Édition du
30 March 2017

Comité de Soutien aux Militants de l'UGET Libérez nos étudiantes ..Immédiatement

Paris le 23/01/2010

Le 22 janvier 2010, Ameni Rezgallah et Hanen Dhahiri ont été kidnappées. Les deux militantes de l’UGETavaient été condamnées, le 21 décembre 2009, par le tribunal de première instance de Manouba à 6 mois de prison pour entrave à la liberté de travail, 6 mois de prison pour dégradation du bien d’autrui et à 9,6 dinars d’amende pour tapage.

Ces accusations de droit commun sont l’habillage que les autorités tunisiennes ont présenté en guise  d’unique réponse pour les revendications légitimes des étudiantes et à leur mouvement de protestation qui a duré 28 jours.

Les quatre étudiantes avaient comparu en état de liberté. Selon le code pénal tunisien, il est de leur droit de rester en liberté jusqu’au procès en Appel ; la Cour n’ayant pas décerné de mandat de dépôt. Encore une fois, la loi et le droit ont été bafoués en Tunisie : se rendant au local de l’association tunisienne des Femmes démocrates qui organisait une action de solidarité avec les militants de l’UGET, elles furent  kidnappées par des policiers en civile. L’accès au siège de l’ATFD a été interdit à toutes personnes étrangères à l’association. Jusqu’à tard dans l’après midi du 22/01/2010, des forces de l’ordre, par dizaines, encerclaient la rue. Wissem Sghaeir, un militant de l’UGET, a eu droit à un passage à tabac.

Dans un communiqué publié en décembre 2009, les femmes démocrates ont déclaré leur soutien aux militantes et militants victimes de la répression qui s’abat sur le mouvement estudiantin. Dans un autre communiqué, l’ATFD a dénoncé l’état de siège persistant et la tentative d’isolement que subi l’association par un encerclement policier permanent : l’ATFD fait partie de ces organisations tunisiennes qui se battent pour leur indépendance.

Hanene et Amani sont doublement victimes ; victimes de la privatisation, de la corruption, du népotisme et d’une politique irresponsable de fuite en avant qui n’a que la répression policière et judiciaire pour contourner les problèmes. L’incarcération de jeunes étudiantes pour des soi-disant crimes de droit commun n’est autre chose qu’un crime honteux. Libérez immédiatement nos étudiantes.

Le Comité de Soutien aux Militants de l’UGET dénonce la répression des militants étudiants, appelle à la libération immédiate des étudiantes et étudiants et renouvelle son Appel pour :

– La libération de tous les militants emprisonnés.

– L’arrêt de toutes les poursuites judiciaires engagées contre les militants de l’UGET.

– La réintégration dans leurs universités de tous les étudiants exclus.

– La satisfaction des revendications syndicales et pédagogiques des étudiants.

– L’arrêt de toute forme de répression contre l’UGET et lui permettre de tenir son congrès en toute liberté et de fonctionner en toute indépendance.

Signez et faites signer la Pétition internationale de solidarité avec les militants de l’UGET en envoyant vos signatures à

uget.petition@gmail.com

ou en cliquant sur ce lien

www.jesigne.fr/petitioninternationale


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  • Rédaction
    25 janvier 2010 at 20 h 42 min - Reply

    Bavure judicaire !!!
    Paris le 25/01/2010

    Hanene et Amani, les deux militantes de l’UGET arrêtées vendredi 22 janvier 2010, ont été libérées. Cette arrestation intervenait en exécution du mandat de dépôt émis suite au sit-in de la résidence universitaire al-Bassatine. Les accusées ayant comparues en état de liberté, le mandat était censé être suspendu en première instance : la cour a, soi-disant, oublié de le faire !

    Selon l’Association tunisienne de Lutte contre la Torture, les deux militantes ont comparu, après l’arrestation du 22/01/2010, devant la cour d’Appel de Tunis qui a suspendu le mandat de dépôt.
    Cette bavure judiciaire, n’est en effet, qu’un moyen parmi tant d’autres, visant à intimider les activistes et les dissuader du militantisme.
    Actuellement 15 militants de le la Centrale syndicale estudiantine (UGET) sont incarcérés, dont 11 dans l’affaire dite de Manouba ; 6 étudiants dont 4 étudiantes sont condamnés à des peines de prison et sont en attente du procès en appel ; le Secrétaire général de l’organisation a vu sa peine de 7 mois de prison confirmée en appel ; 17 étudiants de Sousse, Bir el-Bey et Kairouan ont récemment fait l’objet de poursuites judiciaires ; la cinquantaine d’étudiants exclus définitivement des universités tunisiennes à cause de leurs activités syndicales, reste privée du droit universel aux études…

    Les étudiantes et étudiants tunisiens, ainsi que les journalistes, payent cher le prix de la liberté.

    Le Comité de Soutien aux Militants de l’UGET réaffirme sa solidarité avec eux et renforce sa campagne pour :

    La libération de tous les militants emprisonnés.
    L’arrêt de toutes les poursuites judiciaires engagées contre les militants de l’UGET.
    La réintégration dans leurs universités de tous les étudiants exclus.
    La satisfaction des revendications syndicales et pédagogiques des étudiants.
    L’arrêt de toute forme de répression contre l’UGET et lui permettre de tenir son congrès en toute liberté et de fonctionner en toute indépendance.

    P.S. Signer la pétition internationale de solidarité avec les militants de l’UGET en envoyant vos signatures à uget.petition@gmail..com ou cliquant sur ce lien http://www.jesigne.fr/petitioninternationale




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