Édition du
30 March 2017

SALIMA GHEZALI

Quand dans une société les élites font l’autruche et tantôt se trouvent un bouc émissaire, tantôt un sauveur, il est à craindre que la parole ne reste longtemps monopolisée au niveau des « kabran ».

A moins qu’assumant risques et périls, la classe politique n’entonne à l’intérieur de la société une véritable révolution citoyenne. Entre un rêve tourné vers un passé révolu et un rêve tourné vers un futur qui n’existe pas encore mais qu’il urge de préparer, chacun fera les choix que lui dictera sa conscience.

La Nation n°  166 du 24 au 30 septembre 1996


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8 Commentaires sur cet article

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  • zineb azouz
    25 janvier 2010 at 11 h 57 min - Reply

    La Nation , un journal en avance dont la rédactrice, Madame Salima Ghozali a payé le prix fort de son courage, son intelligence, son indépendance et surtout sa non-allégeance.
    Je me souviendrai toujours de cette lueur d’espoir que nous trouvions dans les colonnes de la nation, le peu de fois où les cerbères en PA n’avaient pas décidé, avec la complicité des démocrates eradicateurs, de le censurer.
    Merci de nous rappeler à quel point les analyses de Mme Ghozali sont d’actualité, quoi de plus normal lorsqu’on voit à quel point les mêmes « kabran » coulent encore des jours heureux parmi nous et sur les décombres de la société Algérienne.
    Je n’ai aussi jamais oublié les propos de saïd saïdi, sur un plateau de télévision Française, intérrogé sur la fermeture du journal la nation, il ne trouva comme réponse que l’argument économique : »ce journal a fermé pour impayé  » ! Heureusement que les écrits restent.
    Cordialement,
    ZA




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  • tacili
    25 janvier 2010 at 15 h 09 min - Reply

    Salut,

    Y a t-il une possibilite de l’interviewer sur LQA ? Ses analyses sont toujours interessantes.

    Merci




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  • Belaid A.M.
    25 janvier 2010 at 20 h 18 min - Reply

    Sidhoum Salah Eddine et son fils Amin , Les mozabites à leur tête le Dr Fekhar , les Yous , Samraoui , Salima Ghezali , Lahouari Addi , le FFS à sa tête notre Amghar Azemni Ait Ahmed … Ce sont ces femmes et ces hommes qui redonnent ESPOIR au peuple Algérien .
    Mon plus grand rêve est de voir un jour notre sœur Salima Ghezali Présidente de notre cher pays .




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  • Moh d’Alger
    27 janvier 2010 at 6 h 18 min - Reply

    Entièrement d’accord avec notre amie Zineb Azouz, concernant le passé glorieux de l’hebdomadaire journal la Nation…

    Chapeau bas Madame Ghezali, quand j’écoute vos interventions, j’ai tout de suite les larmes aux yeux, au vu de la justesse et de la pertinence de vos paroles. Et, il me vient à l’esprit un seul mot : gâchis…En effet quel gâchis de voir toutes ces personnes (Des perles !) pourchassées, humiliées, exilées…

    Mais la délivrance arrivera tôt ou tard.




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  • CHAFIMUS
    28 janvier 2010 at 16 h 07 min - Reply

    « Il n’y a pas de femme lâche, il n’y a que des hommes lâches depuis Adam jusqu’à nos jours »Merci Mme G.




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  • still
    31 janvier 2010 at 22 h 48 min - Reply

    La Nation était notre « Le Monde Diplomatique ».On l’attendait avec impatience chaque semaine.On y puisait l’espoir de vivre un jour dans de meilleurs conditions, avec d’authentiques nationalistes tels que Salima Ghezali aux plus hautes instances de l’Etat Algérien.
    Nous avons toujours cet espoir : Salima , Sidhoum et d’innombrables autres personnalités connues ou inconnues sont toujours a l’œuvre, a l’avant garde de la lutte pour l’indépendance TOTALE de l’Algérie.
    Nous avons besoin de tels enfants du terroir qui nous connaissent et que nous connaissons, qui se sacrifient pour nous et pour qui nous nous sacrifions…
    Nous n’avons pas besoin de ces « Hommes d’Etat » téléguides d’outre-mer ,qui nous massacrent par dizaines ou même centaines de milliers pour préserver des intérêts occultes qu’ils enrobent hypocritement sous le vocable de « Raison d’Etat ».Pour quelle raison ?Raison de quel Etat ?Pour sauver la République ? Quelle République ? De toute évidence il ne s’agit pas de la République Algérienne puisque celle-ci ne doit sa fragile stabilité qu’au « sérum » puise dans les entrailles du Sahara.
    Ces « stratèges » qui pérennisent la politique colonialiste de l’indigénat et de l’exclusion, ces « stratèges » que leurs vassaux vantent a longueur de colonnes, ces « stratèges » sont les vrais freins qui empêchent l’Algérie de decoller.Mais la nature fait son effet : « ma yabqa felwad ghir h’djarou ».Il ne reste dans la rivière que ses propres cailloux.




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  • Yacine
    2 février 2010 at 12 h 59 min - Reply

    Mais pourquoi elle ne s’adresse plus aux algeriens? Elle s’est eloignee alors que l’Algerie a besoin de militants comme elle.

    C’est frustrant.




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  • Latefa
    10 septembre 2010 at 16 h 25 min - Reply

    Serait-il possible de l’interviewer dans le cadre d’une recherche doctorale.merci




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  • Congrès du Changement Démocratique