Édition du
25 March 2017

Sonatrach : Les cadres brisent le silence

El Watan Week-End 22 janvier 2010

Il Faut comprendre

L’affaire :

Mohamed Meziane, 60 ans, PDG de Sonatrach depuis septembre 2003 et 15 cadres du groupe pétrolier ont démissionné mardi 12 après avoir été inculpés par un juge d’Alger dans une affaire de malversations présumées. Un des quatre vice-présidents, Chawki Rahal (chargé de l’activité commercialisation) et cinq autres cadres de la société ont été placés sous contrôle judiciaire. Deux autres vice-présidents de Sonatrach, Benamar Zenasni (chargé de l’activité transport par canalisations – TRC) et Belkacem Boumedienne (chargé de l’activité Amont – exploration et production), l’ancien PDG du Crédit populaire d’Algérie, Hachemi Meghaoui, et son fils, dirigeant un bureau d’études, ainsi que les deux enfants de Mohamed Meziane et un entrepreneur privé (frère d’un ex-général), ont pour leur part été placés sous mandat de dépôt. L’intérim à la présidence est assuré par Abdelhafid Feghouli, vice-président pour l’activité Aval.

L’enjeu :

Cette affaire éclate en pleine opération de « nettoyage » puisqu’une autre enquête sur les conditions d’octroi du marché de l’autoroute Est-Ouest, en cours d’instruction, touche également le ministère des Travaux publics, impliquant directement Amar Ghoul. Mais les têtes des coupables vont-elles réellement tomber, sachant que les précédents scandales se sont toujours arrêtés à un certain niveau de responsabilité (Khalifa, BRC…) ? Ou faut-il voir dans cette opération une manœuvre pour désamorcer les tensions socioéconomiques ? Ou s’agit-il d’une redistribution des cartes du pouvoir ?

Transparency International avait prévenu… :

Entreprise numéro 1 en Afrique, tous secteurs confondus, et 12e au niveau mondial, Sonatrach est avant tout la première société algérienne. Elle assure 98% des recettes en devises du pays avec une production de 1,2 million de barils par jour. Elle emploie 125 000 personnes et a réalisé en 2008 un bénéfice net de près de 9 milliards de dollars pour un chiffre d’affaires annuel de 80 milliards de dollars. Dans son rapport 2008 sur les performances de 42 compagnies pétrolières et gazières, l’ONG Transparency International avait épinglé Sonatrach en lui donnant une note de 10/58 en matière de transparence des paiements, de programmes de lutte contre la corruption par groupe, et des réglementations et politiques d’achat.

« Il était temps qu’on arrête le massacre. Et ce n’est pas uniquement une histoire de passation douteuse de marchés. Il faut voir comment l’argent est jeté par les fenêtres ! » Presque dix jours après l’inculpation de Mohamed Meziane, PDG de Sonatrach, et de plusieurs hauts responsables pour malversations, les cadres du groupe en ont gros sur le cœur. El Watan Week-end a réussi à joindre quelques-uns, toujours dans l’entreprise, et d’autres qui n’en font plus partie. Anonymement (nous avons changé certains prénoms), ils ont accepté de briser le silence. Comme Amina, qui regrette que « cet argent n’ait pas servi à autre chose que financer au-delà du raisonnable des études vendues à des bureaux extérieurs et qui auraient pu être réalisées à l’intérieur ». En famille.

Car appartenir à Sonatrach, c’est avant tout faire partie de la même maison. « Notre famille est touchée. On se sent humiliés et on vit très mal d’être exposés, comme ça, à la une des journaux comme si on était tous des gens malhonnêtes, confie un responsable. On voit des collègues être incarcérés ou mis sous contrôle judiciaire. Ce n’est pas évident. Il y a de quoi se sentir solidaires, car après tout ce sont des collègues avec qui on travaille. » Un autre cadre vit le scandale comme « un cauchemar ». « Et je me dis que d’un moment à l’autre, je vais me réveiller. Cette entreprise pour moi représente tout. Quand j’ai rejoint Sonatrach, je me suis dit que je n’y resterai pas, que ce n’était qu’une étape dans ma vie professionnelle, raconte-t-il. Mes collègues, plus anciens, disaient que je changerai d’avis. Je pensais à ma carrière.

Mais quand j’ai vu la qualité de la formation, les salaires, les avantages par rapport au marché du travail en Algérie, j’ai relativisé. Aujourd’hui, j’arrive à m’identifier à Sonatrach en me disant que c’est ma deuxième famille. Avec cette affaire, on marche tête baissée. On n’a pas l’habitude ! Sonatrach est quand même la première entreprise algérienne et africaine ! Là, l’image de marque de l’entreprise en prend un coup pour cinquante ans. » Alors oui. Le gaspillage, les formations coûteuses, consultants étrangers qui étaient invités, ébahis par tant de luxe, au Sheraton d’Oran… Ils savaient. « Tout ça, c’est le prestige de Sonatrach, essaie de se convaincre un ingénieur. Mais quand je vois les chambres, les restos, le saumon, je pense à mes frères au chômage, tout ce que je mange a un goût amer. Parce que je me dis que c’est l’argent du peuple qu’on gaspille comme ça… »

Les rumeurs su r le train de vie des dirigeants n’arrangent rien (voir encadré), comme celle relative à l’achat d’une villa à Birkhadem par un des fils du PDG pour la somme de 27 milliards de centimes. Ou encore à l’achat de propriétés aux Etats-Unis, encore par les fils de Méziane, et sur lesquelles les services de renseignement américains auraient demandé des éclaircissements. Ou enfin sur le salaire présumé de l’un d’entre eux embauché chez Saipem (filiale d’ENI) de 20 000 euros…Les cadres les plus réalistes – dont certains ont avoué avoir envoyé à la brigade économique de la Gendarmerie nationale et aux services, des lettres de dénonciation sur les agissements de la direction – reconnaissent que la « déchéance » avait commencé depuis un bon moment. Et de source sûre, certains affirment que ce n’est pas terminé. « Dans les jours qui viennent, d’autres responsables seront entendus.

Ce qui alimente un climat de suspicion entre nous. » Et un autre de préciser : « En ce moment, Naftal, d’autres filiales du groupe, et Sonelgaz, quelques entrepreneurs privés, des bureaux d’étude, et même les Douanes feraient également l’objet d’enquêtes. » La question qui circule le plus dans les bureaux ? Pourquoi maintenant ? « On nous a dit qu’ « en haut », les instances sécuritaires et militaires voulaient faire du tri. Que les malversations avaient pris de telles proportions que la situation devenait intenable, relève un haut responsable sans conviction. Et que les tensions sociales allaient en s’exacerbant. Bref, entre corruption et émeutes, les cocktail était explosif. Il fallait taper fort. L’an dernier, les services qui enquêtaient à l’intérieur de Sonatrach, nous ont prévenus qu’il y avait un gros problème. On savait que ça avait plus ou moins un lien avec les contrats TRC, les contrats liés aux canalisations. Mais d’autres rumeurs parlent d’un règlement de comptes entre Meziane et Feghouli. » Amer, un voisin d’étage va plus loin.

« On a quand même la sensation qu’il s’agit d’un règlement de comptes au plus haut. Quand Chakib Khelil déclare qu’il a appris toute cette affaire dans les journaux, on sait que ce n’est évidemment pas vrai, lance un ingénieur. La vraie question est : est-ce que cela obéit à une réelle volonté de mettre fin à la corruption ? Si on s’attaque au secteur de l’énergie après celui des bâtiments et travaux publics, alors c’est une bonne chose. Mais ce n’est pas notre impression… » Pour un ancien du groupe qui suit toujours ses activités, « le problème de Sonatrach est lié à la façon autoritaire dont, depuis quelques années, les carrières sont gérées. Il n’y a plus de débat car les gens ont peur d’être mis dehors. Au fil du temps, les hauts responsables qui avaient un mode de management participatif ont été écartés. Et aux postes de responsabilité, on ramène n’importe qui, de n’importe où au lieu de faire évoluer les gens en interne. » Pour Rafik, ingénieur, Sonatrach, « ce n’est pas la pyramide de Maslow (célèbre schéma des besoins primaires et profonds exprimés par étapes) mais plutôt la pyramide des Pharaons, avec les chefs en haut qui ne se discutent pas et dont les pratiques ne font l’objet d’aucune concertation. »

Pour un conseiller de l’entreprise, cette forme de concentration des pouvoirs était très concrète. « Meziane et ses proches impliqués géraient Sonatrach comme une entreprise familiale. Le PDG intervenait même dans les petits contrats, pour l’achat de fournitures de bureau, par exemple ! Ses enfants s’impliquaient dans toutes les affaires et bloquaient même l’accès de certains directeurs à l’information. On qualifiait un de ses fils, qui passait son temps à consolider leur réseau à l’extérieur, de « responsable des relations publiques » ! » Dans les couloirs, tous les cadres ne partagent pas le même avis. « C’est vrai, ce mode de recrutement a vraiment joué. Avant, pour être directeur, il fallait avoir au moins 20 ans de boîte et être reconnu », confirme l’un d’entre eux alors qu’un autre dénonce justement le fait que les personnes poursuivies « ont pour certaines plus de trente ans de boîte et sont passées par toutes les activités du groupe. »

Et depuis les années 90, date à laquelle de nombreux cadres ont préféré partir pour l’étranger, la situation a empiré. « Alléchés par des salaires ou des conditions de travail plus avantageuses, certains se sont fait recruter par des entreprises étrangères en Algérie, précise une responsable. Et dans l’urgence, on a placé des connaissances, des amis, de la famille… » Et la corruption a gagné du terrain. « Ou plutôt, elle a changé de forme, explique un ancien directeur. Elle est montée à un niveau très très haut. Et puis les cadres du terrain, obligés d’exécuter des ordres douteux, ont commencé eux aussi à avoir des appétits… C’est pour cette raison qu’ils ne sont pas complètement responsables. C’est une question d’ambiance générale, de mode d’organisation. » Que va-t-il se passer maintenant qu’il n’y a plus de dirigeants ? « Pas grand-chose, assure un ingénieur. La boîte tourne sans eux. De toute façon, ils ne sont pas spécialement utiles, ce sont les directions sectorielles et les chefs de département qui assument le quotidien ». « Je ne vois pas non plus de changement dans les mois qui viennent. Les opérationnels n’ont pas le choix, ils ne peuvent pas arrêter la production. Et puis cette entreprise est un des piliers de l’économie nationale, on ne va pas laisser la production se ralentir comme ça. Mais il y a un risque que la maintenance soit touchée et entraîne des retards. » Et certains d’envisager déjà un scénario-catastrophe. « Les gens sur le terrain, ce sont eux qui ouvrent et qui ferment les vannes. Si une tombe en panne, qui va signer pour acheter du nouveau matériel ? » « Surtout que chez nous, pour changer un petit boulon à Hassi Messaoud, une vraie poudrière, il faut compter des années ! », plaisante à demi un autre cadre. « Le vrai problème, c’est que tout le monde se méfie de tout et ne fait plus rien. Il faut apporter très vite un peu de sérénité. Traiter cette affaire au plus vite et désigner un nouveau staff, ne pas laisser des intérimaires qui n’oseront pas signer des contrats. » Amira, technicienne, ne se fait aucune illusion sur l’avant et l’après-scandale. « Ils vont ramener de nouveaux patrons et la vie va continuer. » Slimane, un collègue, reste dubitatif. « Si quelqu’un sait ce qu’on va devenir, ce n’est pas à notre niveau, c’est beaucoup plus haut ». Une ancienne recrue, bien au fait des rouages, ne croit qu’à une solution radicale. « Il faut tout nettoyer de fond en comble. Se mettre dans une logique de transparence complète, en commençant par se demander pourquoi untel a été recruté, sur quelles bases, pourquoi ce projet a été retenu, comment et pourquoi il a été conçu, quelle est sa projection dans le futur, pourquoi on a créé ce poste, argumente-t-elle. Sinon, on va disparaître. »

Mohammed Rédha Hemch le vrai cerveau du scandale Sonatrach ?

Et si le PDG de Sonatrach mis sous contrôle judiciaire, Mohamed Meziane, était l’arbre qui cache la forêt ? D’après de hauts cadres du groupe et des sources proches du dossier, le vrai big boss du groupe serait en réalité Mohammed Rédha Hemch, ex-directeur de cabinet du PDG de Sonatrach et… neveu de Chakib Khelil. Pourtant, cet homme de l’ombre, que l’on dit originaire de Hennaya (Tlemcen), et qui sème la terreur au point que les cadres que nous avons contactés ont brutalement refusé de dire quoi que ce soit à l’évocation de son nom, n’habite plus Alger depuis un moment. Sa nouvelle résidence : Montreux, en Suisse. Officiellement, il s’agit d’une mise en retraite doublée d’un parachute doré de 8 millions de dinars en tant qu’allocation de fin de carrière – somme habituellement réservée à de très anciens cadres du groupe – et d’un placard doré puisqu’il aurait été envoyé dans la filiale Sonatrach International Holding Corporation filiale (Samco) à Lugano. Officieusement, le ministre de l’Energie aurait voulu mettre son protégé à l’abri des éventuelles retombées des malversations dans lesquelles il aurait trempé à l’époque où il était dir’ cab’.

Il faut dire que le CV de cet ancien agent contractuel de l’ambassade d’Algérie à Paris , revenu en poste à Alger, est un peu chargé. Comptable à l’ambassade de Berlin de 1984 à 1987, régisseur à l’ambassade de Bruxelles, consul adjoint à Istanbul, c’est à Bordeaux, où il occupe également le poste de vice-consul, qu’il met un terme à sa carrière diplomatique. Arrêté par la police française à Marseille en 1997 en possession de deux voitures volées, il n’aurait passé que quelques jours en prison grâce à une intervention diplomatique. Les Affaires étrangères ne pouvant garder un tel élément dans son giron, il se serait mis quelque temps au vert, occupé par du business entre Alger, Tlemcen et Oran, avant d’être ramené par Chakib Khelil à la Sonatrach en 2001. Une personnalité comme celle de Hemch déchaîne évidemment les rumeurs sur son train de vie.

Selon les interlocuteurs, il aurait bénéficié d’un appartement dans la tour Chabani, touché 150 000 DA de salaire mensuel à Sonatrach, dépensé jusqu’à 8 millions d’euros en thalasso, hôtels et restos avec Khelil et Meziane entre la France, Genève et les USA, signé une convention avec une clinique suisse pour tous les hauts cadres de Sonatrach, etc. D’autres sources citent précisément les 4 milliards versés par Sonatrach par son intermédiaire pour l’achèvement des tours BRC et les 73 milliards de dinars distribués aux associations fidèles au Président, quand il était chargé du sponsoring à Sonatrach (un département qui n’existe pas dans l’organigramme). Toujours selon les rumeurs, l’implantation des sociétés turques en Algérie devraient beaucoup à sa seconde femme, turque (la première était française). Seule certitude : son nom figure dans les dossiers transmis au juge d’instruction. Reste à savoir, qui, cette fois, le protègera de la justice.

Par Adlène Meddi, Chawki Amari, Mélanie Matarese, S. Ousy Ali., Zouheir Aït Mouhoub


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13 Commentaires sur cet article

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  • Dudesert
    22 janvier 2010 at 17 h 47 min - Reply

    Bonjour

    j’allais oser un pourquoi tout ça? Mais,il suffit juste de revisiter l’histoire réçente de l’Algérie pour se rendre compte qu’il n’y aura pas de réponse à ce pourquoi.
    C’est comme ça, ça continue et ça va continuer.
    Pour lancer le débat, qui va être encore stérile et sans effets, je voudrais apporter les éléments suivants :
    1. Sonatrach ne s’est jamais émancipée des pouvoirs politiques.
    2. il n’y a jamais eu de volonté plotique de faire de cette société un champion qui peut à la fois créer de la richesse disponible mais surtout un centre de valeur ajoutée dans tous les domaines notamment la ressources humaines.
    3. Paradoxalement, Sonatrach fût à certaines périodes de son histoire un champion à l’echelle mondiale dans certains domaines.
    4. Sonatrach a connu de managers batisseurs mais malheureusement à l’instar de l’Algérie, elle ne produit plus cette raçe de managers.
    5. Sonatrach continue de détruire la valeur ….notamment la ressource humaine…eh oui les dégats sont plus dans ce domaine que dans d’autres.
    6. il parait que le grille de salaire de Sonatrach est le plus bas au monde. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, Sonatrach est la dermière à bénéficier de la rente pétrolière. Et le peu dont elle bénéficie, elle est capté soit directement par certains privilégiés en interne …mais surtout par des personnes externes à sonatrach. Le drame est qu’on est arrivé à ce que des cadres qui devraient, normalement, se stabiliser sur le plan social – appartement, voiture…- en 5 ans, se sentent géner devant un menu pris à l’hotel sheraton. Vous valez plus que ça!
    7. Sonatrach comme l’Algérie manquent cruellement de compétences dans les domaines de gestion.
    8. L’environnement dans lequel Sonatrach évolue ne permet pas aussi un développement des ses procédures et procédés. Il suffit juste de voir le développement de l’internet et des logiciels de gestion pour se rendre compte des retards dans lesquels nous baignons.
    quelques points de reflexions à faire partager.
    Salutations




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  • Dudesert
    22 janvier 2010 at 17 h 56 min - Reply

    Bonsoir

    Quelques éléments d’une intervention de Ghazi Hidouci dans un documentaire de canal+ consacré à Khalifa, pour notamment expliquer ce qui a pousser Khalifa et donc…à dépenser des millions d’euro dans l’organisation de soirées et autres rencontres :
    Rafik Khalifa vise à compenser un certain complexe algérien.
    Il continue : Parmis tous ces gens qui tiennent le pouvoir aujourd’hui en Algérie, il y a profondement un état d’esprit de de colonisé. En réalité ce sont des gens qui veulent payer tres fort pour apparaitre blanc. Et qui pensent que le blanc évolué est un blanc qui fréquente les boites …et qui claquent l’argent…de la corruption.
    Déja en 1988, on posait la question : Pourquoi nous nous dépensons pas l’argent pour nous montrer comme des blancs ?
    chauffe chauffe
    Salutations




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  • Tweets that mention Le Quotidien d’Algérie » Sonatrach : Les cadres brisent le silence — Topsy.com
    22 janvier 2010 at 18 h 34 min - Reply

    […] This post was mentioned on Twitter by Appel 19 Mars 2009, Appel 19 Mars 2009. Appel 19 Mars 2009 said: Mohammed Rédha Hemch le vrai cerveau du scandale Sonatrach ?http://bit.ly/8EJeiT […]




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  • l.leila
    22 janvier 2010 at 19 h 35 min - Reply

    Bonsoir,
    Pauvre Algérie. Qoum bla raïs !




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  • still
    22 janvier 2010 at 23 h 32 min - Reply

    Si l’odeur nauseabonde arrive du fond du desert,c’est que « la boite » est en etat de decomposition.




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  • Ammisaid
    23 janvier 2010 at 9 h 00 min - Reply

    Assalam, azul, bonjour
    Cher frère Dudesert,
    Ne penses-tu que les 8 points que tu as cité concernent tous les domaines de la vie scientifique, culturelle, intellectuelle…de notre cher pays ? A une époque très récente nous n’avions de journalistes, des médecins, des acteurs, des écrivains, des universitaires, des ingénieurs…remarquables, compétents, formateurs, éveilleurs de consciences…et que tout ce beau monde a été, sciemment, cassé (d’une manière ou d’une autre) par le pouvoir des incompétents, des inconscients, des jaloux…Néanmoins, je suis moins pessimiste que toi, car le réservoir semble inépuisable malgré toute les purges successives. Il suffit, peut-être, de d’avènement de dirigeants sérieux, disponibles et soucieux de l’intérêt général pour que tout repart dans le bon sens. La matière est là, il suffit d’un milieu favorable pour que tout recommence à pousser!
    Salutations fraternelles à toi, à toutes et à tous




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  • Adel
    23 janvier 2010 at 9 h 21 min - Reply

    @Dudesert

    Bonjour,

    Toutes les entreprises nationales du secteur pétrolier ont des cadres techniques relativement compétents parce que la technique ne permet pas le bricolage – ça marche ou ça ne marche pas – et aussi du fait de la confrontation aux compagnies étrangères associées à Sonatrach. Il n’en est pas de même en ce qui concerne l’administration et le management. Dans ce domaine, on trouve souvent des dinosaures qui refusent d’évoluer et qui utilisent toujours les procédures et méthodes des années 70. La venue de Meziane, un bureaucrate du ministère et non un manager, n’a certainement pas arrangé le choses.




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  • tatouf
    23 janvier 2010 at 16 h 52 min - Reply

    Salut azoul comme dirait l’autre,
    « la technique ne permet pas le bricolage – ça marche ou ça ne marche pas –  » dans mon pays, malheureusement, ceci n’est pas toujours vrais, voyez SAIDAL les gros bonnets sont des illettrés sans aucun niveau d’instruction est pourtant ils arrivent à empoisonnés les algériens, pas un seul de leurs produits ne répond au normes de qualité du médicament.
    Le « bni amisse » bas sont plein, le régionalisme est roi et la médiocrité est reine, des sans niveau devenus par la grâce du système les gérants de la santé des algériens, il n’est pas étonnant de voir nos compatriotes mourir d’un traitement confectionné dans les atelier de cette entreprise.
    Pour vous dire l’état de déliquescence de notre société, causée par ces mécréants qui ronge l’avenir de nos enfants.
    Souvenaient vous de l’affaire PHARMAL, KALIFA, BRC, Fils de CHADLI, les ENFANTS du 05 Octobre, le DEMOCRATIE charcutée, les espoirs étouffés…, l’adage bien de chez nous ne dit-il pas « MENDBA KBIRA OU EL MEIT FAR », alors pourquoi pleurer SONATRACH, c’est vrai, cette fois le Rat est assez gros, mais ce n’est qu’une souris parmi celles qu’on a avalaient depuis l’indépendance, d’autres viendrons certainement, et ceci ne s’arrêteras qu’a la fin de ce système archaïque, qui a encore de beaux années devant lui, à voir l’attitude des citoyennes algériens.
    Il faut faire attention, mes amis, ceci n’est que l’arbre qui cache la forêt, détrompez vous ce n’est pas encore le début de la fin, à moins d’agir, ensemble, tout le monde, dans le respect et le SALAM.




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  • Bencherifa Aïssa
    23 janvier 2010 at 17 h 35 min - Reply
  • Adel
    23 janvier 2010 at 18 h 47 min - Reply

    @tatouf

    C’est malheureusement vrai. Lorsque la conspiration se généralise et que tout le monde veut la perte du pays (etfahmou 3la khlaha), il ne reste plus aux gens sensés qu’à se barricader chez eux…




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  • eltargui
    28 janvier 2010 at 8 h 53 min - Reply

    @BENCHERIFA aissa on n’amasse pas une fortune en une décennie il faut deux ou trois générations pour faire partie du club des riches.ne crois pas que le fils de ton patelin d’ain oussera a atteint les cimes de la richesse par un coup de baguette magique ouvre les yeux bon sang l’algérie est pleine d’exemples




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  • zinou
    3 février 2010 at 10 h 21 min - Reply

    Monsieur Malti, un ange parmi les démons

    Hocine Malti et tous les autres vice-présidents de Sontrach/trc qui se sont succédé à ce poste, sont responsables de 14,1 milliards de dollars de perte sur le suréquipement des infrastructures du transport par canalisation, il est signataire de plusieurs factures de projets qui se sont avérés obsolètes et des ODS pour ses amis. Par contre monsieur le Ministre Chakib Khallil n’a signé aucune facture, ni aucun ODS relevant de ce scandale. Ce scandale qui date depuis le feu Boumediene est bien suivi par la DRS, malheureusement les priorités nationales les contraignent à ajourner le dossier jusqu’au moment propice. Monsieur Malti veut semer les enquêteurs de la DRS, par ses fausses orientations, nous avons la certitude que cet écrit a été rédigé par la ‘nomenklatura des affaires’, un groupe qui cherche à nuire au développement économique du pays et à l’union nationale pour son intérêt. Le fond de cette affaire amplifiée par ‘El-Watan’ est connu, c’est de saboter la grande manifestation des GNL16 d’Oran, et ses écrits sur la rénovation du vieil Oran sans fâcheux et portent atteintes à la dignité de la population oranaise, mais aussi à l’intégrité nationale que préserve le Président de la République.
    Et la CAN 2010, nous a montré combien le peuple algérien est unis derrière son Président Bouteflika, et combien il est sourd aux prêches belliqueuses d’El-Watan.
    Y.M




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  • Benchrir Said sous..
    3 février 2010 at 15 h 05 min - Reply

    Pourquoi la presse francophone et plus particulièrement ‘El-Watan’sponrisé par des services étrangers censure nos articles constructifs. Le GNL16 est une manifestation très importante pour les algériens, les pays producteurs et exportateurs de gaz doivent trouver une solution pour faire face au nouveau défi américain ‘les gaz non-conventionnels’ qui risquent de casser les prix des GNL. En plus notre article c’est de l’information pure et sincère destinée à un large public dans le monde,et rédigé par des spécialise en la matière (énergie) qui se comptent sur les doit, peut-étre un seul dans toute l’Algérie,si je compte. Pour ASFIR




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  • Congrès du Changement Démocratique