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23 March 2017

Algérie: Belkheir est mort. Et alors…?

Ceux qui croyaient, et qui croient encore, que le régime qui nous opprime disparaitrait avec la mort des despotes sont des naïfs béats.  Et pour cause!

La moitié des généraux « janvièristes » ont trépassé ou ont été mis à la touche. Et avec eux de nombreux barons et autres leaders autoproclamés. Les 4/5 des malfrats qui ont volé l’indépendance, et qui nous ont saoulés de leur inopportune présence,  ne sont plus de ce monde.

L’Algérie a-t-elle changé pour autant ?

Nous pouvons même dire que la situation va de mal en pis. L’amputation des membres n’a pas arrêté la gangrène, parce que le mal est bien plus grave qu’on ne pourrait penser. Parce que ce n’est pas une gangrène qui affecte le corps Algérie, mais une infection bien plus grave, qui circule jusque dans ses veines, jusque dans son âme. Jusque dans ses cauchemars.

Le système ne changera pas avec la disparition de ses despotes, parce que le mal est nous.Là! En plein dedans ! Dans cette foule grouillante que nous sommes devenus !

Et rien ni personne, pas même Dieu, ne viendra nous libérer de nos propres turpitudes, parce que Dieu ne change rien à la situation d’un peuple, si celui-ci ne fait rien pour changer à sa propre situation.Il ne manquerait plus que Dieu se dérange pour des gens qui ne sont même pas capables d’un sursaut de dignité.

C’est pour cela que la mort d’un Belkheir, et même d’un Smaïl Lamari, et même d’un Toufik Mediène, resteront sans effet sur notre devenir.De la même manière que la mort d’un chat ne mettra pas les souris à l’abri des autres chats. Et des chats, il y en aura toujours. Parce que ca se reproduit .

Ce sera exactement pareil si Bouteflika disparaissait à son tour, et avec lui tous ceux qui sont aux commandes de ce pauvre pays.

Cela ne changera rien parce que nous nous complaisons dans l’idée que nous sommes un peuple opprimé, dont on a confisqué la volonté, à qui on a volé l’indépendance, et qu’on prive de son droit à choisir son destin. Nous nous y complaisons, parce que c’est tellement plus confortable d’être une victime. Et une victime éplorée qui plus est. Qui lève les yeux aux ciel et marmonne des imprécations. Pauvre peuple qui attend de gagner sa délivrance au lotto de la mort d’autrui. Des jours avec, et des jours sans.

Les Algériens ont pourtant de qui tenir. Ceux qui ont libéré le pays d’une des plus grandes puissances coloniales sont encore de ce monde pour nombreux d’entre eux, puisque le nombre des anciens moudjahidines est 20 fois plus important que celui qui était réellement au maquis. Plus de 50 ans après l’indépendance.   Les enfants de ceux qui sont morts pour l’Algérie, sont parmi nous, dans toutes les couches de notre société, et même parfois même parmi les plus déshéritées.

Les Algériens sont pourtant des gens comme tout le monde. Et même mieux parfois, puisque leur  population est pleine de vigueur, dont plus de la moitié a moins de trente ans d’âge. Des millions de diplômés universitaires, des médecins, des enseignants, des journalistes, des fonctionnaires, des ouvriers, des paysans, des cadres, des commerçants, des industriels. Plein! A en jeter par la fenêtre ! Au point où ils sont obligés de s’expatrier.

Un pays riche, vaste, d’une beauté époustouflante, gorgé de richesses souterraines, en mesure de nourrir le double de la population actuelle.

Les Algériens ne sont pas moins dignes que les autres êtres humains de la planète. Ni moins sensibles. Ni plus vils. Ils ont leurs valeurs, enfin ce qu’il en reste, leurs rêves, leurs idéaux. Quoique!

Ils ont des familles, des enfants, des frères, des cousins, des amis, et même des ennemis. Des ennemis qu’ils se font par penchant naturel. Ils sont des gens comme tout le monde en somme.

Pourquoi alors permettent-ils à ce régime de les opprimer ainsi, de les tuer, de les torturer, de les voler, de les violer, et même, suprême injure, de les mépriser comme les méprise Bouteflika?

Ils voient bien ce qui leur arrive pourtant. Puisque le sport national en Algérie est de critiquer les dirigeants, de cacqueter sur leurs méfaits, et même de les vouer à l’enfer.

Ils sont tellement conscients du sort qui est fait à leur pays, que de temps en temps, régulièrement, comme on sacrifie à un rite, ils sortent dans la rue et cassent tout le mobilier urbain qui leur sert ordinairement. Ils sont tellement conscients de leur triste sort qu’ils en sont arrivés à ne plus voter. Massivement! Et même a vouloir quitter leur pays à la nage. Comme ce Annabi qui a fait la tentative et qui est mort au large de la coquette, à quelques encablures d’une rive qu’ils ne voulait plus fouler.

Pourquoi alors ne font-ils rien pour chasser les ogres qui les mangent tout crus, sans même s’en cacher ?

Aux Algériens eux mêmes d’y répondre.

Quand ils se réveilleront de leur longue sieste.

D.Benchenouf


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19 Commentaires sur cet article

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  • Résigné
    30 janvier 2010 at 20 h 10 min - Reply

    Analyse, on ne peut plus réaliste sur ce qui nous arrive et qui risque de perdurer.
    Le changement ne viendra que de l’extérieur, reste à choisir entre la méthode douce et la méthode radicale.
    Moi, je pense qu’il faut soutenir toute initiative qui va dans ce sens, les yeux fermés. Ne craignons pas le pire !! Il n’y aura pas pire que ce statu-quo.




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  • jila
    30 janvier 2010 at 21 h 20 min - Reply

    même au jeu d’échecs ya si Djamel, l’observateur voit parfois plus clairement que le joueur alors qu’en est il de cet algérien qui est comme le boxeur roué de coups qui n’en finissent pas et seul un jet d’éponge peut le sauver car il a trop reçu de coups et que l’algérien on l’a même fait bénéficié de coups anticipés au cas où!alors je comprends qu’une vision hors d’Algérie puisse paraitre sereine




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  • BRAHIM
    30 janvier 2010 at 21 h 30 min - Reply

    Il y a des moments où je pense comme @résigné. Je suis un pacifiste dans l’âme mais jusqu’à quand ? Si au moins on sait ce que font ces « personnes » qui sont dans les maquis, on pourrait à la rigueur se prononcer. Certains pensent que les « personnes » qui sont au maquis sont des envoyés spéciaux des DRS. Moi je NE suis PAS tout à fait convaincu sur toute la ligne. Je suis certain qu’il existe encore une résistance « islamiste » partisane de l’avènement d’une république algérienne islamique. En effet, le pouvoir n’a pas intérêt à se tirer éternellement une balle dans les pieds en organisant sciemment des attentats contre les trains, contre des gendarmes, contre des groupes de légitime défense (GLD), etc… Le pouvoir ne peut être à l’origine de ce type d’attentats car cela va à l’encontre de sa stratégie : la réconciliation nationale. Donc ma conclusion, c’est qu’en dehors des « attentats » bien ciblés de la DRS (c’était il y a quelques années), il existe vraiment une résistance armée des islamistes. Moi je dis à ces « islamistes armés » : si vous combattez vraiment pour chasser ce régime, par quoi vous allez le remplacer ? Si c’est pour une Algérie libre, moderne et démocratique dans laquelle l’islam partie intégrante de notre culture est évidemment protégée et préservée, cela va de soi , et en conséquence je (pas moi seulement !) ferais tous les efforts nécessaires à mon niveau pour vous soutenir. Mais si vous combattez pour une république islamique à la Soudanaise, à l’Iranienne ou à la Saoudienne, je ne suis pas sûr que tous les citoyens, en dehors de votre mouvance (peut-être importante, je n’en sais rien) va vous écouter. Alors je demande à ceux qui vous encourage à rester dans le maquis de nous dire où est votre objectif ?? !!!. Apparemment, nous avons un même ennemi à combattre mais est-ce que tout le monde combat pour les mêmes objectifs ???. C’est une question politique qu’il faut absolument préciser. Si on ne se prononce pas sur cet aspect politique important, les officiers des Tagarins ont de belles années devant eux. Dans le cas contraire, je suis sûr vous aurait beaucoup de volontaire à vos côtés et beaucoup seront prêt à vous rejoindre. L’internaute @résigné semble suggérer des desseins séduisants et interressants pour les algériens sans espoirs qui ont en marre d’attendre …. Godot, ….attendre mais jusqu’à quand ???? !!!!!!!!!! (réf: la pièce Samuel Beckett « En attendant Godot ».)




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  • Abdul
    30 janvier 2010 at 22 h 16 min - Reply

    Le moindre petit médiocre, incompétent et corrompue,y trouve son compte sous ce régime en putréfaction.Faites les comptes et vous saurez pourquoi ça dure depuis si longtemps.




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  • Si Salah
    30 janvier 2010 at 22 h 47 min - Reply

    Dans l’Expression, un certain Zouhir Mebarki signe un article scandaleux: « Adieu le grand patriote! ».

    La fin de l’article:
    « Faute de n’avoir pas été de ses proches et pour ne pas nous contenter de rumeurs, nous utiliserons la règle infaillible du «Dis-moi qui sont tes ennemis, je te dirai qui tu es!». Résultat: Si Larbi Belkheir a consacré toute sa vie au service de l’Algérie et des Algériens. Nous venons de perdre l’un de nos plus grands patriotes. »

    Je crois que nous pourrons facilement accompagner nombre de bourreaux au cimetiere, mais je doute que nous puissions eliminer pour de bon cette race de journalistes ecervelés…

    Je me demande ce qu’il aurait fait s’il avait été un « proche » de Si Larbi…tu ne sais pas yal bouhiyouf que Si Larbi ne frequentait pas la populace?

    Si Salah




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  • soltane
    31 janvier 2010 at 0 h 32 min - Reply

    j’abonde totalement dans le sens de l’article. Effectivement il y a beaucoup d’algeriens qui pensent qu’il faut attendre la disparition des generaux pour voir le changement. D’abord c’est faux et ensuite même si c’est le cas , ca sera une grave erreur. Car la véritable liberté c’est celle qui s’arrache et ne se donne pas. Bouteflika a essayé de le signifier à la population en leur disant que ce n’est pas le peuple qui a libéré le pays , mais une élite. C’est à dire lui, boumedienne, belkheir, nezzar, lamari bref tous ces gens qu’on aime à la folie. Mais….. qui écoute les hikayattes de bouteflika surtout quand le ventre est vide.




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  • khaled
    31 janvier 2010 at 1 h 29 min - Reply

    Une révolution á la Ghandi est nécessaire pour une autre Algérie et nous avons tous les atouts pour reussir.

    Il faut réunir et unir toutes les forces du bien pour l’Algérie




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  • Koulou
    31 janvier 2010 at 1 h 47 min - Reply

    Peut-on faire une omellette avec des oeufs pourris? ma foi non.Pour l’Algérie c’est pareil.Donc il n’y a pas lieu de monter sur nos grands chevaux.Nous sommes un peuple pourri jusqu’à la moelle, Gangréné dans nos mentalités et résigné par nature.




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  • Bakir Bahmed
    31 janvier 2010 at 6 h 58 min - Reply

    Le changement doit s’effectuer au préalable au niveau de l’armée et surtout de ses services qui gèrent le Politique , nomme les ministres,hauts cadres, et élus. C’est elle qui doit procéder, après le nettoyage qu’elle doit entreprendre en son sein, au décapage au karcher des pourris qui nous gèrent , digèrent les richesses de ce pays et gangrène ses institutions. C’est la seule à suivre pour sauver le Pays de l’éclatement, sinon on tombera dans les luttes de clans qui se mènent , en catimini, à l’insu des citoyens depuis 1962 pour ne pas dire avant. L’armée turque l’a bien compris




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  • h’mida
    31 janvier 2010 at 10 h 36 min - Reply

    L’Auto-flagellation ne fait pas avancer le schmilblick. Par contre parler, dire, dénoncer et utiliser ce moyen formidable qu’est le web est une chance qu’il faut saisir. Il suffit de voir que la contribution de Hocine Malti initialement sur ce site, s’étale aujourd’hui à la une du plus gros quotidien Francophone…peut être tout ça finira-t-il en queue de poisson? mais qu’importe! les chose commencent à bouger et si le peuple est tellement ankylosé qu’il lui faudra des générations pour prendre conscience de sa misère, alors soit! après tout il nous a fallu plus de 130 ans d’hibernation avant de nous réveiller à notre peine de coloniser et de nous affranchir. Par contre tout comme Bakir, je crois que notre salut passera inéluctablement par la démocratisation et la professionnalisation de l’armée. Lors les nouveaux cadres avec uniforme taille « L » et QI taille « XL » seront aux commandes peut-être qu’en effet à l’instar de la Turquie nous pourrons sérieusement passer à une ouverture où seules les compétences seront prises en compte. Seulement voila! dans la mesure où le coup d’état militaire n’est plus dans l’air du temps, il faudra laisser ces jeunes cadres militaires faire leur chemin…j’en connais personnellement et je peux dire qu’ils sont légions à souffrir en silence comme le peuple…en attendant leur heure. Alors mes amis, ne perdons pas espoir et continuons ce combat de l’ombre demain sera meilleur.




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  • l.leila
    31 janvier 2010 at 12 h 37 min - Reply

    Bonjour,
    Effectivement, Belkheir s’en est allé mais l’Algérie compte beaucoup d’autres monstres, sans oublier leurs disciples. Nous ne manquerons pas de bourreaux, de plus en plus nombreux, ils ne seront pas privés, non plus, de victimes. Qu’ils en soient rassurés, la fabrique ne chômera pas. D’une servitude volontaire, nous nous accommoderons d’être une société des victimes; « Allah ghaleb ». Mais nous sommes armés de patience! Notre responsabilité ainsi dégagée, nous attendrons alors qu’un Dabdoub vienne nous délivrer à la façon de l’adage de chez nous:  » dab yakoul dab, dja Dabdoub klahoum ouckoul ».
    Belkheir au moins avait oeuvré dans le respect de ses serments d’homme militaire servant sa patrie. Il est parti après avoir honoré ses engagements aux côtés de ses maîtres. En homme fidèle à ses principes, il ne se trompait pas de camp. C’était un homme d’action et n’avait nul besoin de s’exprimer. Qu’aurait-il pu dire? Qu’il méprisait le peuple qui se pense encore indigène?
    L’homme a quitté sa famille et ses amis tout tranekil, en grand genninar.
    Mes salutations




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  • Adel
    31 janvier 2010 at 13 h 58 min - Reply

    @Bakir Bahmed

    Bonjour,

    C’est l’armée qui a bousillé le pays depuis 1962, comment peut-elle le sauver?

    Ce sont d’abord les élites (ou ce qu’il en reste) qui doivent se ressaisir et faire un bilan sans concessions de tout ce qui s’est passé dans notre pays depuis l’indépendance. Nationalistes, baathistes, communistes, berbéristes, islamistes, tous doivent faire leur autocritique et aller les uns vers les autres sans aucun préjugé. Ils doivent laisser de côté les œillères qu’ils portent (qu’elles viennent d’Orient ou d’Occident) et revenir aux valeurs de nos ancêtres. Le drame de notre pays, c’est la rupture qui a été imposée brutalement à notre peuple par les premiers dirigeants, en particulier Boumédiène. Les marxistes, comme les nationalistes, portent une lourde responsabilité dans ce désastre culturel. Les islamistes ont ensuite pris la relève, foulant aux pieds l’islam de nos pères et mères et mettant à la place des idéologies venues de mouvements qui sont étrangers à notre pays et notre culture, porteurs de division et de violence. Les berbéristes, derniers arrivés sur scène, n’ont pas échappé, eux aussi, aux raisonnements réducteurs.

    Tout ce fatras idéologique qui encombre nos cerveaux et emprisonne nos cœurs depuis des décennies doit être jeté aux orties. Revenons à ce que nos parents (ou grands-parents, pour les plus jeunes) nous ont légué et renouons le fil cassé. C’est cela que nous avons tous en commun. Le marxisme, le salafisme, le djihadisme, et autres idéologies importées ne nous seront plus d’aucun secours, désormais, et ne ferons que nous enfoncer encore plus, car puissantes sources de division. Ils sont devenus des poisons qui opèrent en nous et nous poussent les uns contre les autres. Regardons la réalité de notre pays en face, purifions nos cœurs, soyons sincères et retroussons-nous les manches. Le peuple reconnaitra les siens et reprendra confiance. Tous les masques ne servent plus à rien. Algériens nous sommes et Algériens nous resterons. Personne ne viendra nous sauver, ni de l’Est, ni de l’Ouest. Qu’on le veuille ou non, l’Occident nous dépasse par deux choses : la science et la démocratie. Ce sont ces deux choses que nous devons absolument copier chez lui, pas le reste. Notre culture ancestrale est le ciment qui nous unit, car elle seule est profondément inscrite dans notre inconscient collectif. Elle seule nous permettra de rester nous-mêmes, contre vents et marées. C’est elle qui a sauvé notre peuple par le passé et c’est elle qui le sauvera encore une fois.

    Tant que nous n’avons pas compris cela, nous continuerons à patiner et à nous entredéchirer, pour le plus grand bonheur de tous les despotes, voleurs et autres vautours.




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  • Ammisaid
    31 janvier 2010 at 14 h 31 min - Reply

    Assalam, azul, bonjour
    Un peuple sans cesse trompé ne peut être responsable des erreurs graves de ceux qui l’ont trompé.
    Un demi siècle de dictature noire, froide, violente et laide. Personne ne le sait, c’est oublié, ne souvient que ceux qui étaient touchés dans leurs chairs, dans leurs âmes et dans leurs coeurs.
    Un demi siècle de mensonge, d’hypocrisie, de promesses folles et vite reniées et d’une corruption qui brûle nos richesses comme le feu détruit ce qu’il rencontre sur son chemin. Personne ne l’a vu, personne ne le voit, personne ne la lu, personne ne l’a entendu, personne le l’a subi et ne l’a su, c’est oublié, il ne sert plus à rien d’en parler. La machine était lancée, dans le ciel elle s’était envolée, personne ne sait quand elle reviendra nous dire les secrets qu’elle avait emporté.
    Un demi siècle de crimes contre l’humanité, contre notre révolution, contre notre constitution, contre notre identité, contre notre unité, contre notre économie, contre nos universités, contre nos cadres, contre notre armée, contre nos lois, contre notre justice, contre nos martyres, contre notre dignité, contre nos valeurs, contre toutes nos libertés…Mais qui ne le sait pas, qui se souvient, qui refuse de l’oublier, qui peut dire que cela n’est pas grave, qui sont les victimes, qui sont les bourreaux, qui sont les profiteurs et qui sont ceux qui étaient broyés,écrasés, détruits, humiliés, méprisés, appauvris, démolis, niés, délaissés, harcelés, castrés, estropiés, déshonorés…?
    C’est notre peuple qui avait répondu aux appels, c’est notre peuple qui avait la guerre, qui avait subi ses souffrances, ses douleurs, ses deuils, ses misères, ses terreurs, ses tortures, ses violes…et c’est le peuple qui étaient sortis dans les rues pour danser, chanter, rire, courir, s’embrasser, se réconcilier…quand ils étaient arrivés sur des chars, des camions…pour nettoyer ceux qui refusaient l’usurpation de leur victoire.
    C’est le peuple qui avait subi les affres terribles de la violence exercée par ces hommes venus d’ailleurs pour le dominer, le tourmenter, le massacrer, l’humilier, le voler, l’exploiter…sans pitié et en toute impunité.
    C’est le peuple qui avaient ramassé tous les cadavres mutilés, coupés,estropiés, étêtés, écrabouillés…par leurs frères pour que ces hommes haineux, pervers et jaloux puissent continuer, tranquillement, à s’enrichir, à boire, à chier, à uriner, à se soigner, à voyager, à b…, à rester au pouvoir, à vivre dans la sécurité, à enfler leurs orgueils, à offrir à leurs progénitures toutes les facilités…
    C’est le peuple qui vit dans la pauvreté, qui subi les divisions, les maux(tous les maux: maladies, prostitution, la folie, le célibat, la drogue, la chômage…), les éclatements des familles, la disparition de nos valeurs et l’utilisation abusive et extrême de notre religion, de notre diversité linguistique, culturelle, régionale…et qui reçoit, brutalement et violemment, en son coeur, dans sa cohésion, dans sa chair et dans ses foyers, les conséquences dramatiques des conflits entre les élites, les responsables,les clans et les opposants qui cherchent à accaparer les richesses qu’aucun d’eux n’a crée, ni produit, ni mérité…
    C’est le peuple qui subit les conséquences des décisions folles des uns et des autres, depuis, maintenant très longtemps et trop longtemps.
    C’est dans le peuple qu’est semé l’ignorance, la peur, la fitna, le mensonge, la corruption…
    Et, malheureusement, c’est le peuple qui offre aux uns et aux autres les fils et les filles qu’ils utilisent pour se quereller, s’entre-tuer, se haïr, se faire du mal, s’espionner…
    Unissez vous et soyez sincères, vous verrez avec une vision claire combien votre peuple est honnête, courageux, patients, patriotes et prêts à relever tous les défis. Je dirai même vous verrez combien, il est prêt à pardonner les errements des uns et des autres et se mettre à construire un pays dont il avait rêvé: fraternel, solidaire, juste, moderne, tolérant…
    Cette occasion le peuple ne l’a pas encore eu. Alors, cessez, chers frères et chères soeurs, de juger, de critiquer et de mépriser ce peuple qui a offert à ce pays tant et tant de sang de ses meilleurs enfants et tant et tant de larmes de ses innocents.
    Fraternellement




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  • radjef said
    31 janvier 2010 at 15 h 29 min - Reply

    Bonsoir tout le monde.Belkheir est mort.Et alors…? Que peut-on dire à ces milliers de veuves qui ont perdu leurs maris dans une sale guerre imposée par un petit individu qui n’a d’algérien que la cni? Que dire à ces milliers de familles de disparus dont la vie est devenue un cauchemar? Que dire à ces milliers d’enfants orphelins qui n’auront jamais la chance d’avoir un papa à la rentrée scolaire ou pendant une journée d’Aid au marché?…Je suis d’accord avec vous Djamel, mais il ne faut pas oublier de dire ce que fut veritablement ce Belkheir…On ose appeler ce mec cardinal, mon oeil!




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  • Rédaction
    31 janvier 2010 at 15 h 40 min - Reply

    @H’mida
    Il y a beaucoup de différence, à mon avis, entre l’auto flagellation et la prise de conscience. La longue nuit coloniale dans notre pays, hormis les flambées de colère et les tentatives infructueuses de secouer la torpeur de populations qui étaient tombées dans la passivité, et même dans l’indignité, il ne s’est pas produit de sursaut salvateur massif.
    Puis, un cheminement vers la libération a commencé à se produire vers ce qui allait être la révolution de novembre. Ce ne fut ni facile, ni comme nous l’affirment d’aucuns, un mouvement qui suscita d’emblée l’adhésion populaire. Depuis l’OS, puis le CRUA qui tenta vainement de rabibocher des courants nationalistes qui s’entredéchiraient, jusqu’à la journée de novembre 1954, il a fallu qu’un groupe d’hommes déterminés se battent, non pas contre l’occupant, mais contre l’indifférence du peuple qu’ils voulaient libérer de l’étreinte coloniale.
    Nous en sommes presque à la même situation aujourd’hui, dans un tout autre contexte bien évidemment. Les Partis politiques qui ont le « droit » d’exister se livrent à une pathétique empoignade. Le FIS a été laminé par ses propres contradictions avant de l’être par la répression et la manipulation des services. Le FFS se noie dans des batailles d’appareil, et le PT s’est allié à l’archétype de la tromperie politique qu’est le RND. Le FLN, qui se prétend l’héritier de ceux qui ont libéré le pays est devenu l’outil de l’oppression. L’ALN qui se dit furieusement l’héritière des combattants de la liberté est prise en otage par des prédateurs de haut vol.
    Et pendant ce temps, l’humeur générale du peuple algérien est à l’arrivisme, au désir de s’enrichir à tout prix, à la flagornerie généralisée, à la démission collective, et à la harga massive.
    L’Appel du 19 mars, dont je m’honore de faire partie du groupe qui l’a lancé, prend des allures de cri dans le désert. Pourtant, si on prend le temps de le lire, il procède des mêmes objectifs politiques que le CRUA, puisqu’il cherche à susciter une union sacrée des principales tendances politiques sous un même front. Il appelle à une action politique unifiée de toutes les tendances politiques latentes ou déclarées, « islamistes » et « démocrates », voire même « nationalistes, contre un même ennemi qui est ce régime prédateur.
    Mais, jusqu’à preuve du contraire, cet Appel reste sans véritable écho. Parce que l’ambiance politique est à la léthargie et à la démission.
    Parce que l’opportunisme est devenu le plus grand parti du pays. Parce que comme l’a si bien dit Abdul « Le moindre petit médiocre, incompétent et corrompu trouve son compte sous ce régime en putréfaction ».
    Ce régime pourri a réussi à nous pourrir. Nous ne raisonnons plus que par rapport à ce qui pourrait nous rapporter de privilèges et de dividendes.
    En 1954, Krim Belkacem, fils de notable Kabyle, était déjà au maquis depuis 1947. Mustapha Benboulaïd qui possédait un moulin et une ligne de transport était par rapport à la masse algérienne, un richissime propriétaire. Mohamed Boudiaf, Larbi Ben M’hidi, Didouche Mourad, Rabah Bitat étaient d’un niveau qui aurait pu leur permettre de vivre bien au dessus du niveau de leurs compatriotes indigènes. Aït Ahmed, fils de notable, était d’une famille aisée, Ben Khedda était pharmacien, et je passe, qu’ils m’en excusent, sur les nombreux, très nombreux, révolutionnaires qui ont rejoint le FLN dès son engagement décisif, à un moment où il était inimaginable qu’ils puissent représenter la moindre menace pour l’empire colonial français. Tous ces hommes, et toutes ces femmes, admirables, et dont on peut être fiers à juste titre, n’ont pas hésité à mettre en péril leurs situations ô combien enviables, en ces temps où le seul fait de porter des chaussures était considéré comme un signe d’aisance.
    Et lorsque le train de la révolution se mit en branle, ils furent rejoints par leur peuple qui n’hésita plus, dès lors, à donner sa vie, ses maigres biens, à s’exposer à toute sorte de répression.
    Ben M’hidi, l’un des combattants, et des martyrs les plus attachants de le révolution algérienne, intellectuel, politicien et fin stratège, confiera à plusieurs de ses interlocuteurs qu’il serait heureux de libérer son peuple, mais de mourir avant l’indépendance, car il se doutait de ce qui allait advenir à son pays. Il savait déjà que ceux qui étaient embusqués, et qui n’avait rejoint la révolution que tardivement, en bons opportunistes, feraient subir à son peuple ce que même les colonialistes n’avaient pas osé faire.
    Ses prédictions sont aujourd’hui vérifiées.
    Nous avons pu entendre, au cours de ces derniers jours, que Bouteflika, qui n’a jamais connu le maquis, rendait hommage à Belkheir, ancien officier de l’armée francaise, et qui n’a rejoint l’ALN qu’en 1961, en disant de lui qu’il était un Moudjahid etc…
    Nous qui savons ce que Belkheir a fait de ce pays, nous lisons, sans autre possibilité que de nous taper le front contre le mur, des éloges funèbres écrits par des patrons de presse qui se disent nos hérauts, et qui parlent en notre nom, au nom du peuple algérien, au nom de ceux pour qui sont morts Ben M’hidi et Benboulaïd.
    Alors, cher H’mida, ne me dites pas que je fais dans l’auto flagellation. Tout ce que j’ai pu dire dans ce modeste, très modeste billet, ne reflète qu’une toute petite partie de l’indicible indignité que nous vivons sans broncher. Ce peuple que des hommes admirables ont délivrés de l’oppression, au prix de leur vie, de leur jeunesse, de leurs positions sociales privilégiées, de leurs rêves, de ceux de leurs mamans, est devenu une foule, un ghachi, une tambouille de vils égoïsmes, un opportunisme en marche. Nous avons les dirigeants que nous méritons. Nous ne sommes pas dignes de ceux qui ont donné leur vie pour nous. Leur vie !
    Saviez vous que la révolution algérienne a été embrassée à corps perdu par des algériens d’origine européenne ? Tels Chaulet, Maillot, Minne, Jeanson, et tellement d’autres qui me pardonneront de ne pas les citer. Souvent des hommes et des femmes de gauche, des communistes, mais qui avaient des situations enviables, et qui, au nom de leurs admirables convictions, ont tout sacrifiés à la révolution algérienne. Demandez à Hadjeres de vous les raconter, lui qui les a côtoyés, qui a combattu à leurs côtés. Aujourd’hui, ceux d’entre eux qui sont encore de ce monde n’ont pas droit à la moindre considération. Beaucoup ont dû quitter ce pays qui n’était plus le leur, parce qu’il est devenu celui des chiens qui avaient capté leur belle victoire. Celle de l’Humanité contre le mal. Parce que ces hommes et ces femmes admirables, et qui me sont plus proches que n’importe quel baron goitreux du régime algérien, ces frères et ces sœurs qui ont honoré l’histoire de l’humanité, ces hommes et ces femmes que je chéris, plus que n’importe quel censeur encensé de djaoui, ont subi la pire défaite de leur vie. Ils ont été ignorés par ceux là même pour lesquels ils ont tout sacrifié. Quelle honte! Et quelle brûlure pour nous tous ! Comme j’aurais voulu les honorer ces hommes et ces femmes qui ont sacrifié pour nous leur vie, leur quiétude et qui ont eu le courage, au nom de leurs belles convictions, de combattre leur société, leur patrie, leurs coreligionnaires pour ceux d’entre eux qui avaient de la religion. Presque tous ne sont plus de ce monde, et ils sont partis avec de l’amertume dans le cœur, nous condamnant pour l’éternité à l’ingratitude, et à la bêtise.
    Pourquoi faut-il que les plus belles âmes soient ainsi flétries par ceux-là même qu’elles ont chéris.
    Pourquoi l’humanité est-elle ainsi faite, pour que les plus vils puissent être l’écume de la vie, au moment où les plus nobles soient ravalés à l’oubli et à l’indignité ?
    Qu’est ce qui explique que les plus tonitruants, les plus audacieux, au sens brutal du terme, soient les plus adulés, les plus admirés. Les Algériens sont-ils aveugles au point d’être plus fascinés par Abdelaziz Bouteflika que par Sadek Hadjeres.
    A la falsification de l’Histoire, qui aurait été un prétexte commode, est venue se greffer, malheureusement, une disposition imbécile, voire une propension presque naturelle, à bêler avec les moutons. La seule réaction du mouton à la présence du loup.
    Pardonnez moi, mon cher H’Hida, de vous avoir infligé une telle réponse. J’ai écrit ce que je pensais, et Dieu sait que j’en ai gros sur le cœur. Par honnêteté, je ne relirai pas ce commentaire au vôtre, et je vous promet que je ne le relirai pas avant de le poster. Par honnêteté à votre endroit. Et pour que ce soit un cri du cœur.
    Merci
    D.Benchenouf




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  • Beznassi
    31 janvier 2010 at 16 h 36 min - Reply

    Larbi belkheir est mort et aprés, il y d’autres Larbi Belkheir.




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  • Larbi
    31 janvier 2010 at 20 h 04 min - Reply

    Dire que le peuple fait la sieste n’ est pas juste. Je crois que la majorité de l’ élite Algérienne, du moins la partie sincère, fidele et honnête avec elle-même et son peuple, n’ a pas totalement compris qu’ ont n’ a pas affaire a des individus qui n’ ont du titre générale que le grade, mais en faite ce ne sont que des criminels, analphabètes dans toutes les langues et sciences. Ces criminels qui sont a la destiner du pays depuis l’ indépendance, ont a leurs disposition des clercs a peine plus instruis mais absolument corrompus. Ses clercs leurs servent de paravents en tant que ministres, secrétaires généraux, walis, directeurs d’ entreprises, maires, ambassadeurs etc.
    Mais pourquoi des analphabètes organise’ et armées avec a peine 300 000 hommes tiennent enchaine’ un peuple de trente million d’habitant, pendant si longtemps ? c’ est ca la question. Une grande partie de la solution a cette question est avec la compréhension de la chute du mur de Berlin. Quel peuple a eu le droit a la liberté et quel peuple ne l’ a pas ? Qui décide de la libération d’ un peuple donne’? La Pologne, la séparation entre la Tchéquie et Slovaquie, la Yougoslavie (Croatie, Bosnie, Macédoniens, Monténégro, Kosovo, Serbie, etc.), la Tchétchénie, l’ Azerbaïdjan, La Géorgie, le soudan (le sud, et le Darfour), la Palestine(l’ élection du Hamas), l’ Algérie(l’ élection du FIS), l’Irak ( la rébellion Kurde et Chiite du sud du temps de Sadam, c’ est un peu la stratégie désigned pour l’ Algérie mais a dose homéopathique), L’Arabie Saoudite(le phénomène qui restera un débat très riche et intéressant: Oussama Ben Laden, les chiites en générale et les Houti en particulier), La somalie, le Yémen, etc, etc, etc. En fin de compte Huntington n’ a rien fait, il a juste donne’ une couleur universitaire a une politique de destruction et d’ éradication que les Américains et les Européens avaient décidé d’implémenter depuis longtemps. A savoir, de placer les pays pétrolier dans la majorité (80% des réserves dans le monde) son des pays musulmans, dans la liste noire des pays qui ne doivent pas se développé, et leurs peuples n’ont pas le droit a une autodétermination.
    Donc notre problème est plus grand que les analphabètes tuteurs du peuple mais néanmoins criminels tel les eviles Larbi Belkheir, Nezzar, Touati, Mediene, Lamari, Zeroual, Betchine, etc.
    Comprendre les contours du problème est nécessaire pour toute solution, qui ne peut être qu’ interne.




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  • h’mida
    1 février 2010 at 9 h 11 min - Reply

    @Benchenouf…et d’autres

    Merci pour le rappel de l’histoire cher Monsieur Benchenouf. Vous avez promptement réagi au terme auto-flagellation tout en omettant la suite de mon commentaire. Je fais référence à la nécessité de débattre et de dénoncer. Ce que j’ai modestement tenté de dire, c’est que nous sommes tous très bons dès lors qu’il s’agisse de nous plaindre de notre misère. Je dis bien tous et j’en fais partie! Raconter à longueur de colonnes que nous sommes mal gouvernés, que nos élites fuient le pays, que nos partis politiques sont des coquilles vides lorsqu’ils ne sont pas une simple caisse de résonance ou pire, un fait-valoir pour le pouvoir, que la médiocrité et la corruptions sont devenus les référents de la réussite, etc. etc. ne nous fait pas progresser. Pour autant, il faut continuer à dénoncer et dire. Notre drame, cher Monsieur c’est qu’il nous manque le courage physique, ce courage brutal et dénué de calcul qui a justement fait monter au maquis des jeunes hommes et filles qui n’étaient pas dans le besoin. Où le nom politique connu qui irait ne serait-ce qu’accompagner cette jeune fille qui est en grève de la faim pour recouvrer ses droits. Imaginez le fatras que cela créerait si UN nom s’associait à cette grève. Où est cet homme qui irait en tête de cortège ou bien vivrait les jours de protestations auprès de ces pauvres travailleurs lésés. Imaginez la presse internationale alertée, entrain d’en faire ses manchettes. Je dis un nom, car nous autres anonymes nous ne sommes pas trop « vendeurs ». J’en veux pour preuve qu’il ait suffit qu’un nom comme celui de Mr Malti intervienne dans cette sale affaire de SH pour que justement la chose prenne une autre tournure. Gageons que d’autres noms suivront. Si les noms qui reviennent à chaque saison électorale pour nous vanter leur patriotisme et leur bonne foi disparaissent du paysage une fois la saison passée, alors le pouvoir a raison de ne pas prendre au sérieux ce peuple. Tiens, par exemple: Pourquoi Louisa Hanoune si prompte à éructer contre tout…ne pipe pas mot sur SH. A peine une « réactionnette » de bon usage. Pourquoi n’est elle pas dans la rue à battre le pavé? Pourquoi Hamrouche…et bien d’autres, tapis dans leurs salons, ne sortent-ils pas maintenant et profitent de cette vague qui va en gonflant, pour la surfer et montrer qu’ils peuvent mourir dans la rue? non! personne n’a le courage de se faire taper dessus par les matraques des flics…au demeurant aussi désespérés que le peuple. Nous n’avons plus le choix. Il reste de trouver un nom propre au sens le plus noble du terme. Quelqu’un dans lequel le peuple se reconnait et qui servira de catalyseur. Ce nom doit être prêt à mourir. En attendant, espérons simplement que le ménage qui est entrain de se faire serve à quelque chose à défaut, que les chiens se dévorent entre eux. Comme tous dans ce forum est ailleurs, j’ai mal à ce pays. Nous ne disons pas nécessairement la même chose, mais nous voulons tous le bien de l’Algérie et que simplement nos enfants puissent y vivre dignement.




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    1 février 2010 at 17 h 40 min - Reply

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