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25 July 2017

Me Amine Sidhoum. Avocat de Meryem Mehdi :Les multinationales sont soumises aux lois algériennes, et non le contraire

Me Amine Sidhoum. Avocat de Meryem Mehdi
Les multinationales sont soumises aux lois algériennes, et non le contraire
El Watan, 22 janvier 2010
Il faudrait que le gouvernement algérien prenne vite une décision dans cette affaire. Le fait que le cas de Meryem Mehdi soit traité par la justice (au tribunal de Hassi Messaoud) risque fort de diluer l’affaire !

Le ministre du Travail nous dit que c’est une affaire « typiquement juridique ». Mais il y a déjà trois décisions de justice de réintégration non appliquées par des multinationales ! Il faut rappeler ici que ce n’est pas une question d’argent, mais de dignité avant tout ! A côté du cas de Meryem, on en compte 187 autres, tous concernant des employées de multinationales anglo-saxonnes. On attend d’avoir des chiffres des entreprises françaises et autres. Ces entreprises sont soumises aux lois algériennes et non le contraire ! Ce n’est plus possible : on devient étranger dans notre propre pays ! Il faut un visa pour aller à Hassi Messaoud. N’est-ce pas là une forme de colonialisme ? Il n’y a eu aucune réaction officielle de la part des pouvoirs publics qui, si jamais il arrive un malheur à Meryem suite à sa grève de la faim, doivent assumer leurs actes. Et que les responsables politiques arrêtent de dire qu’ils ne sont pas au courant ! Cela a un nom : non-assistance à personne en danger.

Les responsables politiques ne doivent pas tenter de jouer au pourrissement de la situation, car c’est une question de vie ou de mort. Meryem Mehdi risque sa vie en entamant une grève de la faim aussi longue. Le ministre du Travail, Tayeb Louh, doit prendre une décision ferme. Une décision qui prouve que le pays est souverain, qui montre qu’il y a une autorité de l’Etat en Algérie. Sinon, pour nos responsables, la souveraineté, le drapeau et l’autorité de l’Etat, c’est juste dans le discours ? C’est ça l’Etat algérien ? Un Etat qui laisse une citoyenne algérienne se mourir ?

Par Adlène Meddi



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4 Commentaires sur cet article

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  • babelouedcity
    23 janvier 2010 at 11 h 34 min - Reply

    Il est temps de sensibiliser, (bouche á oreille, porte-á-porte, distribution directe de papier, sms, email, dans la rue, les buss, les taxis, les trains,…etc) le peuple algerien que l’algerie est RE-colonisée par les multi-nationales grace au pouvoir ILLEGITIME actuel.

    Le regime actuel (surtout depuis 1999)tente de vendre gratuitement l’algerie aux multi-nationales.

    Il faut un syndicat national « special » des travailleurs algeriens contre ces multi-nationales.

    Il est temps de recouvrir sa souveraineté et sa dignité dans son propre pays.




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  • Kestadi?
    24 janvier 2010 at 16 h 54 min - Reply

    @ babelouedcity

    Euh….excusez moi,cher Mr de « babelouedcity » mais, dire que: « Le regime actuel (surtout depuis 1999)tente de vendre gratuitement(?!?!) l’algerie aux multi-nationales »!,est inexact.Je m’explique :

    L’action de « vendre » signifie de donner quelque chose contre de l’argent.Et, dans notre lamentable affaire, le régime des képis et bottes de cuir, »vend » l’Algérie contre de l’argent. CQFD
    Certes,cela se négocie,et vu du côté de notre bande de voleurs-pillards en babouches,ça relève plutôt de la chicaya de comptoir,ça chicane,ça ergote,ça soupèse,ça chipote,bref,tout un souk quoi!Mais,point d’argent, point de « ben-amiss ».Les « zafirettes » d’abord!




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  • IDIR
    25 janvier 2010 at 13 h 58 min - Reply

    Meriem Mehdi ou la Trilatérale ?

    Djamila Bouhired (née en 1935) est une héroïne, de la révolution algérienne, combattante et faisant partie des héros de la bataille d’Alger. Djamila Bouhired, née dans une famille de classe moyenne, elle est scolarisée à l’école française (il n’y en avait pas d’autres). Elle rejoint le Front de libération nationale durant ses années étudiantes. Elle travaillera plus tard comme officier de liaison, membre du « réseau bombes » et assistante personnelle de Yacef Saadi chef de la Zone Autonome d’Alger pendant la bataille d’Alger. Elle recruta Djamila Bouazza.

    Nous avons Louisa Hanoun avec le verbe et l’embonpoint, mais, aujourd’hui, notre résistante, c’est Meriem Mehdi. Elle se bat avec d’autres femmes contre le pouvoir de « la Trilatérale, mode de gouvernance et les secrets du mondialisme », une organisation méconnue du public algérien. Ne regardons pas uniquement notre petit nombril. Il ne s’agit pas de l’intérêt personnel d’une compatriote mais de l’intérêt général !

    Comme le rappelle Olivier Boiral, la Commission trilatérale est une des pièces de cet échiquier polymorphe. Elle consolide l’alliance entre le pouvoir des multinationales, de la finance et de la politique, grâce à un réseau d’influences dont les ramifications s’étendent aux principaux secteurs de la société.
    Fraternellement
    IDIR

    C.F.R. COMMISSION TRILATÉRALE

    http://www.dailymotion.com/video/x8vo18_cfr-commission-trilaterale-juventus_fun




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  • L’observateur
    25 janvier 2010 at 21 h 35 min - Reply

    @ IDIR
    Il est inexact de dire que la «Trilatérale» est une organisation politico-financière qui reste méconnue du grand public algérien. En effet, un journal francophone algérien du nom d’ «El-manar», avait publié en Mars, Avril et Mai 1994 (bientôt 16 ans déjà !), des études explosives qui levaient quelque peu le voile sur ces mystérieuses sociétés et leurs membres.

    Puis, plus rien. Le silence. Aucun média, aucune voix ne reprit au vol ces fracassantes informations que je venais de découvrir et que je n’ai jamais lues nulle part ailleurs. Je peux donc, avancer sans risque d’être contredit, que les Algériens étaient pour bon nombre d’entre eux, informés d’un phénomène politique international de la plus haute importance.

    Cet acte courageux de la part des responsables de ce journal algérien, couta cher, très cher à «El-manar» puisque, quelques temps plus tard, il cessa d’exister ! Et, ses journalistes, éparpillés Dieu seul sait où ?! Honneur aux vaincus !

    Il a fallu attendre bien des années pour que, grâce à l’avènement d’Internet, le grand public, à l’échelle international, commence à connaître la face cachée de l’histoire.

    Votre lucide contribution est intéressante à plus d’un titre vu que, nos intellectuels, pour des raisons qui ne regardent qu’eux, restent encore à ce jour, très en retrait de tels sujets.

    Merci encore une fois pour votre information.




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  • Congrès du Changement Démocratique