Édition du
24 March 2017

Quelques remarques pour le changement.

Adel

Nous sommes tous plus ou moins d’accord sur une idée de base qui est la raison d’être de ce site : c’est la nécessité du changement qui mettra fin au pouvoir illégitime, sans recours à la violence.

Il reste cependant que beaucoup d’intervenant sur LQA qui sont pour le changement pacifique ont des vues divergentes sur un certain nombre de questions importantes.

L’une d’elles est la question de l’Etat de droit. Par exemple, certain(e)s de nos ami(e)s préfèrent un État plus ancré dans les valeurs islamiques. Il est important qu’ils (elles) s’expriment sur ce sujet et qu’ils (elles) développent leurs idées afin que toutes les solutions possibles pour sortir de l’impasse soient envisagées.

La question de l’unité de toutes les forces qui veulent œuvrer pour le changement n’est pas encore consciemment prise en charge par les intervenant(e)s. La confrontation entre les tenants d’un islamisme pur et dur variante FIS et ceux d’une république laïque dans laquelle les islamistes n’auraient pas le droit d’exister reste une réalité. Comment rapprocher les positions ? Peu d’intervenant(e)s travaillent sincèrement à déblayer le terrain. Cela ne signifie pas que nous devons passer sous silence les divergences et les questions qui fâchent. Au contraire nous devons les examiner pour voir la part du vrai et du faux, du mythe et de la réalité, de l’info et de l’intox.

Un forum est comme un souk : toutes les marchandises y sont exposées. Libre à chacun(e) de faire son choix. Depuis 62, et même avant, notre société a fonctionné selon les principes de l’autoritarisme. Tous les tuteurs auto-déclarés du peuple se sont octroyé le droit de décider qui est révolutionnaire, qui est réactionnaire, qui est patriote, qui est traître, etc. Tous les courants d’opposition on fait les frais de cette politique : les marxistes, les berbéristes, les libéraux (Ferhat Abbas), les islamistes. Alors, devons-nous reproduire les mêmes attitudes et méthodes négatives et infructueuses à l’infini ? Je ne pense pas que cela soit dans l’intérêt de quiconque. Je pense que les intervenant(e)s régulier(e)s sur ce site devraient bannir de leur langage les épithètes infamants tels que traître, suppôt du colonialisme et du sionisme, etc. Ce langage ne doit pas être encouragé par ceux qui veulent l’union la plus large. C’est le langage de l’exclusion, pas celui du consensus.

Certains points de vue sont parfois excessifs. Chacun(e) de nous est libre de les ignorer s’il (elle) estime qu’ils ne sont pas représentatifs. De plus chacun(e) de nous ne représente que lui(elle)-même. Il y a dans ce forum des intervenant(e)s qui font un travail de fond, qui essayent de garder une constance dans leur prises de position. Il y en a d’autres qui interviennent de temps en temps. Il y en a certainement qui font un travail de sape. C’est cela la démocratie, avec ses qualités et ses défauts. Ce forum doit être un exemple de tolérance, dans le respect des valeurs universellement admises (censurer les écrits explicitement racistes, qui incitent à la haine, etc.). L’unité ne doit être ni artificielle, ni imposée. L’adhésion doit être volontaire et consciente. Pour atteindre cet objectif, nous devons accepter les points de vue extrêmes. Il me semble que la solution qui aura des chances de réussir dans notre pays sera celle qui intégrera la démocratie et les valeurs islamiques. Adopter l’un sans l’autre, c’est se condamner aux errements sans fin et à l’échec. L’islam sans démocratie, on connaît : c’est l’Iran, le Soudan. La démocratie sans islam n’a pas existé dans le monde musulman, mais l’exemple de la Turquie montre qu’une laïcité imposée ne marche pas. Ce passage (en anglais malheureusement, pris ici http://www.journalofdemocracy.org/articles/gratis/Diamond-21-1.pdf) exprime clairement le défi de la démocratie :

“We do not yet know, on the basis of the Arab Barometer data to date, what proportion of those who opt both for “democracy” and for Islamic influence in government favor an understanding of democracy that includes as an essential not only majority rule but also minority rights— including the right of the minority to try to become the majority in the next election.”

En clair, cela signifie que, dans une démocratie, c’est la majorité qui fait les lois et gouverne le pays, tout en préservant les droits de la minorité – y compris le droit pour cette minorité d’essayer de devenir la majorité à la prochaine élection. Ce point est très important. Quelque soit le point de vue minoritaire, dans une démocratie, il doit pouvoir s’exprimer en toute liberté afin de rechercher à gagner à lui le maximum de personnes et devenir majoritaire. C’est cela la compétition et l’alternance. Beaucoup d’Algériens parmi les « démocrates » pensent, qu’en 92, le FIS n’avait pas l’intention de préserver ce droit de la minorité. Pour eux la démocratie du FIS c’est « one person, one vote, one time ». Ont-ils raison ? Ont-ils tort ? C’est aux tenants du courant islamiste désireux de travailler pour l’union la plus large de leur prouver qu’ils se trompent.

Il n’y a pas de fumée sans feu. Lorsqu’un sujet revient souvent, cela signifie que, derrière, il y a un problème réel. La question des langues en est une. Je suis l’une des personnes qui pensent qu’elle n’a pas encore trouvé une solution juste. Ce que nous devons éviter, c’est de noyer le problème dans des considérations politiques, idéologiques ou d’adopter une vision ethniciste (Arabes contre Kabyles). Il y a un lent et patient travail de défrichement qui doit être fait afin d’arriver à poser les problèmes en termes clairs.

L’Algérie moderne est une nation en formation. Ce processus a commencé dans les années 30 et a connu un bond qualitatif décisif avec la guerre de libération et l’indépendance. Il reste qu’il n’y a jamais eu un large consensus sur le projet de société et d’autres questions importantes pour la cohésion sociale. L’autoritarisme a toujours empêché les courants autres que le courant officiel, celui du FLN issu du coup de force de l’armée, de s’exprimer. Aujourd’hui, grâce à Internet, ces courants s’expriment en toute liberté. C’est à travers l’expression de tous les points de vue que le consensus le plus large se mettra progressivement en place. Pour être représentatif, tout débat doit être libre. Cela prendra du temps, mais il n’y a pas d’autre solution.

Amicalement


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72 Commentaires sur cet article

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  • tacili
    25 janvier 2010 at 14 h 00 min - Reply

    @ Adel,

    N’importe quelles élections propres seront malheureusement, remportées par les islamsites, modérés ou extremistes, sauf peut être en Kabylie.

    Le peuple est toujours dans un état pré-politique ou les sentiments primaires ont l’avantage sur la pensée critique.

    pour preuve les manifestations contre le pouvoir prennent fin lorsque les revendications socio-économiques sont satisfaites. Alors le problème pour le peuple n’est pas qui gouverne mais qui satisfait ses besoins. C’est très primitif comme approche politique. Nous n’avons pas atteint la maturité intellectuelle collective pour le changement réel et durable. La dimension culturelle du changement est absente du débat et si elle est présente elle est volontairement réduite a l’éternelle question de la religion.

    Tout opposant devrait donc se poser la question entre le pouvoir actuel et le spectre d’un gouvernement islamiste quel choix devrait-il faire ? C’est une question fondamentale a mon avis. Des amis a moi pensent sérieusement que vaux mieux Bouteflika que Belhadj. C’est dommage mais c’est la vérité.

    L’islam politique est l’entrave majeur du changement et la carte magique du pouvoir auprès des puissances mondiales. Tant que des islamistes éclairés et prêts a accepter les règles d’une démocratie laïque ne sont pas structurés convenablement aucun progrès ne sera enregistré malheureusement.

    Le problème Kabyle a mon avis pourrait être réglé en adoptant le modèle Catalan, ce que Ait Ahmed a a maintes reprises défendu. Les kabyles peuvent avoir une décentralisation forte et ils ont les moyens nécessaires pour se prendre en charge sans pour autant rompre avec l’État. il ne faut pas être vexés quand des modèles politiques sont proposés, c’est juste des formes d’optimisation de la performance d’un peuple.

    Je vais finir sur la gestion du changement pacifique en posant une question :

    Un régime militaire pourrait ils être changé pacifiquement sans assistance étrangère ? Des exemples seront les bien venus.

    Merci




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  • bouyiles
    25 janvier 2010 at 16 h 54 min - Reply

    J’admire le coté trés pédagogique de Adel et ses positions justes en mesure de créer le climat de sérénité qui manque tant dans notre pays.Les débats ,sur ce forum ou ailleurs,c’est comme une ficelle sur laquelle on exerce un tension.Les forces aux extrêmités en devenant importantes risquent de casser le fil.Nouer les bouts de la ficelle pour éviter les tensions est quelque-peu impossible.La rupture se produit les plus souvent au milieu (c’est une loi physique)là où la modération est la plus accrue et qui subit pourtant le plus gros effort de rupture.C’est pour ça que je propose de mettre en avant l’idée d’une régionalisation ou fédéralisme d’où peut provenir l’union.Un fil ,seul, est trés peu resistant.Un câble constitué de plusiers brins (fils) est plus difficile à casser.Avec mes salutations à tout le monde et mes encouragements à Adel.




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  • jnsplu
    25 janvier 2010 at 19 h 29 min - Reply

    Citation: « N’importe quelles élections propres seront malheureusement, remportées par les islamsites, modérés ou extremistes, sauf peut être en Kabylie.
    Le peuple est toujours dans un état pré-politique ou les sentiments primaires ont l’avantage sur la pensée critique. »

    Oui n’est ce pas que c’est scandaleux que le peuple soit encore attaché à sa religion qui le soumet aux sentiments primaires au désavantage de la pensée critique à laquelle meme la foi devrait etre soumise ?

    Que peut on en tirer comme conclusions ?

    1- Que le peuple est immature .

    2- Que le peuple est un traitre à sa patrie.

    3- Que ce peuple qui n’est pas avec nous est contre nous.

    4- Qu’il faut le chasser d’Algérie.

    Toutes autres suggestions seraient les bienvenues.

    Mais peut etre qu’on peut dire aussi que ce peuple ayant des valeurs majoritaires en son sein en lequel nous vivons, nous devons nous y soumettre à défaut de les partager pour pouvoir en faire partie et nous dire que c’est à nous de nous adapter à notre peuple et non l’inverse. L’islam est une donnée incontournable et il ne s’agit pas de le rejeter mais de le faire bien appliquer en créant des institutions bien adaptées qui interdiront toute dérive. La faute n’incombe pas à l’islam mais aux « islamistes », comme la faute n’incombe pas à la démocratie mais aux « démocrates de 92 ».

    J’ai une petite question. Pourquoi ne fait on jamais d’amalgame entre démocratie et « démocrates » alors que le pas entre islam et « islamistes «  est vite franchi ?

    J’ai une autre question d’ignare : Quelle est la différence FONDAMENTALE entre les règles de justice que préconise l’islam et celle que préconise la démocratie, puisque en définitive c’est uniquement dans un but de justice qu’est soit disant réclamée la démocratie.

    Une autre question encore embétante. Qu’est ce qui nous garantira si on opte pour la démocratie que les « démocrates » ne nous feront pas un coup d’état à l’Algérienne ?




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  • Sharif Hussein
    25 janvier 2010 at 22 h 04 min - Reply

    Je m’associe moi aussi à Bouyiles pour exprimer mon admiration pour les contributions de ADEL,caracterisées par beaucoup de pértinence de moderation et sagesse,une sorte de force tranquille de ce forum.
    La question des langues?,tous ceux qui se reclament de la democratie et de ses valeurs doivent etres convaincus qu’aucune majorité,ne peux en aucun cas disposer à son gré,où pire, nier à une minorité ses droits inalienables,in primis le droit à préserver et cultiver sa propre langue.
    C’est à dire,pour ce qui concerne le Maghreb Amazigh,la majorité constituée par les Amazighs daridjofones,dois reconaitre sans objection aucune,le droit de la minorité(plusieurs millions d’individus quand-meme)amazighofone de prèserver,cultuver et chèrire la langue de nos ancetres à tous.
    Wallaho a3lamo wassalam.




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  • Arezki Oulbachir
    25 janvier 2010 at 22 h 08 min - Reply

    Pourquoi un parti religieux n’a pas sa place sur la scéne politique dans une compétition électorale???

    Parce que :
    1 – Le projet politique d’un parti islamiste est inspiré (si ce n’est copie conforme) de la chari3a et les preceptes islamiques.
    2 – La chari3a (du moins c’est de la sorte qu’elle est perçue) et les preceptes islamiques sont issus de la parole de dieu à travers le livre saint.
    3 – La parole de dieu étant décisive, définitive et indiscutable.
    4 – La parole de dieu ne peut être soumise à discussion ou à débat au sein d’une assemblée populaire

    conclusion: si un parti islamiste prend le pouvoir en Algérie, la pratique de la démocratie ne sera pas possible… et l’alternance sera banie parce qu’on ne peut pas changer la parole de dieu contre quoi que ce soit!!!

    Les islamistes de 92 étaient cohérents avec leur logique… la démocratie était et est toujours leur ennemi naturel!!!

    Il ne peut pas y avoir de consensus sur cette règle de base qui consiste à interdire systématiquement un parti politique religieux!!!

    Le problème reel en Algérie si on veut chasser le régime, c’est que si on n’accepte pas la légalisation de partis islamistes; nous excluons plus de 80% de la population algérienne car mis à part en Kabylie, le reste de la population ne s’est jamais organisé autour d’une opposition autre que islamiste…

    La solution de l’autonomie ou de décentralisation n’est pas une solution. si le système central est islamiste ou le régime, ça ne marchera pas!!!

    Pourquoi faudrait-il absolument que nos lois (qui sont en principe amenées à changer) émanent de l’islam???
    Pourquoi pensez-vous que des lois faites par des humains pour gérer le quotidien des humains serait-elles contraires à la foi ou à la piété???




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  • tacili
    25 janvier 2010 at 23 h 50 min - Reply

    @jnsplu

    Je n’ai pas d’idoles. Islamiste ou démocrate c’est l’homme derrière que je juge non le politique. Il y a des islamistes a qui je confierai ma vie et des démocrates a qui je ne confierai meme pas un sou. Tout est relatif.

    J’ai par contre des opinions et je les partage ici dans le desordre :

    Je ne pense pas que la religion, toute religion ait sa place dans la sphère publique.

    Je ne pense pas que le peuple algérien ait atteint la maturité politique dans sa dimension culturelle pour construire une République moderne(une question de temps).L’imaginaire collectif est encore a définir.

    Quand le peuple américain, par exemple, a élu George Bush des penseurs et intellectuels sérieux ont traité le peuple américain d’idiot pour avoir choisi un débile a la magistrature suprême. Un peuple peut être idiot(total des idioties individuelles multipliées par un petit facteur exponentiel) mais peut également s’affranchir de son idiotie, l’Histoire étant faite de cycles.

    J’accepterai les résultats des urnes même s’ils ramènent un gouvernement islamiste. c’est ma croyance intime. Si je ne suis pas d’accord j’ai d’autres choix géographiques.

    Ceci étant dit J’ai bien spécifié dans mon commentaire qu’il y a des islamistes éclairés qui ne sont pas organises et qui peuvent faire avancer les choses. Apparemment ce passage n’a pas retenu ton attention.

    La seule garantie contre les derives des uns et des autres et spécifiquement le peuple et son génie a arbitrer intelligemment les débats politiques loin des restrictions religieuses, des excès populistes ou de la condescendance intellectuelle.

    La démocratie ne peut se faire sans esprit critique et un certain courage pour confronter les racines du mal dont la religion en est une (mon opinion personnelle).

    Quant a la fameuse expression : c’est la faute des musulmans n’ont pas de l’Islam je la trouve bien amusante. Les capitalistes orthodoxes ont fait le même commentaire après la crise financière de 2008: C’est la faute aux banquiers non du capitalisme et avant eux les communistes pures et dures ont attribué l’échec du communisme aux subalternes qui n’ont pas compris la philosophie du parti central. Ainsi l’Histoire va…

    Merci




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  • Rabi
    26 janvier 2010 at 6 h 57 min - Reply

    Le systeme educatif depuis l’arabisation a 100% avec le courant islamique venant de l’est a fanatise’ la
    la majotite’ de la population et surtout la derniere generation des annees 80.Donc un adjustement du systeme est necessaire avant tout engagement sur le processus democratique.Il y’a trois courants ideologiques en Algerie :les islamistes en expansion,les nationalistes en voie de disparition dont je m’appartiens et les laiques qui sont un autre courant extremiste aussi et non majotitaire.Donc,toute solution doit venir des nationalistes qui peuvent equilibrer et redresser la situation et vite avant qu’ils disparaissent.Merci.




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  • jnsplu
    26 janvier 2010 at 8 h 38 min - Reply

    La démocratie.

    Un joli mot, magique, qui revient trop souvent dans les débats. Mais il semble que chacun le percoive a sa manière. J’ai essayé d’analyser ce concept mais plus j’y réfléchis moins je le trouve simple et clair comme on semble le présenter. Mais peut etre que c’est lié à mon inculture , ce dont, je pense, nous souffrons tous plus ou moins en Algérie car comme disent les médecins, une fonction dont on n’use pas s’atrophie et les Algériens ont été privés d’exercer leurs talents politiques, des tuteurs s’en sont chargés à leur lieu et place depuis toujours et donc la fonction politique en eux s’est émoussée.

    Qu’est ce que la démocratie au juste ou l’absence de démocratie ?

    Une infinité d’acceptions recouvrent ce mot chez les uns et les autres qui se ramènent souvent à la manière dont est exercé le pouvoir dans un pays, à la manière dont sont gérés les rapports publics. La manière dont la relation peuple gouvernement est perçue par les deux parties. La manière dont est perçue la relation du représentant du pouvoir à l’égard d’un élément du peuple.

    La démocratie est sous un certain angle le degré de participation du peuple a l’exercice du pouvoir public. Plus ce degré est élevé plus il y a de démocratie. Sous un autre angle elle est le degré d’autorité exercé par le pouvoir de l’Etat sur le peuple. Plus ce degré est élevé moins il y a de démocratie.

    Comment assurer une participation effective du peuple dans la gestion publique par le biais de la représentation démocratique sans que le représentant ne s’émancipe du peuple et s’accapare de tout le pouvoir et ne puisse l’xercer qu’a sa juste mesure ? Car le peuple ne pouvant exercer un pouvoir démocratique direct doit se faire représenter. C’est une nécessité. A moins de tenir des réunions de 35 millions d’individus pour légiférer et prendre les décisions, ce qu’on appelle la démocratie directe et meme là, la désignation d’un groupe restreint chargé de l’exécution et donc composé de représentants, est indispensable, le peuple ne peut exécuter, sans difficultés d’ordre pratique liées au nombre, les décisions qu’il prend.

    Les questions que je me pose sont: Puisque la démocratie est en définitive la représentation, est ce que celle ci est toujours effective dans tous les cas ? La représentation met elle toujours en place une réelle démocratie ? Comment éviter que la représentation ne dévie de ses buts initiaux, qu’un programme pour lequel le peuple à donné son accord ne soit pas juste un leurre pour lui soutirer des votes. En d’autres termes, comment instaurer une confiance entre les représentants et les représentés, car la confiance est a la base de la représentation et donc de la démocratie qui en découle, il va sans dire. On voit en Europe les défections populaires qui font que les urnes sont majoritairement boudées par l’electorat, là ou pourtant on dit que la démocratie est effective. Je ne pense pas que ce soit un signe de confiance quant à moi.

    Par ailleurs, certains assimilent la démocratie à la justice dans les rapports sociaux. A l’égalité qu’il doit y avoir entre les différents éléments du peuple, entre un citoyen simple et un ministre ou un général entre un riche et un pauvre. Certes le but d’un Etat est principalement de gommer les différences entre les différences forces qui s’exercent dans la société pour éviter tout débordement nuisible à la paix publique, mais il ne peut empécher ces forces d’exister, car elles sont naturelles et leurs tenants ont conscience de leur force et trouveront toujours une faille dans le système social pour l’exercer d’une manière ou d’une autre.

    Ceux qui ont le plus de chances de devenir représentants dans une société démocratique ce ne sont pas les plus faibles, les moins nantis, les plus pauvres, mais au contraire ceux qui détiennent des pouvoirs économiques ou autres. Ceux qui se positionnent dans la trame sociale comme une protubérance et qui se distinguent par un pouvoir d’argent, de savoir, ou de reseau de liens. De ce point de vue la démocratie n’est qu’un leure, car il est connu que l’appartenance à une strate sociale entraine une prédilection à considérer celle ci comme la meilleure et à défendre ses interets en priorité, c’est dans la nature de la socialité de l’Homme de défendre le groupe auquel il appartient. De ce fait les strates dominantes dans la société verront leurs intêrêts mieux défendus car elles sont plus représentées dans le pouvoir de l’Etat.

    D’autres assimilent le concept de démocratie à celui de libertés publiques et à la capacité qu’ont les gens de dire tout ce qu’ils pensent de la gestion de la chose publique sans qu’il y ait risque de censure plus ou moins musclé contre eux, plus ou moins violent dans sa manifestation.

    D’autres acceptions de ce mot requièrent d’autres élucubrations mais ce
    qui précède me convainc quant à moi de plusieeurs choses et notamment:

    Que la démocratie est un concept qui traduit une pratique que n’a jamais connue l’Algérien et dont il ne connait pas grand chose. Que cette pratique est enracinée dans la culture et la mentalité des peuples qui la pratiquent et dont il n’est pas prouvé que l’importation chez nous n’est pas sans risque, l’Algérie ayant été un laboratoire sociologique depuis l’indépendance, il est temps que cela change .

    La deuxième c’est qu’il n’est pas certain que la démocratie soit un remede total et un gage de réussite des projets de notre peuple qui n’aspire en définitive qu’a plus de liberté, de justice et à moins d’entraves de la part de l’administration et des institutions publiques ainsi qu’a une amélioration de leur prestation. La gradation procède de la sagesse. Posons des jalons sur le long terme avant de postuler tout de go pour la démocratie ou pour l’islamisme, restons dans lejuste milieu.

    Vu l’insuffisance de la démocatie, on lui adjoint certains ingrédients pour la rendre plus efficace et ces ingrédients sont en relation avec la manière dont doivent s’exprimer les différents modes de représentation et la relation qu’il doit y avoir entre ces différents modes. Les pricipaux ingrédients sont la séparation des pouvoirs, d’autres parlent d’équilibre des pouvoirs. Le principal avantage qui en découle est une indépendance de la justice qui devient le régulateur essentiel de toutes les distortions qui apparaissent dans la trame sociale, quelle qu’en soit la nature. Des simples conflits entre individus, aux querelles politiques entre institutions. L’autre avantage est que l’exécutif élu peut être remis en cause par le parlement et l’inverse est vrai mais il faut avoir des représentants des deux cotés dont la préoccupation est d’abord d’ordre politique et moral et non pas khobziste comme c’est toujours le cas chez nous. Encore une fois il s’agit de confiance…or, c’est le condiment qui manque le plus dans notre sphère politique Algérienne.

    Mais quelle est la position musulmane sur ça ? La démocratie est elle antinomique avec l’Islam ? En d’autres termes, l’islam est il contre le contenu de la démocratie en tant que justice sociale, liberté d’expression ou contre sa forme en termes de séparation de pouvoirs notamment ?

    A l’examen on s’aperçoit que pas du tout. Au contraire l’islam ajoute l’élément moralisateur de la vie publique au éléments de la démocratie et préconise une séparation des pouvoirs. Au temps ou Omar Ben El Khattab était Khalife on lui rapporta une affaire d’adultère et il se mit à en parler en public, inte’rvint Alors Ali ben Abi Talib qui était juge et qui lui dit : » Attention à toi Omar, si tu cites leurs noms sans apporter quatre témoins, je t’appliquerai la loi ». Quel démocrate peut dire cela à un chef d’Etat aujourd’hui ? Meme en démocratie le juge ne se saisit pas de lui meme pour mettre fin à un abus, il le laisse se commettre d’abord, même devant ses yeux et d’ailleurs l’obligation de réserve lui commande de s’éloigner des lieux avant que l’infraction ne devienne effective et qu’il n’en soit témoin.

    Pourquoi cherche t on contre toute logique à éloigner l’islam de l’aire publique Algérienne avec des arguments qui ne tiennent pas la route ?




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  • Adel
    26 janvier 2010 at 10 h 14 min - Reply

    @tacili et Arezki Oulbachir

    Bonjour,

    Chers amis, je crois que vous devez être conséquents avec vous-mêmes et tirer toutes les conclusions logiques qui découlent de votre raisonnement.

    En clair, vous nous demandez de renoncer à la démocratie puisque le peuple étant immature, il voterait systématiquement pour les islamistes si des élections libres étaient organisées. Nous devons donc accepter indéfiniment la tyrannie des généraux incompétents et corrompus. Vous voyez bien que vous vous excluez de facto de la mouvance démocrate. On ne peut pas militer pour une démocratie qui refuse le choix du peuple. Je crois que vous vous trompez d’époque. La démocratie que vous voulez c’est la démocratie athénienne, dans laquelle seule une minorité avait le droit de voter, pas la démocratie au sens moderne du terme.

    Il me semble que tout Algérien soucieux de l’avenir de son pays et œuvrant sincèrement dans l’intérêt de son peuple devrait commencer par accepter l’existence au sein de la société de courants politiques différents, pour ne pas dire antagoniques. Je crois qu’il y a eu suffisamment de sang et de larmes pour que chacun de nous renonce à ses positions rigides et opère une révision radicale de sa façon d’appréhender le fait politique. IL N’Y A PAS D’AUTRE SOLUTION.

    Les démocraties occidentales ont connu le même problème avec les partis communistes. Avons-nous oublié que tous les partis communistes avaient pour objectif clairement affiché et écrit dans le Manifeste Communiste de Marx d’instaurer la dictature du prolétariat. Et pourtant, il y a aujourd’hui des partis communistes en Europe qui participent régulièrement aux élections. La problématique de l’intégration des partis islamistes dans les sociétés musulmanes est la même que celles qu’ont connue les pays d’Europe avec l’intégration des partis communistes.

    Nous avons le choix entre deux possibilités : interdire le FIS et organiser des élections auxquelles participent des partis non représentatifs ou l’autoriser et prendre le risque de le voir remporter les élections et gouverner le pays.

    Les islamistes doivent aussi tirer de leur échec de 1992 les conclusions qui s’imposent. Ils doivent choisir entre faire la révolution – comme l’ont faite certains partis communistes (Russie, Chine, Cuba, etc.) et les islamistes iraniens en 1979 – et jouer le jeu de la démocratie parlementaire et de l’alternance. Ils ne peuvent pas jouer sur les deux tableaux. Le monde a changé. Les partis politiques qui ont une aile légaliste qui participe aux élections et une aile clandestine qui prépare l’insurrection ont partout été rangés au placard. Il y a en Algérie une forte minorité opposée au FIS et qui dispose de beaucoup de pouvoirs. Ce ne sont pas seulement quelques généraux mais de millions de personnes. Il y a un environnement international dominé par l’Europe et les Etats-Unis. Cet environnement est impitoyable et ne permet pas l’aventurisme. Notre pays a connu suffisamment de politiques irréalistes depuis l’indépendance. Les mots d’ordre vagues tels que « application de la chariaa » ne me semblent pas constituer un programme politique suffisant pour relever tous les défis qui attendent notre pays dans tous les domaines, après 47 ans d’expérimentations en tous genres qui ont mis le pays à genoux. Le positionnement des islamistes par rapport aux règles du jeu de la démocratie doit également être clair. Le respect d’une Constitution qui inclurait les principes de l’Etat de droit devrait être clairement et fortement exprimé dans les textes fondateurs de tous les partis politiques.

    Toute société ne peut fonctionner normalement que s’il y a un consensus entre ses membres sur certaines règles de gestion, la plus importante étant le mode d’accession au pouvoir. Jusqu’à maintenant, dans notre pays, c’est la force qui a prévalu. C’est celui qui contrôle l’armée qui dirige le pays. Aujourd’hui, tout être sensé comprend que cette façon de faire n’est pas admise au 21ème siècle et nous avons tous honte de la situation des pays arabes où aucun gouvernement n’est issu d’une majorité parlementaire démocratiquement élue. Nous ne devons plus accepter cela.




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  • Adel
    26 janvier 2010 at 12 h 31 min - Reply

    Qu’est-ce qui fait la force des grandes démocraties occidentales du 21ème siècle ?

    C’est que, dans ces pays, tout individu, quelque soit la couleur de sa peau, sa religion, son sexe, sa fortune, etc., est assuré de se voir appliquer la loi admise par tous, en toute équité. Il y a des policiers véreux, des juges corrompus, etc., mais ils sont l’exception et sont tôt ou tard découverts et punis par la Justice. Dans ces pays, tout individu qui ne renonce pas à ses droits trouvera des personnes prêtes à l’aider à les recouvrer et ce à tous les niveaux. Réciproquement, toute personne ou groupe qui viole la loi (l’exemple le plus frappant étant la mafia) trouvera toujours sur sa route d’autres personnes décidées qui feront tout pour les faire juger et condamner. La démocratie telle qu’elle existe aujourd’hui en Occident n’est pas parfaite, mais c’est le système politique le moins mauvais dans ce monde agité par toutes sortes de convulsions dans lequel nous vivons. En attendant de trouver mieux, nous ne pouvons que la prendre comme exemple.

    Chez nous, la loi est appliquée de façon sélective. Le général dont le fils a violé une jeune fille du peuple usera de tout son pouvoir pour, d’abord, faire taire la plaignante, quitte à la faire trucider, puis faire pression sur le procureur, la police, etc., pour étouffer la plainte. De faux dossiers, de fausses preuves peuvent être créés de toutes pièces en cinq minutes par toute une armada de larbins. Lisez le livre de Mohammed Benchicou, Les geôles d’Alger, vous serez édifiés sur le fonctionnement de notre Justice.

    Pouvons-nous espérer un jour devenir comme le Canada ou les États-Unis ?

    Il y a un début à tout. Il est certain que 200 ans d’exercice de la démocratie éduquent un peuple. Le renforcement constant de la classe moyenne a fait que, dans ces pays, il y a une majorité bien installée dans le modèle américain, consciente de ses droits et qui pèse d’un grand poids dans tous les domaines (médias, système éducatif, administration, etc.) Le capitalisme agressif des banquiers et du complexe militaro-industriel est toujours là, mais il n’a plus les coudées franches. De plus en plus de gens instruits et conscients surveillent les agissements des magnats de Wall Street et d’ailleurs. La démocratie a résisté à toutes les crises et, en 2008, les Américains se sont offert le luxe d’élire un Afro-Américain à la tête de la Maison Blanche.

    Quel rôle joue la religion dans ces pays ? Je pense que les enseignements de la religion dominante à l’époque de l’élaboration des Constitutions américaine et canadienne, le protestantisme chrétien, sont repris dans tous les textes fondateurs de ces États. Dans toutes chambres d’hôtel aux États-Unis, vous trouverez une Bible dans le tiroir de la table de nuit. Aujourd’hui, dans ces pays, la loi est quelque chose de quasiment sacré. Est-ce une loi divine ou une loi humaine ? C’est sans contexte l’œuvre des hommes et des femmes de ces pays, hommes et femmes profondément imprégnés des principes moraux du christianisme protestant, même lorsqu’ils sont athées.

    L’Algérien ne s’est pas encore émancipé de la tutelle de l’armée. Certains craignent pour lui de tomber sous une nouvelle tutelle, celle de la religion, représentée par le FIS. Mais si nous réfléchissons un peu à la question et si nous faisons un parallèle avec les pays démocratiques précédemment cités, nous voyons que l’Algérien n’a pas d’autre choix que de créer des lois qui codifient les principes moraux qui régissent sa vie depuis des siècles et qui sont celles de l’islam. Pour l’homme de la rue, un bon Algérien ne peut être que bon musulman. Il tolère que certains ne respectent pas certains commandements de l’islam (comme l’interdiction de boire de l’alcool, par exemple), mais il ne les considère pas comme des modèles à suivre. L’Algérien de la rue devrait-il donc changer afin de bénéficier du droit d’élire démocratiquement ses représentants ? Il me semble que lui demander cela c’est lui demander l’impossible. Nos lois, pour être efficientes et avoir des chances d’être respectées ont, au contraire, tout intérêt à utiliser le levier de la religion. Ne dit-on pas à quelqu’un sur lequel aucun argument n’a de prise : « khaf rebbi » ? Tous nos préceptes moraux font référence, d’une façon ou d’une autre, à des versets coraniques ou des Hadiths. C’est cela la matrice culturelle de notre société. Nous ne pouvons pas balayer tout cela et parler de la Justice et de la Liberté d’une façon abstraite et en dehors de toute référence religieuse.

    Comment faire pour que la religion ne devienne pas un tremplin pour tous les ambitieux que seul le pouvoir intéresse, pour qu’elle ne devienne pas une source de division, mais d’unité ? Il n’y a pas de réponse définitive à cette question. Seule la pratique de la démocratie éduquera progressivement des générations conscientes et qui ne se laisseront pas berner par le premier venu. Il faut admettre que l’islamisme est le résultat de la faillite des régimes dictatoriaux en place et de leur politique de verrouillage de tous les canaux de libre expression du peuple. Dieu, la religion et les mosquées étaient les seuls et derniers recours contre les despotes galonnés. Utiliser la mosquée quand on est dans l’opposition et l’utiliser quand on est au pouvoir, ce n’est pas la même chose, cependant. Le FIS au gouvernement votera-t-il des lois qui interdiront la presse libre ? Sous quel prétexte ? Empêchera-t-il, sans se désavouer vis-à-vis du peuple, les voix de l’opposition de dénoncer sa mauvaise gestion ? Bien sûr, si cette opposition enfourche les chevaux de la laïcité et qu’elle demande la suppression de toute référence à l’islam dans la vie publique, elle lui servira le prétexte sur un plateau d’argent.

    Quelles sont les lois « islamiques » que la majorité FIS à l’Assemblée Nationale pourrait voter une fois au pouvoir et dont ne veulent pas les « démocrates » ? L’interdiction de la vente et de la consommation de boissons alcoolisées, la fermeture des cabarets, l’interdiction des spectacles de chants et danses, l’interdiction de « casser » le ramadhan en public, le port obligatoire du hidjab pour les femmes et l’interdiction de la mixité dans les lieux publics. Engageons un débat franc et sincère sur ces questions et voyons si le différend qui oppose « démocrates » et islamistes à leur sujet mérite qu’on condamne un peuple à vivre indéfiniment sous le joug des généraux.




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  • tacili
    26 janvier 2010 at 13 h 05 min - Reply

    @Adel

    J’ai l’impression que vous tu as lu mon commentaire 120kms/h 🙂

    Je ne veux ni éradiquer ni suspendre quiconque. Je l’ai dit dans mon commentaire  » J’accepterai les résultats des urnes même s’ils ramènent un gouvernement islamiste. c’est ma croyance intime »

    Si le peuple algerien choisit un parti islamiste bon a lui. Je serai déçu mais pas plus que mes autres déceptions et je ne renoncerai jamais au libre choix d’un peuple meme si au fond de moi je sais qu’il est suicidaire.

    Quant au pouvoir en place je me situe dans une logique post-oligarchie militaire et je ferai tout ce qui est en mon possible pour voir ce système monstrueux démantelé.

    Je reviendrai dans ma prochaine pause-café au commentaire de jnsplu qui reflète idéalement la pensée unique basée sur une lecture biaisée de l’histoire de l’Islam.

    Merci




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  • Adel
    26 janvier 2010 at 13 h 55 min - Reply

    @tacili

    Bonjour,

    Je crois, cher ami, que j’ai bien lu ton post, seulement il s’agit du premier. Je n’avais pas encore lu le second.

    Amitiés




    0
  • simozrag
    26 janvier 2010 at 14 h 46 min - Reply

    Bonjour et Salam,

    J’exprime, tout d’abord, mes remerciements au frère Adel pour ses remarques pertinentes, son esprit d’ouverture, de dialogue et de conciliation. Ce qui l’honore et nous conforte d’autant.

    Il ressort des débats que tout le monde est d’accord sur l’Etat de droit. Certes, la démocratie est l’un des fondements de cet Etat. Mais quelle démocratie ?
    La vraie démocratie qui est une composante et un attribut de la justice comme la conçoit l’Islam ou la démocratie superficielle et fallacieuse de l’occident?
    Une démocratie basée sur la puissance des médias et de l’argent, une démocratie des cercles occultes et des loges maçonniques, une démocratie des « réseaux fermés du pouvoir », des deux clubs, droite/gauche, alimentés par le bakchich des marchés et le business des salons, nous n’en avons cure.

    Peut-on appeler « Démocratie » un pays comme les USA qui soutient des régimes fascistes, hier l’Afrique du Sud, aujourd’hui Israël ? Où tout récemment « les noirs » n’avaient aucun droit, où les femmes n’avaient pas le droit de voter ? Signalons au passage que la femme musulmane jouit de ce même doit depuis plus de quatorze siècles. Une démocratie qui justifie les prisons secrètes et la torture ! Devons-nous oublier Guantanamo, Abou Gharib ? Une démocratie qui piétine les principes, les valeurs et les symboles de l’Islam ; pour rappel les caricatures du prophète (sws), la profanation des versets du saint Coran, l’écriture du nom de la majesté divine (Allah) sur les semelles de chaussures ?

    Une démocratie qui soutient la barbarie des massacres sionistes à Gaza et en Cisjordanie, qui envoie des drones larguer aveuglément leurs bombes sur des cortèges de mariage et de funérailles, massacrant chaque jour des dizaines et des centaines d’innocents en Irak, en Afghanistan, au Pakistan, au Yémen… ? Une démocratie qui se targue du respect des droits de l’homme, mais qui décrète la fermeture d’établissements à caractère scientifique (le centre Abâad d’études et de recherche, par exemple) dont les dirigeants furent expulsés au Maroc, en Algérie, au Burkina Faso ! Qui interdit le port du voile à des fillettes et aux jeunes lycéennes, une démocratie où subsistent sous des formes déguisées les peines de la relégation et du bannissement ? Une telle démocratie, nous n’en avons cure !

    Il est important de noter que nombre de penseurs occidentaux stigmatise la démocratie occidentale. On peut citer entre autres :

    « Cette démocratie qui repose uniquement sur le truquage, sur le « viol des opinions », sur la falsification, sur la manœuvre de dernière heure, sur la perversité électorale, sur le mensonge.
    (Robert Brasillach)

    Nos « démocraties » se prétendent bien différentes des dictatures communistes. Pourtant, comme elles, elles exigent qu’on soit dans la ligne. Ceux qui s’y refusent ne sont pas envoyés en Sibérie, ni même en prison, mais ils deviennent des citoyens de seconde zone. Les lois électorales les contournent et les réduisent à l’impuissance. (…) On ne les empêche pas de parler, mais on s’arrange pour qu’on n’entende pas leur voix. On ne les empêche pas de vivre, mais on s’arrange pour que leur vie soit inutile. On ne leur ferme ostensiblement aucune porte mais on les éconduit. On ne les persécute pas, mais on les ignore. Ils sont des pestiférés invisibles qu’on côtoie silencieusement. Ils ont une étoile jaune qu’on ne voit pas et ils la portent pendant toute leur vie.
    (Maurice Bardèche)

    La démocratie, c’est seulement le masque de la dictature capitaliste. Même si ce n’était pas le cas, la démocratie est de plus un système de gouvernement par les foules ignorantes, les démagogues et les intérêts particuliers.
    (Keith Preston, militant américain)

    L’avis de la majorité ne peut être que l’expression de l’incompétence.
    (René Guénon)

    La démocratie n’est pas un fait. La démocratie est une idée. Cette idée inspire des lois. Et ces lois et ces institutions se révèlent de jour en jour plus désastreuses, destructives et ruineuses, plus hostiles aux tendances naturelles des mœurs, au jeu spontané des intérêts et au développement du progrès. Pourquoi ? Parce que l’idée démocratique est fausse, en ce qu’elle est en désaccord avec la nature. Parce que l’idée démocratique est mauvaise en ce qu’elle soumet constamment le meilleur au pire, le supérieur à l’inférieur : au nombre la qualité, c’est-à-dire la compétence et l’aptitude.
    (Charles Maurras)

    Les foules accumulent non l’intelligence, mais la médiocrité.
    (Gustave Le Bon)

    En démocratie, la politique est l’art de faire croire au peuple qu’il gouverne.
    (Louis Latzarus)

    Faut-il rappeler que l’Islam est à l’opposé de la dictature et de toutes les formes d’injustice. Car ce qui compte dans un système islamique est la JUSTICE qui est une forme d’adoration de Dieu et un moyen de se rapprocher de Lui. Tous les attributs de l’Etat de droit s’imposent dans un système islamique comme principes et valeurs obligatoires, d’ordre impératif. Dans un Etat islamique, il est question de plaire à Dieu par le respect des droits et la satisfaction des besoins, loin des effets d’annonce et de tout marketing politique.
    Certains internautes ont l’habitude de citer l’Iran comme exemple d’expérience islamique négative. Leurs critiques sévères dévoilent parfois le fond de leur pensée en ce sens que c’est à cause de l’Islam qu’on abhorre ce pays. J’interviens ici non pas par admiration pour ce peuple ou pour ses dirigeants mais par devoir de justice. Il faut reconnaître qu’il est encore tôt pour porter un jugement sur l’expérience iranienne. Cependant, et c’est l’objet de mon intervention, d’aucun ont exprimé des opinions positives sur la démocratie dans ce pays. C’est le cas de l’ex-ministre britannique du budget, Lord Norman Lamont qui a déclaré que le régime iranien est l’une des meilleures démocraties de la région.
    Lors d’un entretien accordé au journal koweitien, ar-Raiy, Lamont a refusé les accusations de fraudes attribuées au scrutin présidentiel iranien de dimanche dernier ou les allégations selon lesquelles ses résultats auraient influé sur la politique du pays.
    Selon lui, l’Iran est une démocratie  » car même le guide suprême Ali Khamenei est élu par un conseil, qui est lui-même élu par le peuple ».
     » Montrez-moi une seule démocratie vivante dans le monde arabe à l’instar de l’Iran », a demandé ce député conservateur, estimant que « l’Iran est plus développé que le monde arabe sur les questions des droits de la femme, et signalant que  » la femme en Iran peut conduire une voiture alors que c’est interdit en Arabie Saoudite ».
    Mes salutations à tout le monde




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  • BRAHIM
    26 janvier 2010 at 15 h 49 min - Reply

    Chers internautes @Arezki Oulbachir , @Sharif Hussein ,@ jnsplu ,@ bouyiles, @taccili , @rabi , j’ai lu vos interventions et je dois vous avoué que je suis heureux de voir des algériens discutaient entre eux en toutes libertés avec des arguments à l’appui ( avec, en plus, une maîtrise intéressante de l’écriture). C’est un débat très intéressant que vous avez lancé avec beaucoup de démocratie et de respect mutuel. Vous êtes des exemples de pédagogues en matière de démocratie. C’est de ce modèle de citoyens dont l’Algérie a besoin. Notre pays ne veut plus entendre ni écouter les dictatures, les autocrates, les théocrates, les monarques, la TV unique, la RADIO unique mais des citoyens comme vous. BRAVO ET MERCI à LQA! A BAS LA PENSEE UNIQUE. Vive l’Algérie algérienne libre, démocratique et moderne.




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  • L’Observateur
    26 janvier 2010 at 17 h 22 min - Reply

    POINT DE VUE D’ÉVA LA JOURNALISTE.UNE CHRÉTIENNE PROTESTANTE

    Histoire et repères
    evaresis@yahoo.fr
    http://r-sistons.over-blog.com/Vendredi 15 Janvier 2010

    Islam, rempart contre le Nouvel Ordre Mondial ?

    Islam ! Que d’encre, et de sang, il fait couler !

    Avez-vous lu, au moins, le Coran ? J’ai essayé de le lire, voici quelques années, sans préjugés, et à vrai dire, j’ai adoré. Pour plusieurs raisons, en gros quatre: La première, en tant qu’écrivain, je suis sensible à la poésie. Peu de livres, à mon avis, respirent autant la poésie, la beauté, la volupté; On est sous le charme, du début à la fin. Ensuite, universaliste, encline à rechercher tout ce qui rassemble, unit, réunit, les individus, j’apprécie la note syncrétiste du Livre, en effet il reconnaît aussi bien Abraham que Jésus, pour ne citer que ces exemples. De tempérament pas compliqué, ayant horreur des discussions oiseuses, alambiquées, péremptoires, abstraites, j’aime ce qui est concret, simple, et le Coran fleure bon la nature, le quotidien, le vécu. Et puis ce Texte est un hymne à la Paix, à la tendresse, et loin comme ses détracteurs le prétendent d’appeler au djihad contre les autres (sauf pour se défendre, contrairement à la Bible, qui célèbre les guerres offensives), il exhorte à lutter contre soi-même, contre ses mauvais penchants. Le Djihad est un effort pour accéder à la perfection.

    Par ailleurs, l’Islam est une religion simple, sans dogmes, sans Eglise, sans hiérarchie. J’ai choisi d’être protestante par souci de simplicité, seule compte la Bible, rien que la Bible. Qu’on ne me parle pas des dogmes catholiques, ridicules, et surtout fruits de l’intelligence humaine, alors que la Bible est l’écho de la Parole divine. Et que dire des 613 interdits de la religion juive (Ouf ! Jésus est venu « libérer, affranchir de la Loi » qui oppresse), oui à la fois interdits et innombrables ? J’ai arrêté de lire le Talmud après avoir supporté la longue liste de recommandations à observer…dans les Toilettes. Les pauvres, comment peuvent-ils vivre ainsi, complètement ligotés ??? Bon, bref, dans l’Islam il y a cinq grandes préceptes, piliers, c’est tout. Pour moi, moins il y en a, mieux ça vaut:
    1 – La Profession de Foi (en Allah, « Dieu »)

    2 – L’accomplissement de la Prière (Vidéo)
    3 – L’acquittement de la Zakât (l’aumône)
    4 – Le jeûne du mois de Ramadan
    5 – Le Pèlerinage de la Mecque (El-Hadj-dj en vidéo)

    Honorer Dieu, se prosterner devant lui, jeûner (c’est bon pour la santé), penser aux malheureux, quoi de plus essentiel et charmant ?

    Reste que l’Islam respire la simplicité, la rigueur, et même le rigorisme… Ca vous gêne ? Pas moi. L’autre jour, j’entendais ce brave Attali, dans les Chemins de la Foi, dire que l’humanité devait deux choses aux Juifs: Le monothéisme (quel acquis précieux, inestimable, irremplaçable, en effet !), et… l’argent. Là, j’ai cru m’étouffer. Moi qui déteste l’argent, qui le fuit, qui m’épanouit dans une simplicité de vie volontaire, revendiquée, très évangélique, au fond, voilà que l’auteur de « Les Juifs et l’argent » la ramène ! Eh oui, frère Attali, le négoce de l’argent, la finance, l’usure, la Bourse, ce sont de jolies inventions dont l’humanité aurait pu faire l’économie, pour être plus heureuse et respecter les générations futures ! Et pour de l’argent, on se bat, on se piétine, on s’écrase, on se tue, et on a même un Président à la mentalité de nouveau riche. Tiens donc ! Le troc de biens et de services, la culture de son jardin, le partage des fruits de la terre, voilà qui donnerait des joues plus roses aux habitants de la planète que le fiel de l’avarice, de la cupidité, de la compétition, de l’égoïsme…. Tu ferais mieux de te taire, hé, apôtre de l’argent maudit !!!

    Et le capitalisme s’imposa à la planète…. Même plus le capitalisme de papa, productif, d’entreprise, mais maintenant financier, virtuel, spéculatif… fou !!!! Et il faudrait se prosterner comme M. Attali devant le Veau d’or, adorer Mammon ? « Heureux vous les pauvres », lit-on dans l’Evangile. Un Evangile bien loin du christianisme d’un Bush, militaro-financier, et du Vatican, plus préoccupé du politique que du spirituel. Dieu reconnaîtra les siens !!! Ah oui, il y aura des surprises, Là-haut !

    L’Islam, lui, ne connaît pas l’usure, sa Banque islamique (voir mes articles sur r-sistons) est mûe par l’éthique, l’argent est loin d’être la préoccupation première, obsessionnelle, du Musulman, plus axé sur les valeurs essentielles, la tempérance, la simplicité, la frugalité, le partage, que par la convoitise ou le besoin de consommer toujours plus…. Ce faisant, par son peu d’attachement à l’argent, par son souci d’authenticité, par sa modération, par son rigorisme, par sa sagesse, l’Islam constitue en effet un contre-modèle, et pour beaucoup un modèle, un idéal. Choc de civilisations ?
    L’avidité contre la témpérance, la futilité contre la Sagesse, le choc est réel… et à mon avis, pas à l’avantage des Occidentaux qui pourtant veulent imposer à tous leur pseudo démocratie, leur licence, leur consumérisme, la compétition planétaire…. leur boulimine insatiable, prédatrice, assassine !
    Pfff !!!

    L’Islam est-il le seul rempart à l’égoïsme débridé du Nouvel Ordre Mondial ? Je crois que l’âme slave, teintée de mysticisme, et la Sagesse chinoise, peuvent elles aussi tempérer l’hydre du Grand Désordre Mondial.
    Comment, et quand ? C’est toute la question…

    Mais là, c’est sans doute une autre histoire que la plupart d’entre nous ne verront pas…

    Eva R-sistons au modèle unique, militaro-financier.

    En réponse à : l’article paru sur Alterinfo : http://www.alterinfo.net/Pierre-Hillard-l-Islam-est-le-dernier rempart contre le N.O.M.




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  • Adel
    26 janvier 2010 at 17 h 40 min - Reply

    @simozrag

    Bonjour,

    « L’avis de la majorité ne peut être que l’expression de l’incompétence. »

    Ne vous rendez-vous pas compte, cher ami, que c’est exactement ainsi que les « éradicateurs » justifient le coup d’Etat de 92?

    Refuser la démocratie, c’est accepter le despotisme. C’est aussi simple que cela.

    Je crois que tout le monde aujourd’hui connaît les limites des démocraties occidentales et les travers du capitalisme.

    A la fin du 19ème siècle et au début du 20ème, les marxistes avaient construit une solution alternative qui était le reversement de « l’État de la bourgeoisie capitaliste » par la violence révolutionnaire et son remplacement par l’État ouvrier qui était supposé dépérir progressivement pour aboutir à une société sans classes, sans exploitation et, finalement, sans Etat. Tout cela s’est avéré être une illusion et les États communistes ont aujourd’hui disparu à 90% (la Chine ne pouvant plus être considérée comme un Etat communiste). Les capitalistes sont toujours là, cependant. Dans les pays capitalistes occidentaux, il n’y a pas d’alternative à la démocratie parlementaire, pour le moment. Il faut aussi reconnaitre que la société capitaliste du 21ème siècle n’a rien à voir avec celle du 19ème siècle. Il y a une classe moyenne très forte et c’est elle qui a de plus en plus le contrôle du jeu politique. Les masses ignorantes dont parlent les auteurs que vous citez ont été éduquées par la démocratie. Tout émigré de n’importe quel pays arabe ou musulman – y compris l’Iran – a aujourd’hui plus de droits – y compris ses droits religieux – au Canada et aux Etats-Unis que dans son pays d’origine. Des militants islamistes qui seraient emprisonnés et torturés dès qu’ils fouleraient le sol de leur pays natal y vivent en sécurité et en paix. Nous ne devons pas ignorer ces faits. Tout Algérien – même militant islamiste – sait que s’il s’établit aujourd’hui au Canada, tous ses droits seront respectés. Ils ne le sont pas aujourd’hui en Algérie et rien ne garantit qu’ils le seront dans le futur sous un gouvernement islamiste non démocratique (même pour un Algérien ayant milité au FIS). Cela est une réalité que nous ne devons pas ignorer. La polémique autour du voile est l’arbre qui cache la forêt et la France a été critiquée par les pays anglo-saxons pour sa conception trop rigide de la laïcité. L’intégration des musulmans dans les sociétés occidentales est un processus en cours. Posons-nous la question suivante, cependant : si demain, en Algérie, des communautés chrétiennes constituées d’immigrants venus d’Afrique sub-saharienne se formaient et que des églises se mettaient à pousser un peu partout, si les cloches se mettaient à sonner tous les dimanches dans tous les quartiers d’Alger, comment réagirions-nous ? Ne nous empressons pas trop de juger les Occidentaux car nous ne sommes pas meilleurs en définitive.

    Quelle(s) solution(s) pour l’Algérie? Je crois que si nous voulons avancer dans la discussion, nous devons être très pragmatiques et parler de la situation concrète de notre pays aujourd’hui. Quelles sont les institutions de l’Etat que nous voulons ? Qui gouvernera le pays? Y aura-t-il des instances élues? Y aura-t-il des partis politiques ? Qui sera autorisé à former un parti politique et qui ne le sera pas ? S’il n’y aura pas de partis politiques, alors comment seront choisis ou désignés les membres du gouvernement ? Y aura-t-il une presse, des radios et des télévisions indépendantes ? C’est à ce genre de questions que nous devons répondre lorsque nous proposons une alternative à la démocratie parlementaire de type occidental.

    Mes amitiés




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  • radjef said
    26 janvier 2010 at 18 h 09 min - Reply

    Bonsoir tout le monde.@Arezki Oulbachir. Qui gouvernent aux USA? Au nom de quoi et de qui l’Occident a t-il envahi l’Irak? Qui maintient les regimes arabes au pouvoir?…Le sionisme. Le sionisme n’est pas un courant politique juif, mais il est un courant politique religieux chretien…Quelle est cette loi qui doit interdire aux musulmans de faire de la politique sur une terre d’Islam? La Bible n’est-elle pas une parole de Dieu? Ou bien la Bible a t-elle plus d’humanisme et de verité que le Coran?…La democratie Occidentale , mere naturele du colonialisme,dont les fondements reposent sur l’interpretation des textes bibliques, ne maintient-elle pas des milliards d’êtres haumains dans l’asservissement le plus degradant?…Mais bon Dieu, arretons avec ces phobies de l’Islam et arretons d’être les instruments inconscients de l’Occident!




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  • jnsplu
    26 janvier 2010 at 18 h 38 min - Reply

    @Adel.

    Citation tirée du post qui t’est adressé par @tacili.

    « Je reviendrai dans ma prochaine pause-café au commentaire de jnsplu qui reflète idéalement la pensée unique basée sur une lecture biaisée de l’histoire de l’Islam. »

    Puisque ce post t’est adressé, je te mandate pour répondre à ma place, je répondrai quant à moià celui qu’il se propose de me destiner personnellement. 🙂




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  • الشاهد
    26 janvier 2010 at 18 h 43 min - Reply

    DE GUANTANAMO A TARNAC, UN RENVERSEMENT DE L’ÉTAT DE DROIT
    http://libertesinternets.wordpress.com/2009/04/09/de-guantanamo-a-tarnac-un-renversement-de-letat-de-droit/#more-3798
    9.04.2008

    :/ Paru dans l’excellente et intelligente revue “ multitudes.samizdat.net/) ce long texte de Jean-Claude Paye est une lecture fondamentale pour comprendre ce qui se passe. Cela rappelle les propos tenus par Karl Rove au journaliste Ron Suskind, en octobre 2004, après le blitz médiatique pour nous faire accepter la guerre en Irak et la réelection de GW Bush :

    « Vous les journalistes faites partie ce que nous appelons la communauté des gens ancrés dans la réalité (reality-based community)… vous pensez que les solutions émergent de votre analyse judicieuse de la réalité discernable. »

    « Mais vous oubliez que nous sommes désormais un empire, et que quand nous agissons, nous créons notre propre réalité. Et pendant que vous êtes encore entrain de tenter d’analyser cette nouvelle réalité que nous avons crée, nous sommes déjà passés à une autre réalité, que nous avons également crée… et ainsi de suite. La réalité n’a plus de sens pour nous, c’est nous qui la fabriquons. L’opinion ne voit que ce que nous lui laissons voir. »

    ————————————
    J’ai pu trouver la citation et l’insérer à la suite de votre message. Veuillez voir si cela correspond. Merci.
    La Rédaction




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  • jnsplu
    26 janvier 2010 at 18 h 49 min - Reply

    Bonsoir à tous.

    @ Adel.

    Ce qui fait la force des démocraties occidentales ce n’est pas la démocratie. Ce qui fait leur force c’est la moralisation des rapports sociaux et politiques, ce que nous avons perdu de vue. Ne confondons pas ceci et cela. Il existe une différence très nette entre les deux. On peut importer la démocratie, mais sans valeurs morales, il n’y aura aucune différence pour nous. Par contre, si nous moralisons nos comportements privés et publics nous avons suffisamment de ressources chez nous popur améliorer notre cadre de vie social et politique.

    Amicalement.




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  • El Houari
    26 janvier 2010 at 19 h 22 min - Reply

    Le débat est intéressant à plus d’un titre :
    1) Le problème de la religion à mon avis et je pense qu’il rejoint tous les croyants réside en une religion celle de Dieu.
    Le Coran est le premier et dernier recueil de la parole Divine et dans lequel Dieu s’adresse directement à sa création humaine.
    Il retrace la vie de l’homme depuis sa création ; et des prophètes.
    Il établit les repères nécessaires à l’homme pour une vie meilleure dans un espace à cet effet.
    Nul n’est obligé de s’y conformer.

    2) La démocratie est la création de l’homme ; elle permet à une minorité qui a pris le pouvoir de donner une illusion à la majorité de régner par un subterfuge des élections.
    La démocratie est une émanation du système capitaliste pour s’approprier en toute l’égalité les ressources de la majorité.
    Je ne suis pas du tout d’accord avec la formule « Dans une démocratie, c’est la majorité qui fait les lois et gouverne le pays, tout en préservant les droits de la minorité »
    L’évolution de la démocratie dans les pays les plus développés a donné naissance à des dictatures. Parmi les plus récentes : les Etats Unis d’Amériques avec Bush et la France avec Sarkozy.
    Dans la majorité des pays qui se réclament démocrates nous assistons à l’asservissement de l’homme par le capital.

    3) Les langues sont un moyen de communication entre les humains ; elles étaient liées dans un passé récent a des pays ou régions.
    Elles sont liées aujourd’hui à des machines sous formes de langages informatiques qui permettent aussi bien aux humains de communiquer entre eux.
    Elles évolueront certainement sous d’autres formes dans un avenir proches.

    « Lorsqu’un sujet revient souvent, cela signifie que, derrière, il y a un problème réel. La question des langues en est une. Je suis l’une des personnes qui pensent qu’elle n’a pas encore trouvé une solution juste. Ce que nous devons éviter, c’est de noyer le problème dans des considérations politiques, idéologiques ou d’adopter une vision ethnicité (Arabes contre Kabyles) »

    A mon avis ce n’est pas la langue qui pose problème mais plutôt l’homme. Comme la religion ou le système économique d’un pays , ils sont tous utilisés par une minorité pour s’imposer à la majorité.

    Ce qu’il faut retenir c’est que Dieu a créé un système qui fonctionne comme une horloge ; il a créé les humains égaux et donné à l’homme la faculté de discernement du bien et du mal.

    Agissons dans le respect de notre voisin et la sauvegarde de notre sérénité, Communiquons pour nous comprendre et partageons équitablement les dons de Dieu.




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  • الشاهد
    26 janvier 2010 at 21 h 01 min - Reply

    @Admin
    Je vous remercie pour l’effort que vous avez consenti à rendre mon post plus complet. Effectivement, c’est bel et bien « notre » Karl Rove qui s’exprimait ainsi. Il était utile de le faire savoir au nombre.
    Soyez en remercié.
    الشاهد




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  • BOUKEZOUHA abdelouahab
    26 janvier 2010 at 22 h 20 min - Reply

    Salam,

    Adel, rak ghir etarach, samahni. Ce n’est pas une pause-café qu’il vous faut mais un très long moment de réflexion. Rouh dir une sieste, erkoud mlih, achrab kahoua oula zoudj ou khamam fi 3aqlak. Vous dites des choses, y sahbi, incroyables, j’ai relu trois fois certaines phrases qui m’ont littéralement éberlué. Par exemple, celle-ci : « La problématique de l’intégration des partis islamistes dans les sociétés musulmanes est la même que celles qu’ont connue les pays d’Europe avec l’intégration des partis communistes. »

    C’est fort de café, ya sahbi, Ikoulou 3andna 3ich etchouf, ouach khdak ? Tarlek elkermoud oula !

    Mais de quelle intégration des partis communistes en Europe parlez-vous ? Intégration sur quel plan ? Politique ? Juridique ?

    Vous voulez expliciter votre pensée en replaçant cette « intégration » dans le contexte historique, politique, économique et sociale de cette époque sachant pertinemment qu’avant que n’apparaisse le Parti communiste, après la sortie du Manifeste de Marx et Engels, les idées communistes traversaient un large mouvement populaire qui portait la révolution, moteur de l’histoire pour les marxistes, comme un acte par lequel une classe : le prolétariat renverse une autre classe : la bourgeoisie.

    Le rôle que Marx et Engels ont dévolu au communisme est d’organiser le prolétariat en parti politique (le PC) pour abattre le système capitaliste.

    L’histoire des partis communistes en Europe occidentale est connue, ils ont toujours fait partie du paysage politique de ces pays.

    Les PC européens ont abandonné la révolution pour une stratégie électorale non pas sous la contrainte de l’ordre établi mais des conditions socio-historiques et socio-politiques des pays européens.

    Bien que très largement majoritaire, relativement aux autres partis qui se coalisaient contre lui, le PC français qui obtenait des scores records aux élections, jusqu’à 26% des suffrages, n’avait jamais accédé au pouvoir avant 1981 nonobstant sa participation au Gouvernement Provisoire de la République Française en 1944 sous la direction du général de Gaulle immédiatement après la libération de la France.

    Le Parti communiste français n’avait pas encore abandonné la dictature du prolétariat qui ne figure plus dans le projet communiste depuis 1976 seulement pour désigner le pouvoir politique dans la France socialiste. L’option révolutionnaire du Parti communiste français, après sa naissance en 1920 au Congrès de Tours, et son adhésion à la IIIème Internationale pour exprimer sa rupture avec la social-démocratie ne constituaient en aucune façon un motif de marginalisation ou d’exclusion du champ politique français. Il participe en 1924 aux élections législatives, il fait un score qui lui permet d’avoir un groupe à la Chambre des députés.

    Il n’était soumis à aucune obligation ni à aucune contrainte pour exercer ses droits constitutionnels. Alors de quelle intégration il s’agit ?

    Les autres partis communistes européens ont connu quasiment la même histoire : cela est vrai du PC espagnol et du PC italien qui, quant à eux, ont vécu la répression fasciste et la guerre civile.

    Dès la fin du fascisme, ces partis ont retrouvé leurs droits politiques comme toutes les autres composantes politiques dans ces deux pays.

    Aucune condition ne leur a été exigée pour cela. On fait de la politique comme Monsieur Jourdain fait de la prose.

    Ce qui est le plus incompréhensible et, peut-être, le plus choquant est de parler « d’intégration des islamistes dans les sociétés musulmanes » comme si les islamistes étaient un corps étranger à sa société.

    Et quelles sont les conditions de l’intégration des islamistes dans les sociétés musulmanes d’après vous ? Puisque selon votre conception l’islamiste ne serait pas musulman, il doit, d’après vous, faire l’effort, par des renoncements et des consentements, de s’intégrer à une société musulmane à laquelle il n’appartiendrait pas. Alors que comme le proposent de très nombreux partis politiques, le parti islamiste, appelons-le comme cela par commodité de langage, veut changer la société (slogan socialiste).

    Une autre incongruité dans votre laïus : l’échec des islamistes en 1992. Mais de quoi parlez-vous ? Je suis sûr que vous n’aviez bu que de l’eau au moment où vous écriviez cette énormité. Vous jouez à qui gagne perd.

    Vous oubliez que le FIS a remporté les élections législatives du 26 décembre 1991. C’est un bel échec que d’avoir plus de 40% des suffrages exprimés par les électeurs. C’est un bel échec que d’avoir obtenu dès le premier tour 188 sièges à l’Assemblée Populaire Nationale. C’est un bel échec que d’avoir suscité l’espoir de millions d’Algériens toutes catégories confondues, particulièrement des catégories les plus démunies de notre société.

    L’usage de la force et du coup d’Etat est, pour vous, une réussite. L’armée a gagné en écrasant dans le sang un mouvement populaire, l’armée a gagné en tuant la citoyenneté que les Algériens venaient d’arracher par le sacrifice de centaines de morts.

    « L’échec des islamistes » comme vous dites est d’abord le vôtre en tant que citoyen qui a choisi, je suppose que vous avez voté en 1991, ses représentants.

    Quel qu’ait été le vainqueur en décembre 1991 parmi évidemment les partis qui représentaient une réelle alternative politique, je pense au FFS en particulier, le coup d’Etat aurait eu lieu parce que le pouvoir militaire ne peut accepter l’autonomisation de la société politique. Le FIS par sa victoire écrasante, alors qu’il était donné perdant par les analystes du DRS et la haute hiérarchie militaire, a permis, le temps des élections, le déverrouillage de la ressource politique. Ce qui présupposait le déverrouillage des autres ressources notamment la ressource économique qui procure des avantages colossaux, corruption exige, aux galonnés et à leur clientèle.

    Retenez cela : toute tentative d’autonomisation d’où qu’elle vienne connaîtra le même sort.

    ——————————————————————————–




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  • boreal
    26 janvier 2010 at 22 h 47 min - Reply

    La question qui me semble fondamentale aujourd’hui est celle-ci : COMMENT SORTIR DE CE REGIME AUTORITAIRE ET ILLEGITIME ?
    Ce régime, qu’il s’agisse de sa face cachée ou visible, se caractérise par son autoritarisme despotique, son incompétence notoire, son absence totale de moralité, son besoin obsessionnel d’agir dans l’ombre (il est passé maître dans la manipulation) et par le mépris dans lequel il tient la population.
    Son seul but : assurer sa survie, se perpétuer, à n’importe quel prix !
    Les violences directes ou indirectes à l’égard des citoyens, des syndicalistes, des étudiants, des représentants de la société civile (violences exercées par ses agents ou ses mercenaires), l’absence totale de transparence dans l’exercice du pouvoir et dans la prise des décisions qu’elles soient d’ordre politique, économique, sociale, culturelle, cultuelle…, l’organisation de la corruption, la prédation des biens et des richesses du pays… sont les instruments auxquels ce régime doit sa survie.
    D’autres peuples sont sortis après un demi-siècle et plus parfois de dictature.

    Pour certains pays comme ceux de l’ancien bloc communiste le passage d’un régime totalitaire à un début de démocratisation s’est fait grâce à l’effondrement de l’URSS. Cette transition vers un régime parlementaire et une économie de marché a été facilitée voire encouragée par la fin de l’idéologie communiste et la proximité de l’Occident. L’économie de marché semblait de surcroît s’imposer partout face aux modèles socialiste ou protectionniste.

    L’euphorie a été de courte durée. Les affrontements ethniques et nationalistes ont ramené vite les opinions publiques à la réalité, les démocratisations provoquaient des désenchantements, tandis que certaines régions du monde se refusaient à entrer dans l’ère démocratique et que les réformes économiques s’avéraient difficiles à mettre en œuvre.
    Certains analystes sont sceptiques quant aux chances de succès de la démocratie partout dans le monde. Cela ne signifie pas qu’il faille abandonner ce système avant même d’avoir essayer mais que son adoption et sa mise en place ne va pas de soi dans le sens où la transition vers un régime démocratique n’est pas quelque chose qui suit une évolution irréversible vers un ordre politique meilleur.
    Chez nous, la mise en œuvre d’un système démocratique dépend totalement de nous et de ce que nous voulons y mettre. Tout système démocratique doit tenir compte en premier lieu de l’histoire de notre pays, des différentes composantes de notre société, des dynamiques qui sont à l’œuvre, de l’environnement politique et des enjeux à court, moyen et long terme ainsi que des contradictions susceptibles de représenter des freins au cours de la phase de transition. Par ailleurs, cela ne peut être quelque chose calqué n’ayant aucun fondement social ou culturel.
    Bien entendu, le mode de transition doit être défini. Pourrait-il s’agir d’élections fondatrices ? Cela suppose que le pouvoir en place ait été contraint de les organiser sous la pression. Un transfert de pouvoir, un retrait du pouvoir ou un renversement. Tous les cas de figures sont imaginables. Il existe différentes voies possibles de passage à la démocratie. Ce qui les différencie, c’est souvent l’origine des changements.
    Au cours de cette phase de transition, le fonctionnement de l’Etat doit être totalement réformé : textes et dispositions législatives, administratives…. Il s’agit de réfléchir à la définition de nouvelles règles de droit acceptables et acceptées par tous. Ce travail doit être mené par des juristes, des experts du droit constitutionnel, des sociologues… y en associant des représentants de la société civile. Tout ce foisonnement intellectuel n’a de sens que si toutes les sensibilités politiques du pays sont représentées.
    La question qu’il ne faut, bien entendu, pas éluder est celle relative à la religion et à sa place dans la société.
    S’il ne viendrait à l’idée de personne de contester cette dimension spirituelle et temporelle immuable depuis environ quatorze siècles dans notre pays, en revanche, une bonne partie non négligeable de nos concitoyens considèrent que la religion relève de la sphère privée et n’a de rôle à jouer que dans ce domaine strict.

    Un processus de démocratisation de la vie sociale serait certainement l’opportunité pour les tenants d’un modèle de société s’inspirant totalement de la religion au sens idéologique du terme de s’exprimer dans le cadre de consultations et d’élire des représentants au parlement. Au même titre que d’autres éliraient leurs propres représentants. Jusque-là, il n’y a rien d’anormal… à condition que les uns et les autres aient préalablement acceptées les règles de fonctionnement de la démocratie. Cela suppose que ces règles ne peuvent être remises en question de façon unilatérale par aucun des partis et organisations politiques.

    Aucune démocratie ne peut véritablement fonctionner sans moralisation de la vie politique et cela passe d’abord par des règles acceptées et appliquées par tous.

    Il ne s’agit pas de reproduire les erreurs du passé, à défaut de quoi n’en sortirions jamais.
    Nous sommes conscients qu’il existe toujours un risque mais le jeu en vaut la chandelle. Il nous faut apprendre à nous écouter et à nous respecter.

    Notre modèle de société, qu’il s’agisse de sacré ou de profane, nous devons le construire à partir de ce que nous sommes et non pas en nous tournant vers le modèle occidental ou vers des régimes encore à l’état féodal du moyen orient qui veulent exporter leur idéologie obscurantiste.
    Je finirai mon propos en citant Montesquieu qui disait : « Comme la religion se défend beaucoup par elle-même, elle perd plus lorsqu’elle est mal défendue que lorsqu’elle n’est point du tout défendue » ?
    Enfin, Dieu énonce dans le Coran : « C’est Nous qui avons fait descendre la révélation et c’est Nous qui en sommes les seuls protecteurs. » Amen.

    Amicalement




    0
  • BRAHIM
    27 janvier 2010 at 0 h 08 min - Reply

    Chers internautes, je crois qu’on est entrain de se se casser la tête à essayer de proposer des manières d’organiser la vie politique de notre pays alors que @El houari nous donne la solution : « Dieu a créé un système qui fonctionne comme une horloge ; il a créé les humains égaux et a donné à l’homme la faculté de discernement du bien et du mal » Je crois qu’on est en train de perdre du temps, il suffit d’écouter Dieu et tous les problèmes seront résoulus.




    0
  • L’Observateur
    27 janvier 2010 at 0 h 28 min - Reply

    Pierre Hillard précise son propos sur l’Islam,le Christianisme et le Nouvel ordre mondial
    Article rédigé le 13 jan 2010, par Mecanopolis
    http://www.mecanopolis.org
    Suite à son intervention sur la radio « Ici et Maintenant », dimanche 10 janvier dernier, pour laquelle nous avons placé un extrait sur Mecanopolis qui a provoqué un grand nombre de réactions, nous avons demandé à Pierre Hillard de préciser quelque peu son propos sur l’Islam et le Nouvel ordre mondial. Voici le courrier qu’il nous a fait parvenir dans la nuit.
    Extrait:
    « Suite à mon passage à la radio « Ici et maintenant » (10.01.2010), j’ai eu l’occasion de dire que l’Islam était la religion qui s’opposait au nouvel ordre mondial. Face au matérialisme croissant,à la peur de la vieillesse et de la mort dans les pays occidentaux,le musulman a en règle générale une vision plus sereine, plus spirituelle. La vie n’est qu’un passage. L’Eglise catholique enseignait des principes similaires. Malheureusement, depuis Vatican II, les autorités de l’Eglise adhèrent de plus en plus au concept du nouvel ordre mondial. L’Islam n’a pas encore basculé en faveur des canons du mondialisme. D’ailleurs, ce n’est pas pour rien que l’article de Ralph Peters, « Frontières de sang », dans la revue militaire américaine Armed Forces Journal (juin 2006) affirme nécessaire la création d’un « Etat Vatican de l’Islam ». Dans son esprit et celui de ses collaborateurs, il s’agit ni plus ni moins de modifier l’Islam afin de le fondre dans un grand magma correspondant à une religion mondiale. Si je dis cela, ce n’est pas par conviction pro-Islam. C’est uniquement l’observation des faits ».

    [VIDÉO]Pierre Hillard sur « ici etmaintenant »
    Publié le 12 janvier 2010
    http://www.egaliteetreconciliation.fr/index.php?option=com_content&task=view&id=4831&Itemid=116
    Durée: Quatre heures -A VOIR ABSOLUMENT-
    Vidéos Mal Pensantes. Pierre Hillard,l’une des peronnalitésles personnalités hors systême politiquement incorrecte dont les discours tranchent avec les mensonges médiatiques.
    Pierre Hillard est docteur en science politiques et professeur de relations internationales à l’École supérieure du commerce extérieur (ESCE).
    Ouvrages:
    * Minorités et régionalismes dans l’Europe fédérale des régions, sous-titre : Enquête sur le plan allemand qui va bouleverser l’Europe, préface de Paul-Marie Coûteaux et postface d’Édouard Husson, Éditions François-Xavier de Guibert, 2004 ;
    * Les Ambiguïtés de la politique allemande dans la construction européenne, thèse de doctorat de sciences politiques sous la direction d’Edmond Jouve, université Paris-V, 2005 ;
    * La Décomposition des nations européennes, sous-titre : De l’union euro-Atlantique à l’État mondial. Géopolitique cachée de la constitution européenne, préface d’Édouard Husson, Éditions François-Xavier de Guibert, 2005 ;
    * La Marche irrésistible du nouvel ordre mondial, sous-titre : Destination Babel, Éditions François-Xavier de Guibert, 2007 ;
    * La Fondation Bertelsmann et la gouvernance mondiale, Éditions François-Xavier de Guibert, 9 avril 2009.




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  • Adel
    27 janvier 2010 at 10 h 20 min - Reply

    @BOUKEZOUHA abdelouahab

    Bonjour,

    1- Concernant le parallèle que je fais entre les PC et le FIS, il découle du fait que dans les deux cas, la participation aux élections avait pour objectif la conquête du pouvoir afin de modifier radicalement le système politique et non pas seulement de gouverner dans le cadre du même système. Les PC étaient membres de l’Internationale communiste qui prônait la révolution pour renverser le capitalisme et ils participaient aux élections. Le fait que cette contradiction ait été bien gérée par les sociétés européennes ne signifie pas qu’elle n’existait pas. Les PC d’Europe de l’Ouest ont tiré les leçons de leurs échecs et ont progressivement évolué vers des positions plus proches de la social-démocratie. Il ne s’agit pas de l’intégration d’un parti islamiste dans un pays musulman mais de l’intégration dans le jeu électoral d’un parti qui est soupçonné par les autres partis de vouloir utiliser les élections pour accéder au pouvoir et, une fois au pouvoir, changer les règles du jeu et se débarrasser d’eux. Les forces politiques qui se sont rangées derrière les généraux ont rejeté le FIS en disant que ce parti, une fois au pouvoir, allait supprimer toutes les libertés. Quelle est la part du vrai et du faux dans tout cela? Voila une question qui me semble mériter quelques éclaircissements.

    2- L’échec du FIS me semble aller de soi. L’objectif du FIS c’était de gouverner, or il n’a jamais gouverné et les cadres de ce parti ont été décimés. Où est la réussite?

    3- Vous dites « Quel qu’ait été le vainqueur en décembre 1991 parmi évidemment les partis qui représentaient une réelle alternative politique, je pense au FFS en particulier, le coup d’Etat aurait eu lieu parce que le pouvoir militaire ne peut accepter l’autonomisation de la société politique. »

    Bien raisonné. En clair, cela signifie que le système ne peut pas être changé par les élections, car seuls les partis « maison » sont admis à y participer, à titre de leurres. Ce qu’il faut, c’est un vaste mouvement citoyen qui forcera les tenants actuels du pouvoir à partir. Pour y arriver, ne devons-nous pas dépasser la fracture actuelle entre « intégristes » et « éradicateurs » ? Pouvons-nous espérer arriver à un résultat en sacrifiant une partie ? Qui fera partie de ce large front ? Posez-vous ces questions et essayez d’y répondre, vous verrez que vous rencontrerez en cours de route la problématique de la cohabitation dans ce mouvement de militants de partis comme le FIS, le FFS, le RCD, Ettahadi, ainsi que des Algériens qui se sentent proches de ces partis. J’ai peut-être mal défini cette problématique. J’aimerais profiter de vos lumières à ce sujet.

    Cordialement.




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  • Adel
    27 janvier 2010 at 10 h 38 min - Reply

    @jnsplu

    Bonjour, cher ami,

    « Ce qui fait la force des démocraties occidentales ce n’est pas la démocratie. Ce qui fait leur force c’est la moralisation des rapports sociaux et politiques, ce que nous avons perdu de vue. Ne confondons pas ceci et cela. Il existe une différence très nette entre les deux. »

    Tout à fait d’accord. Gardons quand même à l’esprit que cette moralisation est le fruit de 200 ans d’exercice de la démocratie et que si on supprimait la démocratie et ses institutions, les pays occidentaux deviendraient comme le nôtre, où le gros poisson mange le petit.

    Comment moraliser les comportements ? Ne faut-il pas des lois et des institutions pour cela (école, médias, Justice, Police, etc.) ? Éduquer, Prévenir, Corriger, Punir… Voila le travail quotidien de toute démocratie véritable.

    Mes amitiés




    0
  • Adel
    27 janvier 2010 at 10 h 54 min - Reply

    @El Houari

    Bonjour,

    « Agissons dans le respect de notre voisin et la sauvegarde de notre sérénité, Communiquons pour nous comprendre et partageons équitablement les dons de Dieu. »

    J’aime beaucoup ce conseil (je suis sincère) et j’essaie de l’appliquer quotidiennement.

    Je suggère qu’on l’envoie par émail au général Toufiq. Qui sait, peut-être s’amendera-t-il, maintenant qu’il est vieux, et demandera-t-il pardon au peuple algérien?

    En attendant, pourriez-vous, je vous prie, nous dire comment vous voyez le système politique qui nous permettrait de vivre en paix dans notre pays et de répondre efficacement aux besoins de nos populations?

    Merci




    0
  • tacili
    27 janvier 2010 at 12 h 57 min - Reply

    Bonjour

    Avertissement : Ceux, parmi les religieux, qui ont un problème de tension arterielle,sont priés a s’abstenir de lire mon commentaire 🙂

    Pour éviter de répondre individuellement aux diffèrent intervenants car c’est impossible de suivre le rythme infernal des commentaires ( nous avons tellement a dire), je préfère répondre en bloc aux idées que je pense sont en totale contradictions aux miennes, notamment le rôle de la religion dans une société moderne.

    Quand je parle de religion je ne fais aucune distinction entre les grandes religions Abrahamiques. Ce ne sont que des copies révisées de la thèse originale : Un Dieu est derrière le mystère de la vie.
    La question revient, après que tous verbiage non necessaire mis de cote, a : Peut on, en politique, entrer en compétition contre Dieu et ceux qui se réclament de lui ?

    Quand Quelqu’un prétend parler au nom de Dieu c’est très difficile, en l’absence d’un Etat religieusement neutre, de lui porter la contradiction car son mode de raisonnement est base sur la suprématie de ses thèses contre vents et marées et que le plan divin présume devrait être mener jusqu’à sa fin, a savoir la victoire du parti d’Allah pour les musulmans, celle de la parole de Dieu Jésus pour les Chrétiens et celle enfin du peuple Élu pour les juifs.

    La religion est basée sur des vérités indiscutables: Existence d’un Dieu, prophètes, Livres sacres, anges et demons etc… Alors que la modernite a commence le jour ou Descartes a introduit le doute comme methode scientifique d’investigation. La religion est une caserne avec ses soldats et sa chaine de commande tandisque la modernité est, quelque chose, comme un café de philosophes ou tout est constamment remis en cause.

    Le problème réside donc dans les institutions d’arbitrage qui, seules, peuvent garantir l’équilibre du débat entre tendances intellectuelles et permettre a toutes les idées de circuler.

    Un Etat religieux peut-il s’accommoder a la liberté d’opinion ? Je ne le pense pas sincèrement. Prenons l’exemple iranien lors des récents évènements et la sévérité avec laquelle les mollahs ont traite les manifestants sous le prétexte de l’éternel argument de la main étrangère et des ennemis de la révolution. Prenons l’exemple de l’oligarchie pétro-religieuse en Arabie Saoudite ou le Roi est au dessus de toute critique. on peut retourner en arrière aux Fatimides, aux Ommeyades aux abbassides a la bataille du chameau a Sifin aux querelles qui ont suivi la mort du prophète … tout s’est fait dans le conflit arme et la domination du plus fort.

    Les rêves bases sur le retour aux « golden years » des Khalifs « bien guides » ce ne sont que des pilules réconfortantes pour personnes qui ne sont pas en mesure de comprendre la réalité du monde et lire les non dits et les tabous que l’islam officiel veut enterrer a sa voir les aspects négatifs de l’institution de la Khilafa , sa nature dictatoriale et ses motivations économiques et politiques impérialistes

    Est-ce que, a contrario, la démocratie laïque est parfaite? pas du tout, mais l’avantage de la démocratie est son origine humaine et non divine et peut être adaptée aux situations diverses et remodelées selon les nécessites. Elle a des avantages certains sur les thèses religieuses par rapport a sa flexibilité. Malheureusement comme tout concept philosophique la démocratie peut être kidnapee ou exploitée par les classes qui contrôlent l’argent et les médias pour des agendas obscures d’ou une fois encore l’importance d’en finir avec toutes les idéologies qui servent ces agendas entre autre la religion(moyen idéal pour mystifier).

    Je termine par cette citation : « Quand la légende est plus attractive que la réalité l’Homme en malaise choisit la légende ».

    Merci et a plus




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  • Adel
    27 janvier 2010 at 13 h 27 min - Reply

    Il y a un point de vue qui est souvent repris dans ce forum et que j’ai eu l’occasion également de voir développer par plusieurs intellectuels et hommes politiques arabes sur El-Djazira.

    Pour eux, les États européens et américains sont condamnables et leur démocratie aussi parce qu’ils font subir aux Arabes et aux Musulmans des situations que leur démocratie réprouve en théorie. Ce ne sont donc que des hypocrites et leur démocratie c’est du « zeft ».

    Effectivement, quand on voit les agissements de ces États sur la scène internationale, au Moyen-Orient en particulier, on ne peut que souscrire à ce point de vue. Nous butons là sur la contradiction relevée par les militants tiers-mondistes des années 60-70. Selon eux, la lutte entre les travailleurs et le Capital dans les pays capitalistes n’est plus l’élément le plus important dans le monde d’aujourd’hui ; c’est la domination et l’exploitation exercées par les pays capitalistes développés sur les pays du tiers-monde sous-développés qui en est la principale caractéristique. Certains analystes musulmans et américains disent que la confrontation a lieu aujourd’hui entre le judéo-christianisme et l’islam. Ce serait, en quelque sorte, un nouvel épisode des Croisades (ou du Djihad, selon le côté où on se trouve) – le fameux choc des civilisations.

    C’est un fait établi que la démocratie fonctionne relativement bien dans chaque pays occidental mais que ses bienfaits ne rejaillissent pas sur les pays du tiers-monde, qui ne subissent de la part des gouvernements des pays occidentaux qu’occupation, guerres et pillage des ressources naturelles. Que doivent faire les peuples des pays arabes soumis depuis des décennies au joug de pouvoirs despotiques souvent complices des forces les plus rétrogrades des pays occidentaux ? Refuser la démocratie ? C’est ce que nous avons fait sous Boumédiène parce qu’on nous avait dit que le parti unique allait nous permettre de développer le pays et résister au capitalisme mondial. Mais le résultat a été le contraire : notre pays s’est appauvri et le capitalisme mondial est plus puissant que jamais. La solution du parti unique a également abouti à un fiasco général dans tous les pays ou elle a été appliquée. Dans les pays musulmans, il y a un nouvel appel à une certaine forme de parti unique (ou absence de partis) basée non plus sur le marxisme mais sur les principes islamiques. Cette forme de gouvernement nous permettrait elle aussi de faire régner la justice sociale et de résister à l’impérialo-sionisme, dont les chefs de file sont les États-Unis et Israël.

    Il me semble que des pays arabes fonctionnant selon les principes de la démocratie tels qu’ils ont cours aujourd’hui dans le monde occidental, en y apportant des aménagements (je pense à la question de la laïcité, notamment), seraient en bien meilleure position pour se développer et résister aux méfaits du capitalisme mondial. La démocratie est une solution technique, en quelque sorte, au problème de la gestion des sociétés d’aujourd’hui. Cette solution a permis à un pays comme le Canada de connaître une période ininterrompue de paix, de stabilité et de prospérité. Elle offre une grande marge de manœuvre et permet à des classes sociales et des courants politiques ayant des intérêts divergents de coexister et de collaborer sans trop de dégâts. Elle peut avoir une très forte connotation sociale et une orientation plus ou moins pacifiste. Dans le cas des pays musulmans, l’éducation des masses par les principes islamiques viendrait renforcer l’action de régulation et de contrôle exercée par les institutions de l’Etat de droit – car l’un ne peut réussir sans l’autre. La démocratie ne travaille pas contre l’islam, ni l’islam contre la démocratie, bien au contraire.

    En conclusion, je dirais que la démocratie de type occidental permet de faire régner l’harmonie à l’intérieur des Etats. Les relations entre Etats, quant à elles, restent régies par la loi du plus fort et les intérêts égoïstes des groupes qui tiennent la finance internationale. Il me semble que la seule solution pour résister à la pression de ces derniers est celle adoptée par l’Europe. Les pays du Maghreb, les pays arabes, les pays musulmans devraient constituer des ensembles. Mais pour arriver à cela, le préalable n’est-il pas d’abord de faire régner la démocratie à l’intérieur des Etats individuels?




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  • L’Observateur
    27 janvier 2010 at 16 h 11 min - Reply

    @ Adel.
    Vous écrivez :
     » – En conclusion, je dirais que la démocratie de type occidental permet de faire régner l’harmonie à l’intérieur des Etats.
    – Il me semble que la seule solution pour résister à la pression de ces derniers est celle adoptée par l’Europe. »
    —————————-

    Qu’en pensent les principaux acteurs européens? Ecoutons les : Document:

    – L’Europe politique « à l’agonie » ?

    « Elle est au moins en état de mort cérébrale, même si le corps fonctionne encore. C’est la fin d’un beau projet, mais qui n’était plus partagé par une majorité d’Européens. nous allons rester dans un système confus où les chefs d’Etat continueront à vouloir exister sur la scène internationale, où le Président de l’Europe sera confiné à un rôle technique de « chairman » et la ministre des Affaires étrangères ne fera qu’exprimer une position commune lorsqu’elle existera. Au fond, le président Sarkozy a clarifié les choses en proclamant avec force l’appartenance de la France à la « famille occidentale » et en traduisant concrètement son engagement atlantiste par le retour de la France dans la structure de commandement intégré de l’OTAN. Peut-être que l’Europe finira en effet comme la Tour de Babel ! Il est frappant de voir à quel point l’intégration entre ses peuples ne s’est pas produite. La monnaie unique, l’espace Schengen sont des réalités, mais dans leurs têtes les Européens restent des Français, des Allemands, des Roumains, des Polonais… »

    La vision Européenne de Par Pierre Charasse, Ancien Ambassadeur de France*.

    Lire l’article au complet sur:
    http://www.observatoiredeleurope.com/L-Europe-politique-a-l-agonie_a1320.html




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  • L’Observateur
    27 janvier 2010 at 16 h 24 min - Reply

    A LIRE SI ON VEUT COMPRENDRE CE QUI SE PASSE REELEMENT A BRUXELLES :

    EUROPE /
    Un Membre de la Commission Trilatérale remplace un Bilderberg au Sommet de Copenhague
    Mercredi 25 Novembre 2009

    Un Membre de la Commission Trilatérale remplace un Bilderberg au Sommet de Copenhague
    Le gouvernement Danois a désigné un membre de la Commission Trilatérale pour présider le Sommet sur le changement climatique des Nations Unies à Copenhague. Lykke Friis, ancien doyen à l’Université de Copenhague, remplacera Connie Hedegaard – membre des Bilderberg – qui a été nommé au poste de Premier Commissaire au climat de l’Union Européenne.

    La Commission Trilatérale est l’invention de David Rockefeller et de Zbigniew Brzezinski (qui ont été les premiers directeurs exécutifs de la
    Commission) avec l’aide de Brookings Institution (un des Think Tanks les plus puissants du CFR de Rockefeller), du Conseil aux Affaires Étrangères (CFR) et de la Ford Foundation. L’ordre du jour de la Commission est de créer un unique gouvernement mondial.

    « Think Tanks » : Groupes de pensée financés par le CFR (crée et possédé par Rockefeller) qui conseillent aux plus haut niveaux les dirigeants US, et par voie de conséquence le reste du monde, Hillary et Obama ne cache pas leur affiliation au CFR et l’importance de cet organisme pour le gouvernement
    US.

    « Si on peut dire du Conseil aux Affaires Étrangères (CFR) que c’est un vivier incontournable des concepts idéalistes pour un monde unique, alors la Commission Trilatérale peut être considéré comme ‘la Task Force’ formée pour s’accaparer des positions clés. La Commission Trilatérale a déjà placé ses membres aux postes les plus importants des États-Unis, » a écrit Patrick Wood. « Les soutiens philosophiques de la Commission Trilatérale sont pro-Marxistes et pro-socialistes. Ils sont solidement opposés au concept d’État-nation et en particulier à la Constitution des Etats-Unis. Ainsi, la souveraineté nationale doit être diminuée pour ensuite être totalement supprimée afin de faire place au Nouvel Ordre Mondial qui sera régi par une élite globale non élue, dans un cadre juridique créé par eux-mêmes. »

    http://www.augustreview.com/issues/globalization
    http://www.infowars.com/trilateralist-replaces-bilderberger-to-chair-copenhagen-summit/
    Traduction Alter info

    La discrétion et le commerce dirigent l’Europe.




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  • jnsplu
    27 janvier 2010 at 18 h 31 min - Reply

    @Tacili et Adel.

    Les questions que je me pose en lisant vos deux posts sont les suivaantes:

    1- Qu’est ce qu’un Etat religieux ? Peut etre que ce point obscur à souhait et brandi par les uns et les autres pour faire peur aux uns et à faire rager les autres, pense t on, ne recouvre rien de précis ? Si on en discutait un peu ?

    2- Quelle démocratie voulez vous appliquer en Algérie. Peut etre que si vous nous expliquez ce qu’est la démocratie pour vous ce serait plus facile de discuter. Descartes comme son nom l’indique n’est pas Algérien que je sache et ne nous cristalisons pas sur Descartes mais parlons plutot de la démocratie qui nous interesse. Descartes ne nous interesse en aucun cas. Ses vérités procèdent des vérités propres à sa contrée, à son temps et aux préoccupations existentielles liées à sa société bien que nous puissions nous inspirer de son oeuvre, nous n’avons pas à la prendre pour un livre saint. Bien avant lui des philosophes et des savants musulmans ont préparé le terrain pour lui permettre à partir de sa lunette occidentale de voir ce qui sied à sa société.

    3- Quel sort réservez vous a la majorité du peuple et à sa volonté de garder sa religion et à s’en prévaloir dans ses rapports de statut personnel, dans ses rapports de voisinage, dans ses rapports tout court ou peut être pensez vous que le Coran est injuste dans ses dispositions liées à l’héritage à la famille et autres que proposez vous alors, qu’on délaisse le Coran dans nos rapports sociaux et qu’on singe les occidentaux sous prétexte qu’ils sont plus modernes ? Est ce que c’est uniquement ça qui fait leur modernité ?

    Ou peut etre vous joindrez vous à ceux qui disent que ce peuple est immature, qu’il est du « ghachi », qu’il est inculte ? Ou reconnaitriez vous enfin que la démocratie telle que pratiquée en occident n’est pas pour ce peuple conscient de ses devoirs et imbu de spiritualité qui ne veut pas de la démocratie telle quelle est mais veut en prendre le meilleur comme dit l’adage arabe : »la sagesse est la chose perdue des gens de foi, ils la reprennent là ou ils la trouvent ». Et un musulman devrait pouvoir reconnaître sans problème que les mécanismes de la démocratie et non pas de la laicité car Adel semble confondre les deux, les mécanismes de la démocratie disais-je ne sont pas étrangers à l’Islam, sont une forme de sagesse dans la manière de diriger en l’étape actuelle et peuvent être aisément être adaptés à notre culture.
    Enfin est il plus important de progresser spirituellement et moralement ou plutot de réaliser des progrès matériels pour devenir une société de consommation ou la marchandise est reine et les multinationales des façonneuses de processus mentaux et de comportements ? Dans ce dernier cas c’est ce à quoi s’emploient les dirigeants actuels pourquoi les en blamer pour tenter de faire pire ?




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  • jnsplu
    27 janvier 2010 at 18 h 45 min - Reply

    @ Adel.

    « Tout à fait d’accord. Gardons quand même à l’esprit que cette moralisation est le fruit de 200 ans d’exercice de la démocratie et que si on supprimait la démocratie et ses institutions, les pays occidentaux deviendraient comme le nôtre, où le gros poisson mange le petit.

    Comment moraliser les comportements ? Ne faut-il pas des lois et des institutions pour cela (école, médias, Justice, Police, etc.) ? Éduquer, Prévenir, Corriger, Punir… Voila le travail quotidien de toute démocratie véritable. »

    Pendant cette moralisation de 200 ans ils se sont occupés à détruire nos sociétés. Celles ci étant étant détruites il est évident qu’il nous faut les reconstruire, s’ils nous laissent faire bien entendu. Ce qu tu cites comme instruments pour moraliser les comportements est l’oeuvre d’un Etat souverain ou il règne de la justice à tous les niveaux et ou les droits de l’Homme sont respectés quelle que soit lla forme de l’Etat et ou la représentation populaire est effective. Ce peut etre un état musulman ou démocrate cela ne change pas le fond.

    Amitiés.




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  • BRAHIM
    27 janvier 2010 at 20 h 51 min - Reply

    @jnsplu, personne ne peut n’y n’oserait remettre en question l’islamité de notre pays. Depuis quand la séparation de l’islam et de la politique veut dire la mort de l’islam en Algérie. Je veux bien qu’on me l’explique et qu’on me convaint d’une manière didactique et rationelle. Je pose la question, mais j’anticipe la réponse déjà bien établie.




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  • Sharif Hussein
    27 janvier 2010 at 21 h 26 min - Reply

    @BRAHIM.
    Pour le moment je suis detenteur d’un passeport marocain,en attendant la reunification de nos pays au sein de l’union du Maghreb Amazigh(UMA),qui ne peut etre que democratique et federal.
    j’ai tenu à prèciser cet aspect pour un soucis de transparence envers nos amis les forumiste,meme si je suis pérsuadé que ça n’interesse pas grand monde.
    Wassalm.




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  • BOUKEZOUHA abdelouahab
    27 janvier 2010 at 23 h 24 min - Reply

    Salam,

    Adel, j’avoue que je suis un peu déçu. J’ai retenu que vous n’étiez ni anthropologue, ni sociologue ni historien de l’islam mais quand même vous avez pris le risque, méritoire cependant, de soulever des questions fondamentales dans la construction d’un projet de société sans penser, au préalable, à leur implication sur le plan théorique.

    Tout le monde peut avoir des positions politiques, même les plus tranchées, sans les fonder théoriquement, mais l’intellectuel, ce que vous êtes, a, avant tout, des convictions théoriques pour prendre un engagement politique.

    Et nous sommes, cher Adel, dans le domaine des idées qui exige de nous tous de la rigueur intellectuelle.

    Je suis déçu parce que je pensais que vous alliez parler de la question de l’autorité dans la pensée musulmane. Vous me parlez de pouvoir califal et d’autorité sultanienne sans autre forme de développement théorique et conceptuel.

    Il me semblait que le fondement de l’autorité en islam se situait autour de l’Ijmâ (le consensus dont on parle tout le temps en ce moment pour réaliser le rassemblement de l’opposition) que vous avez pourtant évoqué, en passant, sur la question de l’orthodoxie.

    Bref, il eut été utile pour nous tous d’engager une discussion sérieuse sur la conception de l’Ijmâ classique, de nous interroger sur la formation d’un Ijmâ moderne et de tenter de repenser, dans une modernité auto produite, la panoplie des vieux concepts de l’islam, selon le mot de Mohamed Abduh qui affirme avec d’autres savants qu’il « n’y a en aucune façon ce que certains appellent l’autorité religieuse. » (Moh Abduh, Al islam wan-Nasrâniyya…, le Caire 1931, p 63).

    Ni le calife ni le qadi ni le muftî ni le « sheikh al islam », fonctions instituées par le pouvoir politique, ne détiennent l’autorité.

    Moh Abduh ajoute (p. 67) « il n’est permis à aucun d’eux de prétendre à un droit de domination sur la foi, le culte ou les idées de l’individu. »

    Conclusion : s’il n’y a pas d’autorité religieuse en islam, il ne peut donc y avoir d’hommes de religion, l’imam lui-même ne relève pas de cette catégorie.

    Je me permettrai de ne pas relever ce que vous avez dit sur les « institutions religieuses » en Algérie qui pour moi sont une caricature.

    J’ai eu l’ambition de croire que le débat allait être placé à un certain niveau de la discussion et que nous allions aborder le sujet sous l’angle de la philosophie politique islamique, par exemple.

    Les approximations et les généralisations font des dégâts désastreux dans nos sociétés dont les valeurs fondamentales viennent de l’islam. Raison pour laquelle il est plus qu’utile de préciser le discours et de définir le sujet dont on parle.

    Il conviendrait d’ailleurs de lever la confusion qui découle du mot Religion lui-même que l’on traduit généralement par le mot arabe Dîn alors que celui-ci recouvre différentes acceptions dans le texte coranique selon le contexte de son emploi. Je vous incite à faire ce travail pour le plaisir.

    La religion, aujourd’hui, n’est plus seulement ce lien entre l’ici bas et l’au-delà ou la relation au divin. Certaines idéologies qui, comme le marxisme, ont décrété la mort de Dieu, représentent ce qu’il y a de plus absolu. Nietzsche et Marx mangeraient leurs chapeaux en voyant ce retour au religieux partout dans le monde.

    Nous revenons toujours à ce qui est notre référence, domination intellectuelle oblige : l’Occident qui a fait ceci ou n’a pas fait cela. Et nous devons, quant à nous, copier, adapter, faire ou nous abstenir de faire. Nous sommes dans la théorie de l’homme et du singe. Quelle différence y a-t-il entre l’un et l’autre ? L’homme produit des objets, le singe joue avec.

    Cela me rappelle d’ailleurs la légende sous une photo de Ferhat Abbas auquel un journal colonial avait consacré un article : « Voici, disait-elle, un indigène habillé comme un homme ». Le leader de l’UDMA était vêtu d’un costume européen et d’une cravate style IIIème République.

    Vos références, cher Adel, sont incomplètes concernant la conquête du pouvoir ou sa contestation selon des critères religieux : l’Irlande du Nord notamment fonctionne sur la base du critère religieux, voire de la discrimination religieuse. Vous connaissez, sans doute, l’histoire ancienne et récente de ce pays.

    Je vous l’apprends, peut-être : en tête de la Constitution de la Confédération helvétique figure depuis 1291, date de sa fondation, cette invocation de Dieu : « Au nom de Dieu Tout-Puissant. » Il n’ y a pas si longtemps, il a été proposé par la faculté de théologie de l’Université de Genève de changer cette invocation en : « Au nom de Dieu, source et limite de tout pouvoir, amen. »

    Ceci pour dire que le religieux est toujours présent et toujours prégnant dans les sociétés considérées comme laïcisées et sécularisées ; c’est le cas de la Suisse.

    D’autre part, dans bon nombre de pays européens sécularisés la référence à la religion est fréquente. Des partis politiques et des syndicats militent sur la base de l’éthique religieuse : des Démocrates-chrétiens et autres Chrétiens-sociaux gouvernent de grands pays comme l’Allemagne, les Pays-Bas, la Belgique et d’autres.

    En France, les partis centristes comme le Nouveau centre, par exemple, sont des Démocrates-chrétiens qui participent au gouvernement de Nicolas Sarkozy, la CFTC est un syndicat catholique (Confédération française des travailleurs catholiques) etc…

    Je suis sûr que vous connaissez la France, un pays qui affirme haut et fort sa laïcité. Pourtant, il n’y a pas dans l’Hexagone un seul village qui n’affiche pas à l’entrée les horaires des messes et qui ne fasse pas sonner les cloches de son église. Et pas seulement le dimanche… Les grandes métropoles comme Paris, Lyon et Marseille ne sont pas représentatives de cette France profonde de Giscard d’Estaing.

    Néanmoins, vous persistez à considérer que la réalité est formée d’un principe unique. C’est ce que l’on appelle le monisme, je crois.




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  • Koulou
    28 janvier 2010 at 1 h 03 min - Reply

    Bonjour tout le monde!
    J’ai passé en revue presque tous les commentaires des internautes,lis et relis certains passages aussi intéressants les uns que les autres et j’en suis arrivé à la conclusion que tout ce débat,à mon humble avis,tourne autour de L’ISLAM ET LA DÉMOCRATIE. Comment peut-on concilier ISLAM ET DÉMOCRATIE dans la socièté d’aujourd’hui.
    J’aimerais qu’on me réponde à certaines questions que je vais soulever à l’intention de la rédaction et aux internautes qui s’intérressent à la vie sociale et politique de l’Algérie d’aujourd’hui:
    1er:Peut-on être Musulman et démocrate en même temps et vise versa?
    2em:Peut-on construire un pays ou une nation avec des préceptes Islamiques?
    3em:Peut-on vivre harmonieusement dans une socièté Islamique?
    4em:Est-ce-que l’ISLAM D’AUJOUD’HUI EST COMPATIBLE AVEC LA DÉMOCRATIE? Je ne parle pas ici des Musulmans de tout courants,mais d’un ISLAM en tant que doctrine universelle ou guide supprème(constitution) et courant politique?
    5em: Est-ce-que l’Islam est une menace pour la démocratie et vis versa?
    6em: Peut-on accorder des concessions à l’Islam sans lui porter préjudice? etc…
    7em: Si réellement l’ISLAM n’est pas compatible ou présente des carences ou est un danger pour la démocratie comment se fait-il que tout l’occident et le monde développé d’aujoud’hui investisent des milliards de dollars et d’euros dans de la propagande mensongères pour étouffer cette religion.
    Je termine mon commentaire par cette info qui pourrait être utile pour débattre et développer une thèorie autour de ses trois grands axes qui régissent toutes les sociètés occidentales:
    L’économie mondiale(occidentale)tourne autour de trois principales industries qui sont: Le jeu de hasard,la prostitution et l’agro-alimentaire(le pork), tous les 3 sont interdit par la religion Islamique. Je ne vais pas m’avancer ici avec des chiffres ($$$) mais juste les jeux de hasards apportent à la socièté occidentale la bagatelle somme de centaines de milliards de $ et d’euros par année.




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  • L’Observateur
    28 janvier 2010 at 1 h 39 min - Reply

    LU sur Internet ce commentaire décisif,à mon sens,et qui porte sur LE NOUVEL ORDRE RELIGIEUX.
    Posté le 16/01.2010, par BOUNOUA Samy. Le voici :
    ——————————–
    « Bonjour! Il semble que ce sujet capital – qui touche autant la RELIGION que la GEOPOLITIQUE – n’a pas encore été traité dans ce forum. J’aimerais donc partager ce texte que j’ai écrit il y a quelque mois. Je précise qu’il s’adresse à tout le monde, et pas seulement aux croyants.

    Juin 2006. Une revue militaire américaine, Armed Forces Journal(AFJ), présente deux cartes du Moyen-Orient [8] : « before », la carte de 2006 ;« after », la carte recomposée selon des critères ethniques et religieux. L’auteur de ces cartes est un lieutenant-colonel à la retraite : Ralph PETERS. Auteur de nombreux ouvrages de géopolitique, cet ancien du renseignement fait partie de l’équipe dirigeante d’AFJ. Cette revue n’est qu’un pan d’un véritable empire de la presse militaire américaine. En effet, la maison mère d’AFJ, Army Times Publishing Company est une filiale de la très puissante société Gannett, qui publie au Etats-Unis près de 90 quotidiens (dont USA Today et USA Weekend) et contrôle 22 stations de télévision. Au Royaume Uni, 17 quotidiens sont sous sa coupe. En 2005, les revenus financiers générés par l’ensemble s’élèvaient à 7.6 milliards de dollars. [9] Ces cartes ne sont donc pas le simple fait d’un original. Au contraire, elles ont été soigneusement préparées, au sein de « think tanks » et d’instances militaires soucieuses de prendre pied dans ces régions convoitées.

    La destruction des frontières et la soumission du Moyen-Orient à l’axe euro-atlantique ne sont pas les seuls projets développés par Ralph Peters. Ce dernier appelle aussi à la création d’un « Etat sacré islamique », comprenant les lieux saints de l’Islam : la Mecque et Médine. A ce sujet, Ralph Peters écrit dans son article Frontières de sang, que faire pour améliorer le Moyen-Orient? : « La cause principale de la large stagnation du monde musulman réside dans le traitement réservé à la Mecque et à Médine considérés comme leur fief par la famille royale saoudienne. Les lieux saints de l’Islam soumis au contrôle de la police d’Etat de la part d’un des plus bigots et oppressifs régimes au monde ont permis aux Saoud de projeter leur croyance wahhabite à la fois intolérante et disciplinée au-delà de leurs frontières. […] Imaginez comme le monde musulman se sentirait mieux si la Mecque et Médine étaient dirigés par un Conseil représentatif tournant issu des principales écoles et mouvements de l’Islam dans le monde au sein d’un Etat sacré islamique – une sorte de super Vatican musulman – où l’avenir de la foi serait débattu au lieu d’être arbitrairement fixé. »

    Édifiant. Il faudrait donc, selon Ralph Peters, REFORMER l’Islam afin de l’adapter aux principes occidentaux, et MODIFIER les esprits musulmans pour qu’ils épousent pleinement la GRANDE MYSTIQUE MONDIALISTE mystique . Certains parlent d’un
    «Vatican II musulman » [10]. D’autres d’un «Vatican II du Khalifat » [11].

    Les plans de Ralph Peters sont en parfaite adéquation avec les « Discussions de Kronberg » (Kronberger Gespräche) menée depuis 1995 par le plus influent des think tanks européens : la Fondation BERTELSMANN. Pour ses promoteurs, il s’agit de favoriser l’émergence d’un immense bloc euro-atlantique prolongé jusqu’à l’État d’Israël : ce qu’ils appellent les « trois piliers du Judaïsmes » [12]. Et les MUSULMANS DEVRONT SE PLIER. Ainsi, l’enjeu des
    « discussions de Kronberg » est de «MODERNISER» l’Islam pour mieux l’astreindre aux normes du MONDIALISME. En OCCIDENTALISANT les structures politiques, sociales et morales des sociétés musulmanes. Cette volonté a été affiché sans complexes par Joscha FISCHER, dans son discours prononcé lors de la quarantième conférence de Munich, sur la politique de sécurité dans le cadre de l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord (OTAN), le 7 février 2004 [13]. Évidemment, une telle politique risque d’allumer la poudrière qui couve dans cette région ô combien explosive. Comment les musulmans accepteront-ils les préceptes d’un Occident largement déchristianisé, dont la seule religion tolérée est la religion du capital, et qui vit sous les clochers du matérialisme? Pour réussir cette entreprise, les moyens mis en oeuvre risquent d’aboutir à un chaos inimaginable. Pas seulement au Moyen-Orient, mais dans le monde entier. Certes, les mondialistes au pouvoir n’en ont que faire.

    En fait, tout se passe comme si les adeptes de cette politique avaient pour programme Le meilleur des mondes [14], l’utopie d’Aldous HUXLEY, écrite en 1931. Tout se passe comme s’ils s’étaient déjà appropriés les prêches de Mustapha Meunier, l’administrateur mondial de l’Europe Occidentale : « Il y avait quelque chose qui s’apellait le Christianisme… L’éthique et la philosophie de la sous consommation… A présent nous avons l’Etat mondial. » [15]
    Tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes.
    ————————–.
    Notes:
    [8] http://www.globalresearch.ca/articlePic … medium.jpg
    [9] Pierre Hillard, La marche irrésistible du nouvel ordre mondial, François-Xavier de Guibert, Paris, 2007, page 72.

    [10] Ibid. , page 73.

    [11] Alain Soral, dans une conférence intitulée Vers une gouvernance globale…, donné le 9 mars 2009, à Paris.

    [12] Rapport en anglais : Europe, the mediterranean and the Middle East, strengthening responsibility for stability and development , Discussion paper presented by the Bertelsmann Group for Policy Research and Center for Applied Policy Research, Munich: Felix Neugart, to the VII. Kronberg Talks, 17-19 january 2002. Organised by the Bertelsmann Foundation, Gütersloh, Christian-Peter Hanelt and Matthias Peitz.
    Ajoutons une chose : Ralph Peters se définit comme un ami « de longue date » de l’Etat d’Israël (New York Post, 22 juillet 2006).

    [13] «Toutefois, si nous voulons remporter le combat contre le terrorisme du djihad, nous devons suivre une approche nettement plus vaste et plus approfondie dans la région du Proche et Moyen-Orient. En effet, derrière ce nouveau terrorisme se cache une crise profonde de modernisation, dans une grande partie du monde arabo-islamique.
    Nos efforts communs pour la paix et la sécurité sont condamnés à l’échec si nous pensons que seules les questions de sécurité ont de l’importance. Elles en ont très certainement! Mais dans cette lutte contre le terrorisme, la sécurité englobe des aspects bien plus vastes: la modernisation sociale et culturelle, tout comme la démocratie, l’État de droit, les droits des femmes et la bonne gouvernance revêtent une importance presque supérieure encore. » in http://www.medea.be/index.html?doc=1668.

    Les propos de Joschka Fischer du 7 février 2004 sont d’autant plus convaincants qu’il a participé aux
    « Discussions de Kronberg » de janvier 2002.

    [14] Aldous Huxley, Le meilleur des mondes, Plon, 2004. A l’origine, publié en 1932, à Londres, aux éditions Chatto and Windus.

    [15] Ibid., page 71 et 72.

    Lire l’article en entier sur:
    //geopolitique.passion-histoire.net/viewtopic
    Article: Vers un nouvel ordre religieux?




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  • Adel
    28 janvier 2010 at 8 h 24 min - Reply

    Il y a deux équipes sur le terrain. L’une domine le jeu et marque but après but. L’autre est dominée et encaisse les buts.

    Un observateur impartial fait remarquer à l’entraineur de l’équipe dominée et menée au score que sa tactique de jeu est mauvaise et qu’il serait bien inspiré d’adopter celle de l’adversaire qui donne de meilleurs résultats.

    « Es-tu fou ? » lui répond ce dernier. « Abandonner ma tactique pour adopter celle de l’adversaire ? Jamais ! Plutôt crever ! »




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  • Adel
    28 janvier 2010 at 9 h 10 min - Reply

    @Koulou

    Bonjour,

    « Je termine mon commentaire par cette info qui pourrait être utile pour débattre et développer une théorie autour de ses trois grands axes qui régissent toutes les sociétés occidentales:
    L’économie mondiale(occidentale)tourne autour de trois principales industries qui sont: Le jeu de hasard, la prostitution et l’agro-alimentaire(le pork), tous les 3 sont interdit par la religion Islamique. Je ne vais pas m’avancer ici avec des chiffres ($$$) mais juste les jeux de hasards apportent à la société occidentale la bagatelle somme de centaines de milliards de $ et d’euros par année. »

    Réduire toute l’activité scientifique, technique et économique de l’Occident à cela me semble être pour le moins une contre-vérité. Tout ce qui vous entoure, du clavier sur lequel vous tapez jusqu’au scanner qui sert à dépister des maladies qui pourraient vous emporter est le fruit de l’activité de l’Occident. Ce n’est pas en donnant une fausse image de la réalité que l’on fera progresser notre cause. Les sociétés occidentales ont beaucoup de défauts, mais les nôtres en ont plus encore. C’est cela qu’il faut voir. Beaucoup de musulmans sincères (qui étaient en Algérie des militants du FIS) vivent aujourd’hui dans cet Occident haï et ne peuvent plus (ne veulent plus) vivre en Algérie.

    L’Occident c’est des banquiers et des patrons d’empires industriels, mais ce n’est pas seulement cela. C’est aussi des peuples. Les États-Unis c’est 305 millions d’habitants. L’Union européenne c’est 500 millions de personnes. C’est ces 800 millions d’êtres humains qu’il faut voir.




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  • jnsplu
    28 janvier 2010 at 9 h 13 min - Reply

    @ Brahim.
    Bonjour cher ami.

    Citation: » personne ne peut n’y n’oserait remettre en question l’islamité de notre pays. Depuis quand la séparation de l’islam et de la politique veut dire la mort de l’islam en Algérie. Je veux bien qu’on me l’explique et qu’on me convaint d’une manière didactique et rationelle. Je pose la question, mais j’anticipe la réponse déjà bien établie. »

    Le droit est l’instrument privilégié de la politique et si la religion ne doit pas se traduire par des règles de droit pour régir la société, c’est qu’elle est écartée. Si on postule que l’Etat futur ne doit pas prendre en compte les préoccupations religieuses des Algériens, cela voudra dire que le droit de la famille, notamment, ne s’inspirera plus du droit musulman. C’est le sujet le plus brulant dont feu Boumerdienne avait conscience et qu’il a laissé dans les tiroirs croupir des années par peur de jeter un pavé dans la mare. Il faut dire que les règles de la répudiation, de la polygamie et de l’héritage qui sont les principaux éléments du statut personnel ne cadrent plus avec notre vision « moderne » occidentalisée. On prèfère l’adultère à la polygamie et les pouponières se remplissent de bébés abandonnés. On prèfère casser les familles et le frère ne prend plus en charge sa soeur dans le besoin et prèfère la laisser faire le trottoir alors que le droit musulman lui fait obligation de la prendre en charge. Le mari non plus ne subvient plus aux besoins de son épouse et soit elle travaille et lui donne la paie soit il la répudie, nouvelle forme aberrante d’application du droit musulman, alors que celui ci tranche clairement sur le sujet:l’épouse est à la charge de l’époux meme si elle a ses propres ressources financirèes, sauf si elle elle veut bien sans contrainte participer aux charges familiales.

    Comme tu le vois nous sommes en pleine politique en partant de données religieuses de droit. La séparation du politique et de la religion entraine l’émergence de normes juridiques concurrentielles de celles de l’islam qui alors disparaitront graduellement. Le droit musulman étant par définition un droit d’entraide communautaire et d’unité dans l’action, on se retrouvera devant une conception individualiste du droit issue des lumières qui fera tache d’huile et à terme influera sur l’ensemble de la stucture de l’islam dans la société.

    Mes amitiés.




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  • radjef said
    28 janvier 2010 at 9 h 16 min - Reply

    Bonjour tout le monde. Avant Descartes et Kant, il y a Ibn Rochd et son fameux » Ecroulement de la philosophie » qui n’est pas une remise en cause de l’Islam…Quant la raison humaine est en accord avec la raison divine,tout va mieux dans le meilleur des mondes, mais lorsque la raison humaine est en désaccord avec la raison divine, la raison humaine doit l’emporter. Dans cette fameuse these, Ibn Rochd s’appuie sur des versets coraniques…Par ailleurs je souhaite que certains internautes m’expliquent ce que c’est au juste la modernité…La modernité est ce que l’arabe et l’islam sont archaiques, ou bien la modernité parceque l’Occident est developpé?




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  • Adel
    28 janvier 2010 at 9 h 40 min - Reply

    @L’Observateur

    Bonjour,

    Par le passé, la construction de grands ensembles se faisait par un général à la tête d’une troupe de braves soldats, fidèles et décidés (d’Alexandre le Grand à Napoléon Bonaparte, les exemples ne manquent pas).

    Aujourd’hui, les guerres de conquête ne sont plus admises. Les grands ensembles doivent donc être le résultat d’une adhésion volontaire des populations. C’est certainement plus difficile et cela prendra plus de temps. Je ne pense pourtant pas que les Européens aient un autre choix, s’ils ne veulent pas affronter l’Amérique, le Japon et la Chine en rang dispersés.




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  • BOUKEZOUHA abdelouahab
    28 janvier 2010 at 10 h 03 min - Reply

    Salam,

    Adel, vous donnez de vos conjectures précédentes une explication encore plus alambiquée. Le changement de stratégie des PC européens, passer de l’idéal révolutionnaire, j’aurais pu dire l’illusion, à la réalité électorale ne signifie pas l’adhésion de leur part au système capitaliste qu’il aspire à transformer.

    Leur participation aux élections n’est pas, comme vous semblez le dire, une tactique de prise du pouvoir. Elle était dictée par les contraintes de la sociologie politique qui étudie les rapports sociaux. Les pesanteurs institutionnelles et les mentalités ont influencé de leur poids cette décision.

    Les PC européens étaient abondamment critiqués et dénoncés par les partis de la Révolution permanente comme des révisionnistes. Les partis trotskystes de la IVème Internationale subissent les mêmes contraintes et les mêmes pesanteurs pour s’engager, à leur tour, dans une démarche similaire sans céder aux sirènes de la collaboration de classes dont ils accusent les partis communistes, à l’instar du Parti communiste italien qui a réalisé le compromis historique avec la Démocratie chrétienne.

    La révolution n’est plus cet acte de violence par lequel le prolétariat renverse la bourgeoisie mais un bulletin de vote qui participe à la transformation sociale.

    Le problème qui se pose à tous ces partis se revendiquant toujours du marxisme et à leurs cousins socialistes est celui du désengagement de l’Etat, notamment de la sphère économique abandonnée au libéralisme de Friedrich Hayek.

    Les partis socialistes et communistes sont devant le dilemme de gérer le capitalisme, une fois au pouvoir, et devant le choix idéologique de l’économie de marché ou de la société de marché.

    Je crois que vous avez tort de croire que les partis communistes de l’Europe de l’Ouest ont tous virés leur cuti et s’achemineraient, comme vous dites, vers la social-démocratie qui s’est nettement « droitisée » dans certains pays comme l’Allemagne ou la Grande-Bretagne de Tony Blair.

    Le Parti socialiste français lui-même n’a toujours pas trouvé la voie de Bad Godesberg malgré la présence en son sein de personnalités franchement sociales-démocrates.

    Les partis communistes sont le produit d’une situation historique, économique et sociale, les partis islamistes sont, en plus, le produit d’un environnement culturel. L’identité ou plus précisément la perte de l’identité à cause de l’uniformisation qu’impose la mondialisation, a motivé leur naissance et leur engagement dans l’espace politique d’autant que les projets de développement accéléré, dans le cas de l’Algérie, ont lamentablement échoué. Ces partis répondent à la fois à une exigence sociale et à une quête identitaire.

    Un intellectuel comme vous ne doit pas succomber à la facilité d’un argument qu’il sait fallacieux pour avoir analyser les rapports de force qui se sont exprimés le 11 janvier 1992. L’état des forces en présence, institutionnellement parlant, était, vous le savez, très largement en faveur de cette colonne vertébrale que forme l’armée qu’il faudra briser en la cantonnant à ses missions de protection du territoire.

    La guerre et la paix sont entre les mains de cette institution qui a usurpé le pouvoir constituant du peuple.

    C’est cet aspect fondamental de la démocratie que vous avez volontairement ou involontairement occulté pour laisser penser que les règles du jeu démocratique sont fixées par les partis politiques et l’armée qui se posent comme le démiurge de la Constitution.

    Les autres partis politiques n’ont ni à accepter ni à rejeter le FIS qui dispose des mêmes droits qu’eux. Les partis politiques se rassemblent ou se combattent selon les affinités idéologiques qui les unissent ou qui les séparent.

    Le FIS a été victime d’un procès d’intention qui n’établissait en aucune manière sa culpabilité. La preuve est là, patente, que ce pouvoir militaire qui s’est posé en défenseur de la démocratie a modifié son patrimoine génétique pour en faire une caricature.

    Toute votre rhétorique consiste, si je vous ai bien compris, à défendre la souveraineté populaire sans laquelle la démocratie n’est qu’une hypothèse.

    Le changement est là : restituer au peuple son pouvoir constituant. Il lui appartient de décider de son système social.

    L’attaque de l’Occident contre l’Union soviétique portait essentiellement là-dessus.

    Vous insistez encore sur l’échec du FIS sans savoir s’il vous peine ou il vous réjouit. Je l’ai contesté et je le conteste toujours si vous continuez à le situer en 1992. Vous n’indiquez plus cette date dans votre réponse. A cette date là, l’échec est celui de la démocratie qu’un coup d’Etat militaire a écrasé dans l’œuf. C’est beaucoup plus tard que le FIS a consommé son échec politique du fait de très nombreux paramètres dont la violence qui lui est attribuée n’est pas le moindre, mais aussi les divisions, l’absence de stratégie et une communication désastreuse.

    Adel, vous posez des questions qui méritent évidemment des réponses que je n’ai pas. L’analyse politique ne suffit pas à elle seule pour comprendre l’imbroglio dans lequel nous sommes, il y faut une approche psychanalytique pour investiguer l’inconscient personnel et collectif des Algériens. Oula3ala.




    0
  • Adel
    28 janvier 2010 at 10 h 44 min - Reply

    @jnsplu

    Bonjour, cher ami,

    « Ce peut être un état musulman ou démocrate cela ne change pas le fond. »

    De mon point de vue, l’islam, en tant que doctrine (Coran, Hadith), corpus de lois (Fiq’h, etc.) et civilisation, est notre référence et notre « milieu » naturel. D’autre part, la démocratie moderne avec ses institutions est une solution technique qui permet de gérer au mieux les sociétés d’aujourd’hui, caractérisées par une grande différenciation et une grande complexité. Cette solution est neutre et ne fait référence à aucun principe religieux, de même qu’elle ne combat aucune religion. Je ne crois pas qu’on puisse trouver un seul texte qui dise que l’Etat de droit moderne ait comme préalable la disparition de la religion. Cette solution peut donc être utilisée en terre d’islam sans aucun problème. La question de la laïcité, qui est parfois mise en avant, ne me semble avoir aucune pertinence dans le cas de notre pays, à moins de considérer l’existence d’une communauté ibadite comme une raison suffisante pour son introduction. Dans tous les pays occidentaux vivent aujourd’hui des communautés professant des religions différentes. Sans la laïcité, un musulman ne pourrait pas vivre en France, car si l’Etat français n’était pas laïc, il soutiendrait forcément une religion et ce serait naturellement le catholicisme chrétien. Les petits musulmans devraient apprendre le catéchisme à l’école et tout musulman devrait jurer sur la Bible de dire toute la vérité devant une Cour de Justice. La laïcité est donc en faveur des musulmans en Occident. Mais cela gêne qui que les principes de l’islam soient enseignés dans nos écoles ou que, dans nos Tribunaux, on nous demande de jurer sur le Coran de dire toute la vérité ?

    Qu’est-ce donc qu’un Etat musulman non démocrate ? Voila la question à laquelle j’aimerais que tu répondes.

    Merci

    P.S. : En avril 2010, des élections présidentielles et législatives vont se dérouler au Soudan, où le Général El-Bachir, après un coup d’Etat contre Sadeq al Mahdi en 1989, a pris tous les pouvoirs (Chef de l’Etat, Premier Ministre, Chef des Forces Armées et Ministre de la Défense) et appliqué la chariaa en collaboration avec Hassan al Tourabi. Affaire à suivre.




    0
  • Adel
    28 janvier 2010 at 11 h 15 min - Reply

    @Tacili

    Bonjour,

    Si l’on s’en tient, comme tu sembles le faire, à la fameuse sentence de Marx « La religion est l’opium du peuple. », alors, pour être conséquent avec soi-même, on doit aboutir à la conclusion logique que cet opium doit être retiré au peuple, afin de le guérir. L’Etat doit donc combattre la religion par tous les moyens.

    En 70 ans d’existence, l’Etat soviétique n’a pas réussi dans cette entreprise. De même l’Etat turc, après une période de laïcité imposée aussi longue, a du accepter de laisser un parti islamiste gouverner le pays.

    Soyons donc sérieux et remisons au placard tous les jugements réducteurs. Le débat ne sera utile que si nous parlons de la réalité.

    C’est l’islam qui structure et rythme la vie des Algériens. Certains sont plus pratiquants que d’autres, certains portent la barbe et d’autres non, certaines portent le hidjab et d’autres le jean, mais tous baignent dans l’islam. Envisager une Algérie sans islam, est, me semble-t-il, une hypothèse totalement irréaliste, pour ne pas dire fantaisiste.

    Amicalement




    0
  • Adel
    28 janvier 2010 at 12 h 25 min - Reply

    @BOUKEZOUHA abdelouahab

    Bonjour,

    Je suis sincèrement désolé de vous avoir déçu. Permettez-moi de vous rappeler, cependant, que je ne suis pas un intellectuel (j’exerce le métier d’ingénieur depuis plus de 30 ans ; je suis donc un technicien). Je ne passe pas mon temps à penser, car je dois gagner ma croûte aussi. Je suis un homme de la rue, un Algérien qui a honte de s’être tu jusqu’à ce jour et qui a décidé de parler. Je parle donc et j’échange des idées avec mes compatriotes sur un forum. La plupart des intervenants sur ce forum ne sont pas des intellectuels, non plus. Cela n’est pas très gênant, cependant, car nous ne sommes pas devant un jury de doctes professeurs payés par l’Etat pour penser et produire des œuvres impérissables.

    Je me suis fixé comme principe de parler de la réalité. J’en parle avec mes mots et en essayant d’être logique. Je peux me tromper et je ne demande qu’à être corrigé. Cela ne me gêne nullement, au contraire, d’apprendre de mes compatriotes plus éclairés. Si vous estimez que vous ne devez discuter qu’avec des intellectuels, alors je crois que vous vous trompez d’audience : c’est à l’université que vous trouverez des professeurs armés de tout le savoir nécessaire pour produire les concepts les plus abstraits.

    Notre problème, cependant, est de nous débarrasser d’un pouvoir despotique qui a mis notre pays à genoux. Nous devons aussi mettre à la place de ce pouvoir un État plus juste, ce que nous appelons l’Etat de droit. Bien sûr, l’idéal c’est que nous ayons une solution parfaitement adaptée à nos besoins, conforme aux principes islamiques et enracinée dans notre culture. Combien d’étudiants et de diplômés en sciences politiques, combien d’historiens, de sociologues, d’anthropologues arabes et musulmans réfléchissent en ce moment au problème de l’Etat islamique idéal ? Beaucoup, je présume. Leurs lumières ne nous sont pas encore parvenues, hélas – peut-être sommes-nous fautifs aussi, mais nul n’est parfait. Alors, nous faisons comme nous pouvons. Si vous êtes l’un d’eux et que vous êtes disposé à nous faire profiter de vos connaissances, je vous promets que nous vous écouterons d’une oreille très attentive. Exposez-nous, je vous prie votre vision des choses concernant l’autorité, le pouvoir, l’Etat et ses institutions, en terre d’islam. Qui gouverne le pays ? Comment se font les lois ? Comment se fait le contrôle ?

    Cordialement




    0
  • tacili
    28 janvier 2010 at 13 h 41 min - Reply

    @ jnsplu

    1- Qu’est ce qu’un Etat religieux ? Peut être que ce point obscur à souhait et brandi par les uns et les autres pour faire peur aux uns et à faire rager les autres, pense t on, ne recouvre rien de précis ? Si on en discutait un peu ?

    R: La philosophie d’un Etat religieux est fondée sur des prémisses métaphysiques qui ne sont pas vérifiables, tels l’existence de : un Dieu, un messager, un message (livre saint) , un test, du mal, du bien, un jugement, un enfer, un paradis. Cette croyance fondatrice de la philosophie religieuse est représentée par des institutions qui travaillent pour concrétiser cette vision du monde et guider les fideles au salut de leurs âmes le jour du jugement et les aider a jouir des délices du paradis et des « fameuses Houris ».
    Un Etat religieux et également fondé sur un corpus légal puisé dans les textes religieux et leurs interprétations d’ou la nécessite d’un clergé spécialise dans l’adaptation des lois aux conformisme religieux.
    Le débat dans un Etat religieux est fermé ou limité. Aucun courant de pensee no-religieux ou anti-religieux n’est admis. Tous se passe entre chouyoukh et disciples.

    ————————

    2- Quelle démocratie voulez vous appliquer en Algérie. Peut etre que si vous nous expliquez ce qu’est la démocratie pour vous ce serait plus facile de discuter. Descartes comme son nom l’indique n’est pas Algérien que je sache et ne nous cristalisons pas sur Descartes mais parlons plutot de la démocratie qui nous interesse. Descartes ne nous interesse en aucun cas. Ses vérités procèdent des vérités propres à sa contrée, à son temps et aux préoccupations existentielles liées à sa société bien que nous puissions nous inspirer de son oeuvre, nous n’avons pas à la prendre pour un livre saint. Bien avant lui des philosophes et des savants musulmans ont préparé le terrain pour lui permettre à partir de sa lunette occidentale de voir ce qui sied à sa société.

    R :Je n’ai jamais cru que j’allais entendre dans ma vie l’expression suivante : “Descartes n’est pas algerien que je sache” Mohamed l’est-il ? Ibn taymiya l’est-il ? Mohamed Abdouh l’est-il ? Passons. Les savants musulmans éclairés tels Ibn Rochd et Ibn Sina et meme Al Razi ont été traités d’athées pour votre information. Ce que je veux est un systeme juste, au mieux neutre ou au pire “soft” religieusement. Une démocratie participative souple sans trop d’interventionisme Etatique. Je veux qu’un éspace vital soit guaranti constitutionnellement a tous les courants de pensees.

    ————————-

    3- Quel sort réservez vous a la majorité du peuple et à sa volonté de garder sa religion et à s’en prévaloir dans ses rapports de statut personnel, dans ses rapports de voisinage, dans ses rapports tout court ou peut être pensez vous que le Coran est injuste dans ses dispositions liées à l’héritage à la famille et autres que proposez vous alors, qu’on délaisse le Coran dans nos rapports sociaux et qu’on singe les occidentaux sous prétexte qu’ils sont plus modernes ? Est ce que c’est uniquement ça qui fait leur modernité ?

    R : Je n’ai pas des intentions éradicatrices mais plutôt defensives. Je veux que ce peuple me réserve le droit d’exprimer mes opinions librement et ouvertement, c’est tout. Je veux un échange de civisme. Ce qui me concerne sont les grandes lignes directrices et non telle ou telle loi en particulier.
    Personne ne demande de singer les occidentaux mais de faire aussi bien qu’eux et pourquoi pas mieux. L’anti-occidentalisme est aussi une forme d’extremisme. Faut-il être plus nuancé dans nos jugements.
    Par contre laisser le Coran de coté pourrait etre une bonne idee. C’est mon opinion.

    ————————–

    4. Ou peut etre vous joindrez vous à ceux qui disent que ce peuple est immature, qu’il est du « ghachi », qu’il est inculte ? Ou reconnaitriez vous enfin que la démocratie telle que pratiquée en occident n’est pas pour ce peuple conscient de ses devoirs et imbu de spiritualité qui ne veut pas de la démocratie telle quelle est mais veut en prendre le meilleur comme dit l’adage arabe : »la sagesse est la chose perdue des gens de foi, ils la reprennent là ou ils la trouvent ». Et un musulman devrait pouvoir reconnaître sans problème que les mécanismes de la démocratie et non pas de la laicité car Adel semble confondre les deux, les mécanismes de la démocratie disais-je ne sont pas étrangers à l’Islam, sont une forme de sagesse dans la manière de diriger en l’étape actuelle et peuvent être aisément être adaptés à notre culture.

    R: Une autre conte-vérité: les mécanismes de la démocratie ne sont pas étrangers a l’Islam. Vous insinuez que Omar Ibn Al Khattab levant la main de Abu Bakr et demander un plébiscite est démocratique ? Ou le Coran sur les épées de Mouawiya ? Ou que Karbala fut le resultat d’un “ débat démocratique” ? De quels mécanismes parlons nous ? De la succession héréditaire au trone ? De Al Hadjaj bombardant la Kaaba avec des “manjanik” ? Essayons d’être raisonnable chers amis. L’Islam n’a jamais connu de démocratie ou des formes de conertation populaires. C’etait un jeu de clans et de tribus.
    Les musulmans peuvent, néanmoins, progresser surement en commencant par arreter par exemple de dire « Radiya Allahou Anhouma » quant ils parlent de Ali et de Mouawiya. Ce genre de schizophrenie est révélateur.
    Il y a eu de grands hommes politiques dans l’historie de l’islam mais ils étaient intrinsèquement grands et ce n’est pas l’islam qui les a rendu ainsi.

    —————————–

    5. Enfin est il plus important de progresser spirituellement et moralement ou plutot de réaliser des progrès matériels pour devenir une société de consommation ou la marchandise est reine et les multinationales des façonneuses de processus mentaux et de comportements ? Dans ce dernier cas c’est ce à quoi s’emploient les dirigeants actuels pourquoi les en blamer pour tenter de faire pire ?

    R: C’est a chacun de décider ses buts et objectifs et maximiser sa vie. Je n’ai aucune recommandation a prescrire. Accomplissement spirituel ou gains materiels chacun choisi. L’essentiel et de guarantir que les fortunes soient legales et que les choix sont respectés.

    Merci pour l’opportunite de debattre




    0
  • tacili
    28 janvier 2010 at 14 h 37 min - Reply

    @ Adel,

    Pour une enieme fois je repete : Je milite pour que mes droits soient garantis et respectes dans un eventuel Etat a domination religieuse. C’est tout.

    Je ne suis pas dans la fantaisie mais dans l’expression de mes opinions. Le fait que je veux voir une Algérie laïque n’est pas une fantaisie est légitime. Je ne veux effacer la religion de personne mais juste me protéger contre l’hegemonisme religieux.

    tu m’appelle a être sérieux et parler de réalité et tu me dis que l’islam structure et rythme la vie des algériens. Es-tu sérieux je suis tente de te demander ?

    Si la vie des algériens est rythme par l’Islam alors, mon cher ami, il y a surement matière a réfléchir sur ses bienfaits. C’est un argument contre et non pour toi hélas.

    Merci




    0
  • L’Observateur
    28 janvier 2010 at 15 h 12 min - Reply

    @ Adel
    Vous écrivez:
    « Aujourd’hui, les guerres de conquête ne sont plus admises. Les grands ensembles doivent donc être le résultat d’une adhésion volontaire des populations ».
    ————————————————–

    « LES GUERRES DE CONQUÊTES NE SONT PLUS ADMISES ».

    G.Bush et les chaussures volantes!
    Pour ne pas avoir compris que « les peuples n’admettent plus les guerres de conquêtes », G.Bush a failli recevoir une paire de chaussures sur la tête! Cette image, a elle seule, a réduit l’hyperpuissance US à une bande d’envahisseurs,de criminels pillards,de barbares gesticulants et de fossoyeurs des peuples! Hilarant!

    Par ailleurs,je constate que les informations-clés que contiennent les commentaires que j’ai posté,ne vous interpellent en rien et pourtant…..! Permettez moi donc d’insister auprès de vous pour vous recommander de vous rapprocher de l’un des experts connus et reconnus pour ses brillantes analyses géopolitiques: Pierre HILLARD, Docteur en sciences politiques,Professeur et écrivain.

    Quelques vidéos-conférences-interwiews de Pierre HILLARD sur:
     » LA MARCHE IRRÉSISTIBLE DU NOUVEL ORDRE MONDIAL « .

    Source : http://www.dailymotion.com/commented/group/pierrehillard/1

    Je vous recommande vivement,et tout particulièrement,sa toute dernière prestation d’une durée de Quatre (4) heures où,ce dernier,nous apporte un éclairage lumineux sur les arcanes des vrais décideurs de la vie politique internationale.Si,d’aventure et à Dieu ne plaise, cela ne s’impose guère à vous,,peut-être ce sera là,une amorce d’une réflexion consolidée par des FAITS&DOCUMENTS.Et,rien que l’observation.

    Il me serait tout aussi agréable de persévérer dans ma volonté d’informer,encore et toujours, mes compatriotes sur les enjeux cruciaux de ce XXIème siècle où seuls règnent les rapports du fort au faible.
    Pour conclure pour cette fois-ci,j’insiste pour affirmer avec force que,pour résoudre un problème,encore faut-il établir un bon DIAGNOSTIC.

    Cordialement




    0
  • L’Observateur
    28 janvier 2010 at 15 h 17 min - Reply
  • Adel
    28 janvier 2010 at 15 h 54 min - Reply

    @BOUKEZOUHA abdelouahab

    Bonjour,

    « Vous insistez encore sur l’échec du FIS sans savoir s’il vous peine ou il vous réjouit. Je l’ai contesté et je le conteste toujours si vous continuez à le situer en 1992. Vous n’indiquez plus cette date dans votre réponse. A cette date là, l’échec est celui de la démocratie qu’un coup d’Etat militaire a écrasé dans l’œuf. C’est beaucoup plus tard que le FIS a consommé son échec politique du fait de très nombreux paramètres dont la violence qui lui est attribuée n’est pas le moindre, mais aussi les divisions, l’absence de stratégie et une communication désastreuse. »

    Je n’ai ni à me réjouir, ni à avoir de la peine; je fais un constat. Ce constat d’échec est évidemment fait aujourd’hui. L’échec de la démocratie est l’échec de tous les Algériens. L’échec du FIS va encore plus loin que cela, puisque le parti a été quasiment détruit. Si j’étais un militant du FIS, je crois que j’en voudrais terriblement aux dirigeants du parti de l’avoir mené à cette catastrophe, car s’en est une. Le premier devoir d’un chef n’est-il pas de préserver ses troupes lorsque l’ennemi est plus fort ?

    Le coup d’Etat de 92 a prouvé aux Algériens que le pouvoir ne pouvait pas changer de mains par le jeu électoral. Si les choses en étaient restées là, et si après la retombée de la tension qui a suivi le coup d’Etat, il y avait eu un climat moins dramatique, peut-être que l’idée d’un front uni pour changer pacifiquement le système – ce que nous essayons de faire aujourd’hui – aurait émergé et fait son chemin pour finalement aboutir à un résultat. 18 ans après le coup d’Etat, on en est au même point. Voila l’échec.




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  • jnsplu
    28 janvier 2010 at 16 h 03 min - Reply

    @ Tacili.

    1-Etat religieux.

    L’Etat est un ensemble de structures mises en places ici sur terre pour gouverner des vivants. Quelle que soit sa philosophie, la manière d’agencer ces structures SEULE, détermine le degré de liberté et de tolérance à la critique du pouvoir ainsi que le niveau de transparence dans l’exercice de celui ci. Que l’état applique le droit musulman ou le droit juif ne change rien.

    2-La démocratie.

    Meme si Mohamed n’est pas Algérien c’est mon prophète et je sens de l’appartenance à son égard, je ne la ressens pas envers Descartes, désolé de te décevoir. Pour moi l’application du droit musulman doit etre contextualisée et donc ni Mohamed Abdou ni Ibnou Taimia ne m’interpellent totalement comme Descartes.
    Ibnou Rochd et Ibnou Sina n’ont pas vécu en 2010 et déjà se permettaient des réflexions que l’Europe qui leur était contemporaine et que nous prenons comme modèle ne pouvait même pas comprendre.

    J’ai fait plus haut un commentaire sur la démocratie je pense que tu as du le survoler. Je t’ y renvoie pour plus de précisions sur ce que j’entends.

    3-La place de la religion du peuple:

    « Par contre laisser le Coran de coté pourrait etre une bonne idee. C’est mon opinion. « 

    Le problème c’est que le peuple ne voudra pas je pense. Que faire alors ? Le forcer ?

    Oui le geste de Omar pour son époque était démocratique, je ne l’insinue pas, je l’affirme. A cette époque la structuration de l’Etat musulman était une avancée significative dans les manières de gouverner les peuples et d’instaurer une justice et une équité qu’on ne peut remettre en cause. C’est d’ailleurs ce qui a permis l’expansion relativement facile de l’Islam. A ce niveau du post je perçois de ta part une certaine animosité à l’égard de cette période. Peut etre que je me trompe. Mais je prèfère éviter de répondre. Je peux te dire cependant que l’Etat musulman après les 4 Califes n’était plus d’inspiration Mohammadienne sauf peut etre bien plus tard et à l’intermède de celui qu’on appelle le 5 ème Khalife.

    Encore une fois je te renvoie à mon commentaire sur la démocratie pour le reste.

    4-Choix de vie:

    Entièrement d’accord avec toi pour dire que chacun fait les choix qu’il croit les mieux indiqués pour lui et que les autres et l’Etat doivent les lui faciliter et…les défendre surtout . Très près de nous l’Emir Abdelkader à décrété le Djihad pour défendre …des Chrétiens en Syrie. Mais le fait est que l’Emir Abdelkader est un musulman non obscurantiste qui m’inspire :).

    A te lire encore et toujours.




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  • L’Observateur
    28 janvier 2010 at 19 h 43 min - Reply

    je reprends à mon compte,ce commentaire que je considère digne d’intérêt et d’être inséré dans le débat qui nous anime. Le voici :

    DOGMATISME RELIGIEUX / DESPOTISME POLITIQUE
    Mais qu’en est-il au juste?

    Le dogmatisme religieux n’est pas une notion exclusive à l’Islam et s’applique aux trois religions abrahamiques. Elle a sa raison d’être dans une société religieuse:
    « L’Ecriture sainte peut parfois devenir «un poison, lorsqu’elle est lue sans notes et sans explications par une intelligence individuelle insuffisamment éclairée. »
    « C’est pour cela que l’Eglise a pour rôle d’interpréter et de mettre à la portée des fidèles la Parole écrite. C’est pour cela qu’il faut toujours en revenir « à l’autorité ». »
    Joseph de Maistre

    Par ailleurs, l’Islam n’est pas synonyme d’un système politique despotique qui implique un pouvoir autoritaire, arbitraire, oppressif, tyrannique, sur tous ceux qui lui sont soumis. Prétendre le contraire, revient à ne pas reconnaitre en Mohammad(BDSSL) et ses Compagnons, ces hommes instruits par Dieu pour élever l’âme humaine et la sortir des ténèbres où elle se perdait.

    Le despotisme est à chercher ailleurs, dans la forme du gouvernement prétendument « islamique » au pouvoir en Algérie dans laquelle la souveraineté est exercée par une autorité unique (une seule personne ou un groupe restreint) qui dispose d’un pouvoir absolu.
    Il en va ainsi, hélas, dans la plupart des pays dits « islamiques » qui ne sont d’autres que des autorités spoliatrices car ne craignant pas Dieu. Ces dictatures implacables sont soit, mises en place ou bien cautionnées par des « démocraties » du monde occidental, imprégnées par les Droits de l’homme SANS DIEU et la laïcité.

    Dans ce début du XXIème siècle le despotisme le plus virulent et qui nous menace TOUS, est certainement le TOTALITARISME OLIGARCHIQUE, ce régime politique dans lequel la plupart des pouvoirs sont entre les mains d’un petit nombre d’individus, d’une caste composée de quelques familles de la HAUTE FINANCE INTERNATIONALE,DES MULTINATIONALES ET DES TRUSTS. La source de leur pouvoir est la richesse, la force militaire, la cruauté génocidaire et nihiliste. On peut sans se tromper affirmer que toutes les grandes guerres,les maladies et les famines anciennes, actuelles ou à venir,sont de leurs responsabilités directes.




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  • Koulou
    28 janvier 2010 at 21 h 23 min - Reply

    Rebonjour!
    @Adel
    Je croix que vous n’avez pas saisi la nuance que je voulais faire en indiquant les 3 facteurs de la réussite de l’occident.
    Loin de moi de vouloir minimiser les progrés scientifiques et techniques de l’occident.
    « L’innovation méne le monde » comme disent les scientifiques d’aujourd’hui.Mais quand vous sortez dans la rue,vous allez voir des bars,des casinos,des lieus de débauches,des bars de danceuses nues etc… mais vous ne verrez pas un laboratoire scientifique avec tout son arsenal médical ou toute sorte de découvertes techniques et autres malgré qu’il y en a dans ces pays développés.Ce sont des statistiques occidentales pas les miennes. De plus ces recherches tech/scientifiques dont vous parlez puisent leurs argents de ces 3 piliers de l’économie.Prenez n’importe quel pays de l’occident et vous vous rendez compte que son économie tourne autour de ses 3 axes.On intalle de plus en plus de casinos,de bars,de lieu de débauches etc…dans ces pays qui tablent leurs profits sur ces trois industries.
    La dépendance agro-alimentaire des pays emmergeants est tellement criante qu’ils dépensent toutes leurs économies pour pouvoir l’alimenter correctement(Le cas de l’Algérie en est un),ils vont même jusqu’à s’endetter pour satisfaire leurs besoins essentiels.Certains pays du 1/3 monde vont jusqu’à courbé l’échine à ses pays développés pour qu’ils les satisfasse.Un pays qui n’est pas capable ne se satisfaire en besoin Agro-alimentaire ne peut se prétendre comme tel.
    Ce sont des réalités d’aujourd’hui.




    0
  • BOUKEZOUHA abdelouahab
    28 janvier 2010 at 23 h 20 min - Reply

    Salam,

    Est-ce que l’on peut restituer à chacun son œuvre et son travail sans être désobligeant à l’égard de qui que ce soit ? Ceci dans un esprit de clarté et d’information. « L’écroulement des philosophes » (Tahafut al-falasifa) que l’on traduit aussi par « Incohérence des philosophes » est l’œuvre d’El Ghazali auquel Ibn Rushd répond par son « Ecroulement de l’écroulement » que l’on traduit également par « Incohérence de l’incohérence




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  • radjef said
    29 janvier 2010 at 11 h 47 min - Reply

    Bonjour tout le monde.@BOUKEZOUHA abdellouahab.Vous avez entierement raison. L’ecroulement de la philosophie est l’oeuvre d’El Ghazali, une oeuvre dans laquelle il demande de bannir et d’excommunier Ibn Rochd qui a plaidé contre l’interpretation rigoriste de l’Islam dans son ouvrage la philosophie. Veuillez donc me pardonner.




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  • Adel
    29 janvier 2010 at 13 h 31 min - Reply

    @L’Observateur

    Bonjour,

    « Dans ce début du XXIème siècle le despotisme le plus virulent et qui nous menace TOUS, est certainement le TOTALITARISME OLIGARCHIQUE, ce régime politique dans lequel la plupart des pouvoirs sont entre les mains d’un petit nombre d’individus, d’une caste composée de quelques familles de la HAUTE FINANCE INTERNATIONALE, DES MULTINATIONALES ET DES TRUSTS. La source de leur pouvoir est la richesse, la force militaire, la cruauté génocidaire et nihiliste. On peut sans se tromper affirmer que toutes les grandes guerres, les maladies et les famines anciennes, actuelles ou à venir, sont de leurs responsabilités directes. »

    Il me semble qu’il y a, en Occident, trois éléments qui fonctionnent ensemble : les classes possédantes (devenant des groupes de plus en plus restreints, des sortes de clubs fermés), le régime politique démocratique et le développement scientifique et technique.

    Les groupes qui détiennent le pouvoir économique essaient d’orienter le développement scientifique et technique dans le sens de leurs intérêts, le plus souvent au détriment de l’intérêt du plus grand nombre. La démocratie permet à tous ceux qui veulent protéger les intérêts du plus grand nombre de lutter contre ces groupes.

    Dans la plupart des pays du tiers-monde, il y a trois autres éléments : un groupe dirigeant composé le plus souvent de militaires, ou s’appuyant sur eux, des richesses naturelles et un régime politique dictatorial.

    Il y a une alliance de fait entre les groupes qui détiennent le pouvoir économique en Occident et ceux qui détiennent le pouvoir politique dans le tiers-monde. Les richesses naturelles servent à remplir les comptes bancaires des uns et des autres. Mais à l’inverse des pays occidentaux, dans nos pays, personne ne peut rien faire pour s’opposer à cet état de fait.

    Où est la solution?

    Il me semble que c’est l’instauration de la démocratie dans les pays du tiers-monde. Jusqu’à l’écroulement de l’empire soviétique, les révolutionnaires marxistes préconisaient la destruction des classes possédantes par la révolution prolétarienne qui nationaliserait tous les moyens de production. Aujourd’hui, cette alternative ne présente plus aucun attrait pour personne, pour les raisons que l’on connait. Les classes possédantes sont toujours là, cependant. La seule arme qui reste pour lutter contre les effets négatifs de leur pouvoir est la démocratie, en Occident et dans le tiers-monde.

    C’est la dictature qui règne sans interruption depuis plusieurs décennies dans les pays du tiers-monde qui possèdent des richesses naturelles qui alimente et renforce le pouvoir des oligarchies d’Occident. L’intervention des troupes américaines et britanniques au Moyen-Orient n’aurait jamais pu réussir sans la complicité de tous les régimes despotiques de la région qui disposent de fabuleuses réserves de pétrole. Ce sont ces régimes-là qui financent l’effort de guerre. Se débarrasser d’eux n’est-il pas la priorité des priorités ? Chaque pays arabe qui instaure une véritable démocratie est un allié en moins pour ces oligarchies.

    Les régimes nationalistes anti-impérialistes type Boumédiène, Saddam Hussein, Hafedh El Assad ou Kadhafi n’ont jamais réussi à s’unir pour régler le problème palestinien. Ils ont, en revanche, transformé leurs peuples en sujets serviles. Dans tous les carrefours et à l’entrée de tous les édifices publics de Baghdad trônaient les statues et les portraits géants du dictateur Saddam. Le même spectacle se retrouve à Tripoli et Damas. Les crimes commis par Saddam contre son peuple ne peuvent pas être oubliés. Toutes les solutions qui veulent remettre en selle ce type de régime pour résister à l’impérialisme occidental doivent être découragées. Seule une véritable démocratie, qui redonnera la parole aux peuples et aux meilleurs enfants de ces peuples, sans aucune forme de tutelle, ouvrira de nouvelles voies pour l’accomplissement de cette tâche noble qui est la construction d’un monde débarrassé des guerres et de la domination des banquiers et des groupes militaro-industriels.




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  • BRAHIM
    29 janvier 2010 at 14 h 39 min - Reply

    Moi je serais bien heureux de savoir comment on peut définir la démocratie dans un pays arabo-musulman. On sait ce qu’est la démocratie dans les pays occidentaux mais on ne sait ce qu’est la démocratie dans un pays musulman. Déjà quelques questions liminaires s’imposent : Existe-t-il un exemple de pays musulman démocratique ? Si oui, lequel ? Comment y fonctionne la démocratie dans ce pays ? S’il n’existe pas d’exemple de pays musulmans, il faut donc l’inventer puis le définir. Je pose cette question car chaque fois que je propose ma conception de la démocratie sur le site, on me rétorque que je suis déformé et influencé par la culture occidentale et on me reproche de vouloir « importé » une démocratie incompatible avec la culture arabo-musulmane. La démocratie dans un pays occidental est en gros définie à partir des notions suivantes : la liberté de conscience, la liberté d’opinion, l’alternance, la séparation des pouvoirs, la liberté de culte, la liberté de la presse, l’indépendance de la justice, la non immixtion de l’armée dans la politique et l’économique, le respect des minorités, la séparation de la religion et de la politique. Est-il possible que quelqu’un puissent définir la démocratie dans un pays musulman pour qu’on sache de quoi l’on parle ? Ce serait très intéressant d’engager ce débat.




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  • Adel
    29 janvier 2010 at 15 h 44 min - Reply

    @radjef said

    Bonjour, cher ami,

    J’interviens juste pour attirer votre attention sur la persistance d’un petit malentendu dans votre dernier post. Al Ghazali a précédé Ibn Rushd. C’est le dernier qui a critiqué le premier. On ne peut que regretter le tarissement de la pensée philosophique islamique avec Ibn Rushd et qu’il n’y ait eu aucun penseur musulman pour le critiquer et le dépasser. L’échange d’arguments qui a eu lieu entre Ibn Rushd et Al Ghazali aura également lieu, en sens inverse, plus tard, en France, entre Pascal et Descartes, le premier défendant la Foi contre l’envahissement de la Raison (Le cœur a ses raisons que la raison ne comprend pas).

    Pour ceux que cela intéresse, voici des extraits de wikipedia concernant les deux philosophes :

    Abou Ḥamid Moḥammed ibn Moḥammed al-Ghazālī (1058-1111), autrefois connu en Occident sous le nom de Algazel (arabe : أَبُو حَامِد الغَزَالِيّ abū ḥāmid al-ġazālīy) est un penseur musulman d’origine persane.
    Personnage emblématique dans la culture musulmane, il représente le mysticisme le plus profond.
    Al-Ghazali eut une formation philosophique très poussée ; il écrivit un essai tentant de résumer la pensée des grands philosophes musulmans (Al-Kindi, Rhazès, Al-Farabi, Avicenne…). Déçu dans sa recherche d’une vérité philosophique finale, il s’oriente vers un mysticisme profond refusant toute vérité aux philosophes et les accusant d’infidélité. Dans son ouvrage Tahafut al-Falasifa (L’incohérence des philosophes), il montre, par la méthode même des philosophes, qu’il maîtrise du fait de ses études, que les philosophes n’aboutissent qu’à des erreurs, condamnables car contredisant la Révélation. La critique vise principalement l’aristotélisme d’Avicenne.
    Il sera un siècle plus tard encore critiqué par Ibn Rouchd.

    Abu’l-Walid Muhammad ibn Rouchd de Cordoue (né en 1126 – année supposée de sa naissance – à Cordoue en Andalousie, actuelle Espagne – mort le 10 décembre 1198, à Marrakech, Maroc), dit Ibn Ruchd, plus connu en Occident sous son nom latinisé d’Averroès, et de son nom complet Abū l-Walīd Muhammad ibn Ahmad ibn Muhammad ibn Ahmad ibn Ahmad ibn Rušd أبو الوليد محمد بن احمد بن محمد بن احمد بن احمد بن رشد , est à la fois un philosophe, un théologien islamique, un juriste, un mathématicien et un médecin musulman andalou du XIIe siècle.
    Son œuvre est reconnue en Europe Occidentale de laquelle il est, d’après certains, comme le spécialiste Alain de Libera, pour ses commentaires sur Aristote, « un des pères spirituels ». Certains vont jusqu’à le décrire comme l’un des pères fondateurs de la pensée laïque en Europe de l’Ouest.
    Son ouverture d’esprit et sa modernité déplaisent aux autorités musulmanes de l’époque qui l’exilent comme hérétique et ordonnent que ses livres soient brûlés. Il demeura profondément méconnu jusqu’au XIIIe siècle qui commence deux ans après sa mort. Il commenta abondamment et brillamment les œuvres d’Aristote : aussi les théologiens latins le nommaient-ils Le Commentateur.

    L’extraordinaire et vaste culture d’Averroès va lui permettre de donner un statut et un rôle très précis à la philosophie, au côté de la religion. Son point de vue extrêmement élaboré et profondément aristotélicien va constituer un chef-d’œuvre de cohérence.
    Philosophe, médecin, astronome, il est aussi cadi, c’est-à-dire homme de loi, juge. Et c’est sur le terrain juridique que le cadi de Séville va porter la première offensive contre les détracteurs de la philosophie. Le chef de file de ces derniers ayant vécu un siècle plus tôt et à l’autre extrémité du monde musulman, c’est à Al-Ghazali qu’ibn Rushd va pourtant répondre. L’ouvrage d’al-Ghazali, le Tahafut al-falasifa (incohérence des philosophes) est comme une référence pour le mysticisme musulman et est précisément celle des ash’arites qui sévissent en Andalousie à l’époque d’ibn Rushd.
    Avec le Kitab fasl al-maqal (livre du discours décisif), il répond d’une manière totalement nouvelle à un très ancien problème que l’on retrouve dans le sous-titre de l’ouvrage : celui de la « connexion entre la Révélation et la philosophie ». Expérience inédite, la réponse est placée sur le terrain juridique, celui de la science de la Loi musulmane : Ibn Rushd ancre la philosophie dans la réalité sociale. Il s’agit de fonder en droit l’existence du philosophe dans la cité musulmane, ce qui aboutit à cet évènement singulier dans l’histoire : la philosophie se trouve ainsi légitimée aussi bien aux yeux du droit de la société, qu’à ceux de la loi religieuse.
    Ainsi, ibn Rushd constate que le Coran s’adresse à tous les musulmans : aussi bien de faible que de haute culture. Le caractère universel de la Révélation ne saurait précisément être universel s’il ne s’adressait pas à eux selon leur niveau de culture. Il y a le sens premier, simple et imagé pour le commun des mortels et un discours plus soutenu ; il arrive qu’une contradiction apparaisse entre ces deux types d’énoncés et c’est précisément là que doit intervenir la philosophie : le philosophe, par le raisonnement, doit déceler le sens profond, caché du Texte.
    Ibn Rushd va pouvoir donner à la philosophie, dans une fatwa, son caractère « obligatoire », comme le veut la Loi musulmane. Ne pas éclairer le Texte par une réflexion philosophique serait nuire à la Foi du Fidèle.
    Dans le Tahafut al-Tahafut (incohérence de l’incohérence), l’ouvrage d’al-Ghazali est critiqué point par point, les propos sont sanctionnés par une fatwa qui les caractérise comme « blâmables », et la philosophie d’Aristote restaurée dans sa plus pure version. Averroès a toujours mis en avant le fait de comparer le monde où il vivait et la religion qu’il devait respecter pour être en accord avec l’importance de l’islam durant son époque.
    Ibn Rushd est peut-être le philosophe qui a le mieux saisi cette philosophie, et il est d’ailleurs connu, à son époque et pour la postérité, comme le Grand Commentateur (i.e. des textes aristotéliciens).




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  • L’Observateur
    29 janvier 2010 at 17 h 30 min - Reply
  • jnsplu
    29 janvier 2010 at 18 h 24 min - Reply

    La notion de démocratie est une notion de droit constitutionnel occidentale qui a vu le jour à Athènes en Grèce antique pour prendre peu à peu sa forme actuelle dans les pays de l’occident. Elle se caractérise par la participation des citoyens à la décision publique soit directement, soit par le biais de réprésentants.

    Les libertés publiques, presse, culte, etc… sont un acquis de la démocratie et font partie de ses effets, certains sont récents. Les élus en effet ont intêret en démocratie à se faire réélire et donc à plaire.

    L’alternance au pouvoir est une condition de la démocratie qui ne peut perdurer sans elle.

    La laicité est un autre concept apparu bien plus tard, compte tenu de l’immixion de l’institution eccléciastique dans la gestion des Etats apparus en dehors d’elle et se dérobant à son pouvoir , l’église à été écartée par le biais de ce concept, lequel sur le plan pratique produit d’autres effets.

    Par contre les mécanismes de la démocratie directe ou indirecte car il y a deux sortes de démocratie comme dit plus haut, directe comme elle s’exerçait jusqu’à très récemment dans un des cantons de la Suisse ou le peuple se réunissait périodiquement et dans sa totalité dans un stade pour légiférer et désigner ceux qu’il chargeait d’exécuter ses décisions et il y a la démocratie indirecte ou représentative dans laquelle le peuple élit ses représentants, comme en Algérie et dans la majorité des pays arabes et musulmans mais de manière plus saine et ceux ci agissent réellement en son nom.

    Afin que le pouvoir ne soit pas concentré entre quelques mains comme c’est le cas chez nous, les mécanismes de la démocratie représentative exigent qu’il y ait séparation et équilibre entre les pouvoirs et nous avons trois modèles de cette séparation en occident: le modèle anglais, américain et français. Pourquoi plusieurs modèles parce que la mise en place de la démocratie n’est pas chose aisée et qu’il faut assurer l’indépendance des institutions pour permettre l’expression réelle de la volonté des élus représentant le peuple.Les différents pouvoirs et spécialement l’exécutif à tendance à élargir son aire d’inflence et à fagociter les autres pouvoirs. Le modèle Français dit présidentialiste est celui qui concentre le plus de pouvoirs entre les mains du président, il fait suite à la crise de 58 due à la guerre d’Algérie.

    Finalement dès qu’il y a réelle représentation populaire dans l’exercice du pouvoir, qu’il à séparation des pouvoirs en vue de les amener à s’équilibrer, il y a démocratie.

    Ce qu’il manque à la démocratie chez nous c’est un vote transparent et non falsifié, que les libertés permettent de critiquer au besoin et dénoncer le cas échéant sans subir de contrainte, que ce vote donne lieu à la désignation de gens réellement élus par le peuple et ayant l’intention de le représenter réellement et dans son intêrêt et non pas le leur, que les institutions qu’ils vont occuper soit indépendantes les unes des autres de façon à ce qu’il n’y ait de pression sur aucun d’entre eux et qu’il puisse exprimer librement le programme pour lequel il a été élu.

    En d’autres termes la démocratie dans les pays arabes peut exister à condition qu’on arrete de traficoter les urnes pour leur faire dire ce qu’elles ne disent pas. Le reste peut etre bon.

    Dans les premières formes de l’Etat musulman durant le règne des 4 Califes dits éclairés, il existait une séparation des pouvoirs de fait qui par la suite se sont concentrés. Le problème est un problème de fond avant d’etre un problème de forme. Le modèle islamique initial ou le modèle démocratique occidental, s’ils arrivent à réellement asseoir une séparation des aires de gouvernance et spécialement la justice, si on décide de permettre l’alternance au pouvoir, si on libère la presse. la pensée critique et l’expression sans entrave , si on permett des électiosn réellement transparentes propres et honnetes, on peut emrger du tunnel si le projet de société qu’on adopte est conforme à nos traditions.




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  • jnsplu
    29 janvier 2010 at 19 h 08 min - Reply

    J’ajouterai que la démocratie c’est surtout un peuple conscient de son existence, de ses droits et de ses devoirs et qui réclame les uns et use des autres sans craindre qui que ce soit.




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  • BOUKEZOUHA abdelouahab
    29 janvier 2010 at 20 h 47 min - Reply

    Salam,

    Adel, votre réponse est frappée de bon sens, sauf que chacun se lève tôt le matin pour gagner le pain de ses enfants d’une manière ou d’une autre, ce qui, à ma connaissance, n’empêche pas la réflexion, je ne suis pas, pour ma part, dans la position du penseur de Rodin, sauf que la fonction de penser n’est pas le champ clos de l’université ou des universitaires qui vivent les mêmes réalités politiques, économiques et sociales que le plus déclassé de nos compatriotes.

    Leur rôle précisément est de traduire en théorie la pratique sociale, de dire pour faire que cette réalité change, se transforme.

    Dire c’est déjà faire. Et ce que vous faites, ce que font les internautes avec lesquels vous êtes en inter(ACTION) par le moyen de la parole, des idées que vous produisez. Vous êtes dans la fonction de l’intellectuel qui produit du sens, du discours.

    Sauf que, cher compatriote, l’opposition au pouvoir illégitime que vous dénoncez, peu importe sa fraîcheur, que d’autres dénoncent depuis fort longtemps, remonte au lendemain de l’indépendance pour ne pas parler des dissensions d’avant.

    Si la situation d’aujourd’hui est différente, évidemment, de celle qui prévalait dans les années 60, 70, 80 ou 90, la contestation n’a, quant à elle, jamais cessé depuis que ce régime a substitué la force armée à la volonté du peuple, il y a 48 ans.

    Ce que nous vivons aujourd’hui, sans doute avec plus de conscience, plus d’acuité et de relais de l’information, nous le vivions déjà dans l’indifférence, en apparence, de nos revendications quasiment similaires aux vôtres.

    Une ou deux phrases seulement pour démontrer la quasi similitude des discours d’aujourd’hui et ceux des années 70 ou 80.

    En 1976, le PRS dont le président était encore Mohamed Boudiaf se prononçait clairement dans son « Programme minimum transitoire » pour « la création d’institutions protégeant le citoyen contre l’Etat (c’est l’Etat de droit, n’est-ce pas). En particulier la libération de tous les prisonniers politiques y compris Ben Bella (auquel Boudiaf s’était opposé), l’abrogation de tous les décrets répressifs, l’amnistie générale et la cessation de toutes les poursuites policières pour des raisons politiques… »

    « Nous sommes persuadés, écrit la lettre d’El Djarida en avril 1979, que seuls la reconnaissance et le respect des droits élémentaires du citoyen (droit à l’expression, à l’organisation ….), peuvent effectivement contribuer à l’assainissement des mœurs politiques et à la normalisation de la vie politique dans notre pays. »

    On retrouve, (n’est-ce pas ?), exactement les mêmes préoccupations, les mêmes revendications, les mêmes constestations et le même discours chez les autres composantes de l’opposition qui rapportent dans leurs publications respectives les mêmes événements qu’aujourd’hui : grèves dans les usines, manifestations populaires dans les régions que la presse aux ordres ne répercutait pas, bien sûr, divisions des clans au pouvoir etc… (Voir les publications de l’opposition des années 60, 70, 80, PRS, El Djarida notamment, FFS, son bulletin de liaison, OST, ses brochures et ses tracts, le Mouvement des communistes-léninistes algériens,El-Oummami, MDA, El Badil, la Tribune entre autres mouvements et organisations).

    Même les plus révolutionnaires de ces organisations comme l’OST (parti de Louisa Hanoune) et le MCA (mouvement communiste algérien) prônaient une lutte pacifique contre ce pouvoir dont l’illégitimité n’est pas à démontrer.

    Toutes ces organisations ont échoué à faire tomber ce Régime. Peut-être parce que leurs directions agissaient de l’extérieur, cela peut constituer une réponse mais elle n’est pas suffisante. Il y a certainement d’autres paramètres qu’il faudra prendre en considération pour analyser cet échec ou cette absence de réussite pour faire dans la litote.

    Toutes les générations de l’opposition ont donné la priorité, comme vous le faites aujourd’hui, à ce que l’on appelle le terrain et au déboulonnage du Régime actuel, vous dites que « le problème est de se débarrasser de ce pouvoir despotique ». On répond toujours à l’urgence. Certes, il faut faire cela, mais il faut faire aussi autre chose que de l’incantation dont il faut impérativement sortir pour ne pas avoir les mêmes effets que les mêmes causes provoquent forcément.

    On ne peut pas faire du passé table rase. Il y a, depuis 1962, une accumulation d’expériences dont il faudra, c’est la sagesse même, tenir compte pour ne pas reproduire les mêmes erreurs et les mêmes aventures.

    Chacun croit qu’avant lui il n’y avait rien ou que les autres n’ont rien fait. Ils n’ont, sans doute, pas bien fait leur travail d’opposants mais il faut dire ce qui a été mal fait ou pas fait ? Il faut d’abord faire un travail critique de cette opposition avant d’élaborer quelque programme ou projet que ce soit. Un travail de réflexion est plus qu’utile pour servir l’action.

    L’opposition c’est des couches sédimentaires qui forment un ensemble, une unité.

    L’opposition a une mémoire, une histoire…




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  • Mohand Tahar
    29 janvier 2010 at 22 h 48 min - Reply
  • BOUKEZOUHA abdelouahab
    30 janvier 2010 at 10 h 27 min - Reply

    Salam,

    Non seulement Ibn Rochd n’a pas été commenté dans l’aire islamique qui a fait plutôt triompher les idées d’El Ghazali mais il a été rejeté par les siens et par la chrétienté à travers Saint Thomas d’Aquin qui l’a combattu avec une férocité sans pareille.

    Son purgatoire, comme dit le grand historien de l’islam, le professeur Ali Merad, a duré trop longtemps. L’œuvre d’Ibn Rochd est à redécouvrir ou à découvrir notamment en ces temps où la Foi et la Raison sont de nouveau en débat. Peut-être lui rendrions-nous justice par l’intérêt que nous aurons pour son œuvre immense dont les titres les plus importants sont traduits notamment en langue française comme Discours décisif sur l’accord de la religion et de la philosophie et L’Islam et la raison…




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  • BOUKEZOUHA abdelouahab
    30 janvier 2010 at 11 h 45 min - Reply

    Salam,

    Bien qu’utiles évidemment, nos discussions sur un certain nombre de thèmes deviennent rébarbatives par leur récurrence : la démocratie, par exemple. C’est constamment les mêmes interrogations et les mêmes positions qui reviennent sans entrevoir au bout un quelconque consensus sur sa définition et son contenu.

    Le mot démocratie qui désigne en principe le pouvoir du peuple a été défini par rapport aux autres régimes qu’en lui-même, comme disait notre maître Jean Touchard, historien des idées politiques qui insistait que « Est démocratique tout Etat où la loi est la même pour tous, égale aussi la participation aux affaires et au pouvoir.

    La démocratie athénienne reposait sur ces trois conditions qui constituent encore aujourd’hui les fondements de la démocratie moderne. La distinction entre l’une et l’autre réside essentiellement dans la participation des citoyens du fait de leur nombre. L’antique était directe, la moderne est représentative.

    La différence que l’on doit aussi noter concerne les fondements idéologiques sur lesquels repose la démocratie moderne. Et c’est sur ce plan que les divergences religieuses et philosophiques interviennent. Cela a été le cas en Occident chrétien qui l’a produite, comme cela est le cas pour nous aujourd’hui qui appartenons à une autre civilisation.

    C’est la raison pour laquelle la démocratie telle que la conçoit l’Occident dans sa charge idéologique et philosophique nécessite une critique épistémologique.

    Dans ce domaine comme dans d’autres, nous sommes dans la représentation paradigmatique des deux cosmogonies. Chacune des deux civilisations a sa propre vision du monde. Et c’est de ces visions qu’il faut partir pour donner à la démocratie un sens opératoire.

    Est-ce que l’on peut se mettre d’accord sur, au moins, le fait que la démocratie n’est pas une idéologie et qu’elle ne doit pas être chargée de concepts philosophiques, mais qu’elle est un moyen de gestion des conflictualités qui surgissent inévitablement dans toutes les sociétés traversée par des courants d’idées et de pensées ainsi que des luttes d’intérêts.

    Le but de la démocratie, en tout cas dans notre espace politique et culturel, est d’organiser la pluralité politique, culturelle, syndicale, religieuse.

    Les religions elles-mêmes connaissent les dissensions internes, les divisions et les schismes. Il est ainsi pour le judaïsme, le christianisme et, évidemment, pour l’islam qui a vécu sa pluralité tantôt dans l’harmonie, la cohésion et le respect des droits de chacune de ses composantes tantôt dans la guerre civile, l’exclusion voire d’excommunication réciproque.

    C’est dire l’importance d’un système de type démocratique pour maintenir la cohésion nationale et sociale.

    Il y a souvent dans l’approche de la démocratie moderne une confusion qui lui est préjudiciable dans des espaces comme le nôtre, imprégnés de valeurs et de normes islamiques, lui attribuer, par exemple, la laïcité de l’Etat et de l’espace public.

    Il faut dire une fois pour toute, cela a été répété maintes fois sur ce site, qu’il y a des Etats qui sont démocratiques, comme l’Angleterre par exemple, mais pas laïcs et des Etats qui sont laïcs mais pas démocratiques comme la Chine ou la Russie.

    La France qui nous sert de référence pour les raisons historiques qui n’échappent à personne était démocratique avant d’être laïque, la séparation des églises et de l’Etat est relativement récente, elle ne date, si j’ose dire, que de 1905 quand les Etats-Unis ont séparé les deux sphères en 1787.

    Je ne vise personne en particulier mais il devient lassant d’entendre tout le temps qu’aucun pays musulman n’est démocratique sans procéder à une analyse historique et sociologique. Le processus de démocratisation des espaces occidentaux qui ont connu les révolutions a duré des siècles. L’islam n’est pas responsable de cette situation, même si certains régimes s’en servent pour restreindre les libertés fondamentales que la loi divine reconnaît et protège.

    L’absence de séparation entre le politique et le religieux ne constitue en aucune manière un frein à l’épanouissement des hommes et au développement économique et sociale. Des Etats chrétiens ou musulmans comme l’Angleterre ou l’Empire Ottoman sont devenus des puissances mondiales sans avoir séparé les deux sphères.

    Jusqu’à sa dislocation après la Première guerre mondiale (Traité de Sèvres), l’Empire ottoman était organisé selon un système (celui des millets) qui, s’il n’assurait pas l’égalité entre toutes les religions présentes dans le pays (le millet musulman était dominant), il garantissait la tolérance parmi toutes les populations.

    Sans séparation, l’islam a démontré sous l’empire abasside en particulier sa capacité à créer de la richesse avec une économie marchande florissante et à développer l’intelligence et les sciences dans un espace immense comprenant une grande partie du monde.

    Les Omeyyade d’Andalousie ont brillé de mille feux en Occident alors barbare ; ils lui ont transmis le savoir et le savoir-faire pour devenir ce qu’il est aujourd’hui alors que nous connaissons depuis que les Seljoucides ont pris le pouvoir califal 1258 la régression intellectuelle et la tyrannie politique.

    Ce n’est pas de ma part un rêve de retour ni appel au recours mais un simple rappel de l’histoire de notre civilisation qui a raté une marche pour tomber aussi bas.

    La résurrection de notre monde ne viendra pas de l’amalgame ou du syncrétisme mais de l’authenticité de soi. C’est cela la modernité.




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  • Jnsplu
    30 janvier 2010 at 14 h 42 min - Reply

    @ Boukezzouha Abdelouahab.

    D’abord je vous félicite pour vos interventions éclairées et éclairantes et qui procèdent d’un réalisme manifeste et d’un savoir à l’évidence étendu, relativement à moi bien entendu, car tout est relatif :), n’ayez pas la grosse tete donc.

    Permettez moi cette fois ci de ne pas ^etre d’accord avec vous sur le fait de dire que nous avons trop évoqué le sujet de la démocratie, il ne sera jamais assez évoqué que lorsque nous l’aurons apprivoisé et appliqué dans notre pays.

    Déja que les définitions de la démocratie sont multiples, selon que le point de vue cible la forme de répartition des pouvoirs, l’exercice de ceux ci ou les manifestations sociales qui en découlent en pratique. D’autres définitions de la démocratie ciblant ce dernier aspect mettent l’accent sur les libertés publiques ou sur la justice sociale etc…la liste est longue et vous n’etes pas sans le savoir. Enfin les définitions de la démocratie diffèrent selon qu’elles procèdent d’un point de vue de droit constitutionnel, de science politique, de sociologie ou je ne sais plus.

    Ce n’est en fin de comptte que dans la pratique que la démocratie donne toute la mesure de son efficience et de la réalité de son application, car en théorie tous les Etats, y compris le notre, sont démocratiques.

    Si je reviens sur ce sujet au risque d’etre rébarbatif, je m’en, excuse si je le suis, c’est que j’estime que le concept de démocratie est un concept flou, d’une part et que l’on confond d’autre part avec certains de ses causes/effets tels que les libertés ou avec d’autres notions, telles que la laicité notamment,

    Comme tu vois le débat sur la démocratie est intarrissable, il y a toujours des choses à dire.

    Amicalement.




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  • BOUKEZOUHA abdelouahab
    31 janvier 2010 at 10 h 05 min - Reply

    Salam,

    Cher JNSPLU, j’ai l’habitude de dire et de me dire que « Ceux qui savent ne parlent pas et ceux qui parlent ne savent pas toujours ». Je me situe indéniablement dans la seconde catégorie parce que non seulement je parle mais je palabre.

    Si je peux vous rassurer ma tête n’enfle jamais parce que je n’ai aucune prétention que d’échanger avec vous dans la fraternité et la diversité de nos idées. D’autant que « je sais que je ne sais pas », comme disait le grand Socrate.

    L’orgueil, le « kibr », est le compagnon du diable pour les musulmans et un péché originel pour les chrétiens. Et puis, il n’y a aucun orgueil à avoir pour les bienfaits dont Dieu vous pourvoit.

    Bien sûr que je suis prêt à discuter autant de fois qu’il le faut de la démocratie mais que l’on capitalise nos discussions, il faut que nous apprenions les uns et les autres à intégrer ce qui est dit, à apprendre des autres et à les comprendre pour ne pas tourner en rond ou vouloir tout simplement avoir raison alors que l’on a tort de n’avoir pas travailler la question dont on parle.

    Les problématiques que nous évoquons sont très sérieuses. Elles méritent que nous les traitions avec application et un minimum de réflexion pour ne pas tomber dans les prêts à penser.

    Et pardonnez-moi c’est souvent le cas dans ce type de débat. C’est ce que je voulais sous-entendre en disant qu’il était devenu rébarbatif c’est à dire fastidieux de traiter de ces questions qui deviennent des causes de dissentiment et de division au lieu de nous donner l’occasion de leur trouver des réponses qui ne vont pas à l’encontre des valeurs et des croyances de notre peuple.

    Lyès auquel je me permettrai de faire une petite réponse sur au moins un point qui me paraît primordial se pose ou nous pose la question de savoir « Quelles valeurs pour quelle démocratie en Algérie ? ». Je ne vais pas commenter, ici, son texte.

    Merci, cher JNSPLU, pour vos bons mots à mon égard. Croyez que j’ai pour vous la même considération, vos contributions que j’ai le plaisir de lire, sont d’un haut niveau. De plus, je suis assez souvent en accord avec vous sur de très nombreux points.

    Amicalement

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  • jnsplu
    31 janvier 2010 at 13 h 25 min - Reply

    @ Boukezzouha Abdelouahab.

    Effectivement, savoir c’est savoir qu’on ne sait finalement pas. L’orgueil est l’ennemi du savoir et comme dit notre prophète que le salut soit sur lui «  L’homme ne cesse d’être savant tant qu’il cherche à savoir, s’il pense qu’il sait il devient ignorant ».

    Le fait est que les mentalités des gens diffèrent et leurs niveaux de perception aussi et dans notre forum il se forme des affinités comme dans tout groupe social et des répulsions, c’est ainsi qu’est faite la nature humaine. Lorsqu’on a cela présent à l’esprit on agit pour contourner ces difficultés afin de mieux communiquer en fonction de la diversité des récepteurs de notre message, car nous avons tous un message à passer et qui n’est pas uniquement tributaire de ce que nous pensons, ou de ce que nous voulons dire, ou de ce que nous disons effectivement, ou de ce que pense comprendre à un moment donné celui qui nous lit, déjà que nous mêmes souvent, une heure après avoir écrit quelque chose, nous nous apercevons de notre erreur, alors la perception de l’autre de notre message ne peut qu’etre autre.

    L’orgueil pour y revenir fait partie de la nature humaine et il est normal qu’on se retrouve à se satisfaire de ses actes, de ses pensées et de ses attitudes et s’il n’y avait cette satisfaction l’un des moteurs de notre volonté serait à l’arrêt. Il faut juste que cet orgueil soit canalisé dans le bon sens et ne soit pas le seul guide de nos pensées et de nos acties et qu’on ne lui lache pas la bride totalement, car alors il nous ferait faire des choses anormales.

    Dans un forum comme celui ci effectivement il est impératif que nous puissions capitaliser les uns des autres et progresser dans nos compréhensions respectives, sinon il ne servirait à rien de débattre. Mais le fait est que lorsqu’on n’arrive pas à passer un message la faute n’incombe jamais à celui qui le perçoit mais à celui qui l’émet et qui n’a pas su s’y prendre pour le rendre intelligible et gagner sa cible. C’est pourquoi tu me rassures en disant que tu es disposé à discuter autant de fois de la démocratie, car ceux qui croient savoir quelque chose de cette fameuse démocratie, doivent arriver à convaincre les autres et expliquer leur point de vue.

    Tourner en rond dans ce domaine est révélateur de la nature floue de cette notion diluée dans des acceptions diverses liées à des approches et des conceptions éloignées les unes des autres. On ne peut que tourner en rond tant qu’on n’a pas défriché réellement le terrain, le même arbre nous apparait différent selon notre position et chacun le prend pour un autre.

    Il me semble qu’il y a une confusion entretenue sur le forum entre le concept de séparation des pouvoirs qui est l’essence de la démocratie et la séparation de la religion et de l’Etat (et non pas séparation de la religion et du pouvoir comme certains l’avancent ) que prone la laicité.

    La séparation des pouvoirs comme son nom l’indique fait qu’en démocratie, l’exécutif ne puisse faire irruption dans l’action du judiciaire qui est totalement indépendant.

    L’exécutif, en raison de sa propension à élargir ses prérogatives est placé sous le double contrôle judiciaire et parlementaire. La justice peut annuler ses décisions et le condamner et le parlement peut voter une motion de défiance et démettre ainsi l’exécutif. De cette façon le pays est assuré qu’il ne puisse déborder du cadre constitutionnel qui lui est tracé.

    A noter aussi que l’exécutif s’adjoint en son sein même des organes de contrôle interne, c’est dire qu’il est enclin à élargir ses pérogatives et à déborder.

    Le parlement quant à lui peut être dissous par l’exécutif dans certaines conditions, ce qui confère aux deux instances des moyens d’équilibrer leurs relations au bénéfice de la nation et du citoyen.

    Les deux n’ont aucun contrôle direct sur la justice sauf le droit de grace en matière pénale ou les immunités légales .

    Rien n’interdit dans la religion musulmane à ma connaissance, d’implanter ces mécanismes dans la gestion d’un Etat ayant en charge des musulmans.

    Les effets de la séparation des pouvoirs font que les différentes mouvances politiques occupent compte tenu des conjontures, plutot telle proportion que telle autre dans la prise de décision politique et donnent à celle ci tel ou tel cachet qui va avec la stratégie de leur courant. Un des idéaux de la démocratie est de veiller à ce qu’aucune mouvance ne puisse hors les urnes et leur sanction, conserver sa mainmise sur le pouvoir, de façon qu’a la fin d’un mandat, c’est au peuple de juger les bilans de telle ou telle formation politique et d’en tirer les conséquences. Cet idéal peut aussi être considéré comme une condition de la démocratie. L’idéal serait de trouver un mécanisme constitutionnel pour le maintenir.

    La séparation de la religion et de l’État par contre, ne peut se concevoir en pays musulman sauf à dire que l’islam est révolu et qu’on le rejette, autrement, ses règles sont présentes dans l’ensemble des gestes du musulman. Car l’un des éléments de l’État c’est le peuple dont les autres éléments sont le pouvoir et le territoire. Or la laïcité n’est pas la séparation du pouvoir et de la religion mais bien de la religion et de l’État . De ce fait la laïcité en définitive quoi qu’on en dise est la séparation de la religion et du peuple souverain dans l’État.

    Le problème chez nous c’est cette hypocrisie ambiante, pardonnez moi le terme, qui fait que nous admettons volontiers être musulmans mais que nous refusons les règles qui en découlent ou que certains qui reconnaissent volontiers leur non « islamité », veulent imposer à la majorité leur choix. Disons le tout haut que les Algériens ne sont plus musulmans et assumons ou sinon appliquons les règles de l’islam. Mais en tout cas soyons honnêtes avec nous mêmes et disons clairement notre pensée.

    En pays musulman on peut interdire aux gouvernants d’utiliser l’islam à des fins électorales en le stipulant dans la constitution, mais on ne peut leur interdire de l’intégrer dans la législation du pays et de s’en inspirer pour ce faire. Le but recherché serait il de totalement proscrire les règles du droit musulman de leur expression en droit positif. Comme cet internaute qui critique le fait que l’Algérie tient toujours à son statut personnel bien que le Maroc et la Tunisie l’ont amendé ?

    Si nous nous disons musulmans nous devons assumer le fait que nous nous soumettons à Dieu et à son prophète pour la gestion des litiges qui risquent de naitre entre nous mais si nous rejetons le Coran et la sunna de son prophète comme instruments ou tout au moins source d’inspiration de nos règles de justice, nous devons reconnaître et déclarer que nous rejetons l’islam. Il n’y a pas d’autre alternative alors, que de tenir la canne au milieu ce qui n’est ni musulman ni démocrate.

    Mohamed.




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