Édition du
22 July 2017

CRI DE COEUR

Djamaledine BENCHENOUF

Il y a beaucoup de différence, à mon avis, entre l’auto flagellation et la prise de conscience.La longue nuit coloniale dans notre pays, hormis les flambées de colère et les tentatives infructueuses de secouer la torpeur de populations qui étaient tombées dans la passivité, et même dans l’indignité, il ne s’est pas produit de sursaut salvateur massif.
Puis, un cheminement vers la libération a commencé à se produire vers ce qui allait être la révolution de novembre. Ce ne fut ni facile, ni comme nous l’affirment d’aucuns, un mouvement qui suscita d’emblée l’adhésion populaire. Depuis l’OS, puis le CRUA qui tenta vainement de rabibocher des courants nationalistes qui s’entredéchiraient, jusqu’à la journée de novembre 1954, il a fallu qu’un groupe d’hommes déterminés se battent, non pas contre l’occupant, mais contre l’indifférence du peuple qu’ils voulaient libérer de l’étreinte coloniale.
Nous en sommes presque à la même situation aujourd’hui, dans un tout autre contexte bien évidemment.

Les Partis politiques qui ont le « droit » d’exister se livrent à une pathétique empoignade. Le FIS a été laminé par ses propres contradictions avant de l’être par la répression et la manipulation des services. Le FFS se noie dans des batailles d’appareil, et le PT s’est allié à l’archétype de la tromperie politique qu’est le RND. Le FLN, qui se prétend l’héritier de ceux qui ont libéré le pays est devenu l’outil de l’oppression. L’ALN qui se dit furieusement l’héritière des combattants de la liberté est prise en otage par des prédateurs de haut vol.
Et pendant ce temps, l’humeur générale du peuple algérien est à l’arrivisme, au désir de s’enrichir à tout prix, à la flagornerie généralisée, à la démission collective, et à la harga massive.
L’Appel du 19 mars, dont je m’honore de faire partie du groupe qui l’a lancé, prend des allures de cri dans le désert. Pourtant, si on prend le temps de le lire, il procède des mêmes objectifs politiques que le CRUA, puisqu’il cherche à susciter une union sacrée des principales tendances politiques sous un même front. Il appelle à une action politique unifiée de toutes les tendances politiques latentes ou déclarées, « islamistes » et « démocrates », voire même  » nationalistes », contre ce même ennemi qu’est ce régime prédateur.
Mais, jusqu’à preuve du contraire, cet Appel reste sans véritable écho. Parce que l’ambiance politique est à la léthargie et à la démission.
Parce que l’opportunisme est devenu le  plus grand parti du pays.

Parce que comme l’a si bien dit Abdul « Le moindre petit médiocre, incompétent et corrompu trouve son compte sous ce régime en putréfaction ».
Ce régime pourri a réussi à nous pourrir.

Nous ne raisonnons plus que par rapport à ce qui pourrait nous rapporter de privilèges et de dividendes.

En 1954, Krim Belkacem, fils de notable Kabyle, était déjà au maquis depuis 1947. Mustapha Benboulaïd qui possédait un moulin et une ligne de transport était par rapport à la masse algérienne, un richissime propriétaire. Mohamed Boudiaf, Larbi Ben M’hidi, Didouche Mourad, Rabah Bitat étaient d’un niveau qui aurait pu leur permettre de vivre bien au dessus du niveau de leurs compatriotes indigènes. Aït Ahmed, fils de notable, était d’une famille aisée, Ben Khedda était pharmacien, et je passe, qu’ils m’en excusent, sur les nombreux, très nombreux, révolutionnaires qui ont rejoint le FLN dès son engagement décisif, à un moment où il était inimaginable qu’ils puissent représenter la moindre menace pour l’empire colonial français. Tous ces hommes, et toutes ces femmes, admirables, et dont on peut être fiers à juste titre, n’ont pas hésité à mettre en péril leurs situations ô combien enviables, en ces temps où le seul fait de porter des chaussures était considéré comme un signe d’aisance.
Et lorsque le train de la révolution se mit en branle, ils furent rejoints par leur peuple qui n’hésita plus, dès lors, à donner sa vie, ses maigres biens, à s’exposer à toute sorte de répression.
Ben M’hidi, l’un des combattants, et des martyrs les plus attachants de le révolution algérienne, intellectuel, politicien et fin stratège, confiera à plusieurs de ses interlocuteurs qu’il serait heureux de libérer son peuple, mais de mourir avant l’indépendance, car il se doutait de ce qui allait advenir à son pays. Il savait déjà que ceux qui étaient embusqués, et qui n’avait rejoint la révolution que tardivement, en bons opportunistes, feraient subir à son peuple ce que même les colonialistes n’avaient pas osé faire.
Ses prédictions sont aujourd’hui vérifiées.
Nous avons pu entendre, au cours de ces derniers jours, que Bouteflika, qui n’a jamais connu le maquis, rendait hommage à Belkheir, ancien officier de l’armée francaise, et qui n’a rejoint l’ALN qu’en 1961, en disant de lui qu’il était un Moudjahid etc…
Nous qui savons ce que Belkheir a fait de ce pays, nous lisons, sans autre possibilité que de nous taper le front contre le mur, des éloges funèbres écrits par des patrons de presse qui se disent nos héraults, et qui parlent en notre nom, au nom du peuple algérien, au nom de ceux pour qui sont morts Ben M’hidi et Benboulaïd.

Alors, cher H’mida, ne me dites pas que je fais dans l’auto flagellation. Tout ce que j’ai pu dire dans ce modeste, très modeste billet, ne reflète qu’une toute petite partie de l’indicible indignité que nous vivons sans broncher. Ce peuple que des hommes admirables ont délivré de l’oppression, au prix de leur vie, de leur jeunesse, de leurs positions sociales privilégiées, de leurs rêves, de ceux de leurs mamans, est devenu une foule, un ghachi, une tambouille de vils égoïsmes, un opportunisme en marche. Nous avons les dirigeants que nous méritons. Nous ne sommes pas dignes de ceux qui ont donné leur vie pour nous. Leur vie !

Saviez vous que la révolution algérienne a été embrassée à corps perdu par des algériens d’origine européenne ? Tels Chaulet, Maillot, Minne, Jeanson, et tellement d’autres qui me pardonneront de ne pas les citer. Souvent des hommes et des femmes de gauche, des communistes, mais qui avaient des situations enviables, et qui, au nom de leurs admirables convictions, ont tout sacrifié à la révolution algérienne.

Demandez à Hadjeres de vous les raconter, lui qui les a côtoyés, qui a combattu à leurs côtés. Aujourd’hui, ceux d’entre eux qui sont encore de ce monde n’ont pas droit à la moindre considération. Beaucoup ont dû quitter ce pays qui n’était plus le leur, parce qu’il est devenu celui des chiens qui avaient capté leur belle victoire. Celle de l’Humanité contre le mal. Parce que ces hommes et ces femmes admirables, et qui me sont plus proches que n’importe quel baron goitreux du régime algérien, ces frères et ces sœurs qui ont honoré l’histoire de l’humanité, ces hommes et ces femmes que je chéris, plus que n’importe quel censeur encensé de djaoui, ont subi la pire défaite de leur vie. Ils ont été ignoré par ceux là même pour lesquels ils ont tout sacrifié. Quelle honte! Et quelle brûlure pour nous tous ! Comme j’aurais voulu les honorer ces hommes et ces femmes qui ont sacrifiés pour nous leur vie, leur quiétude et qui ont eu le courage, au nom de leurs belles convictions, de combattre leur propre société, leur patrie, leurs coreligionnaires pour ceux d’entre eux qui avaient de la religion. Presque tous ne sont plus de ce monde, et ils sont partis avec de l’amertume dans le cœur, nous condamnant pour l’éternité à l’ingratitude, et à la bêtise.

Pourquoi faut-il que les plus belles âmes soient ainsi flétries par ceux-là même qu’elles ont chéries.

Pourquoi l’humanité est-elle ainsi faite, pour que les plus vils puissent être l’écume de la vie, au moment où les plus nobles sont ravalés à l’oubli et à l’indignité ?

Qu’est ce qui explique que les plus tonitruants, les plus audacieux, au sens brutal du terme, soient les plus adulés, les plus admirés.

Les Algériens sont-ils aveugles au point d’être fascinés plus par Abdelaziz Bouteflika que par Sadek Hadjeres ?

A la falsification de l’Histoire, qui aurait été un pretexte commode, est venue se greffer, malheureusement, une disposition imbécile, voire une propension presque naturelle, à bêler avec les moutons. La seule réaction du mouton à la présence du loup.

D.Benchenouf


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10 Commentaires sur cet article

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  • l.leila
    31 janvier 2010 at 19 h 38 min - Reply

    @ Rédaction
    Merci cher frère de votre sincère cri de coeur, ainsi que du rappel de ceux qui avaient choisi de combattre le colonisateur. En effet, ils ne mouraient pas de faim.

    Je voudrais rajouter Maurice AUDIN, Henri ALLEG – auteur de la Question -, Maurice LABAN – parlait très bien l’arabe – , tué les armes à la main, tandis que Maillot, pris vivant, il put lancer » Vive l’Algérie indépendante » avant de tomber. Daniel TIMSIT, Georges Rafini, Christian BUONO, Ferdinand IVETON, Raymonde PISCHARD, algéroise tuée dans les Aurès, après avoir été torturée…Et bien d’autres engagés.
    Mes salutations

    ==================
    Adm: Merci Leïla. D.B




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  • Zineb Azouz
    31 janvier 2010 at 22 h 50 min - Reply

    Cher Djamal Eddine,
    J’espère que ces paroles de Balzac sauront encourager un tant soit peu les cris du cœur comme le tiens, des cris presque fous certes, mais qui raisonnent comme une hymne parmi la foire aux casseroles rouillées :
    « Malheur à celui qui s’est tu parce qu’il croyait parler dans le désert ».
    A propos de casseroles rouillées, et comme Madame Leïla vient, pour notre plus grand bonheur, de citer entre autre, Raymonde PESCHARD, permettez moi de raconter cette petite anecdote à propos de la rue Raymonde PESCHARD qui se trouve à Constantine et où nous avions habité un temps.
    Cette rue est mitoyenne au commissariat central, et menace terroriste, excès de zèle, tendances expansionnistes et sadiques obligent, du jour au lendemain personne n’avait plus le droit de se garer dans le quartier le plus administratif de la ville (il s’agit du Coudiat, où se trouvent en plus des habitations, le siège de la Sonelgaz, 3 Lycées, 1 CEM, le Siège des Ponts et chaussées, l’Académie, l’hôtel des fiances et bien sûr le sinistre Hôtel de police).
    Ainsi, et sans rentrer dans les détails, notre voiture s’est retrouvée avec un sabot et bien sûr, une contravention à payer, jusque là je n’ai rien subi, comparée aux citoyens qui avaient reçu une balle par hasard ou qui sont passés par les sous sols du commissariat central; et c’est au moment où, munie de mon pv payé afin qu’un policier m’accompagne pour enlever le sabot que j’ai droit à une remarque très désobligeante à propos du formulaire que j’ai du remplir sur place et sur lequel figurait notre adresse, c’est à dire, rue, Raymonde PESCHARD :
     » Pourquoi continuez vous dans ce quartier,à utiliser les noms de rues de França ? « , mais c’est ainsi que la rue s’appelle répondis-je, et sans trop me laisser le temps de lui expliquer que Raymonde (fille de militant de la cause nationale) est une martyre, morte au maquis, le fier et érudit policier (je suppose que c’était le ou un chef) se retourna vers ses collègues et osa un double salto :  » C’est inacceptable, il faut absolument le signaler et changer au plus vite le nom de la rue !! »
    Ces propos à l’époque avaient presque apaisé ma colère, ma haine et mon mépris car ils venaient de confirmer ce que je ressentais au plus profond de moi même en voyant tous ces nouveaux décors plantés dans les rues et les têtes : L’Algérie est de nouveau occupée, et comme tous les envahisseurs dignes de ce nom, ils doivent avant toute chose, détruire la mémoire, l’histoire et l’espoir.
    Merci encore pour ce tendre cri.
    ZA




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    • Rédaction
      1 février 2010 at 7 h 53 min - Reply

      Merci Zineb. Cette histoire montre bine toute l’injustice que nous faisons subir à leurs mémoires, ces compatriotes qui nous ont sacrifié leurs vies.DB




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  • mohamed
    1 février 2010 at 1 h 43 min - Reply

    a l’auteur,
    Merci de nous reveler ces informations dont je suis sur que l’Algerien moyen ne connait pas. meme si quelques ouvrages rapportent certains de ces militants venus d’Europe, il reste tres difficile de recouper l’histoire de l’Algerie en cette epoque. Malheureuseument notre histoire nous a ete cache. A l’ecole, on nous a appris l’hymne national et quelques champs patriotes mais sans plus. Notre histoire a ete bafoue par certains et elle continue a l’etre aujourd’hui. De la meme facon que ces pourris commencent a partir aujourd’hui, d’autres militants de la meme epoque commencent aussi a nous quitter sans pour autant nous laisser des traces et surtout les vraies verites de notre histoire et de notre guerre d’independance. Je ne suis ni expert en la matiere, ni historien, mais je vois et je lis ici et la des pieces de notre histoire sans pour autant pouvoir coller les morceaux. Le peuple Algerien a besoin de savoir, car si on ne connait pas notre passe on ne peut construire un futur. Beaucoup de choses se sont passees, beaucoup trop de victimes, de vrais comabattants, des opprotunistes, des harkis, font partis integrante de cette histoire, mais comprendre qui a fait quoi reste extrement difficile et inaccessible. J’ai vu et lu des debats sur notre histoire avec des acteurs qui passaient plus de temps a se pointer du doigt l’un et l’autre qu’il est difficile d’apporter un quelconque jugement.

    Est-il temps de consolider notre histoire en un seul document ecrit ou virtuel? notre histoire de pre-guerre et les evenements depuis l’independance jusqu’au coup d’etat de 1992 doivent etre marquer quelque part. Mon souhait est de voir un espece de Wikipedia sur l’Algerie ou toutes ces informations sont documentees et les temoignages rapportes. Il serait aussi utile d’avoir un who’s who in algeria (depuis el amir abdelkader jusqu’a Boudiaf, depuis le plus noble jusqu’au plus bas criminel). Nous n’avons pas la puissance de l’ecriture du monde occidental mais nous avons quelques historiens (en France par exemple) qui peuvent contribuer a la documentation de notre histoire. Qu’en est-il?

    Merci de me repondre,




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  • jila
    1 février 2010 at 14 h 23 min - Reply

    ce récit est il un cri du cœur face à la démission du peuple et en particulier de ses élites ou une éloge aux non algériens qui ont participé selon leur conviction à lever cette infamie qu’est la colonisation?
    Dans le premier cas débattons sur les causes et raisons de cet abandon
    Dans le second cas l’humanisme n’a pas de nationalité!!!!!!!!!!




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  • Abdul
    1 février 2010 at 22 h 30 min - Reply

    @DB. Merci cher Djameledine de me citer.
    PS:puis -je réclamer des droits d’auteur?




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  • Arezki Oulbachir
    1 février 2010 at 23 h 18 min - Reply

    [L’Appel du 19 mars, dont je m’honore de faire partie du groupe qui l’a lancé, prend des allures de cri dans le désert. Pourtant, si on prend le temps de le lire, il procède des mêmes objectifs politiques que le CRUA, puisqu’il cherche à susciter une union sacrée des principales tendances politiques sous un même front. Il appelle à une action politique unifiée de toutes les tendances politiques latentes ou déclarées, « islamistes » et « démocrates », voire même » nationalistes », contre ce même ennemi qu’est ce régime prédateur.]

    Avant de se demander pourquoi les algériens ne répondent pas à l’appel à une action politique unifiée contre le régime, il faudrait se demander ce que veut unifier cet appel.

    1 – il veut unifier des mouvements islamistes et démocrates… les projets de sociétés des deux mouvement sont antinomiques, comment peut-on penser une seconde que ces deux mouvements s’unissent pour quoi que ce soit???

    2 – Cet appel semble ignorer que l’opposition en Algérie se réduit au FFS et RCD (partis démocrates essentiellement implantés en Kabylie) et que tout le reste de l’Algérie n’est représenté par rien du tout, mis à part la mouvance islamiste non agréée et les partis du régime (FLN/RND).
    Au lieu d’essayer de rassembler les démocrates (FFS/RCD) et les islamistes, ce qui est une utopie, l’appel devrait plutôt se focaliser sur la création de mouvements d’opposition démocratiques nouveaux qui portent des projets de societé à même de sortir la societé de la bipolarisation FIS/régime.
    Si il existait des partis politiques démocratiques en dehors de la Kabylie, on pourrait appeler à unir le FFS + RCD + PARTIX + PARTIY… mais FFS + RCD + FIS ce n’est pas possible!!!

    3 – Le régime a toujours joué sur la bipolarisation régime/FIS… autrement dit, si vous chassez le régime, ça sera la FIS qui prendra le pouvoir et ça sera encore pire…
    Cet appel se trouve dans la même logique.
    Le fait de poser l’islamisme (FIS) comme « unique » opposition au régime empêche toute émergence d’une autre forme d’opposition démocratique… consciemment ou inconsciemment, cet appel joue le jeu du régime.

    Encore une fois, la seule façon de mener une action constructive pour la démocratie et l’instauration d’un etat de droit en Algérie est d’oeuvrer à la création de mouvements démocratiques (socialistes, communistes, libéraux…) aux cotés du FFS et RCD. L’islamise est le premier allier du régime. Appeler à une action commune avec le FIS, c’est appeler à sa réhabilitation légale… et donc à tuer dans l’oeuf toute tentative concrète de création de mouvements démocratiques plus à même de nuire au régime!!!




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  • AMOKRANE
    2 février 2010 at 17 h 04 min - Reply

    Il y a le discours officiel et votre discours que je retrouve dans tous les livres d’intellectuels objectifs de l’opposition. C’est si dur de se nourrir toute sa vie de votre discours de celui de ceux qui veulent transformer ce pays, le tiers monde et de contribuer à éliminer tant de misères que vivent tant de gens ( un ami me disait à l’époque à Lausanne que la vie est un calvaire…). Vous parlez d’éventuels changements, de révolution alors que les plaies ne se sont pas encore cicatrisées. Avez-vous la mémoire courte pour oublier ce qui s’était passé durant la décennie 90 -2000, toute cette barbarie. Vous revenez souvent à parler de votre appel ; je consulte chaque jour votre journal et au jour d’aujourd’hui je n’ai pas lu votre appel (un intellectuel a écrit récemment un article en affirmant son malaise à propos de l’appel). Et je ne sais pas pourquoi je suis aussi mal à l’aise lorsque l’on me parle de n’importe quel appel. Le changement viendra peut être si tous on change nos comportements. J’imagine de grands résultats si chaque algérien adolescent adulte ou vieux en se levant le matin inscrit dans son programme quelques bonnes actions à réaliser avant la tombée de la nuit ; alors tout changera et peut être le pouvoir aussi changera. Les algériens sont ils aimables, solidaires ? Faisons nous des efforts ? C’est aussi lorsque nous changerons que les choses changeront. Excusez moi docteur mais j’ai bien envie de vous citer une phrase d’une chanson DE BRASSENS : « Parlez moi d’amour ( pour moi de révolution) et je vous fous mon poing sur la gueule sauf le respect que je vous dois »
    Ce n’est qu’un commentaire peut être que demain je serai autre. Mais comme les journées se ressemblent dans notre pays affectivement et respectueusement nourdine amokrane 15425 boghni




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  • ninou
    24 février 2010 at 1 h 49 min - Reply

    moi j’aime mon algérie mais les vautours tuent son amour peu a peu moi mon père avais un magasin il travaillait c’était sa fierté ce qu’il a peu réalisé pour ses enfants après tant d’années de travail mais voila un jour un général a décidé autre chose:fermer plein de commerces a cause d’un comisiria pas (comisaria ) depuis ce jour voila mon père n’a pas supporté le choc il est décédé il y a un an et tjr pas d’autre magasin ni son argent vive l’algérie abat les dobermane




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  • manassi
    1 novembre 2010 at 14 h 11 min - Reply

    UN GRAND MERCI POUR MONSIEUR DJAMELADINE ET JE VOUS RAJOUTE UN COMMENTAIRE SUR LES AUTORITES QUI ONT BLESSE LES ENFANTS DE CE PAYS « CHER ».
    MA VIE: AVANT ET APRES 1962
    Combien que j’ai souffert dans mon village natal situe au pied de SIDI-ALI-BOUNAB,entoure de barbelés .
    Pendant que mon PERE etait en PRISON à BOUSSOUI(ORAN) ,je me souviens très bien lorsque les MILITAIRES FRANCAIS et les HARKIS ont arrete ma mere et l’ont conduit a la caserne de mon village,puis ce sont diriges vers le « CAMP » du chef lieu de la commune.
    j’ai vecu sans MERE et sans PERE pendant UNE LONGUE DUREE.
    En 1962, on a saute de joie puisque le COLONISATEUR est sorti,mais voila les problemes commencent :
    -AFFAIRE DES WILAYAS
    – AFFAIRE DU MAROC
    -AFFAIRE DU FFS
    -COUP D’ETAT DE 1965
    -COUP MANQUE DE TAHER ZBERI
    – AFFAIRE DE LA PALESTINE DE 1967 ET 1972/73
    -AFFAIRE DU MAROC ET LA MAURITANIE
    -AFFAIRE DE LA KABYLIE 1980
    -AFFAIRE DE 1988
    – LA GUERRE DE LA RELIGION MUSULMANE JUSQU’A CE JOUR.
    TOUT CE TEMPS QUE J’AI PASSE DANS LA MISERE,LES AUTORITES DE MON PAYS M’ONT CONFISQUE MES DROITS DE CITOYEN ALGERIEN, VOILA BIEN LA RECOMPENSE .
    Aujourd’hui,je declare devant MONSIEUR LE PRESIDENT DE TOUS LES ALGERIENS,MONSIEUR LE PREMIER MINISTRE ET SON GOUVERNEMEN et ainsi devant toutes les HAUTES AUTORITES ALGERIENNES que je PREFERE les HARKIS qui ont arrete mes PARENTS mieux que LES AUTORITES D’AUJOURD’HUI qui m’ont CONFISQUE MES DROITS DE CITOYEN.
    Au moins les HARKIS ne m’ont pas prive de vivres ,MAIS LES AUTORITES DE MON PAYS m’ont prive meme de la SUEUR DE MON TRAVAIL.
     » A VOUS DE JUGER MES CHERS INTERNAUTES « 




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  • Congrès du Changement Démocratique