Édition du
26 March 2017

Le peuple algérien est-il mort ?

« Le feu engendre la cendre. » Proverbe maghrébin

Les graves évènements qui se déroulent, et se succèdent, en Algérie, relèvent désormais, par leur récurrence, et leur outrance même,  de la banalité. De celle qui n’émeut plus, qui n’indigne plus, et même qui lasse. Le phénomène sociétal qui en découle, et qui est d’autant plus grave, pour notre propre hygiène morale collective, est que nous sommes devenus incapables de réaction à ce qui sape pourtant, sûrement et irrémédiablement, les fondements même de notre nation

La grave situation qui prévaut aujourd’hui, dans cette Algérie meurtrie,  nous interpelle sur une des attitudes qui nous caractérisent, depuis que le régime a entamé en nous tout esprit citoyen. Ou plus bêtement le sentiment même de notre lente déchéance.
Ce sont les réponses de Chakib Khalil aux journalistes qui l’interpellaient au sujet de l’affaire Sonatrach qui ont choqué ma conscience profonde, comme un coup de boutoir sur un mur rongé d’humidité :« Effectivement, ceci n’est pas du tout normal, mais sachez qu’il existe beaucoup de choses qui fonctionnent de façon anormale  !  Je ne me suis jamais senti visé dans cette affaire, ni moi ni le CLAN présidentiel »

Ce Ministre, naturalisé Américain, dont on dit qu’il fut un « assassin financier » en Argentine, avant de venir sévir dans notre pays, où il est devenu le ministre le plus important, sait de quoi il parle. Parce qu’il est au cœur d’un régime parmi les plus prédateurs, et les plus corrompus de la planète. Mais le fait qu’il franchisse ainsi le pas, et qu’il reconnaisse publiquement que l’Algérie est dirigée par des clans, et que l’affaire Sonatrach qui défraie aujourd’hui la chronique est relativement banale, malgré sa gravité, parce qu’il y a bien d’autres affaires du même genre, et même pires, montre à quel point ce régime nous méprise, à quel point il ne craint même pas de nous jeter ses propres turpitudes à la face.
Parce que nous ne sommes plus dignes de respect.
Parce que nous avons accepté, sans broncher, à part nous entretuer, qu’ils pillent nos richesses sans la moindre vergogne, qu’ils créent des groupes islmaistes pour nous égorger,  violer nos femmes et nos enfants. Parce que nos journalistes leur lèchent les bottes, et même qu’ils geignent de plaisir lorsqu’ils leur envoient un coup de pied dans les gencives, parce que nos intellectuels ont massivement démissionné, et même qu’ils tentent désespérément d’ entrer dans les cercles mafieux, ô combien enviables, qui nous broient et nous pressurent. Parce que la population, dans sa quasitotalité est devenue une foule moutonnière, qui bêle des « Djeich chaab maak ya tartempion », qui entre en transes pour un match de foot ball pendant qu’elle ne cille même  pas à sa propre mise à mort, parce que les Algériens ne sont plus obnubilés que par le désir de construire une bidonvilla, de rouler carrosse, et de faire partie de la famiglia.

Nous sommes gravement atteints.

Le régime, depuis Benbella jusqu’à Bouteflika, et en comptant tous les malfaiteurs galonnés qui jouaient sur du velours, derrière leur risible façade républicaine, nous a innoculé le pire virus qui soit: Celui de l’indignité! Car c’est être indigne que de ne pas porter secours à sa nation qu’on tue, à cet avenir de ses propres enfants.

Nous sommes gravement infectés!

Parce que nous avons annihilé en nous, comme un organe douloureux qu’on anesthésie, la perception de l’odieux. Comme si à force d’être imprégné de l’air du temps, de celui qui règne en Algérie, et que nous respirons à pleins poumons,  jusqu’au moindre recoin de nos rêves, nous avons débranché la prise. Nous ne sommes plus ! Si ce n’est aveugles, sourds et muets. habités d’une désillusion têtue. pratiquant à chaque minute de notre vie un suicide à répétition de l’être.
Plus rien de ce qui nous entoure, si ce ne sont les petits soucis matériels, ne nous concerne vraiment.

Nous assistons, avec une vraie indifférence, à notre propre mise à mort, à celle de nos rêves.

Ou bien alors, chacun d’entre nous, lorsque la colère l’envahit, pour un motif ou un autre, se fait la langue sur le peuple : « hadha chaab, hadha ? » Et c’est tout le peuple qui dit ça de tout le peuple.

Nous subissons un processus de pourrissement. Notre conscience endormie ne saisit plus les signes de la décrépitude. Parce que la pourriture est un phénomène progressif. Rien ne pourrit subitement. Cela dégénère lentement mais inexorablement le tissu. C’est cela qui nous ronge et qui finira par nous faire mourir.

Nous croyons tous que le salut est dans le repli sur soi, dans sa petite cage, au milieu de sa petite basse-cour, dans ses petites habitudes.

Et nous assistons, encore et encore, jusqu’à ce que mort s’ensuive, à un énième viol de notre dignité. Par de vilains petits despotes, pétants de suffisance, qui nous toisent comme autant d’agneaux et autant de génisses.

Ces chapons qui se prennent pour des aigles, dont la petitesse d’âme n’a d’égale que leur courte vue sont rois au pays des esclaves.

Ces gens là ne penseront jamais à planter un platane ou un chêne, parce que ces essences ne poussent pas assez vite pour eux. Ils ne font rien dont ils ne pourraient profiter dans l’heure et sur le champ. Ils n’ont pas de rêves. trop peu pour eux qui sont sortis de rien, et qui se pavanent dans la Cour des rois.  Et encore moins de visions. C’est pour les visionnaires  ces trucs. Ils ne voient pas au bout de l’horizon et pour eux l’instant présent consiste juste à se ménager du plus, de l’encore plus. De ce qu’ils ont déjà. De qu’ils veulent avoir encore. Plus de pouvoir, plus d’argent, plus de mandats, plus de gloriole. Un minaret qui touche aux nuages, et des autoroutes qui conduisent au compte bancaire suisse.

Et si d’aventure ils parviennent à se hisser un peu au dessus de leur cloaque parfumé à l’insecticide, c’est pour se voir eux-mêmes du haut de leur tas d’excréments, dans une autre perspective, qu’ils croient toute de grandeur.
Ils se voient même dans l’autre vie, reçus en grand apparat par le créateur himself, pour lui avoir construit la plus grande mosquée après la Mecque. L’équivalent d’un petit microbe niché dans un mastodonte, par rapport à notre minuscule planète. Ou alors, ils se voient, sous les feux des flashes, recevoir le tant désiré prix Nobel. Eux ! Toujours eux ! Ils ne voient qu’eux. Ou, à la limite, leurs frères et leurs rejetons.

Et pour se donner bonne conscience, ils se nourrissent de l’idée saugrenue qu’ils sont des hommes providentiels pour ce pays. Qu’il ne peut pas y en avoir d’autres après eux. Qu’ils voudraient bien être immortels pour garder la barre. Et dans un instinct animal de conservation de la race, comme pour faire une prolongation d’eux-mêmes, après cette satanée mort, ils s’acharnent à nous imposer leur engeance, ou à défaut, leur fratrie. Ils sont dans un tel état de pure schizophrénie, qu’ils ne comprennent pas qu’on puisse leur demander de passer la main. A leurs yeux, et en toute bonne foi, nous ne pouvons être que des moutons ou des ingrats.

Ils ne font rien de mal si ce n’est de sauver la république. Leur république. Tout ce qu’ils font de la main gauche, au détriment de ce pauvre pays, est ignoré totalement de la main droite, dont ils ne se servent d’ailleurs que pour se goinfrer. En bons musulmans!

Ils ont un mode de fonctionnement ambivalent. Binaire. Toutes les forfaitures, les scélératesses, les crimes qu’ils commettent sur la chair vive même de cette nation, glissent sur leur conscience comme de la pluie sur le plumage d’un canard. Comme si leur action morbide allait de soi. Comme s’ils ne pouvaient rien faire d’autre que d’obéir à un contexte, à un environnement, à une force inexorable. Ils se consultent, se neutralisent, rusent les uns avec les autres, forment des alliances, les défont, en forment d’autres, se font des concessions, des cadeaux royaux, se décorent les uns les autres, se congratulent, se font, les encore vivants aux déjà morts, de vibrantes oraisons funèbres, avec des larmes dans la voix, croisent leurs enfants les uns avec les autres, pour obtenir des races sélectionnées de forbans, se font fabriquer des petits enfants qui sont cousins, et se tapent ou se tirent dans le dos. Corleone, à côté, c’est un wlid famila.

Lorsqu’ils viennent à nous, comme le taureau va à la vache, avec des préliminaires baveux, c’est pour nous haranguer, avec un langage de maquignon, pour nous mentir, pour nous leurrer, pour nous demander de les applaudir, de les saluer, de leur marquer notre reconnaissance. Ils nous parlent avec leur main gauche. Celle qui nous trousse et nous détrousse.

Notre malheur  est que nous répondons exactement à ce qu’ils attendent de nous.

Et s’il arrive que nous ruions dans les brancards, juste pour effaroucher quelque tique qui tire un peu beaucoup sur la pompe, parce qu’ils nous sortent plein de bulletins de vote que nous n’avons pas mis à l’urne, ou parce qu’ils estiment que nous n’avons pas fait le choix qui leur convient, cela ne va jamais bien loin. Nous faisons de bien timides ruades. Ou bien alors, nous nous entre-tuons, par nos enfants interposés. Pendant que les leurs, dans l’ambiance enfumée de leur jet set, caquettent sur le pays de papa, le héros qui brave les sauvages. Qui est obligé de les supporter, et de les nourrir, pendant que les chères têtes blondes se prélassent dans les palais qu’il leur a fait construire, dans le quartier le plus huppé de New York, de Caracas, de Cannes et d’ailleurs.

Le reste du temps, en autistes intégraux que nous sommes devenus, nous slalomons artistiquement pour passer toujours à côté de ce qui nous concerne.

Et lorsque des consciences se réveillent parmi nous, qu’elles tentent de s’exprimer, de se mettre en formation de combat pour tenter de ramener un peu d’humanité et un peu de justice parmi nous, comme ces mouvements syndicaux véritablement révolutionnaires qui ébranlent les assises même de ce régime mortifère, nous restons à distance respectable. Parce que nous ne parvenons plus à faire la jonction des choses de la nation avec notre petite existence. Il suffirait que les pétroliers fassent une grève de solidarité avec les syndicats libres pour changer le cours des évènements. Mais cela restera une idée farfelue.

Une Algérienne, qui a bravé une multinationale, dans laquelle les barons du régime ont leurs dividendes, en est à ses deux mois de grève de la faim, et gardera toute sa vie les séquelles de sa longue privation, si elle ne meurt pas entretemps. Mais elle reste seule, malgré la solidarité de quelques rares  conmpatriotes. La télévision algérienne n’en a pas parlé une seule fois. Et les journalistes de cette télévision, qui auraient pu avoir un sursaut de dignité, qui auraient dû monter au créneau, devant une telle ignominie, se terrent dans leur odieux silence. Le combat de Meriem est trop symbolique, pour être porté sur la place publique. Elle ne doit pas gagner, même s’il faudra, en catimini, lui remettre le double des indemnités qu’elle réclame.

Et ainsi, à force de banalisation de l’odieux et de l’indigne, nous avons perdu jusqu’à la notion du savoir être.
Parce que nous ne sommes plus !
Nous n’avons plus, ou si peu, de ce souffle qui pousse les peuples à l’avant garde de leur propre dignité.
La structure même de ce qui fait un peuple et une nation, cet esprit qui ne meurt ni ne se disperse, et que retrouvent dans leur être profond, les générations à venir,  s’est éteinte en nous, tout naturellement, . Par une lente progression de la pourriture.

C’est, je crois, la pire de nos défaites.

Il n’y a rien dans le destin d’un peuple qui soit une perte irremplaçable. Si ce n’est la conscience d’une appartenance commune, si ce n’est l’ardeur à faire face, ensemble, à l’adversité.

D.Benchenouf


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75 Commentaires sur cet article

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  • shalg@msn.com
    7 février 2010 at 15 h 06 min - Reply

    le constat est amer mais tellement juste, c’est effectivement la pire des défaites. Seulement je caresse encore le rêve parce que j’ai envi d’être optimiste pour une fois dans ma vie, d’un sursaut populaire qui balaiera l’engeance qui nous a pris en otage.

    vive l’Algérie éternelle,

    fraternellement




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  • Adel
    7 février 2010 at 16 h 36 min - Reply

    La vie dans l’indignité est pire que la mort.

    J’ai trouvé par hasard ce site datant de 2002:

    http://membres.multimania.fr/chikourstane/index.html

    Ce qui y est rapporté donne envie de vomir. Il n’a pas été mis à jour depuis 8 ans. Qu’est devenu l’auteur ? Mort ? Dégouté ?

    Que font tous ceux qui ont à un moment ou un autre gravité autour du pouvoir? Ne se sentent-ils pas interpellés par les récents événements? Sont-ils tous pourris ?

    Comment certains ont-ils encore le courage de demander aux Algériens de ne pas regarder ailleurs, là où existent des lois et des droits? Comment les jeunes qui n’ont rien connu d’autre que ce régime mafieux pourront-ils envisager autre chose?




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  • Mohand
    7 février 2010 at 17 h 17 min - Reply

    Que Dieu vous garde pour renforcer la composante saine de notre peuple. Vous dites les choses avec une telle exactitude , vous nous arrachez des larmes nous qui pensons comme vous. La colère nous submerge et elle est d’autant plus grande que les mots justes que vous employez nous incitent à faire plus et mieux pour que cela change. Nous sommes mobilisés , croyez le bien et Merci.




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  • Abdelkader DEHBI
    7 février 2010 at 18 h 46 min - Reply

    Il faut terriblement aimer son pays pour pouvoir dénoncer avec tant de passion, cette indigne résignation que l’on rencontre effectivement souvent autour de nous, d’abord chez une grande frange de ceux qui s’intitulent « intellectuels ». Ensuite et c’est aussi scandaleux, chez des citoyens ordinaires parmi ceux-là mêmes qui sont le plus laminés par le système. Vous avez réussi cher Si Djamaleddine, par des mots simples mais combien sincères, à rendre votre colère si contagieuse que je regrette presque, d’avoir ouvert votre post….




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  • Said Salombi
    7 février 2010 at 19 h 45 min - Reply

    « La politique est l’art d’empêcher les gens de se mêler de ce qui les regarde. » Ahmed Bencherif.

    Cher Si Djamel: le systeme criminel de Boutewfika a réussi a « batardiser » un peuple qui a fait vaciller une puissance atomique il y a 50 ans…ce n’est pas une mince « réalisation ». Pour faire tomber ce regime, il faut d’abord etre conscient de l’etat de delabrement du peuple, chose qui est tres peu repandue dans le discours de la plupart des opposants qui continue a vanter les vertus du « echa3b el adhim »…

    Une fois cela accompli, il faut ensuite trouver les moyens de construire une dynamique de rassemblement contre ce pouvoir assassin, c’est un chemin long et il faut une « himma » terme presque intraduisible (melange de force, d’abnegation, de resistance, de certitude en la victoire d’un ideal, etc).

    Je sais que vous n’etes pas pessimiste, moi non plus. Des voix, ca et la, se font entendre, des hommes et femmes font de la resistance desorganisée et solitaire, donc inefficace, mais il y a un tressaillement, ca bouge en 2010 bien plus qu’en 2008-2009. Saurons-nous empecher cette bougie de s’eteindre au milieu de la tempete?

    Je demande modestement, encore une fois, qu’une rubrique « actions » soit instituée au QA pour debattre des moyens de combat et d’action pacifiques pour suciter l’eveil de notre peuple de contribuer à isoler d’avantage le pouvoir assassin de Boutewfika.

    Said




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  • Koulou
    7 février 2010 at 20 h 55 min - Reply

    C’est trop beau d’avoir des discours enflammants mais n’est-il par urgent de nous solidariser avant tout.L’exemple de Mme. MERIAM MEHDI est criant(+de 40 jours dans un lit d’hospital) et personne ne lève le petit doigt pour manifester soutien et aide sauf quelques lignes écrites ça et là dans des journaux que j’appellerais à sensations.Les professionnels de la santé,ceux de l’enseignement, pour ne citer que ces deux grandes institutions de l’état, nous invitent à se joindre à eux ne serait-ce que par solidarité,et nous pendant ce temps on reste passif à regarder et des fois à applaudir.Non messieurs ça prend plus que des discours mais l’espoir de voir arriver dans un futur proche IN CHA-ALLAH un MESSIE parmis nous pour sauver l’Algérie.Avec une peuplade de gens(GHACHI) l’effort est vain comme disait Farhat ABBAS ALLAH Yarhamou.




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  • Arezki Nait Amar
    7 février 2010 at 20 h 59 min - Reply

    Le bilan du peuple algérien , de 1962 à 2010 ,se résume ainsi : Tahia Ben Bella, Tahia Boumediène, Tahia Chadli,Tahia Boudiaf, Tahia Zeroual et Tahia Bouteflika !J’ai également entendu des compatriotes scander « Tahia Saddam Hussein »,comme si le président irakien a siégé à une certaine époque au palais présidentiel d’El Mouradia.
    Tout despotisme repose non point sur des gardes et des forteresses, mais sur un état d’esprit.La vraie garde du despote ce sont les âmes serviles sur lesquelles il régne.Tant que le peuple a confiance la « monarchie » dure.Tout despotisme durable est un pouvoir sur les âmes,c’est un pouvoir moral.Tant que nous laissions ce pouvoir se jouer de nos âmes nous resterons toujours sous le régime de la servilité.Pour que les hommes qui le subissent en soient débarassés,ils suffit qu’ils le veuillent,car étant le nombre,ils sont la force.Pour y arriver,il suffit d’user de sa raison.
     » Le bon sens est la chose du monde la mieux partagée »,dit Descartes dans sa première phrase de son Discours de la méthode.Et par le bon sens,dit-il plus loin, j’entends la Raison, c’est à dire la faculté de bien juger et de discerner le Vrai du Faux.
    La raison , dit Pascal, nous commande bien plus impérieusement qu’un maître,car en désobéissant à un maître est malheureux,et en désobéissant à la Raison on est un sot.
    Le culte de la Raison comme fondement de la République est notre seul salut !
    Faisons table rase de la République des béni-oui-oui !




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  • BOUKEZOUHA abdelouahab
    7 février 2010 at 21 h 10 min - Reply

    Salam,

    Cheikh El Bachir El Ibrahimi avait pour habitude de dire « Ouma Eli yadjma3ha Medah ou Frekha Bolici mahich Ouma » (Un peuple que rassemble un troubadour et qu’éparpille un policier n’est pas un peuple).

    Et ce n’est certainement pas le cas du peuple algérien qui a démontré tout au long de son histoire sa bravoure, sa détermination à faire face à l’adversité et ses qualités morales.

    A maintes reprises, ce peuple a défié y compris par le moyen des armes ce pouvoir injuste, illégitime et criminel alors que les élites se sont soit rangées derrière les chars qui nous ont écrasés soit regardaient par la fenêtre pour compter les points, ce qui revient presque au même.

    Le peuple algérien qui a souvent été donné pour mort a su à chaque fois renaître de ses cendres comme le phénix de la mythologie grecque.




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  • moura
    7 février 2010 at 21 h 31 min - Reply

    Autrefois la société algerienne,oganisée autour de ses « amusnaw »,irgazen »rdjel et les gens du verbes,attachée à la terre,les algeriens ont su donné un sens à leur vie,cet amour de la terre a forgé leur resistance à travers l’histoire.l’occupation ottoman,superficielle ,n’a pas put,de par sa nature aller à la destruction de ce qui fondements propre à la société.la colonisation a décelé les fondements de la resistance:la terre(colective,arch,hobous..)
    Le mouvement de liberation s’est construit autour de ce sacré amour et attachement de la terre ,par la paysannerie,la petite bourgeoisie et les quelques léttres ont suivie malgres eux ou presque.
    ce que vous dite dans votre commentaire,dr benchenouf est malheureusement la verité presque nue,seulement il ya encore de la resistance(on est la preuve vivante),elle n’est pas organisée,oui,mais elle existe,elle n’attends que l’ocasion et les conditions pour s’exprimer.la generation qui devrait nous ceder le flambeau de l’amour de la terre et notre attachement à celle_ci est morte au combat ou exilée en france pour chercher sa subsistance .notre generation s’est forgée au tatonnement ,à la transition,il fallait decouvrir par nous meme l’abc du oombat(il a fallu a titre d’exemple six mois pour elaborer les statuts du premier syndicat autonome en 1990,cantonnée malheureusement à tizi ouzou,et ce n’est pas force d’avoir essayé,on a fait plus de 150 lycees à travers 22 wilayas,helas aucun echo)
    notre combat , un demi siecle apres l’independence,s’inspirant de valeurs universelles(auquels on est peut etre pas attachés,je ne sais pas) apparemment fonctionnent peut ou pas du tout(par exemple les petitions,les declarations,les sit in,les marches…);les deux elements qui peuvent donner sens au combat (à mon avis):c’est l’elite « amusnaw,anciennement » et l’argent.
    l’elite restée au pays est compromise avec le systéme ainsi que ceux qui possede de l’argent,eux aussi se nourissent de la mamelle du systeme.
    ceux qui sont à l’etranger,ele se complaitpeut etre dans son lit douillet,elle te dit apres tout je ne doit rien à ce pays
    Le gros de la resistance aujourdhui,c’est les petites gens(la classe moyenne est inéxistante,elle est laminée depuis au moins une dizaine d’années) a savoir les salaries ,les chaumeurs et les petits comerçants et encore mal ou peu organisés.
    Le monde du travail est dans la rue à travers ses syndicats autonomes,il demande sa part de petrole et c’est de bonne guerre,il ya une foultitude de personne ou de groupe qui se manifestent,a nous de trouver la formule pour decsendre avec eux dans la rue.
    Aujourdhui les spoliateurs ne prennent meme pas de gants pour nous signifier le mepris,ilest affiché par leur presse au quotidien.enfin il faut reconstruire les sens pour donner du sens a la resistance sinon c’est n’ger,,cad la disparition de ce que nos parents ont construit par le sang et la privation.




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  • Fahem D.
    7 février 2010 at 21 h 50 min - Reply

    Mbe3d cheda dji lferdja tedjme3na fidya Dzayer

    La vérité que vous dépeignez ici, avec des mots et un style que j’apprécie personnellement est amère. Ma tetdjera3ch. Le patriotisme, que je retrouve dans vos différentes contributions, qui est notre âme commune, vous honore tout autant que nous tous, qui sommes fiers d’avoir des compatriotes aussi sains et aussi sincères. La touche pessimiste que vous y mettez, par contre, me semble toutefois injustifiée, pour plusieurs raisons.
    – Tout d’abord, parce qu’elle peut pousser à la déception et à la démobilsation, comme vient de le noter M. A.D. (qui pourtant ne dit souvent pas autre chose que vous et nous tous à des endroits différents), qui en arrive à regretter presque de vous avoir lu. C’est un vrai paradoxe, car vous obtenez tout à fait l’inverse de ce qui motive votre louable effort ici et les innombrables autres que vous fournissez sans ménagement, par ailleurs.
    Il y a quelques semaines à peine, j’ignorais jusqu’à votre existence, vous et tous ceux que j’ai l’immense plaisir de lire sur cet espace de liberté, dont vous êtes un animateur et/ou fondateur. Il y a quelques mois seulement, il eût été impensable de croire que les langues allaient se délier si vite et si bien comme c’est le cas, aujourd’hui. La richesse de ces différents forums, la liberté d’appréciation, selon le libre arbitre de tout un chacun, dans plusieurs journaux, même les moins ‘acquis, de certains éditorialistes et/ou de billettistes sont autant de murmures pas encore peut-être aussi assourdissants et aussi imminents qu’ont le souhaiterait, de ces ruisseaux que vous évoquez si lyriquement dans un autre de vos écrits subtilement plus optimiste.
    -Ensuite, que nenni, non, niet, lala: le peuple algérien n’est pas mort. Vous en êtes la preuve, on en est ici tous la preuve, tous en tant qu’éléments de cet auguste ensemble. Les insurrections périodiques, si ce n’est quasi quotidiennes des jeunes et moins jeunes de l’intérieur n’a jamais cessé: Qsentina, Tizi Uzu, Dzayer, Wehran, 3anaba, Tiaret, Gherdaya et tant et tant d’autres. La participation à des manifestations et/ou à des évènements aidant à faire connaître leur peuple, de n’importe quel lieu où ils se trouvent, de nos concitoyens à l’étranger, les multiples échanges qu’on peut lire et les grâcieuses insertions dont toutes les filles et garçons made in DZ wherever they are, sont les fiers auteurs, sur tous les types de média, sur les blogs, sur youtube etc. sont de plus en plus hardis, impressionnants et touchants d’amour pour ce pays et son peuple.
    Tous ces actes sont autant de signes extérieurs de vie de ce que d’aucuns souhaiteraient n’être qu’une dépouille sans sépulture. Qu’à Dieu ne plaise. Aucune forme de mort ni de mourir à l’horizon.

    Le peuple algérien n’est pas différent des autres. Il adapte ses capacités spécifiques et l’arsenal de ses moyens propres de parade, de lutte et de résistance à un adversaire redoutable, pernicieux et impitoyable.

    Quelle forme de lutte n’a-t-il pas encore expérimentée contre ce régime? Aucune des actions ne s’est jamais soldée totalement par un échec. Mais force est de reconnaître, qu’en face, à chaque fois, ils innovent sans aucun état d’âme et sans honneur. Ils essayent inlassablement et COÛTE QUE COÛTE, de reconquérir la moindre parcelle concédée. Ils sont cyniquement prêts à tout. Absolument. Franchement, qui aurait pensé qu’on aurait exhumé les zawiyate et/ou les 3ruch en Algérie, au XXI ème siècle?
    Dans un premier temps, cela coupe, immanquablement, le souffle u yefechlu lgwayem.

    Mais ausitôt après, le normal découragement et l’inévitable lassitude de ne jamais voir la moindre lueur au bout du long, long , long tunnel, cela repart de plus belle. Esid ymut yak sid. Liy7eb ezin yesber le3dabu.
    Toutes leurs supercheries, leurs scélératesses et leurs malins artifices ne font que donner plus de motivation à toutes celles et ceux de plus en plus nombreux, qui ne se sentent dignes de vivre que dans la démocratie, la liberté et la justice sociale.
    Vous en êtes et nous toutes et tous ici en sommes. Proudly. Le doute n’est que très peu permis. C’est le meilleur espoir.

    Les ténèbres ne font peur qu’à ceux qui ne croient pas à et en la lumière. Il fait noir, très noir, très très noir en Algérie, de plus en plus, dîtes-vous, disons-nous tous ici, mais dans toute cette obscurité d’enfer, gardons toujours à l’esprit:
    -que le jour viendra quelle que soit la longueur de la nuit.
    -que le moment le plus sombre de n’importe quelle nuit, se situe juste avant l’aube.

    Denya fanya we ldjadj ymut.
    Dzayer ma tmuch.

    Citoyennement,
    Dziri normal.




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  • tacili
    7 février 2010 at 22 h 17 min - Reply

    @ M. Benchenouf,

    On raconte que le pouvoir, surpris par la passivité du peuple voulait tester ses limites. Le Président annonça alors que le peuple sera mis a mort par pendaison.

    Des manifestations éclatèrent un peu partout et le pouvoir a enfin découvert que le peuple n’est pas encore mort après tout et pour preuve ces manifs monstres.

    s’est décidé alors de recevoir les représentants des manifestants et discuter avec eux.

    Le jour du meeting le leader du groupe représentant les manifestants déclara aux ministres présents aux négociations d’un ton sérieux : Nous avons appris que vous allez nous pendre tous alors nous avons une question pour vous :
    Devons nous utiliser nos cordes ou les votres(lehbal men 3andna wela men 3andkoum ?)

    Humour révélateur !!!




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  • BRAHIM
    7 février 2010 at 22 h 26 min - Reply

    J’éprouve parfois la même résignation qui vous hante cher D. Benchenouf face à l’absence d’un mouvement réel pour le changement. A mon avis (et ce N’EST QUE le mien car il doit y avoir plusieurs autres avis), plusieurs raisons à cela :
    1-les vrais opposants à ce régime n’ont pas le même projet de société. Il y a d’un côté les islamistes qui combattent pour une république islamiste régit dans une large mesure par la charia, il y a de l’autre les démocrates, qui au départ était du côté des militaires pensant qu’ils allaient sauver l’Algérie d’un retour au moyen âge. Ces démocrates se sont vite rendu compte que l’armée n’a fait que profiter des erreurs du FIS pour conforter leur système.
    2-Beaucoup d’intellectuels, d’historiques et de cadres d’entreprises sont piégés par le clientélisme du régime. Ils ont peur de perdre au change avec la chute du régime. Il n’est pas impossible qu’une bonne partie d’entre eux soient concernés par les problèmes de corruption. (Mais, je ne généralise pas évidemment car beaucoup de cadres algériens restent intègres, Dieu merci !)
    3-Les seuls qui sortent dans la rue et qui affrontent les services de sécurité sont les courageux pauvres citoyens rongés par la misère, l’injustice, le chômage et la hogra. Ceux qui n’ont rien à perdre quoi !!!! Avant il y avait le FIS qui a su mobiliser et canaliser cette colère du peuple, aujourd’hui il n’y a plus personne. Ni personnalité, ni parti politique ! Pourquoi ? Parce que la démarche extrémiste et populiste des cadres du FIS a traumatisé une bonne partie de la société civile. Leur manière de faire s’est retourné contre eux et l’armée n’a eu aucun mal à sortir les chars. Tout le monde se souvient des slogans du FIS, du stade du 5 juillet etc…. alors que le peuple algérien avait besoin de leaders éclairés pour leur montrer la voie de la solidarité, de la justice, du développement économique et social et de la liberté. L’Algérie n’avait pas besoin de nouveaux prophètes à mon sens. D’ailleurs Dieu nous a envoyé déjà des prophètes qui ont bien accompli leurs missions en transmettant le message de Dieu et depuis le Seigneur n’a plus juger utile d’envoyer d’autres. L’affaire est en principe réglée définitivement de ce côté-là, du moins en se qui concerne les sunnites que nous sommes. Je sais qu’une bonne partie du peuple algériens voyait d’un bon œil l’avènement et la victoire du FIS, mais est-ce la majorité vraiment ????
    4-Les vrais partis politiques d’opposition se comptent sur les métatarses du pouce de la main et ne sont pas d’accord entre eux sur la manière de faire de l’opposition. Le comble !!
    5-Les islamistes qui sont toujours au maquis ne nous aident pas de leur côté car le système profite de la situation sécuritaire pour prolonger l’Etat d’urgence et faire reculer les échéances. Il est vrai qu’il existe un terrorisme fomenté par le régime mais le terrorisme islamique des maquis est aussi une réalité. La seule manière de couper l’herbe sous les pieds des généraux est de déposer les armes, d’arrêter la lutte armée et de concentrer sur la lutte politique comme le préconise « l’appel au peuple algérien du 19 mars» seul initiative crédible et constructive en tout cas pour le moment. C’est à mon avis le seul projet politique viable du moment que personne d’autre n’a encore initié une autre sortie politique. Ce projet est peut être perfectible mais il tient la route.
    6-Les universitaires qui communément sont considérés comme l’œil et la force vive avant-gardiste d’une nation est compétemment absente sur la scène. Est-ce le niveau culturel, est-ce les conditions difficiles dans lesquelles ils se débattent (misères des œuvres universitaires, dégradation des conditions de vie), est-ce une absence de conscience politique ???? !!!! Tous les gouvernements du monde ont peur de l’université sauf le gouvernement algérien. Pourquoi ????
    Je me trompe peut-être ou je fais fausse route ou je prends mes rêves pour des réalités ???? !!! Mais alors dans ce cas, guidez moi, éclairez moi, corrigez moi SVP !!!!!




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  • Larbi
    7 février 2010 at 23 h 14 min - Reply

    Lire Abou El-kassem Echabi de Tunesie(mort a l’ age de 26 ans): Idha Arada Cha’aboun El-Hayat Fala Bouda Lil Kadri An yastajib, Oua Labouda Lil Qaidi An yankasir…. Il faut que le peuple le veux !!!. Est-ce que le peuple ne le veux pas ? Cela fait plus de deux décennies qu’ ont assassinent le peuple avec la bénédiction des criminels Français, Américains, UN, UNHCR et j’ en passe. Le criminel Nezar a tirer avec des obus de chars sur les jeunes en 88. Le colonel Senouci et ses enfants tiraient du toit de musée du Moudjahid a Maqam A-chahid avec des Seminov sur les jeunes de Diar- Chams en 88. Durant les années 90 et jusqu’à ce jour il y a l’ etat d’ urgence, les libertés confisquées, les gens trouvaient durant les annees 90 des tetes sans corps et des corps sans têtes, chaque jour sur les bords de la chausse’. Bentalha, Rais, serkadji, Berouaguia, le napalm a bruler ce qu’ ils est reste’ de forets âpres le napalm des criminels francais, etc.
    En Algérie aujourd’hui ils assassinent qui ils veulent ou ils veulent et comme ils veulent et rien ne les empêchent, arrêtent ou les inquiètent. Il y a qu’ a voire le nombres de barrages de police, gendarme, armée, GLD, patriote, DRS (chômage oblige) dans les villages, ville et même sur les autoroute a 80 km/hrs, des barrages qui remplacent les feux rouge. Qui est courageux !!! La libération est un processus, qui a ses propres paramètres et sa propres dynamique et aussi El-Qadar. Ce forum dégage une donnée générale qui indique que le changement est souhaitable. C’ est déjà une avance’ si ont comparent au années 90 et début 2000 ou des « élites » déclarer encore que l’ armée est souhaitable car les hordes sauvages sont pires…




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  • Benhabra brahim
    7 février 2010 at 23 h 29 min - Reply

    La nature a peur du vide!!!…L algerien craint le changement….Tout ete dit dans l article!!!…Durant la guerre de liberation c est le « tract » qui informait le peuple.CE N EST PAS L INTERNET QUI REUSSIRA A FAIRE BOUGER LA MASSE…..Pour contrecarrer une propagande gouvernementale il faut savoir OCCUPER LE TERRAIN….Comme ils savent si bien le faire depuis longtemps…..Au revoir




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  • Mohsen
    7 février 2010 at 23 h 41 min - Reply

    Permettez-moi de vous exposer à nouveau ma conviction du combat pour la vie face à un ennemi qui ne demande rien moins que la capitulation totale.
    Je suis en faveur de la renaissance de notre organisme culturel islamique. J’aime ceux qui luttent pour l’intégrité de l’Islam, quels qu’ils puissent être. Et, tout autant que je crains et que je me défie des ennemis extérieurs de l’Islam, je méprise nos ennemis intérieurs et encore plus les couards qui les soutiennent — et je hais leur doctrine putride qui qualifie notre dégradation continuelle d’«inévitable».
    De plus, je crois à l’éveil du monde musulman. Tout dépend de la foi: foi en nos valeurs et principes, en notre avenir. Scepticisme, sophistication, cosmopolitisme, cynisme, ont ébranlé la foi de nos aïeux, et elle n’a pas été remplacée par une nouvelle. Mais la foi restera toujours l’ingrédient essentiel de toute force historique. Seule une foi unificatrice peut fournir la motivation commune pour la résistance — la conviction juste et profonde de notre droit à vivre notre foi– et faire naître la puissance résolue et sans compromis qui peut purifier et racheter notre milieu en décadence et en décomposition rapides. Très simplement: l’impératif d’insuffler cette ferveur est le problème central de notre temps.
    Et quand je dis «résister», je ne veux rien dire de plus. Car nous sommes allés si loin; nos philosophies, nos libertés et nos modèles culturels sont si pervertis ou érodés que la simple résistance est tout ce qui est possible. Et bien que notre travail soit de reconstruire, nous ne devons pas perdre de vue la réalité, car nous ne pourrons pas reconstruire avant d’avoir pris le pouvoir. Le pouvoir politique est le critère essentiel, pas les souhaits ou les bavardages, et pour conquérir le pouvoir politique tout le reste doit être temporairement sacrifié. En douter, c’est la défaite assurée. Celui qui est sur le pont d’un bateau en train de couler lors d’une tempête doit être prêt à jeter tous ses biens par-dessus bord si cela est nécessaire pour la survie commune. Ceux qui ,tel Moïse veulent sauver leur peuple et l’arracher à l’ esclavagisme doivent d’abord passer par les portes de l’Enfer.




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  • batni
    8 février 2010 at 1 h 51 min - Reply

    Cher Brahim,
    J’ai l’intime conviction que tout ces mouvements islamiques ont étés crées et encouragés pour stopper net tout projet émancipateur dans les pays musulmans. Des talibans afghans crées et financés par les USA, aux autres fronts et mouvements islamistes téléguidés en sous-main par les services secrets occidentaux, tous sans exception ont participés a la ruine de leurs pays respectifs.
    Il suffit de regarder la carte géopolitique du monde musulman, pour nous rendre compte que les stratèges occidentaux ont sous-traités aux services secrets locaux la création et l’animation de mouvements islamistes pour affaiblir la cohésion des peuples, et pouvoir s’accaparer des richesses dont la région regorge.
    Sinon comment expliquer que l’Arabie Saoudite, exportateur net du wahhabisme et du salafisme et comme larron en foire avec les USA?
    Que ce soit l’Afghanistan, l’Algérie, l’Égypte, le Pakistan, le Yémen et j’en oublie tout ces pays sont devenus des proies faciles pour les maitres du monde, car le ver est dans le fruit et le traiter demande du courage et du temps.
    Cher Brahim,
    Contrairement a une idée recue, le fis n’a jamais représenté le petit peuple, c’est le parti de la bourgoisie compradore, représenté actuellement par cette économie de bazar. La situation sociale du peuple constituait sa dernière préoccupation et il s’en foutait royalement du petit peuple.




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  • mascara
    8 février 2010 at 5 h 48 min - Reply

    Dommage ! Le même article écrit, à partir d’Alger, par un vrai journaliste qui risque sa vie dans cette Algérie de tous les dangers, aurait eu plus d’impact sur moi.
    Salutages

    Adm: Sur le site de Agoravox, vous m’accusez d’avoir plagié des articles de presse de la presse algérienne, qui n’est pas indépendante que de nom, y dites vous. Voilà un passage de ce commentaire que vous faites sur mon texte: « Quant à l’article, je persiste à dire que c’est un torchon (copier-coller) qui ne fait que répéter tout ce qu’a déjà écrit la presse indépendante algérienne qui, elle se fait à partir d’Alger et non pas à l’abri chez les maîtres, de séant bien sur. » ou: « Des commentaires vaseux du type : les généraux, le pouvoir … ne font pas avancer les choses. Il faudrait recentrer le débat et ne pas rabacher les mêmes inepties, aussi vraies soient-elles. » et autres attaques contre moi qui sont tellement énergiques que je me pose des questions. Et vous signez « salutages » à la fin de chacun de vos commentaires.

    Salutages




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  • Dahmani
    8 février 2010 at 10 h 33 min - Reply

    Très bon article. Mais je voudrais rappeler un vers de Ben Badis qui a dit:«…men kala mata fa kad kadhib…»

    Cordialement




    0
  • Rabia
    8 février 2010 at 10 h 33 min - Reply
  • Abdelkader DEHBI
    8 février 2010 at 11 h 27 min - Reply

    @ — mascara – Vous écrivez : «  »Dommage ! Le même article écrit, à partir d’Alger, par un vrai journaliste qui risque sa vie dans cette Algérie de tous les dangers, aurait eu plus d’impact sur moi. » »
    REPONSE :
    — Je ne crois absolument pas que le courage d’un homme puisse s’apprécier en fonction du fait qu’il réside en Algérie ou qu’il soit un expatrié.
    — Je peux même vous dire que l’écrasante majorité de nos compatriotes algériens vivant à l’étranger, non seulement partagent nos peines et nos souffrances d’algériens mais en plus, ont à supporter leur statut d’émigrés, avec tout ce que cela signifie en général, en termes de nostalgie du pays, de contraintes administratives, de privations matérielles,etc… dans des contrées et au sein de sociétés qui ne sont pas les leurs.
    — S’agissant de votre formule parlant de « journaliste qui risque sa vie dans l’Algérie de tous les danger… » j’aimerais bien que vous me citiez un seul de ces journaliste – à la soupe – qui ait osé écrire, sur les torchons aux ordres qu’on appelle « Journaux Indépendants » :
    1°)- Que la quasi totalité des assassinats politiques comme ceux du Président Boudiaf, de Kasdi Merbah, de Abdelkader Hachani, parmi des dizaines d’autres, ont tous été commandités par la camora criminelle et mafieuse des généraux putschistes de Janvier 1992. En particulier Larbi Belkheir, Toufik Médiène, Smaïl Lamari, Khaled Nezzar pour ne citer que les criminels en chefs.
    2°)- Que le clan des Bouteflika – à commencer par son frère Saïd – est un clan de corrompus qui ont provoqué en dix ans, une véritable hémorragie se chiffrant en milliards de dollars, à travers des prévarications financières qui relèvent du crime économique. Et que M. Bouteflika est donc bien la dernière personne à être crédible, en fait de lutte contre le cancer de la corruption qui ronge notre économie nationale.
    3°)- Que le jour est proche où les deux clans qui se déchirent aujourd’hui, auront à rendre des comptes. Non seulement pour leurs crimes de sang ou leur pillage des richesses de la nation, mais AUSSI, pour HAUTE TRAHISON.
    ——Post-Scriptum : J’habite en Algérie et vous pouvez aller vérifier chez qui vous voulez, y compris les DRS !




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  • chawki
    8 février 2010 at 11 h 54 min - Reply

    @ M.Benchenouf
    merci pour cette analyse et ce constat…ne pense tu pas qu’il est grand temps que toute l’opposition reelle fasse appel a une desobeissance civile de tout le peuple qui vraiment veut un changement et elle serait observer jusque le depart de toutes ces crapules tous compris -la sonatrach ,sonacome,sante ,enseignement ,fonction publique …et puis le peuple suivra IL FAUT LA DESOBEISSANCE CIVILE SEULE ET UNIQUE MOYEN DE FAIRE TOMBER TOUT CE SYSTEME POURRI .

    Adm: Tout à fait d’accord avec vous. Mais il faut réunir les conditions pour y parvenir. Cordialement
    DB




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  • chawki
    8 février 2010 at 12 h 02 min - Reply

    EST CE QUE L’APPEL A TOUT LE PEUPLE A RAPPORTE DU CONCRET ?
    LA DESOBEISSANCE CA VA ETRE DU CONCRET ET EN PLUS AURA UN EFFET REEL :L’OPINION INTERNATIONALE ,NON?




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  • Zineb Azouz
    8 février 2010 at 12 h 41 min - Reply

    Cher Djamal Eddine,

    Il a fallu que je m’accroche pour lire toutes ces cruelles vérités que nous écales avec ton admirable talent, avec ces mots sortis droit du cœur et des tripes et qui finissent par nous mettre nez à nez avec ce terrifiant tableau que tu dresses de ce que nous sommes devenus.

    J’aurais aimé pour une fois, être un @mascara et t’accuser de tous les maux, de plagiat, de mensonge, d’abus, de profanation et de bien plus.

    J’aurais voulu être censeur et intendant de tes mots assassins.

    J’aurais voulu, comme d’habitude, vaquer à mes occupations (superfétatoires), avec des œillères, des sourires, un soupçon d’espoir et beaucoup d’illusions,

    mais DB m’a tueR.

    ZA

    Adm: Merci pour ces mots qui me touchent, et me font honte aussi, parce que je ne mérite pas autant d’indulgence. Si mérite il y a, il revient à celle, et celui, dont la fine perception insuffle aux mots les plus ordinaires, le sens et la force qu’ils prétendent insiprer. Sans fausse modestie.
    DB




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  • Ammisaid
    8 février 2010 at 12 h 46 min - Reply

    Montrant que le désespoir, le chagrin et la peur sont la pire abominations, détruisant la vie; et que la croyance en l’unité de Dieu met fin à toutes ces maladies affreuses. Mohammad Iqbal

    L’amputation du désir condamne à mort;
    La vie demeure assurée par la parole:Ne désesperez pas
    Le désir continuel engendre l’ESPOIR
    Tandis que le désespoir est un Poison pour la vie.
    Le DESESPOIR t’écrase comme la pierre tombale
    Et même si tu es aussi haut que le mont ALVAND, il te jette en bas
    L’impuissance est le fruit du désespoir
    Le découragement s’accroche à son vêtement
    Le désespoir endort la vue
    Et démontre aussi sa faiblesse
    L’oeil d l’esprit est aveuglé par son collyre
    Et son jour le lumineux est transformé en nuit obscure
    Les facultés de la vie meurent à son souffle,
    Les sources de la vie sont toutes taries,
    Le désespoir et le chagrin dorment sous un même toit.
    La peine, comme une lancette, perce les veines de l’âme
    O toi, qui es prisonnier du SOUCI
    Apprends du Prophète le message NE T’AFFLIGE PAS
    Ce conseil a fait d’ABU Bakr un croyant sincère
    Et avec la coupe de la certitude a réjoui son âme.
    Le musulman, satisfait de la grâce de Dieu, est telle une étoile,
    Sur le chemin de la vie, il a toujours le sourire aux lèvres
    Si tu reconnais un Dieu, délivre-toi du CHAGRIN
    Et libère-toi des vaines imaginations concernant ta destinée
    La force de la FOI octroie une vie plus riche
    Il n’y aura pas de peur sur eux: répète-le constamment
    Quand Moïse marche sur Pharaon
    Son coeur est assuré par n’aie pas peur
    La crainte, sauf dieu, est l’ennemi des oeuvres,
    C’est le brigand qui attaque la caravane de la vie
    Le dessein le plus résolu, quand il s’accompagne de peur
    Renonce au zèle par circonspection
    Quand sa semence est mise dans ton argile,
    La vie demeure privée de sa manifestation
    Sa nature est faible et soumise,
    Et son coeur est troublé, et sa main est tremblante.
    La peur dérobe au pied la force d’avancer
    Et enlève à ton intellect le pouvoir de penser.
    Ton ennemi, voyant que tu es effrayé,
    T’arrachera de ta place comme une fleur.
    Le coup de son épée sera plus fort,
    Son regard te transpercera comme un poignard.
    La peur est une chaîne qui attache nos pieds,
    Sinon, cent torrents rugiraient dans notre mer,
    Et si ta mélodie ne prend pas librement son essor,
    C’est que la peur a relâché la tension de tes cordes.
    Alors, serre la cheville qui accorde ton luth,
    Et afin que son chant crée un bouleversement dans les cieux.
    La peur est un espion venu de monde de la mort,
    Son esprit est sombre et glacé comme le coeur de la mort;
    Son oeil détruit l’action de la vie,
    Son oreille capte comme une voleuse les nouvelles de la vie
    Quel que soit le mal caché dans ton coeur
    Tu peux être sûr que son origine est la PEUR
    La fraude, la ruse, la malice, les mensonges,
    Tout cela se nourrit de TERREUR
    Qui s’enveloppe du voile de la fausseté et de l’hypocrisie,
    Et qui serre sur son coeur la vile rébellion
    Comme elle n’est pas forte quand le zèle est grand,
    Elle est la plus heureuse dans DESUNION
    Celui qui comprend ce qu’indique le prophète (que la prière et le salut de Dieu soient sur lui)
    Aperçoit l’infidélité cachée dans la peur

    Pour la méditation !




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  • jnsplu
    8 février 2010 at 12 h 54 min - Reply

    Bien le bonjour à vous tous chers compatriotes qui aimez ce pays, ou que vous soyez, qui que vous soyez.
    .
    Ce pessimisme qui nous agace tous, qui fait partie de notre vie quotidienne, auquel nous nous sommes habitués, qui nous étreint dès le matin au réveil et passe la journée avec nous à nous décrire notre Algérie bien aimée telle qu’elle sera demain dans le chaos si nous ne bougeons pas rapidement, ce pessimisme devient notre seule inspiration contre le tarissement de nos aptitudes à résister au mal.

    Ce Mal qui prend possession peu à peu de nos âmes et les conduit vers une subordination totale a sa volonté, qui nous fait rejeter nos valeurs traditionnelles, nos cultures que nous nous nous acharnons à opposer les unes aux autres, notre religion qui devient l’instrument de la tromperie et de la violence au lieu d’être celui de la rectitude et de l’amour de l’autre, nos langues qui deviennent les unes et les autres étrangères, bref plus rien n’est à sa place et rien ne nous satisfait plus .

    Les instruments de ce Mal font courir l »Algérie à sa perte si elle continue sur la trajectoire qu’on lui impose, mais cela n’inquiète pas. Les agents du Mal ne s’inquiètent pas car l’Algérie pour eux ne vaut que ce qu’ils peuvent en tirer et dans leur agenda figurent des préoccupations qui ne sont pas celles du peuple, le peuple amadoué peu à peu, chaque année un peu plus, dans le cadre d’une vraie guerre psychologique débutée dès les débuts de la période coloniale et entretenue jusqu’à cet instant par d’autres mains mais avec la même doctrine et qui a amené graduellement chaque individu à n’avoir plus de repères, plus d’horizon, plus de volonté de sortir de la zone d’ombre ou il a été cantonné, dans sa tête d’abord, dans le réel ensuite.

    Le quotidien d’Algérie, pas LQA, un autre de la presse écrite lequel quand il y avait des espoirs de démocratie , avait titré dans les années 90 « 5000 cadres de la nation  possèdent la double nationalité » entre autres titres dénonciateurs.

    Ce journal n’est plus mais les 5000 cadres doivent avoir proliféré. L’Algérie n’est pas leur pays, ils la colonisent seulement et envoient ses richesses à leurs pays véritables qui les accueilliront lorsqu’elle aura cessé d’exister.

    Des mesures graduelles ont asservi le peuple, l’ont mis dans l’état de léthargie ou il est. La politique des petits pas chère à Kissinger qu’il a transplanté dans la politique et avec laquelle les USA ont asservi les pays pétrolifères à la suite de ce qu’on appelle le deuxième choc pétrolier, est une donnée connue depuis longtemps en psychologie, l’homme s’adapte à tout, à condition que ce soit graduel, il peut même s’adapter à la misère, il faut juste laisser le temps aux ressorts de se reposer un temps et de resserrer encore l’étau pour un temps et ainsi de suite. L’Algérie devenue un grand champ d’expérimentations dans tous les domaines à servi de laboratoire pour faire un peuple amorphe, insensible à ses malheurs inébranlable et fataliste quoiqu’il lui arrive.

    J’ai fait exprès d’amalgamer l’asservissement étranger et intérieur, à mon avis ils procèdent de la même source.

    L’histoire de l’éléphant est connue de tous, celui qui recueillant les griefs des villageois leur dit d’aller voir le roi pour lui dire d’arrêter son éléphant qui saccageait tout dans le village et suivi par la population se dirige vers le palais ou il est précédé par l’information soufflée dans les oreilles du roi qui l’accueillit en lui disant qu’est tu venu me dire. Le meneur, voyant le roi s’adresser à lui au singulier se retourna et se voyant tout seul, dépité dit au roi que l’éléphant lui faisait pitié et qu’il avait besoin d’une femelle.

    Des blagues comme celle la ne peuvent provenir que de chez nous, elles sont la quintessence de l’état mental dans lequel baigne notre société, un état de gangrène avancée qui risque de déboucher sur la mort si on soigne pas rapidement le malade. Il ne faut pas avoir peur d’amputer au besoin, c’est parfois salutaire.

    Le mal est profond et réveiller le peuple n’est pas chose aisée car des mécanismes quasi hypnotiques ont depuis le temps été expérimentés sur lui et donnés des résultats probants qui seront utilisés dès qu’il y a la moindre tentative par lui de se remettre debout. Cela ne doit pas arriver et si les mécaniques de détournement ne fonctionnent pas, les balles importées en l’affamant auront toujours raison .

    Lorsque l’organisme dort, toutes les parties motrices du cerveau sont inhibées mais un coin quelque part dans le cerveau reptilien ne dort jamais et fait la sentinelle. Au moindre danger il réveille la conscience. Ce cerveau reptilien peut être représenté par l’élite dans un pays, mais en Algérie, qui pullule actuellement de reptiles, même cette fonction de l’élite est désactivée.

    La première condition d’un peuple c’est sa conscience d’être, or le peuple Algérien n’existe plus en tant que tel que lorsque les mécanismes hypnotiques sont mis en oeuvre à l’occasion de foot ou de musique ou de choses très éloignées de ses intêrets vitaux et c’est donc un peuple sans conscience de soi. Un peuple sans conscience de soi ne peut etre durablement l’élément d’un Etat solide, cet Etat ne peut etre qu’éphémère car faible et sans véritable consitance.

    Quand on se lève tous les matins, avec des idées aussi noires, on a envie que cela finisse et vite, de quelque manière que ce soit, mais que ça finisse rapidement.

    Bonne journée quand même.




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  • mascara
    8 février 2010 at 13 h 28 min - Reply

    M. Abdelkader DEHBI, vous n’allez, tout de même, pas oser comparer Djaout, Mekbel (Allah yarhamhoum) et ceux, parmis les journalistes de la presse indépendante (n’en déplaisent à certains), qui passent leur temps entre le palais de « justice » et la prison, à ceux qui écrivent à partir d’un « nid douillet » à Paris ou Madrid ? El hachma ‘andha des limites (dixit Cheb Billel).

    Aux points N° 1 et 2, vous êtes en train de défoncer des portes ouvertes avec moi.
    Quant au point N° 3, je vous répond : Amin

    M. Benchenouf, ne vous sentez pas persécuté. A partir du moment où l’on publie un article sur un journal (papier ou virtuel), on est prêt à accepter les critiques. Tout un chacun a le droit d’émettre une opinion, sans manquement de respect aucun (ce qui est le cas jusqu’à présent). Sauf si vous me déniez ce droit.

    D’aucuns auraient aimé un journalisme d’investigation, avec des chiffres, des noms et des preuves, non pas des assertions « vaseuses » (au risque de me répéter) qui vous enléveraient toute crédibilité.

    Sachez, aussi, M. Benchenouf que j’apprécie en vous cette propension à la discussion et au débat et surtout votre correction. Continuez à écrire, mais ne m’empêchez pas de vous donner mon avis.
    Salutages




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  • Adel
    8 février 2010 at 13 h 54 min - Reply

    Qu’est-ce qui a changé par rapport aux plus sombres années de la colonisation, avant que le mouvement national ne se développe ? Rien, si ce n’est que ceux qui, aujourd’hui, refusent à l’« indigène » le droit de vivre libre et digne sur sa terre sont tous des voleurs.

    Qui des deux est le plus pitoyable : le peuple ou ceux qui l’asservissent ?




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  • Abdelkader DEHBI
    8 février 2010 at 14 h 04 min - Reply

    @ — mascara.
    Mon pauvre ami, si vous êtes plus pressé d’écrire n’importe quoi que de lire les réponses qu’on vous fait, çà ne s’arrêtera jamais. Je vais finir par croire que vous avez opportunément choisi votre pseudonyme…..




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  • mascara
    8 février 2010 at 14 h 59 min - Reply

    M. Abdelkader DEHBI, je vous cite : « Je vais finir par croire que vous avez opportunément choisi votre pseudonyme… ».

    Je trouve votre commentaire de mauvais gout et très petit.

    Cela dit, veuillez éviter de déplacer le débat.

    Salutages




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  • Zineb Azouz
    8 février 2010 at 15 h 11 min - Reply

    @mascara,

    D’un côté vous écrivez : « M. Benchenouf que j’apprécie en vous cette propension à la discussion et au débat et surtout votre correction » et tout de suite après, on a droit à :
    « Continuez à écrire, mais ne m’empêchez pas de vous donner mon avis »

    Que je sache, personne ne vous a empêché de donner votre avis, cela serait trop une perte terrible !

    Que savez vous des lits douilles de tous ceux, qui, comme DB ont été forcés à l’exil pour n’avoir pas adhéré aux thèses simplistes made in drs des éradicateurs et pour n’avoir surtout pas accepté de coucher dans les hôtels du littoral, à faire du journalisme sous escorte, pour ne pas dire à jouer malgré eux aux de escort-journalistes ?

    Je connais peu de journalistes de la presse soit disant indépendante qui se soient attaqués à la petite, toute petite question des véritables barons des drogues dures (et sûres) dans notre pays, des barons qui sillonnaient et continuent de sillonner les maquis, les frontières et tous les barrages (faux barrages compris) sans jamais être inquiétés.
    Pendant ce temps les courageux journalistes indépendants s’attelaient pitoyablement à essayer de nous faire croire que Saïd Mekbel et Tahar Djaout ont été assassinés par de brillants intégristes qui ne supportaient pas entre autre la chrétienté de Mekbel, des intégristes qui ne ratent jamais leur cible, qui se baladent librement dans la capitale, tuent et rentrent directement à Tora Bora, par avion, en classe vip.

    ZA




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  • BOUKEZOUHA abdelouahab
    8 février 2010 at 16 h 20 min - Reply

    Salam,

    La désobeissance civile cela me rappelle un autre temps qui aurait pu être béni où cette résistance citoyenne à la dictature militaire a été sévèrement condamnée parce que prônée par l’affreux islamiste Saïd Makhloufi que Dieu ait son âme, et lui pardonnera ses fautes comme il pardonnera, Inha’a, les nôtres.
    Je suis convaincu que si la société civile, bien que périphérique, et les partis politiques de l’époque dont certains ont immédiatement rallié les putchistes, avaient apporté leur soutien à l’idée de désobéissance civile, nous aurions triomphé de ce pouvoir sans effusion de sang.
    Je suis, d’autre part, convaincu aussi, que la violence dont la responsabilité pleine et entière revient à l’armée et aux services de sécurité, n’a servi que les intérêts de l’ordre établi.
    Il est évidemment indispensable de mener une réflexion profonde, sans concession sur cette question de la violence.
    J’avais commencé à préparer à l’intention de LQA un texte sur « Réflexions sur la violence » de Georges Sorel ; j’y ai renoncé finalement pour ne donner que ces quelques paragraphes de son oeuvre dont je recommande la lecteure. Le livre existe, je crois, en collection de poche.
    « L’optimiste est, en politique, un homme inconstant ou même dangereux, parce qu’il ne se rend pas compte des grandes difficultés que présentent ses projets ; ceux-ci lui semblent posséder une force propre conduisant à leur réalisation d’autant plus facilement qu’ils sont destinés, dans son esprit, à produire plus d’heureux.
    Il lui paraît assez souvent que de petites réformes, apportées dans la constitution politique et surtout dans le personnel gouvernemental, suffiraient pour orienter le
    mouvement social de manière à atténuer ce que le monde contemporain offre
    d’affreux au gré des âmes sensibles. Dès que ses amis sont au pouvoir, il déclare
    qu’il faut laisser aller les choses, ne pas trop se hâter et savoir se contenter de ce que
    leur suggère leur bonne volonté ; ce n’est pas toujours uniquement l’intérêt qui lui
    dicte ses paroles de satisfaction, comme on l’a cru bien des fois : l’intérêt est fortement
    aidé par l’amour-propre et par les illusions d’une plate philosophie. L’optimiste
    passe, avec une remarquable facilité, de la colère révolutionnaire au pacifisme social
    le plus ridicule.
    S’il est d’un tempérament exalté et si, par malheur, il se trouve armé d’un grand
    pouvoir, lui permettant de réaliser un idéal qu’il s’est forgé, l’optimiste peut conduire
    son pays aux pires catastrophes. Il ne tarde pas à reconnaître, en effet, que les
    transformations sociales ne se réalisent point avec la facilité qu’il avait escomptée ; il
    s’en prend de ses déboires à ses contemporains, au lieu d’expliquer la marche des
    choses par les nécessités historiques ; il est tenté de faire disparaître les gens dont la
    mauvaise volonté lui semble dangereuse pour le bonheur de tous. Pendant la
    Terreur, les hommes qui versèrent le plus de sang furent ceux qui avaient le plus vif
    désir de faire jouir leurs semblables de l’âge d’or qu’ils avaient rêvé, et qui avaient le
    plus de sympathies pour les misères humaines : optimistes, idéalistes et sensibles, ils
    se montraient d’autant plus inexorables qu’ils avaient une plus grande soif du
    bonheur universel.
    Le pessimisme est tout autre chose que les caricatures qu’on en présente le plus
    souvent : c’est une métaphysique des moeurs bien plutôt qu’une théorie du monde ;
    c’est une conception d’une marche vers la délivrance étroitement liée : d’une part, à
    la connaissance expérimentale que nous avons acquise des obstacles qui s’opposent à
    la satisfaction de nos imaginations (ou, si l’on veut, liée au sentiment d’un déterminisme
    social), – d’autre part, à la conviction profonde de notre faiblesse naturelle.
    Il ne faut jamais séparer ces trois aspects du pessimisme, bien que dans l’usage on ne
    tienne guère compte de leur étroite liaison.
    1° Le nom de pessimisme provient de ce que les historiens de la littérature ont
    été très frappés des plaintes que les grands poètes antiques ont fait entendre au sujet
    des misères qui menacent constamment l’homme. Il y a peu de personnes devant
    lesquelles une bonne chance ne se soit pas présentée au moins une fois; mais nous
    sommes entourés de forces malfaisantes qui sont toujours prêtes à sortir d’une
    embuscade, pour se précipiter sur nous et nous terrasser; de là naissent des souffrances
    très réelles qui provoquent la sympathie de presque tous les hommes, même
    de ceux qui ont été favorablement traités par la fortune; aussi la littérature triste a-tGeorges
    Sorel (1908), Réflexions sur la violence. 14
    elle eu des succès à travers presque toute l’histoire 1. Mais on n’aurait qu’une idée
    très imparfaite du pessimisme en le considérant dans ce genre de productions
    littéraires ; en général, pour apprécier une doctrine, il ne suffit pas de l’étudier d’une
    manière abstraite, ni même chez des personnages isolés, il faut chercher comment
    elle s’est manifestée dans des groupes historiques ; c’est ainsi qu’on est amené à
    ajouter les deux éléments dont il a été question plus haut.
    2° Le pessimiste regarde les conditions sociales comme formant un système
    enchaîné par une loi d’airain, dont il faut subir la nécessité, telle qu’elle est donnée en
    bloc, et qui ne saurait disparaître que par une catastrophe l’entraînant tout entier. Il
    serait donc absurde, quand on admet cette théorie, de faire supporter à quelques
    hommes néfastes la responsabilité des maux dont souffre la société ; le pessimiste
    n’a point les folies sanguinaires de l’optimiste affolé par les résistances imprévues
    que rencontrent ses projets ; il ne songe point à faire le bonheur des générations
    futures en égorgeant les égoïstes actuels.
    3° Ce qu’il y a de plus profond dans le pessimisme, c’est la manière de concevoir
    la marche vers la délivrance. L’homme n’irait pas loin dans l’examen, soit des lois de
    sa misère, soit de la fatalité, qui choquent tellement la naïveté de notre orgueil, s’il
    n’avait l’espérance de venir à bout de ces tyrannies par un effort qu’il tentera avec
    tout un groupe de compagnons. »

    (Sorel, PP. 13 et 14)




    0
  • ca21dz
    8 février 2010 at 17 h 13 min - Reply

    Restant optimistes, ne baissant pas les bras, l’algerie compte sur ces enfants, nous sommes pas morts, Le regime survie car nous somme absent, benchenouf si je ne me trompe pas vous vivez en france comme moi d’ailleurs, alors que l’algerie à besoin de nous la ba car d’ici on ait exclus d’office mon cher,




    0
  • Salah Bouzid
    8 février 2010 at 17 h 56 min - Reply

    Normal, khouya Djamel.

    Dans la jungle, on fait le mort pour survivre.




    0
  • Abdelkader DEHBI
    8 février 2010 at 18 h 21 min - Reply

    @ — mascara : Quand on n’a rien d’autre à apporter au débat, sinon une agressivité gratuite, faite de remarques désobligeantes et de critiques infondées, on se tient coi, en s’abstenant de parasiter les autres intervenants.




    0
  • nasser
    8 février 2010 at 18 h 59 min - Reply

    Nous ne sommes pas trés loin de l’arret cardiaque definitif, j’ai eu il y’a plus de 20 ans déja une « prophétie » qui m’avait fait trés mal venant d’un connaisseur habitué au « serail » ( cadre à sonatrach justement ), et m’avait dit ceci :
    quelque soit X, l’equation algerie est égale à zero
    bon, on peux quand meme esperer, de toute maniere nous n’avons pas le choix
    http://lolalgerie.blogspot.com




    0
  • h’mida
    8 février 2010 at 19 h 27 min - Reply

    Mort et enterré…quoiqu’il frétille encore.




    0
  • BRAHIM
    8 février 2010 at 19 h 43 min - Reply

    Cher internaute @BOUKEZOUHA abdelouahab tu dis : « Je suis convaincu que si la société civile, bien que périphérique, et les partis politiques de l’époque dont certains ont immédiatement rallié les putschistes, avaient apporté leur soutien à l’idée de désobéissance civile, nous aurions triomphé de ce pouvoir sans effusion de sang. » Mais nom de Dieu, pourquoi et au nom de quoi la société civile et tous les partis politiques sont obligés de se plier aux thèses du FIS. Qui est le FIS et que voulait-il ? Quel est son projet ? La réponse à cette question te donne les explications des refus de la société civile et de certains partis politiques de se rallier les yeux fermés aux thèses du FIS. Je sais que beaucoup de citoyens étaient d’accord avec le projet de société proposé par le FIS mais est-ce le vœux de la totalité de la société. C’est vrai que la majorité du peuple algérien est contre le régime, mais faut-il à tout prix le remplacer le « FLN » par le « FIS ». Faut-il remplacer une dictature par une autre combien même l’autre a pour constitution le Coran. Il faut être raisonnable quand même. L’Algérie est musulmane c’est indéniable mais faut pas trop appuyer sur le champignon pour la projeter dans la manière de vivre de l’Afghanistan, du Soudan, de l’Arabie Saoudite ou de l’Iran, respectable par ailleurs. Mais évidemment il n’est pas exclu pour nous d’abandonner ces pays politiquement. Ces pays pour lesquels nous devons être politiquement solidaires et que nous devons soutenir dans leur combat contre l’impérialisme et le néo-colonialisme des temps modernes, ne sont pas obligatoirement des exemples sur le plan de conduite d’un Etat démocratique. Pour résumer l’Algérie est ALGERIENNE. Il faut en tenir compte, à mon avis. L’histoire de l’Algérie n’a rien à voir avec la vision sectaire et idéologique du FIS. Le passé historique culturel, arabe, musulman, amazigh ; méditerranéen de notre pays est unique. Il ne faut pas tout gâcher. C’est pour cela qu’il faut penser à construire l’avenir de notre pays d’une manière intelligente. Le peuple en a marre de la pensée unique, à mon avis. Ce n’est peut être pas ton avis !!! ???




    0
  • moura
    8 février 2010 at 20 h 30 min - Reply

    @ Adel
    Permet moi de vous apporter la contradiction sur votre dernier poste,je ne suis pas bon redacteur(je suis scientifique) mais j’essaierai.
    J’ai pas suffisament d’elements pour partager l’idée de Mohammed arkoun qui demontre que le probleme de l’algerie est d’ordre philosophique:perte du sens et ou abscence de sens à notre vie.
    La nation algerienne,son essence,sa resistance etsa construction tourne autour de la terre(l’amour qu’il porte à la terre et son attachement:elle est l’unique source de revenu ,mohand cherif sahli,mahfoud khaddache):nos grand parents à travers la terre ont donné du sens à leur vie(malgres les decrets d’expropriation de 1954,1964 et surtout 1973 decret warrens)
    Au retour de la premiere guerre mondiale,nos parents ont construit le mouvement national(ENA ET PPA) grace à la paysannerie (le mouvement national et le combat liberateur c’est les paysans et les petits salaries et les petits commerçants,la bourgeoisie feodale et ou l’elite walou,non non walou et d’ailleur ça continu)
    A parir du sens de la vie de leur parents ,ils ont libéré le pays.nos ainés avaient quelque chose:l’amour de la terre.
    Ce sens que la colonisation n’a pas pu detruire,ce n’est pas faute d’avoir essayé,les planqués de oujda de ghardimao et les martiens,constructeur du systeme predateur-destructeur-negateur -perver-…ont reussi(loi juillet1962 suivi de la revolution agraire et la suite):ces mesures ont detruit l’essence meme du sens que nos parents ont su gardé par privations et sang.
    Notre generation orienté vers l’etude et l’apropriation de nouveaux sens(nos parents spoliés nous disaient faites les etudes,la rue ausi,vous seriez l’avenir de l’algerie…),à la fin de nos cursus on nous tient un autre langage:legitimité revolutionnaire,revolution à chaque tournant;vous ne savez rien,vous etes jeune,rangez-vous ous disparaissez ou quittez le pays etc..
    Nos enfants,c’est pire,sans repéres sans sens,le resultat nous le vivons.
    Voila donc la difference,au temps de la colonisation les algeriens ont un sens de la vie,aujourdhui on a perdu le sens:c a nous de le créer ou de le recréer.
    Aujourdhui le sens c’est le monsenge,la predation-destruction-negation autour du petrole.
    Jespere avant de rendre l’ame de vivre la disparition du petrole et obligatoirement le retour aux sources ,ça sera dure mais salutaire.
    que la verité et la justice soient mes guides(coucou pour brahim)




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  • Arezki Nait Amar
    8 février 2010 at 20 h 36 min - Reply

    @ mascara

    un extrait de la Bible devenu par la suite un proverbe dit  » le sage craint le mal et se détourne le sot est insolent et sûr de lui ».Tout le monde sait que l’excès de liberté tue la liberté et que la liberté de l’un s’arrête où commence la liberté de l’autre.La liberté qui s’exerce sans le respect des uns et des autres équivaut à la loi de la jungle.
    Votre drame, c’est que vous interprétez la liberté de pensée sous une forme irrationnelle, qui se borne à la seule provocation,histoire de vous singulariser devant les autres et de montrer que soit-disant vous « pensez ».Ce que vous débitez contre nos frères Djamel Benchenouf et Abdelkader Dehbi est une insulte à l’intelligence humaine et un reniement aux sacrifices passés et présents de nos aînés.
    Vous voulez démontrer par vos agissements que vous vous distinguez des autres en affichant une opinion que vous savez par avance scandaleuse en prétendant « penser » davantage parce que vous tournez en dérision les valeurs admises.Ce qui vous importe,c’est de vous faire voir,de vous faire remarquer afin d’obtenir une reconnaissance par l’excentricité.
    La critique est plus que légitime,elle est nécessaire,on peut être d’accord ou pas,mais vous, vous ne faites pas de critique,vous formulez des opinions qui portent atteinte à la dignité de la personne humaine.Vous dîtes n’importe quoi et vous ne tenez aucun compte du respect des autres.

    OUI à la critique ,NON à la provocation !




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  • BRAHIM
    8 février 2010 at 21 h 04 min - Reply

    Cher internaute @mascara, Abdelkader DEHBI et M. Benchenouf, que je ne connais que par le net (c’est la vérité) mérite quand même du respect. On peut ne pas être d’accord sur des sujets et c’est normal, mais chouiya kder et chouiya el horma ya kho , cela ne fait pas de mal. Attaque-les sur leurs idées, tu verras qu’ils te respecteront. Je ne sais pas si tu es un nouvel internaute, mais fait un retour sur leurs interventions depuis le début sur LQA tu comprendras qu’ils n’ont rien d’autre dans leur cœur que l’amour de leur pays. Je le dis sincèrement même si je suis en désaccord parfois avec eux sur certains points. C’est normal je dirais. Echangeons dans le respect. On peut être tenté de vouloir humilier ou de faire plier l’autre à son point de vue, mais ce n’est plus un débat. Calmons-nous, c’est mieux pour la démocratie et notre LQA. Et continuons à débattre sur les idées, c’est mieux. Je ne fais pas de la morale, je veux simplement qu’on avance dans la bonne direction! Enfin c’est mon souhait !




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  • Si Salah
    8 février 2010 at 22 h 58 min - Reply

    Que pensent du cataclysme actuel les opposants « officiels » de Bouteflika, par ex : Hamrouche, Ghozali, Benflis, Benbitour….

    Un billet, une petite déclaration pour dire « hadha mounkar », c’est trop demandé ?
    Pourquoi n’écrivent-ils pas une lettre d’excuses au peuple pour les tords qu’ils ont fait, car tout de même, ils portent tous une certaine responsabilité dans la catastrophe nationale que nous subissons…ils ont autour 65 ans pour les plus jeunes, et devraient bientôt « visiter » le cimetière, pourquoi n’essayent-ils donc pas de se racheter un tant soit peu envers le bon Dieu et envers le peuple ?

    Attendent-ils pour certains que le taureau tombe pour se manifester…sont-ils en réserve de quelque chose de glorieux ?

    Si la catastrophe actuelle ne les interpelle pas, alors nous sommes en droit de nous demander s’ils bougeraient le petit doigt au cas ou Tahal rentrait dans Alger. Personnellement, je pense que la catastrophe du système Boutewfika est à bien des égards pire qu’une entrée de Tsahal à Sidi Fredj…dans ce dernier cas nous aurons au moins la possibilité de nous défendre, chose qui nous est interdite aujourd’hui.

    Juste une note : je n’attends personnellement rien de ceux qui ont accepté de jouer un rôle important dans le système depuis 30 ans. Ce message est juste une énième démonstration par l’absurde que le système doit être radicalement changé, et ses hommés gommés, pour espérer le salut de l’Algérie.

    Si Salah




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  • Adel
    8 février 2010 at 23 h 04 min - Reply

    @moura

    Bonsoir,

    Votre contradiction m’éclaire, cher ami. Vous avez entièrement raison.

    Ce que je voulais dire c’est que le peuple algérien s’est déjà trouvé par le passé dans une situation similaire, totalement vaincu, écrasé par le poids de la domination. Grâce à ses meilleurs fils, il a su surmonter son désespoir et reprendre la lutte.

    Il est certain que son attachement à la terre et à ses valeurs ancestrales lui ont permis de rester en vie et de ne pas renoncer définitivement à la liberté. C’est vers ces valeurs que nous devons nous tourner. Attention, cependant, à ne pas se tromper, sinon le résultat sera une chute dans un gouffre encore plus profond.

    Amitiés




    0
  • Habib
    8 février 2010 at 23 h 23 min - Reply

    Ce que le peuple algerien a vecu en espace de 5 decenies aucun peuple arabe ou musulman l’a vecu. Le fait qu’il y ait des gens qui font grève aprés ce qui s’est passé dans les années 90, c’es déjà pas mal. En cinq decenies le peuple algerien a vecu deux guerres et ce n’est pas rien. quand de gaulle a soutenu les service secrets algeriens savait pertinemment la facon avec laquelle il pouvait maitriser le peuple algerien, dictature et gestion par le secret. Ainsi le peuple algerien a été infiltré par une organisation, SM puis DRS, Afin de detruire la societe. Avec l’aura de la revolution il n ayait que linfiltration qui pouvait marcher. Il fallait tout d’abord detruire la confiance, appauvrir la population et par la suite destructrer au maximum la société afin qu’elle perde ses valeur qui etait à l’origine du soulevement de 54. Le resultat est de creer un algerien qui a peur de son ombre, lache, pret à vendre son pere sa mere, sa soeur , bref transformer l’algerien l’agiter afin de s’en servir.Et cela avait besoin de plusieurs decennies pour que sa se concretise.Le resultat est eloquent, le general tewfik peut etre fier de son oeuvre, débuté déja par ses predecesseurs.Donc dire service secret à la maniere du DRS c’est dire la nuit, l’ombre, le silence, la profondeur, et l’endroit ou la manière insaisissable et surtout un immense travaille psychologique à l’interrieur même de la population. Tout ca renforcé par la terreur. Or s’il exite effectivement une opposition courageuse elle reste tout de meme deficiente au niveau de la communication. Je m’explique. L’algerien excédé par le climat de la méfiance dans lequel l’ont plongé les services secrets ne veut plus ecouter, il est trés méfiant, fatigué et ca se comprend. Aujourd’hui il veut voir. Et je pense c’est là la faille de l’opposition elle ne fait pas voir suffisament aux citoyens. J’ai dit que les services secrets c’est la nuits alors il lui faut leur opposer la lumière. J’entends par la lumière, l’image. Une image vaut mille mots. J’ai eu accés une fois à un site internet qui montrait toutes les rencontres des militaires algeriennes avec leurs homologues isreeliens. Depuis le site a disparus. Le regime sait pertinemment le pouvoir de l’image , d’un film. Une image de bouteflika le montrant avec bush en position d’esclave vaut beaucoup plus q’une centaine d’articles. Je pense que si l’oppposition peut conjuguer l’image avec la parole le regime s’effondrera. Une image d’un general dans une boite de nuit gaspillant l’argent du peuple, ou celle de bouteflika le surprennant dire des chose choquante diffusée par l’opposition fera à elle seule radicaliser l’opinion qui les deteste déja mais pour le moment reste encore peu convaincu à suivre d’autres personnes, meme si elle sait pertinemment qu’elles disent la vérité.Une television
    (par exemple) ouverte à toute l’opposition au regime est plus qu’urgente.En un mois elle gagnera tout le terriroire national. Ce sont des voyous ces gens et le peuple ne demande qu’à voir. Le DRS sait trés bien le pouvoir de l’image. C’est pour ca qu’il s’accoche à sa television et laisse une liberte de ton à sa presse.




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  • Mohand Ibn Echahid
    9 février 2010 at 0 h 51 min - Reply

    @Benchenouf G apprecie votre article vs avez totalement raison cx qui ont commentez ont presque tt dis. Parcontre j´en ss desole quand vs avez utiliser les memes termes que cx de la DRS notament » creation des groupes islamistes pour egorger » vous savez mieux que moi qu´un bon musulmans ne tuejamais il y a de bon islamistes aussi. Cx qui ont egorges notre peuple se sont des criminelles a la soldes des generaux et leur lakes civile tel el watan liberte Hamas RCD RND faux FLN




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  • nomade
    9 février 2010 at 7 h 03 min - Reply

    a l’internaute qui se posait la question qui est le FIS.
    et qui es-tu toi?
    si ma memoire est bonne , je crois que le peuple algerien a donne 166 sieges au premier tour des legislatives de dec 91 ou jan 92.
    c’est ca le FIS !!!!!.
    UNE MINORITE RCDISTE NE DENIERA JAMAIS LES DROITS DE LA MAJORITE DES ALGERIENS DANS CE PAYS !!!!
    CETTE MINORITE RCDISTE NE FERA JAMAIS LA LOI DANS CE PAYS !!!!
    CE QUE JE NE COMPRENDS PAS DANS CE PAYS , DES ALGERIENS QUI SE PRENNENT POUR DES DEMOCRATO-INTELLECTUELS
    MAIS NE VEULENT PAS RECONNAITRE LA DECISION DU VOTE MAJORITAIRE. EN DEMOCRATIE , GOUVERNENT CEUX POUR QUI LA MAJORITE A VOTE.
    c’est ton genre qui a la plume facile , manipulable a merci par les gens du systemes qui freinent la liberation de ce pays.
    il faut comprendre une fois pour toute que tu ne peux pas exclure 90% de la population.
    il faut oublier ce wahabisme et ce salafisme ce n’est que du khorti charries par les genocidaires et leurs tontons-macoutes pour amuser la galerie .




    0
  • Hamadi
    9 février 2010 at 8 h 06 min - Reply

    Juste une petite remarque: Ce n’est pas le moment de rendre publique des tentatives d’organisation d’une désobéissance civile. Vous risquez de mettre fin à la guerre qui vient de commencer entre les deux clans. Laisser leurs contradictions se résoudre « naturellement ».

    Question d’avantage stratégique et tactique, il y a des choses qui se préparent en silence…




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  • IDIR
    9 février 2010 at 8 h 19 min - Reply

    Monsieur Benchenouf,

    Attention, il y a un virus dans les commentaires, ce dernier ne doit pas faire débat.
    Faut-il se faire vacciner contre la grippe de votre article ?
    Fraternellement




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  • Adel
    9 février 2010 at 10 h 14 min - Reply

    Bonjour à tous,

    @Habib

    Ce que vous dites est très juste et doit être pris très au sérieux par l’opposition. Combien de nos compatriotes lisent les journaux ou surfent sur internet? Combien regardent la télévision?

    @Mohand Ibn Echahid

    « vous savez mieux que moi qu´un bon musulmans ne tue jamais »

    Tout à fait d’accord avec vous, cher ami. Mais affirmer cela c’est dire une évidence, comme lorsqu’on dit que la lumière éclaire.

    Par contre un islamiste peut tuer. Ce sera tout simplement un mauvais musulman.




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  • moura
    9 février 2010 at 10 h 41 min - Reply

    @ Adel
    merci pour l’interet que vous avez porté à mon poste,je suis entiérement d’accord ,qu’on ne doit pas se tromper.vous avez rectifier par vous meme les dates d’expropriation des terres(1854,1864 et 1873) au lieu de 1954,1964 etr 1973.
    que la verité et la justice soient mes guides.




    0
  • BRAHIM
    9 février 2010 at 11 h 01 min - Reply

    @nomade, je suis très honoré et je te remercie pour la phrase : « c’est ton genre qui a la plume facile, manipulable a merci par les gens du système qui freinent la libération de ce pays. » Là au moins je sais, grâce à toi, que j’ai la capacité de freiner la libération du pays. Enfin, quelqu’un est reconnaissant envers moi en m’attribuant un pouvoir. Pour la phrase « des algériens qui se prennent pour des démocrates intellectuel  » je te confirme effectivement que je suis un algérien comme tous les algériens mais « intellectuel » je ne suis pas sûr et je te l’accorde. Pour le reste, je ne suis pas RCDiste et je ne vois pas par quelle entourloupette tu déduis que je suis RCDiste , … mais ce n’est pas important.. Par contre j’ai quand même le droit d’affirmer que l’idéologie du FIS n’est pas, POUR MOI, la solution pour mon pays. Toi tu t’y sens bien dans cette mouvance, grand bien te fasse. Si on devait tous penser la même chose à quoi çà sert alors de débattre sur ce forum. D’après toi, je suis avec le système. Bien ! Mais à ce que je constate, tu adoptes la même méthode que le système lui-même dont la théorie est mise en application par le FLN depuis 1962 : une seule pensée, une seule vérité, une seul e issue, une seule solution. Finalement si j’analyse bien ta réponse : nous travaillons tous les deux pour le système et donc, in fine, toi et moi nous sommes condamnables, si on raisonne …… bien. Finalement à mon avis, on est au fond du puits tous les deux !




    0
  • still
    9 février 2010 at 12 h 59 min - Reply

    Je pense que je suis (encore) sain d’esprit puisque j’adhère (encore) au principes de la causalité.
    Je sais que l’Algérie va mal,que l’Algérien va de mal en pis.Mais je sais aussi que derrière tout phénomène il y a une cause.Ce ne sont évidemment pas les mauvais esprits qui empêchent l’Algérie et les Algériens de tourner rond.Mauvais, certes , mais bien humains quoique nourris d’ambitions et de visées diaboliques.
    L’humain est susceptible de se purifier au point de se fondre parmi les anges mais il est aussi susceptible d’incarner le mal au point de faire envier le diable lui-même.Ceci dit, le mal et le bien s’oppose l’un a l’autre dans l’Humain et souvent l’un d’eux finit par avoir le dessus sur l’autre.Sachant que le bien s’impose des frontières (qui le différencient du mal), mais que le mal donne libre cours a sa passion,il est évident qu’il est plus facile de succomber a ce dernier.D’où la prolifération du mal et le rétrécissement comme peau de chagrin du bien.
    Après cette introduction ennuyante du bien et du mal revenons a nos moutons:
    Les clercs du pouvoir peuvent déverser leur lots de chiffres savants sur l’état de l’économie, de l’emploi ou de quelque secteur d’activité que ce soit, ils ne pourront cependant pas nier que nous importons tout: de l’aiguille au Jumbo Jet, de l’ail au blé .Sans oublier les innombrables gadgets futiles qui n’ont autre fonction que d’exporter (chez nous!)les millions de piles et batteries alcalines ou autre qui polluent notre environnement*.Des objets non seulement inutiles mais dangereux que « nous »importons moyennant devise sonnante et trébuchante et que les pays exportateur paieraientt pour s’en débarrasser (comme fit Israël pour l’enfouissement de ses déchets nucléaires en Mauritanie).
    Un pays est protege par ses lois, par ses hommes et ses femmes qui veillent a l’application de ces lois , lois qui protègent la société et l’individu , l’intégrité du territoire et celle du citoyen, lois qui protègent les acquis et les renforcent…
    Ou en est-on de tout cela?Ou sont ces hommes et ces femmes ?Ou sont les vétérans de la Révolution de novembre?Ou sont les fils et filles des martyrs?Ou est l’élite de ce pays?Sont-ils tous attables autour du dernier banquet?Non! Je pense plutôt qu’ils servent les nouveaux maîtres de la Maison Algérie.Les maîtres ont cela de spécial:Ils se font servir par d’autres.Ces maîtres ne sont pas des nôtres.Ils sont imposes d’ailleurs mais ils sont servis par « les autres ».Ces « autres » sont les nôtres qui nous ont tourne le dos.Ce sont les vétérans de La Révolution, ce sont les filles et fils de chouhadas instruits ou diplômés que les maîtres ont « récupérés »,c’est l’élite qui a succombe au vains éclats du prestige de la cour des maîtres.
    Ces « autres » qui servent leur ennemi et le notre doivent savoir que, quand sonne le glas ils seront renies comme l’ont été les harkis a la veille de l’Indépendance.Alors qu’ils lâchent ces despotes avant qu’il ne soit trop tard pour eux comme pour nous.

    *A propos de pollution.

    Il n y a pas de doute, notre environnement est pollue , nos esprits sont pollues, et nos corps le sont egalement.
    Nous vivons de ce que d’autres produisent pour nous.Qui dit que les produits alimentaires que nous importons ne sont pas génétiquement manipules pour induire en nous cette apathie indéfinissable ?ce suicide par négligence ?
    J’ai fait une petite recherche dont voici quelques extraits :
    Extrait de : FLUORIDATION
    Mind Control of the Masses
    by Ian E. Stephen*

    « A la fin de Seconde Guerre Mondiale,le Gouvernement des États-Unis envoya Charles Eliot Perkins,un chercheur en Chimie,Biochimie,Physiologie et Pathologie pour prendre en charge les usines chimiques Farben en Allemagne.
    « Il fut mis au courant alors par les chimistes Allemand d’un régime qu’ils avaient mis au point durant la guerre et que le German General Staff adopta.
    Cette operation servait a contrôler la population dans n’importe quelle région au moyen du traitement massif de l’eau du robinet.Dans ce régime , le Fluorure de sodium a une place de choix.
    « L’administration répétée de doses infinitésimales de Fluor finira a la longue par réduire la capacité de individu de résister a la domination par le biais de l’empoisonnement et du dopage d’une certaine partie du cerveau.Ceci la [population] rend donc docile ,proie a la volonté de ceux qui veulent la gouverner.
    « Les Allemands comme les Russes ont ajoute du fluorure de sodium à l’eau destinée a la boisson des prisonniers de guerre pour les rendre stupides et dociles ».
    Plus loin vous lirez :
    « ….Je dis ceci en toute conscience et sincérité d’un homme de Sciences qui a passe presque 20 ans de recherche en Chimie, Biochimie,Physiologie et Pathologie du fluor :quiconque boit de l’eau artificiellement traitée au fluorure de sodium pendant un an ou plus ne sera jamais plus la même personne que ce soit mentalement ou physiquement ».

    Pour en savoir plus voir ce lien: THE TRUTH COMPAIN

    *Ps. : traduction personnelle, non professionnelle donc susceptible de contenir des erreurs.




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  • Adel
    9 février 2010 at 14 h 51 min - Reply

    Il me semble que l’explication de l’apathie du peuple algérien réside principalement dans le fait qu’il n’a jamais pratiqué la démocratie. Durant la colonisation (et même avant), il n’avait pas droit au chapitre. Apres l’indépendance, c’est la clique au pouvoir qui a toujours réfléchi et décidé à sa place. Pour lui, c’est le despotisme qui est la situation normale, la démocratie n’étant qu’une exception, un luxe qu’il ne peut pas s’offrir.

    Les partis politiques, dont c’est le rôle de dénoncer les lacunes du pouvoir, de faire bouger la société et de présenter des alternatives, ne fonctionnent pas. Pourquoi? C’est à cette question qu’il faut répondre si on veut comprendre la situation de notre pays.

    Le pouvoir a tout dévoyé et perverti depuis 62. En créant et en soutenant des partis fantoches, il a réussi aussi à dévoyer et pervertir le pluripartisme. Le peuple algérien est blasé, dégoûté de tout. Il ne réagit que lorsque sa survie est menacée, lorsqu’il est poussé dans ses derniers retranchements, en cassant tout. Tant que le pouvoir lâche de temps en temps du lest, cette situation se maintiendra encore très longtemps. Du moins aussi longtemps qu’il y aura du pétrole. C’est un cas très difficile.

    Le drame de l’être humain, c’est qu’il s’accommode de tout. Il peut accepter de vivre seul sur une île déserte, debout sur un seul pied, plutôt que de mourir. (Est-ce Dostoïevski qui a dit ça ?) L’exemple de Haïti et de la Somalie est frappant.




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  • BRAHIM
    9 février 2010 at 18 h 25 min - Reply

    A l’attention de l’internaute @nomade ! : J’ai relu mon post pour savoir pourquoi tu es devenu rouge de colère. Je crois savoir que c’est la phrase « Qui est le FIS et que voulait-il ? » Je m’excuse de t’avoir offensé en écrivant cette phrase dont je me dois de préciser le sens. Cette phrase ne veut nullement dire que j’ignore que le FIS a eu la majorité au premier tour des élections. J’ai posé cette question car après les explications que nous a donné Anwar Haddam (responsable important du FIS) sur ce blog LQA, par rapport aux objectifs que visaient le parti et le contenu de sa charte politique, j’ai constaté qu’il n’y a aucune commune mesure avec ce qui était constaté sur le terrain et à travers les slogans du FIS de l’époque. Je me souviens même avoir dire à Anwar Haddam que si les révélations qu’il nous a faît sont vraies, je suis prêt à voter FIS dés demain. D’après lui, il y a des tendances qui se sont écartées des objectifs du parti ce qui a abouti à la mauvaise compréhension de l’opinion publique et à l’aboutissement du projet dans les meilleures conditions politiques. C’est ainsi que je me pose toujours la question de savoir qui est le FIS ? Je m’excuse auprès de @nomade de n’avoir pas su explicité ma pensée plus tôt et si je l’ai choqué jusqu’à me considérer comme un suppôt du pouvoir. Ceci étant, je suis effectivement contre une république du type islamique basée sur la charia en Algérie, c’est mon opinion et je ne peux pas la trahir. Les slogans lâa misthak, lâa doustour, lâa démokratia, lâa el houria, ce n’est pas le pays dont je rêve ! C’est tout et à bientôt sur le NET.




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  • Adel
    9 février 2010 at 18 h 45 min - Reply

    Flash-back

    Je suis semblable aux millions d’Algériens de ma génération, celle qui est rentrée à l’école coloniale en pleine guerre de libération et qui a grandi avec l’indépendance. Nous sommes les derniers témoins d’une époque révolue, le relais entre la génération qui a libéré le pays – et qui lui a aussi imposé un nouveau joug – et la génération des harraga. N’ayant connu dans mon enfance que des « indigènes » unis dans leur pauvreté et leur attachement aux traditions face aux représentants de l’autre camp, celui des Européens, j’eus à prendre progressivement conscience de l’existence dans l’Algérie indépendante de lignes de fractures. Le coup d’Etat de Boumédiène contre Ben Bella ne me fit aucune impression – à onze ans on est trop occupé à courir dans les champs ou derrière un ballon pour faire attention aux problèmes des adultes. La vie était belle et il y avait tant de choses à apprendre à l’école. Quelques années plus tard, j’entendis parler d’un professeur d’arabe, enseignant dans le lycée d’Alger que je fréquentais, qui menait la vie dure à ses collègues coopérants français dans les conseils de classe. La rumeur disait que Monsieur Rachid Benaissa – car c’est de lui qu’il s’agit – exigeait qu’on donnât les félicitations au meilleur élève en langue arabe de sa classe, même si ce dernier avait de mauvais résultats par ailleurs. Tous les élèves mettaient son attitude intransigeante sur le compte de son tempérament impulsif. En ce temps-là, avec quelques amis, nous allions parfois prier dans la mosquée du quartier, paisible lieu de recueillement où nous écoutions, après la prière, un vieil imam à barbe blanche expliquer avec un léger accent kabyle certains versets du Coran à des adultes somnolents.

    Un peu plus tard, adolescent – en 1970, peut-être – j’eus l’occasion d’assister à une conférence du même Rachid Benaissa. C’est là que je pris pleinement conscience de l’existence d’un groupe qui allait à contre-courant de la pensée dominante. Le nom de Malek Bennabi, dont Benaissa était un disciple, commença à être connu du grand public en même temps que ceux qu’on appelait, à l’époque, les Frères Musulmans. Puis l’histoire s’accéléra. Boumédiène mit le paquet et déclencha une offensive tous azimuts avec la nationalisation des hydrocarbures, la révolution agraire, la médecine gratuite et la nationalisation du commerce extérieur. Entre les enthousiastes – qui défilaient dans les bus aux cris de « He mamiya, thawra zira3iya – les indifférents et les opposants, la cohabitation était encore possible.

    Vint la période du Service National – Blida puis la Trans – avec, quelques mois avant la quille, une rencontre, à Tamanrasset, en compagnie de mes collègues officiers, avec Boumédiène – toujours lui – et son gouvernement. C’était en Juillet 78. Il devait mourir quelque mois plus tard. Ceux qui n’étaient pas encore nés à cette époque n’ont pas assisté aux funérailles du dictateur qui avait imposé aux Algériens l’autorisation de sortie et les chaînes dans les souk-el-fellah pour s’approvisionner en produits de première nécessité. Oubliant toutes les misères subies, les Algérois rendirent un dernier hommage à ce père ou grand frère tyrannique. Avec lui, furent définitivement enterrés tous les rêves de grandeur de l’Algérie. Obéissant aveuglement à l’ambition qui le consumait, il avait, dans une marche forcée qui a duré treize ans, cassé dans le même élan ce que la France avait laissé et le savoir-faire traditionnel que notre peuple avait accumulé depuis des générations. Tout fut mis sens dessus dessous et rien ne résista à sa mégalomanie.

    Chadli – nouveau Djeha national – le PAP, la restructuration des entreprises publiques, la suppression de l’autorisation de sortie et l’attribution d’une allocation touristique, le FLN fonctionnant à plein régime et son article 121, la nomenklatura qui commence à étaler ses richesses mal acquises, la tchi-tchi qui s’éclate à Riadh-El-Feth et dans les boites de nuit, voila de quoi sera fait l’après Boumédiène. A partir de 1979, ceux qui, dans les campus, avaient jusque là subi stoïquement et silencieusement la domination des étudiants de gauche plus ou moins favorables au régime, devinrent plus actifs et plus visibles. Les accrochages entre les deux camps devinrent de plus en plus fréquents, culminant avec l’assassinat, le 2 novembre 1982, de l’étudiant « berbériste » Kamel Amzal à la cité universitaire de Ben Aknoun.

    Lentement, mais sûrement, le piège se mettait en place. Incompétence et corruption au sommet, luttes et rivalités à l’intérieur du FLN entre les boumediénistes socialistes et conservateurs et les chadlistes libéraux, économie en panne, dette extérieure en progressions constante, division de l’élite en deux camps antagoniques – partisans de l’arabo-islamisme d’un côté et francophones laïcisants, marxisants ou berbéristes, de l’autre. Un pouvoir en voie de décomposition et des élites en voie de division. Une lente mais inexorable descente aux enfers.

    Ainsi, en une décennie, Boumédiène céda la place à Nezzar, Toufiq succéda à Merbah et Malek Bennabi fut remplacé par Ali Belhadj. Entre le soulèvement populaire d’Octobre 88, dont Nezzar lui-même dira que c’était une manipulation du clan de Chadli, et le coup d’Etat de Janvier 92, dont le même Nezzar dira que c’était une décision qu’il ne regrettait pas, l’Algérie connaîtra trois courtes années de liberté relative. La démocratie, cadeau empoisonné ou enfant non désiré, fit ses premiers pas…et fut jetée par la fenêtre pour aller se fracasser le crâne sur la chaussée. Morte et enterrée depuis dix-huit ans.

    La mort rassembla ses troupes et prit possession de nos villes et nos villages. Elle vint frapper à toutes les portes, demandant son dû, et tout ne fut plus que hurlements, corps déchiquetés et flots de sang. Jour après jour, année après année, rien ne put la rassasier ni étancher sa soif. La fureur lacera les chairs et broya les os. Bentalha, Rais, Sidi Youcef, Sidi Hamed, Relizane et d’autres hauts lieux de l’horreur, prirent place dans notre histoire, taches indélébiles qui hanteront la conscience collective pour les siècles à venir.

    A l’embrasement de haine a succédé la pourriture, la prolifération des êtres rampants et visqueux, des vers et autres parasites de toutes sortes. Dégoulinants de lâcheté et se traînant lamentablement dans leur vomi, nos courtisans se tortillent tels des asticots, heureux de farfouiller dans les excréments de leurs maîtres.

    Depuis dix-huit ans, nous nous réveillons chaque matin comme des automates, prêts à subir toutes les violences, à accepter toutes les humiliations, insensibles et absents. Le bruit et la fureur, l’angoisse et la peur, la haine de soi et de l’autre, voila notre environnement et nos valeurs. Qu’ils fassent ce qu’ils veulent, nous ne voulons plus penser à rien. Nous sommes des ombres, des fantômes. Qu’ils se vautrent dans l’indignité et le mensonge, qu’ils s’habillent de mépris et d’arrogance, qu’ils se parent de cruauté et de sadisme. Qu’ils volent, qu’ils tuent, qu’ils violent les consciences et les corps. Nous ne sommes plus là. Nous avons quitté la scène.

    Voila, chers amis, résumé en quelques lignes, un demi-siècle de ce qui aurait dû être un belle page de fraternité et un exemple pour les peuples en quête de liberté et de dignité, mais qui ne fut qu’un long cauchemar peuplé de monstres assoiffés de sang.

    C’est dans ce chaos où plus rien n’a de sens que nous devons redonner un sens à nos vies. C’est dans cet océan de lâcheté que nous devons retrouver le chemin de la dignité. C’est dans ce désert de haine et de duplicité que nous devons renouer le fil de la fraternité. Tout n’est pas perdu puisque nous avons retrouvé la parole.




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  • IDIR
    9 février 2010 at 21 h 40 min - Reply

    Le virus, auquel j’ai fait allusion, n’avait pas l’habitude de circuler auparavant au sein du journal, LQA. Nous devons détester les polémistes. La « règle d’or » est de s’exprimer sans polémiquer car la querelle de l’ignorance est un « fruit » empoisonné. Ceci étant dit. Continuons à nous battre pour une justice meilleure.




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  • BRAHIM
    9 février 2010 at 22 h 21 min - Reply

    Cher internaute @Adel, c’est fabuleux l’exercice que tu viens faire ici. Une synthèse d’un trait de plume (et quelle plume) avec une précision historique extraordinaire. On doit avoir le même âge car j’ai été aussi témoin de ce tracée historique de l’Algérie de la période coloniale jusqu’à aujourd’hui. Fabuleux de précision, de neutralité et de lucidité. Tu as une très bonne mémoire et un sens aigu de l’observation. Tous les Algériens de notre génération qui ont connu le même itinéraire que toi, qu’il soit au dessus, à gauche, à droite ou en dessous du torrent politique qui traverse le pays, se retrouveront certainement dans cette description chronologique. Bravo pour la synthèse et ce n’est pas de la brosse.




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  • nomade
    10 février 2010 at 1 h 07 min - Reply

    @brahim;
    je suis contre la pensee unique , mais pour la majorite au pouvoir « the majority rules » , qu’on est tres loin de ce statut ou on a le choix de designer nos gouvernants.
    je ne crois pas que la charia sera un jour appliquee en algerie , ma conviction est que la majorite du peuple (en tout cas mon entourage)veut vivre sa religion comme nos parents et grand-parents l’ont vecue .
    pour votre information je suis ni fisite ,ni flniste encore moins rndiste.

    l’une des raisons de mon vote pour le FIS n’etait qu’une vengence sur cette pegre , ces vampires.reaction identique a celle de la majorite du peuple . en ce temps la ,il existait une dynamique de changement a laquelle j’ai cru.

    @adel:vous me rappeler des souvenirs lointains.
    en ce jour la je jouait avec un goupe d’enfants dans la pinede du village , on jouait aux « KOUAS » un jeu , pas tres populaire,qui consistait a lancer une balle qu’on cognait avec un baton , a defaut de balle , misere oblige, on utilisait des boites de conserves vides, quand la sirene retentit ,c’etait vers midi , une inquietude nous envahit mais vite se dissipa , on continua a jouer. le soir j’entendit les adultes dire que ben-bella n’est plus president.il me restait 4 mois pour cloturer ma 11 annee.
    plus tard j’ai decouvert que le jeu « kouas » etait le base-ball americain , importe par les gi’s en algerie lors de leur passage dans les annees 40-45.




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  • Lies
    10 février 2010 at 2 h 31 min - Reply

    Salutations à toutes et à tous.

    Cher @ Benchenouf.

    Non, Si Djamel Eddine, le peuple n’a pas abdiqué. Le peuple algérien n’est pas mort.

    Tu le sais assurément mieux que nous, toi qui résiste et qui nous encourage à en faire autant.

    Tu ressens en ce moment un grand dépit, l’expression d’une frustration légitime et combien douloureuse.

    Ça nous arrive à nous tous de vivre dans un même moment, cet assemblage de révolte et de découragement et nous nous surprenons à dire des choses graves.

    Personne n’a le droit de te blâmer, car ca serait nous blâmer nous-mêmes.

    Les plus sages parmi nous auraient dit pire.

    Le patriotisme et l’amour infini pour notre patrie nous entrainent parfois à dire avec force et conviction des choses qui, en fait, ne sont vraies qu’en apparence.

    Il est le même peuple qui comme un torrent impétueux a emporté et jeté à la mer la france coloniale et son armée de nazis
    .
    Il est un peu plus laminé, certes, un peu plus divisé, un peu plus amorphe et abattu, parce que l’ennemi d’aujourd’hui (ce pouvoir abject) qui est venu de son sein, est à cause de cela, plus sournois, plus perfide, plus nébuleux.

    Le peuple est désorienté.

    Il est en face d’une situation qui le dépasse, par sa complexité et son opacité.
    Une situation qu’il n’a jamais rencontrée par le passé.

    Le peuple a toujours été prêt. Et le moment voulu, il ne décevra pas.

    Il a besoin de lumière pour pouvoir avancer dans la bonne direction.

    Il est semblable a un troupeau de moutons (au sens positif de l’expression) qui a besoin d’un bon berger ou de bons bergers pour le protéger des loups ravisseurs qui déchirent et qui dispersent et pour le conduire vers les verts pâturages et les tranquilles cours d’eau.

    Le berger est jaloux de ses moutons et ces derniers lui donnent le lait et la laine et la viande en leur temps.

    Avec la laine il tissera tous les habits et les couvertures dont il a besoin et vendra même l’excédent.

    Avec le lait, il étanchera sa soif et mangera à sa faim, fabriquera son fromage et autres produits dérivés, et en vendra l’excédent.

    La viande étant un aliment de luxe, il n’égorgera le mouton que pour célébrer un grand événement civil ou religieux, pendant les noces ou à l’Aid.

    Des pèlerins pacifiques porteurs de bonnes nouvelles méritent aussi qu’on leur apprête un mouton.

    Le troupeau se reproduira et grandira en bonne santé, dans la sécurité et l’affection que lui procure son bon berger.

    Même les excréments du troupeau ne seront pas vains parce qu’ils serviront comme autant d’engrais, d’azote et de fumier pour fertiliser une terre généreuse et nourricière.

    Malheureusement les bergers qui gardent le troupeau sont de méchants bergers qui ne prennent pas soins de lui, des mercenaires qui l’abandonnent à la moindre menace.

    Pire ces bergers mercenaires, parce que mechants et imposteurs, non seulement ne le protègent ni ne le guident comme il est de raison, mais ils lui font emprunter les sentiers qui traversent les territoires où chassent les prédateurs féroces.

    Ce peuple (ce troupeau) épuisé par tant d’épreuves dures, vulnérable et terrorisé, blessé et dispersé, ne buvant plus à sa soif et ne mangeant plus à sa faim, persécuté à longueur de jour et de nuit, toujours fuyant le danger, soupirant derrière un hypothétique refuge où il pourra enfin avoir du repos, ce peuple est en position de victime historique.

    Il a fini par développer ses propres reflexes de survie, est devenu sauvage par la force des choses. Donnant l’image d’être docile et soumis à tout, il est réfractaire à tout et se méfie de tout.

    Chat échaudé craignant l’eau froide, il se méfie de tous les bergers qui proposent de le protéger et de le conduire.

    Il est difficile de gagner à nouveau sa confiance. Ca sera difficile même pour d’authentiques bons bergers. Il s’est habitué à sa condition, même s’il reconnaît qu’elle est précaire, voire mortel. Il s’est doté d’un esprit suicidaire et le chaos ne l’effraie plus.

    On n’a pas à lui demander des comptes, ni à lui reprocher quoi que ce soit.

    Ce n’est plus son affaire et son fatalisme est devenu son arme favorite.
    Il l’a choisi en toute connaissance de cause. Il s’en est accommodé.

    Trahi par les siens, il boudera l’eau et le pain à la manière de cet enfant qui refuse de se nourrir pour signifier à ses parents qu’ils ont manqué à leurs obligations naturelles et qu’il leur en veut à mourir.

    Car pour lui, la protection et la conduite (gouverner et assurer la sécurité d’un pays), n’est pas son affaire.

    Il n’en a ni la vocation, ni les compétences.

    Il se dit que c’est l’affaire des élites, civiles et militaires confondues.

    C’est à elles que reviennent le droit et l’obligation de mener Elbilad oua Elâibad.

    Le defi est lancé aux élites, aux dignes filles et fils de l’Algérie. Cette Algérie que nous voulons fière, debout, forte et belle.

    Qu’ils se manifestent. Qu’ils montrent leur noblesse d’esprit et leur bravoure. Qu’ils montrent leur patriotisme et leur piété, même au prix du sacrifice extrême.

    Il s’en trouvera bien dix au moins parmi les décideurs de l’armée. Il s’en trouvera bien dix au sein de notre élite intellectuelle.

    Il s’en trouvera également dans notre jeunesse et dans le mouvement des femmes.
    Il s’en trouvera dans les ligues des droits de l’homme.
    Il s’en trouvera dans le patronat et les syndicats libres.
    Il s’en trouvera, il s’en trouvera…….

    Unissez-vous, tendez-vous la main.
    Rencontrez-vous autour d’une table pour décider du changement.
    Forcez le destin.

    Sauvez ce pays de l’humiliation, de la désolation, de la disparition.

    Sauvez ce pays qui est le votre, d’une mort depuis longtemps programmée.

    Aya Erroudjala, Noudhou !
    Nous sommes avec vous !
    Dieu bénira votre action et pardonnera vos péchés et les nôtres !

    Gloire à tous nos martyrs et vive l’Algérie libre.




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  • BOUKEZOUHA abdelouahab
    10 février 2010 at 10 h 25 min - Reply

    Salam,

    Internaute Brahim, pour répondre rapidement à votre question en forme de dénégation, le FIS (nassarahou Allah) est ce que le peuple algérien a fait de lui, c’est-à-dire le parti majoritaire qui devait conduire les affaires gouvernementales avec 188 députés élus dès le premier tour, non pas 166 comme le dit le frère Nomade dont je salue la réaction rafraîchissante et intelligente. Il vous a avec beaucoup d’a propos interpellés sur les principes élémentaires et fondamentaux de la démocratie que vous défendez pourtant à chacune de vos interventions.

    Or, être démocrate c’est reconnaître en toute circonstance la souveraineté du peuple. Vous ne devez pas ignorer cher Brahim que la vie politique, dans tous les pays du monde démocratique ou qui luttent pour l’instauration d’un système démocratique, est faite d’alliance, de rassemblement, de front commun pour faire triompher une idée, une revendication, une solution ou tout simplement pour s’opposer, faire tomber un régime dictatorial comme cela est le cas dans notre pays.

    Le Front islamique du Salut avait fait une proposition aux autres partis qui n’étaient pas contraint de suivre sa démarche de désobéissance civile qu’un parti comme le RCD a reprise beaucoup plus tard alors qu’il était trop tard.

    Je me permets de vous dire que vous faites un très mauvais procès au FIS qui a fait un travail énorme d’intégration des classes populaires dans le champ politique ; il leur avait restitué la parole que le pouvoir militaire derrière lequel vos amis politiques se sont cachés leur avait confisquée pendant 40 ans.

    Contrairement à ce que vous dites, le FIS est aussi éloigné de la dictature que vos amis du RCD, du MDS, de l’ANR ou de l’UDR etc… le sont de la démocratie.

    Vous dites que l’Algérie est musulmane, ce qu’elle est en effet, mais vous voulez lui greffer un cerveau, une âme et une personnalité avec des conceptions que d’autres ont produites pour leurs peuples.

    Chacun vit avec sa propre histoire, sa mémoire et ses valeurs. Il y a chez vous, pardonnez moi de le dire ainsi, un manque de perception de l’identité. L’islam est ce qui fait le lien avec tous les autres liens qui nous unissent, il est l’opérateur de la cohésion nationale que certaines minorités élitaires, consciemment ou inconsciemment, veulent disloquer et détruire.




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  • l.leila
    10 février 2010 at 12 h 24 min - Reply

    Bonjour,

    @ IDIR: Vous avez tout à fait raison. Le très bon article de notre frère Djamel Eddine dérange; c’est une menace pour ceux qui ont peur que les enfants de cette terre se redressent dans l’unité, renonçant aux déchirements habituelellement manipulés. Ces individus ont peur que le peuple soit capable de bâtir une nouvelle Algérie juste et fraternelle. Bien entendu pour surmonter sa peur, on a souvent recours à l’agressivité.
    Allah yahdi.
    Mes salutations




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  • El Houari
    10 février 2010 at 12 h 36 min - Reply

    Le peuple est-il mort?

    Ceci n’est pas une question, c’est une interpellation aux Algériens pour se réveiller et prendre leurs destins en main.

    Si on attend le départ de cette mafia. On doit attendre longtemps car il y aura les fils puis les petits-fils puis les fils des petits-fils et ainsi de suite jusqu’à la mort du peuple Algériens. Point.

    On a préconisé des actions pacifiques est-ce la bonne solution face à cette mafia dont les effets sont plus néfastes que ceux de la colonisation. Car ils illimités et sans aucune stratégie politique ni économique. Leur but le pillage et la pauvreté du peuple Algérien.

    Qui a oublié ce slogan du président candidat l’Algérie n’a plus de pétrole vous devez vous retroussez les manches et travailler.

    En 1999 on estimait les réserves Algériennes de pétrole à 15 ans d’exploitation. Après 12 ans de surexploitation l’Algérie continue toujours de produire de plus en plus et procède a des découvertes nouvelles 18 rien que pour l’année 2009.

    Mais le peuple ne bénéficie toujours pas de cette richesse, ni même des emplois qu’elle génère. On lui a même interdit de s’approcher de cette zone au risque d’être considère comme un terroriste.

    Le déplacement de toute une ville de Hassi Messaoud n’a pas suffi à cette mafia, il faut déclarer tout le désert Algérien ZONE A HAUT RISQUE TERRORRISTE.

    Pauvre peuple on lui a bien fait croire qu’il est plus intéressant pour lui de choisir un président parmi les plus mauvais, puis on ne lui laisse plus le choix car il risque le retour des islamiste. Et enfin on vote a sa place qu’il le veuille ou pas.

    OUI LE PEUPLE EST MORT pour que l’Algérie soit pillée en toute quiétude et sans aucun risque.

    Qui peut nous dire aujourd’hui à combien évaluer tous les milliards détournés ?

    A qui profite cette situation si ce n’est à l’ennemi d’hier qui a trouvé une meilleur manière d’exploiter l’Algérie sans aucun risque ni combat car ces les nouveaux harkis qui se battent pour lui.

    Le vrai combat que nous vivons aujourd’hui c’est celui des français et des américains qui veulent s’accaparer l’Algérie on utilisant chacun ces harkis.

    Le peuple ne se sent-il pas concerné ? Il avait 20 000 policiers non armés qui veillaient sur sa quiétude dans les années 1970. Il on a 250 000 aujourd’hui armés jusqu’aux dents pour veiller sur sa MORT.

    OUI LE PEUPLE EST MORT il est repêché chaque jour le long des côtes de son pays et ceux des pays voisins, et pour ceux qui n’ont pas eu la chance de mourir cette mafia se charge de les mettre en prison pour de longues années pour servir d’exemple.

    Mais pour cette mafia le peuple n’est pas mort tant qu’il représente lui un risque de réveille.

    Car le peuple a la NIF, HAJ RASEK YABA.

    On ne meurt qu’une fois. Et ce n’est pas pour aujourd’hui.




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  • BRAHIM
    10 février 2010 at 12 h 53 min - Reply

    Cher @BOUKEZOUHA abdelouahab, je sais très bien ce que veut dire la démocratie, je sais que le FIS a eu 188 députés. Sur le plan du suffrage universel je suis d’accord avec toi. Mais j’ai expliqué plusieurs fois dans ce blog que je suis effectivement pour la démocratie mais je te répète la Démocratie sans liberté de conscience, sans liberté d’opinion, sans liberté de culte, sans liberté philosophique, sans liberté de la justice, sans la liberté de presse, sans respect des minorité n’a POUR MOI aucun sens. Si dans la charte politique du FIS, il y a tout çà comme l’a dit Anwar Haddam dans certaines de ses interventions sur ce blog, je suis prêt à corriger mon jugement sur ce parti et suis même prêt à voter pour lui. C’est clair non ? Si l’administrateur de LQA est en mesure de republier la réponse que j’ai donné à Anwar Haddam sur cette question, cela te permettra de comprendre que je n’ai aucune animosité gratuite ou obsessionnelle envers la mouvante islamique. Et je ne voudrais surtout pas que tu penses que je suis contre l’islam et que je souhaite le voir effacer du patrimoine culturel de notre pays. En ai-je vraiment la volonté ? Ici on n’est pas là pour étaler tout le temps sa vie privée sur ce site car c’est l’intéressé général qui prime, mais ma propre expérience et certains moments que j’ai vécu durant les périodes d’avant et d’après les élections m’ont amener à avoir un jugement particuliers sur les comportements du FIS et de ses militants. C’est une réalité de l’histoire récente de notre pays. J’espère que nous nous sommes compris ! A bientôt sur le NET.




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  • BOUKEZOUHA abdelouahab
    10 février 2010 at 17 h 06 min - Reply

    Salam,

    Brahim, j’ai moi-même donné un point de vue sur la question de la démocratie qui n’est, en vérité, qu’un moyen de gestion des conflits qui surgissent dans la société dont les idées et les intérêts des individus qui la composent, divergent et s’opposent.

    Je crois avoir dit aussi que dans le cadre du droit musulman les libertés publiques, toutes les libertés publiques y compris la liberté de conscience sont garanties. Sommes-nous d’accord la dessus ?




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  • BRAHIM
    10 février 2010 at 17 h 49 min - Reply

    Cher @BOUKEZOUHA abdelouahab, si d’après toi c’est ainsi dans le droit musulman eh bien je prends à 100 % puisqu’on se situe sur la même longueur d’onde!Dont acte.




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  • Kader
    11 février 2010 at 12 h 03 min - Reply

    @ Boukezouha,
    Au lendemain du premier tour des élections législatives de décembre 1991, l’un des responsables du FIS avait martelé : les Algériens doivent se préparer à un changement alimentaire et vestimentaire..d’autres scandaient demoqratia kofr, etc. Le FIS avait démontré qu’il est aux antipodes de la démocratie et je n’ai pas à vous rappeler qu’il est tombé dans le piége de violence ( dont vous responsabilisez uniquement le Pouvoir) qui a rendu possible la terreur à ciel ouvert contre le peuple algérien..
    Il me semble qu’il est vraiment déplacé de faire son apologie aujourd’hui parce que, que vous le vouliez ou pas, le FIS a sa part de responsabilité dans ce qui s’est passé en Algérie.
    Amicalement




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  • babelouedcity
    13 février 2010 at 2 h 08 min - Reply

    Je crois que nous irons droit vers notre seconde revolution qui va venir bientot. Elle est sensible et meme visible.

    Le peuple algerien est patient mais la patience a des limites ALORS quand ce peuple craque il explosera et personne ne peut l’arreter jusqu’á l’achevement total de cette pegre au pouvoir.

    Meme si la communauté « joue » á l’aveugle vis á vis de cet etat d’urgence qui dure illegalement depuis plus de 18 ans qui bafoue toutes les conventions et traités signés par cette algerie OFF-icielle, le peuple est decidé d’en decoudre avec cette junte au pouvoir jamais elu legalement par le peuple mais qui est protegé surtout par la france OFF-icielle depuis le coup d’etat contre le GPRA en realité en 1959, l’acteur etait Boutef l’actuel locataire d’el-mouradia mais en 1962 avec l’installation de Benbella comme president (choisi/elu par la france et l’egypte), puis le coup d’etat de 1965 pour installer confortablement Boutef au pouvoir … ensuite 1990/91 á nos jours… et il y’a des documents et preuves tangibles qui prouvent le soutien de la france OFF-icielle á cette junte au pouvoir.

    Combien de criminels V. I. P. furent meme escortés du territoire francais pour fuir la justice?

    Les noms de Mecili et Benbarka qui furent assassinés dans le territoire francais sont edifiants.
    Y’avait-il une main OFF-icielle de la france?

    Pourquoi alors aucune justice n’est retablie?

    et pourtant les assassins sont connus par tout le monde et ils sont toujours vivants et aussi protegés par un pouvoir criminel !!!

    Jusqu’á quand la france OFF-icielle ferme ses yeux et bafoue les droits de la famille Mecili et Benbarka?

    Le peuple algerien a sa conclusion et tot ou tard le droit triomphera sur l’injustice.

    Nous sommes convaincus que tous les chemins menent vers le triomphe du peuple algerien pour recouvrir son droit á sa souveraineté et etat de droit quelque soit les bassesses de certains qui tentent de freiner le processus de la revolution qui est deja sur rails …

    Idha acha’abou arada al hayatte falla bouda an yastajiba al kadar…
    quand le peuple aspire á la vie alors il a le droit au respect…

    La revolution est en sa phase finale.

    Bientot le mot d’ordre sera lancé … souvenez-vous du 1er novembre 1954?

    Il y’a des Hommes qui travaillent au pays et nous allons tous entendre leur APPEL pour la souverainete et la dignité du peuple algerien.

    Min jibal biladina talaa sawt al ahrar younadina illa el istiqlal… itiqlal biladina mina al moujrimine al kattaline as’sarakine al kathabine …

    Le peuple algerien n’est pas mort!
    Gare á son reveil!
    Heure de verité approche á pas de geant!




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  • BOUKEZOUHA abdelouahab
    13 février 2010 at 12 h 37 min - Reply

    Salam,

    Kader, revoyez vos fondamentaux. Tout le monde ressasse la même chose depuis 20 ans. Vous croyez que les habitudes vestimentaires et alimentaires des Algériens n’ont pas été complètement changées par la misère ?

    D’autre part, l’apôtre de la non violence le Mahatma Gandhi avait changé ses habitudes alimentaires, confectionnait ses vêtements et fabriquait ses chaussures (sandales) non seulement pour être en phase avec sa société et sa culture mais aussi et surtout pour des raisons d’autosuffisance interne et d’égalité entre les citoyens.

    Pourquoi donnez-vous à la phrase de Mohamed Saïd que Dieu l’accueil en son vaste paradis une interprétation personnelle négative ? Il faut toujours remettre les choses dans leur contexte et comprendre la finalité pédagogique de cette phrase totalement sortie des circonstances dans lesquelles elle a été prononcée.

    Vous avez certainement entendu la foule criait : « Démocratia kofr » qui, encore une fois, il faut replacer dans le contexte des exclusions mutuelles ; les uns rejetaient l’islam comme source des lois de l’Etat algérien au nom de la « démocratie », les autres leur renvoyaient ce slogan. Voilà tout.

    Nous étions dans ces années là dans des systèmes d’exclusion qui ont entraîné le pays à l’effusion de sang dont il faudra bien désigner, dans un premier temps, l’agresseur et l’agressé. Il me semble que l’agresseur c’est l’armée qui s’est investie par la force d’un droit dont elle ne dispose pas, celui d’annuler des élections que le « Conseil constitutionnel » qui n’était pas sous le contrôle du FIS avait validé selon les dispositions de la loi électoral votée par les seuls « députés » du parti unique, le FLN.

    Cher Kader, c’est indéniablement la violence du pouvoir qui a provoqué la contre violence, non pas, contrairement à ce que vous dites, du FIS mais de la population qui venait d’être dépossédée de sa citoyenneté et de sa victoire contre un régime que je ne vous soupçonne pas de soutenir.

    Cordialement .




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  • BRAHIM
    13 février 2010 at 17 h 09 min - Reply

    Cher internaute @BOUKEZOUHA abdelouahab, l’honnêteté intellectuelle commande à reconnaître que le FIS a eu la majorité relative au premier tour des élections. L’honnêteté intellectuelle commande à reconnaître ausssi que cette élection là (comme toutes les élections algériennes) n’étaient pas aussi transparente qu’on le prétend. L’honnêteté intellectuelle commande à reconnaître que c’est l’ARMEE , et non les partis politiques, qui a arrêté d’une manière nette, brutale et autoritaire le processus démocratique au motif que le FIS étant un danger pour le système et…. même disait-elle …. pour l’Algérie sur le plan diplomatique et géostratégique. … Cà … c’est à démontrer ! L’honnêteté intellectuelle commande à reconnaître qu’une partie de la société civile et certains partis politiques ont cautionné le putsch. L’honnêteté intellectuelle commande à reconnaître que le pouvoir à déporter les militants du FIS dans des camps d’internements dans le sud. Le problème n’est d’ailleurs pas résolu définitivement. C’est un aspect de l’aube de la décennie noire qui est condamnable et qu’il ne faut pas éluder. Il n’y a pas eu la bousculade au portillon pour condamner les actes de déportation digne du nazisme. Seules quelques parties ont eu le courage de dénoncer cet acte. Le motif avancé par l’armée à l’époque est qu’elle refusait de voir la société algérienne revenir au moyen -âge. L’honnêteté intellectuelle commande à reconnaître qu’une bonne partie des algériens est certes en faveur du projet politique et religieux du FIS, mais est-ce « l’unanimité », est-ce la « majorité qualifiée » au sens des règles de la votation. L’honnêteté intellectuelle commande à reconnaître que le FIS a gagné les élections du premier tour. L’honnêteté intellectuelle commande à reconnaître que le slogan et le projet politique du FIS révèle clairement que la démocratie ne sera pas sa tasse de thé dès son accession au pouvoir. L’objectif pour lui est de changer de fond en comble (je dis bien de fond en comble) les habitudes de vie des algériens dans leur orientation à eux. C’est pour cela que je me pose, en passant, la question de savoir au nom de qui et de quoi, le FIS s’est auto-attribué des missions divines pour « moraliser » et « régenter » la société à sa façon à lui???. Pour l’instant, en ce qui me concerne, je n’ai pas encore vu d’ordre de mission divin pour attribuer au FIS le droit de gouverner avec ces propres règles coraniques et de manière exclusive tous les aspects politiques, économiques et culturels de la société. Et pour finir , et C’EST LE POINT LE PLUS IMPORTANT, l’honnêteté intellectuelle commande à reconnaître aujourd’hui que les parties qui sont en lutte sont ceux qui détiennent des ARMES DE GUERRES. Et là il n’y a aucun doute. Ce n’est pas le FLN, ce n’est pas le FFS, ce n’est pas le RCD, ce n’est pas le MSP, ce n’est pas le MDS , ce n’est pas le PRA, ce n’est pas le Ahd54 etc… etc… c’est l’armée algérienne et l’armée du FIS. Le FIS qui est un parti politique, pourquoi une aile armée dans un parti politique ?????. C’est l’une des grandes ambigüités de ce parti ! Un parti politique n’a pas à créer sa propre armée pour soutenir la lutte politique dans un pays en situation de paix. l’honnêteté intellectuelle commande à reconnaître que les CRIMES DE SANG, quelles qu’en soient les motifs et les buts recherchés, viennent de ces deux parties et uniquement de ces deux parties. Même la main de l’ennemi extérieur n’est pas recevable et en aucune façon. l’honnêteté intellectuelle commande à reconnaître que SI LES RESPONSABLES DES CRIMES HORRIBLES DE SANG SONT A RECHERCHER, ON NE PEUT LES TROUVER QUE DANS CES DEUX CAMPS : l’armée islamique du salut et l’armée algérienne. C’est çà, POUR MOI, la vérité. Suis-je dans l’erreur ?????




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  • Equinoxe
    14 février 2010 at 12 h 11 min - Reply

    Le peuple algérien n’a pas encore vu le jour. Je le dis souvent et j’en suis conscient. réellement , nous ne sommes qu’un troupeau qui ne cesse de se véhiculer selon les ordres téchnocratiques d’un system méchiavélique. Si quelqu’un d’autre pourrait affirmer le contraire , j’irai me griller tout nu , à la place Audin dès demain matin !

    Je demande de bien vouloir ouvrire des débats et essayer de les faire sortir du virtuel. Organisons-nous pou etre plutot constructifs.
    Je vous invite également à nous rejoindre sur :www.dzfac.com/forum.

    Paix.
    Que l’Algérie verra la lumière , un de ces jours.




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  • BOUKEZOUHA abdelouahab
    15 février 2010 at 22 h 15 min - Reply

    Salam,

    Certains historiens qui veulent détacher le déclenchement de la lutte de libération nationale de son creuset naturel qu’est l’islam ont répandu des contre vérités que dément, pourtant, la réalité historique, sur l’Association des Oulama Musulmans Algériens qui n’aurait, selon eux, rejoint la lutte armée que tardivement.

    Ce que les propagateurs sans science et sans conscience continuent de soutenir éhontément malgré la vérité qu’ils refusent toujours de voir.

    Si l’Association des Oulama Musulmans Algériens n’a pas, en effet, été associée à la préparation de l’insurrection armée ni à son déclenchement comme cela est le cas de tous les partis politiques « indigènes » y compris le PPA/MTLD alors en crise, elle lui a, dès le 2 novembre 1954, apporté son soutien qui ne souffre aucune ambiguïté et appelé les Algériens à la rejoindre aussi massivement que possible.

    Les mensonges et les mauvaises intentions qui se colportent jusque sur ce site par des individus qui ne connaissent de l’histoire de notre pays que celle que le pouvoir usurpateur a écrite à sa propre gloire.

    L’arrière-pensée des révisionnistes de l’histoire consistait à discréditer les « représentants » de l’islam algérien pour évacuer la religion de l’espace politique au moment de l’accession du pays à l’indépendance et tenter d’instaurer un système de séparation que les Oulamas eux-mêmes revendiquaient au temps de la colonisation pour arracher l’islam à ses manipulations par muphtis algériens à son service interposés.

    Dans un débat récent sur LQA entre M. Sadeck Hadjerès et M. Brahim Younessi sur les positions du Parti communiste algérien au lendemain du déclenchement de l’insurrection armée par le FLN, l’ancien Secrétaire général du PAGS a exhibé un communiqué daté du 2 novembre 1954 comme preuve de l’engagement politique du PCA auprès de la révolution en marche.

    Aux réactions négatives de quelques internautes à un de mes post sur la centralité de l’islam dans la vie sociétale des Algériens, reprochant aux Oulamas de ne s’être engagés que tardivement dans la lutte armée, je me permets de porter à la connaissance des falsificateurs, des colporteurs de fausses informations et des sceptiques que deux communiqués signés par Mohamed Bachir El Ibrahimi et Fodil El Ouartilani ont été publiés au Caire, l’un le 2 novembre 1954, accueillant avec bénédiction cette lutte armée qu’ils assimilaient au Djihad, l’autre le 15 novembre, également dans la capitale égyptienne, pour appeler le peuple algérien combattant à rejoindre les rangs de l’ALN et lui apporter son soutien indéfectible. (Les deux longs communiqués sont en voie de traduction en langue française).

    Et le 17 février 1955, une charte du Front de libération algérien est rendue publique au Caire dont voici l’essentiel du contenu.

    Charte du Front de libération algérien

    Au nom de Dieu Clément et Miséricordieux

    « Les fils de l’Algérie, musulmans résidants en Egypte, se sont rassemblés pour étudier tout ce qui s’est produit et se produit encore dans leur pays comme oppression, injustice, massacre et déplacements de population de la part d’un colonialisme brutal, lâche et haîneux.

    Ils sont parvenus à se mettre d’accord sur ce document signé par : Mohamed Bachir El Ibrahimi, Ahmed Mezghenna, Ahmed Bayoud, Mohamed Khider, Chadli Mekki, Fodil El Ouartilani, Hocine Lahouel, Ahmed Ben Bella, Hocine Aït Ahmed, M’hamed Yazid.

    En Algérie arabe et musulmane, aujourd’hui, une lutte armée pour le recouvrement de sa souveraineté et de son indépendance, à laquelle un colonialisme odieux a poussé en la dominant par le fer et le feu, en volant ses richesses, détruisant ses caractéristiques, broyant son être et la dépouillant de tout droit à une vie libre, noble et honorable (…)

    Devant cette situation, il devenait naturel que les efforts des musulmans algériens se trouvant au Caire qui ont apposé leurs signatures au bas de ce document s’unissent pour servir l’Algérie et la lutte pour sa libération et son indépendance par leur soutien à l’Armée de libération et leur travail pour le triomphe du mouvement révolutionnaire national (…)

    A cet égard, les signataires ont décidé ce qui suit :

    Le peuple algérien, dans toute sa diversité, en ce qui concerne la lutte armée, est une seule et même entité qu’incarne la nation algérienne (…)

    L’instance à laquelle se sont ralliés les Musulmans algériens en Egypte porte le nom de : Front de libération algérien

    Le Front travaille à la libération de l’Algérie du colonialisme français et de toute forme de domination étrangère, utilisant tous les moyens possibles pour la réalisation de cet objectif.

    L’Algérie est arabe et musulmane et demeurera arabe et musulmane, tout en respectant les autres religions et croyances ainsi que toutes les autres races (…)

    L’Algérie est une partie indivisible du Maghreb arabe, lui-même étant une partie du Monde arabe (…)

    Croire dans nécessité de l’unification entre les pays du Maghreb arabe (Tunisie, Algérie, Maroc) de la lutte armée.

    Le Front de libération algérien est déjà prêt pour l’intégration de ces trois pays dans une même organisation (…)

    Le Front saisit cette occasion pour adresser ses salutations fraternelles à tous les combattants en Algérie, militaires et civils et à tous les détenus politiques (…)

    Le Front de libération algérien en Egypte appelle ses frères arabes et musulmans à soutenir et à aider la lutte du peuple algérien pour la démocratie réelle, l’humanité persécutée et les principes célestes.

    Au Caire, le 17 février 1955.




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  • BOUKEZOUHA abdelouahab
    15 février 2010 at 22 h 23 min - Reply

    Salam,

    Cher internaute Brahim, vous persistez à obscurcir la réalité qui pourtant est aussi claire que le jour. L’armée est coupable de 99% des crimes que nous dénonçons. Et parmi les victimes, il y a le FIS et ses militants qui ont connu le martyr durant cette décennie que nous qualifions tous rouge de notre sang.

    Ecoutez, internaute Brahim, je croyais que nous étions arrivés à un accord : celui d’ouvrir des enquêtes sur chaque mort, sur chaque disparition mais aussi poursuivre tous les actes de tortures.

    Nous avons le pouvoir criminel comme ennemi commun : il a les mains pleines du sang de nos frères et nos sœurs d’une manière ou d’une autre. Quand il n’est pas dans le 1% qui reste coupable directement, il est complice pour non intervention et non assistance à personne en danger. Mais comment pouvait-il apporter son assistance à des individus alors qu’il mets tous les jours que Dieu fait en danger le peuple algérien dans tous les domaines de la vie.

    Le FIS n’a jamais eu, avant les événements que l’armée a provoqués, de bras armé comme le PPA en avait un, je veux parler de l’OS.

    Des militants de ce parti, devant la répression féroce et sauvage qui les frappait, devant les assassinats qui les ciblaient, les exécutions sommaires qui les attendaient, les tortures qu’ils subissaient ont cru devoir, à juste raison, se défendre, défendre leurs familles… Qu’auriez-vous fait si votre mère, votre sœur ou votre épouse avaient été violées sous vos yeux, si vous-mêmes avez été sodomisés à l’aide de tronçons de bouteille ou autre objets métalliques… ?

    Et cela, cher internaute Brahim, s’est produit dans l’Etat indépendant algérien que détient une armée que l’on croirait étrangère à ce peuple toujours meurtri par le même système, les mêmes hommes et les mêmes pratiques qui constituent une insulte à nos parents morts pour la libération de cette terre, la libération de ses hommes et de ses femmes du joug de la colonisation, une insulte à nos martyrs et une insulte à la mémoire de nos ancêtres résistants..

    La résistance à l’oppression est un droit que reconnaît non seulement la religion aux peuples colonisés mais le droit international au nom duquel une coalition militaire occidentale occupe actuellement l’Afghanistan sous prétexte de libérer le peuple afghan opprimé par les Talibans.

    Bismark disait à propos de la Prusse : « C’est l’armée qui a un Etat et non L’Etat qui a une armée ». N’est-ce pas notre cas … ?

    Et puis, lorsque une armée se mêle de politique, il est parfaitement compréhensible et logique que le peuple s’occupe de l’armée ou si vous préférez de la chose militaire.

    J’eusse personnellement aimé que l’armée algérienne qui se pose comme l’héritière de la glorieuse ALN ne persécutât point le peuple dont elle dit être l’émanation et que le peuple ne menaçât point cette armée qui doit être au servir de la nation et pas d’une partie infiniment minoritaire du peuple.

    Intellectuellement et fraternellement a vous .




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  • ola norman
    16 février 2010 at 20 h 39 min - Reply

    Ce journaliste fait seulement un constat de l’etat actuel. Il n’a aucune proposition , suggestion a faire. On dirait qu’il est paye par les « barons du pouvoir » comme il les nomme par abrutir le peuple.
    Monsieur le journaliste , ce peuple a besoin qu’on le mobilise, sensibilise pour qu’il puisse se reveiller.
    C’est le role des journalistes, des intellectuels de proposer et de guider le peuple comme dans d’autre pays communistes.
    Montrez leur vos capicites de sensibilisation , au lieu de raconter ce tout le monde sait.

    On raconte que le pouvoir, surpris par la passivité du peuple voulait tester ses limites. Le Président annonça alors que le peuple sera mis a mort par pendaison.




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  • still
    17 février 2010 at 17 h 18 min - Reply

    Ouais, laissons les autres faire le bouleau .Quant a « nous » , wait and see…S’ils arrivent a faire bouger les choses on peut toujours prendre le train en marche.
    Le « parasitisme » est un tout.Il englobe l’exerxice du parasitage et la vie en parasite.
    A bon entendeur salut.




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  • BRAHIM
    17 février 2010 at 23 h 08 min - Reply

    Cher internaute @BOUKEZOUHA abdelouahab quand vous me dîtes : « Ecoutez, internaute Brahim, je croyais que nous étions arrivés à un accord : celui d’ouvrir des enquêtes sur chaque mort, sur chaque disparition mais aussi poursuivre tous les actes de tortures. » , Eh bien je vous le répète encore une fois que je suis à 3000% avec vous. Mais, il y a un point à éclaircir. Relisez mes interventions, vous verrez que je suis en cohérence avec ce que j’expose depuis longtemps sur LQA. La recherche de la vérité et de la responsabilité concerne aussi bien les crimes de sang, c’est le point A , que tout un ensemble de choses comme l’arrêt du processus électoral, les exactions, la déportation, les tortures etc …, et çà ,c’est le point B . La recherche de vérité et de responsabilité concerne ces deux points. Pour moi, le point A (crime de sang) est une responsabilité partagée entre le FIS et l’armée. Vous-même, vous dîtes que c’est du 99% contre 1%. Donc vous admettez implicitement que le FIS et l’armée se partagent … selon un curseur qui peut aller d’une extrême à une autre, la responsabilité des CRIMES DE SANG. Par contre, pour le point B, je suis entièrement d’accord avec vous pour dire que la responsabilité est EXCLUSIVEMENT du côté du pouvoir. Moi, j’ai l’impression qu’on dit la même chose mais pour vous ce n’est pas évident !!!! Mais bon , c’est les enquêtes et les tribunaux qui peuvent nous éclairer en fin de compte, si enquêtes et tribunaux il y a ……




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  • Tweets that mention Le Quotidien d’Algérie » Le peuple algérien est-il mort ? — Topsy.com
    3 avril 2010 at 15 h 01 min - Reply
  • Congrès du Changement Démocratique