Édition du
26 March 2017

Le commencement

Ce texte nous a été amicalement transmis par Nacer BOUDIAF.

Avec tous nos remerciements.

La Rédaction de LQA

UN TEXTE INEDIT DE MOHAMED BOUDIAF.

Dans une entreprise aussi capitale q’une révolution et la notre en est une, deux périodes y accusent un relief tellement dominant qu’il semble tout conditionner : son départ et son terme. Ce sont également les moments les plus difficiles parce que l’un comme l’autre,  contribuent au passage d’une situation donnée, à une autre complètement différente. En attendant de voir ce que sera la fin, penchons-nous pour l’instant sur ce que fut le commencement de la révolution algérienne.

De tous les travaux qui ont à ce jour traité de ladite Révolution, aucun n’est arrivé à éclairer valablement et d’une façon objective la phase historique, riche en enseignements, qui à préparé ce que certains ont appelé la nuit de la toussaint. Ici une précision s’impose pour éviter tout rapprochement avec la fête des morts ou tout autre invention de plumitifs prompts à expliquer l’histoire par des arrangements malveillants qui, dans le fond, n’honorent pas leurs auteurs.

En réalité, le départ aurait dû avoir lieu le 18 octobre et son report au 1er novembre n’a tenu qu’a des considérations d’ordre interne qu’il serait trop long d’exposer ici. La vérité est que le choix de cette date n’a été motivé par aucune intention de faire coïncider le déclenchement avec le culte des morts qui, certainement depuis qu’ils appartenaient à l’autre monde, devaient se désintéresser totalement des choses d’ici-bas entre Algériens colonisés et Français    impérialistes. D’ailleurs, si l’on tient malgré tout à affubler la décision historique du 1er novembre de ce masque infâmant, nous serons bien aisés de notre côté d’aligner une longue lise de dates marquées par des hécatombes au compte du colonialisme français qui, depuis le jour ou il à foulé la terre algérienne, et durant un siècle et trente et un ans, n’a respecté ni notre religion ni nos fêtes ni notre tradition pour perpétrer les pires crimes et exactions que l’histoire ait enregistrés depuis les âges les plus reculés de l’humanité. Un jour viendra ou tous les crimes seront connus et à ce moment, on oubliera volontiers de parler aussi légèrement du 1er novembre 1954 qui pour nous, restera à jamais sacré et sera fêté pour avoir été l’avènement d’une marche historique qui à bouleversé un continent  et qui n’a pas fini d’étonner le monde par sa puissance et sa vitalité face à un adversaire désorienté et complètement déréglé au point d’avoir dangereusement mis en cause ses valeurs, son équilibre psychologique et jusqu’a sa cohésion nationale.

Pour comprendre ce faisceau d’interactions et de réactions découlant de la Révolution algérienne, soumettons à l’analyse les raisons profondes qui ont donné vie à ce 1er novembre et à ses suites.

Déjà en 1945, les prémices d’un tel bouleversement étaient clairement prévisibles à l’observateur lucide et impartial, car le lien entre les évènements de mai 1945, et le départ de la Révolution en Novembre 1954, est tellement étroit qu’il mérite d’être souligné ici sous peine de nous voir tomber dans l’erreur commise par la plupart de nos dirigeants politiques d’avant le 1er Novembre. En effet, les uns comme les autres, ont ou sous-estimé les répercussions du drame de mai 1945, ou tout simplement gardé une obsession d’une éventuelle répétition de cette sauvage répression qui, tout en les marquant, les à éloignés d’une analyse courageuse qui les aurait mieux inspirés dans la recherche d’une politique beaucoup plus réaliste et beaucoup plus hardie.

Nous avons parlé plus haut d’un lien entre les deux évènements : quel est-il ? Effectivement, le 8 mai 1945, était la manifestation d’un même état d’esprit d’un peuple épris de liberté avec cette différence qu’en 1945, il croyait encore en la possibilité de recouvrer ses droits par des moyens pacifiques, alors qu’en novembre 1954, il était décidé, instruit par son premier échec, à ne plus commettre d’erreurs et à utiliser les moyens adéquats capables de faire face à la force qu’on lui à toujours opposée. C’est cette évolution lente quelquefois incertaine et latente, que nous nous proposons de refléter dans ce qui va suivre…

En premier lieu, quelles ont été les suites des nombreux évènements de mai 1945, sur d’une part, le peuple, et d’autre part, les partis politiques qui le représentaient ?  Contrairement à ce qu’on attendait, au lieu que ce coup de force renforça l’union nationale, il produisit la dislocation malheureuse des AML, qui avaient en mars 1945, réussi, pour la première fois, à réunir, à l’exception du PCA, toutes les tendances de l’opinion algérienne. En effet, sitôt les prisons ouvertes en mars 1946, sitôt la concrétisation de cette coupure en deux courants : le PPA – MTLD, ou tendance révolutionnaire et l’UDMA, ou tendance réformiste. Je ne parle pas ici du PCA qui reste jusqu’en 1954, minoritaire et sans influence sur la marche des évènements, ni d’ailleurs de l’association des oulémas dont le programme se voulait beaucoup plus orienté vers l’instruction et l’éducation en dépit de leur sympathie non déguisée pour le réformisme de l’UDMA. Il est inutile également de faire cas de ceux qu’on appelait les indépendants, les exécutifs zélés de la colonisation, ce qui, à juste titre, leur avait valu l’appellation pittoresque de  » béni-oui-oui « .

A retenir donc que les évènements de 1945, tout en donnant au peuple une leçon chèrement acquise sur ce que devrait être une véritable lutte pour l’indépendance nationale, provoquèrent du coup la coupure des forces militantes algériennes et leur regroupement en deux principaux courants dont les luttes dominèrent la scène politique jusqu’en 1950. Avec le recul du temps, on réalise nettement le rôle joué par les sanglantes journées qui on suivi le 8 mai 1945 sur le plan de la classification politique en Algérie et de ce qu’il va en sortir.

Abandonnons pour plus de clarté l’aspect événementiel de cet affrontement pour nous consacrer uniquement à ses effets sur le schéma des forces en présence. Effectivement, il n’a pas fallu attendre longtemps pour constater la fin de cette étape qui a prouvé, s’il en était besoin, que la voie du salut était ailleurs.

Comment alors se présentait le schéma né de cette période de 1945 à 1950 ? Sans conteste, les Partis d’un bord comme d’un autre avaient beaucoup perdu de leur audience; quand aux masses, gavées de mots d’ordre contradictoires, d’ou rien n’était sorti, elles donnaient l’impression après cette bagarre de slogans et de palabres, d’une lassitude indéniable et d’une conviction non moins solide de l’inefficacité des uns et des autres. Il n’était pas rare en ces temps, d’entendre des propos du genre : » A quoi bon s’exprimer pour rien ? Ils sont tous les mêmes, beaucoup de palabres mais de résultat, point. Qu’ils s’entendent et se préparent s’ils veulent parvenir à un résultat. Sans armes on ne parviendra à rien etc. etc. »

On sentait confusément dans ces remarques désabusées et pertinentes le besoin ardent de sortir du labyrinthe des cescarmouches platoniques et inopérantes des luttes politiques. La recherche d’une issue susceptible de répondre à ce besoin se lisait sur tous les visages et émergeait de la moindre discussion avec l’homme de la rue, pour ne pas parler du militant plus impatient.

Toutefois, une parenthèse mérite d’être ouverte, à ce point de nôtre développement, en vue d’éviter toute interprétation tendancieuse qu’on serait tenté de tirer de ces constatations. A signaler dans cet esprit que, mis à part son côté négatif et quelquefois pénible, la lutte politique dont il vient d’être question n’a pas été complètement inutile en ce sens qu’elle a renforcé, dans une grande mesure, la prise de conscience populaire et à surtout aidé à la promotion d’un bon nombre de cadres.

Autre remarque : la déconfiture de ces Partis politiques, avant d’être le fait de tel ou de tel homme, ou groupe d’hommes, est, en dernière analyse, le résultat de tout un ensemble de causes dont les principales reviennent à une méconnaissance ou pour le moins, une incapacité de s’inspirer du peuple, aux oppositions entre les hommes élevées au-dessus des idées et des principes, et en dernier lieu au vieillissement très rapide inhérent spécialement aux Partis politiques des pays jeunes, trop vigoureux et pleins de bouillonnement révolutionnaire pour s’accommoder facilement de tout ce qui est immobilisme.

En résumé, l’année 1950, si elle ne mit pas totalement fin aux luttes politiques, n’en marqua pas moins leur dépassement et leur faiblesse manifeste face à une politique répressive de l’administration coloniale. Cette dernière, après la répression de 1948, à l’occasion des fameuses élections à l’Assemblée algérienne ou les truquages et les falsifications les plus éhontés furent enregistrés, après ce qui fut appelé le  » complot  » de 1950 et qui était en réalité la destruction partielle de l’organisation paramilitaire formée sous l’égide du PPA-MTLD, s’était enhardie devant le manque de réaction au point de ne plus tenir compte de sa propre légalité pour accentuer son travail de dislocation des appareils politiques donnant déjà de la bande. Cela était tellement vrai que pendant ces temps sombres, on avait assisté aux premiers rapprochements de ces mêmes Partis politiques, hier ennemis; d’où la naissance du Front démocratique réalisé par le MTLD, l’UDMA, les Oulémas et le PCA pour lutter conjointement contre la répression.

L’explication la plus valable à donner à ce phénomène, impossible deux ans auparavant, est sans doute la manifestation de l’instinct de conservation par la recherche obscure d’un renouveau  souffle dans une union même limitée.

Rien ne se fit pour sauver les uns et autres : la marche inexorable de l’évolution ne mit plus encore longtemps pour accélérer le processus de désagrégation déjà entamé. Je ne connais pas avec certitude ce qui se passait en ce temps à l’intérieur de l’UDMA, des Oulémas et du PCA, mais je reste convaincu que leur situation n’était pas plus brillante ni plus enviable que ce qui se préparait dans le MTLD, en voie de dislocation malgré tous les efforts tentés pour éviter la fin malheureuse et définitive qui fut la sienne en 1950.

Que nous fût-il donné de retenir de cette première partie ? La faillite des Partis politiques complètement déphasés par rapport au peuple dont ils n’ont pas su ou pu s’inspirer à temps pour saisir sa réalité et comprendre ses aspirations profondes. Il faut noter à cette occasion que notre peuple, à l’instar de tous les peuples qui montent, possède une bonne mémoire et une acuité instructive de ce qui se fait dans son intérêt. S’il lui est arrivé de se désintéresser à un certain moment de presque tous les Partis politiques qui se disputaient ses faveurs, cela revenait avant tout à ce sens infaillible de l’histoire et à cette sensibilité forgée dans les dures épreuves dont les évènements de Mai 1945 ont été une des plus marquantes.

Compte tenu de cette défection populaire vis-à-vis des Partis, comment se présentait alors l’éventail des forces profondément remaniées par cette sorte de reflux. Mises à part, les directions politiques moribondes se raccrochant vainement à leurs appareils organiques, fortement éprouvés et réticents, il faut signaler : à la base, le peuple d’où s’effaçaient progressivement les oppositions politiques et qui semblait dans son recul préparer le grand saut et, dans une position intermédiaire, le volume des militants abusés, quelquefois aigris mais restant vigilants parce que plus au fait des réalités quotidiennes et du mécontentement des masses accablés qu’elles étaient par une exploitation de plus en plus pesante.

C’est d’ailleurs de cet échelon que partit en 1954 la première étincelle qui a mis le feu à la poudrière. La question qui vient immédiatement à l’esprit consiste, à mon sens, à déterminer exactement comment à pu s’opérer cette sorte de reconversion rapide et cette prise de responsabilité étonnante à un moment où les plus avertis s’attendaient à tout autre chose qu’à un départ aussi décisif d’une révolution qui bouleversera tous les pronostics de ses sympathisants comme de ses adversaires. La réponse est qu’en novembre 1954, toutes les conditions, malgré la confusion de façade qui régnait alors, étaient réunis, concrétisés en deux forces aussi décidées l’une que l’autre : d’une part, un peuple disponible, ayant gardé intact son énorme potentiel révolutionnaire légendaire instruit par ce qu’il a subi durant une longue occupation et plus récemment à l’occasion du 8 mai 1945, exacerbé par ce qui se passait à ses frontières et n’ayant enfin plus confiance dans tout ce qui n’est pas lutte directe de la force à opposer à la force et, d’autre part, une avant-garde militante, issue de ce peuple dont elle partageait les expériences quotidiennes, les peines et les déboires pour se tromper, le peu qu’il soit sur cette force colossale dans sa détermination d’en finir avec une domination qui à fait son temps.

C’est de cette conjonction intime que naquit la Révolution algérienne qui, dans l’espace restreint de juin à novembren1954, aligna sur tout le territoire les têtes de pont du bouleversement que nous vivons depuis bientôt sept ans.

En conclusion, que faut-il retenir de toute cette suite d’évènements et particulièrement de ce commencement qui, vu son caractère spécial, marquera pour longtemps la Révolution algérienne et explique déjà ses principales caractéristiques originales.

1- A la différence d’autres révolutions, la nôtre est née à un moment crucial qui lui confèrera son caractère particulier d’autonomie et son indépendance de toutes les tendances politiques l’ayant précédée : le premier appel au peuple algérien a bien précisé que le FLN, dès sa naissance, se dégageait nettement de tous les Partis politiques auxquels il faisait en même temps appel pour rejoindre ses rangs sans condition ni préalable d’aucune nature. Cette position en clair signifie que le 1er Novembre ouvrait une ère nouvelle d’union nationale et condamnait implicitement toutes les divisions et oppositions partisanes incompatibles avec la révolution naissante, comme elles le seront plus tard quand il s’agira de construire l’Algérie nouvelle.

De cette position de principe, il faut retenir également le souci des premiers hommes de la révolution d’introduire un autre esprit, d’autres méthodes et surtout une conception neuve tant en ce qui concerne les idées que l’organisation ou les hommes.

2- Née du peuple, la Révolution algérienne à son départ s’inscrit en faux contre toutes les manoeuvres de tendances ou concepts d’exportation tels que la lutte des classes ou des particularismes quels qu’ils soient, plaçant la lutte sous le signe de l’union du peuple algérien en guerre, union solidement soudée par des siècles d’histoire, de civilisation, de souffrances et d’espoir.

3- Issue d’une période où les luttes des coteries et des personnes avaient failli de tout emporter dans leur obstination aveugle et criminelle, la Révolution du 1er Novembre décréta le principe de la collégialité, condamnant à jamais le culte de la personnalité, générateur de discorde et nuisible, quelle qu’en soit la forme, à l’avenir d’un jeune peuple qui a besoin de tous ses hommes, de toutes ses ressources et d’une politique claire et franchement engagée qui ne peut être l’affaire d’un homme, aussi prestigieux soit-il, mais de toute une équipe d’hommes décidés, vigoureusement articulés en une organisation bien définie, disposés à donner le meilleur d’eux-mêmes avant de se faire prévaloir de tout titre, de toute légitimité et encore moins de droits acquis ou de prééminence de tout genre.

En une mot, l’Algérie, après ce qu’elle a enduré, a besoin de militants intègres, désintéressés opiniâtres et décidés, véritables pionniers au service d’un idéal de justice et de liberté, que de  » zaïms  » en mal de gloriole, cette gangrène purulente de beaucoup de jeunes pays en voie d’émancipation.

4- Partie intégrante et motrice de la formidable vague de fond qui secoue l’Afrique et l’Asie et continue de se propager en Amérique du Sud et partout ou persistent les germes de la domination politique ou économique, la Révolution algérienne, dès son début, s’est classée par rapport aux lignes de force de l’échiquier mondial. Nos alliés naturels sont avant tout ceux-là mêmes qui, comme nous, ont eu à souffrir des mêmes maux et qui rencontrent sur la voie de leur libération les mêmes oppositions, les mêmes barrières, voire les mêmes menaces.

5- Enfin, son caractère populaire et patriotique, sa coloration anticolonialiste, son orientation démocratique et sociale, sa position dans le Maghreb arabe et son appartenance à la sphère de civilisation arabo-islamique sont autant de traits marquants que porte la Révolution algérienne dès sa naissance et qui détermineront son évolution et conditionneront son devenir.

Turquant, le 22 août  1961.

Mohamed BOUDIAF.


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7 Commentaires sur cet article

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  • Mohand
    31 janvier 2010 at 14 h 55 min - Reply

    Assez parler de cette révolution qui a enfanté les monstres qui dirigent l’Algérie d’aujourd’hui. Je respecte M. Boudiaf mais de grace passons à autre chose nous avons tout dit , nous avons beaucoup fait , mais le présent semble nous échapper et s’il nous échappe l’avenir est problèmatique pour notre pays et nos enfants. Désolé mais je n’ai pas lu ce texte. Par contre le sujet sur la Hogra , cette dame qui parle de son père frappé en publique à l’aéroport d’Alger , m’a touché et m’a tiré des larmes … bien que j’en ai vu d’autres et les souffrances je sais ce que c’est. C’est d’ailleurs peut être pourquoi je suis sensible à ce genre de phénonmènes que tous les autres. Quant l’Algérien se réveillera de son endormissement, et redevient cet être plein de compassion et épris de justice, il pourra alors mieux vivre sa vie de chien qu’on nous a tissé depuis belle lurette… Désolé de dire cela mais il fallait que ça sorte.

    =================
    Oui, mon cher Mohand, il faut s’occuper du présent et préparer l’avenir. Il faut lutter contre cette hogra quotidienne et poser les jalons de l’Etat de Droit de demain, mais, désolé, il faut aussi bien lire et comprendre notre passé, notre Histoire, la réelle, pas celle des bravaches de 62. Car « qui n’a pas relu l’Histoire est condamné à faire des erreurs »
    Fraternellement.
    Salah-Eddine




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  • Benhabra brahim
    1 février 2010 at 1 h 30 min - Reply

    Merci khouya Nacer!!!…continue.Beaucoup n ont encore rien compris!!!!!!La releve est enfin assuree.Bon nombre de nos MOUDJAHIDINNES ont laisses des Hommes…REGROUPEZ VOUS NACER!!!!…Soyez le nouveau noyaux sincere d une vraie union des Algeriens….AU REVOIR




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  • Koulou
    2 février 2010 at 2 h 27 min - Reply

    Que nos chouhadas reposent en paix.
    Allah reconnais les siens.
    Boudiaf par-ci, Belkheir par-la, mais de grace,on croule sous le poids de l’injustice et de la HOGRA,le temps des pleurnicheries est révolu.On ne peut plus se mettre debout et faire face à nos malheurs qui nous rongent dés qu’on ouvre les yeux.Les CHOUHADAS et LES RÉVOLUTIONAIRES ont fait leur travail avec le peut de moyen dont ils disposaient à l’époque, certains d’autres eux sont immortels jusqu’à nos jours.Mais une chose est sûre, on ne peut pas construire notre avenir avec le passé. Nous détenons les clés de la réusite, ne les jetons pas derrière nous. Cessons de rabacher le passé à toutes les occasions qui se présentent.Le passé appartient à l’HISTOIRE, qu’il en soit ainsi.Certains vont peut-être me prendre pour un insensible ou passif quant à l’histoire, loin de là. Mais si un jour on voudrais rendre justice à nos chouhadas,il faut d’abord suivre leurs traces et finir ce qu’ils n’ont pas terminé c-a-d donnons nous un pays à la hauteur de leurs. aspirations.




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  • radjef said
    2 février 2010 at 18 h 08 min - Reply

    Bonsoir tout le monde.Je suis contre celles et ceux qui disent qu’il faut tourner la page du passé recent de notre pays. Pourquoi sommes nous aujourd’hui gouvernés par un pouvoir illegitime et mercenaire? Cette situation n’est pas tombée comme ça toute seule du ciel…Serions nous maudits par la providence pour voir les sacrifices de nos ainés partir en fumée et nos reves s’effriter les uns apres les autres? La situation que nous vivons aujourd’hui est forcement le resutat d’evenements bien precis.Lesquels? Voila la question beaucoup de monde veut fuir…Pour revenir au texte de Mohammed Boudiaf, il nous dit pas sur les circonstances dans lesquelles le 1er novembre semble avoir le jour.La question je ne la pose a Nacer Boudiaf, mais je la pose à Hadjres, Mehri et Hocine Ait Ahmed; Qui sont d’abord les AML et pourquoi on a decidé de créer cette formation politique qui a rassemblé toutes les tendances du mouvement nationaliste, hormis le PCA? Quels les priorités et l’urgence des AML? Cette formation à t-elle échoué dans son entreprise? Dans l’affirmative, pourquoi, avec l’union de toutes les tendances du mouvement nationaliste qu’elle regroupait en son sein, cette formation n’a pas atteint les objectifs qu’elle s’etait assignés?




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  • yassine
    2 février 2010 at 21 h 14 min - Reply

    Merci Nacer pour cet article, d’autres perles?
    je n’oublie jamais ma rencontre avec Mohamed Boudiaf
    merci




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  • el amel
    4 février 2010 at 8 h 46 min - Reply

    La révolution est la mémoire qui rassemble le peuple algérien et la génération d’octobre 88 en est l’héritière. Nous avons besoin de notre passé pour construire le présent. Plus de 85% d’analphabètes au lendemain de l’indépendance, l’école est un acquis de la révolution donc il appartient à tous ceux qui y ont eu accès de revisiter l’histoire de l’Algérie, l’histoire d’un peuple Martyr, encore à ce jour. ce sont les amis de fafa qui gouvernent!




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  • bentif
    10 février 2010 at 9 h 26 min - Reply

    de toutes les facons on est habitué a la misere comme tous les peuples arabes d’ailleurs,il faut oublier ses chiens de gouvernants et faire son travail avec conscience et peur de Dieu.




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  • Congrès du Changement Démocratique