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24 July 2017

قوات الأمن استعملت الهراوات والغازات لتفريق المتظاهرين إغماءات وجرحى وسط الأطباء أمام مستشفى مصطفى

ألخبر 04.02.10

قمعت، أمس، قوات الشرطة مسيرة الأطباء الممارسين في الصحة العمومية عند الباب الرئيسي لمستشفى مصطفى باشا بالعاصمة، وتسبب التدخل العنيف لعناصر مكافحة الشغب لمنع خروج المتظاهرين إلى الشارع في سقوط العديد منهم، نتيجة التدافع وتسجيل حالات إغماء أثناء المواجهات.
لم يكن التجمع السلمي لمئات الأطباء العموميين والأخصائيين الذي انطلق في حدود الحادية عشرة صباحا، واستمر بتنظيم مسيرة داخل المستشفى، يوحي بأن الأمور ستأخذ أبعادا خطيرة بعد مرور ساعة ونصف من الزمن، وتحديدا عندما وصل موكب المحتجين إلى الباب الرئيسي للمستشفى، على وقع الهتافات المنددة بالحفرة وزغاريد الطبيبات.. وهنا كانت نقطة التحوّل في المسيرة الاحتجاجية التي كان مفروضا أن يتجه بها الأطباء نحو مقر رئاسة الجمهورية، حيث سارعت قوات مكافحة الشغب، التي كانت جاهزة وتنتظر ساعات من قبل لهدوء وصول الممارسين، إلى تشكيل أحزمة أمنية متتالية قصد ضمان عدم تخطي الأطباء عتبة البوابة، لكن قوة دفع المتظاهرين كانت أكبر وتمكنت المجموعة الأولى منهم من الخروج.
وقد أسفر التدافع في هذه الأثناء عن سقوط الأطباء، وقامت قوات الأمن، التي بدت في حالة ارتباك قصوى بجرجرة، بسحب العديد منهم أمام مرأى الجميع قصد إعادتهم إلى المستشفى، لكن تسجيل حالة إغماء رئيس نقابة الأخصائيين محمد يوسفي، ووقوعه أرضا لدقائق وهو فاقد الوعي، زاد في هيجان المحتجين الذين صدموا بهذا المنظر، ما صعّب في عملية السيطرة على الوضع، إلى درجة تم فيها الاستنجاد بتعزيزات أمنية؛ إذ ذهل سكان ساحة أول ماي والمارة من عدد شاحنات قوات مكافحة الشغب التي وصلت تباعا إلى عين المكان، إلى درجة تساءل فيها هؤلاء: ما إذا كان هناك حرب في مستشفى مصطفى باشا، سيما بعد تطويق المكان من جميع الجوانب تفاديا لانفلات الأمور؟
وسط هذه الأجواء المشحونة بالغضب، ارتفعت أصوات المحتجين تارة تؤدي نشيد  »من جبالنا طلع صوت الأحرار » و »الجيش الشعب معاك يا طبيب »، تخللتها هتافات معبرة عن الموقف المهين للأطباء وهم يواجهون عصي عناصر الأمن  »ما راناش إرهابيين أحنايا ممارسين » و »بركات يا بركات ». وبدا الأطباء غاية في الشجاعة، عندما أرغموا قوات مكافحة الشغب على الخروج من حرم المستشفى، وقد دخلوا إليه، والقانون لا يسمح لهم بذلك، حسب تأكيدات الأطباء.
يشار إلى أن احتجاج أمس حضره نائب رئيس المجلس الشعبي الوطني ورئيس لجنة الصحة والشؤون الاجتماعية للمجلس، بالإضافة إلى مجموعة من النواب من حزب العمال والأرسيدي وحمس كان لهم دور في تهدئة النفوس، خاصة عقب إصابة طبيبين بجروح خفيفة لحسن الحظ خلال التدافع، وتوقيف 3 أطباء آخرين أطلق سراحهم بعد تدخل قياديي نقابتين ممارسي الصحة العمومية اللتين ضربتا موعدا احتجاجيا آخر الأربعاء القادم، وهذه المرة سيكون التجمع أمام مبنى وزارة الصحة.
ويأتي هذا التصعيد، بعد أزيد من شهرين من الإضراب المفتوح، واستنفاد سبل الاحتجاج السلمية والدعوات التي وجهها المحتجون إلى الوصاية، دون أن ننسى نداء الاستغاثة برئيس الجمهورية لحل هذه الأزمة التي يدفع ثمنها المواطن البسيط


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2 Commentaires sur cet article

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    4 février 2010 at 15 h 01 min - Reply

    El Watan 04 février 2009

    La police les a empêchés de marcher sur la présidence
    Les médecins bastonnés

    Les syndicats des praticiens et spécialistes de santé publique ont été empêchés, hier, de marcher sur la Présidence. Ils étaient près d’un millier, rassemblés dans l’enceinte du centre hospitalo-universitaire Mustapha Pacha, à vouloir sortir dans la rue afin de tenter de marcher vers El Mouradia. Déjà dans la matinée, la tension était palpable. Un dispositif de sécurité impressionnant encadrait de toutes parts la place du 1er Mai. Des fourgons de police et des brigades antiémeute encerclaient l’hôpital, filtrant les allées et venues. Dans l’enceinte de l’établissement, point de ralliement des grévistes, les médecins attendent, certains dépités, d’autres nerveux, mais tous déterminés à crier « à la face de ce pouvoir » leur ras-le-bol. Des délégations ont même fait le voyage depuis d’autres wilayas afin de prendre part à cette manifestation.

    Et si l’ambiance est plutôt bon enfant, les grévistes ne cachent toutefois pas leur colère. « Ce silence total des autorités est incompréhensible. En méprisant de la sorte le système de santé publique, ce sont les Algériens que l’on méprise », s’indignent-ils. Le docteur Lyes Merabet, président du Syndicat national des praticiens de santé publique (SNPSP), affirme que depuis l’enclenchement de la grève ouverte, « le ministère de tutelle n’a pris ni formellement ni informellement attache avec nous afin de mettre fin au conflit ». Le ministre, Saïd Barkat, en « prend pour son grade ». Agglutinés derrière de grandes banderoles, des médecins brandissent des rectangles de carton rouge. Imitant un arbitre de football, ils lancent  : « Coffi Barkat, dehors ! » « L’on sait très bien qu’ils n’en ont cure du système de santé publique. Nous nous battons pour l’avenir des malades, même si eux ne font rien pour le défendre », estime le docteur Yousfi, président du Syndicat national des praticiens spécialistes de santé publique (SNPSSP). « S’ils ne s’inquiètent pas outre mesure des répercussions de cette grève, c’est tout simplement parce que l’activité médicale, en temps normal, est réduite à sa plus simple expression », ironise-t-il. « Les moyens sont là. Seulement, les milliards de dollars sont détournés à d’autres fins », accuse-t-il, pendant que les Algériens vivent dans la misère, avec un pouvoir d’achat en berne et une inflation galopante. « Même le service public, gratuit, est menacé par l’incurie des autorités, qui font la sourde oreille et entretiennent sciemment le pourrissement au sein de la société », poursuit le Dr Merabet.

    A mesure que la foule grossit, des pancartes hostiles et corrosives apparaissent, les slogans et les chants fusent. Puis le silence et le calme se fait dans l’assemblée, qui converge vers le milieu de la place centrale de l’hôpital. Les médecins se rassemblent autour de l’horloge. Les présidents des deux syndicats prennent la parole à l’aide d’un porte-voix  : « Quels que soient les risques encourus, nous marcherons. Ils prétendent que nous sommes manipulés. Oui, nous le sommes. Mais par nos fiches de paie de misère, par nos conditions d’exercice exécrables, par le mépris et la négligence des autorités. » Le signal est donc donné, sous les youyous. Dans la foule, des membres du Snapap, M. Khendek, le vice-président de l’APN, des parlementaires, des députés du RCD et du PT sont venus apporter leur soutien au mouvement de protestation. Certains manifestants parient même quant au traitement que vont leur réserver les policiers. « Jamais ils n’oseront malmener un médecin. Le symbole de la blouse blanche est trop respecté », lance l’un d’entre eux. Et un autre de répondre  : « Ils ne vont pas se gêner. » La tournure prise par les événements lui a malheureusement donné raison. A mesure que la masse avance vers le portail de l’établissement, la haie d’éléments des forces antiémeute postés tout au long de l’entrée se resserre. Boucliers et matraques en avant, ils reçoivent l’ordre de ne surtout pas laisser les médecins sortir dans la rue. Coûte que coûte. Les blouses blanches, arrivées à quelques centimètres de la clôture humaine bleue, marquent une pause. Les députés et les présidents des syndicats tentent de parlementer avec les responsables des services de sécurité et de négocier une sortie « pacifique ». Ces derniers n’en démordent pas. Qu’à cela ne tienne. Puis c’est le choc frontal. Le chaos. La honte. Les manifestants se pressent contre les forces antiémeute et tentent de toutes leurs forces de les faire céder. Une vieille dame frappe de ses frêles mains un bouclier en scandant  : « Nous sommes des médecins, pas des terroristes ni des chiens. » La pression se faisant de plus en plus forte, les casques bleus sont débordés. Une vingtaine de manifestants réussissent à échapper au cordon de sécurité, mais ils n’ont pas fait un pas qu’ils sont « cueillis » par des policiers qui les attendaient de pied ferme. Les médecins sont carrément soulevés. Les agents tentent de les embarquer. Mais ils résistent. Ils sont alors poussés, tiraillés de toutes parts, maltraités. Même les députés, dans la cohue, sont malmenés et chahutés.

    Trois syndicalistes, deux hommes et une femme, sont emmenés manu militari au commissariat. « Nous ne sommes pas vos ennemis, les ennemis sont ceux qui mettent le pays à genoux », lance l’un d’eux aux policiers. « Durant la décennie noire, nous nous sommes sacrifiés et nous étions là pour vous, pour recoller les morceaux des morts et panser les blessés que vous nous ameniez. Vous n’avez pas le droit de nous frapper », sanglote une femme à l’adresse d’un agent qui l’empoigne. A l’extérieur, dans le groupe, deux hommes s’effondrent. L’un d’eux est le docteur Yousfi. Tandis que ses confrères lui portent secours, la foule restée à l’intérieur continue, dans les cris et les chants, de pousser. « Honte à vous qui bastonnez des médecins », vocifère une praticienne, ajoutant, à l’adresse des photographes de presse  : « Montrez au monde entier la façon dont, chez nous, on traite les médecins  ! » Le Dr Yousfi se relève, titubant et chancelant. Mais cela ne dissuade pas pour autant les policiers de l’empoigner violemment. Il s’accroche alors à un panneau de signalisation. Il est rejoint par le Dr Merabet. Ils négocient avec un commissaire et obtiennent la libération de leurs collègues en échange de leur reddition aux forces de l’ordre. « Nous partons, mais continuez  ! », lancent-ils toutefois à la volée. Ce que les médecins feront durant près de deux heures, sous un soleil de plomb.

    Les forces antiémeute décuplent leur répression, repoussant avec force, voire avec violence les tentatives des frondeurs. Relâchés par les policiers, les deux présidents reviennent à la manifestation. Ils remercient les protestataires pour leur participation et la large adhésion. Puis le rassemblement se disperse, sous l’œil vigilant des brigades antiémeute, visiblement soulagées. Toutefois, les syndicalistes assurent que la protestation n’est pas finie. Car en dépit de l’avortement de cette marche sur la Présidence, ils considèrent cette journée comme « une réussite ». « Nous avons montré que nous sommes disposés à aller jusqu’au bout et nous avons pu mobiliser tout ce monde. Nous leur avons fait peur, mais ce n’est que le début », promet le Dr Merabet avant de s’excuser. « Un médecin, après s’être fait bastonner, s’est écroulé. Il a été évacué vers les urgences de cardiologie. Nous devons lui rendre visite », dit-il, indigné. Le rendez-vous pour la prochaine manifestation est déjà pris pour mercredi prochain. Cette fois, devant le ministère de la Santé.

    Par Ghania Lassal




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  • tango
    4 février 2010 at 20 h 04 min - Reply

    demission collective




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  • Congrès du Changement Démocratique