Édition du
30 March 2017

La condamnation de Taoufik Ben Brik à six mois de prison ferme confirmée en appel

30 janvier 2010
La Cour d’appel de Tunis confirme la condamnation du journaliste à six mois de prison ferme pour violences contre une automobiliste. Fervent opposant au régime du président Ben Ali, Taoufik Ben Brik affirme être victime d’un procès politique.

AFP – La Cour d’appel de Tunis a confirmé samedi la condamnation à six mois de prison ferme du journaliste opposant Taoufik Ben Brik pour violences contre une automobiliste — une affaire montée de toutes pièces pour ses défenseurs.

Le verdict annoncé par l’avocate Radia Nasraoui a été confirmé à l’AFP par une source officielle judiciaire.

« La chambre correctionnelle près la Cour d’appel de Tunis a rendu son arrêt dans l’affaire poursuivie contre Taoufik Ben Brik confirmant le jugement de première instance », a indiqué cette source.

Le journaliste a été jugé coupable « pour coups et blessures volontaires, dégradation des biens d’autrui et atteinte aux bonnes moeurs », a ajouté cette source.

Taoufik Ben Brik (Zoghlami), 49 ans, avait assuré être la cible d’un « procès politique » dans le cadre d’une « affaire fabriquée par les services spéciaux » en comparaissant samedi dernier devant cette cour d’appel.

« J’ai été arrêté deux heures après la parution d’une interview imaginée » avec le président Ben Ali, au moment où il postulait à sa réélection pour un nouveau mandat en octobre dernier, avait-il déclaré.

Incarcéré depuis le 29 octobre, le journaliste avait été jugé coupable en première instance, le 28 novembre, de « faits de violence, outrage public aux bonnes moeurs et dégradation volontaire des biens d’autrui » sur la base d’une plainte déposée par Rym Nasraoui, une femme d’affaires de 28 ans qui l’accuse d’avoir embouti sa voiture et de l’avoir battue et insultée devant témoins.

Après sa comparution, il avait été renvoyé dans la prison de Siliana (130 km de Tunis), alors que ses avocats demandaient l’acquittement en plaidant « une affaire montée de toutes pièces ».

Le procureur de la république avait en revanche demandé une aggravation de la peine en affirmant que le journaliste n’avait été jugé pour l’ensemble des délits retenus contre lui.


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2 Commentaires sur cet article

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  • Rédaction
    31 janvier 2010 at 3 h 26 min - Reply

    D’un côté un Homme, et la dignité qui va avec, et de l’autre, un régime odieux, et toute l’injustice qui va avec. Un combat inégal, mais dont l’issue n’est pas celle qu’on pourrait imaginer, du pot de fer qui brise le pot de terre. Non ! Puisque l’histoire ne retiendra le nom odieux des despotes que pour le fustiger, pour le remiser dans ses recoins les plus obscurs, alors que le nom des Ben Brik sera porté aux cimes de la postérité. Il sera baigné de lumière, et ceux qui le porteront le déploieront comme une bannière de fierté.
    Bravo Toufik! Je t’applaudis et te salue. Demain sera un autre jour !
    DB




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  • IDIR
    6 février 2010 at 22 h 49 min - Reply

    Le journal l’Expression est devenu la grande fenêtre de publicité pour le despote tunisien et pas un seul mot de compassion pour le journaliste Taoufik Ben Brick.

    Lisez donc !

    TUNISIE : LE SABLE ET LE SOLEIL Y SONT TOUJOURS ATTRACTIFS

    Une destination de choix pour les Algériens

    http://www.lexpressiondz.com/article/8/2010-02-06/72753.html




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