Édition du
28 March 2017

Le peuple algérien doit réagir ! . الـشـعـب الـجـزائـري مـطـالَـب بـاتـخـاذ مـوقـفـه

تـشـهـد بلادنـا مـنـذ أيـام أحـدثـا غـامـضـة، ذات صـلـة بـالمـعـارك الـجـوفـيـة الـتـي نـشـبـت مـا بـيـن الـعُـصـب الـتـي تـتـقـاسـم الـحـكـم. وبـصـرف الـنـظـر عـن مـضـمـونـهـا، لـقـد كـشـفـت لـنـا هـذه الأحـداث، الـوجـه الًـحـقـيـقـي للـصوص الـذيـن اسـتـولـوا عـلـى الـسـلـطـة والـمـوارد الـحـيـويـة لـوطـنـنـا.

إنٌ تـفـشـي هـذه الـحـالـة مـن الـفـسـاد والـنـهـب لـثـروات الـبـلاد تـسـتـدعـي مـنٌـا جـمـيـعـا، ردٌ فـعـل قـويٌ وطـارئ، إذ أنٌ الـجـزائـر، هـيٌ لـكـل الـجـزائـريٌـات والـجـزائـريٌيـن.، ونـرفـض بـتـاتـاً أن تـصـبـح مُـلـكـا خـاصـاً لـعُـصـب عـمـيـلـة أوْ غـنـيـمـة بـيـد الـسٌـفـاحـيـن.

وضـمـن هـذا الـمـفـهـوم، أودٌ طـرح مـبـادرتـي هـذه، لـنـقـاش هـادئ مـن طـرف كـل الـمـواطـنـيـن الـمـعـنـيٌـيـن:

يـتـعـلـق الأمـر بـإنـشـاء تـنـسـيـقـيـات مـن أعـضـاء جـالـيـاتـنـا الـنـزهـاء، الأحـرار – بأوروبـا، وكـنـدا، والولايـات الـمـتـحـدة، وفي كـل مـواطـن الـهـجـرة – بـهـدف الـبـحـث عـن الأرصـدة الـمـالـيـة الـمـودعـة هـنـاك مـن طـرف بـارونـات الـنـظـام حـتـى نـلاحـقـهـم قـضـائـيـا لـذي الـسـلـطـات الـقـضـائـيـة لـتـلـكـم الـبـلـدان، تـحـت تـهـم الاخـتـلاس والـتبـديـد لأمـوال عـمـومـيـة تـعـود للـشـعـب الـجـزائـري.

سـوف تـتـسـع رقـعـة هـذه الـمـبـادرة وتـأخـذ مـنـحـا إيـجـابـي سـيـؤدي – بـحـول الله – إلـى اسـتـرجـاع أمـوال الـشـعـب الـمـخـتـلـسـة. وهـكـذا، سـيـرى الـمـلأ عـبـر الـعـالـم، أنٌ الـجـزائـر لـيـسـت بـتـلـكـم اللـقـمـة الـسـائـغـة فـي أفـواه الـغـيـلان الـنـابـعـيـن مـن بـطـون الـفـسـاد و اللاشـرعـيـة الـذيـن طـالـمـا نـالـوا مـن خـيـراتـهـا وسـمـعـتـهـا.

كـمـا ألـتـمـس مـن مـجـمـوعـة « نـداء 19 مـارس 2009 » وممـن انـضـمـوا إلـيـهـا عـلـى سـواء، وكـذا مـن كـل حـركـات الـمـعـارضة الـحـقـيـقـيـة، أن تـتـبـنٌـى مـبـادرتـنـا هـذه لـنـقـف جـمـيـعـا إلـى جـانـب مـواطـنـيـنـا، إذ يـنـبـغـي لـهـذه الانـتـفـاضـة أن تـكـون انـتـفـاضـة شـعـب بـكـامـلـه.

وأنـاشـد فـي هـذا الـمـضمـار، مـواطـنـيـنـا مـن رجـال الـقـانـون، لـيـسـاهـمـوا بـخـبـرتـهـم عـلـى قـولـبـة هـذه الـمـبـادرة فـي الـصٌـيـغـة الـمـوافـقـة للـقـانـون الـجـزائي الـدولـي مـن أجـل مـتـابـعـة الـمـتـهـمـيـن ومـحـاكـمـتـهـم واسـتـرجـاع الـخـزيـنـة الـجـزائـريـة كـل الأمـوال الـمـخـتـلـسـة مـن طـرف الـمـجـرمـيـن الـذيـن تـسـبـبـوا فـي إهـدار الـمـلـيـارات مـن الـنـقـود وألـحـقـوا خـسـائـر لا تـحـصـى ولا تُـعـد، بـالـبـلاد والـعـبـاد.

وأخـيـراً نـتـرك للـتـاريـخ وحـده، أن يـحـكـم عـلـى مـن يـقف إلـى جـانـب اللـصـوص والـمـجـرمـيـن الـعـمـلاء ومـن يـقـف إلـى جـانـب الـشـعـب والـوطـن.

د. صلاح الدين سيدهم

ناشط في مجال حقوق الانسان

الجزائر 09 فبراير2010

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Des évènements troubles se déroulent depuis quelque temps dans notre pays, en relation avec les luttes souterraines des clans qui se partagent le pouvoir. Nonobstant leur contenu, ces événements nous permettent d’observer sous leur vrai jour les grands prédateurs qui ont fait main basse sur le pouvoir et sur les ressources vitales de notre pays. Cette grave situation de corruption généralisée et de dilapidation des richesses de notre pays requiert de nous tous, une réaction énergique et immédiate. L’Algérie est la patrie de toutes les Algériennes et de tous les Algériens. Nous refusons qu’elle se transforme en propriété privée d’une caste félonne, ou en butin de guerre d’une minorité de criminels.

Dans cet esprit, je soumets cette initiative en demandant à tous les patriotes d’en débattre sereinement :

Il s’agit de la mise en place – en Europe, au Canada, aux USA, voire partout où se trouvent des algériens –  de coordinations composées de patriotes libres et intègres, qui enquêteraient sur les avoirs des barons du régime à l’étranger et qui porteraient systématiquement les faits à la connaissance de nos concitoyens, afin de faire poursuivre en justice dans ces pays-mêmes, les criminels auteurs de détournements de fonds publics, appartenant au peuple algérien.

Progressivement, cette initiative s’étofferait et cette action de salubrité publique deviendrait – avec l’aide de Dieu – de plus en plus positive, ayant pour finalité, le recouvrement par le Trésor Public Algérien, des fonds détournés. Ainsi, nous démontrerons au monde entier que l’Algérie n’est pas une manne en déshérence ni une proie facile et que le Peuple algérien est décidé à se défendre contre les ogres insatiables, secrétés par un pouvoir illégitime et corrompu qui a rongé le pays et terni sa réputation.

Je demande à nos ami(e)s de l’Appel du 19 mars – signataires et autres adhérents à notre démarche – ainsi qu’à tous les mouvements de l’opposition réelle, de s’impliquer dans cette initiative, aux côtés de nos compatriotes. Parce que ce sursaut doit être celui de tout le peuple algérien.

J’invite aussi  tous nos compatriotes juristes de formation, qui se sentent concernés par cet appel à réagir en se penchant sur les voies et moyens que le Droit International a prévus, pour la saisine des Instances Pénales Internationales contre les criminels auteurs de ces détournements massifs, perpétrés au préjudice du Peuple algérien.

Il appartiendra à l’Histoire seule, de juger entre ceux qui se positionnent aux cotés des prédateurs, des criminels et des félons et ceux qui prennent position aux cotés de leur peuple et de leur patrie.

Docteur Salah Eddine Sidhoum

Militant des Droits de l’Homme.

Alger le  09 février 2010


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120 Commentaires sur cet article

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  • saladin
    9 février 2010 at 15 h 04 min - Reply

    Trés bonne initiative en ce qui concerne l’appel aux algériens vivants a l’étranger et ceux qui savent de donner des indications sur les biens de nos dirigeants actuels et ex , ainsi que les ramifications familliales afin de faire ressortir les prêtes noms qui sont a la tête ou gérent ces biens et ces affaires .




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  • AS
    9 février 2010 at 17 h 22 min - Reply

    EXCELLENT ! c’est votre argentt qu’ils volent et offrent a leur chikours de france, et d’ailleurs ! ils ne possedent rien ces racailles d’analphabetes et enfants de la troupe coloniale




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  • Abdelkader DEHBI
    9 février 2010 at 17 h 54 min - Reply

    لـئـن كـانـت لـنـا دولـة تـسـتـحـق الـذكـر، تـعــتمد عـلـى دبـلـومـاسـيـيـن مـحـتـرفـيـن ومـحـتـرمـيـن، غـيـوريـن عـلـى وطـنهـم لـمـا قـامـوا هـم أنـفـسـهـم، بـهـذه الـمـهـمـة لـحـمـايـة مـصـالـح الـوطـن الـعـلـيـا، عـوضـا عـن الـعـنـايـة ب « الـتـيـزنـس » والـهـرولـة إلـى حـفـلات ال »كـوكـتـيـلـز » هـنـا وهـنـاك، والانـشـغـال عـن خـدمـات الـمـواطنـيـن الـمغـتـربـيــن، الـذي يـقـطـع الـبـعـض مـنـهـم مـئـات الـكـيـلـومـتـرات للـحـصـول عـلـى وثـائـقـه الـمـشـروعـة ، لـيُـسـتُـقـبـل بـالـتـهـاون والـغـلـظـة واللامبـالاة إذا لـم يُـطـلـب مـنـه الـعـودة بـعـد أسـبـوع أو كـذا …..




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  • radjef said
    9 février 2010 at 18 h 36 min - Reply

    Bonsoir tout le monde.Chaque chose a sa fin. A la nuit, doit succeder la lumiere de la journée…Un grand auteur français, par ailleurs opposant « au petit Napoléon », eut cette reponse devant ses amis qui commençaient a s’impatienter: la vie c’est comme une roue, durant son mouvement de rotation, elle souleve les uns et elle ecrase les autres…Pouvait-il en être autrement pour un pouvoir qui ne vit que par le mensonge, l’usurpation et le chantage odieux? Un Empereur qui fait du bruit en imposant une reconciliation au peuple pour assurer l’impunité aux généraux, se voit aujourd’hui contraint de brandir la menace d’une enquête sur les crimes odieux commis au nom de la republique et de la democratie par ceux la mêmes qui l’ont porté au pouvoir…Des généraux poussés jusqu’a leur dernier retranchement, réagissent violement en etalant dans leur presse les scandales dans lesquels l’Empereur et son entourage immediat se trouvent impliqués jusqu’aux oreilles…Les miracles de la revolution, laissez moi…pleurer ya Dda Amar!




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  • El Houari
    9 février 2010 at 18 h 50 min - Reply

    Voilà enfin une initiative qui va dans le sens de l’esprit des Algériens épris de la sauvegarde de leurs pays, et qui pourra peut-être rapatrier les milliards qui ont étaient pillées de l’Algérie.

    Cette opération n’est ni simple ni facile et demande par contre une maturité nationaliste, libres et intègres de tous un chacun qui pourra contribuer à cette démarche.

    La généralisation de la CORRUPTION aujourd’hui a pris ses racines en Algérie a partir des années 1980, elle a pris de l’ampleur dans les années 1990 avec l’instauration du terrorisme et elle a fini par gouverner dans les années 2000.

    Chaque fois qu’il est question de corruption c’est le secteur public qui est désigné. Et les responsables incriminés sont toujours les dirigeants de ce secteur. Ils sont corrompus.

    On n’a jamais fait allusion aux corrupteurs qui sont selon la loi puni du même châtiment.

    POURQUOI CETTE CAMPAGNE AUJOURD’HUI?

    Il y a cette guerre de CLANS

    Il y a aussi cette volonté de réhabiliter le secteur public cet ennemi à abattre pour s’approprier des richesses sans rendre compte et surtout sans mettre beaucoup de monde au courant ce qui augmente les richesses individuelles.

    Il y a ces vautours d’étrangers qui attendent le meilleur moment pour se présenter en sauveurs et pillage que leurs agents n’ont pas pu transférer en toute légalité.

    Il y a enfin et surtout ce SILENCE d’un peuple que la mafia qui s’est érigée en gouvernement a cantonner dans une peur viscérale au point de choisir de mourir plutôt que de vivre avec cette fausse liberté dans son pays, avec un état d’urgence qui dure depuis environ 20 ans sans aucune justification si ce n’est la protection de cette mafia gouvernementale.

    Aujourd’hui le DRS veut faire le nettoyage selon cette campagne médiatisée pour la circonstance, le président et le premier ministre le rejoigne dans cette action.

    Tous les Algériens doivent applaudir.

    Un des citoyen et pas des moindre dans le cas de SONATRACH a même saisi le DRS pour aider à cerner certaine filière de cette corruption.

    Nous avons vécu en 2009 les épisodes : Autoroutes, Metro, Aéroport d’Alger, le port d’Alger, la gestion des eaux d’Alger et Constantine, un début d’ORASCOM, la SONELGAZ….

    Dans bataille il serait aussi intéressant de regarder dans la direction des entreprises étrangères qui se sont installées en Algérie avec un minimum de capital et qui se sont enrichi en un rien de temps.

    Les banques étrangères, les concessionnaires automobiles, DJEZZY, ARCELOR MITTAL….

    Sans oublier les prives Algériens qui se sont enrichis avec l’Argent des Algériens et à leur détriment, en très peu de temps en s’appropriant des crédits bancaires et des obligations toutes azimutes.

    Nous retrouvant dans cette dernière catégorie le défunt TONIC, LE GROUPE REBRAB, TAHKOUT, HADDAD, AIGLE AZUR qui s’est installé en France……

    Messieurs du DRS si vous avez du NIF appliquez MIN EINA ATAKA HADHA en milliards. La mafia qui gouverne en Algérie utilise les moyens publics pour créer ses propres entreprises et liquider celles du publics afin de se placer en monopole comme le cas flagrant de CEVITAL qui aujourd’hui fait manger au Algériens un sucre amer a 120 DA. En 2002 lors d’un meeting à Batna, le président avait déclaré détenir des documents prouvant sa culpabilité ainsi que celle de KHALIFA. KHALIFA a été liquidé et CEVITAL veut remplacer la SONATRACH

    Toutes ces affaires qui sont dénoncées et jugées pour certaines depuis des dizaines d’années n’ont jamais étaient suivi sur le plan recouvrement des biens volés.

    Bien au contraire nous avons assisté à des peines plus importantes pour des Algériens qui ont eu un manque de 10 DA dans la caisse que celui qui a détourné des milliards.

    On se plaise à qualifier cet état de fait par : EL JUGE MA YAKOULCH TBAN.

    Cette action à l’extérieur risque d’être plus bénéfique pour le pays que celle du DRS.




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  • chawki
    9 février 2010 at 18 h 59 min - Reply

    LA DESOBEISSANCE CIVILE EST LE SEUL ET UNIQUE MOYEN EN ALGERIE DE CHANGER RADICALEMENT CE SYSTEME POURRI .




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  • Si Salah
    9 février 2010 at 19 h 31 min - Reply

    Merci à Salah Eddine pour cette initiative contre le viol de notre patrie. L’heure est en effet à la prise de responsabilité et à l’action pacifique qui fait mal aux assassins et pilleurs. Ces brutes savent manier le sabre, le canon, le mensonge, et les esprits serviles…et c’est tout. Regardez comment la simple menace, lointaine il faut le dire, du TPI, les fait trembler comme des mauviettes et les fait se sauver comme des lapines. Regardez comment Belkheir se faisait évacuer par avion médicalise pour une simple grippe saisonnière. Regardez comment il n’a pu se soigner en Europe car planaient sur lui des poursuites judiciaires sur plaintes de simples citoyens. Las ! « Dites que la mort vous atteindra même si vous vous cloîtrez dans des tours fortifiées». Regardez comment, quand il est questionné par un journaliste autre que celui de l’ENTV, Khelil, tel un serial killer, nie jusqu’à l’évidence même : « Il n’y a pas de scandale Sonatrach » !!! Ce sont des lâches, frappons-les là ou ca fait mal : dans leurs gros portefeuilles remplis de l’argent des pauvres et des caisses de pension des zawaliyya. Là où c’est possible, harcelons-les pour leurs horribles crimes contre l’humanité. Il est inadmissible de laisser le grotesque Lamari et ses copains tueurs venir se soigner en Europe comme de paisibles grands pères, alors qu’ils ont tué nos et fait disparaitre des milliers de nos frères et non sœurs…
    Faisons attention à ne pas tomber dans le piège de la provocation et de la violence, ce qui les ressouderait de nouveau alors qu’ils sont à deux doigts de s’entre-tuer…ne leur portons pas secours, personne ne nous accusera de non-assistance à criminels en danger.
    Salah Eddine a raison : Il faut les poursuivre hors d’Algérie en priorité, car c’est à Paris, Genève, Nice, Monaco, et autres Washington que ces brutes cachent (ou exhibent) l’argent volé. Poursuivons-les là où ils mettent les pieds, eux ou leurs hommes ou femmes de paille.
    Donnons l’alerte sur internet dés que l’un des gros bonnets est aperçu en Europe ou Amérique. Mettons en place des procédures « automatiques » d’actions judiciaires à suivre dés que l’un des criminels est aperçu. Ils peuvent courir, mais pas se cacher.
    Emprisonnons-les en Algérie même pour qu’ils ne puissent pas toucher à l’argent volé.
    Emprisonnons-les dans leur pouvoir pour qu’ils ne puissent pas partir en retraite et jouir de l’argent volé.
    Pour ceux qui sont heureusement décédés, cherchons où ils ont planqué l’argent. Dénonçons leurs gérants.
    Ces jours-ci, même les riches industriels européens désireux de frauder le fisc, et qui sont infiniment plus sophistiqués que Belkheir, Guenaizia, ou Saïd Bouteflika, n’arrivent plus à cacher leur argent dans les paradis fiscaux, car l’informatique est en passe de détruire le secret bancaire. Les listes des fraudeurs sont presque en vente dans les superettes ! Ne me dites pas que les grosses banques Suisses, Luxembourgeoises, ou du Lichtenstein n’ont jamais entendu parler des noms de Belkheir, Smain Lamari, Ouyahia, Guenaizaia, Saïd et Abdelghani Bouteflika, Khelil, Meziane, Hemch….
    Si on ne peut récupérer l’argent aujourd’hui’hui, on le fera demain. Les Philippines ont récupéré l’argent de Marcos des dizaines d’années après son vol. Le Nigeria est aussi engagé dans la récupération des milliards de dollars volés par Abasha. Des centaines de millions ont déjà était restitués. Pareil pour le Mexique et tellement d’autres pays pillés par le passé. Non, Belkheir n’a pas pu bouffer le milliard de dollar qu’il a volé. Non, les dizaines de milliards de dollars liés aux scandales Khalifa, BRC, Orascom, Union Bank, Sonatrach, Autoroute Est-Ouest, Sonelgaz, Dette Russe, etc, etc, ne peuvent pas avoir été consommés, c’est matériellement impossible. Ils sont quelque part, entamons notre quête pour les retrouver !

    Si Salah




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  • Rédaction
    9 février 2010 at 19 h 31 min - Reply

    J’ai reçu ce message, ci dessous, sur mon mail personnel. Que Rachid intervienne directement sur le site, à l’avenir. Il y est le bienvenu.DB

    Enfin, une initiative politique qui préconise l’action.
    Cela fait des mois que je fréquente ce site sans intervenir, parce que les débats y sont riches et de haut niveau. Mais il y manquait l’action.
    Aujourd’hui est un tournant majeur,il ne tient qu’à nous de relever le defi. Je propose dans un premier temps de creer des groupes dans les principales capaitales occidentales,en se mefiant de l’infiltration.
    2-Creer un groupe de rdaction pour ecrire une petition denoncant les politiciens qui volent le pays, et la faire signer par une grand nombre d’algeriens.Cette petition sera envoyee à tous les grands titres de la presse mondiale.
    3-creer une cellule de reflexion composee de juristes pour rediger un texte à deposer à l’ONU, pour exiger une levee du secret bancaire et des possessions des dirigeants algeriens à l’etranger.
    3-creer des groupes dans tout l’occident et en Algerie, pour enqueter sur les biens des dirigeants algeriens, et faire verifier ces enquetes par d’autres groupes, pour eviter les pieges du DRS.
    Demander àau colonel Samraoui de s’engager avec nous dans cette action, car il saura eviter les pieges du DRS.
    Appeler tous les journalistes algeriens à nous livrer leurs informations qu’ils ne peuvent publier, mais laissons leur la possibilité d’agir dans l’anonymat, pour les preserver et leur permettre de rester au coeur du systeme.
    Voila mes premieres propositions,j’espere qu’elles seront discutees par mes freres et soeurs.
    Rachid




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  • Yacine
    9 février 2010 at 19 h 35 min - Reply

    إنها مبادرة جيدة و جريئة وتتطلب من كل المخلصين والأوفياء لوطنهم ان يشاركوا بما يستطعون من كفآت تقنية و مساندة معنوية. الوطن في خطر حقيقي جراء هذا العبث العظيم بالمال العام الذي وصل إلى حد الجنون. تصوروا أن المال المهدر عبر قنوات الفساد التي إستفحلت حول المشروع الطريق السيار وحده كلف الوطن ما يفوق ثلاثة مرات الميزانية الضخمة لوزارة الدفاع لسنة كاملة.نهيك بما هو مقارنة للوزارات الإستراتجية الأخرى. إنه فساد ما بعده فساد.
    هناك جمعيات في أوروبا و أمريكا تهتم بالأموال المسروقة من الخارج و المحولة خفية إلى بلدانها، لربما يجب البحث عنها و إلتماس مساعدتها و الإستفادة من تجاربها.
    كما يطلب من الإخوة الحقوقيون أن يقدموا نصائحهم للنشطاء حتى لا يسقطوا في مخالفة قوانين هذا البلد أو ذاك.

    شكرا




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  • Rédaction
    9 février 2010 at 19 h 47 min - Reply

    Je salue l’initiative et j’y adhère entièrement. Voilà enfin une initiative qui appelle les Algériens eux mêmes à défendre leur honneur et leurs biens. Concentrons nous sur ce que nous devons entreprendre, afin de concrétiser cette initiative. Nul doute qu’elle permettra de démasquer les malfaiteurs qui pillent notre pays, après avoir fait un carnage de ses populations. Discutons donc de l’aspect pratique de cette action que nous allons entreprendre, et mettons nous au travail. DU CONCRET!
    DB




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  • Mohand
    9 février 2010 at 19 h 54 min - Reply

    Voila une proposition concréte, il était temps que quelqu’un la fasse. Je vous remercie docteur d’être cet aiguilleur qui sait orienter dans le sens qu’il faut pour aller au fond des choses et pour ce sujet il est tant de demander à chacun d’où vous vient cela?

    La diaspora algérienne, serait effectivement d’une grande utilité.
    Tout comme en Algérie, il y a bien sur tout un travail de recherche à entreprendre dans chaque commune , chaque entreprise… Il serait temps de faire la lumière également sur la cession des entreprises, des terres agricoles, et pourquoi pas les financements accodés à certains priviligiès.
    L’Etat n’a jamais communiqué sur cette question, alors qu’il est normal de savoir qui a acheté quoi et qu’est ce qu’il en a fait?

    Comme vous savez sans doute pour ce qui est des pays de l’OCDE ,il existe des directives très claires sur la question et beaucoup de pays ont transcris dans leurs lois , les directives en la matière. Par contre rien n’existe pour les pays arabes EAU, Egypte, Tunisie, Arabie séoudite…
    Mais le fait de les recenser sera suffisamment utile pour que cela vaille la peine de le faire.

    Je souhaite que plusieurs personnes répondront à votre appel et votre suggestion. En tout cas pour ma part j’y adhère totalement.




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  • BRAHIM
    9 février 2010 at 19 h 57 min - Reply

    Il ne serait pas étonnant que certains vont considérer l’initiative du Docteur Salah Eddine Sidhoum comme utopique. Et bien moi je veux simplement dire aux internautes et citoyens sceptiques une chose : il n’y a rien d’impossible. L’essentiel et l’important c’est de créer une dynamique honnête et constructive. Quand on a la volonté politique, l’engagement, la sincérité, lorsqu’on n’a rien à se reprocher vis à vis de sa conscience et vis à vis du peuple algérien et bien rien n’est impossible pour faire éclater la vérité et faire triompher la justice et la liberté. C’est ce qu’on appelle la force de la conviction. Vive les hommes libres et patriotes.




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  • karima
    9 février 2010 at 19 h 58 min - Reply

    Vive l’Algerie algerienne digne et belle.ELLAH yarham nos chouhadas




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  • Koulou
    9 février 2010 at 19 h 58 min - Reply

    Bonjour tout le monde!
    Vous voulez du jus en voila.
    Regardez de près ce qui se passe au Canada:
    1er: La résidence de l’Ambassade d’Algérie à Ottawa.Elle appartient à notre FAKHAMATOUHOU Boutef.Le gouvernement Algérien lui la loue pour plus de 2.5 Million de $$$ par mois qui vont directement dans ses comptes personnelles.
    2em: Les Résidences Huppées de Boucherville à Montréal(Québec).Les fils de Nazzar et Cie y habitent depuis dèjà plus de 15 ans.Envoyer quelqu’un y faire un tour et vous verrez El-3ADJEB labas,même les plus riches de Montréal ne peuvent pas s’y approcher et cela sans compter les comptes en devise dans les banques Canadiennes comme La Banque Royal, La Banque National,Les Caisses desjardins etc…pour ne citer que ses 3 grandes Banques.La Société SNC LAVALIN qui magouille avec les plus grands truans du gouvernement pour des marchés bidons avec une surfacturation qui dépassent l’entendement.Des passations de marchés à l’amiable entre SNC LAVALIN et les membres du gouvernements pour la réalisation de projets comme celui du projet de canalisation de gaz vers l’Espagne(Aux environs de cherchell). Le comble de tout ça, j’ai eu une conversation avec un montréalais qui m’avait affirmé être recruté comme agent de sécurité sur la base de vie avec un salaire qui frise l’imagination; imaginez son salaire; plus de 10.000$$$ par mois. Il m’a expressement dit que son travail en Algérie lui a rapporté de quoi vivre plus de 50 ans sans travailler. Une année de travail en Algérie était pour lui l’équivalent de 10 ans de travail à Montréal.La liste est trés longue et rien qu’à vous le dire me lève coeur.Le Ministre de l’agriculture de l’époque avait conclut une transaction miracle avec ceux du Canada; Imaginez un bateau plein de pomme de terre en état de pétrification et qui était destiné aux poissons tellement qu’il n’y avait pas d’acheteur,mais c’était sans oublier la mesquinerie de notre ministre,il avait conclut la transaction en pleine mer, avec un prix d’achat qui frise le ridicule.Acheter des patates pourris destinés aux poissons pour le prix du 1er choix.les responsables du bateau était pret à la ventre pour un montant dérisoir,à la céder parceque même le gouvernement du Canada leur avait interdit de la jeter en Mer de peur d’empoisonner les poisons et notre cher ministre ne s’était pas fait prier pour la donner à son propre peuple.Même le parti d’opposition à Ottawa les avait dénoncé dans une séance de débats au sénat. Alors si on ne veut pas manger de la mm…de à l’avenir,il faut agir dès maintenant.




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  • Salah Bouzid
    9 février 2010 at 20 h 01 min - Reply

    Il serait bénéfique d’exploiter les structures spécialisées dans ce domaine comme TI (Transparency International) et sa branche algérienne (Association Algérienne de Lutte contre la corruption). En renforcant une association pareille, on réduit les méfaits de la corruption qui existe d’ailleurs partout dans le monde, à des degrés différents, bien sûr.




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  • rabah
    9 février 2010 at 20 h 05 min - Reply

    je pense et je souhaite que cette guéguérre entre clan soit le plus long possible,le temps qu’ils se dénoncent les uns et les autres.
    je te tiens et tu me tiens par la barbichette « ils vont finir par se l’arracher ».
    les relais « presse au ordres »,aurons du pain sur la planche pour les jours à venir.




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  • Adel
    9 février 2010 at 20 h 54 min - Reply

    Nous ne pouvons qu’adhérer à cet appel et le soutenir de tout cœur. Avec l’aide des spécialistes des questions juridiques et du système bancaire international, nous franchirons certainement un grand pas en mettant au jour toutes les fortunes bâties avec l’argent du peuple algérien.




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  • Tweets that mention Le Quotidien d’Algérie » Le peuple algérien doit réagir ! . الـشـعـب الـجـزائـري مـطـالَـب بـاتـخـاذ مـوقـفـه — Topsy.com
    9 février 2010 at 21 h 00 min - Reply

    […] This post was mentioned on Twitter by J. A., J. A.. J. A. said: Algerie Corruption : Appel a Juristes ! http://bit.ly/a5WNzR […]




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  • rabah
    9 février 2010 at 21 h 04 min - Reply

    Ne soyez pas naif mes freres ,souvenez-vous de la guerre des clans dans les années 94/95/96 entre le clan betchine,zeroual et le drs,lamari nezzar,n’ayez pas la memoire courte,souvenez-vous la UNE des journaux d’el watane,el kahabar.. ,entre villa,imprimerie,palm beach etc….Sauf qu’a l’époque il y’avait le GIA pour menacer ou passer a l’acte.
    Essayons d’analyser ce qui pourrais se passer ?????
    Réactiver les groupes sanguinaires??Le drs est t’il au abois???Réactiver les arrouches en kabylie???Sachant que tous ces groupes ont étaient mis en stand-by ,et que ces clans sont tellement laches qu’ils utilisent le peuple a toute leur sauce.
    assisterons nous a une guerre entre zerhouni,et les hommes a toufik???Et nous « peuple » au milieu bravant l’etat d’urgence????
    Assiterons-nous a des berberes sauvages qui veulent envahir la capital pour l’indépendace contre des braves arabes qui veulent juste proteger leur bien « selon le clan de l’ENTV » ?????????
    le jour ou les algeriens comprendrons que les clans régle leur compte par peuple interposé ils pourrons sortir ET dire STOP.

    =========================
    Juste pour préciser que cette proposition ne vise nullement « d’entrer dans la danse » des luttes de clans. Je crois avoir été clair dans l’appel en précisant que ces luttes interclaniques ont permis de mettre à nu la corruption institutionnalisée et le degré de dilapidation sans limites de nos richesses. C’est une occasion pour ceux qui combattent pacifiquement et réellement ce régime illégitime, et en particulièrement au niveau de notre diaspora de créer des structures pour faire la chasse à ces fortunes et bien mal acquis des barons du régime à l’étranger. C’est un moyen concret de lutte contre cette mafia, réalisable grâce à la volonté et à l’engagement de nos compatriotes. J’ai soumis cette modeste initiative à débat et c’est à nous tous de définir avec réalisme, les voies et moyens pour confondre ces corrompus. Il n’est pas question de s’inscrire ni dans la stratégie diabolique du régime ni à prendre partie pour tel gang contre un autre. Nous ne sommes pas naïfs à ce point. Il est clair que si les assises du système sont menacées, tous les gangs ressouderont leurs rangs et oublieront temporairement leurs divisions quant au partage du butin de guerre.
    Fraternellement.
    Salah-Eddine




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  • Résigné
    9 février 2010 at 22 h 17 min - Reply

    Permettez-moi d’être pessimiste sur un éventuel sursaut salutaire du peuple, en ce moment. Mon pessimisme conjoncturel n’est pas dicté par ma résignation mais par le cours du pétrole à 71$ le baril.




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  • Arezki Nait Amar
    9 février 2010 at 22 h 42 min - Reply

    Cher Salaheddine Sidhoum , votre suggestion est louable et ne peut qu’amener l’adhésion de la majorité des Algériens.Mais le problème se situe au niveau de l’application sur le terrain de votre idée.Tout Algérien intègre va vous dire « je suis d’accord avec vous,Monsieur Salaheddine Sidhoum »,mais l’action et le résultat de cette adhésion, on les retrouve où? Je préfère dire non à tout initiative noble mais irréalisable selon mes propres éléments d’appréciation que de dire oui et de ne rien faire !Quand je vois les grands organismes internationaux qui disposent de grands moyens pour lutter contre la corruption n’y arrivent pas à prendre des sanctions contre les pays corrompus,je me demande à quoi ils servent !Dénoncer la corruption,c’est bien,mais sanctionner , c’est mieux !




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  • BRAHIM
    9 février 2010 at 22 h 51 min - Reply

    T’inquiètes pas Résigné, le budget 2010 est basé sur un baril à 37 $. Il y a donc de la marge pour la corruption. Dés que le pétrole descend en dessous de 37 $, el oukhdha va commencer car les rapaces insatiables vont commencé à rogner sur les céréales, les médicaments importés … qui nous sont en théorie destinés.




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  • Rbaoui
    9 février 2010 at 23 h 09 min - Reply
  • nomade
    10 février 2010 at 1 h 35 min - Reply

    nos compatriotes qui travaillent dans les institutions financieres occidentales seront d’un grand apport dans cette initiative.ils rendront un grand service a leur pays en denoncant les corrompus, ils faut les traquer partout ou ils ont depose l’argent vole.




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  • Benhabra brahim
    10 février 2010 at 3 h 35 min - Reply

    La Suisse…tout flux financier passe obligatoirement par la suisse…La preuve les fraudeur fiscaux francais et allemend…..Au revoir




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  • Rédaction
    10 février 2010 at 5 h 15 min - Reply

    A mon avis, il faut commencer par créer une cellule de réflexion juridique, pour déblayer le terrain, et nous dire ce que nous pouvons faire au niveau des Institutions internationales, et ensuite comment pouvons nous porter plainte au niveau des juridictions pénales. Donc, juristes d’abord!
    DB




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  • foxbat
    10 février 2010 at 6 h 01 min - Reply

    bonne initiative pour essayer de pourrir la vie des vampires du régime,ils ont un appétit gargantuesque,mon dieu,ont-ils oubliés qu’il y a la mort au final,qu’ils seront mis dans un trou avec uniquement un bout de drap???que vont-ils dire a leur Créateur? savent-ils ce qui les attend???connaissent-ils la punition terrible du jugement dernier? au vu de leurs actes la réponse est non!
    belkhir et les autres qui se font bouffer par les vers doivent leur donner a réfléchir que nenni! le vampire ne recule devant rien.
    ces gens là qui se soignent a l’étranger pour n’importe quel petit bobo ont-ils mis les pieds un jour dans un des hôpitaux du pays !pour voir ce qu’il y a a l’intérieur! bien sur que non.
    hissbana allah wa ni3mou al wakil




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  • opprimé
    10 février 2010 at 8 h 34 min - Reply

    il faut faire vite avant l’arrivée de la prochaine dose de drogue « coupe du monde de foot » qui aura lieu le moi de juin de l’année en cours ,parce-que le pauvre peuple algérien vient juste de se réveiller de la première prise de drogue de la  » coupe d’Afrique  » .Il faut faire vite car cette drogue est très efficace.




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  • Salim Ahmed-Nacer
    10 février 2010 at 9 h 06 min - Reply

    En contemplant le terme Kleptocratie, du coup tout se dévoile. Le théâtre dénudé de ses coulisses, le public découvre les garde-robes, les maquilleurs, les techniciens et les acteurs. Le tragique et le burlesque se confondent. Conscient de la situation pitoyable le public se détourne du théâtre sans demander dédommagement. Ce flop théâtral perçu par le peuple comme un ridicule décevant à pour titre : Le règne des pillards.

    Définition du mot magique selon wikipedia :
    Une Kleptocratie est un terme péjoratif désignant un système politique où une ou des personnes à la tête d’un pays pratiquent à une très grande échelle la corruption. Généralement, ces personnes pratiquent le blanchiment d’argent, de manière à dissimuler l’origine de leur richesse. Ce terme est fréquemment utilisé à propos des revenus tirés de l’exploitation de matières premières, en particulier le pétrole, le gaz naturel ou les diamants en Afrique ou les pays de l’ex-URSS.

    L’absence d’une philosophie politique a donné raison à l’ineptie intellectuelle de notre administration, à tel point que la corruption est devenue un hobby publique. Et surtout elle a fait de la citoyenneté une notion sans valeurs. Ce nihilisme politique se laisse bien constater par l’absence d’un ordre social bien défini encadrant clairement les droits et les devoirs du citoyen.
    Notre société en tant que système synergique doit trouver son équilibre, le chaos et l’anarchie ont trop duré. Un pays comme le notre est une providence. On a tout pour réussir. La seule chose qui nous manque, c’est la conviction d’agir. N’est il pas temps d’évaluer notre capacité d’autocritique, d’auto-observation et de se poser la question : Qu’est ce que j’ai donné à l’Algérie. Arrêtons de toujours montrer les autres du doigt pour déresponsabiliser notre conscience, car la nature du changement dépendra du dégrée de l’activisme politique de chaque citoyen. La culture de l’auto-marginalisation nous a rongés.

    Dépassionnons notre discours sur le sort de notre pays, sur notre propre sort et orientons notre regard objectivement sur notre situation comme un chirurgien esthéticien qui devrait embellir l’hideux.

    Vive l’Algérie de demain, digne et juste




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  • BOUKEZOUHA abdelouahab
    10 février 2010 at 9 h 39 min - Reply

    Salam,

    Il y a pour ce type d’affaire Transparency international. Rapprochez-vous de cet organisme http://www.transparency.org si vous voulez entreprendre une action. Il a des experts qui peuvent vous informer de la marche à suivre. Il faut savoir, cependant, que c’est très difficile de débusquer les grosses affaires. Les ministères de l’économie et des finances notamment le ministère français qui a mis en place en 1990 un organisme TRACFIN (Traitement du Renseignement et Action contre les Circuits FINanciers clandestins) pour traquer entre autres choses le blanchiment d’argent n’accède jamais ou rarement aux demandes d’informations sur ce sujet surtout des particuliers.

    Des plaintes pour détournement d’argent public ont été déposées en France par des ressortissants gabonais et congolais notamment contre Omar Bongo avant qu’il ne disparaisse et son beau père le dictateur de Brazzaville Sassou-Nguessou avec preuves à l’appui des biens (hôtels particuliers etc…qu’ils ont achetés à Paris et à Nice sans que la justice française n’ouvre la moindre enquête préliminaire. Les dossiers ont été purement et simplement classés par le Procureur de la République de Paris.

    Je me souviens à une certaine époque que des rumeurs avaient circulé dans tout Paris de l’opposition algérienne que des fiches du Ministère de l’économie et des finances recensant tous les biens mal acquis des dirigeants algériens allaient être livrées à la presse.

    A mon humble avis, il faut commencer par faire le ménage à la maison, je veux dire en Algérie même où des biens notamment des villas somptueuses valant aujourd’hui des fortunes colossales ont été acquises indûment par des ministres, des généraux et de hautes personnalités politiques que tout le monde connaît.

    Il est, me semble-t-il, plus facile de faire un recensement de ces biens mal acquis dans le pays sans évidemment négliger ce que ces gens là possèdent à l’étranger grâce à l’argent de l’Etat.

    Les responsables algériens commettent tous les jours que Dieu fait des hold up à l’aide d’une clé. Il leur suffit, en effet, d’ouvrir le coffre fort de la Banque centrale.




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  • Adel
    10 février 2010 at 10 h 46 min - Reply

    J’abonde dans le sens de notre ami BOUKEZOUHA abdelouanab pour dire qu’un travail de fond peut être mené en Algérie même. Tout fonctionnaire ou cadre de l’État, ainsi que ses proches, qui se retrouvent à la tête de propriétés somptueuses ou d’entreprises sans commune mesure avec leurs revenus sont tenus d’expliquer à la communauté comment ils ont fait pour s’enrichir. Tous les Algériens sincères et honnêtes qui se trouvent à tous les niveaux des institutions de l’Etat peuvent contribuer à fournir des informations.

    La Justice et l’administration des impôts ne voulant pas faire leur travail, il ne reste plus au peuple qu’à s’armer de courage et à confondre tous les voleurs et corrompus avec preuves à l’appui.

    Toute la question est de savoir comment s’organiser pour mener à bien cette tâche d’intérêt national et de salubrité publique. Il est clair qu’on butera à chaque fois sur la volonté du pouvoir d’empêcher tout travail de ce genre, car ce sont ceux qui le détiennent qui volent.

    Cela n’empêche pas de mener en parallèle une opération d’investigation au niveau international où se trouvent les comptes en devises et les propriétés des barons de la corruption.




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  • koffi codjia
    10 février 2010 at 11 h 39 min - Reply

    le peuple qui scande a la moindre occasion »djeich chaab m3ak ya boutef,ya saadane … » n’attendez rien de bon de lui.Ce peuple est foutu et le pays avec helas!




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  • Yacine
    10 février 2010 at 12 h 21 min - Reply

    Au Etats-Unis par exemple, ceux qui ont des preuves ou de fortes présomptions sur des détournements de fonds provenant de l’Algérie ou de l’implication de compagnies américaines dans des histoires de pots-de-vin en Algérie, peuvent saisir certaines associations ou personnalité politique qui luttent contre le blanchiment d’argent et la corruption. Aux Etats-Unis, il n’y a pas que des méchants.
    Par exemple : Le département de la Justice américaine, le Sénat américain, le sénateur Carl Lewin font la guerre à ce genre de criminel. Il monter un dossier solide et le présenter à ses structures en plus des organisations comme Transparency International. Il faut impliquer des associations des droits de l’homme et des associations communautaires pour appuyer les demandes d’enquête. C’est un travail de longue haleine, bien sûr.

    Voyez ce qui peut se faire:
    —————————————————————————————————

    http://afrique.kongotimes.info/afrique/senat-americain-se-penche-sur-des-cas-de-corruption-en-afrique.html

    Un rapport du Sénat américain a mis en lumière des opérations financières douteuses qui auraient été menées aux Etats-Unis par des membres des familles de chefs d’Etat africains. Il pointe la responsabilité des banques américaines et s’inquiète de la facilité avec laquelle l’argent est blanchi dans le pays.
    Le document de 330 pages consacré au blanchiment d’argent a été publié jeudi dénonce la facilité avec laquelle des banques américaines ont fait entrer sur le territoire des sommes importantes d’origine douteuse. Citigroup, Machovia et Bank of America sont dans le collimateur.
    C’est quatre cas qui sont détaillés dans le rapport et citent la famille de l’ancien président gabonais Omar Bongo Ondimba, celle du chef de l’Etat equato-guinéen Teodoro Obian Nguema, une des femmes de l’ancien vice-président nigérian Atiku Abubakar et enfin Pierre Falcone, l’homme d’affaires français.
    On peut lire comment l’ancien président gabonais Omar Bongo Ondimba, aujourd’hui décédé, a acquis par l’intermédiaire du lobbyiste Jeffrey Birrel six véhicules blindés et six avions militaires C-130. Avec l’autorisation de l’Etat américain. Des opérations douteuses d’un montant de 18 millions de dollars, selon le document du Sénat.
    Un million de dollars sur un compte
    Par ailleurs, Omar Bongo Ondimba aurait « fournit de grandes quantités d’argent liquide à sa fille Yamilee Bongo-Astier » qui a déposé ces fonds dans des banques à New York entre 2000 et 2007. La femme d’Ali Bongo, Inge Lynn Collins Bongo, est également citée comme ayant transféré de fortes sommes d’argent aux Etats-Unis. Dans le coffre fort de l’une des banques, dit le rapport, elle possédait un million de dollars en billets de 100 dollars.
    Selon le rapport, le fils de Teodoro Nguema Obiang aurait fait entrer aux Etats-Unis, entre 2004 et 2008, environ 110 millions de dollars par l’intermédiaire de deux avocats américains, Michael Berger et George Nagler. Une enquête du département de la Justice américaine est en cours à ce sujet.
    Le document cite également Jennifer Douglas, une américaine, épouse de l’ancien vice-président du Nigeria Atiku Abubakar, pour avoir fait passer aux Etats-Unis environ 40 millions de dollars entre 2000 et 2008.
    Angolagate
    Enfin, le rapport rappelle l’exemple de l’affaire des ventes d’armes à l’Angola, surnommée « Angolagate », dans laquelle l’homme d’affaires Pierre Falcone, condamné et emprisonné en France, a transféré des millions de dollars aux Etats-Unis.
    Avec ces exemples à l’appui, les élus de la commission des Enquêtes du Sénat américain dénoncent les failles du système financier des Etats-Unis qui permet à certaines personnalités de transférer de l’argent à la provenance douteuse vers des banques américaines, via des lobbyistes, des avocats, des agents immobiliers ou d’autres intermédiaires.
    « La corruption est une menace directe sur nos intérêts nationaux », a déclaré le sénateur Carl Levin, président de la commission.




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  • BOUKEZOUHA abdeloiuahab
    10 février 2010 at 12 h 41 min - Reply

    Salam,

    La corruption a plusieurs formes, ce qui rendrait, selon Interpol, la lutte contre cette « pieuvre » très difficile.

    Une convention des Nations Unies contre la corruption signée par au moins 140 Etats a été adoptée il n’y a pas si longtemps, en 2003. L’Algérie a non seulement signé cette convention mais ratifié le texte, ce qui l’engage sur le plan international.

    Je sais qu’il ne faut pas toujours compter sur les instances internationales. Mais il faut les interpeller sur la base des textes adoptés et ratifiés par les Etats.

    J’indique, pour ma part, une piste qui peut se révéler très intéressante pour connaître les ramifications de la corruption algérienne. Certains en ont, sans doute, déjà entendu parler dans la presse française. Il s’agit de cette affaire de brasseries parmi les plus grandes de la place de Paris achetées dans les années 90 par un jeune Golden Boy (une trentaine d’années) qui avait soumissionné pour acquérir le Fouquet’s.

    Cette affaire qui avait défrayé la chronique s’est conclue sans que l’on sache exactement ses tenants et aboutissants après que la brigade financière eut mené son enquête d’autant que ce Golden Boy a tout perdu.

    Il n’ y a pas si longtemps également des experts du Ministère algérien de l’économie et des finances sont venus en France pour recenser tous les biens officiels algériens pour séparer ceux qui appartiennent en propre au FLN et ceux qui appartiennent à l’Etat puisque après l’adoption de la Constitution de 1989, l’Etat et le Parti ont été séparés.

    Monsieur Ghazi Hidouci, pourrait, s’il le voulait, en parler parce qu’il a été ministre de l’économie et des finances. Le lieutenant-colonel du DRS Mohamed Samraoui aussi pourrait faire des révélations, même tardives, à ce sujet parce que d’abord il a été à la tête du SRA (Service de recherches et d’analyses) dont l’une des missions était la lutte contre les crimes économiques (prévention économique), ensuite parce qu’il s’est personnellement, c’est ce qu’il révèle dans son livre que LQA présente à la Une, chargé d’un dossier qu’il présentait comme explosif sans donner les noms des personnes concernées par l’enquête qu’il menait. D’autres encore, anciens ministres du commerce, anciens gouverneurs de la Banque d’Algérie, anciens directeurs de banques qui ont été chargés notamment des relations extérieures, anciens ambassadeurs de certaines capitales occidentales, connaissent, à n’en point douter, au moins les circuits par lesquels transitent l’argent de la corruption.

    Il faut peut être prendre contact avec toutes ces personnes qui ont exercé de hautes responsabilités pour indiquer les bonnes pistes et le chemin le plus court pour y parvenir. Il est difficile pour un citoyen lambda de se lancer, à l’aveuglette dans ce type d’investigation.

    Néanmoins, beaucoup de nos compatriotes semblent connaître les biens mal acquis (hôtels, restaurants, appartements dans les quartiers bourgeois de Paris…) appartenant à ces messieurs du pouvoir.

    D’autre part, j’ai vu quelque part sur le Net qu’un organisme privé algérien dont le nom m’échappe et dont je ne connais rien a été créé pour dénoncer et combattre la corruption. Faut-il peut-être savoir de quoi il s’agit exactement et mener une action ensemble si évidemment cet « organisme » est sur la même longueur d’onde que vous.

    Et à toutes fins utiles, voici, le texte est assez long, la Convention des Nations Unies contre la corruption :

    Convention des Nations Unies contre la corruption

    Préambule

    Les États Parties à la présente Convention,

    Préoccupés par la gravité des problèmes que pose la

    corruption et de la menace qu’elle constitue pour la stabilité et la

    sécurité des sociétés, en sapant les institutions et les valeurs

    démocratiques, les valeurs éthiques et la justice et en

    compromettant le développement durable et l’état de droit,

    Préoccupés également par les liens qui existent entre la

    corruption et d’autres formes de criminalité, en particulier la

    criminalité organisée et la criminalité économique, y compris le

    blanchiment d’argent,

    Préoccupés en outre par les affaires de corruption qui portent

    sur des quantités considérables d’avoirs, pouvant représenter une

    part substantielle des ressources des États, et qui menacent la

    stabilité politique et le développement durable de ces États,

    Convaincus que la corruption n’est plus une affaire locale

    mais un phénomène transnational qui frappe toutes les sociétés et

    toutes les économies, ce qui rend la coopération internationale

    essentielle pour la prévenir et la juguler,

    Convaincus également qu’une approche globale et

    multidisciplinaire est nécessaire pour prévenir et combattre la

    corruption efficacement,

    Convaincus en outre que l’offre d’assistance technique peut

    contribuer de manière importante à rendre les États mieux à

    même, y compris par le renforcement des capacités et des

    institutions, de prévenir et de combattre la corruption

    efficacement,

    Convaincus du fait que l’acquisition illicite de richesses

    personnelles peut être particulièrement préjudiciable aux

    institutions démocratiques, aux économies nationales et à l’état de

    droit,

    Résolus à prévenir, détecter et décourager de façon plus

    efficace les transferts internationaux d’avoirs illicitement acquis et

    à renforcer la coopération internationale dans le recouvrement

    d’avoirs,

    Reconnaissant les principes fondamentaux du respect des

    garanties prévues par la loi dans les procédures pénales et dans les

    procédures civiles ou administratives concernant la

    reconnaissance de droits de propriété,

    Ayant à l’esprit qu’il incombe à tous les États de prévenir et

    d’éradiquer la corruption et que ceux-ci doivent coopérer entre

    eux, avec le soutien et la participation de personnes et de groupes

    n’appartenant pas au secteur public, comme la société civile, les

    organisations non gouvernementales et les communautés de

    personnes, pour que leurs efforts dans ce domaine soient efficaces,

    Ayant également à l’esprit les principes de bonne gestion des

    affaires publiques et des biens publics, d’équité, de responsabilité

    et d’égalité devant la loi et la nécessité de sauvegarder l’intégrité

    et de favoriser une culture de refus de la corruption,

    Se félicitant des travaux menés par la Commission pour la

    prévention du crime et la justice pénale et l’Office des Nations

    Unies contre la drogue et le crime afin de prévenir et combattre la

    corruption,

    Rappelant les travaux menés dans ce domaine par d’autres

    organisations internationales et régionales, notamment les

    activités du Conseil de coopération douanière (également appelé

    Organisation mondiale des douanes), du Conseil de l’Europe, de la

    Ligue des États arabes, de l’Organisation de coopération et de

    développement économiques, de l’Organisation des États

    américains, de l’Union africaine et de l’Union européenne,

    Prenant acte avec satisfaction des instruments multilatéraux

    visant à prévenir et combattre la corruption, tels que, entre autres,

    la Convention interaméricaine contre la corruption, adoptée par

    l’Organisation des États américains le 29 mars 19961, la

    Convention relative à la lutte contre la corruption impliquant des

    fonctionnaires des communautés européennes ou des

    fonctionnaires des États membres de l’Union européenne, adoptée

    par le Conseil de l’Union européenne le 26 mai 19972, la

    Convention sur la lutte contre la corruption d’agents publics

    étrangers dans les transactions commerciales internationales,

    adoptée par l’Organisation de coopération et de développement

    économiques le 21 novembre 19973, la Convention pénale sur la

    corruption, adoptée par le Comité des ministres du Conseil de

    l’Europe le 27 janvier 19994, la Convention civile sur la

    corruption, adoptée par le Comité des ministres du Conseil de

    l’Europe le 4 novembre 19995, et la Convention sur la prévention

    et la lutte contre la corruption, adoptée par les chefs d’État et de

    gouvernement de l’Union africaine le 12 juillet 2003,

    Se félicitant de l’entrée en vigueur, le 29 septembre 2003, de

    la Convention des Nations Unies contre la criminalité

    transnationale organisée6,

    Sont convenus de ce qui suit:

    Chapitre premier. Dispositions générales

    Article premier

    Objet

    La présente Convention a pour objet:

    a) De promouvoir et renforcer les mesures visant à

    prévenir et combattre la corruption de manière plus efficace;

    b) De promouvoir, faciliter et appuyer la coopération

    internationale et l’assistance technique aux fins de la prévention

    de la corruption et de la lutte contre celle-ci, y compris le

    recouvrement d’avoirs;

    1 Voir E/1996/99.

    2 Journal officiel des Communautés européennes, C 195, 25 juin 1997.

    3 Voir Corruption and Integrity Improvement Initiatives in Developing

    Countries (publication des Nations Unies, numéro de vente: E.98.III.B.18).

    4 Conseil de l’Europe, Série des Traités européens, nº 173.

    5 Ibid., n° 174.

    6 Résolution 55/25 de l’Assemblée générale, annexe I.

    c) De promouvoir l’intégrité, la responsabilité et la bonne

    gestion des affaires publiques et des biens publics.

    Article 2

    Terminologie

    Aux fins de la présente Convention:

    a) On entend par “agent public”: i) toute personne qui

    détient un mandat législatif, exécutif, administratif ou judiciaire

    d’un État Partie, qu’elle ait été nommée ou élue, à titre permanent

    ou temporaire, qu’elle soit rémunérée ou non rémunérée, et quel

    que soit son niveau hiérarchique; ii) toute autre personne qui

    exerce une fonction publique, y compris pour un organisme public

    ou une entreprise publique, ou qui fournit un service public, tels

    que ces termes sont définis dans le droit interne de l’État Partie et

    appliqués dans la branche pertinente du droit de cet État; iii) toute

    autre personne définie comme “agent public” dans le droit interne

    d’un État Partie. Toutefois, aux fins de certaines mesures

    spécifiques prévues au chapitre II de la présente Convention, on

    peut entendre par “agent public” toute personne qui exerce une

    fonction publique ou qui fournit un service public tels que ces

    termes sont définis dans le droit interne de l’État Partie et

    appliqués dans la branche pertinente du droit de cet État;

    b) On entend par “agent public étranger” toute personne

    qui détient un mandat législatif, exécutif, administratif ou

    judiciaire d’un pays étranger, qu’elle ait été nommée ou élue; et

    toute personne qui exerce une fonction publique pour un pays

    étranger, y compris pour un organisme public ou une entreprise

    publique;

    c) On entend par “fonctionnaire d’une organisation

    internationale publique” un fonctionnaire international ou toute

    personne autorisée par une telle organisation à agir en son nom;

    d) On entend par “biens” tous les types d’avoirs, corporels

    ou incorporels, meubles ou immeubles, tangibles ou intangibles,

    ainsi que les actes juridiques ou documents attestant la propriété

    de ces avoirs ou les droits y relatifs;

    e) On entend par “produit du crime” tout bien provenant

    directement ou indirectement de la commission d’une infraction

    ou obtenu directement ou indirectement en la commettant;

    f) On entend par “gel” ou “saisie” l’interdiction

    temporaire du transfert, de la conversion, de la disposition ou du

    mouvement de biens, ou le fait d’assumer temporairement la garde

    ou le contrôle de biens sur décision d’un tribunal ou d’une autre

    autorité compétente;

    g) On entend par “confiscation” la dépossession

    permanente de biens sur décision d’un tribunal ou d’une autre

    autorité compétente;

    h) On entend par “infraction principale” toute infraction

    par suite de laquelle est généré un produit qui est susceptible de

    devenir l’objet d’une infraction définie à l’article 23 de la présente

    Convention;

    i) On entend par “livraison surveillée” la méthode

    consistant à permettre la sortie du territoire, le passage par le

    territoire, ou l’entrée sur le territoire d’un ou de plusieurs États,

    d’expéditions illicites ou suspectées de l’être, au su et sous le

    contrôle des autorités compétentes de ces États, en vue d’enquêter

    sur une infraction et d’identifier les personnes impliquées dans sa

    commission.

    Article 3

    Champ d’application

    1. La présente Convention s’applique, conformément à

    ses dispositions, à la prévention, aux enquêtes et aux poursuites

    concernant la corruption ainsi qu’au gel, à la saisie, à la

    confiscation et à la restitution du produit des infractions établies

    conformément à la présente Convention.

    2. Aux fins de l’application de la présente Convention, il

    n’est pas nécessaire, sauf si celle-ci en dispose autrement, que les

    infractions qui y sont visées causent un dommage ou un préjudice

    patrimonial à l’État.

    Article 4

    Protection de la souveraineté

    1. Les États Parties exécutent leurs obligations au titre de

    la présente Convention d’une manière compatible avec les

    principes de l’égalité souveraine et de l’intégrité territoriale des

    États et avec celui de la non-intervention dans les affaires

    intérieures d’autres États.

    2. Aucune disposition de la présente Convention

    n’habilite un État Partie à exercer sur le territoire d’un autre État

    une compétence et des fonctions qui sont exclusivement réservées

    aux autorités de cet autre État par son droit interne.

    Chapitre II. Mesures préventives

    Article 5

    Politiques et pratiques de prévention de la corruption

    1. Chaque État Partie élabore et applique ou poursuit,

    conformément aux principes fondamentaux de son système

    juridique, des politiques de prévention de la corruption efficaces

    et coordonnées qui favorisent la participation de la société et

    reflètent les principes d’état de droit, de bonne gestion des affaires

    publiques et des biens publics, d’intégrité, de transparence et de

    responsabilité.

    2. Chaque État Partie s’efforce de mettre en place et de

    promouvoir des pratiques efficaces visant à prévenir la corruption.

    3. Chaque État Partie s’efforce d’évaluer périodiquement

    les instruments juridiques et mesures administratives pertinents en

    vue de déterminer s’ils sont adéquats pour prévenir et combattre la

    corruption.

    4. Les États Parties collaborent, selon qu’il convient et

    conformément aux principes fondamentaux de leur système

    juridique, entre eux et avec les organisations régionales et

    internationales compétentes pour la promotion et la mise au point

    des mesures visées dans le présent article. Dans le cadre de cette

    collaboration, ils peuvent participer à des programmes et projets

    internationaux visant à prévenir la corruption.

    Article 6

    Organe ou organes de prévention de la corruption

    1. Chaque État Partie fait en sorte, conformément aux

    principes fondamentaux de son système juridique, qu’existent un

    ou plusieurs organes, selon qu’il convient, chargés de prévenir la

    corruption par des moyens tels que:

    a) L’application des politiques visées à l’article 5 de la

    présente Convention et, s’il y a lieu, la supervision et la

    coordination de cette application;

    b) L’accroissement et la diffusion des connaissances

    concernant la prévention de la corruption.

    2. Chaque État Partie accorde à l’organe ou aux organes

    visés au paragraphe 1 du présent article l’indépendance

    nécessaire, conformément aux principes fondamentaux de son

    système juridique, pour leur permettre d’exercer efficacement

    leurs fonctions à l’abri de toute influence indue. Les ressources

    matérielles et les personnels spécialisés nécessaires, ainsi que la

    formation dont ces personnels peuvent avoir besoin pour exercer

    leurs fonctions, devraient leur être fournis.

    3. Chaque État Partie communique au Secrétaire général

    de l’Organisation des Nations Unies le nom et l’adresse de

    l’autorité ou des autorités susceptibles d’aider d’autres États

    Parties à mettre au point et à appliquer des mesures spécifiques de

    prévention de la corruption.

    Article 7

    Secteur public

    1. Chaque État Partie s’efforce, s’il y a lieu et

    conformément aux principes fondamentaux de son système

    juridique, d’adopter, de maintenir et de renforcer des systèmes de

    recrutement, d’embauchage, de fidélisation, de promotion et de

    retraite des fonctionnaires et, s’il y a lieu, des autres agents

    publics non élus, qui:

    a) Reposent sur les principes d’efficacité et de

    transparence et sur des critères objectifs tels que le mérite, l’équité

    et l’aptitude;

    b) Comportent des procédures appropriées pour

    sélectionner et former les personnes appelées à occuper des postes

    publics considérés comme particulièrement exposés à la

    corruption et, s’il y a lieu, pour assurer une rotation sur ces postes;

    c) Favorisent une rémunération adéquate et des barèmes

    de traitement équitables, compte tenu du niveau de développement

    économique de l’État Partie;

    d) Favorisent l’offre de programmes d’éducation et de

    formation qui leur permettent de s’acquitter de leurs fonctions de

    manière correcte, honorable et adéquate et les fassent bénéficier

    d’une formation spécialisée appropriée qui les sensibilise

    davantage aux risques de corruption inhérents à l’exercice de leurs

    fonctions. Ces programmes peuvent faire référence aux codes ou

    normes de conduite applicables.

    2. Chaque État Partie envisage aussi d’adopter des

    mesures législatives et administratives appropriées, compatibles

    avec les objectifs de la présente Convention et conformes aux

    principes fondamentaux de son droit interne, afin d’arrêter des

    critères pour la candidature et l’élection à un mandat public.

    3. Chaque État Partie envisage également d’adopter des

    mesures législatives et administratives appropriées, compatibles

    avec les objectifs de la présente Convention et conformes aux

    principes fondamentaux de son droit interne, afin d’accroître la

    transparence du financement des candidatures à un mandat public

    électif et, le cas échéant, du financement des partis politiques.

    4. Chaque État Partie s’efforce, conformément aux

    principes fondamentaux de son droit interne, d’adopter, de

    maintenir et de renforcer des systèmes qui favorisent la

    transparence et préviennent les conflits d’intérêts.

    Article 8

    Codes de conduite des agents publics

    1. Afin de lutter contre la corruption, chaque État Partie

    encourage notamment l’intégrité, l’honnêteté et la responsabilité

    chez ses agents publics, conformément aux principes

    fondamentaux de son système juridique.

    2. En particulier, chaque État Partie s’efforce d’appliquer,

    dans le cadre de ses propres systèmes institutionnel et juridique,

    des codes ou des normes de conduite pour l’exercice correct,

    honorable et adéquat des fonctions publiques.

    3. Aux fins de l’application des dispositions du présent

    article, chaque État Partie prend acte, s’il y a lieu et conformément

    aux principes fondamentaux de son système juridique, des

    initiatives pertinentes d’organisations régionales, interrégionales

    et multilatérales, telles que le Code international de conduite des

    agents de la fonction publique annexé à la résolution 51/59 de

    l’Assemblée générale, en date du 12 décembre 1996.

    4. Chaque État Partie envisage aussi, conformément aux

    principes fondamentaux de son droit interne, de mettre en place

    des mesures et des systèmes de nature à faciliter le signalement

    par les agents publics aux autorités compétentes des actes de

    corruption dont ils ont connaissance dans l’exercice de leurs

    fonctions.

    5. Chaque État Partie s’efforce, s’il y a lieu et

    conformément aux principes fondamentaux de son droit interne,

    de mettre en place des mesures et des systèmes faisant obligation

    aux agents publics de déclarer aux autorités compétentes

    notamment toutes activités extérieures, tout emploi, tous

    placements, tous avoirs et tous dons ou avantages substantiels

    d’où pourrait résulter un conflit d’intérêts avec leurs fonctions

    d’agent public.

    6. Chaque État Partie envisage de prendre, conformément

    aux principes fondamentaux de son droit interne, des mesures

    disciplinaires ou autres à l’encontre des agents publics qui

    enfreignent les codes ou normes institués en vertu du présent

    article.

    Article 9

    Passation des marchés publics et gestion des finances publiques

    1. Chaque État Partie prend, conformément aux principes

    fondamentaux de son système juridique, les mesures nécessaires

    pour mettre en place des systèmes appropriés de passation des

    marchés publics qui soient fondés sur la transparence, la

    concurrence et des critères objectifs pour la prise des décisions et

    qui soient efficaces, entre autres, pour prévenir la corruption. Ces

    systèmes, pour l’application desquels des valeurs-seuils peuvent

    être prises en compte, prévoient notamment:

    a) La diffusion publique d’informations concernant les

    procédures de passation des marchés et les marchés, y compris

    d’informations sur les appels d’offres et d’informations

    pertinentes sur l’attribution des marchés, suffisamment de temps

    étant laissé aux soumissionnaires potentiels pour établir et

    soumettre leurs offres;

    b) L’établissement à l’avance des conditions de

    participation, y compris les critères de sélection et d’attribution et

    les règles d’appels d’offres, et leur publication;

    c) L’utilisation de critères objectifs et prédéterminés pour

    la prise des décisions concernant la passation des marchés publics,

    afin de faciliter la vérification ultérieure de l’application correcte

    des règles ou procédures;

    d) Un système de recours interne efficace, y compris un

    système d’appel efficace, qui garantisse l’exercice des voies de

    droit en cas de non-respect des règles ou procédures établies

    conformément au présent paragraphe;

    e) S’il y a lieu, des mesures pour réglementer les

    questions touchant les personnels chargés de la passation des

    marchés, telles que l’exigence d’une déclaration d’intérêt pour

    certains marchés publics, des procédures de sélection desdits

    personnels et des exigences en matière de formation.

    2. Chaque État Partie prend, conformément aux principes

    fondamentaux de son système juridique, des mesures appropriées

    pour promouvoir la transparence et la responsabilité dans la

    gestion des finances publiques. Ces mesures comprennent

    notamment:

    a) Des procédures d’adoption du budget national;

    b) La communication en temps utile des dépenses et des

    recettes;

    c) Un système de normes de comptabilité et d’audit, et de

    contrôle au second degré;

    d) Des systèmes efficaces de gestion des risques et de

    contrôle interne; et

    e) S’il y a lieu, des mesures correctives en cas de

    manquement aux exigences du présent paragraphe.

    3. Chaque État Partie prend, conformément aux principes

    fondamentaux de son droit interne, les mesures civiles et

    administratives nécessaires pour préserver l’intégrité des livres et

    états comptables, états financiers ou autres documents concernant

    les dépenses et recettes publiques et pour en empêcher la

    falsification.

    Article 10

    Information du public

    Compte tenu de la nécessité de lutter contre la corruption,

    chaque État Partie prend, conformément aux principes

    fondamentaux de son droit interne, les mesures nécessaires pour

    accroître la transparence de son administration publique, y

    compris en ce qui concerne son organisation, son fonctionnement

    et ses processus décisionnels s’il y a lieu. Ces mesures peuvent

    inclure notamment:

    a) L’adoption de procédures ou de règlements permettant

    aux usagers d’obtenir, s’il y a lieu, des informations sur

    l’organisation, le fonctionnement et les processus décisionnels de

    l’administration publique, ainsi que, compte dûment tenu de la

    protection de la vie privée et des données personnelles, sur les

    décisions et actes juridiques qui les concernent;

    b) La simplification, s’il y a lieu, des procédures

    administratives afin de faciliter l’accès des usagers aux autorités

    de décision compétentes; et

    c) La publication d’informations, y compris

    éventuellement de rapports périodiques sur les risques de

    corruption au sein de l’administration publique.

    Article 11

    Mesures concernant les juges et les services de poursuite

    1. Compte tenu de l’indépendance des magistrats et de

    leur rôle crucial dans la lutte contre la corruption, chaque État

    Partie prend, conformément aux principes fondamentaux de son

    système juridique, des mesures pour renforcer leur intégrité et

    prévenir les possibilités de les corrompre, sans préjudice de leur

    indépendance. Ces mesures peuvent comprendre des règles

    concernant leur comportement.

    2. Des mesures dans le même sens que celles prises en

    application du paragraphe 1 du présent article peuvent être

    instituées et appliquées au sein des services de poursuite dans les

    États Parties où ceux-ci forment un corps distinct mais jouissent

    d’une indépendance semblable à celle des juges.

    Article 12

    Secteur privé

    1. Chaque État Partie prend, conformément aux principes

    fondamentaux de son droit interne, des mesures pour prévenir la

    corruption impliquant le secteur privé, renforcer les normes de

    comptabilité et d’audit dans le secteur privé et, s’il y a lieu,

    prévoir des sanctions civiles, administratives ou pénales efficaces,

    proportionnées et dissuasives en cas de non-respect de ces

    mesures.

    2. Les mesures permettant d’atteindre ces objectifs

    peuvent notamment inclure:

    a) La promotion de la coopération entre les services de

    détection et de répression et les entités privées concernées;

    b) La promotion de l’élaboration de normes et procédures

    visant à préserver l’intégrité des entités privées concernées, y

    compris de codes de conduite pour que les entreprises et toutes les

    professions concernées exercent leurs activités de manière

    correcte, honorable et adéquate, pour prévenir les conflits

    d’intérêts et pour encourager l’application de bonnes pratiques

    commerciales par les entreprises entre elles ainsi que dans leurs

    relations contractuelles avec l’État;

    c) La promotion de la transparence entre les entités

    privées, y compris, s’il y a lieu, grâce à des mesures concernant

    l’identité des personnes physiques et morales impliquées dans la

    constitution et la gestion des sociétés;

    d) La prévention de l’usage impropre des procédures de

    réglementation des entités privées, y compris des procédures

    concernant les subventions et les licences accordées par des

    autorités publiques pour des activités commerciales;

    e) La prévention des conflits d’intérêts par l’imposition,

    selon qu’il convient et pendant une période raisonnable, de

    restrictions à l’exercice d’activités professionnelles par d’anciens

    agents publics ou à l’emploi par le secteur privé d’agents publics

    après leur démission ou leur départ à la retraite, lorsque lesdites

    activités ou ledit emploi sont directement liés aux fonctions que

    ces anciens agents publics exerçaient ou supervisaient quand ils

    étaient en poste;

    f) L’application aux entreprises privées, compte tenu de

    leur structure et de leur taille, d’audits internes suffisants pour

    faciliter la prévention et la détection des actes de corruption et la

    soumission des comptes et des états financiers requis de ces

    entreprises privées à des procédures appropriées d’audit et de

    certification.

    3. Afin de prévenir la corruption, chaque État Partie prend

    les mesures nécessaires, conformément à ses lois et règlements

    internes concernant la tenue des livres et états comptables, la

    publication d’informations sur les états financiers et les normes de

    comptabilité et d’audit, pour interdire que les actes suivants soient

    accomplis dans le but de commettre l’une quelconque des

    infractions établies conformément à la présente Convention:

    a) L’établissement de comptes hors livres;

    b) Les opérations hors livres ou insuffisamment

    identifiées;

    c) L’enregistrement de dépenses inexistantes;

    d) L’enregistrement d’éléments de passif dont l’objet n’est

    pas correctement identifié;

    e) L’utilisation de faux documents; et

    f) La destruction intentionnelle de documents comptables

    plus tôt que ne le prévoit la loi.

    4. Chaque État Partie refuse la déductibilité fiscale des

    dépenses qui constituent des pots-de-vin, dont le versement est un

    des éléments constitutifs des infractions établies conformément

    aux articles 15 et 16 de la présente Convention et, s’il y a lieu, des

    autres dépenses engagées à des fins de corruption.

    Article 13

    Participation de la société

    1. Chaque État Partie prend des mesures appropriées,

    dans la limite de ses moyens et conformément aux principes

    fondamentaux de son droit interne, pour favoriser la participation

    active de personnes et de groupes n’appartenant pas au secteur

    public, tels que la société civile, les organisations non

    gouvernementales et les communautés de personnes, à la

    prévention de la corruption et à la lutte contre ce phénomène, ainsi

    que pour mieux sensibiliser le public à l’existence, aux causes et à

    la gravité de la corruption et à la menace que celle-ci représente.

    Cette participation devrait être renforcée par des mesures

    consistant notamment à:

    a) Accroître la transparence des processus de décision et

    promouvoir la participation du public à ces processus;

    b) Assurer l’accès effectif du public à l’information;

    c) Entreprendre des activités d’information du public

    l’incitant à ne pas tolérer la corruption, ainsi que des programmes

    d’éducation du public, notamment dans les écoles et les

    universités;

    d) Respecter, promouvoir et protéger la liberté de

    rechercher, de recevoir, de publier et de diffuser des informations

    concernant la corruption. Cette liberté peut être soumise à

    certaines restrictions, qui doivent toutefois être prescrites par la

    loi et nécessaires:

    i) Au respect des droits ou de la réputation d’autrui;

    ii) À la protection de la sécurité nationale ou de l’ordre

    public, ou de la santé ou de la moralité publiques.

    2. Chaque État Partie prend des mesures appropriées pour

    veiller à ce que les organes de prévention de la corruption

    compétents mentionnés dans la présente Convention soient connus

    du public et fait en sorte qu’ils soient accessibles, lorsqu’il y a

    lieu, pour que tous faits susceptibles d’être considérés comme

    constituant une infraction établie conformément à la présente

    Convention puissent leur être signalés, y compris sous couvert

    d’anonymat.

    Article 14

    Mesures visant à prévenir le blanchiment d’argent

    1. Chaque État Partie:

    a) Institue un régime interne complet de réglementation et

    de contrôle des banques et institutions financières non bancaires, y

    compris des personnes physiques ou morales qui fournissent des

    services formels ou informels de transmission de fonds ou de

    valeurs ainsi que, s’il y a lieu, des autres entités particulièrement

    exposées au blanchiment d’argent, dans les limites de sa

    compétence, afin de décourager et de détecter toutes formes de

    blanchiment d’argent. Ce régime met l’accent sur les exigences en

    matière d’identification des clients et, s’il y a lieu, des ayants droit

    économiques, d’enregistrement des opérations et de déclaration

    des opérations suspectes;

    b) S’assure, sans préjudice de l’article 46 de la présente

    Convention, que les autorités administratives, de réglementation,

    de détection et de répression et autres chargées de la lutte contre le

    blanchiment d’argent (y compris, dans les cas où son droit interne

    le prévoit, les autorités judiciaires) sont en mesure de coopérer et

    d’échanger des informations aux niveaux national et international,

    dans les conditions définies par son droit interne et, à cette fin,

    envisage la création d’un service de renseignement financier

    faisant office de centre national de collecte, d’analyse et de

    diffusion d’informations concernant d’éventuelles opérations de

    blanchiment d’argent.

    2. Les États Parties envisagent de mettre en oeuvre des

    mesures réalisables de détection et de surveillance du mouvement

    transfrontière d’espèces et de titres négociables appropriés, sous

    réserve de garanties permettant d’assurer une utilisation correcte

    des informations et sans entraver d’aucune façon la circulation des

    capitaux licites. Il peut être notamment fait obligation aux

    particuliers et aux entreprises de signaler les transferts

    transfrontières de quantités importantes d’espèces et de titres

    négociables appropriés.

    3. Les États Parties envisagent de mettre en oeuvre des

    mesures appropriées et réalisables pour exiger des institutions

    financières, y compris des sociétés de transfert de fonds:

    a) Qu’elles consignent sur les formulaires et dans les

    messages concernant les transferts électroniques de fonds des

    informations exactes et utiles sur le donneur d’ordre;

    b) Qu’elles conservent ces informations tout au long de la

    chaîne de paiement; et

    c) Qu’elles exercent une surveillance accrue sur les

    transferts de fonds non accompagnés d’informations complètes sur

    le donneur d’ordre.

    4. Lorsqu’ils instituent un régime interne de

    réglementation et de contrôle en vertu du présent article, et sans

    préjudice de tout autre article de la présente Convention, les États

    Parties sont invités à s’inspirer des initiatives pertinentes prises

    par les organisations régionales, interrégionales et multilatérales

    pour lutter contre le blanchiment d’argent.

    5. Les États Parties s’efforcent de développer et de

    promouvoir la coopération mondiale, régionale, sous-régionale et

    bilatérale entre les autorités judiciaires, les services de détection et

    de répression et les autorités de réglementation financière en vue

    de lutter contre le blanchiment d’argent.

    Chapitre III. Incrimination, détection et répression

    Article 15

    Corruption d’agents publics nationaux

    Chaque État Partie adopte les mesures législatives et autres

    nécessaires pour conférer le caractère d’infraction pénale, lorsque

    les actes ont été commis intentionnellement:

    a) Au fait de promettre, d’offrir ou d’accorder à un agent

    public, directement ou indirectement, un avantage indu, pour luimême

    ou pour une autre personne ou entité, afin qu’il accomplisse

    ou s’abstienne d’accomplir un acte dans l’exercice de ses

    fonctions officielles;

    b) Au fait pour un agent public de solliciter ou d’accepter,

    directement ou indirectement, un avantage indu, pour lui-même ou

    pour une autre personne ou entité, afin d’accomplir ou de

    s’abstenir d’accomplir un acte dans l’exercice de ses fonctions

    officielles.

    Article 16

    Corruption d’agents publics étrangers et de fonctionnaires

    d’organisations internationales publiques

    1. Chaque État Partie adopte les mesures législatives et

    autres nécessaires pour conférer le caractère d’infraction pénale,

    lorsque les actes ont été commis intentionnellement, au fait de

    promettre, d’offrir ou d’accorder à un agent public étranger ou à

    un fonctionnaire d’une organisation internationale publique,

    directement ou indirectement, un avantage indu, pour lui-même ou

    pour une autre personne ou entité, afin qu’il accomplisse ou

    s’abstienne d’accomplir un acte dans l’exercice de ses fonctions

    officielles, en vue d’obtenir ou de conserver un marché ou un

    autre avantage indu en liaison avec des activités de commerce

    international.

    2. Chaque État Partie envisage d’adopter les mesures

    législatives et autres nécessaires pour conférer le caractère

    d’infraction pénale, lorsque les actes ont été commis

    intentionnellement, au fait, pour un agent public étranger ou un

    fonctionnaire d’une organisation internationale publique, de

    solliciter ou d’accepter, directement ou indirectement, un avantage

    indu, pour lui-même ou pour une autre personne ou entité, afin

    d’accomplir ou de s’abstenir d’accomplir un acte dans l’exercice

    de ses fonctions officielles.

    Article 17

    Soustraction, détournement ou autre usage illicite

    de biens par un agent public

    Chaque État Partie adopte les mesures législatives et autres

    nécessaires pour conférer le caractère d’infraction pénale, lorsque

    les actes ont été commis intentionnellement, à la soustraction, au

    détournement ou à un autre usage illicite, par un agent public, à

    son profit ou au profit d’une autre personne ou entité, de tous

    biens, de tous fonds ou valeurs publics ou privés ou de toute autre

    chose de valeur qui lui ont été remis à raison de ses fonctions.

    Article 18

    Trafic d’influence

    Chaque État Partie envisage d’adopter les mesures

    législatives et autres nécessaires pour conférer le caractère

    d’infraction pénale, lorsque les actes ont été commis

    intentionnellement:

    a) Au fait de promettre, d’offrir ou d’accorder à un agent

    public ou à toute autre personne, directement ou indirectement, un

    avantage indu afin que ledit agent ou ladite personne abuse de son

    influence réelle ou supposée en vue d’obtenir d’une administration

    ou d’une autorité publique de l’État Partie un avantage indu pour

    l’instigateur initial de l’acte ou pour toute autre personne;

    b) Au fait, pour un agent public ou toute autre personne,

    de solliciter ou d’accepter, directement ou indirectement, un

    avantage indu pour lui-même ou elle-même ou pour une autre

    personne afin d’abuser de son influence réelle ou supposée en vue

    de faire obtenir d’une administration ou d’une autorité publique de

    l’État Partie un avantage indu.

    Article 19

    Abus de fonctions

    Chaque État Partie envisage d’adopter les mesures

    législatives et autres nécessaires pour conférer le caractère

    d’infraction pénale, lorsque l’acte a été commis

    intentionnellement, au fait pour un agent public d’abuser de ses

    fonctions ou de son poste, c’est-à-dire d’accomplir ou de

    s’abstenir d’accomplir, dans l’exercice de ses fonctions, un acte en

    violation des lois afin d’obtenir un avantage indu pour lui-même

    ou pour une autre personne ou entité.

    Article 20

    Enrichissement illicite

    Sous réserve de sa constitution et des principes

    fondamentaux de son système juridique, chaque État Partie

    envisage d’adopter les mesures législatives et autres nécessaires

    pour conférer le caractère d’infraction pénale, lorsque l’acte a été

    commis intentionnellement, à l’enrichissement illicite, c’est-à-dire

    une augmentation substantielle du patrimoine d’un agent public

    que celui-ci ne peut raisonnablement justifier par rapport à ses

    revenus légitimes.

    Article 21

    Corruption dans le secteur privé

    Chaque État Partie envisage d’adopter les mesures

    législatives et autres nécessaires pour conférer le caractère

    d’infraction pénale, lorsque les actes ont été commis

    intentionnellement dans le cadre d’activités économiques,

    financières ou commerciales:

    a) Au fait de promettre, d’offrir ou d’accorder,

    directement ou indirectement, un avantage indu à toute personne

    qui dirige une entité du secteur privé ou travaille pour une telle

    entité, en quelque qualité que ce soit, pour elle-même ou pour une

    autre personne, afin que, en violation de ses devoirs, elle

    accomplisse ou s’abstienne d’accomplir un acte;

    b) Au fait, pour toute personne qui dirige une entité du

    secteur privé ou travaille pour une telle entité, en quelque qualité

    que ce soit, de solliciter ou d’accepter, directement ou

    indirectement, un avantage indu, pour elle-même ou pour une

    autre personne, afin d’accomplir ou de s’abstenir d’accomplir un

    acte en violation de ses devoirs.

    Article 22

    Soustraction de biens dans le secteur privé

    Chaque État Partie envisage d’adopter les mesures

    législatives et autres nécessaires pour conférer le caractère

    d’infraction pénale, lorsque l’acte a été commis

    intentionnellement dans le cadre d’activités économiques,

    financières ou commerciales, à la soustraction par une personne

    qui dirige une entité du secteur privé ou travaille pour une telle

    entité, en quelque qualité que ce soit, de tous biens, de tous fonds

    ou valeurs privés ou de toute autre chose de valeur qui lui ont été

    remis à raison de ses fonctions.

    Article 23

    Blanchiment du produit du crime

    1. Chaque État Partie adopte, conformément aux principes

    fondamentaux de son droit interne, les mesures législatives et

    autres nécessaires pour conférer le caractère d’infraction pénale,

    lorsque les actes ont été commis intentionnellement:

    a) i) À la conversion ou au transfert de biens dont

    celui qui s’y livre sait qu’ils sont le produit du crime, dans le

    but de dissimuler ou de déguiser l’origine illicite desdits

    biens ou d’aider toute personne qui est impliquée dans la

    commission de l’infraction principale à échapper aux

    conséquences juridiques de ses actes;

    ii) À la dissimulation ou au déguisement de la nature

    véritable, de l’origine, de l’emplacement, de la disposition,

    du mouvement ou de la propriété de biens ou de droits y

    relatifs dont l’auteur sait qu’ils sont le produit du crime;

    b) Sous réserve des concepts fondamentaux de son

    système juridique:

    i) À l’acquisition, à la détention ou à l’utilisation de biens

    dont celui qui les acquiert, les détient ou les utilise sait, au

    moment où il les reçoit, qu’ils sont le produit du crime;

    ii) À la participation à l’une des infractions établies

    conformément au présent article ou à toute association,

    entente, tentative ou complicité par fourniture d’une

    assistance, d’une aide ou de conseils en vue de sa

    commission.

    2. Aux fins de l’application du paragraphe 1 du présent

    article:

    a) Chaque État Partie s’efforce d’appliquer le paragraphe

    1 du présent article à l’éventail le plus large d’infractions

    principales;

    b) Chaque État Partie inclut dans les infractions

    principales au minimum un éventail complet d’infractions pénales

    établies conformément à la présente Convention;

    c) Aux fins de l’alinéa b) ci-dessus, les infractions

    principales incluent les infractions commises à l’intérieur et à

    l’extérieur du territoire relevant de la compétence de l’État Partie

    en question. Toutefois, une infraction commise à l’extérieur du

    territoire relevant de la compétence d’un État Partie ne constitue

    une infraction principale que lorsque l’acte correspondant est une

    infraction pénale dans le droit interne de l’État où il a été commis

    et constituerait une infraction pénale dans le droit interne de l’État

    Partie appliquant le présent article s’il avait été commis sur son

    territoire;

    d) Chaque État Partie remet au Secrétaire général de

    l’Organisation des Nations Unies une copie de ses lois qui

    donnent effet au présent article ainsi que de toute modification

    ultérieurement apportée à ces lois ou une description de ces lois et

    modifications ultérieures;

    e) Lorsque les principes fondamentaux du droit interne

    d’un État Partie l’exigent, il peut être disposé que les infractions

    énoncées au paragraphe 1 du présent article ne s’appliquent pas

    aux personnes qui ont commis l’infraction principale.

    Article 24

    Recel

    Sans préjudice des dispositions de l’article 23 de la présente

    Convention, chaque État Partie envisage d’adopter les mesures

    législatives et autres nécessaires pour conférer le caractère

    d’infraction pénale, lorsque les actes ont été commis

    intentionnellement après la commission de l’une quelconque des

    infractions établies conformément à la présente Convention sans

    qu’il y ait eu participation auxdites infractions, au fait de

    dissimuler ou de retenir de façon continue des biens en sachant

    que lesdits biens proviennent de l’une quelconque des infractions

    établies conformément à la présente Convention.

    Article 25

    Entrave au bon fonctionnement de la justice

    Chaque État Partie adopte les mesures législatives et autres

    nécessaires pour conférer le caractère d’infraction pénale, lorsque

    les actes ont été commis intentionnellement:

    a) Au fait de recourir à la force physique, à des menaces

    ou à l’intimidation ou de promettre, d’offrir ou d’accorder un

    avantage indu pour obtenir un faux témoignage ou empêcher un

    témoignage ou la présentation d’éléments de preuve dans une

    procédure en rapport avec la commission d’infractions établies

    conformément à la présente Convention;

    b) Au fait de recourir à la force physique, à des menaces

    ou à l’intimidation pour empêcher un agent de la justice ou un

    agent des services de détection et de répression d’exercer les

    devoirs de leur charge en rapport avec la commission d’infractions

    établies conformément à la présente Convention. Rien dans le

    présent alinéa ne porte atteinte au droit des États Parties de

    disposer d’une législation destinée à protéger d’autres catégories

    d’agents publics.

    Article 26

    Responsabilité des personnes morales

    1. Chaque État Partie adopte les mesures nécessaires,

    conformément à ses principes juridiques, pour établir la

    responsabilité des personnes morales qui participent aux

    infractions établies conformément à la présente Convention.

    2. Sous réserve des principes juridiques de l’État Partie,

    la responsabilité des personnes morales peut être pénale, civile ou

    administrative.

    3. Cette responsabilité est sans préjudice de la

    responsabilité pénale des personnes physiques qui ont commis les

    infractions.

    4. Chaque État Partie veille, en particulier, à ce que les

    personnes morales tenues responsables conformément au présent

    article fassent l’objet de sanctions efficaces, proportionnées et

    dissuasives de nature pénale ou non pénale, y compris de

    sanctions pécuniaires.

    Article 27

    Participation et tentative

    1. Chaque État Partie adopte les mesures législatives et

    autres nécessaires pour conférer le caractère d’infraction pénale,

    conformément à son droit interne, au fait de participer à quelque

    titre que ce soit, par exemple comme complice, autre assistant ou

    instigateur, à une infraction établie conformément à la présente

    Convention.

    2. Chaque État Partie peut adopter les mesures

    législatives et autres nécessaires pour conférer le caractère

    d’infraction pénale, conformément à son droit interne, au fait de

    tenter de commettre une infraction établie conformément à la

    présente Convention.

    3. Chaque État Partie peut adopter les mesures

    législatives et autres nécessaires pour conférer le caractère

    d’infraction pénale, conformément à son droit interne, au fait de

    préparer une infraction établie conformément à la présente

    Convention.

    Article 28

    La connaissance, l’intention et la motivation

    en tant qu’éléments d’une infraction

    La connaissance, l’intention ou la motivation nécessaires en

    tant qu’éléments d’une infraction établie conformément à la

    présente Convention peuvent être déduites de circonstances

    factuelles objectives.

    Article 29

    Prescription

    Lorsqu’il y a lieu, chaque État Partie fixe, dans le cadre de

    son droit interne, un long délai de prescription dans lequel des

    poursuites peuvent être engagées du chef d’une des infractions

    établies conformément à la présente Convention et fixe un délai

    plus long ou suspend la prescription lorsque l’auteur présumé de

    l’infraction s’est soustrait à la justice.

    Article 30

    Poursuites judiciaires, jugement et sanctions

    1. Chaque État Partie rend la commission d’une infraction

    établie conformément à la présente Convention passible de

    sanctions qui tiennent compte de la gravité de cette infraction.

    2. Chaque État Partie prend les mesures nécessaires pour

    établir ou maintenir, conformément à son système juridique et à

    ses principes constitutionnels, un équilibre approprié entre toutes

    immunités ou tous privilèges de juridiction accordés à ses agents

    publics dans l’exercice de leurs fonctions, et la possibilité, si

    nécessaire, de rechercher, de poursuivre et de juger effectivement

    les infractions établies conformément à la présente Convention.

    3. Chaque État Partie s’efforce de faire en sorte que tout

    pouvoir judiciaire discrétionnaire conféré par son droit interne et

    afférent aux poursuites judiciaires engagées contre des personnes

    pour des infractions établies conformément à la présente

    Convention soit exercé de façon à optimiser l’efficacité des

    mesures de détection et de répression de ces infractions, compte

    dûment tenu de la nécessité d’exercer un effet dissuasif en ce qui

    concerne leur commission.

    4. S’agissant d’infractions établies conformément à la

    présente Convention, chaque État Partie prend des mesures

    appropriées, conformément à son droit interne et compte dûment

    tenu des droits de la défense, pour faire en sorte que les conditions

    auxquelles sont subordonnées les décisions de mise en liberté dans

    l’attente du jugement ou de la procédure d’appel tiennent compte

    de la nécessité d’assurer la présence du défendeur lors de la

    procédure pénale ultérieure.

    5. Chaque État Partie prend en compte la gravité des

    infractions concernées lorsqu’il envisage l’éventualité d’une

    libération anticipée ou conditionnelle de personnes reconnues

    coupables de ces infractions.

    6. Chaque État Partie, dans la mesure compatible avec les

    principes fondamentaux de son système juridique, envisage

    d’établir des procédures permettant, s’il y a lieu, à l’autorité

    compétente de révoquer, de suspendre ou de muter un agent public

    accusé d’une infraction établie conformément à la présente

    Convention, en gardant à l’esprit le respect du principe de la

    présomption d’innocence.

    7. Lorsque la gravité de l’infraction le justifie, chaque

    État Partie, dans la mesure compatible avec les principes

    fondamentaux de son système juridique, envisage d’établir des

    procédures permettant de déchoir, par décision de justice ou par

    tout autre moyen approprié, pour une durée fixée par son droit

    interne, les personnes reconnues coupables d’infractions établies

    conformément à la présente Convention du droit:

    a) D’exercer une fonction publique; et

    b) D’exercer une fonction dans une entreprise dont l’État

    est totalement ou partiellement propriétaire.

    8. Le paragraphe 1 du présent article s’entend sans

    préjudice de l’exercice des pouvoirs disciplinaires par les autorités

    compétentes à l’encontre des fonctionnaires.

    9. Aucune disposition de la présente Convention ne porte

    atteinte au principe selon lequel la définition des infractions

    établies conformément à celle-ci et des moyens juridiques de

    défense applicables ou autres principes juridiques régissant la

    légalité des incriminations relève exclusivement du droit interne

    d’un État Partie et selon lequel lesdites infractions sont

    poursuivies et punies conformément à ce droit.

    10. Les États Parties s’efforcent de promouvoir la

    réinsertion dans la société des personnes reconnues coupables

    d’infractions établies conformément à la présente Convention.

    Article 31

    Gel, saisie et confiscation

    1. Chaque État Partie prend, dans toute la mesure possible

    dans le cadre de son système juridique interne, les mesures

    nécessaires pour permettre la confiscation:

    a) Du produit du crime provenant d’infractions établies

    conformément à la présente Convention ou de biens dont la valeur

    correspond à celle de ce produit;

    b) Des biens, matériels ou autres instruments utilisés ou

    destinés à être utilisés pour les infractions établies conformément

    à la présente Convention.

    2. Chaque État Partie prend les mesures nécessaires pour

    permettre l’identification, la localisation, le gel ou la saisie de tout

    ce qui est mentionné au paragraphe 1 du présent article aux fins de

    confiscation éventuelle.

    3. Chaque État Partie adopte, conformément à son droit

    interne, les mesures législatives et autres nécessaires pour

    réglementer l’administration par les autorités compétentes des

    biens gelés, saisis ou confisqués visés aux paragraphes 1 et 2 du

    présent article.

    4. Si ce produit du crime a été transformé ou converti, en

    partie ou en totalité, en d’autres biens, ces derniers peuvent faire

    l’objet des mesures visées au présent article en lieu et place dudit

    produit.

    5. Si ce produit du crime a été mêlé à des biens acquis

    légitimement, ces biens, sans préjudice de tout pouvoir de gel ou

    de saisie, sont confiscables à concurrence de la valeur estimée du

    produit qui y a été mêlé.

    6. Les revenus ou autres avantages tirés de ce produit du

    crime, des biens en lesquels le produit a été transformé ou converti

    ou des biens auxquels il a été mêlé peuvent aussi faire l’objet des

    mesures visées au présent article, de la même manière et dans la

    même mesure que le produit du crime.

    7. Aux fins du présent article et de l’article 55 de la

    présente Convention, chaque État Partie habilite ses tribunaux ou

    autres autorités compétentes à ordonner la production ou la saisie

    de documents bancaires, financiers ou commerciaux. Un État

    Partie ne peut invoquer le secret bancaire pour refuser de donner

    effet aux dispositions du présent paragraphe.

    8. Les États Parties peuvent envisager d’exiger que

    l’auteur d’une infraction établisse l’origine licite du produit

    présumé du crime ou d’autres biens confiscables, dans la mesure

    où cette exigence est conforme aux principes fondamentaux de

    leur droit interne et à la nature des procédures judiciaires et autres.

    9. L’interprétation des dispositions du présent article ne

    doit en aucun cas porter atteinte aux droits des tiers de bonne foi.

    10. Aucune disposition du présent article ne porte atteinte

    au principe selon lequel les mesures qui y sont visées sont définies

    et exécutées conformément aux dispositions du droit interne de

    chaque État Partie et sous réserve de celles-ci.

    Article 32

    Protection des témoins, des experts et des victimes

    1. Chaque État Partie prend, conformément à son système

    juridique interne et dans la limite de ses moyens, des mesures

    appropriées pour assurer une protection efficace contre des actes

    éventuels de représailles ou d’intimidation aux témoins et aux

    experts qui déposent concernant des infractions établies

    conformément à la présente Convention et, s’il y a lieu, à leurs

    parents et à d’autres personnes qui leur sont proches.

    2. Les mesures envisagées au paragraphe 1 du présent

    article peuvent consister notamment, sans préjudice des droits du

    défendeur, y compris du droit à une procédure régulière:

    a) À établir, pour la protection physique de ces personnes,

    des procédures visant notamment, selon les besoins et dans la

    mesure du possible, à leur fournir un nouveau domicile et à

    permettre, s’il y a lieu, que les renseignements concernant leur

    identité et le lieu où elles se trouvent ne soient pas divulgués ou

    que leur divulgation soit limitée;

    b) À prévoir des règles de preuve qui permettent aux

    témoins et experts de déposer d’une manière qui garantisse leur

    sécurité, notamment à les autoriser à déposer en recourant à des

    techniques de communication telles que les liaisons vidéo ou à

    d’autres moyens adéquats.

    3. Les États Parties envisagent de conclure des accords ou

    arrangements avec d’autres États en vue de fournir un nouveau

    domicile aux personnes mentionnées au paragraphe 1 du présent

    article.

    4. Les dispositions du présent article s’appliquent

    également aux victimes lorsqu’elles sont témoins.

    5. Chaque État Partie, sous réserve de son droit interne,

    fait en sorte que les avis et préoccupations des victimes soient

    présentés et pris en compte aux stades appropriés de la procédure

    pénale engagée contre les auteurs d’infractions d’une manière qui

    ne porte pas préjudice aux droits de la défense.

    Article 33

    Protection des personnes qui communiquent des informations

    Chaque État Partie envisage d’incorporer dans son système

    juridique interne des mesures appropriées pour assurer la

    protection contre tout traitement injustifié de toute personne qui

    signale aux autorités compétentes, de bonne foi et sur la base de

    soupçons raisonnables, tous faits concernant les infractions

    établies conformément à la présente Convention.

    Article 34

    Conséquences d’actes de corruption

    Compte dûment tenu des droits des tiers acquis de bonne foi,

    chaque État Partie prend, conformément aux principes

    fondamentaux de son droit interne, des mesures pour s’attaquer

    aux conséquences de la corruption. Dans cette perspective, les

    États Parties peuvent considérer la corruption comme un facteur

    pertinent dans une procédure judiciaire pour décider l’annulation

    ou la rescision d’un contrat, le retrait d’une concession ou de tout

    autre acte juridique analogue ou prendre toute autre mesure

    corrective.

    Article 35

    Réparation du préjudice

    Chaque État Partie prend les mesures nécessaires,

    conformément aux principes de son droit interne, pour donner aux

    entités ou personnes qui ont subi un préjudice du fait d’un acte de

    corruption le droit d’engager une action en justice à l’encontre des

    responsables dudit préjudice en vue d’obtenir réparation.

    Article 36

    Autorités spécialisées

    Chaque État Partie fait en sorte, conformément aux principes

    fondamentaux de son système juridique, qu’existent un ou

    plusieurs organes ou des personnes spécialisés dans la lutte contre

    la corruption par la détection et la répression. Ce ou ces organes

    ou ces personnes se voient accorder l’indépendance nécessaire,

    conformément aux principes fondamentaux du système juridique

    de l’État Partie, pour pouvoir exercer leurs fonctions efficacement

    et à l’abri de toute influence indue. Ces personnes ou le personnel

    dudit ou desdits organes devraient avoir la formation et les

    ressources appropriées pour exercer leurs tâches.

    Article 37

    Coopération avec les services de détection et de répression

    1. Chaque État Partie prend des mesures appropriées pour

    encourager les personnes qui participent ou ont participé à la

    commission d’une infraction établie conformément à la présente

    Convention à fournir aux autorités compétentes des informations

    utiles à des fins d’enquête et de recherche de preuves, ainsi qu’une

    aide factuelle et concrète qui pourrait contribuer à priver les

    auteurs de l’infraction du produit du crime et à récupérer ce

    produit.

    2. Chaque État Partie envisage de prévoir la possibilité,

    dans les cas appropriés, d’alléger la peine dont est passible un

    prévenu qui coopère de manière substantielle à l’enquête ou aux

    poursuites relatives à une infraction établie conformément à la

    présente Convention.

    3. Chaque État Partie envisage de prévoir la possibilité,

    conformément aux principes fondamentaux de son droit interne,

    d’accorder l’immunité de poursuites à une personne qui coopère

    de manière substantielle à l’enquête ou aux poursuites relatives à

    une infraction établie conformément à la présente Convention.

    4. La protection de ces personnes est assurée, mutatis

    mutandis, comme le prévoit l’article 32 de la présente Convention.

    5. Lorsqu’une personne qui est visée au paragraphe 1 du

    présent article et se trouve dans un État Partie peut apporter une

    coopération substantielle aux autorités compétentes d’un autre

    État Partie, les États Parties concernés peuvent envisager de

    conclure des accords ou arrangements, conformément à leur droit

    interne, concernant l’éventuel octroi par l’autre État Partie du

    traitement décrit aux paragraphes 2 et 3 du présent article.

    Article 38

    Coopération entre autorités nationales

    Chaque État Partie prend les mesures nécessaires pour

    encourager, conformément à son droit interne, la coopération

    entre, d’une part, ses autorités publiques ainsi que ses agents

    publics et, d’autre part, ses autorités chargées des enquêtes et des

    poursuites relatives à des infractions pénales. Cette coopération

    peut consister:

    a) Pour les premiers à informer, de leur propre initiative,

    les secondes lorsqu’il existe des motifs raisonnables de considérer

    que l’une des infractions établies conformément aux articles 15,

    21 et 23 de la présente Convention a été commise; ou

    b) Pour les premiers à fournir, sur demande, aux secondes

    toutes les informations nécessaires.

    Article 39

    Coopération entre autorités nationales et secteur privé

    1. Chaque État Partie prend les mesures nécessaires pour

    encourager, conformément à son droit interne, la coopération entre

    les autorités nationales chargées des enquêtes et des poursuites et

    des entités du secteur privé, en particulier les institutions

    financières, sur des questions concernant la commission

    d’infractions établies conformément à la présente Convention.

    2. Chaque État Partie envisage d’encourager ses

    ressortissants et les autres personnes ayant leur résidence

    habituelle sur son territoire à signaler aux autorités nationales

    chargées des enquêtes et des poursuites la commission d’une

    infraction établie conformément à la présente Convention.

    Article 40

    Secret bancaire

    Chaque État Partie veille, en cas d’enquêtes judiciaires

    nationales sur des infractions établies conformément à la présente

    Convention, à ce qu’il y ait dans son système juridique interne des

    mécanismes appropriés pour surmonter les obstacles qui peuvent

    résulter de l’application d




    0
  • Khoukoum Samy
    10 février 2010 at 13 h 58 min - Reply

    Inutile de souligner que l’initiative de notre frère Salah-Eddine est à la hauteur de la situation très préoccupante qui règne dans notre pays. Après la décennie rouge, on est de nouveau confronté à une décennie étrangement similaire par son trauma et ses secousses vertigineuses. On peut admettre sans complexe que l’Algérie est aujourd’hui en « marrée basse » ! Les ‘‘rochers’’ de fortunes dilapidées à tous les niveaux sont aujourd’hui trop visibles pour que le petit peuple que nous sommes se résigne d’avantage. Cette initiative du frère Salah, ne doit laisser aucun (et aucune) compatriote indifférent(e). Le défi – bien entendu – est de nous mobiliser et faire preuve d’audace pour converger vers des mécanismes concrets pour arrêter la « peine de mort » décrétée à l’encontre d’un pays, dont il appartient à chacun de nous de prendre ses responsabilités. On sait tous, que les tonnes de remords ne nous donneront jamais la moindre des solutions face à un mal réel et bien profond… Et qu’attendre, c’est déjà demain. Et demain, ce sera peut-être déjà tard…

    Salutations à toutes et à tous.




    0
  • Nassim F.
    10 février 2010 at 14 h 27 min - Reply

    Bonjour Mr Sidhoum,
    Etant tout à fait conscients de l’ampleur, voire de la gravité de la situation, sachez que nous ne resterons certainement pas inactifs encore moins silencieux devant ces actes extrêmement criminels et inconscients de ces affamés et voyous qui ont non seulement gouverné, sacagés, violé et saboté la république algérienne et l’oeuvre précieuse ainsi que la cause de nos glorieux martyrs mais encore ils ont tranféré les richesses algériennes à l’étranger et les ont gratuitement offerts aux ennemis de la patrie, ils ont réussi de s’accrocher au pouvoir pendant des années durant lesquelles ils n’ont pas hésité un seul instant à ruiné le pays et à chasser l’élite intellectuelle à laquelle nous faisons partie, nous qui sommes partie contre notre volonté, et qui depuis, restons avec tous nos sentiments et esprits toujours orientés vers notre patrie et notre cher pays dans lequel nous avons grandi et avec lequel nous restons toujours liés par des liens familiaux, traditionnel, religieux…….
    Nous vous informons qu’ici au Canada, nous faisons de notre mieux pour s’unir et créer une communauté forte avec tous les immigrants algériens notamment en Europe, aux USA pour affronter un ennemi commun qu’est le pourvoir algérien actuel, car maintenant nous savons que c’est l’opportunité adéquate pour le renverser puisqu’il est affaibli par plusieurs facteurs, d’une part, la crise économique mondiale qui l’a fragilisé, et d’autre part la guerre des clans ainsi que les récents scandales qui lui ont donné un coup de fouet, donc nous n’épargnerons aucune énergie pour profiter de cette occasion à saisir immédiatement, sachez donc que nous devons agir dans les plus brefs délais mais en même temps ne pas se précipiter pour éviter des erreurs, sachez que de notre côté, nous cherchons une partie en Algérie pour nous tenir au courant des évènements réels et pour discuter des différentes stratégies et plan d’action,
    Nous comptons sur votre prompt réponse,




    0
  • Si Salah
    10 février 2010 at 15 h 44 min - Reply

    Je crois que pour donner du poids à cette démarche, il convient d’avoir derrière soit un très grand nombre de personnalités et de gens ordinaires (quelques dizaines de milliers), pour que les criminels et leur presse ne trouvent devant eux que de la roche glissante sans aucune prise possible pour nous attaquer.

    Je suggère en conséquence qu’un court texte (pétition) soit soumis à signature. Ce texte devrait en priorité dire que notre initiative est citoyenne et seulement citoyenne, car l’Etat actuel, tous clans confondus, est non seulement incapable de protéger les richesses nationales, mais est au contraire, un Etat prédateur qui fait tout pour piller ces richesses dans un minimum de temps, avec la complicité de sociétés multinationales. Nous devons clairement nous inscrire contre tous les clans : en particulier le clan Boutef et le clan DRS.

    Proposition concrète : UNE PÉTITION pour soutenir l’initiative de Salah Eddine.

    Si nous sommes des milliers à signer NOS PROPRES NOMS, les criminels ne pourront pas s’attaquer à l’un des nôtres. Si nous laissons la dizaine de personnes qui signent leurs noms tous SEULS, alors mes amis, NOUS AURONS PERDU D’AVANCE.

    Si cette proposition est retenue, je suggère que nous prenions un peu de temps pour produire un texte court qui fasse la quasi unanimité (débat sur ce forum).

    Si Salah




    0
  • AS
    10 février 2010 at 16 h 03 min - Reply

    Salaam,

    Le frere Abdel Wahab a raison ce sont les serivces de renseignements des etats occidentaux qi se chargent de ces enquetes, des enquetes sur les pantins qu’ils mettent en place en afrique, maghreb, congo, RDC , ce sont ces mecanismes de controles qui leur permettent de garder leurs pantinss aux pouvoir et de perenniser l’empire coloniale des reseaux de la france-afrique, il faut donc systematiquement cibler les affaires communes entre les larbins du drs, les harkis du pouvoir qui ont declenche la crise… sur ordre de leurs chikours en france et leurs mentors et associes francais… cibler tous les business en commun entre les elites de france et les harkis aux pouvoirs, vous avez tous les noms dans le club med que sarkosy avait souhaite dans son upm… en allant de l’extreme gacuhe a l’extreme droite, ou le mari guigoux avait contacte toute la mafia de paris pour se mettre d’accord pour repiller le bled pendant la crise qui s’en venait… en passant par le medef etc… total, lafarge, orange, sfr, france telcom, alcatel…alsthom, areva et blabla etc… je parle de la france, mais c’est le cas dans tous les pays ou les sommes ont ete mises en place…

    si le criminel de charette veut instaurer de la finance dite islamique, la raison est qu’il souhaite concurrencer les fonds souverains en plus de bien sagement blanchir l’argent de leurs pantins, ou ‘associes’, razziant egalement l’argent de leurs epargants musulmans locaux ! … Viser les business communs entre les harkis et leurs chikours europeens, canadiens, americains… pour les americains, la justice fait systematiquement bloc derriere ses elites avec des juges sous controle… pareille en france, donc il faut continuer le travail de sape que le drs a commence, frappe les clans concurrents dans le meme domaine… voire meme les reseaux concurrents qui se font la guerre deja sur le terrain, pour cela ne cibler , que le batiment, l’alimentaire et les ressources naturelles… et les familles du drs et de l’armee qui ont la averitable main mise 80 % du business, les sous fifres ensuite

    ceux qui pensent que ce n’est qu’un reglement de compte comme un autre, se mettent le doigt dans l’oeil, le stabilisateur evocait le sanctuaire, c’est quoi le sanctuaire, sonatrach et ses filiales… c’est un jeu de prise de controle au niveau international ou chacun avance ses pions, c’est egalement le signe eque le drs auto-implose puisque le drs s’affronte lui meme la dedans, avec tewfik, et son bras droit ! belkheir avait 1 milliard, mais qui vous a dit cela, belkheir a pille le bled comme jamais auparavant, meme la France ne l’a fait durant leur presence militaire!… c’est inchiffrable, le fait qu’il disparaisse, et que les clans se tirent dessus, risque de bien peser dans la balance deficitaire de la france-afrique,

    il serait ouable eegalement d’organiser ses propres reseaux, et de ne pas mettre tous les oeufs dans le meme panier, les grandes organisations internationales, on le voit avec certianres ong des droits de l’homme sont sous etroit controle et peuvent nuir dans le long terme, sans denigrer Transparence internationale, ou d’autres ou des specialistes integres et honnetes officient, j’ai personnellement vu le cas de fonctionnaires de l’onu, tres honnetes et integres, mais la machine onu se grippe des que l’affaire montent dans les etages superieurs !




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  • Anti-junte
    10 février 2010 at 16 h 14 min - Reply

    À Koulou
    Bonjour cher ami. Je suis également résident au Canada et comme vous j’ai entamé quelques enquêtes personnelles sur les affaires louches du pouvoir algérien au Québec. Je serai honoré de pouvoir collaborer avec vous pour dévoiler certaines affaires de blanchiment d’argent ainsi que la manière dont la SNC Lavalin obtient ses contrats en Algérie. Nous allons envisager conjointement le lancement d’une pétition à grande échelle pour dénoncer ces rapaces qui sucent les richesses de notre pays.
    Je compte sur vous pour me contacter : voici mon mail: ben_montreal@live.ca
    Nous allons faire beaucoup de choses ensemble.
    Salutation au docteur Sidhoum




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  • S. Abdallah
    10 février 2010 at 17 h 33 min - Reply

    Pour répondre à Mr Boukezouha
    Sachez monsieur que je n’appartiens à aucune chapelle politique, même si votre intelligence permet de deviner de fausses appartenances. Ici, je ne juge personne et je n’ai pas la prétention, malgré mon âge avancé d’enseigner à quiconque comment s’exprimer ou comment réfléchir. Si je suis intervenu, pour la première fois sur ce forum, c’est parce que je le considère comme sérieux et fréquenté par des gens qui s’expriment avec sincérité. Cela fait quelques mois que je suis les débats et cela me réconforte et me donne de l’espoir malgré l’état de déliquescence du pays et de sa société.
    Je n’ai pas été sélectif idéologiquement lorsque j’ai donné des noms, en réponse à Mr Adel. Mon seul critère était l’intégrité de la personne et sa constance dans le combat politique. L’étiquette politique ne m’intéresse pas, convaincu qu’en Algérie, tous les courants politiques doivent avoir leur place.
    Vous me parlez des problèmes entre personnes au sein du FFS. Oui, ces problèmes existent mais connaissant ces personnes et leur niveau moral et patriotique, je suis persuadé que demain, ils pourront se rencontrer ensemble et servir la patrie, en mettant de côté leurs dissensions, car la patrie aujourd’hui est en danger.
    Vous ne m’apprenez rien en me disant qu’Ali Yahia a participé aux régimes de BenBella et Boumediene. Mais à ma connaissance, il n’a pas fait long feu et quand il est parti, il n’avait pas les mains tâchées de sang ni les poches remplies d’argent sale.
    Personnellement, je me rangerais derrière toutes les personnalités que j’ai cité et bien d’autres que je n’ai pas cité, les yeux fermés et je ne me suffirais pas des 2 personnalités que vous, vous préférez. Car une « action de salut public » ne se mène pas avec deux personnes, ni même dix.
    Je termine en encourageant toute cette jeunesse et ses aînés qui débattent courageusement pour trouver une solution à ce drame national. Vous êtes sur la bonne voie. Et évitez les pièges de la division et de la zizanie que certains essaient de temps à autre de vous poser.
    Affectueusement les jeunes.




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  • rabah
    10 février 2010 at 17 h 45 min - Reply

    Mais monsieur sidhoum,notre mafia n’a d’égale a la mafia italienne que dans les detournements de fond et autres,sinon notre mafia contrairement a la mafia italienne qui elle a un code d’honneur et ne touche ni les enfants ,ni les femmmes.
    notre mafia a une constitution et des institutions « légale » ,en cela ils disposent de nous comme ils veulent .
    je veux dire par la ,que faire des enquètes sur leur patrimoines « est déja prendre partie d’un clan sans le vouloir »
    d’ailleur dans les jours a venir on aura tout leur patrimoine publiés dans leurs quotidiens,comme en 95/96. fraternellement
    ==============
    Non, mon cher Rabah, répertorier les biens mal acquis de la voyoucratie dans son ensemble et les dénoncer, c’est confondre le système dans sa globalité. Si le système est composé de clans effectivement, nous, nous combattons le SYSTEME. Il n’est pas question pour nous de nous inscrire dans leur stratégie. Ce travail est une forme, parmi tant d’autres, de RESISTANCE et de LUTTE PACIFIQUE contre ce régime.
    Fraternellement.
    Salah-Eddine




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  • rabah
    10 février 2010 at 17 h 54 min - Reply

    Pour finir sur une note optimiste ,je dirais que la seul solution et celle proposé par si salah ,
    Il faudrait que des personalités intgre et connu de tous ,tel ali benhadj,ait ahmed ,ali yahya abdenour,salahddine sidhoum et tant d’autres se mettent a la tete du cortége pour aboutir a un resultat




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  • Mohand
    10 février 2010 at 18 h 48 min - Reply

    En une journée plusieurs dizaines de contributions encourageantes. Elles montrent bien que la proposition était attendue des Algériens.On observe également le silence de rigueur de quelques individus prompts à épiloguer pour casser les propositions concrétes de citoyens ou pour faire état de leur savoir (avec les livres).
    On aurait bien voulu connaitre l’avis de l’Agence Algérienne Contre la corruption de M.Hadjadj sur ce programme. Pourquoi ne dit il pas ce qu’il peut faire et qu’est ce que les textes de son agence permettent d’entreprendre? La question est posée. Espérant qu’il suit de loin ce que les Algériens disent sur la question de la corruption dont normalement il serait en première ligne.

    Tout en sachant que la lutte contre la corruption ne peut être faite que par les personnes en dehors du système et qui n’aspirent pas en faire partie, j’imagine donc qu’a défaut de l’AACC , il faudrait peut être envisger la mise en place d’une Organisation en Algérie afin de fédérer et de coordonner l’ensemble des contributions venant de plusieurs sources.
    Il y a déjà plusieurs informations pertinentes qui ont été communiquees sur les biens des dirigeants et leurs enfants et les contrats dont on pense qu’ils n’ont pas été décidés dans le cadre des lois et réglements.
    Le recensement des données, seulement, pourrait lui donner une force et une audience auprès de la population et elle pourrait faire vaciller toutes les certitudes des gens qui se croient à l’abri des risques.
    Il est souhaitable également, de mon point de vue, que plusieurs associations puissent voir le jour à l’étranger afin de donner aux actions un caractère global et international. C’est aussi le moyen adéquat pour attaquer les corrupteurs devant la juridiction de leur propre pays.

    A titre documentaire il y a lieu de signaler et ou de rappeler aux connaisseurs :
    1) Que l’ONG Transparency International a mis en oeuvre dans plusieurs pays des Centres d’assistance juridique et d’action citoyenne (CAJAC). Voici quelques informations sur ces centres de T.I.
    « L’objectif principal des CAJAC est d’informer les
    citoyens sur leurs droits et de les équiper pour engager des actions dans des affaires de corruption dont ils ont été témoins ou victimes. Il peut s’agir d’actions en justice, de dépôt de plaintes auprès des agences de lutte contre la corruption ou chargées
    de l’application des lois, de dénonciation publique d’actes de corruption ou encore d’attirer l’attention des médias sur des thèmes impliquant l’intérêt commun.
    En Europe, où les politiques en matière de lutte contre la corruption constituent un point clef de la gouvernance en vue d’accéder à l’Union européenne, les CAJAC sont considérés comme des outils de mobilisation utiles à la fois pour l’action citoyenne directe et la participation civique efficace ».

    « Les CAJAC conseillent et fournissent une assistance juridique aux victimes ou aux témoins en cas de corruption. Les CAJAC aident les citoyens à structurer leurs plaintes et les encouragent à se faire connaître. La seule diversité des dossiers et des personnes qui contactent les centres (du chômeur à l’entrepreneur, du retraité au chef d’entreprise)
    démontre l’omniprésence de la corruption. Les CAJAC respectent strictement la confidentialité de leurs clients.Grâce aux informations fournies aux CAJAC (émanant de dossiers individuels ou de thèmes communs à un large éventail de dossiers) les CAJAC sont capables de promouvoir des réformes à partir de témoignages concrets. Les dossiers vont de la
    petite corruption à la grande corruption impliquant des centaines de millions de dollars ou d’euros. Il s’ agit d’affaires multisectorielles affectant les passations de marchés, le siphonage de fonds publics, les privatisations, l’environnement, le pouvoir judiciaire, le secteur de la santé, celui de l’éducation, les douanes, la planification et les inspectorats chargés du développement. D’importants
    changements sont directement imputables aux CAJAC, comme par l’exemple l’introduction en Roumanie d’une législation en faveur des personnes qui dénoncent
    des actes de corruption (whistle-blowing) ou de nouvelles procédures administratives pour les inspections et l’octroi de permis en République tchèque. Observant la tradition des multiples parties prenantes de TI, les CAJAC veulent créer les conditions du dialogue, d’un feedback informel et d’un partenariat de travail avec les institutions gouvernementales chargées de la lutte contre la corruption.
    En bref,les CAJAC souhaitent traduire les préoccupations des citoyens concernant la corruption en changements structurels pour améliorer la gouvernance tant au niveau local que national.
    Originalité de l’approche des CAJAC ».
    Dans de nombreux pays, il existe déjà pléthore de centres d’assistance juridique et de lignes d’assistance téléphonique. Mais à bien des égards la démarche des CAJAC est singulière. En appréhendant l’environnement plus général de la corruption au-delà de la seule approche juridique (c’est-à-dire la fourniture de services juridiques), les CAJAC permettent de développer une expertise étendue et
    inégalable dans un secteur bien particulier. Alors que la majorité des services d’assistance juridique aide les clients à formuler des recours en appel devant les
    tribunaux (ce que les CAJAC peuvent parfois aussi proposer), les centres travaillent également avec différentes institutions gouvernementales et, par delà l’assistance juridique, proposent d’autres manières d’aborder la question. Les CAJAC étant spécialisés sur les questions de corruption, cela leur permet de produire d’excellentes données pour évaluer ce problème et de développer un travail de plaidoyer anti-corruption sur mesure.

    « Différences entre les CAJAC et les agences gouvernementales de lutte contre la corruption
    De nombreux CAJAC ont développé des relations de travail avec des agences gouvernementales, y compris le pouvoir judiciaire, (ce type de relations est
    généralement basé sur des Protocoles d’accord).
    Dans de nombreux pays, il existe des lignes d’assistance téléphonique officielles. »
    « Cependant la mission des CAJAC est complètement différente. Une ligne d’assistance téléphonique officielle enregistre les plaintes avant d’enquêter sur le bien fondé de celles-ci, mais elle n’aide cependant pas les gens à structurer leur plainte, ni ne les conseille. Pour sa part, le CAJAC aide surtout les citoyens à structurer leur plainte, à la déposer et à suivre le dossier. Le CAJAC n’enquête pas
    sur le bien-fondé de la plainte pour déterminer si le plaignant a tort ou a raison. En d’autres termes, le travail du témoin ou de la victime avec le CAJAC doit être considéré comme l’étape qui précède le dépôt d’une plainte devant un organisme officiel. Le CAJAC ne s’inscrit donc pas dans une logique concurrentielle. De plus, il veille à ce que les institutions officielles reçoivent des plaintes en bonne et due forme, facilitant ainsi leur travail; en fin de compte les CAJAC fournissent un service
    aux institutions étatiques en charge de gérer ce type de plaintes. Leur travail est dès lors complémentaire de celui des institutions officielles.
    Le fait que les CAJAC fassent partie de Transparency International, une ONG reconnue internationalement, facilite le soutien apporté par les centres aux citoyens.
    Les responsables gouvernementaux qui dans d’autres circonstances pourraient feindre d’ignorer ou d’esquiver les requêtes ou les plaintes des citoyens ou en retarder leurs réponses, sont plus enclins à les examiner si le requérant est soutenu par un CAJAC.
    Une fois opérationnel, au fil des ans, un CAJAC peut recueillir de nombreuses données sur la corruption permettant de définir les problèmes de corruption à partir de témoignages ainsi que des points d’entrée en faveur de réformes institutionnelles pour d’autres partenaires.
    Les CAJAC ont reçu l’appui de différents donneurs, parmi lesquels la Commission européenne, le ministère finlandais des Affaires étrangères, le ministère français des Affaires étrangères, le ministère allemand des Affaires étrangères, le Millennium
    Challenge Corporation, le Foreign and Commonwealth Office du Royaume-Uni et le Programme des Nations Unies pour le développement ».

    «Les Centres d’assistance juridique et d’action citoyenne de Transparency International remettent en cause la croyance selon laquelle les citoyens sont
    apathiques face à la corruption. Ils démontrent que les citoyens sont prêts à s’engager dans la lutte contre la corruption si on leur en offre l’occasion grâce à des mécanismes simples, crédibles et efficaces », estime Angela Keller-Herzog,
    Directrice du programme des CAJAC au Secrétariat de Transparency International à Berlin.
    Pour plus d’informations concernant le programme global des CAJAC de Transparency International, merci de prendre contact avec Angela Keller-Herzog au
    Secrétariat de Transparency International à Berlin :
    Courriel : akeller-herzog@transparency.org« .

    2) L’exemple du Maroc.
    « Le directeur de l’Observatoire national de la corruption, a créé avec l’appui de Transparency International un CAJAC qui vise notamment à fournir gracieusement aux citoyens une assistance et un conseil juridiques pour la bonne fin des procédures dans lesquelles les citoyens pensent être l’objet de sollicitation de corruption, à mettre en place des mécanismes de réception des plaintes, à travers une ligne téléphonique, et un site Internet, et à classer et examiner les plaintes portant sur ce fléau.

    Le Centre est animé par une équipe professionnelle constituée de juristes bénévoles qui apportent une assistance et une aide juridiques aux plaignants et les orienteront vers les voies de recours et les services concernés. L’observatoire est un Organe qui lutte contre la corruption et notamment la collecte
    d’informations sur la corruption et la bonne gouvernance, la production de revues de presse hebdomadaires.

    L’ONG a également publié un guide destiné aux victimes de la corruption, renfermant des adresses utiles pour acheminer les réclamations tant aux services responsables qu’aux instances d’assistance et d’appui ».

    2)A titre d’exemple le pays voisin le Maroc , le seul du monde arabe, a mis en place il y a 2 ans l’Observatoire national de la corruption, a créé avec l’appui de Transparency International un Centre. Il vise notamment à fournir gracieusement aux citoyens une assistance et un conseil juridiques pour la bonne fin des procédures dans lesquelles les citoyens pensent être l’objet de sollicitation de corruption, à mettre en place des mécanismes de réception des plaintes, à travers une ligne téléphonique, et un site Internet, et à classer et examiner les plaintes portant sur ce fléau.

    Le Centre est animé par une équipe professionnelle constituée de juristes bénévoles qui apporteront une assistance et une aide juridiques aux plaignants et les orienteront vers les voies de recours et les services concernés.
    L’Observatoire national de lutte contre la corruption collecte les informations sur la corruption et la bonne gouvernance, il diffuse des revues de presse hebdomadaires.
    L’ONG a également publié un guide destiné aux victimes de la corruption, renferemant des adresses utiles pour acheminer les réclamations tant aux services responsables qu’aux instances d’assistance et d’appui. »

    Je n’ai pas encore vu de contribution sur les aspects légaux de l’opération , c’est pourquoi je crois utile de faire cette contribution.




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  • Rédaction
    10 février 2010 at 19 h 10 min - Reply

    Il semble que la réaction s’organise. Enfin, des interventions ciblées, objectives, et qui font des propositions concrètes. Pour ma part, je suggère ceci:
    Commencer à créer des cellules de réflexion sur la conduite à tenir. Penser à organiser des groupes qui seraient exclusivement chargés d’enquêter sur les « biens » des dirigeants en Algérie, et à l’étranger.
    Avez vous remarqué comme la presse algérienne a totalement occulté cette initiative. Pas une ligne! Pas la moindre allusion. C’est pourtant un dossier très important, pour une presse independante, non ?
    DB




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  • jnsplu
    10 février 2010 at 19 h 36 min - Reply

    Et si quelqu’un s’amusait à faire la comptabilité de tous les détournements, de l’argent investi dans des projets fumeux comme 40.000.000 de dollars dans le festi(val) panafricain, les 80.000.000 de dollars dans la participation aux frais de la crise internationale et qu’on rapporte ça par habitant et en centimes, je pense qu’on aurait un chiffre édifiant. On dépasserait le milliard par Algérien.

    Imaginons une famille de dix personnes recevant 10 milliards de centimes et les projets qu’elle pourrait faire avec ? Elle sortirait de la bouise et le pays aussi.




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  • AMOKRANE
    10 février 2010 at 20 h 07 min - Reply

    Excusez moi : juste quelques mots, les jeunes algériens des années 60 70 allant à l’école, l’université pensaient certainement que leur pays commencerait petit à petit à se développer pour enfin jouir de ses bienfaits et y vivre en sécurité aux environs des années 2000 ( le développement d’un pays c’est comme le développement d’un être humain) en allant tous de l’avant. Certainement que personne ne pensait que les affaires de corruption éclateraient et porteraient sur des milliards de dollars en 2010 et que tout le monde en parle aujourd’hui. SVP dites moi que ce n’est qu’un cauchemar et qu’on va bientôt se réveiller amokrane nourdine 15425 boghni




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  • Larbi
    10 février 2010 at 20 h 32 min - Reply

    Cher Salah Eddine,
    Je rejoins votre initiative pour lutter contre la corruption en Algérie. Etre au courant des biens des qo’ ont les criminels Algériens en Algérie et a l’ étranger est plus que souhaitable c’ est nécessaire. Cela aide dans les dossiers pour crimes contres l’ humanité’. N’ ont-ils pas assassiner des centaines de milliers de citoyens, que pour cela, uniquement pour s’ enrichir frauduleusement. D’ ailleurs c’ est leurs seule raison d’ être dans ce monde. Je suis certains que si les dirigeants du FIS n’ avaient pas menacer de les jugées pour corruption, ils auraient laisser le peuple expérimenter avec une démocratie contrôlée.
    La tache que vous proposez est colossale mais réalisable. D’ âpres moi, il faut crée un groupe de collecte d’ informations. Ce groupe trie les informations qu’ il reçoit des Algériens et Algériennes et de tous individu et/ou institutions qui veulent aider a combattre le crimes. Le tri consiste a dispache les infos a des sub-groupes spécialiser dans la corruptions industriel, administratif, foncier, bancaire, propriété et bien privée des Algériens ayant exercée des fonctions de pouvoir en Algérie, etc.
    Une boite postale et une adresse e-mail pour lutter contre la corruption est a établir et a vulgariser avec un link permanent sur certains site connue tel le Quotidien d’ Algérie, Algeria-Watch et autre.
    Ceci sont juste des idées préliminaire sur l’ organisation, concernant les procès c’ est une autre affaire. Premièrement la matière première (l’ information), le traitement (archivages), purification (vérification) puis le reste est plus facile.




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  • Adel
    10 février 2010 at 20 h 35 min - Reply

    @Mohand

    Bonjour,

    Il me semble qu’il y a lieu de faire la différence entre les pays ne disposant pas d’une rente, où le gouvernement lutte contre la corruption et un pays rentier comme l’Algérie, où les groupes qui détiennent le pouvoir effectif sont eux-mêmes les plus grands (et les plus anciens) corrompus. Dans le premier cas, la lutte contre la corruption revêt un caractère technique, dans le second, c’est un acte de militantisme qui expose ceux qui mènent ce combat à de grands périls.

    En Algérie, la plupart des barons du régime et leurs larbins sont aujourd’hui à la tête de fortunes colossales. Comment s’attaquer à la corruption sans les mettre en cause? S’attaquer à eux, c’est s’attaquer à une clique protégée par plusieurs centaines de milliers d’hommes en armes, des escadrons de la mort, une police secrète, une administration et une justice aux ordres, etc. Tout individu gênant peut être liquidé en moins de deux. Il y a lieu de procéder avec la plus grande prudence. Le démantèlement de ce vaste réseau mafieux ne sera pas chose aisée, même pour un gouvernement démocratiquement élu, sans un large soutien populaire.




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  • IDIR
    10 février 2010 at 22 h 18 min - Reply

    L’Empereur romain Claude mourut empoisonné le 13 octobre 54 et Néron fut rapidement nommé à sa place. Alors que ses conseillers s’occupaient des affaires de l’État, Néron s’entourait d’un cercle de proches. Les historiens romains rapportent des nuits de débauche et de violence, alors que les affaires plus banales de la politique étaient négligées.

    En Algérie, les Scandales, – effet obtenu auprès du public par la révélation d’actes honteux ou blâmables. Affaires frauduleuses, faits immoraux provoquant l’indignation des citoyens. Indignation très fortement exprimée ; esclandre, éclat.- Combien d’Imperator, de « César » « d’Auguste » avons-nous pour diriger l’Etat ?

    «On ne veut pas que des lampistes paient à la place des autres» a tonné Louisa qui plaide pour une rupture avec les anciennes pratiques, encore une fois, Louisa « surf, avec juste raison ».

    Pour assurer le triomphe des idées sur les appétits, du bien public sur l’esprit de partis et de clans, il n’y a qu’un moyen : réveiller dans le peuple, et surtout dans les classes dirigeantes, le sentiment du devoir citoyen sous toutes ses formes : devoir national, devoir civique et autres bien sûr. La notion du devoir citoyen est tellement affaiblie, aujourd’hui, que le nom même sonne étrangement à beaucoup d’oreilles honnêtes.

    On pourra alors analyser les devoirs fondamentaux du citoyen : le devoir électoral, le devoir de défense, le devoir de solidarité et, ce qui nous intéresse, actuellement, en urgence aux scandales, c’est le devoir fiscal pour tous les Algériens, sans exclusion, la chasse aux sangliers, ne nous intéresse pas.

    Par ailleurs, j’ai indiqué dans un post précédent, la levée de l’état d’urgence doit être imminente, parce que, c’est un signe fort d’une dictature, aux yeux des autres populations, dans le monde – ne soyons pas surpris d’être sur une « liste noire » -, sommes nous obligés de rappeler l’Egypte, l’imperator Moubarak et son « état d’exception ou d’urgence », qui dure depuis plusieurs décennies.

    L’originalité de la situation égyptienne est que cette – législation d’exception – est devenue la né- cessité du despotisme admise, elle s’applique depuis 1981, et même plus précisément depuis 1967, jusqu’au retour du Messie. – L’état d’urgence n’a été abrogé que de 1980 à 1981 –

    Pourquoi toujours copier l’Egypte, classé 111e, parmi les pays les plus corrompus du monde ?
    Le peuple algérien doit réagir comme le rappelle S.E.Sidhoum !

    Et, pendant ce temps…

    La Turquie saisit sa chance historique

    Par Ramzy Baroud

    http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=17483




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  • Koulou
    11 février 2010 at 0 h 00 min - Reply

    @Anti-junt!
    Bonjour cher Ami!
    Je salut votre initiative mais il serait encore prématuré de vouloir faire un quelconque rapprochement vu les charognards qui nichent autour de nous.Vous devriez le savoir si vous êtes installé à Montréal.Vous devriez également savoir ce qui c’etait passé dans les années ’90(si vous y êtiez)du temps du FIS comment ses sangsues ce sont infiltrées parmi les honnêtes citoyens qui voulaient aider leurs compatriotes en Algérie.Ils n’ont pas seulement entravé la bonne initiative de nos ressortissants installés au Canada mais ont poussé l’audace jusqu’à mettre la main sur presque tout l’argent récolté à cet effet. Néanmoins on a le lieu qui nous rassemble c-à-d le quotidien d’Algérie(LQA)et qu’on pourrait faire de cet espace un lien et un lieu de rencontre et de discussion.Vous avez du pain sur la planche à Montréal,il vous suffirait de prendre contact avec les anciens ressortissants,ils vous conseillerons des démarches à suivre afin de créer une cellule de travail et d’informations mais encore une fois,il faut filtrer les bonnes personnes pour ça.




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  • Zehira Houfani
    11 février 2010 at 4 h 53 min - Reply

    Bonjour à tous,

    L’initiative de M. Sidhoum est un véritable cri de révolte devant l’inertie scandaleuse des Algériens. Cette soumission de tout un peuple qui se fait écraser et humilier sans que ses lettrés, ses professeurs, ses intellectuels et ses politiques ne lèvent le petit doigt pour le secourir.
    Cette initiative peut effectivement bousculer la quiétude de ceux qui ont misé sur l’Occident pour blanchir les fortunes amassées sur le sang et la souffrance du peuple Algérien.
    Au Canada, nous sommes nombreux à devoir notre exil aux promoteurs de la violence et du chaos dans notre pays. Et Nezzar n’est pas des moindres.
    @koulou, hormis la bâtisse de l’ambassadeur (2 millions $ et demi par mois) que je trouve irréel vu que c’est presque le prix de la propriété, vous avez raison pour Boucherville ou sont installés les Algériens qui avaient de l’argent sale a blanchir. Et aussi pour SNC-Lavalin et l’affaire des pommes de terre pourries.
    Ce serait bien si on pouvait collecter des informations précises et avérées sur SNC-Lavallin et le blanchiment d’argent dans l’immobilier afin de monter un dossier pour la presse au Canada. Je suis sûre qu’il y aurait des journalistes pour dénoncer ce genre d’affaires.

    Je reprends le lien de Yacine, un bon exemple qui pourrait nous inspirer.

    http://afrique.kongotimes.info/afrique/senat-americain-se-penche-sur-des-cas-de-corruption-en-afrique.html




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  • radjef said
    11 février 2010 at 9 h 39 min - Reply

    Bonjour tout le monde.@redaction.Je pense,et cela n’engage que ma ppersonne de petit berger, que la presse privée est l’un des principaux instruments qui permet à ce pouvoir de se maintenir. Il faut faire des monographies sur cette presse, il faut la demasquer comme il faut egalement dire à certains universitaires sinceres d’arreter de collaborer car ils servent d’alibi democratique aux maquignons et généraux qui gerent cette presse.




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  • BOUKEZOUHA abdelouahab
    11 février 2010 at 11 h 08 min - Reply

    Salam,

    Pardon Monsieur S. Abdellah si je vous ai un tant soit peu offensé. Je suis moi aussi d’un certain âge et je ne cours, que Dieu m’en préserve, derrière aucun pouvoir ni aucun honneur. J’apporte tout simplement mon témoignage. Pour alerter précisément notre jeunesse, pour lui économiser du temps, il faut lui dire toute la vérité sur les événements et sur les hommes et les femmes qui ont gouverné notre pays ou qui veulent le gouverner. Sans aucune concession. C’est cela notre devoir mon cher frère, en tout cas c’est ce que je considère comme mon devoir de dire. Nous sommes dans un débat où la sincérité de personne n’a été mise en cause, ni la vôtre ni celle des autres internautes qui ont mon total respect y compris lorsque je ne partage avec eux que la nationalité.

    Nous avons suffisamment reproché aux acteurs politiques durant la lutte de libération nationale et après de s’être tu pour nous comporter de la même façon aujourd’hui. Un de nos compatriotes a pris comme exemple Ferhat Abbas qui en est un à maints égards mais il n’a pas été à l’abri, comme nous tous, de l’erreur en prenant position pour le Bureau politique de Tlemcen porté par l’EMG de Boumédienne que le GPRA avait destitué.

    L’ancien président de l’Assemblée constituante explique dans « L’indépendance confisquée » qu’il avait, d’une certaine manière, été trompé par Mohamed Khider qui lui avait dit tant de bien de Ben Bella.

    C’est dire tout simplement que le jugement des uns peut ne pas être celui des autres. Mohamed Khider que Dieu lui pardonne comme Il pardonnera nos fautes Incha’a a lui-même fini par prendre ses distances avec le premier président de la République algérienne et son Régime qu’il a dénoncé dans l’opposition. il n’y a pas si longtemps on aurait donné le bon dieu sans confession comme disent les chretiens a louisa hanoun qui hier etait la championne de l’opposition ,aujourd’hui elle est l’instrument servile du pouvoir.

    Vous êtes assurément un homme d’expérience qui ne transige pas, je le souhaite en tout cas, avec l’élection de ceux qui doivent nous gouverner ou diriger nos partis politiques. J’ai dit, en effet, que je me rangerai volontiers derrière Ali-Yahia Abdenour et Ali Benhadj dont je sais pertinemment qu’ils n’accepteront pas de diriger un mouvement sans avoir été élus. L’un l’a démontré à la tête de la LAADH et l’autre à la vice-présidence du FIS.

    Rassurez-vous M. S. Abdellah que je suis tout à fait persuadé que je n’ai strictement rien à vous apprendre ni sur Ali-Yahia ni sur quoi que ce soit d’autres. Pardonnez-moi encore de vous avoir attribué une chapelle que vous n’avez pas. Vos propos : « Je suis à la retraite à la fois professionnelle et politique » qui m’ont laissé dire ce que j’ai dit. Ne prenez point ombrage, je vous ai injustement situé dans le camp du plus vieux parti de l’opposition. Dont acte.

    Mes salutations fraternelles.




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  • sadawi
    11 février 2010 at 11 h 26 min - Reply

    Non au désordre qui,en plus qu’il crée d’autres problèmes, finira par nous ramener aux années sombres du meurre au nom de l’islam:
    Il faut par contre une volonté soutenue des élus locaux(pas d’en haut) pour ordonner un sit inn de 48 heures sur les places publiques, en guise d’avertissement à ces rapaces.




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  • BOUKEZOUHA abdelouahab
    11 février 2010 at 11 h 32 min - Reply

    Salam,

    Cher Brahim, il me faut préciser un élément extrêmement important pour qu’il n’y ait aucun malentendu. Comme tous les Etats du monde, l’Etat musulman organise son ordre public juridique qui s’impose à tous.

    Prenons l’exemple du Ramadan, une personne qui, pour des raisons religieuses ou philosophiques, ne veut pas l’observer est libre dans son espace privé. Mais si elle venait à rompre le jeûne en public, elle aura perturbé l’ordre public. Et pourra comme partout ailleurs être sanctionnée.

    Cette précision me paraît utile.




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  • KARIM
    11 février 2010 at 12 h 00 min - Reply

    il faudrait réactiver saint égédio ,il faut que tous les acteurs politiques de cette époque se reunissent a nouveau pour donner plus de substance a cette reunion qui a manquer de peu d’ emporter la dictature d’alger ,et pourquoi ne pas mettre une date symbolique a cette reunion et se retrouver tous les ans jusqu’a la liberation?




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  • Mohand
    11 février 2010 at 14 h 35 min - Reply

    Je suis désolé de dire que le problème soulevé exige surtout des acteurs qui veulent participer à la lutte contre les malversations et son corrolaire les biens mal acquis. Les conseillers sont utiles mais pas trop, car l’action prime dans le cas présent. Les diagnostics on en a fait des tas.
    Nous participons donc à l’opération que le Pouvoir (bicephale) dit vouloir entamer. Il dit même qu’il ne trouve pas de cadres intégres en mesure de le faire.

    Ne soyons pas donc paranoiaques, les services secrets ne vont pas nous tuer parce que nous disons la vérité et nous le prouvons, les concernés ne sont pas des Benladen ,ni la CIA ni la DST , ni M15 etc…Nous dévulgons des faits cachés conséquences des vols qualifiés des deniers publics.
    Derrière ces voleurs, il y a les hommes de main et leur argent mal acquis. Et nous, nous avons la loi pour nous , notre convition et notre volonté. Si nous sommes nombreux à participer à cette opération, nous serions une force qui aura les appuis des hommes honnétes du pouvoir et en dehors du pouvoir mais surtout les ONG internationales et les opinions publiques étrangères et par voie de conséquence certains Etats étrangers.

    Toutes les organisations mafieuses, tous les voleurs deviennent faibles aussitot que des individus courageux les désignent clairement, sans parti pris à l’opinion publique.Pour gagner des combats il faut avant tout les mener à terme.
    Il suffit de regarder ce qui s’y passe dans le monde pour confirmer que le moment est opportun. En France, aux USA, en Finlande, en Chine, en Suisse, en Angleterre, des cas inouis ont été jugés et des grands groupes puissants comme ELF , Siemens, Man, Technip, Thales ont été condamnés pour des faits de corruption. Des députés en Angleterre ont été obligés de rembourser des notes de frais de quelques milliers de livres etc…
    Chez nous c’est une mafia , se sont des trabendistes qui volent les biens publics car ceux qui doivent les en empecher font autant sinon plus. Nos députés ne peuvent rien et ne feront rien car ils ont tous des choses à se reprocher, des Ministres aussi laissent se produire des actes invraissemblables. Ils laissent leurs subalternes faire car ces derniers savent ce que leurs chefs font. Les organes de controle ont des tutelles qui les bloquent et orientent leurs actions. Les rapports de l’IGF aboutissent dans les tiroirs des Ministres de tutelles. Seuls les Ministres sont en mesure de donner suite en déposant plainte et en relevant les personnes incriminées. Les rapports de l’IGF ne sont jamais rendus publics, tout comme ceux des autres organes de contrôle. Rien ne vient d’eux, c’est une veille permanente et organisée sur les dossiers qui sont ensuite classés sans suite. Une armée de oisifs et d’agents téléguidés.
    Alors que ça devrait la loi qui guide leur action et non le bon vouloir de tel ou tel à un moment donné, et une fois terminé on oublie et on passe à autre chose.
    La Cour des comptes est étouffée depuis 1999, le dernier rapport publié par elle date de 1998. Sa lecture nous renseigne sur la gabégie, l’incompétence, des irrégularités monstrueuses. On comprend pourquoi elle n’agit plus, car il y a trop de choses anormales et illégales que les membres du Gouvernement n’ont pas la volonté de redresser, ils laissent faire. Si ce n’est pas délibéré et voulu les scandales à répétition que nous vivons actuellement n’existeraient pas. Et encore on ne dit pas tout, on cible quelques dossiers alors qu’il y a des milliers. Beaucoup de responsables ont des comptes à rendre. Et comme la Presse est muselée rien ne peut arriver.
    L’affaire de Sontrach est significative de la démarche, on nous parle de contrats de gré à gré des broutilles, mais personne n’informe sur les gros contrats et notamment sur les ventes de pétrole.

    La Sonatrach dispose d’un groupe de réviseurs d’Entreprises, lesquels entérinent chaque année le bilan de Sonatrach. Ils ont connaissance de tous les contrats, et de toutes les dépenses, ils n’ont pas fait leur devoir (conformément à la réglementation qui les oblige à attirer l’attention sur les cas anormaux …frais et investissements). Dans le dernier rapport 2008 , la formule laconique, de ces mêmes réviseurs d’entreprises, qu’ils ont employée pour évacuer leur responsabilité est la suivante :les comptes des filiales de Sonatrach ne sont pas pris en compte dans le bilan du groupe. Ils écrivent aussi que le Groupe Sonatrach envisage de confier une étude globale de mise en place d’un système de gestion de la trésorerie à un Bureau spécialisé (étranger), cette information est reprise chaque année depuis 2003. En d’autres termes , la gestion et le controle des filiales, les sociétés étrangères qui participent à la production seules ou en association avec Sonatrach en Algérie et à l’étranger ne sont pas rigoureusement controlées, puisqu’il y a aucune donnée en dehors de la liste des sociétés et entreprises (voir le bilan , il est en ligne sur internet).Tout comme on avoue que le systéme de gestion de la trésorerie n’existe pas… une formalité donc ces expertises qui coutent sans doute des millions de DA par an.
    J’espère me tromper mais je pense bien que c’est la jungle dans ce secteur et que personne ne controle vraiment.
    Personne ne s’est interrogé jusqu’à maintenant sur les différentes anomalies y compris le Monsieur qui sait tout (le Ministre en l’occurence). A qui on vend le pétrole et combien , qui peut le dire ? Lui et les barons du sytéme doivent le savoir , mais l’Algérien lui il n’a pas à connaitre.

    A la pêche , au transport, au MTP , à l’Education nationale, à la Formation professionnelle, il y a des cas avérés de corruption et personne n’en parle.
    Dans les banques il y a des trous gigantesques et on ne fait rien. On ose pas demander le remboursement aux barons algériens des prêts qu’ils ont pris sur simple coup de fil. Dans l’industrie il y a des ventes de patrimoines dont on ne connait rien , comment cela s’est fait, qui sont les acquereurs ? c’est le cirage.

    Dans cette salade à l’Algérienne, il y a évidemment des profiteurs et des opportunistes qui par le simple fait de leur attitude ou de leur connaissance de l’un ou l’autre des frères du Président, des Ministres du clan présidentiel, des généraux et des militaires, des Ambassadeurs, des Walis etc… ils organisent leur enrichissement sans cause, visible dans les rues, et pour certains à l’étranger.

    C’est pourquoi je pense qu’il faut ne pas s’affoler et continuer à se taire, il faut que l’on prenne à bras le corps ce phénomène car personne ne le fera à la place des Algériens.
    Le Gouvernement ne fera rien, car il ne peut pas renvoyer la plupart des Ministres, le DRS ne peut pas faire car ce n’est pas sa mission dans la plupart des dossiers, seuls ceux qu’on peut qualifier de sensibles en relation avec la sécurité du pays pourraient être concernées. Ce n’est pas le DRS , qui va déposer plainte pour les autres délits, et quand bien il en a la compétence,la capacité et l’information cette direction ne peut pas tout faire. Personne n’ignore qu’elle avait les éléments pour agir avant cette période , et elle n’a rien fait dans la majorité des cas. Ce n’est pas à des services, par définition secrets, de gérer le pays et de corriger les erreurs d’un Gouvernement, qui s’est transformé en un clan, et une administration inefficace et corrompu de l’APC au niveau le plus élevé.
    L’Algérie n’est pas gérée, elle est organisée pour enrichir une catégorie de citoyens , la catégorie de gens qu’on peut nommer de beni oui oui (comme Belkhadem et le FLN, Ouyahia et le RND, Boujerra et le MSP, Hanoun et le PT, Said et l’UGTA, les Tradentistes devenus milliardaires etc… qui sont au service de la Fraterie, des amis, et ceux qui restent du Malg et militaires corrompus et ce au détriment de tous les autres.
    Chaque marché qui est illégalement attribué cache une maversation on trouve un ou plusieurs personnes citées ci dessus, chaque marché de gré à gré cache des vols déguisés (ils ne peuvent être décidés que par les fideles et ceux qui sont des protégés ). Chaque marché de réalisation signé contient en son seing les germes de malversations, car le suivi de réalisation des contrats sont caractérisés par des laissers aller et de passes droit qui donnent lieu à des paiements indus au détriment de l’intérêt national au bénéfice de l’une ou l’autres des personnes ci dessus ainsi que les différents techniciens et agents subalternes qui voient en cela un occasion de satisfaire des besoins que leur salaire ne peut pas faire. Chaque contrat d’étude et ou assistance que signe les sociétés Algériennes ou « étrangères » (de statut algérien) sont des foyers de corruptions, car c’est par ce biais que la corruption se propage et que les étrangers en tirent également profit en déclarant des prestations payées alors qu’elles bénéficient aux entreprises étrangères avec la complicité des Algériens. Toutes les grandes sociétés et les banques sont représentés en Algérie par des enfants et des proches des Ministres , et des Militaires au pouvoir ou en retraite.
    On achète le silence des « petits » avec des voyages et parfois des appartements ou des véhicules, parfois de des villas comme c’est le cas du MTP et du Colonel intermédiaire et en même temps conseiller du Ministre de la Justice. Mais ce n’est pas le seul , il y en a d’autres dans les autres Ministères qui font exactement la même chose. Pour s’en convaincre il suffit de regarder de près leur train de vie et la preuve sera faite…. Ne parlons pas de simples Agents de la Douane ou de certains magistrats.
    Toutes ces catégories de situations et tous ces hommes ont tous un objectif blanchir l’argent en Algérie et à l’étranger par n’importe quel moyen. Des sociétés se créent et des prêtes noms servent d’alibis, des Algériens résidents en Algérie achétent des biens immobiliers en France, en Espagne, en Tunisie, en Turquie, en Egypte, aux EAU, en Amérique (canada et USA), les plus anciens et les plus avisés choisissent les Pays d’Amérique du Sud.
    Quant aux comptes bancaires ils sont en France en Suisse , à Dubai, à Tunis, en Egypte, et dans les Paradis fiscaux (USA, trois Etats sont célébres pour être des paradis fiscaux protégés par la toute puissante Amérique, en Angleterre également ou 3 paradis fiscaux sont intouchables,à Taiwan, en Suisse etc…
    Les paiements des commissions se font de plusieurs manières mais les grandes opérations obéissent toutes à la une meme régle, des sociétés écrans reçoivent l’argent en provenance de filiales de corrupteurs situées dans les Paradis fiscaux, ils atterissent sur des comptes de sociétés écrans et parfois des individus outre que les personnes concernées. Les sommes sont alors mises à l’abri dans comptes de sociétés d’un genre nouveau anonymes et dont les vrais propriétaires n’apparaissent pas même dans les statuts des sociétés.

    Cependant les transferts sont traçables, il reste toujours des indices qui permettent de relier les versements et ou virement à des opérations et alors il sera possible de savoir quel contrat est ainsi rémunéré. Les régles imposées aux banques étrangères est de mentionner le bénéficiaire, l’origine et l’objet… Comme TRACFIN par exemple traque les opérations importantes notamment en collaboration avec les banques qui acceptent de jouer le jeu, les sommes importantes ne transitent plus par les pays européens , ils vont aussi aux endroits où il n’est pas possible de faire aucun controle fusse t il juridiquement établi.

    On peut à la lumière des dernières décisions de l’OCDE, obtenir les noms de tous les propriétaires de sociétés et de biens ainsi que les comptes de tous les Algériens. Pour cela il faut une volonté politique et ce n’est pas Bouteflika qui va le faire, lui qui a des biens en son nom et au nom de ses frères dans plusieurs pays.

    Ceci étant dit, la procédure de collecte des données peut être faite en se basant notamment sur les déplacements des hommes alibis, leur fréquentation, leur relation. On peut découvrir les accointances et de fil en aiguille arriver à avoir des informations intéressantes et sures. C’est un travail de longue haleine mais il est possible d’aboutir à des résultats qui mettront à nu les agissements de beaucoup d’entre ceux qui volent l’Algérie, fonctionnaires mais aussi les privés. Il faut une grande volonté, du courage, de la perspecacité,et du du sérieux.

    Par dela les aspects juridiques, le recensement des élements d’informations pourrait commencer d’ores et déjà par la multitude de faits dénoncés ici et sur d’autres sites. On ne peut pas compter sur la Presse c’est un fait évident, mais il y a internet. il est accessible à tous y compris autorités concernées, Partis politiques etc.
    Il faut enfin faire quelque chose car on ne peut pas rester les bras croisés et laisser faire… nous n’avons rien à perdre, et nous ne demandons rien, mais c’est un devoir que de participer à cette noble mission de salut national.




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  • radjef said
    11 février 2010 at 17 h 51 min - Reply

    Bonsoir tout le monde.D’abord un grand bonjour à Z Houfani et à travers elle à toutes les algériennes et à tous les algériens contraints à l’exil par l’arrogance du pouvoir en place.Chacune de leurs interventions nous donne le courage d’aller de l’avant. @Adel. Bonsoir. En 1980, l’Algerie comptait plus de milliardaires que Paris, Londres, Madrid et Wachington réunis, alors que les richesses du pays étaient la proprieté de l’Etat, c’est a dire du peuple. Les algeriennes et les algériens faisaient leurs marché comme les parisiens ou londoniens…Selon les statistiques de Abdelhamid la science, alors ministre de la planification, le pays detenait le triste record de 6000 milliardaires…Voila à quoi ont abouti les institutions qui devaient survivre aux vicissitudes de l’histoire et à la fin de l’humanité, lancées par Boumediene.




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  • Kader Zerrou
    11 février 2010 at 18 h 51 min - Reply

    Bonjour !

    Je viens de découvrir votre site, le quotidien d’algérie et j’apprécie énormément le travail qui s’y fait.
    Je voudrai en savoir davantage sur les actions que vous menez et si possible, assister à vos réunions ici en France…je ne suis pas seul, des amis sont aussi intéressé par ce combat contre la dictature et les forces du mal qui prennent en otage notre pays..
    Mes amitiés




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  • Abdelkader DEHBI
    11 février 2010 at 19 h 20 min - Reply

    @ — Kader Zerrou : – Tous nos compatriotes algériens, où qu’il soient – résidents en Algérie ou expatriés – sont invités à rechercher le contact et le débat, avec d’autres compatriotes, autour de la nécessité de REAGIR, par la parole, la dénonciation et tous autres MOYENS NON VIOLENTS, pour exiger des poursuites pénales contre les barons d’un régime politique illégitime et incompétent, corrompu et félon. En particulier contre le clan des généraux responsables de crimes imprescriptibles et le clan de la « dynastie » des Bouteflika et de leurs « clients » politiques. Il faut instaurer un immense forum à l’image de « LQA » pour dénoncer en permanence les criminels et des voleurs, jusqu’à leur chute finale In Châ’Allah.




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  • Kamel
    11 février 2010 at 19 h 47 min - Reply

    ARRETEZ DE REVER, LE PEUPLE ALGÉRIEN EST DEVENU LACHE, LES PARTIS POLITIQUES N EPENSENT QU’A LA ZAAMA, LES GENS AU POUVOIR ONT MANIPULÉ LES RESULTATS EN 1999 LORSQUE TOUS LES CANDIDATS A LA PRESIDENCE SE SONT RETIRÉS SAUS L’ÉLU DES ASSASSINS.




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  • Arezki Nait Amar
    11 février 2010 at 19 h 56 min - Reply

    La dénonciation de la corruption,un acte civique.

    Il faut faire que la dénonciation de la corruption soit considérée aujourd’hui comme un acte citoyen de bravoure positive car dans la plupart des cas ces abus-abus de pouvoir,malversations,corruption,escroquerie- sont préjudiciables à nous tous,en tant que citoyens,contribuables et consommateurs.
    Le droit à la dénonciation du phénomène de la corruption devrait être un droit inaliénable comme la liberté car c’est grâce à la dénonciation qu’un certain nombre de personnages liés à la politique ou au monde des affaires ont pu être mis hors d’état de nuire depuis plusieurs générations.
    Evidemment, cette action de salubrité publique nous fait encourir des risques.En effet,le nombre de personnes menacées,brisées,détruites ou tout simplement assassinées pour avoir dénoncé tel ou tel abus ne se comptent plus actuellement.Il faudrait que chaque personne puisse bénéficier d’une protection personnelle lorsqu’une dénonciation se fait dans des circonstances dangereuses ou difficiles.Mais comme il n’est pas imaginable d’obtenir une protection légale comme dans les pays anglo-saxons,il est vraiment nécessaire de construire un système de protection à un autre niveau : C’est nous, c’est le nombre, ce que les puissants appellent  » l’opinion publique » , celle qui leur fait si peur.
    Aujourd’hui, grâce aux nouvelles technologies, il est possible de créer un vent de panique positive en très peu de temps à la seule condition d’être organisé pour toucher très vite toutes les instances qui réagissent à la peur de l’opinion publique,de sa masse et de son nombre.Alors, construisons au plus vite la plus grande communauté possible de personnes pour lutter contre ces personnages ou organisations mafieuses qui se positionnent au dessus des lois pour abuser de nous tous.




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  • Rédaction
    11 février 2010 at 20 h 08 min - Reply

    Une autre proposition concrète:
    Chacun d’entre nous doit relayer ce texte à autant d’algériens que possible, en Algérie et à l’étranger. Il faut par ailleurs inonder les rédactions de notre presse « indépendante », pour qu’elle ne dise pas qu’elle ne savait pas. Et dans la mesure du possible, imprimer le texte, et le distribuer à nos compatriotes. Les Universités, le milieu enseignant, les lycéens et les salariés de Sonatrach et des compagnies étrangères au sahara doivent être particulièrement informés de notre jeune mouvement. Il faut investir Facebook et Twitter. Ceux qui le pourront, devront coller le texte sur les murs de nos quartiers. Il faut, que de manière rapide, nous puissions pallier à la carence du meilleur allié naturel du régime: La presse. Le secret de la réussite de notre initiative de salubrité publique réside dans la plus large diffusion de ce texte, à un grand nmbre d’Algériens, sur une courte période. Si nous réussissons cela, le train du changement s’ébranlera pour des lendemains plus dignes. Et il ne s’arrêtera qu’en gare.
    DB




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  • Arezki Nait Amar
    11 février 2010 at 21 h 09 min - Reply

    Cher D.B ,

    J’adhère entièrement à votre idée pour la simple raison que c’est la simplicité dans la méthode qui fait le succés d’une idée!Comme la majorité des Algériens n’a pas les moyens pour se connecter à Internet et visiter notre site,votre proposition permet donc à les atteindre par un moyen simple, traditionnel et efficace !




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  • Zehira Houfani
    12 février 2010 at 0 h 18 min - Reply

    Et il ne s’arrêtera qu’en gare.
    Je vous salue également frère Radjef. Quel lourd fardeau que de savoir ce qui se trame contre l’Algérie. N’est-ce pas? Mais, on dirait qu’il y a peut-être une petite lueur qui pointe à l’horizon. Ayons confiance, les Algériens ne sont pas nés pour être des éternels esclaves de leur système politique. Je veux croire que mon peuple a produit des hommes d’honneur qui finiront par se lever et reprendre leur dû. Et comme le dit frère Benchenouf : le train ne s’arrêtera qu’en gare D’ARRIVÉE!

    J’aimerais aussi apporter quelques précisions sur les réseaux de corruption et de blanchiment d’argent entre l’Algérie et le Canada. En fait, l’essentiel de ces réseaux se situe au Québec, une sorte de prolongement de la Françafrique. Comme vous savez, le Québec est la seule province francophone du Canada. Et les québécois s’identifient du reste du Canada (anglais) par leur filiation française. Ils revendiquent leur indépendance vis-à-vis du Canada et le MAK algérien leur emprunte là-dessus. Donc, il y a un triangle presque naturel qui réunit les « affairistes » algériens, leurs « partenaires » français et par prolongement québécois. Nos magouilleurs se sentent en confiance et comme des poissons dans l’eau.
    SNC-Lavain est un modèle de réussite de l’entreprise québécoise. Mais, ici, elle a un code d’éthique et respecte les normes établies par le gouvernement. En revanche, dans les républiques bananières, elle fait comme les autres vautours, les français en particulier pour ce qui concerne les anciennes colonies. Les étrangers qui traitent avec les nôtres ne se gênent pas pour se comporter en voyous sachant à qui ils ont affaire. Des Algériens qui n’ont aucun respect ni pour le pays, ni pour leur peuple. La preuve en est dans ce qu’il ont fait de leur pays après 60 ans d’indépendance. Tout ce qu’ils ont appris, c’est s’humilier devant autrui en rabaissant les leurs.




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  • laid
    12 février 2010 at 7 h 39 min - Reply

    je n’y crois pas,car on a atteint le summum du crétinisme avec le viol de la constitution pour un 3éme mandat.




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  • meghress19
    12 février 2010 at 8 h 21 min - Reply

    Azul, salam
    Et si on creait un petit font, a partir de ce mouvement, pour supporter les familles des gens qui seront cibles par le pouvoir. N’oubliez pas qu’il y a beaucoup de gens en Algerie qui hesitent de foncer de peur de laisser une famille derriere eux. Cette petite caisse servira de subventions a ces familles delaissees et sera un booster pour les gens qui hesitent a participer.
    Ce n’est qu’une idee.
    Je serais le premier a verser ma cotisation mensuelle.

    Meghress sghour California




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  • radjef said
    12 février 2010 at 9 h 28 min - Reply

    Bonjour tout le monde. Je suis contre celles et ceux qui disent que le peuple est lache, qu’il ne peut pas avancer…Dans ce forum, les liens qui nous attachent les uns aux autres sont plus forts que ce qui nous divisent…Nous avons toutes et tous été deçus a un moment ou au un autre de notre existence, mais est ce une raison pour laquelle il faut baisser les bras? Non! Un vieux adage si cher aux paysans du Djurdjura dit a quelque chose prés ceci: Si le fellah doit s’occuper a faire ses comptes, il ne semera jamais le grain.




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  • Hlima Boussaadia
    12 février 2010 at 16 h 23 min - Reply
  • BOUKEZOUHA abdelouahab
    12 février 2010 at 16 h 27 min - Reply

    Salam,

    La lutte et la dénonciation de la corruption en Algérie n’a jamais cessé d’être l’une des préoccupations de l’opposition au régime depuis les années 60. Plus près de nous, nos amis du MAOL ont consacré un dossier à cette question. Voici les premiers éléments d’une « enquête » que ce mouvement a menée, qu’il en soit remercié :

    Les paradis fiscaux des généraux

    Dans le monde bancaire occidental qui se veut irréprochable, honnête et consciencieux, il est tout à fait indigne que l’on puisse fermer les yeux sur des pratiques très graves aux suites plus que désastreuses pour des populations tout entières. Pire encore, il convient même de parler de complicité criminelle quand on se rend compte des conséquences directes de telles complicités sur la politique interne algérienne et les évènements qui s’y sont déroulés depuis près de deux décennies.

    En effet les responsables des banques étrangères concernées par ces pratiques de blanchiment en tout genre, connaissent très bien l’origine des fonds versés dans leurs banques par les responsables militaires algériens.
    Ces banques buandières traitent avec les généraux algériens avec une amabilité et une courtoisie déconcertante en fermant les yeux devant l’afflux de sommes d’argent faramineuses et de biens malhonnêtement acquis. Elles encouragent ainsi et de manière directe le recèle des biens du peuple algérien.

    L’histoire se répète et les responsables des banques mises en cause ferment les yeux encore une fois sur la spoliation du peuple algérien par des généraux véreux qui ont mis le pays à feu et à sang dans le seul et unique but de s’enrichir. Agissant en toute impunité derrière leur écran de fumée et de sang, les généraux assassins n’ont à aucun moment mesuré la portée de leurs machinations et n’ont jamais pris en compte le devenir de l’Etat algérien et le sort de son peuple meurtri.

    Comment la dette algérienne a-t-elle pu atteindre des montants aussi faramineux ?

    Pourquoi des gouvernements dits « démocratiques » peuvent-ils fermer les yeux sur des pratiques qu’ils condamnent publiquement mais qu’ils encouragent par leur silence ?

    Comment de puissants services de contrôle financier européens dotés des moyens d’investigations les plus pointus peuvent-ils tourner le dos aux agissements frauduleux de diverses banques qui couvrent et encouragent le vol ?

    La réponse à ces interrogations relève comme à l’accoutumé de la raison d’Etat qui fait que l’on doit taire tous les sens au nom de cette muselière anti-démocratique. Il est ainsi bien plus facile de faire et défaire des gouvernements, manipuler des dictateurs aux fortunes nauséabondes et par conséquent, se faire le maître du destin de populations entières.

    Le drame algérien trouve ses origines autant dans les banques en Suisse, en France, au Luxembourg et au Liechtenstein, que dans le cabinet noir des démons de l’apocalypse.
    Les généraux suivants, pour ne citer que ceux là comme exemples, bénéficient de la complicité des banques mises en cause pour mettre à l’abri des centaines de millions de dollars prélevés sur les comptes de l’Etat algérien au détriment des malades qui dépérissent dans les hôpitaux délabrés, des orphelins qui courent les rues et des hommes et femmes qui troquent leur honneur pour une bouchée de pain.

    * Le général major Larbi Belkheir:

    Il possède plusieurs comptes bancaires dans une banque à Genève en Suisse qui est le Crédit Lyonnais; ces comptes sont en gestion privée.
    Parmi ces comptes, les deux premiers ont été ouverts par Belkhier en personne durant l’année 1988 à la dite banque située à la place Bel- Air, Genève1204; l’un nominatif Larbi Belkheir dont le numéro est: 104088 C, dans lequel il a fait un premier versement à l’ouverture, d’un montant de 1.220.000 dollars, c’est un compte dépôt rémunéré.
    Il a, à plusieurs reprises, utilisé la ligne directe de la présidence de la république pour donner les directives à son gestionnaire qui répond au nom de Dominique Stocker ; le téléphone est le n° 41227056666 ; l’enregistrement des conversations par le groupement contrôle réseau (GCR), organe d’écoute qui dépend du département du renseignement et la sécurité à l’appui.

    Son deuxième compte bancaire est un compte numéroté : 5039500321288 qui renferme plusieurs dizaines de millions de dollars issus de diverses transactions avec des firmes étrangères et de commissions de marché.

    Il a un autre Compte au Luxembourg qui est aussi en gestion privé. Ce compte est géré par un certain Pascal Gurndrich, téléphone: 352476831300.

    * Le général major Mohamed Touati:

    Il possède un compte dans la banque Crédit Lyonnais à Monaco, son adresse est, 01 avenue des Citronniers, 98000 Monaco. Mohamed Touati est un client plus ou moins riche, il possède sur son compte portant le numéro: 74293 M un peu plus que 8 millions de dollars.
    Le gestionnaire de son compte est monsieur Philipe Sarlin et son téléphone est: 37797973470.

    Les transferts de fonds passent sous la couverture d’achats d’ouvres d’art d’une galerie située à Monaco et qu’il possède avec un ancien officier de la Sécurité Militaire (SM), un certain Nourredine Benferhat.

    * Le général major Mohamed Lamine Mediene:

    Il a un compte numéroté en Suisse dans l’union des bancaires privés (UBP), 96-98 Rue du Rhône, Genève 1204 Suisse.
    Le numéro de son compte est : 121274552136KM94, il est géré par un certain S. Serval.
    Rien que ce compte renferme prés de 62 millions de dollars, une somme provenant pour la plupart des commissions de l’achat d’armements pour l’ANP. Rien que la société sud-coréenne  »Daewoo » a versé plus de deux millions de dollars pour s’établir en Algérie après la liquidation de son premier directeur à Alger.

    * Le général major Smain Lamari:

    Grâce à ses contacts avec les milieux du patronat français et les hommes qui font du lobbying pour l’investissement en Algérie, il a réussi à faire une vraie fortune et possède à ce titre deux comptes numérotés au Crédit Suisse en Private Banking.
    L’un d’eux est sous le numéro: 72796365197821 SP géré par un certain Carone Rolf, il renferme plus de 45 millions de dollars, une somme qui provient pour la plupart des commissions sur les marchés de privatisation et investissements étrangers. Le deuxième est aussi en Private Banking et renferme les Sommes amassées lors de contrats d’armement spécialement avec l’Afrique du sud.

    Cela n’est qu’un spécimen de quelques banques qui couvrent les malversations de certains généraux algériens sans que ces mêmes banques ne demandent aux richissimes titulaires des certificats sur l’origine des fonds déposés.

    A la lumière de ces exemples, le Mouvement Algérien des Officiers Libres demande officiellement aux banques mises en cause et toutes les banques abritant des comptes qui appartiennent à des responsables algériens, au nom des conventions internationales sur la protection des fonds publiques, au nom des lois internationales qui régissent le traitement de fonds d’origine douteux, au nom du code pénal international en vigueur contre le blanchiment d’argent, au nom des lois algériennes sur le détournement des biens et fonds publiques ce qui suit:

    (1)-La levée du secret bancaire des généraux algériens suivant :
    Khaled Nezar, Abdelmalek Guenaizia, Larbi Belkhier, Mohamed Lamine Mediene, Mohamed Lamari, Ahmed Boustila, Kamel Abderahim, Smain Lamari, Sadek Kitouni, Mohamed Ghenim, Abdelhamid Djouadi, Mohamed Betchine, Benabess Gheziel, Mohamed Touati, Taghrirt Abdelmadjid, Fodhil Chérif, Said Bey et Hacéne Beldjelti.

    (2)- Le gel de tous les comptes bancaires des personnes incriminées dans toutes les banques et l’interdiction de toutes opérations bancaires concernant ces comptes.

    (3)-La collaboration des banques avec les instances judiciaires nationales algériennes et internationales afin de mener à bien toutes les investigations nécessaires.

    (4)- La dénonciation de toutes transactions bancaires douteuses avec des responsables algériens.

    Des poursuites judiciaires seront engagées contre les banques complices qui refuseront de coopérer, au nom du peuple algérien qui ne va plus se taire et regarder ses richesses s’envoler.

    Il n’est plus admissible que le peuple algérien souffre le martyr et digère la misère ( plus de douze millions de pauvres soit plus du tiers de la population algérienne), alors que la fortune algérienne à l’étranger dépasse le chiffre de cinquante milliards de dollars.

    Il n’est plus acceptable que des généraux mafieux passible devant les instances judiciaires des peines les plus sévères puissent trouver abris dans des capitales qui prônent haut et fort l’égalité et la justice.

    Il n’est plus approuvable que le peuple algérien endosse des dettes dont il n’est pas responsable et qui hypothèquent l’avenir des générations futures, alors que les responsables se pavanent dans des cités protectrices et baignent dans le luxe et la luxure.

    Il n’est plus admissible que le sang algérien soit versé pour servir de bouclier à la déprédation et au gaspillage de l’Algérie par des généraux indignes qui se bousculent pour le partage des richesses.

    Il n’y a aucune raison pour que le secret bancaire (concernant les comptes des généraux mis en cause) ne soit levé, car s’agissant d’argent maculé, honteusement détourné au même titre que l’argent provenant du trafic de drogue ou trafic d’armes que les milieux introduits connaissent bien.

    Il n’est inadmissible qu’au moment où des victimes payent dans l’indifférence totale de leur personne pour subvenir à leurs besoins les plus simples, alors que l’argent algérien est indûment entreposé dans des banques peu scrupuleuses.

    Pour toutes ces raisons nous appelons le peuple algérien à ne plus rester passif devant le saignement de l’économie algérienne et devant la vente de l’Algérie à de nouveaux colons.

    Il est impératif d’arrêter au plus vite et par tous les moyens légaux possibles les généraux responsables de cette calamité et les traduire au plus vite devant la justice afin de sauver l’Algérie et rendre justice à toutes les victimes.

    Le Mouvement Algérien des Officiers Libres appelle l’ensemble des femmes et des hommes algériens à s’unir pour le combat contre les criminels véreux et leurs alliés dans le civil pour que la loi puisse être appliquée et que la souveraineté revienne au peuple qui ne croit plus les discours fantaisistes qui ne trouvent plus d’échos.

    Notre appel est aussi destiné aux enfants de Chouhadas et enfants de Moudjahidines intègres pour leurs demander de prendre leurs responsabilités devant le pourrissement de la situation dans le pays. Ce sont les premiers qui doivent demander des comptes aux généraux qui ont mis le serment de novembre 54 aux oubliettes, au nom du sang versé par les parents des uns et des autres, au nom du courage des martyrs qui rêvaient d’une Algérie meilleure que celle des généraux, au nom de tous les sacres saints de la guerre de libération.

    Aux officiers de l’armée nationale populaire qui réalisent enfin que le Mouvement Algérien des Officiers Libres ouvre pour une Algérie libre juste et souveraine, de prendre les mesures nécessaires qui s’imposent d’abords en refusant de servir de chair à canon, alors que les chefs se gavent, mais surtout en prenant leurs responsabilités devant le serment envers Dieu, envers le peuple et envers les Chouhadas, de protéger et de servir l’Algérie en toutes circonstances même devant la traîtrise des chefs et d’agir en conséquence.

    Le Mouvement Algérien des Officiers Libres met en garde le président Bouteflika devant la gravité de la situation actuelle du pays. Même si lui, a rendu une partie de l’argent détourné durant son mandat de ministre des AE dans les années soixante dix, sa notoriété reste vacillante. Il y va de sa crédibilité aujourd’hui en tant que chef d’Etat qui clame à toutes les occasions qu’il est le chef suprême des forces armées, d’ouvrir une enquête sur les agissements mafieux des généraux de son armée. Nous le mettons au défi de prendre toutes les mesures qui s’imposent en commençant par ouvrir le dossier de son ami Larbi Belkheir.

    Il est des faits et des gestes qui sont inqualifiables, que les mots même les plus durs n’arrivent pas à décrire, c’est la raison pour laquelle les crimes perpétrés par les généraux resterons et pendant longtemps une honte pour l’armée algérienne.

    Le Mouvement Algérien des Officiers Libres mettra tout en ouvre pour démasquer tous les complices étrangers dans les cercles financiers internationaux et les banques complices à tous les échelons.

    Le Maol qui continue d’intervenir sur le champ politique de l’opposition algérienne doit saisir cette prise de conscience sur cette question de la corruption pour poursuivre ses investigations ou sortir les élements qu’il détient encore pour confondre les corrompus et les corrupteurs. Depuis la date de la publication de ce dossier sur le site du MAOL, la corruption a considérablement proliféré devant l’impunité.




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  • BRAHIM
    12 février 2010 at 19 h 53 min - Reply

    Je suis vraiment étonné qu’en Algérie on ait entendu pendant longtemps uniquement parler que de « hizb françà » mais jamais de « hizb maricane ». Est-ce que avant c’était moins grave, pour « certains », d’être « Hizb anglize » ou « hizb maricane » que « hizb françà » ???? !!!!




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  • Lexilé
    13 février 2010 at 6 h 48 min - Reply

    Salam Azul et bonjour a tous mes frères et sœurs

    Je remercie d’abord Monsieur Sidhoum pour son initiative fort importante au yeux et a la mémoires de tous les exilés et les morts pour cette Algérie .
    A mon humble avis, a aprioris, il faut définir la démarche a suivre a partir du débat virtuel , c a d déléguer les personnes soucieuses de l’avenir de notre pays et aimant bien sur, car si on aime pas le pays on dérange les autres et on nuis a la bonne action entreprise en faveur d’une bonne démarche. ( mais attention aux taupes de la DRS) qui grouillent dans les cafés montréalais)

    1 : Faire appel au ex ministre qui ont claqué la porte dans différents gouvernement ,
    – aux meilleurs membres de parti d’oppositions , ceux la , même si on dit qu’il y a pas d’opposition certes mais y en a toujours quelques uns qui dérangent le gouvernement et crie aux scandale quand il le faut ,
    – – faire appel a certain député bien qu’ on le sait tous qui sont corrompu jusqu’a l’os mais du groupe on trouve quelque uns de confiant qui aiment leur pays.

    – Faire appel aux intello algérien vivant a l’étranger , y en a plusieurs .

    – Faire appel a tous les citoyen, la moindre chose faite pour avancer cette initiative n’est que louable.
    Ces derniers imprime l’appel ou le sujet qui accompagne la pétitions et la liste nominative ou répertorié chaque nom de personnes même s’il le faut faire du porte a porte
    Et les remettre au responsable désigné dans sa ville.

    Se constituer en groupe dans chaque capitale du monde et bien sur Alger , mandater une personne afin de diriger les actions a entreprendre , une fois que chaque groupe est composé il nomme un dirigeant , se constituer en groupe de dirigeants qui désigne un orateur vis a vis des organismes internationaux et nationaux qui vont parler au nom du peuple et pour avoir cette légitimité. il faut que chaque groupe d’une capitale reçoit une pétition , signé par tous les citoyens algérien ,enfant, époux ,maris , Une fois que chaque dirigent a une copie de cette pétition qui composera un dossier avec lequel ce groupe composé de délégués de chaque capitale pourront enfin s’adresser aux différentes instances internationales ce qui les rendra légitime de leur action et ne sera prise pour un règlement de compte ou autre action fallacieuse .
    Je salue vivement cette action qui redonnera l’espoir enlevé qu’on avait eu avec notre regretté Boudiaf .
    Voici un lien utile Monsieur lui aussi il avait fait un appel benbitour , y en avait des pétition j’espère que celle-ci c’est la bonne , vaut mieux tard que jamais

    Vive l’algerie

    http://www.cicc-dz.net/index1.html




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  • BRAHIM
    13 février 2010 at 13 h 17 min - Reply

    Cher amis internautes , avez-vous remarqué la chose remarquable que vient de faire Belkhadem , chef suprême du FLN et « conseiller » particulier de Boutef, concernant la soit disant nouvelle réglementation en matière de lutte contre la corruption proposée par Ouyahia !!! ??? . Pour endormir le peuple Ouyahia voulait FAIRE SEMBLANT DE FAIRE CROIRE AU PEUPLE que le gouvernement va sévir contre les corrompus. Il voulait juste faire semblant. Et bien NON ! Niet Kharacho a dit le chef suprême du FLN. On ne sait jamais car si ce jeu va devenir réalité et que ses donneurs d’ordre des Tagarins, ses compatriotes au sein de son parti et ceux du MSP vont effectivement être concernés, Tzagate ! Belkadem a dit à Ouyahia : « Ouachebik , warak rahiahe ». Quand je vous disais que notre problème ce n’est pas seulement l’armée ! N’oublions jamais le rôle et la stratégie du FLN dans le jeu du pouvoir. C’est l’allié objectif par excellence du pouvoir ; c’est l’huile et la courroie du système ; c’est un élément vital pour la machine. Ce ne sont pas des accusations gratuites, il suffit de dérouler le rôle du FLN sur la scène politique nationale depuis l’indépendance. C’est clair comme de l’eau de roche de la Chiffa….comme le confirmeront nos amis sympathiques : les singes des gorges de ce courant d’eau qui ont une grande mémoire historique.




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  • Mohammed
    13 février 2010 at 19 h 23 min - Reply

    Chers algériens de coeur, notre formidable pays qui va de ruine en ruine notamment de richesses minérales et humaines. Vraiment j’ai honte de moi de ne peut rien faire face à ce que je lis tout les jours….
    Et puis nous nous pouvons pas face à ces hypocrites et ces filous; le seul mot qu’on peu dire…..
    Rabi wkilkoum ya el kleb….




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  • jamal
    14 février 2010 at 5 h 26 min - Reply

    listen guys our parents and grand parents have don there parts and they died (chouhada) for our country, the second part is to liberate and rescue the people from the oppression of the new(genocidaire) and oppressor .
    This work need every noble algerian out there where ever he/she’s .
    and god bless you all .




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  • Said
    14 février 2010 at 13 h 09 min - Reply

    Ladies and Gentleman, I think we write too much and we say nothing.
    As soon as there is scandal in the Country, we begin talking about les Kabyles, FFS, et Khortes.

    You have to remember that the ordinary Algerians are all united.

    Today, the is a big corruption scandal in many sectors in the country including Sonatrach our only source of income.

    In my opinion we should tell the truth; today we are ruled by a corrupt criminals including Boutef himself.

    I have 02 question for the President Bouteflika regarding the recent Sonatrach scandal:

    1. Algeria has lost Billions of US Dollars because of Sonatrach corruption cases and if the President Bouteflika is behind the ongoing DRS investigations as we are hearing then why Sonatrach is not defended properly (POURQUOI SONATRACH NE S EST PAS CONSTITUE PARTIE CIVILE dans le scandale – http://www.elwatan.com/La-compagnie-ne-s-est-pas).

    2. Why is the President Boutef raising the case of the assassination of Mohamed Boudiaf and General Foudil Saidi (rahimahoum Allah) at this particular time. He could have done it a long time a ago if he is sincere in his today initiative. I am not against this investigation but is it not our priority today; it can be done at any time.

    Today, Boutef is doing all he can to stop the ongoing investigations. He knows very well if the DRS investigation goes deeper, the innocent Algerians will be very surprised because Sonatrach scandal is worst than what you are thinking or hearing.

    We should stand up all united. We should ask Boutef to resign immediately if we want to save our country.

    His family members, his friends and himself are behind all these scandals.




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  • Salim Ahmed-Nacer
    14 février 2010 at 16 h 46 min - Reply

    L’hideux

    Des corrompus crapules,
    Harkis sans scrupules,
    Avec un passé de nuls,
    Chiens sous férule,
    Ces saints du ridicule.

    À nos corrompus incultes et hypocrites.




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  • Rédaction
    14 février 2010 at 18 h 40 min - Reply

    L’heure est grave. Encore une fois, notre destin se joue sous nos yeux, et nous n’avons pas d’autre rôle, dans notre propre mise à mort, que d’y assister, en spectateurs désabusés.
    Posons le problème en termes clairs:
    Notre pays est l’otage d’une association de malfaiteurs.
    Ces gens n’ont reculé devant rien, et ne reculeront devant rien, pour garder le pouvoir. Progressivement, leur vraie nature s’est révélée dans toute son ampleur, et nous assistons aujourd’hui à une coupe réglée du pays, sans aucune vergogne.
    Ils se servent directement au Trésor public, en y puissant à pleines mains, ils dévorent le pays à pleines dents, et ne craignent plus de s’exhiber dans des réceptions chics, dans leurs somptueuses résidences aux USA, et ailleurs, où ils ont leurs aises, et où ils se comportent en parfaits citoyens de leur pays d’adoption, puisqu’ils l’enrichissent au moment où ils nous appauvrissent.

    Ils s’associent ouvertement à des compagnies pétrolières qui pompent les richesses du pays. Ils ne craignent plus de faire des montages financiers d’une extrême irrégularité, comme Khalifa, BRC etc…

    Ils n’ont pas hésité à manipuler la violence contre les populations qui ont été tentées de leur preferer un courant islamiste, en créant eux même des GIA, en créant une cellule du DRS chargée de concocter des fetwas de mort, etc..

    Puis lorsque le contexte a neccessité un retour à la paix civile, ils n’ont pas hésité à s’auto amnistier, et à interdire à quiconque de porter un jugement sur leurs méfaits.

    Ils n’ont pas hésité à violer leur propre constitution pour permettre à celui qui leur dispense la rente, de rempiler à un troisième mandat.

    Aujourd’hui, le partage de la rente, la désignation du dauphin, et les luttes d’influences entre les clans pro-français, et pro-américains, les poussent à s’affronter.
    Mais cela ne changera rien à un consensus entre eux: La pérennité de leur régime.

    Que ce soit Saïd Bouteflika ou Ahmed Ouyahia, ou un autre, qui soit désigné, la nature du régime ne changera pas. Ils garderont le pays en l’état. Une façade de démocratie, et une réalité dans la rapine systémique.

    Que pouvons nous faire pour les faire partir ?
    Par la violence ?
    Nous ne pourrons pas, parce qu’ils nous opposeront nos propres compatriotes. Et ceux qui ne demandent qu’à s’engager dans leur armée, ou dans leurs « forces de sécurité » se bousculent au portillon. Ce sont des mercenaires jetables et interchangeables. Un de perdu, dix qui attendent de le remplacer. C’est dommage mais c’est comme ça.

    Par des voies pacifiques ?
    Lesquelles ?
    Une mobilisation citoyenne et la désobeissance civile ?
    OUI !

    Oui, en effet, il semble que ce soit la seule possibilité.

    Mais il ne faut pas être naïf.
    Ce régime n’est pas fou au point de se laisser éjecter aussi facilement.

    Et donc, il a verrouillé les voies qui pourraient permettre de mobiliser les populations contre lui. Aussi simple.
    Il s’est arrangé pour que les « partis » politiques qu’il autorise lui soient acquis, et il n’hésite pas à leur permettre un accès au râtelier. Le meilleur exemple de ces partis mercenaires se trouve dans le MSP et le PT.

    Les partis qui ont un réel ancrage populaire, et qui tentent de le combattre ont été, soit laminés, comme le FIS, soit parasités, comme le FFS.

    Les moyens de communication massive, comme la télé, la radio et les journaux, sont sous contrôle. Tous, sans exception.

    Et il est quasiment impossible pour l’opposition réelle de trouver des moyens financiers pour lancer une chaîne de télévision. Parce que tout simplement, toutes les fortunes du pays, qui pourraient contribuer à cet effort de salut public, sont entre les mains du régime. Je ne crois pas que j’exagèrerais en affirmant qu’il n’existe pas un seul milliardaire algérien qui ne soit pas mouillé jusqu’au cou avec le régime.

    Que faire alors ?
    Continuer à tourner en rond, en discussions oiseuses ?

    Faire des discours enflammés sur la nature du régime?
    Non! Cela ne mènera à rien.
    Alors, voilà ce que je suggère. A titre personnel. Une proposition que je soumet publiquement au groupe de l’Appel du 19 mars, et à tous ceux qui souhaitent le rejoindre.

    En premier lieu, pour palier à la carence de mobilisation, nous devons nous organiser. En structure politique et en formation de combat.

    Tous les Algériens, et ils sont nombreux, mais évoluant en ordre dispersé, doivent se structurer sous une formation politique qui ne doit pas demander à exister officiellement. On ne combat pas un régime en sollicitant de lui une autorisation et un budget.

    Cette formation doit avoir un nom, un sigle, et un programme clair qui tienne en deux phrases: Chasser le régime et instaurer une démocratie dans le pays.
    Cette Formation politique de combat doit avoir un espace d’expression central, pour que son discours ne soit pas parasité, et manipulé.
    Cette formation doit être un Front de toutes les volontés sincères qui se dévouent pour le recouvrement de la dignité algérienne, quelles que soient leur conviction et leur ancrage politique.

    Mais pour en arriver là, comment faire pour chasser le régime ?
    La formation politique dans laquelle nous nous organiserons, qui n’est donc pas officielle, devra être structurée en groupes d’action.
    Chaque groupe, dont le nombre doit être limité, n’aura de contact qu’avec la direction centrale, pour ne pas être infiltré.
    Ces groupes, dans un premier temps, auront trois missions:
    -Faire affluer des cotisations vers un compte bancaire central, pour financer le lancement et le fonctionnement d’une chaîne de télévision.
    -Faire connaître aux algériens les consignes et les messages de la direction centrale, en les canalisant sur le site officiel de la Formation, par tous moyens, tracts, mails,sms, discussion avec leurs compatriotes dans les endroits publics, etc…
    -politiser leur entourage afin de l’amener à se constituer en groupes d’action.
    Pour éviter la repression et les pressions sur les familles, les groupes d’action resteront anonymes, et agiront sous des noms de guerre. Chaque groupe portera un nom, de préfenrence celui d’un chahid, d’un disparu.
    Par contre, les membres de la direction centrale, dans toute sa composante, devront être connus, même s’ils agissent depuis l’Algérie.

    Et, si nous parvenons, avec ces méthodes, à financer la lancement d’une chaine de télévision, l’objectif de la désobéissance civile deviendra possible. A fortiori que la base militante pour y parvenir sera organisée, structurée et présente au sein de la population.Comme un poisson dans l’eau.
    Et à ce moment là, le régime partira, parce qu’il n’aura plus le choix, et même parce que ceux de nos frères qui font partie de leurs « forces de sécurité » nous rejoindront massivement. Parce que nous aurons eu le moyen de leur ouvrir les yeux.
    Alors, one two, three ?

    DB




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  • El fartas
    14 février 2010 at 19 h 03 min - Reply

    salam, Azul…
    je viens juste de decouvrir votre site qu’un collegue de travail m’a conseillé. J’ai passé en revue quelques articles et commentaires concernant la situation politique en algérie.
    J’aimerais donner mon point de vue concernant l’injustice que vit ce peuple instauré par une poignée de personnes depuis 1962.
    Il me semble que la plupart des journaux algeriens pointent du doight cette poignée de généraux qui empoisonnent la vie quotidienne des algeriens et algeriennes.
    Moi je dirai que le peuple algerien dans sa totalité est complice, cela veut dire que ce peuple a les dirigeants qu’il mérite. Juste un petit exemple, est ce que la DRS est venu imposer aux citoyens de ne pas aimer ses voisins, de leurs créer des problèmes. il me semble que chacun de nous doit donner un peu du siens pour que la situation s’améliore mais ce n’est pas le cas. Un algerien est content quand son voisin ou son frére est à terre. On se rejouit des malheurs des autres, et ça , je ne pense pas que c’est le pouvoir qui nous a inculqué cette maladie. ce phénoméme typiquement algerien a existé avant m^me la guerre de libération, ça remonte encore plus loin dans l’histoire des berberes ou les rois s’alliaient avec les envahisseurs pour combattre leurs frères.
    Si ce pouvoir algerien est tombé sur un peuple eduqué qui ne cautionne pas l’injustice, je vous assure qu’il résisterait m^me pas une semaine. Si on met ce gouvernement ou ces généraux à la tête d’un pays comme l’angleterre, je vous jure qu’il va pas résister une journée car il trouvera pas des gens corrompus. Donc, en conclusion, la plupart des algeriens trouvetn leurs comptes dans cette mafia, en faisant des affaires et assurer des gains faciles.
    Le problème de fond réside dans l’education des gens par la sensibilisation. Si aucun algerien quelque soit sa pauvreté refuse de biaiser le systéme, là nous pouvons commencer à crier victoire.
    N’oubliez pas une chose, trés trés important, cette mafia algerienne dépasse les frontières, elle est soutenue par les grandes puissances.
    Croyez vous que les français accepteraient de voir une algérie devellopée et moderne? jamais.
    Les gaulois useront de toutes leurs forces pour garder à la tête de l,algérie ces gens là.
    Tanmirt




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  • brahmi16
    14 février 2010 at 20 h 04 min - Reply

    @Redaction :Et si nous avancions. Nous sommes tous d ‘accord sur le diagnostic et depuis bien longtemps, mais rien de concret n’ a vu le jour.c’ est bien d etre d’etre en accord avc ses principes , ses ideaux et d’ etablir la liste des mefaits commis par ce pouvoir vomit par la population.Mais helas, je constate qu ‘on patauge, qu’ on fait du surplace,qu on stagne, ce qui risque d’ accentuer la resignation et la demobilisation.Alors il faudrait songer à bouger et à obtenir des resultats concrets,sinon c’ est l’enlisement utopique voulu par le pouvoir.
    =========================
    Le fait de recenser et de dévoiler les biens mal acquis de ces brigands en col blanc ici en Algérie et à l’étranger, n’est-ce pas un moyen de lutte pacifique (parmi tant d’autres) contre ce régime, cher frère?
    Nous sommes ouverts à toute autre proposition REALISTE.
    Fraternellement.
    Salah-Eddine




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  • Adel
    14 février 2010 at 21 h 20 min - Reply

    @El Fartas

    Bonsoir,

    Parmi les comportements que nos mères considéraient comme indignes, c’était de restituer un ustensile dans lequel on avait reçu quelque chose en cadeau (une assiette de couscous, par exemple) vide. S’il n’y avait rien à offrir en retour, on devait mettre 2 ou 3 morceaux de sucre. Ou encore, il était mal venu de provoquer l’envie chez les gens (manger un sandwich dans la rue, par exemple). A Alger, le livreur de lait, qui passait très tôt le matin, laissait les bouteilles de lait (pleines) à coté du rideau encore fermé de l’épicier. Personne n’y touchait. Je peux vous citer des centaines de faits semblables.

    Les Algériens étaient des gens bien. On a tout fait pour les corrompre. A vouloir sauter trop haut, on se casse le cou.




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  • brahmi16
    15 février 2010 at 11 h 36 min - Reply

    @ au frere D.B.et aux freres pacifistes utopistes, pardonnez moi de vous decevoir . je pense serieusement que ce pouvoir ne partira que s’ il est harcelé,combattu,malmené en permanence de façon continue et intelligente par une guerre d’ usure.La violence,la revolution etant l’ arme legitime des faibles ,nous n’ obtiendrons aucun resultat tangible par des lamentations ou une hypothetique creation de chaines de tv(voir ce qui est arrivé à RACHAD) ,ou par des journaux en ligne ou par des envolées lyriques.il faut se reveiller .Tous les peuples opprimes, de par le monde, se sont liberes par la lutte. Observez l’ histoire ,il ne faut pas se voiler la face L’ algerie (guerre d’ independance), l’ afrique du sud(contre les colons), le vietnam(contre les français et ensuite les USA),la france en 1789(revolution française),l’ irlande(IRA),israel(creation d’)etc, etc, partout il a fallu utiliser la violence pour briser les chaines de l’ oppression .Ce pouvoir possede une arme decisive et redoutable: l’ argent du petrole, l’ argent etant le nerf de la guerre.Un pouvoir machiavelique(qui a calqué sa methode sur celle d’ hitler) qui a reussi à acheter et à corrompre tout son monde, vous y verrez péle mèle des ingenieurs,des paysans, des ecrivains, des poetes,des medecins,des militaires(evidemment),des chefs d’ etats etrangers(sarko chirac,Bush), des philosophes(BHL,glucksmann),des ministres(kouchner,hervé de charette,des diplomates ,méme etrangers ,simone veil,daniel cohn bendit,mario soares tous soutiennent ,bon gré mal gre ,ce regime qui le leur rend bien.Tous n’ ont qu’ un seul souci :leur confort personnel et celui de leur famille.Ces gens n’ ont aucun etat d’ ame.Hitler ( n’ a t il pas reussi à convaincre et a rallier à sa cause ,des centaines d’ emminents physiciens et chercheurs allemands, ainsi que toute la population, pourtant son niveau ne dépassait pas le primaire.c’ est grace à la violence que les nations se sont liberes du joug du nazisme , si les peuples avaient optes pour la lutte pacifique ,nous serions tous esclaves aujourd’hui.La lutte contre l’ oppression ne saurait se limiter à la rethorique, au risque de perdre son ame et toute credibilité.




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  • Salman
    15 février 2010 at 20 h 45 min - Reply

    …Assez de parler trop s’il vous plaît, nous voulons de concret les gars, nous parlions depuis des années mais rien n’a été changé; au contraire le pouvoir devient de plus en plus dictatoriale et autoritaire alors que le peuple ; le pauvre peuple devient de plus en plus déprimé et affaibli par les problèmes de tous les jours.
    Je suis tout à fait d’accord de mettre en place une commission indépendante et libre (des cadres et des connaisseurs qui n’ont jamais été de prés ou de loin souillé au pouvoir et qui ont l’Algérie dans leurs cœurs) pour entamer cette initiative qui enquêteraient sur les avoirs des barons du régime à l’étranger et qui porteraient systématiquement les faits à la connaissance de nos concitoyens, afin de faire poursuivre en justice dans ces pays-mêmes, les criminels auteurs de détournements de fonds publics, appartenant au peuple algérien.
    Je rêve d’une Algérie prospère et démocratique la ou tout le monde pourra vivre en paie et que tout le monde soit égale devant la loi, est ce trop demandé ? C’est légitime non ? Nous avons les moyens de faire de notre pays une merveille, nous avons de l’argent, nous avons des cadres, nous avons de la jeunesse, et en plus nous avons notre Algérie elle-même qui est un don que Dieu nous a offert alors pourquoi tant de gâchait, le classement de l’Algérie parmi les autres nations est regrettable, elle mérite beaucoup mieux.
    Au fait je demande a l’auteur que je le remercie par cette initiative de demander aux cadres Algériens résidants ou non résidants de nous mettre en places des études sur la potentialité de l’Agriculture en Algérie surtout au sud et aussi sur tout autres études que vous trouverai utile pour le bien de notre pays.




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  • Zehira Houfani
    16 février 2010 at 0 h 23 min - Reply

    @Fartas et à tous bonsoir,

    À propos du CCA de Montréal,

    Jusqu’à ce jour, il n’y a pas à Montréal de groupe organisé qui affiche ouvertement son opposition au pouvoir et s’inscrit dans le mouvement pour le changement démocratique en Algérie. Le CCA (Centre culturel algérien), en est à côté des autres « représentants » de la communauté algérienne, tels Algeroweb (le portail Web de la communauté) et le journal ALFA. Aucun ne s’est donné comme objectif de mobiliser les Algériens autour du projet de démocratisation de leur pays. Ils ont plutôt misé sur le thème de l’intégration des Algériens dans la société d’accueil. Dire pour autant qu’ils sont avec le pouvoir, ce serait aller vite en besogne. Cependant, il est vrai qu’il y a une certaine démobilisation au sein de la communauté. Et, je dois le dire, ce sont généralement les Kabyles qui dénoncent le plus le pouvoir et ses relais. Cela dit, je ne crois pas que le CCA qui, par ailleurs, fait un excellent travail d’aide et offre de nombreux services aux gens de la communauté, pratique le racisme. Ses responsables sont jeunes et très dynamiques et j’espère qu’ils ne resteront pas sourds aux cris de leur pays et à la détresse de leur peuple.
    Par ailleurs, L’Appel du 19 mars a été publié sur le portail KSARI (Algeroweb). Malheureusement, il est resté presque sans écho. C’est dire combien les Algériens redoutent d’afficher clairement leur opposition au pouvoir, même à distance.

    Quant à l’argument de Mario Dumont, il plaide au contraire en faveur du CCA. Le président de l’ADQ a exploité la recette type de l’extrême droite occidentale (la haine et la peur des musulmans) pour se propulser à un rang politique qu’il n’aurait jamais eu autrement. Pour preuve, quand la poussière est retombée sur son sujet fétiche, la déroute qu’il a connue aux élections suivantes l’ont poussé à démissionner et abandonner son parti. Le CCA n’a fait que son devoir dans ce dossier.




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  • El fartas
    16 février 2010 at 2 h 18 min - Reply

    Salam aalikoum
    votre appel est vraiment intéressant, c’est une excellente initiative.On dit qu’un combat commencé est un combat gagné, tot ou tard.
    Moi j’ai une question à poser à Mr Sidhoum.
    mis à part destituer ce pouvoir et entrainer cette mafia devant les tribunaux , c koi votre projet de société?
    est ce que vous aller continuer avec la doctrine arabo-musulmane que le pouvoir mafieux a importé d’egypte et de la syrie avec laquelle il a aveuglé le peuple algerien?
    Ou bien aller vous préconiser un changement radical, ou se retirant de cette politique qui a marginalisé une grande partie du peuple algerien?
    Attention à mes compatriotes, je ne veux pas dire que je suis contre la langue arabe ni contre l’islam….je suis moi même pratiquant.

    ==================
    Je crois qu’il ne faudrait pas mettre la charrue avant les boeufs. Nous n’avons nullement l’intention de parler au nom du peuple. Dans ce pays dont l’indépendance et les libertés des citoyens sont confisquées, nous ne faisons que notre DEVOIR en participant humblement à cette lutte pacifique contre ce régime illégitime. Encore une fois nous n’avons ni le monopole du changement ni celui de la démocratie. Dans notre Appel du 19 mars, je crois que les grands principes qui rassemblent la majorité de nos compatriotes sont clairement définis, qu’il s’agisse de notre identité, de la démocratie, des droits de la personne humaine pour ne parler que des principaux axes. Quand on parle de démocratie, il s’agit de la démocratie au sens universel, pas de la démocratie sélective de l’ultraminorité élitiste qui veut imposer, derrière les chars, sa vision des choses. Quand on parle de notre algérianité dans ses trois dimensions, il s’agit de l’identité de ce peuple pour laquelle beaucoup de ses enfants se sont sacrifiés quand la criminelle France coloniale et les colonnes de Lavigerie ont essayé de nous déraciner et en faire un peuple sans identité et sans culture. Il ne s’agit pas de cette « identité » saucissonnée que voudrait nous imposer vainement l’ultraminorité élitiste déracinée.
    Quand on parle de droits de l’homme, il s’agit des droits de tous les citoyens sans exclusion aucune. Il ne s’agit pas de l’indignation sélective qui tient compte de l’étiquette politique ou de la chapelle idéologique, si chère encore une fois à l’ultraminorité élitiste.
    Quant au projet de société, c’est à la société et à ses véritables élites libérées du carcan du régime dictatorial de le dessiner dans une Algérie apaisée. Et à ce moment là, chacun aura son mot à dire dans la sérénité. Et le peuple in fine, libéré des tuteurs en képi et en col blanc tranchera. C’est la voie suivie par toutes les Nations émancipées. L’Algérie et son peuple, avec ses qualités et ses défauts, ne fait pas exception.
    Fraternellement.
    Salah-Eddine




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  • brahim 15
    16 février 2010 at 6 h 39 min - Reply

    le peuple n’oubliera jamais le mal, il a peur de l’avenir ,il veut se libérer , alors c’est ca ce qu’il attend, une reelle et sincère volonté
    merci a vous Salah-Eddine




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  • Djamal Khelifi
    16 février 2010 at 13 h 46 min - Reply

    La voie juridique est une excellente idée, ….mais M Sidhoum au cours de votre entretien sur radio Kalima et à propos des affaires de corruption, vous dites que tous les algériens savent l’existence de ce genre d’affaire, et ce depuis des années, ma question est à quoi cela servirait il de rappeler aux algériens que un tel ou un tel possède à l’étranger ou au pays des milliard détournés …etc, alors que tous ce qu’ils ont entendu,et vu et lu pour certains depuis des années, ne les a pas fait bouger d’une manière radicale? C’est vrai vous proposez de réfléchir sur des mesures concrètes pour faire évaluer la situation au lieu d’épiloguer sur le diagnostic, pourtant ma question est la suivante, n’est il pas illusoire de penser que le changement viendra du « peuple », ?
    Pour ma part je pense que le peuple algérien est sensible au discours messianiques, c’est un Messali Hadj ou un Boudiaf qu’ils attendent que l’histoire leur donne.




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  • Salah-Eddine SIDHOUM
    16 février 2010 at 15 h 58 min - Reply

    Au frère Djamel Khelifi,
    Vous avez raison quelque part de dire que nos peuples (dans le monde arabe plus particulièrement) sont sensibles et répondent plus au discours messianique qu’au discours politique structuré. Ils ont en tête l’image du Zaïm, ce sauveur, ce « père » qui les protégera. Mais la faute incombe à qui ? Certains nous dirons que la longue colonisation y est pour quelque chose. C’est vrai en partie. Mais ce n’est pas tout. N’est-ce pas le rôle des élites (politiques et intellectuelles) de guider leurs peuples, de les instruire et de les éclairer ? Qu’ont fait ces « élites » durant près d’un demi-siècle de régime totalitaire ? Beaucoup ont été phagocytées par le système. La mangeoire a eu raison de beaucoup de diplômés « affamés » (dji’anines). D’autres n’ont pas pu supporter cette médiocrité et se sont exilés. Seule une poignée est restée et a essayé de lutter à quel prix.Les « élites » ont abandonné leur peuple. Plus grave encore ils l’ont méprisé, l’ont qualifié de gueux, de populace, de ghachi. Un peuple à la fois écrasé par un régime illégitime et méprisé par ses « élites » ! Et les deux ont participé à l’effacement de toute culture politique dans notre pays. Et sans culture politique, la société se retrouve plongée dans un vide sidéral. On s’étonne alors de voir un peuple déboussolé, désorienté, ayant perdu tous ses repères, agissant de manière primitive. Ailleurs, l’intellectuel réfléchit et le politique agit. Chez nous l’intellectuel ronronne et le politique gesticule. Observons un peu le rôle de l’intelligentsia en Europe de l’Est à l’époque où elle était écrasée par la dictature communiste du « grand frère » soviétique. Ils étaient peu nombreux, certes mais combatifs et unis (politiques, intellectuels et religieux). Les Geremek, Kundera, Havel, Jens Reich…..étaient malgré la répression sauvage des polices politiques, à la pointe de l’opposition et de l’éveil des consciences dans leurs pays respectifs. Et ils ont su mener, au moment opportun, la transition démocratique sans heurts. Au jour d’aujourd’hui, avons-nous une élite intellectuelle et politique réelle qui est sur le terrain à l’écoute de son peuple et prête à prendre la tête d’une dynamique populaire de changement ? La question reste posée.
    Devant cette lâcheté ambiante et cette démission, il ne faudrait pas que demain certains de nos diplômés frileux, s’étonnent que notre malheureuse jeunesse abandonnée soit guidée et trompée par des tôliers et des marchands de poulet, pour reprendre leur propre phraséologie.
    Merci, cher frère d’avoir suscité le débat qui j’espère sera riche et utile pour pouvoir avancer.
    Fraternellement.
    Salah-Eddine




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  • Salah Bouzid
    16 février 2010 at 17 h 22 min - Reply

    Le Ministère des Finances devrait ouvrir un compte spécial. Les Algériens qui voudraient épurer leur fortunes mal-acquises verseraient de l’argent dans ce compte. Je suis peut-être un peu naïf, mais des fois, il faut essayer des choses non-conventionnelles.




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  • Mohand
    16 février 2010 at 17 h 23 min - Reply

    Voila entre autre pourquoi il faut agir … Pendant que des étudiants algériens pataugent et vivent dans des conditions inhumaines , nos dirigeants du secteur petrolier construisent des sièges administratifs en dépensant des milliards de dollars érigent des lieux de rencontres à des centaines de millions de dollars, sans parler de leurs cures à coups de centaines de milliers de dollars.
    Accepteront ils de vivre dans les conditions qu’ils infligent aux étudiants ? Il est vrai que leurs enfants sont loin des lieux de misères que décrivent ces images.
    Regardez !
    http://www.youtube.com/watch?v=hiXuLNv-daM




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  • BRAHIM
    16 février 2010 at 21 h 43 min - Reply

    Cher @Salah Eddine, je suis absolument d’accord avec vous concernant la paresse et la démission de notre intelligentsia face au drame de notre pays. Mais quand vous citez la réaction de la soi disant intelligentsia des pays de l’Est contre l’ogre communiste, je n’ai pas du tout la même analyse. Il est vrai que la nomenclature a détourné complètement de sa trajectoire le socialisme pour aboutir à une dictature et un déni de liberté et de démocratie en URSS. Les idéaux du socialisme et de la socialisation des moyens de production ont été détournés de ses fondements pour les mettre au profit de l’armée et des cadre du parti. Cà çà la vérité. La chute de l’URSS et la faillite du système soviétique est venu de la part d’un homme que vous connaissez et qui s’appelle Gorbatchev, homme de connivence avec le libéralisme mondiale que nous subissant aujourd‘hui par la faute des dictateurs russes. C’est bien Gorbatchev qui a lancé une politique nommée la glasnost. Le but de Gorbatchev avec la glasnost fut de mettre la pression sur les conservateurs du parti qui étaient opposés à sa politique de restructuration économique vers le libéralisme (la perestroïka). Grâce à cette politique de transparence, la population apprit une bonne part des horreurs commises par le gouvernement sous Staline. La glasnost donna de nouvelles libertés au peuple, comme la liberté d’expression, ce qui signifiait un changement important dans la mesure où le contrôle des idées avait été une partie centrale du système soviétique. Des milliers de prisonniers politiques et beaucoup de dissidents furent également libérés. Mais la restructuration a eu un effet désastreux sur l’économie soviétique et une paupérisation accrue de la population. La grande puissance russe a perdu en matière de compétitivité et son économie à sombré. C’est cette situation qui a eu des conséquences sur l’empire soviétique qui s’est désintégré et qui a abouti à la chute du mur de Berlin et la dislocation des pays de l’Est. L’intelligentsia des pays de l’Est n’est aucunement à l’origine de ce phénomène de libération. C’est Gorbatchev l’homme « providentiel américain » qui a facilité la chute de son pays. Je veux juste dire qu’en se qui concerne la Russie et son empire, les mécanismes et le mouvement vers la liberté et la chute des dictateurs est un processus parfaitement singulier. La chute du régime soviétique a eu des conséquences immédiates sur l’équilibre géo stratégique de la planète. L’unilatéralisme américano sioniste actuel en est la conséquence. A-t-il des effets bénéfiques sur la planète ???? Le problème palestinien, Afghan, Iranien, et la question de l’axe du bien contre l’axe du mal sont-ils des hasards ????. Beaucoup de personnes se réjouissent peut-être de la chute de l’URSS (ils ont raison sur un certain point) , mais il ne faut pas alors se plaindre des conséquences de ce nouveau équilibre mondial. C’est vrai que ce qui se passait en URSS est horrible au niveau des droits de l’homme, de la liberté, etc… mais est-ce que la glasnost et la perestroïka étaient les seules meilleures solutions pour le peuple soviétique ???. La chute de l’URSS et de son empire est un évènement historique a analysé d’une manière très particulière. C’est ce que je voulais dire. Sinon pour le reste des propos de Monsieur SIDHOUM, notamment sur la nature de l’inteligentia algérien, je suis évidemment d’accord.




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  • RABOS
    17 février 2010 at 7 h 48 min - Reply

    l’appel du 19 mars est un véritable appel d’espoir je soutient cela et souhaite que tout algérien saint d’ésprit de lire et relire ce texte et méditer sérieusement enrichir et proposer, vive 19 mars: je m’adresse spécialement a certains qui vivent à l’étranger et qui depuis toujours cassent toutes tentatives ou oppurtunités d’établir un dialogue entre les differents courants existants dans la socièté algérienne pour arriver ensemble a avoir une vision commune de l’avenir du pays loin de l’exclusion des uns et des autres. Votre comportement messieurs les casseurs prouvent simplement que vous êtes psychologiquement atteint, vous souffrez dans votre exile et vous avez la nostalgie du pays et au lieu que vous transformez cela en energie positive pour le bien de votre personne, famille, pays et des générations futurs vous proposez la continuation de la haine et le mépris de l’autre et un saut vers le chaos soit volontairement pour des buts inavoués ou bien involontairemnt à cause de vos maux psychiques, au lieu de cela dites nous ce que vous proposez éclairez-nous de vos lumières ou bien taisez-vous pour le bien de l’humanité.
    quelque propositions represente une modeste contribution d’un citoyen algérien voulant voir son pays rejoindre les nations contribuant au bien de l’humanité.

    -1-établir des moyens d’information à travers internet pour toucher et permetre un maximun d’algériens de participer au débats et etablir une plate forme revendicative incluant les revendications sociales et politiques des differents mouvements syndicales et politiques qui sera presenter aux médias internationaux.

    -2-chercher le soutient aux sein dela classe politique encore digne de ce nom dans le pays et à l’exterieur, en s’éloignant de toute récupuration politicienne ce mouvemnt doit rester un mouvement de citoyens à l’immage et à l’esprit de déclaration du premier novembre.

    -3-désigné les portes paroles de ce mouvement de citoyens.

    -4-donner la possibilité et l’opportunité a tous ceux qui se sont trompés de revenir vers le peuple.

    -5- le mouvemnt ne devrait pas être une tribune pour juger ou comdamnner qui se soit, le mouvement sera un mouvement de salut d’ouverture propageant la paix national, notre but et de sauver le pays et donner un véritable espoir aux générations futurs.

    -6-ne pas exclure la possibilité d’un combat politique sur le terrain à travers l’engagement militant dans les votations possible a condition de s’assurer de la neutralité de l’administration.




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  • A.By
    17 février 2010 at 8 h 21 min - Reply

    @ D.B
    Merci pour votre dernier post (14 Fév 18h40). Votre plume m’interpelle souvent en réveillant en moi le côté latent patriotique, et tout en appréciant beaucoup et souvent aussi, votre probité en l’amour du pays.
    J’interviens pour vous suggèrer, si vous le permettez, de « repeaufiner » votre dernier post en un article de page une, bien élaboré.
    Pour mes commentaires à propos du post, je préfére vous les faire à titre privé plus tard pour ne pas provoquer une « zizanie cybernétique ».
    Fraternellement cher D.B
    A.By




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  • BOUKEZOUHA abdelouahab
    17 février 2010 at 9 h 20 min - Reply

    Salam,

    Salah Eddine Sidhoume, je crois que vous donnez une explication un peu courte sur le combat démocratique dans les pays de l’Est de l’Europe. Je ne crois pas que c’est la valeur des hommes dont vous avez cité les noms qui a permis la prise de conscience des populations de leurs peuples respectifs. Ni leur courage d’ailleurs. Le Polonais Bronislaw Geremek, par exemple, était membre du Parti communiste dont il ne prend ses distances qu’après l’invasion de Prague par les chars russes en 1968. Il reste, néanmoins, marxiste dans sa pensée et sa méthode. Geremek ne passe dans l’opposition au régime de Gierek, puis de Kania, en suite de Jaruzelski qu’à partir de 1980 au moment des grèves de Gdansk et de l’apparition du syndicat Solidarnosc.

    Milan Kundera aussi était membre du Parti communiste dont il est exclu en 1970. Il prend comme certains intellectuels algériens le chemin de l’exil en France, il devient d’ailleurs Français.

    Vaclav Havel c’est, en effet, autre chose. C’est un authentique dissident, un authentique opposant au régime communiste qu’il l’a sans cesse persécuté.

    Bref, il y a aussi une très grande différence entre la situation algérienne et celle des pays en question pour une raison très simple : la guerre froide.

    Les Etats du « monde libre » comme l’on disait alors apportaient un soutien logistique, politique, morale à tous les dissidents des pays de l’Est pour détruire le système soviétique et son appendice militaire le Pacte de Varsovie.

    Cela pour clarifier les choses.

    Cordialement




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  • BOUKEZOUHA abdelouahab
    17 février 2010 at 10 h 05 min - Reply

    Salam,

    Le pacifisme est un choix stratégique qui peut se justifier sur le plan du principe mais pas devant la situation politique et sociale qui prévaut dans notre pays.

    La lutte pacifique que vous préconisez n’est ni nouvelle ni originale en Algérie et dans le monde.

    Dans notre pays, en effet, durant la nuit coloniale, l’ensemble des partis politiques « indigènes », depuis 1919 avec la formation des « Jeunes Algériens », avait opté pour la lutte politique et la compétition électorale dans le cadre des lois coloniales forcément discriminatoires.

    La politique des deux collèges que pratiquait l’Etat colonial français organisait l’inégalité et l’infériorité des Algériens par rapport aux colons européens.

    Nous sommes quasiment dans la même configuration depuis que l’Etat « algérien » a pris la place, les lieux et les symboles de l’Etat colonial.

    Comme ce dernier qui fait un massacre en 1945 à Kherrata et Guelma notamment, pour ne citer que celui-là, l’Etat des colonels et des généraux ne fait naturellement qu’imiter son géniteur. Tel père tel fils.

    L’achèvement de l’esprit colonial qui demeure dans les plus hautes sphères du pouvoir ne s’accomplira qu’avec la révolution qui ne peut être comprise autrement que comme un renversement des rapports de force par la violence. Les conditions historiques sont parfaitement remplies pour envisager, ne serait-ce que sur un plan théorique, une telle alternative au « combat » pacifique dont vous savez pertinemment qu’il a conduit à l’impasse politique.

    Les adeptes de Krishna peuvent continuer à chanter et danser pour la paix du monde que rien ne changera si l’on ne prépare pas la guerre pour avoir la paix, selon l’adage de Végèce, ce stratège militaire romain du début du Vème siècle.

    Disciple de Sun Tzu et de Végèce, le général Raymond Duval qui a fait bombarder la ville de Kherrata par le croiseur Montcalm depuis la rade de Bougie, a laissé cette phrase célèbre que je livre à la méditation de nos jeunes compatriotes :

    « Je vous ai donné la paix pour 10 ans, si la France ne fait rien, tout recommencera en pire et probablement de façon irrémédiable. »

    L’irrémédiable eut lieu, en effet, le 1er novembre 1954. Cette date historique marque la rupture d’avec la lutte pacifique et les élections qui donnent toujours la victoire à la minorité que protège une armée par la répression des forces nationalistes et patriotiques comme cela est le cas aujourd’hui, à l’ère de l’indépendance.

    Raoul Salan s’en est allé, mais il a laissé son appartement sur les hauts d’Alger et sa mentalité de domination à un général de nationalité algérienne tout à fait fier de dormir dans les draps de l’ancien maître du pays.

    La violence avait alors une vertu de libération de l’assujettissement qui, me semble-t-il, n’a fait que changer de képi et d’uniforme.

    Bien des auteurs et des philosophes, j’ai cité Georges Sorel dans un post précédent, ont travaillé sur la violence que certains d’entre eux ont même théorisée à l’exemple de Karl Marx qui considère qu’elle est au centre de la lutte des classes.

    En tout cas, le passage d’une culture de la violence à une culture de la paix ne se fait pas sans le renoncement volontaire ou pas à la politique de la domination, de l’asservissement, de la répression…

    Le pouvoir algérien ne semble pas vouloir y renoncer pour laisser la parole se libérer.




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  • Larbi
    17 février 2010 at 11 h 43 min - Reply

    Ou sont les 150 000 000 000 de dollars que l’Algerie a « placer » au USA? C’est vraiment une operation de sublimation (solid-gas) qui a ete conduit.




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  • rachid 2
    17 février 2010 at 17 h 02 min - Reply

    Comment un peuple comme les algeriens qui avait su mettre en deroute une puissance coloniale comme la France se fait marcher dessus aujourd’hui par une bande de vauriens et d’analphabetes … Reveillez-vous les gars il est plus qu’urgent d’agir maintenant de nous débarrasser de cette vermine qui nous a classé à la 145° de la malvie en Algerie … et surtout il ne faut pas dire plus tard qu’on savait pas …




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  • khelifi Djamal
    17 février 2010 at 20 h 30 min - Reply

    J’ai ,sans prétention, dans le cadre d’un travail universitaire,dont l’objet était les intellectuels en Algérie, fait une comparaison entre ces derniers et l’intelligentsia des pays de l’Est et l’intelligentsia dans les pays d’Amérique Latine, en particulier le Mexique où on retrouve beaucoup de similitudes.
    Les intellectuels des pays de l’Est , ont bénéficié du soutien en quelque sorte naturel( proximité culturelle, anti-stalinisme, défense des libertés, guerre froide…) des intelligentsia des pays occidentaux, mais ils ont tout de même réussi à créer une figure original de l’intellectuel référent, celui du dissident.Leur dénonciation des régimes communistes ont nourri la prise de conscience ou le désenchantement en quelque sorte de leur concitoyens par rapport à ces systèmes, mais à la question de savoir si ils ont été un élément déterminant dans la chute des régimes communistes, il ne peut avoir de réponse tranchée.
    L’intellectuel, quelque soit, la société dans laquelle il vit n’est pas un individu flottant, sans attache sociale, quand vous parlez de diplômés « affamés » (dji’anines), ce n’est pas une métaphore, la majorité des algériens inscrits à l’université après 1962, étaient d’origine très modeste, pour la plupart le diplôme a constitué le moyen de promotion sociale pour eux et pour leur famille, le premier employeur étant l’Etat national . Ajoutant à cela que beaucoup croyait sincérement à la révolution nationale, à l’anti-impérialisme, au développement ,en un mot au nationalisme.
    l’Histoire des intellectuels algériens est ironique,ils ont parfois payé pour ce qu’il n’ont pas fait .Subissant l’anti-intellectualisme du FLN pendant la guerre de libération et dans le mouvement national,beaucoup ont été assassinés, emprisonnés, torturés ou exilés depuis 1962.Pour l’histoire récente, je suis d’accord avec ce que vous avez dit en 2003, en parlant des assassinats d’intellectuels,.Vous avez en effet écrit « Les intellectuels des deux bords ont été victimes de ce qu’ils ont fait et non de ce qu’ils ont été », (c’est bien là une définition de ce qui fait un intellectuel, c’est à dire ses prise de position politique et sociale en dehors de sa spécialité)
    Vous avez en effet estimé qu’il faut parler de « tous » les intellectuels , ceux du FIS et ceux qui ont soutenu les militaires.
    cette histoire tragique des intellectuels algériens est révélatrice et doit nous faire réfléchir et poser la question suivante: Y’a t il oui ou non deux Algérie ,l’une aspirant à la démocratie et une autre à un Etat islamique et anti-démocratique? Il s’agit d’une question de choix civilisationnel, et il n’y a pas de révolution sans idéologie.
    Toujours est il que dans l’etat actuel des choses, les adhérents de l’une ou l’autre option sont dos à dos, que dire acculée à la recherche d’un consensus d’action pour mettre fin au règne de l’oligarchie militaire en Algérie.

    =============
    Juste une précision, cher frère Djamal : quand je parlais d’intellectuels « affamés », je ne parlais pas de l’origine sociale. Je fais partie de cette couche sociale modeste. Loin de là. Je parle des arrivistes, affairistes et intrigants, ce que j’appelle les trabendistes du savoir, qui se sont mis au service d’un pouvoir ignorant, aux dépends de l’honneur et de la dignité, chassant à leur passage les véritables compétences.
    Fraternellement.
    Salah-Eddine




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  • Anwar N. Haddam
    17 février 2010 at 21 h 28 min - Reply

    Assalamu Alaikum
    @Khelifi Djamel

    Vous dites : «… Cette histoire tragique des intellectuels algériens est révélatrice et doit nous faire réfléchir et poser la question suivante: Y’a t il oui ou non deux Algérie ,l’une aspirant à la démocratie et une autre à un Etat islamique et anti-démocratique? ….. »

    1- L’histoire, en effet tragique, des intellectuels algériens devrait tout d’abord être réécrite à partir d’un véritable travail de rétablissement de la vérité. Croyez-moi, je parle en connaissance de cause, étant moi-même accusé d’être derrière des crimes commis contre des intellectuels !

    2- Oui cela est vrais qu’il y’a plus d’une Algérie, mais ne faudra-t-il pas laisser à « ces Algéries » se définir elles-mêmes au lieu de leur donner des aspirations : soit disant l’une démocratique et l’autre Etat Islamique et anti-démocratique ?. .. Comme si ceux qui se réclament de la démocratie sont tous des démocrates et que tous les islamistes son anti-démocrates !

    3- je pense que la question qui s’impose est : sommes nous tous prés à accepter une Algérie pluraliste politiquement, ethniquement, culturellement, linguistiquement, idéologiquement…et même religieusement ? L’intellectuel (le) Algérien (ne) est appelé(e ) à donner l’exemple ….

    Wassalam
    Anwar N. Haddam




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  • Anwar N. Haddam
    17 février 2010 at 21 h 58 min - Reply

    Assalamu Alaikum
    @Khelifi Djamel

    Vous dites : «… Cette histoire tragique des intellectuels algériens est révélatrice et doit nous faire réfléchir et poser la question suivante: Y’a t il oui ou non deux Algérie ,l’une aspirant à la démocratie et une autre à un Etat islamique et anti-démocratique? ….. »

    1- L’histoire, en effet tragique, des intellectuels algériens devrait tout d’abord être réécrite à partir d’un véritable travail de rétablissement de la vérité. Croyez-moi, je parle en connaissance de cause, étant moi-même accusé d’être derrière des crimes commis contre des intellectuels !

    2- Oui cela est vrais qu’il y’a plus d’une Algérie, mais ne faudra-t-il pas laisser à « ces Algéries » se définir elles-mêmes au lieu de leur donner des aspirations : soit disant l’une démocratique et l’autre Etat Islamique et anti-démocratique ?. .. Comme si ceux qui se réclament de la démocratie sont tous des démocrates et que tous les islamistes sont anti-démocrates !

    3- je pense que la question qui s’impose est : sommes nous tous prés à accepter une Algérie pluraliste politiquement, ethniquement, culturellement, linguistiquement, idéologiquement…et même religieusement ? L’intellectuel (le) Algérien (ne) est appelé(e ) à donner l’exemple ….

    Wassalam
    Anwar N. Haddam




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  • BRAHIM
    17 février 2010 at 22 h 30 min - Reply

    C’est en effet les vraies questions que vous posez et auxquelles il faut effectivement répondre. Ceux qui sont contre le régime algérien comme vous et moi bien que ne partageons pas la même vision philosophique de la vie, sommes condamnés à aboutir à une plate-forme politique consensuelle (ou une constituante) dont l’ébauche peut se trouver dans les réponses aux questions figurant dans le troisième point de votre intervention. En effet, l’Algérie est-elle en mesure ou est-elle capable aujourd’hui, politiquement et intellectuellement,d’accepter cette Algérie pluraliste, une Algérie de l’Etat de droit et des droits de l’homme, de la liberté de culte, de la libetté d’opinion, de la liberté de presse, de la liberté de la justice etc… garant de la paix et de la cohésion sociale ? Dans votre troisième point se trouve les bonnes questions. La réponse à ces points cle peuvent aboutir, j’en suis convaincu, à un large regroupement de la VRAIE opposition, c’est à dire celle qui est pour le changement radical et en profondeur du système qui a trop duré.




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  • moura
    18 février 2010 at 10 h 22 min - Reply

    @kheifi
    @hedam
    azul,a ssalam,bonjour
    j’ai fait un commentaire sur ce site sur un autre sujet avec notre terroir,mais equivalent.nos grand parent avaient leurs « intellectelles » imusnawen,la sociiété avait une vision du monde,les gens du verbe pour appuyer leurs argumentaires se referaient à leurs imusnawens,ces dernierrs traçaient la voie ,les methodes ,les solutions…aux problemes que la société rencontre.
    ce que vous dites est vrai,en partie.deux algeries ,l’une democratique?(laquuelle?);j’espere que ce n’est pas celle tournée qui lorgne ou singe l’occident;et l’autre etat islamique antidemocratiqe(sauf si vous ottez l’expression antidemocratiqe,et laquelle?) j’avoue que je prefere les 2 algerie de hedam(si j’ai un choix à faire eet je suis agnostiique)
    Il ya un etat des lieux partagé(du moins sur ce site),les planqués d’oujda,de ghardimaou,des marsiens et les daffistes et autres promotions lacoste ont confisqué la victoire arrachée ,nous subissaons aujourdhui la dictature la plus ignoble qui risque de nous emporter à jamais.
    les planqués qu’on semble oublier,l’ambiance nationale à l’examen superficielle aidant,ce sont les planqués d’orient,assenant avec grandiloquence un arabo-baathisme negateur(pas l’arabité de l’algerie,patrimoine commun à notre constrction),et un islam intregriste destructeur(pas l’islam,patrimoine commun à notre construction).
    je pense qe l’algerie pluraliste de hedam sera mieux partagée,pas celle des qawmiyines du baath,ni celle des oumaawiyines ,ni celle des valeurs de 1789;mais celle basée sur un patrimoine commun et du réel.
    que la verité et la justice me guident




    0
  • Yacine
    18 février 2010 at 18 h 43 min - Reply

    On fait certainement beaucoup de tort lorsqu’on s’adresse à une compatriote, militante des droits de l’Homme tel Mme Houfani, sur un ton inamical qui évoque le dédain ou au mieux le manque de respect. S’il y a « une mémoire à rafraîchir », ce serait celle qui a dû oublier trois choses. La première est une règle élémentaire et universelle du savoir-vivre en communauté, celle d’être courtois avec ceux qui sont courtois. A moins que l’on soit directement attaqué par des propos désobligeants, avoir des opinions différentes ne doit pas justifier des écarts de conduite et des entorses à la bienséance. La deuxième, également fondamentale, est celle qui veut qu’une allégation doive être prouvée ou fondée sur des indices sérieux. Sans quoi, elle s’apparente à de la calomnie, à des bobards de souk ou pire à des visions paranoïaques. Drôle de façon, en effet, de défendre l’existence d’une réalité secrète ou une nature cachée en commençant par demander la confirmation de son inexistence à ceux qui en doutent. Avec ce genre paralogisme teinté d’incongruité, on peut démontrer l’existence de n’importe quoi. Ainsi, le CCA, ou tout autre organisme social, communautaire, religieux ou professionnel à l’étranger, pourrait être infiltré par le DRS, les islamistes ou tous les épouvantails que l’on a en horreur. Et cette conviction deviendrait une vérité du moment que personne ne peut la contester avec des preuves irréfutables. Avec cette manière d’appréhender la vérité et d’interpréter des faits et, il vaut mieux se barricader chez soi et n’adresser la parole aux étrangers.

    Les suspicions légitimes et incontestables, lorsqu’ils ne sont qu’impressions, ne doivent pas se transformer en certitudes tranchées, mais bien sûr doivent inciter à faire attention pour ne pas tomber dans le piège des ennemis de la liberté. Mais céder à la peur et faire de la méfiance un motif assez solide pour adopter des attitudes nuisibles à la cohésion d’une communauté et tenir des propos sur un ton impertinent, voilà qui découple le pouvoir de ceux que l’on « craint » et rentre tout droit dans l’objectif.

    La troisième chose à rappeler est que Mme Houfani a consacré une partie de sa vie pour la lutte de tous les damnés de la terre. Elle a soutenu les peuples les plus opprimées de la terre. Elle s’est insurgée contre la vague d’islamophobie en défendant les valeurs de sa communauté d’origine, juste après le 11-septembre, à un moment où toutes les figures du monde musulman rasaient les murs et se terraient dans un silence lâche. Elle ne bénéficie pas de la même publicité que celle offerte volontiers à ceux qui critiquent les valeurs de l’Algérie et les pays musulmans et ravivent les haines pour provoquer le choc des cultures tant souhaité par les extrémistes de tout poil. Ce manque de publicité ne saurait induire en erreur les gens honnêtes et les intellectuels impartiaux, ils sauront apprécier son œuvre philanthropique et humanitaire. Elle est autant respectable que les intellectuels tels Addi Lahouari qui n’ont pas animé des conférences sur les génocides algériens. S’ils ne se sont pas attaqués frontalement à « la colonne vertébrale » de la dictature, ils ne sont pas dupes sur ce qui s’est passé pendant la décennie rouge. Je ne crois pas que ces intellectuels soient en faveur du déni de justice, du déni de mémoire ou celui de la vérité. Le message de respect d’Addi Lahouari exprimé au colonel Samraoui en dit long sur ses appréhensions des situations algériennes.

    Tous les intellectuels qui défendent la vraie liberté, ne jouent pas le jeu de la dictature ou de l’islamophobie, qui n’accréditent pas les thèses du DRS sur les massacres, qui ne mangent pas dans le râtelier du pouvoir et servent de couverture à sa nature criminelle, méritent notre respect, qu’ils aient ou pas la même approche ou le langage direct sur les questions des massacres.




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  • Yacine
    18 février 2010 at 19 h 19 min - Reply

    Il y a certainement beaucoup de tort lorsqu’on s’adresse à une compatriote, militante des droits de l’Homme tel Mme Houfani, sur un ton inamical qui évoque le dédain ou au mieux le manque de respect. S’il y a « une mémoire à rafraîchir », ce serait celle qui a dû oublier trois choses. La première est une règle élémentaire et universelle du savoir-vivre en communauté, celle d’être courtois avec ceux qui sont courtois. A moins que l’on soit directement attaqué par des propos désobligeants, avoir des opinions différentes ne doit pas justifier des écarts de conduite et des entorses à la bienséance. La deuxième, également fondamentale, est celle qui veut qu’une allégation doive être prouvée ou fondée sur des indices sérieux. Sans quoi, elle s’apparente à de la calomnie, à des bobards de souk ou pire à des visions paranoïaques. Drôle de façon, en effet, de défendre l’existence d’une réalité secrète ou une nature cachée en commençant par demander la confirmation du contraire à ceux qui en doutent. Avec ce genre paralogisme teinté d’incongruité, on peut démontrer l’existence de n’importe quoi. Ainsi, le CCA, ou tout autre organisme social, communautaire, religieux ou professionnel à l’étranger, pourrait être infiltré par le DRS, les islamistes ou tous les épouvantails que l’on a en horreur. Et cette conviction deviendrait une vérité du moment que personne ne peut la contester avec des preuves. Avec cette manière d’appréhender la vérité et d’interpréter des faits et, il vaut mieux se barricader chez soi et n’adresser la parole à aucun étrangers.

    Les suspicions légitimes et incontestables, lorsqu’elles ne sont qu’impressions, ne doivent pas se transformer en certitudes tranchées, mais bien sûr doivent inciter à faire attention pour ne pas tomber dans le piège des ennemis de la liberté. Mais céder à la peur et faire de la méfiance un motif assez solide pour adopter des attitudes nuisibles à la cohésion d’une communauté et tenir des propos sur un ton impertinent, voilà qui découple le pouvoir de ceux que l’on « craint » et rentre tout droit dans l’objectif.

    La troisième chose à rappeler est que Mme Houfani a consacré une partie de sa vie pour la lutte de tous les damnés de la terre. Elle a soutenu les peuples les plus opprimées de la terre. Elle s’est insurgée contre la vague d’islamophobie en défendant les valeurs de sa communauté d’origine, juste après le 11-septembre, à un moment où toutes les figures du monde musulman rasaient les murs et se terraient dans un silence lâche. Elle ne bénéficie pas de la même publicité que celle offerte volontiers à ceux qui critiquent les valeurs de l’Algérie et les pays musulmans et ravivent les haines pour provoquer le choc des cultures tant souhaité par les extrémistes de tout poil. Ce manque de publicité ne saurait induire en erreur les gens honnêtes et les intellectuels impartiaux, ils sauront apprécier son œuvre philanthropique et humanitaire. Elle est autant respectable que les intellectuels tels Addi Lahouari qui n’ont pas animé des conférences sur les génocides algériens. S’ils ne se sont pas attaqués frontalement à « la colonne vertébrale » de la dictature, ils ne sont pas dupes sur ce qui s’est passé pendant la décennie rouge. Je ne crois pas que ces intellectuels soient en faveur du déni de justice, du déni de mémoire ou celui de la vérité. Le message de respect d’Addi Lahouari exprimé au colonel Samraoui en dit long sur ses appréhensions des situations algériennes.

    Tous les intellectuels qui défendent la vraie liberté, qui ne jouent pas le jeu de la dictature ou de l’islamophobie, qui n’accréditent pas les thèses du DRS sur les massacres, qui ne mangent pas dans le râtelier du pouvoir et servent de couverture à sa nature criminelle, méritent notre respect, qu’ils aient ou pas la même approche ou le langage direct sur les questions des massacres.




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  • Winathe
    19 février 2010 at 8 h 59 min - Reply

    Mes cheres et chers compatriotes pour le changement dans notre pays et que le pays nous revienne que notre richesse se dépense dans notre pays par ses enfants , pour parler la langue qu’on veut et qu’on connait , et vivre en algerien dans l’algerie il faut s’unir derrière le mouvement, Mobilisation Algerienne pour le Renouveau avec un slogan when To Free viva L’Algerie ,Mr Salah-Eddine Sidhoum, Mr Djameleddine Benchenouf ,MrAbdelkader DEHBI ,Me Ahmed SIMOZRAG ,Mr Benbitour , Mr Hicham Aboud Mr Samraoui et a tous les honnetes qui aiment notre pays mobilisant nous pacifiquement les lois sont la ,les organisations de defense de peuple ,contre la corruption , contre le crime sont la aussi alors le premier pas est fait virtuellement passons aux marches a travers le monde devant les ambassades dalgerie et ici en algerie devant les institutions. le peuple est conscient il n’attend que le depart pour restaurer sa dignité
    Vive lalgerie




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  • Abdelkader DEHBI
    19 février 2010 at 9 h 33 min - Reply

    CIRCULAIRE.– Ce jour, vendredi 19 Février 2010 à 08h45, le Dr Salah-Eddine SIDHOUM militant bien connu des Droits de l’Homme en Algérie – actuellement privé de sa connexion Internet – m’a informé qu’il a été appelé plusieurs fois la veille, entre 21h00 et Minuit, par un individu qui l’a à chaque fois grossièrement insulté et menacé de mort. Je porte cette grave information à la connaissance de l’opinion publique nationale et internationale. – Signé : Abdelkader DEHBI.




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  • Rbaoui
    19 février 2010 at 12 h 12 min - Reply
  • l.leila
    19 février 2010 at 12 h 19 min - Reply

    Bonjour,

    @ frère DEHBI: En effet c’est une information bien grave qui doit figurer à la UNE du Quotidien.




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  • simozrag…
    19 février 2010 at 17 h 57 min - Reply

    Merci frère Si Abdelkader d’avoir diffusé l’Information. En effet, « Si tu n’as pas de pudeur, fais ce que tu veux » dit le hadith. Une chose est sûre, de telles menaces ne procèdent que de lâches, autrement dit les Algériens authentiques doivent se réjouir que des hommes de la trempe de M. SIDHOUM, DEHBI et autres comptent parmi les Algériens. Nous en prenons actes !




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  • simozrag
    19 février 2010 at 18 h 18 min - Reply

    Merci frère Si Abdelkader d’avoir diffusé l’information. « Si tu n’as pas de pudeur, fais ce que tu veux », dit le hadith. Une chose est sûre, de telles menaces ne procèdent que de lâches. Autrement dit, les Algériens authentiques doivent être fiers d’avoir comme compatriotes des hommes de la trempe de SIDHOUM, DEHBI et autres. En tous cas, cela ne fait qu’accroitre leur (et notre) détermination. Nous en prenons allègrement acte !




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  • Lies
    20 février 2010 at 1 h 07 min - Reply

    Salutations à toutes et à tous.

    3- je pense que la question qui s’impose est : sommes nous tous prés à accepter une Algérie pluraliste politiquement, ethniquement, culturellement, linguistiquement, idéologiquement…et même religieusement ? L’intellectuel (le) Algérien (ne) est appelé(e ) à donner l’exemple ….
    Wassalam
    Anwar N. Haddam

    Monsieur @ Haddam, je vous mentirais si je vous disais que ce paragraphe ci haut qui est de vous, ne m’a pas rempli le cœur de joie.

    La question que vous posez est pertinente et révolutionnaire.

    Si cette question que vous soulevez avec beaucoup de courage fait partie de votre programme politique et qu’elle est adoptée par  »Elbina Elhadhari », votre école de pensée qui réfléchit sur le nouveau projet de société pour l’Algérie, et si cela est SINCERE, alors laissez-moi vous dire Docteur, que vous êtes en avance sur beaucoup de formations politiques et personnalités politiques et intellectuelles, qui se disent démocrates.

    Dans ce paragraphe tout est dit ou presque.

    Une petite question, si vous permettez : est ce que vous en avez parlé avec Monsieur Ali Benhadj et si oui, quelle a été sa réponse ?

    Si ma question est gênante, pour toutes sortes de raisons, oubliez-la.

    Fraternellement.




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  • Anwar N. Haddam
    21 février 2010 at 5 h 21 min - Reply

    Assalamu Alaikum

    @ Lies
    Merci pour votre intervention.
    Concernant votre question : « … est ce que vous en avez parlé avec Monsieur Ali Benhadj et si oui, quelle a été sa réponse ? », étant donné que Akh Ali BenHaj ne fait pas parti de notre école Al Bina Al Hadari, je ne peux parler en son nom… et je n’ai pas eu l’occasion de lui parler à ce sujet. Cependant, le connaissant (et je pense le connaitre assez-bien), je peux vous affirmer qu’il pourra accepter une telle Algérie pluraliste…du moins je pense qu’il ne serait pas impossible de le convaincre wallahu a’lam. Le problème n’est pas Akh Ali ou Zaid ou Amr, comme on dit, le problème c’est comment arriver à avoir en Algérie un climat qui permettra aux algériens de débattre entre eux de ces sujets en toute liberté.
    Wassalam
    Anwar N. Haddam




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  • mourad
    21 février 2010 at 18 h 03 min - Reply

    On parle depuis 50 ans, mais nous ne faisons rien.
    Le peuple devenu peureux. Les partis silencieux et individualistes.
    Aucune initiative pour former un gouvernement parallele et assemblee constituante avec le FFS, RCD, PT, et autres.
    Divise et opportuniste, le peuple ne pense qu’a sa poche.
    La mafia tue, vole, detruit la nation avec des presidents et des ministres tous corrompus, toutes les societes d’import et export sont parraines par des colonnels et generaux avides de sang et d’argent…




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  • Lies
    22 février 2010 at 22 h 13 min - Reply

    Monsieur @ Haddam, merci pour la réponse a ma question.




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  • Zehira Houfani
    23 février 2010 at 0 h 51 min - Reply

    Merci au frère Yacine pour la peine qu’il s’est donnée d’abord pour nous rappeler les règles élémentaires et universelles du savoir-vivre en communauté qui parfois manquent à nos débats, et aussi pour le clin d’œil généreux qu’il m’a fait en évoquant mes années de militantisme aux heures sombres de l’Algérie et de la communauté arabo-musulmane.

    En réalité, je ne voulais pas donner à fartas l’occasion de polémiquer davantage, d’autant que l’anonymat pouvait rendre les échanges encore plus irrespectueux. Nous ne voulons pas de cela sur cette tribune. Et votre message me donne l’occasion de dire aux membres de la coordination de LQA d’être vigilants et de ne pas diffuser à l’avenir de telles allégations qui portent atteinte à l’intégrité des personnes. Nous cherchons la cohésion entre les Algériens et ce genre de messages sème le doute et la zizanie dans l’esprit des internautes. Faisons l’effort d’être responsables de nos propos et de nos actes. Avant de tourner la page sur le CCA et jusqu’à preuve du contraire, cette organisation mérite le soutien et le respect.

    Personnellement, je suggère qu’on efface les messages qui font écho au texte initial.

    =================
    Merci pour votre sage avis que j’approuve pleinement. Oui, « faisons l’effort d’être responsables de nos propos et de nos actes » et évitons les accusations gratuites, sans preuves. Rassemblons au lieu de diviser.
    Fraternellement.
    Salah-Eddine




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  • BRAHIM
    26 février 2010 at 14 h 31 min - Reply

    Cher Monsieur Salah-Eddine SIDHOUM, je ne sais pas si vous connaissez M. Anwar N. Haddam ou pas, mais je ne comprends pas comment cet homme politique n’a pas pu influer les autres dirigeants du FIS pour adopter la même position politique qui se dégage de ses interventions sur notre blog ? C’est incroyable, car moi qui suis « différent » politiquement parlant par rapport à lui comme vous le savez, eh bien je me retrouve dans presque toutes ses propositions politiques et son projet de sortie de crise. C’est extraordinaire, non ???? Parle-t-on du même Anwar N. Haddam ????

    =================
    Je crois que c’est de la discussion que jaillit la lumière. Et cette discussion et ces débats nous manquent énormément à nous algériens. Une certaine « élite » a été formatée par les « services » et elle récite toujours la même leçon et développe les même clichés périmés, ceux de 91 et 92. A l’époque ils ont réussi à nous diviser et tout le monde s’était trompé de cible. Aujourd’hui, la situation a changé et beaucoup de gens ont compris. Le fait que sur ce site, des compatriotes de toutes les tendances politiques, SANS EXCLUSION, discutent sereinement et fraternellement est un signe qui ne trompe pas sur cette évolution des esprits. Il faut savoir aussi que cette situation dérange non seulement le régime mais aussi les faux démocrates résidus de l’éradication, les faux islamistes et les faux nationalistes. De temps à autre leurs agents extrémistes sont chargés de nous provoquer, mais vainement car ils ne représentent absolument rien. Nous sommes sur la bonne voie, In Cha Allah.
    Fraternellement.
    Salah-Eddine




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  • Rabinho2010
    28 février 2010 at 23 h 20 min - Reply

    Chers Messieurs
    Vous allez êtres infiltrés par les agents du pouvoir en place , par la DRS , par les faux démocrates , par les faux musulmans , par les opportunistes de tout bord …
    Je ne vous demande pas comment vous allez faire , mais je vous demande d’être très vigilants et surtout pour que le projet n’avorte pas et ne soit pas cassé ! car ce n’est pas facile avec des gens sans expérience faire face à un système , non seulement très expérimenté mais aussi très armé en logistique . C’est un combat qui s’annonce rude , car il faut prendre en considération la majorité du peuple ( la masse ) qui endoctrinée par 1 . 2 . 3 viva l’algerie ( a titre d’exemple ) viva Bouteflika …etc.
    Pour mieux comprendre mon exemple , je vous demande de bien étudier et analyser les dernières élections présidentielles ou le président en place l’aurait remporté quand même sans bourrer les urnes mais avec un taux inférieur ! pour que vous ne tombez pas le « Ghouroure », il faut être réaliste et logique ! ! Aussi il faut signaler que seules les intellectuels , qui sont une minorité , aspirent aux changements ( par définition ) , mais la majorité ignorante a peur du changement et par conséquent est conservatrice du système en place , c’est une logique sociologique qu’il faut étudier judicieusement et en découdre les mécanismes appropriés pour la faire basculer doucement mais surement .
    Encore une fois attention au « Ghouroure » , il ne suffit pas de détenir la vérité pour dire qu’on va gagner !
    Réétudiez le cas du « FIS » et tirez des conclusions scientifiques approfondies , car le temps est précieux et la révolte populaire est systématique et périodiquement renouvelable chaque 20 à 25 ans !
    C’est beaucoup , c’est l’équivalent d’une génération entière , Alors soyons a la hauteur du défi , utilisons le maximum de bagage scientifiques surtout et ne ratons pas le rendez-vous ! ! !
    Que Dieu nous vienne en aide et éclaire notre chemin ! Amine ya rab el alamine ! ! !
    Bon courage pour tous ! Salem !




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  • yaya
    3 mars 2010 at 18 h 34 min - Reply

    ellah yarham boudiaf…




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  • zapata
    17 mars 2010 at 16 h 46 min - Reply

    la puissance politique n’est pas un absolu mais une relation humaine..l’algèrie est une monarchie rèpublicaine basè sur l èsprit tribal feodale pour faire changer ce règime deuxc èquation SOIT le peuple
    bloque l etat algèrien par une grève massive tout sècteur confondu dans tout le tèrritoire pour faire pression et aussi l opignon mondial agit vite et fort sinom un coup d etat à l intèrieur du règime mème un militaire prend le pouvoir l ètentiel il marche avec la dècision politique de la charte de la summam 1956 le politique sur le militaire puis si sa rèussira tout va




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  • moh
    25 mars 2010 at 22 h 48 min - Reply

    Je crois que le peuple Algérien n’est pas encore près ou ne veut pas se réveiller, je crois lorsque il aura tout perdu il se réveillera mais pas maintenant,
    aussi il faut quelque années pour que notre travail face effet sur ce peuple anesthésié.

    salam




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  • Congrès du Changement Démocratique