’est passé dans nos villages avant et au lendemain des Accords d’Evian…Le president de la commission des nationalisations en 1962 n’est autre qu’un goumi tortionnaire qui faisait la chasse a Krim, Ouamrane, Mellah…durant les années 50. A la surprise générale, ce sont Krim et Ouamrane qui le nommerent à la tête de cette commission.Comment des colonels qui se laissent corrompre par un petit goumi d’origine turque,ont-ils negocier durant les Accords d’Evian l’independance du pays?Ces colonels ont-ils réellement pensé « la revolution »? A ce jour je n’ai pas compris pourquoi certains harkis ont été pourchassés et d’autres ayant à leur compte un tableau de chasse qui n’a rien a envier aux paras ont été adoubés au point de se voir confier des postes au sommet de l’Etat et des privileges de toutes sortes…Nous autres algériens, nous adorons les mythes, le mensonge, la complaisance, la corruption…Des collegues à vous dans l’ex DSM, de dangereux criminels et repris de justice de droit commun, ont fait et continuent à faire à ce jour la pluie et le beau temps à travers tout le pays, pendant que le passé d’authentiques militants independantistes est jeté à la fange de l’histoire…Autre chose Dda Arezki, les clans de Oujda et de Ghardamaou, ne sont pas tombés du ciel tous seuls. Ce sont le produit naturel du 1er novembre 1954.




    0
  • Dudesert
    25 janvier 2010 at 12 h 00 min - Reply

    Bonjour
    Je suis tout à fait d’accord avec Nait Amar disant que la corruption commence à la tête et jamais à la base. Ceci étant, j’ai comme l’impression que les gens ne mesurent les effets nefastes des conséquences de la corruption pour le présent et l’avenir d’une nation ou d’une entité.
    l’autre point qu’il faudra vulgariser est également les différentes formes de la corruption. A mon avis, celle-ci peut être :
    1- culturelle, éducative et comportementale touchant directement la structure de la pensée et de la communication – c’est ce qui arrive à beaucoup d’algérien –
    2- politique : touchant tous les organes de l’Etat par l’utilisation abusive de concepts ayant fait leur preuve dans le monde mais qui sont corrompus chez nous, en les utilisant comme des faire valoir tels que : séparation de pouvoirs, constitution, regime présendentiel ou parlementaire…gouvernance…etc
    A cela, l’on rajoute la corruption du personnel politique par le dénigrement de politiciens mus par des intérêts de réussite politique et la promotion de la médiocrité à tous les niveaux.
    3- économique : étant la plus connu parceque façilement quantifiable; contrairement à ce que l’on croit.
    Le drame de l’Algérie est sa capacité à créer une synergie entre toutes les corruption conjugué à la capacité de l’Algérie à resister aux malheurs et aux souffrances…..avant de se relever et donner des exemples de réussite.
    L’equipe de foot ball est un bon exemple, à étudier, à l’effet de faire sortir de leurs léthargies tous les secteurs. L’apport des Algériens expatriés, à l’image de ces joueurs mus par la volonté de réussir une aventure et un projet, est à mon avis le seul facteur clé de succès.
    Ces joueurs venus d’ailleurs, formés selon les schémas modernes ayant eu l’intélligence de se fédérer avec des joueurs locaux, ayant aussi l’intelligence, de reconnaitre l’apport des professionnels…mis sous la conduite d’un responsable ayant réellement capitalisé des expériences et mu par la seule volonté de réussir… mis sous le contrôle d’un président d’une fédération ….est l’exemple à suivre.
    Ces joueurs n’ont jamais critiquer les joueurs locaux et se soumettent avec bonne humeur aux cris d’une jeune de 24 ans formé à BORDJ MENAIL…LE CONTRE EXEMPLE ET LE MAUVAIS EXEMPLE EST CETTE CASTE D’EXPERTS ET DE COOPERANTS TECHNIQUES AYANT DEBARQUE EN 99 POUR D’abord insulter tout le monde en les accusant de médiocrité, avec une éloquence ayant trempé beaucoup de gens et ayant créé une autre fracture entre les ALG2RIENS

    SALUTATIONS




    0
  • Mohand Tahar MOHAMMEDI
    25 janvier 2010 at 12 h 36 min - Reply

    @abdelkader DEHBI

    L’heure de rendre des comptes semble avoir sonné pour les criminels; O! combien elle belle cette phrase, je l’espère du fond du Cœur , on a assez souffert de ces bandits.




    0
  • Arezki Nait Amar
    25 janvier 2010 at 19 h 54 min - Reply

    @ Said Radjef

    Salutations fraternelles

    Cher Said,il va de soi que la corruption ne date pas de 1962.Déjà sous l’administration coloniale,le citoyen algérien était obligé de verser un bakhchich en espèces ou en nature au caid ou au bachagha pour obtenir un simple laissez-passez ou autre document administratif.
    Je vous précise que j’interviens toujours sur ce site en tant que témoin de mon époque vu que je suis fils de l’indépendance de mon pays.
    Quelque soit l’époque,c’est toujours le pouvoir qui est à l’origine de la corruption.Il génère des tentations chez les hommes qui le détiennent.Aussi,un bon système politique fait-il en sorte qu’un homme politique ne reste pas trop longtemps en exercice.L’alternance au pouvoir est un des remèdes préventifs à la corruption.Car c’est avec le temps que des complicités se créent et qu’un réseau de personnes influentes peut s’installer en substituant à l’intérêt général leurs intérêts personnels.

    Quant à notre histoire contemporaine à part la page glorieuse de nos martyrs ,elle est faite de mensonges,de mythes,de complots,d’assassinats,de trahison,de hogra et de corruption.




    0
  • Lies
    25 janvier 2010 at 23 h 24 min - Reply

    Salutations à toutes et à tous.

    Au frère @ Arezki Nait Amar, au frère @ Adel, mes salutations fraternelles.

    Je n’ai pas resisté à l’envie de partager avec vous et avec nos amis lecteurs, les citations d’un grand homme politique dont j’oublie présentement le nom, citations que je trouve d’une remarquable actualité et qui j’espere vous plairont.

    C’est en rapport avec la bonne gouvernance.

    Il n’est pour toute nation, de véritable indépendance qu’économique et financière.

    Les agents de l’État ne sont que les dépositaires de la puissance publique, qu’ils ne sont pas les propriétaires mais les prisonniers de leur fonction, que si jamais ils étaient tentés d’en tirer des avantages personnels, ils commettraient contre leur pays, le crime majeur, car c’est toujours par des faiblesses de cette nature que les nations se désagrègent.

    Un diplôme quel qu’il soit ne suffit pas. Il ne constitue pas une créance sur l’État. Il ne doit pas être perçu par son possesseur comme le droit d’être dans les moindres délais, nommé aux grands emplois, mais qu’il est tout au plus, un encouragement à apprendre son métier.

    Les préceptes sont simples par leur bon sens, et élémentaires par leur honnêteté.

    Les chefs d’administration devraient avoir comme meilleure récompense le constat d’avoir été écoutés et suivis.

    Les assemblées représentatives ne doivent pas être de simples chambres d’enregistrement, des arènes où s’affronteraient des partisans, des amphithéâtres où s’épancheraient des idéologues, des clubs où manoeuvreraient à loisir, majoritaires et minoritaires.
    Il est à espérer que les élus se hausseront, dans le respect d’eux-mêmes, à la conception de leur véritable rôle.
    Ils seront auprès du gouvernement et des grandes administrations, les contrôleurs délégués par le peuple.

    Gouvernement, assemblées, corps d’État, tous pénétrés du sentiment de leurs responsabilités complémentaires, se doivent de travailler pour le bien commun.

    L’exécution, loin d’être secondaire importe autant que la conception qu’elle précise, anime et réalise.

    La notion impérieuse mais sereine de l’idée de la nation au niveau de laquelle nous devons nous élever est l’opposé du nationalisme qui lui, est toujours étroit et agressif. C’est tout le sens de la citoyenneté.

    Les principaux éléments de la bonne gouvernance :

    – l’obligation de rendre compte : les administrations publiques sont capables et désireuses de montrer en quoi leurs actions et leurs décisions sont conformes à des objectifs précis et convenus.

    – la transparence : l’action, les décisions et les prises de décisions des administrations publiques sont, dans une certaine mesure, ouvertes à l’examen des autres secteurs de l’administration, du parlement, de la société civile et parfois d’institutions et d’autorités extérieures.

    – l’efficience et efficacité : les administrations publiques s’attachent à une production de qualité, notamment dans les services rendus aux citoyens et veillent à ce que leurs prestations répondent à l’intention des responsables de l’action publique.

    – la réceptivité : les autorités publiques ont les moyens et la flexibilité voulus pour répondre rapidement à l’évolution de la société civile lorsqu’elles définissent l’intérêt général et elles sont prêtes à faire l’examen critique du rôle de l’Etat.

    – la prospective : les autorités publiques sont en mesures d’anticiper les problèmes qui se poseront à partir de données disponibles et des tendances observées, ainsi que d’élaborer des politiques qui tiennent compte de l’évolution des coûts et des changements prévisibles ( démographiques, économiques, environnementaux, par exemple ).

    – la primauté du droit : les autorités publiques font appliquer les lois, la réglementation et les codes en toute égalité et en toute transparence.

    Fraternellement.




    0
  • Tweets that mention Le Quotidien d’Algérie » Les intouchables de la république — Topsy.com
    26 janvier 2010 at 1 h 47 min - Reply

    […] This post was mentioned on Twitter by ibnkafka, Averroes. Averroes said: Algérie: Les intouchables de la république http://bit.ly/4UEWtc […]




    0
  • radjef said
    26 janvier 2010 at 9 h 10 min - Reply

    Bonjour tout le monde. Je refuse de tourner en rond comme je refuse egalement d’être un adorateur du mythe…Cette fois ci la question je ne la pose plus à vous seul, Dda Arezki, mais je la pose à tous les intervenants de ce site: Une revolution-si toutefois la revolution algerienne en est réellement une-qui n’est pas preparée, qui n’est pas pensée peut-elle enfanter des institutions bien etablies et des representations populaires souveraines et légitimes?




    0
  • Abdelkader DEHBI
    26 janvier 2010 at 11 h 15 min - Reply

    A M. Saïd Radjef, en toute amitié :
    Les révolutions ont d’abord pour objectif un changement radical de régime politique, souvent accompagné de changements radicaux des structures mentales elles-mêmes. Cela a été le cas par exemple pour l’Algérie ou encore les Etats-Unis, qui sont passés du statut de colonies au statut d’Etats indépendants ; ou alors, s’agissant d’une autre catégorie de révolutions – dites internes – on peut citer la révolution de la France de 1789 ou celle de la Russie de 1917, abolissant des Monarchies de droit divin, pour instaurer des républiques. Il y a aussi des révolutions dont l’objectif est essentiellement un changement radical des structures mentales des peuples. On peut citer le cas à cet égard, de la Turquie de 1924 avec Mustapha Kemal ou celui de l’Iran de 1979 avec l’Imam Khomeini qui a, tout à la fois aboli le régime impérial du Shah et établi une République Islamique visant à rétablir les vertus de l’Islam, au sein de la société iranienne.
    Ceci pour vous dire, cher Saïd Radjef, qu’à mon avis l’heure n’est pas à l’historicisme mais à la réflexion sur tous les modus operandi possibles, pour abattre le pouvoir illégitime et criminel en place, dont le maintien menace chaque jour un peu plus notre pays, nos ressources et notre indépendance.




    0
  • Adel
    26 janvier 2010 at 13 h 20 min - Reply

    Merci a nos amis Arezki Nait Amar et Lies pour les diagnostics et remèdes qu’ils nous donnent et qui sont tous deux d’une vérité qui s’impose à tout être doué d’un minimum de bon sens.

    Ce qui est inquiétant, cependant, et qui dénote une dégénérescence profonde de la société algérienne, c’est qu’il y ait autant de responsables qui se soient donné le mot pour piller l’Etat et autant de personnes supposées constituer l’élite au sein du pouvoir, dans l’opposition ou simples citoyens qui les regardent faire sans broncher. C’est vraiment terrible!




    0
  • radjef said
    26 janvier 2010 at 15 h 31 min - Reply

    Bonsoir tout le monde.
    @A Dehbi
    Pourquoi un demi siecle apres, en dépit des sacrifices incommensurables du peuple, sommes nous toujours sous la tutelle d’un pouvoir illegitime? Souhaiter, esperer n’est pas interdit, mais il n’est pas non plus suffisant dans le cas actuel de notre pays. Refuser de toucher du doigt les causes qui ont provoqué le malheur de notre pays, ne nous aidera pas a avancer, a nous developper en force homogene capable d’assurer le changement souhaité par toutes et tous. Si nous voulons réellement que les choses bougent, si nous voulons sortir de ce cocon de violences, de cette atmosphere de coup d’Etat permanent, de cette corruption institutionnalisée, de cette « hogra », de cette politique de « begars » qui ont transformé nos universitaires en indigénes des temps modernes,nous devons reconstruire le passé de notre peuple sur du vrai et dans la transparence. Avouez Mr Dehbi que les revolutions dont vous parlez ont été pensées et reflechies par de grands hommes qui ont fortifié la conscience de leurs societés de valeurs sures, qui ont appris à leurs peuples respectifs des certitudes qu’aucune difficulté ne peut ébranler…Qu’en est-il de la notre? N’a t-elle pas depouillé le peuple de sa citoyenneté apres l’avoir soumis à l’habitude de mentir ,de tricher, de corrompre?… Vous parlez également d’independance, mais que signifie une independance lorsque le sort d’un peuple depend entierement de l’etranger, de surcroit de celui qu’on a combattu pour avoir cette même independance?




    0
  • Si Salah
    26 janvier 2010 at 20 h 12 min - Reply

    « Avec Nezzar, je m’aperçois que j’avais tort : nous échapperons peut-être à l’intégrisme mais pas à la bêtise. », article de Benchicou, 26 Janvier 2010!

    Bench a eu besoin de 22 ans aprés Octobre 88 pour s’apercevoir que celui qui fut le 1ier des decideurs est
    « bête »….

    En 2032, le phare de l’intelligencia algérienne decouvrira que Nezzar fut une calamité au jeu d’echecs…Ca promet!

    Si Salah




    0
  • Arezki Nait Amar
    26 janvier 2010 at 21 h 33 min - Reply

    @ Said Radjef

    Salutations fraternelles

    Le régime algérien qui règne depuis 47 ans par la terreur,la torture,les liquidations physiques,les enlèvements,les déportations et le quadrillage de la société par d’impréssionnants appareils répréssifs,s’inscrit dans une sinistre tradition qui trouve ses racines dans la guerre de libération nationale.L’assassinat de Abane Ramdane en 1957 en est la parfaite illustration. » Les conditions de la naissance du régime algérien en expliquent la nature »,a noté,à juste titre,l’historien Mohamed Harbi dans son livre  » L’Algérie et son destin ».
    La révolution algérienne a connu en son sein des divergences graves,des crises et des réglements de compte.
    Le plus grave c’est que ceux qui se s’en emparé du pouvoir en 1962,date de notre indépendance,ont trahis les idéaux du 1 er novembre 1954.Le rêve d’indépendance a été réalisé mais il n’en est pas de même pour l’autre rêve,celui de construire un Etat de droit,de tolérance,de rigueur économique,de démocratie,où la justice sociale existerait.Là,il y a eu echec total.Qu’avons-nous eu ? Des dictatures successives!
    L’ Algérie paie très cher aujourd’hui sa négligeance pour ne pas avoir instauré la démocratie au bon moment.




    0
  • BRAHIM
    26 janvier 2010 at 23 h 28 min - Reply

    @Si Salah, il faut reconnaître à Benchicou d’avoir reconnu, même tard, qu’il a fait une erreur d’appréciation et d’avoir fait trop confiance aux militaires pour rétablir soit disant la démocratie. Mais finalement, et donc après le déroulement de l’histoire depuis 1992, il a fini par condamné aussi bien l’intégrisme musulman que la dictature militaire. Et toi, au jour d’aujourd’hui où est-ce que tu te situes ??? Es-tu avec l’intégrisme musulman, avec les bourreaux des Tagarins, avec la démocratie ??? Es-tu ni pour l’un ni pour l’autre ??? On veut bien savoir qu’elle est la solution pour toi car Benchicou tout le monde connaît sa version des faits et son éditorial au regard de son ex-journal, de son journal on-line et de ses écrits. L’urgence pour nous au jour d’aujourd’hui c’est de savoir quelle Algérie nous voulons construire une fois ce système vaincu. C’est çà le vrai questionnement.Il faut bien parler de l’avenir de notre pays aussi !




    0
  • jnsplu
    27 janvier 2010 at 9 h 16 min - Reply

    Ceux qui se sont accaparés les leviers de commandes de notre Etat s’apppuyent sur la force publique dont ils détiennent les commandes. L’organisation actuelle de cette force publique fait qu’ils peuvent y avoir accès par le biais d’un outil bien rodé depuis le temps: la corruption.

    Qu’est ce que la corruption et quelles sont ses formes ? Parfois une définition qui semble claire devient très floue lorsqu’on se penche dessus pour mieux l’appréhender. Nous en tant que peuple pouvons nous combattre la corruption et si oui comment ?

    Je dirais que la corruption n’est pas les détournements qui se font par son biais, ce ne sont quu’une partie de ses résultats. Comme un autre de ses résultats est l’exil des cadres honnetes, leur départ en retraite anticipée, leur repli sur soi. La corruption qui ravage le pays pour moi, c’est le fait de poser l’organisation administrative et de l’Etat comme système réseautique visant à créer des trames reliées visant des buts extérieurs à la stratégie d’un Etat de droit et parasitant cette stratégie pour en tirer des bénéfices personnels. Ce qui est le summum de la corruption car avec le temps la stratégie s’affine. Et dire après cela que les Algériens qui nous gouvernent ne sont pas capables ? C’est un blasphème ! Aucun Etat au monde n’a vu cela. Aucun Etat au monde n’a vu de minables virus prendre ses étages de guidance pour les fourvoyer et amener le tout vers une mort programmée sans que le corps ne puisse réagir. Car l’Algérie, il est clair, s’en va vers la mort et chacun de nous avec si nous ne faisons rien. N’est il pas plus sain de mourir pour tenter la sauver s’il apparaît que sa mort et la notre est inéluctable ? C’est pire que la grippe porcine, ce qui arrive à l’Algérie. Ce n’est pas du vaccin qui a valu le licenciments de quelques cadres honnetes que l’Algérrie à besoin, c’est d’un vaccin beaucoup plus performant et qui immunise les rouages de l’Etat.

    Combattre la corruption c’est en définitive combattre le pouvoir actuel. Or on s’offusque que le pouvoir actuel qui instrumentalise la corruption ne la combat pas. Sommes nous crédules à ce point ?

    La seule façon de briser les liens que ces dirigeants ont avec les leviers de commandes tels qu’ils sont à l’heure actuelle c’est de moraliser la vie publique, les nominations aux postes, l’octrois des marchés publics, les relations marchandes et de travail avec l’Etat car la seule économie en Algérie c’est le pétrole et donc l’Etat et de les faire remplacer par des liens sains pouvant mettre en relief leur incompétence. Le pouvons nous ? Qui le peut ? Comment ? En attendant discutons à l’infini mais ne nous avisons pas de géner ces virus si nous n’avons pas le bon vaccin, car alors ils nous cibleront.




    0
  • jnsplu
    27 janvier 2010 at 9 h 21 min - Reply

    Je propose ce slogan:

    Combattons notre anesthésie par ces virus et nous combattrons le mal qui ronge l’Algérie.




    0
  • Arezki Nait Amar
    27 janvier 2010 at 11 h 15 min - Reply

    Mohamed Boudiaf,le grand symbole de la lutte contre la corruption.

    Les stratèges du ministère de la Défense formèrent,après la déposition du président Chadli Bendjedid,un « Haut Comité d’Etat » (H.C.E).Ils firent appel à Mohamed Boudiaf,un des 6 chefs historiques du FLN qui déclenchèrent la Révolution du 1 er novembre 1954, exilé au Maroc depuis 28 ans.
    La venue de Mohamed Boudif fût précédée de maintes tractations secrètes entre lui et les généraux décideurs par l’intermédiaire de Ali Haroun,ministre des droits de l’Homme et ancien membre de la fédération de France du FLN.
    Le président Mohamed Boudiaf était secondé dans sa tâche par quatre membres : Le général Khaled Nezzar,ministre de la Défense,Ali Kafi,ancien colonel de l’ALN,Tidjani Haddam ancien ministre et ancien recteur de la mosquée de Paris et Ali Haroun, ancien ministre des droits de l’Homme.
    Etant un homme prudent et méfiant,Mohamed Boudiaf fit appel à son tour à ses anciens collaborateurs et hommes de confiance losqu’il était à la tête du PRS (Parti du Renouveau Socialiste),parti qu’il avait fondé au lendemain de son départ d’Algérie.Il s’agit de Rachid Krim et Mohand Dahmous.Ses deux collaborateurs étaient dotés de micro-ordinateurs portables et traitaient dans le secret les affaires de l’Etat.Cette attitude suscita la méfiance des généraux Khaled Nezzar MDN et Mohamed Médiène alias Tewfik chef du DRS.
    Une jeune journaliste française de « l’événement du jeudi » qui avait déclaré à ses confrères que le président Boudiaf lui avait fait des révélations relatives aux décisions à prendre au niveau de l’armée,fût agressée à l’hôtel Aurassi par le capitaine Abdallah et l’adjudant-chef Djamel du DRS pour lui enlever la cassette audio qui contenait l’interview du président Boudiaf.Cette affaire s’est passée un mois environ avant son assassinat.
    Le président Mohamed Boudiaf obtient l’interdiction du FIS et s’attaqua à la corruption.Il fit arrêter Hadj Bettou,grand contrebandier du sud algérien et diffusa une circulaire à travers tous les ministères dans laquelle il spécifiait que tout responsable qui se rendrait coupable du moindre acte de corruption sera sanctionné et rétrogradé dans ses fonctions.Il entendait réformer sérieusement le système inique de Chadli.Mais cette précipitation dans la réforme de l’Etat bouscula les intérêts de la mafia militaro-financière.Les forces du mal sont largement majoritaires dans le système : Toutes les institutions de l’Etat, de la base au sommet, sont gangrénées par la corruption,le vol,le détournement de fonds et de biens,le favoritisme et le régionalisme.Comment qu’un seul homme , soit-il intègre, mais sans légitimité des urnes, sans pouvoir réel et sans appui sincère de l’armée, peut-il guérir subitement un pays atteind d’une longue et grave maladie? Le président Boudiaf s’est certainement contenté de promesses sans lendemain pour peaufiner sa décision et d’accepter la lourde charge qui lui a été confiée.
    Le président Mohamed Boudiaf fût lâchement assassiné d’une rafale de mitrailette dans le dos, le 29 jui 1992, à Annaba,par le sous-lieutenant Lembarek Boumaarafi du Groupe d’Intervention et de Sécurité (GIS) relevant directement du général Mohamed Médiène alias Tewfik,chef du DRS.
    Selon le rapport de la commision d’enquête présidée par Mohamed Chaib, le sous-lieutenant Lembarek Boumaarafi avait rejoint ses collègues à Annaba en dernier avec un ordre de mission signé par le général Mohamed Médiène.Les conclusions de l’enquête accréditèrent la thèse de l’acte isolé.En juin 1995,Boumaarafi fut condamné à la peine capitale.
    Une autre version circulant au sein du DRS ,au moment des faits,faisait état d’une opération montée par les généraux décideurs.Voulant accréditer la thèse islamiste,le choix se serait porté sur le sous-lieutenant Lembarek Boumaarafi parce qu’il pratiquait la prière,fréquentait souvent la grande mosquée de Kouba et recevait réguliérement de Londres de la littérature islamiste.Ses l’aurait fait chanter : Ils lui auraient proposé d’accomplir le forfait sinon ils le traduiraient devant le tribunal militaire de Blida pour activité intégriste.
    Quant à Mohamed Boudiaf,il aurait été inconsciemment trahi par un membre de sa famille,son grand frère paraît-il,à qui il se serait confié régulièrement.Son frère résidait à Oran et fréquentait réguliérement le complexe touristique des Andalouses.Il aurait divulgué des informations secrètes par vantardise et sous l’effet de l’alcool sans pour autant se méfier des oreilles indiscrètes et malveillantes.Cette afaire serait à l’origine de l’assassinat de Mohamed Boudiaf.

    ======================
    PRS : Parti de la Révolution Socialiste.
    La Rédaction




    0
  • Arezki Nait Amar
    27 janvier 2010 at 15 h 16 min - Reply

    De Abane Ramdane à … Mohamed Boudiaf

    Le tristement célèbre duo Boussouf – Boumediène a érigé l’assassinat politique en mode de gouvernance depuis 1957,date de l’assassinat de Abane Ramdane.
    Les assassinats ont repris aussitôt Ben Bella intronisé par l’armée des frontières comme premier président de l’Algérie indépendante.Mohamed Khemisti,ministre des Affaires étrangères de Ben Bella,a été assassiné le 11 avril 1963 par un certain Zenati qui aurait agit à l’instigation des services secrets egyptiens de Fethi Dhib.Intérrogé,Ben Bella a avancé la thèse  » d’un crime passionnel dont l’auteur serait un malade mental ».Les coups d’Etat de 1965 (réussi par le colonel Houari Boumediène) et de 1967 (raté par le colonel Tahar Zbiri)ont installé l’Algérie dans un véritable climat de suspicion et de terreur.La Sécurité Militaire fut créée durant cette période pour quadriller le pays :dans la classe politique et dans la société,persone n’échappait à la surveillance policière.  » n’échappait à son contrôle que les membres du clan d’Oujda qui disposait d’un pouvoir politique véritable », écrit Mohamed Harbi.
    Près d’une année après l’assassinat de Mohamed Khemisti,le colonel Chabani ancien chef de la wilaya VI,a été éxécuté le 3 septembre 1964 à l’intérieur d’une prison oranaise après une parodie de procès.Puis vint le tour de Mohamed Khider,qui a été assassiné le 4 janvier 1967 à Madrid (Espagne).Moins de quatre mois plus tard, le colonel Said Abid,chef de la 1 ère Région militaire, s’est « suicidé » dans son Q G à Blida.Tout comme Said Abid, Ahmed Medeghri,ministre de l’Intérieur a trouvé la mort dans les mêmes conditions.Au mois de janvier 1968,le colonel Abbès a trouvé la mort,de façon mystérieuse,sur la route de Cherchell.Krim Belkacem,Ministre des Affaires étrangères du GPRA et signataire des accords d’Evian, a été étranglé dans un hôtel de Francfort (Allemagne).
    Avec l’arrivée du président Chadli Bendjedid au pouvoir, ces pratiques ne se sont pas arrêtées pour autant.Le 7 avril 1987, maître Ali Mecili,avocat et opposant politique,a été assassiné devant son domicile à Paris.Cinq ans après,le président Mohamed Boudiaf se fait lâchement assassiner à Annaba en lui tirant une rafale de mitraillette dans le dos.




    0
  • BRAHIM
    28 janvier 2010 at 23 h 27 min - Reply

    Et pourquoi tout çà cher @Arezki Nait Amar ??? Parce qu’on est gouverné par des racailles sanguinaires et que …. de notre côté, nous sommes DEVENUS un peuple de carpettes, de lâches ou de baise- mains. On se cache tous dans nos trous, moi en premier car je n’ose pas prendre un kalachnikov et gagner le maquis. Pourquoi ??? Je n’en sais rien. Peut être un manque de courage de ma part, un signe de lâcheté … ??? !!!! Je dis cela car je vois qu’il n’y a rien à espérer des partis politiques, des personnalités historiques, des décideurs des Tagarins, des « démocrates », de la société civile complètement abêtie par les coups de boutoir du système et par la misère économique et culturelle etc… Bref, un véritable gouffre politique et citoyen dont on ne connaît malheureusement pas le fond.
    ==========================
    Réponse : Du calme, mon cher Brahim! Es-tu tombé toi aussi dans le piège que nous a tendu ce régime illégitime en nous poussant vers la violence ? Je suis entièrement d’accord avec vous concernant nos tares (je dirais congénitales, car elles ne datent pas de 62), mais il y a des moyens plus intelligents pour désarmer et faire déguerpir ces IMPOSTEURS. La veille de 54, nous aînés étaient dans la même situation (lâcheté des élites, fatalisme de la population, misère morale…..). il a fallu d’une poignée d’HOMMES LIBRES et SINCERES, pour embraser le pays. Hélas, des imposteurs (du fait de la trahison des élites) ont détourné le fleuve de la révolution. Essayons de tirer les leçons de notre histoire contemporaine pour ne pas répéter les mêmes erreurs.
    Fraternelles et respectueuses salutations.
    Salah-Eddine




    0
  • zaki
    9 février 2010 at 20 h 12 min - Reply

    salam,
    1 an apres boudiaf ,kasdi merbah,son frere ,son fils et leurs deux compagnons furent lachement assassinés par vous savez qui…………;etc,etc,etc,etc,.
    salam




    0
  • zapata
    11 février 2010 at 11 h 57 min - Reply

    nul n est à l abri ici ou ailleurs le jeu a changer de main ne criee pas victoire…………..zapata




    0
  • Congrès du Changement Démocratique