Édition du
27 July 2017

Le système politique en fin de règne laissera-t-il la place à la démocratie, la liberté, la justice et les droits de l’homme ?

Par Ali Yahia Abdennour

El Watan, 10 février 2010

La situation actuelle de l’Algérie, qui se trouve une nouvelle fois dans une période grave de son histoire, entre dans une phase d’instabilité dangereuse et préoccupante, qui accélère sa descente au purgatoire. Elle est malade, et comment la guérir si on se trompe de diagnostic et de remède ?

L’année 2010 est placée sous le signe de la rupture au sommet de l’Etat, avec le déchirement au sein du pouvoir qui a fait preuve de son insuffisance, voire de sa malsuffisance. Si le pouvoir use, et si le pouvoir absolu use absolument, l’absence du pouvoir au pouvoir use encore plus. Une confrontation frontale entre les deux institutions du pouvoir que sont le Président et l’ANP, concurrents et adversaires déclarés, séparés par des divergences stratégiques, s’annonce serrée. Dans cette équation complexe, il y a un paramètre peu quantifiable dont il faut tenir compte, le rapport de force. Nous vivons une période de blocage de la vie nationale, où dans ses profondeurs se prépare un orage ou peut-être une tempête, la coupe est pleine, c’est le ras-le-bol, une étincelle peut déclencher l’incendie, car on ne manie pas à la légère un détonateur, et personne n’est là pour faire le pompier. Où allons-nous ? On ne se parle plus.

La politique aime l’odeur et le goût du sang, il faut les écarter. Un proverbe iranien dit : « Si l’on peut défaire le nœud avec les doigts, pourquoi y mettre les dents ? » Les grandes manœuvres vont commencer. A la prochaine réunion « des cadres de la Nation », le Président va rompre un silence calculé, et certainement dévoiler avec force, clarté et précision, dans un réquisitoire implacable soigneusement préparé, sa stratégie pour mobiliser la société civile en sa faveur, et surtout sa volonté non seulement de garder le pouvoir, mais de rester le maître du jeu, celui qui propose, dispose et décide.

La réplique se fera dans l’autre camp, qui agira dans le domaine clé de la corruption de haut niveau qui rentre dans les mœurs, se développe, affecte tous les secteurs d’activité, même ceux imperméables à ce genre de pratique, et éclabousse l’entourage du Président. Alexandre Dumas disait : « Un bon courtisan peut, quand il est de race, d’avance 15 jours flairer sa disgrâce ». Chacun dans cette crise observe, se réjouit ou se désole. Il y a urgence à faire entendre la voix de la société civile, libérer ses énergies longtemps contenues par le pouvoir qui ne doivent pas observer la réalité du balcon, mais descendre sur le terrain. Il ne faut pas se croiser les bras en latitude stérile du spectateur, car la vie n’est pas un spectacle. La société doit participer au processus de prise de décisions, se préparer à une transition politique pour éviter le changement par la violence. Il y a des femmes et des hommes dont le peuple apprécie les qualités, qu’on doit rassembler autour d’une table pour que le crépuscule qui s’étend sur le système politique laisse entrevoir l’aube de la démocratie, de la liberté, de la justice et des droits de l’homme. Il faut se méfier des manipulateurs et des manipulés avides du sensationnel, qui prennent le train en marche et courent plus vite que la locomotive. L’ouverture et le renouveau sont indispensables.
Le pouvoir s’est emparé de l’état qui dispose du peuple

Il faut poser sur le Président et la fonction présidentielle qui est complexe, multiple et exigeante, le regard froid et impartial de l’objectivité : le président Abdelaziz Bouteflika qui est couvert de nombreuses cicatrices du passé, concentre entre ses mains la quasi-totalité du pouvoir qui s’est transformé au cours des années en monarchie républicaine. La verticale du commandement a fait du Président omniprésent, dominateur totalitaire, qui se croit propriétaire de l’Algérie et des Algériens, une sorte de pharaon au pouvoir illimité qui veut tout organiser, tout régenter, tout diriger, tout contrôler. Il a voulu le pouvoir puis tout le pouvoir, et jaloux de le conserver, l’exerce sans partage, non pas pour régler les contradictions en éliminant les contradicteurs. Il est à la fois chef de l’Etat et de l’exécutif, ministre de la Défense, a fait du gouvernement l’annexe de la Présidence, et du Parlement deux chambres d’enregistrement. Il a accentué la primauté présidentielle en fixant la marge d’action du Parlement selon le principe : « Vous devez faire ce que j’ai décidé que vous feriez. »

Le Parlement n’est en réalité qu’une maison de retraite lucrative destinée aux cadres des trois partis de la coalition gouvernementale. Tous les postes-clés du gouvernement sont détenus par des hommes issus d’une même région, voire d’une seule wilaya. Les ministres qui ont sensiblement outrepassé leur crédit politique se maintiennent au-delà de leur utilité. Leur longévité n’est pas un facteur de stabilité, mais fabrique de la fragilité économique et de l’exaspération sociale. Tous s’évertuent à prévenir les désirs du Président pour gagner du grade ou prévenir la disgrâce. Le Président utilise les partis, les associations, leurs représentants comme le citron à qui il faut prendre le jus et jeter la peau. La justice a abdiqué ses pouvoirs constitutionnels pour se mettre à son service.

Les cours de justice et les tribunaux ne sont pas des lieux où la justice est rendue, mais des instances politiques où le pouvoir politique juge non pas ses alliés mais ses adversaires. Les jugements et arrêts ne sont pas des opérations de justice mais des actes de justice, dans les affaires politiques et d’opinion, en fonction des consignes données par le pouvoir, par le ministre de la Justice et services de sécurité interposés. Quand la justice est bafouée, les libertés sont en danger. Il y a opacité dans la gestion des revenus du pétrole qui devait être le sang et la liberté du peuple algérien ; il y a gaspillage des fonds publics, incurie des institutions politiques et administratives, prédation de certains dirigeants qui ont rejoint les rangs fournis des prédateurs à l’effrayante curée que subit l’Algérie.

La mascarade de certains procès prouve que la justice est aux ordres. Quand le pouvoir dit : « Une information judiciaire est ouverte, laissons donc la justice faire son travail et ne laissons pas la place aux rumeurs en cédant au sensationnalisme. » Cela veut dire, laissons le temps au temps qui fera oublier les malversations de certains en délicatesse avec la justice. J’ai remarqué que dans ces affaires de corruption, les journalistes, qui sont des hommes et des femmes de plume, d’enquêtes, de recherche de vérité, d’impartialité qui est leur mission et la fierté de leur métier, posent les questions qui fâchent, alimentent la nécessaire réflexion démocratique, ont rendu correctement les faits, avec la somme de sincérité et d’intégrité qui habitent ceux qui ont embrassé la laborieuse et austère profession du journalisme. Il y a en Algérie deux conceptions du journalisme mal séparées : le droit à la libre expression et à la libre critique, ainsi qu’à la diversité des opinions, qui est une liberté fondamentale, et le service du prince, qui relèvent tous deux de l’expérience, du travail et du talent.

Le pouvoir a politisé le sport pour faire diversion et faire oublier au peuple la baisse de niveau de vie qui frappe les milieux populaires et moyens, le creusement des inégalités, les retraites de misère et la misère tout court. Le football est une force sociale que le pouvoir utilise pour mobiliser le peuple et particulièrement la jeunesse algérienne en sa faveur. Les conditions de vie de la population qui lutte durement pour sa survie se dégradent, les signes de détresse sociale s’accumulent, les grèves à répétition se succèdent et les grévistes sont traumatisés par les gestes brutaux d’un ordre fondé sur la force ; les émeutes surviennent à intervalles de plus en plus rapprochés. Le pouvoir incarne la brutalité de la répression, contrôle les manifestations dès le moindre développement. Est-ce que le monde du travail peut vivre, non survivre avec les salaires distribués.

La distribution des richesses et des revenus est si inégale qu’elle viole les normes nominales de justice. Libéral en économie, conservateur sur le plan social, le gouvernement mène une politique de plus en plus antisociale. Une partie du peuple vit dans l’extrême pauvreté, végète dans la misère, et le pouvoir, qui n’a pas répondu à sa détresse et sa souffrance, donne encore plus à ceux qui avaient déjà trop, ce qui est le comble de l’injustice. Les Algériens ne croient pas à la fiabilité et à l’objectivité des statistiques sur l’inflation, le pouvoir d’achat, le chômage, le nombre de logements réalisés, manipulées à des fins politiques.

Les dirigeants du pays, censés préparer l’avenir des citoyens, sont seulement préoccupés de leur propre avenir, de leur devenir et ne songent qu’à s’enrichir d’une manière effrénée au vu et au su de tout le monde.
Comment sortir de l’impasse ?

Le pouvoir vieillit, le pouvoir absolu vieillit absolument. Deux quinquennats hélas, trois quinquennats holà. Près d’un an après le début de son 3e mandat, le Président paraît dans l’impasse ; la fin du système politique instauré en 1962 se dessine à l’horizon, et on s’interroge sur la survie du pouvoir actuel. L’Algérie traverse une crise politique sérieuse. Le chef de l’Etat est plus un problème qu’une solution. De nombreuses questions se posent. Devant qui le Président est responsable et quelles sont les limites de son pouvoir ? Devant les décideurs de l’armée qui l’ont porté au pouvoir. De par les Constitutions, 5 en 48 ans d’indépendance peu appliquées, révisées et usées avant d’avoir servi, seul le peuple détient et confère la légalité et la légitimité. La fraude électorale, vieille tradition coloniale, amplifiée depuis l’indépendance du pays, bien intégrée dans les mœurs politiques du pays, est au rendez-vous de toutes les élections.

Le Conseil constitutionnel valide le détournement du suffrage universel. Dans le monde arabe, il n’y a pas que les monarchies qui créent des dynasties. Après Bouteflika, qui ? Il n’est pas impossible qu’il murisse le projet de passer la main à son frère ; cette hypothèse est peu crédible. Le Président a-t-il la capacité d’exercer pleinement sa fonction ? Là se trouve peut-être la solution de la crise. Il existe dans l’opinion publique une très forte volonté de changement. Pour entrer de plain-pied dans le XXIe siècle, le peuple doit disposer de la volonté et de la capacité d’exercer son libre arbitre. Il n’a aucune confiance dans les institutions politiques, que ce soit la Présidence, le gouvernement ou le Parlement. Le pays a besoin de cohésion nationale et de cohésion sociale.

Pour prétendre jouer dans un prochain avenir son rôle, le premier impératif de la société est d’assurer sa cohésion, d’établir la preuve de son existence, pour ne pas se diluer avant même d’exister. Le vrai courage politique exige le rassemblement et la mobilisation des forces capables de créer les conditions du changement démocratique. Les temps que nous vivons requièrent des hommes et des femmes de principe, pour défendre la liberté et la justice, ce domaine qui nous concerne tous dans notre liberté de chaque jour. La stratégie doit être simple, lisible, crédible, s’ouvrir aux autres avec détermination, vigilance et sérénité, pour nourrir une action politique claire et précise, forte, afin de ne pas passer pour une duperie, une gageure, vu l’importance des problèmes à régler. L’Algérie a besoin de se démocratiser, de réformer en profondeur ses institutions.

Cette crise politique, si elle s’approfondit, peut se transformer en crise de régime qui laissera place au pouvoir à la nouvelle génération. La solution de la crise doit être pacifique. L’action politique ne consiste pas à ne rien dire ou à parler trop tard, car si on ne s’occupe pas de la politique, la politique s’occupera de vous.




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48 Commentaires sur cet article

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  • Adel
    10 février 2010 at 12 h 43 min - Reply

    Quelqu’un qui connaît bien le personnel politique algérien pourrait-il nous faire la liste de 10 personnalités crédibles,représentant toutes les tendances, autour desquelles TOUS les Algériens pourraient se regrouper?




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  • S. Abdellah
    10 février 2010 at 13 h 38 min - Reply

    Très bonne question que pose monsieur Adel. Je peux de par mon expérience de la vie politique (je suis âgé et à la retraite à la fois professionnelle et politique et donc mon avenir est derrière moi)et avec le recul, vous dire que nous avons des personnalités politiques intègres et incorruptibles. Je citerais certains d’horizons divers qui pourraient constituer un nouveau central en vue du changement que tout le monde souhaite : Hocine Aït Ahmed, Ali Yahia Abdenour, Salah-Eddine Sidhoum, Salima Ghezali, Djamel Zenati, Saad Djebbar, Ali Benhadj, Saïd Khelil, Larbi Zitout, Addi Lahouari, Rachid Halet, Mustapha Bouhadef, Mourad Dhina. Ce sont des personnes qui n’ont jamais eu d’attaches avec le régime et qui ont toujours été sur le terrain lors des moments difficiles. Des hommes et des femmes de valeur existent. Il faut ce petit déclic salvateur pour qu’ils puissent se réunir autour d’une table et sortir avec une alternative démocratique qui réunit la majorité des Algériens. Mes enfants, cela est-il impossible?




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  • khaled
    10 février 2010 at 14 h 52 min - Reply
  • BOUKEZOUHA abdelouahab
    10 février 2010 at 16 h 49 min - Reply

    Salam,

    Monsieur S. Abdellah, peu importe votre appartenance politique qui se devine, mais pensez-vous possible de faire travailler ensemble Mustapha Bouhadef, Saïd Khelil, Djamal Zenati et Hocine Aït Ahmed ? Dans ce cas, pourquoi n’ont-il pas continué à diriger ensemble le FFS ? Aussi bien Zenati que Khelil et Bouhadef ont occupé de très hautes fonctions dans le Parti de Dda LHocine qui les a chassé tous les trois.

    C’est parce que vous dites que les personnes que vous citez n’ont jamais eu d’attaches avec le Régime que je permets, malgré ma très grande sympathie pour lui, de vous rappeler que Monsieur Ali-Yahia Abdenour a été après le coup d’Etat du 19 juin 1965 ministre du colonel Houari Boumédienne. Vous le savez, il a occupé successivement les portefeuilles des Travaux publics puis de l’Agriculture alors que le chef du FFS Hocine Aït Ahmed était encore détenu à la prison d’El Harrach d’où il s’évade en 1966. Ali-Yahia Abdenour ne quitte le gouvernement qu’en 1967.

    C’est des faits historiques qu’il ne faut pas occulter. Ce passé ne disqualifie en aucune façon cet homme que personnellement j’ai appris à connaître dans les moments les plus difficiles pour lui, pour moi et pour l’Algérie.

    Je suis prêt à me ranger derrière lui et derrière Ali Benhadj, cela me suffit, pour mener cette action de salut public.

    10 personnalités crédibles seulement demande Adel. Et s’il n’y en avait que 10 avait demandé Loth à Dieu pour ne pas détruire la ville de Sodome ? Vous savez ce qu’il en fut, la ville ainsi que celle de Gomorrhe furent détruites par le souffre et le feu, selon la Bible, et le Coran dit (Sourate Hud 11, versets 82,83) :

    « Et, lorsque vint Notre ordre, Nous renversâmes [la cité] de fond en comble, et fîmes pleuvoir sur elle en masse, des pierres d’argile succédant les unes aux autres, portant une marque connue de ton Seigneur. Et elles (ces pierres) ne sont pas loin des injustes. »

    S. Abdellah sait parce qu’il dit avoir appartenu à l’opposition que certains d’entre eux, de très longue date, je ne veux pas donner leurs noms sans leur autorisation, végètent en Algérie ou en exil alors qu’ils n’ont jamais plié devant les propositions alléchantes du pouvoir ni devant ses menaces.

    J’ai évidemment du respect pour les personnes que vous avez cité .




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  • AMOKRANE
    10 février 2010 at 17 h 29 min - Reply

    Depuis combien de temps déjà répète-on que les choses vont mal en Algérie ? De puis des décennies, et le jour où vraiment les choses bougeront on n’y croira point…. Je crois que ce qui reste surtout à faire c’est essayer d’agir à son niveau ou pour celui que cela intéresse dans quelques associations.. Le discours des politiques de nos jours dans le tiers-monde n’est pas crédible (le pouvoir en essayant de reprendre le discours de l’opposition a discrédité l’opposition…). Je pense que beaucoup d’algériens sont blessés désorientés (la révolution algérienne, l’école, avaient faits les algériens épris de justice) et le libéralisme le capitalisme c’est le profit c’est la société à deux vitesses. Le rêve le rêve d’un pays développé de justice de bonheur de convivialité s’est brisé et cela fait plus de mal surtout lorsque l’on sait que le pays est riche, possédant des moyens, que les universités n’ont pas cessé de former des cadres. Et toutes ces richesses tous ces moyens dilapidés ou font le bonheur d’une minorité.. Les algériens avaient souffert lutté pendant plus d’un siècle contre le colon et ce que l’on vit de nos jours a ruiné bien des espoirs. ALI YAHIA ABDENOUR c’est la résistance ; c’est le mérite de tous ces gens qui nous parlent qui pensent comme nous et fait que l’on ne se considère pas fou et seul dans son coin. On appelle de toutes nos forces les puissants de ce pays pour leur demander de marcher dans le chemin du bon sens de l’homme vraiment civilisé. Il y a un minimum pour rétablir la confiance entre gouvernants et gouvernés et ce minimum c’est L’ETAT DE DROIT. Et l’on se demande pourquoi cela se fait ailleurs alors qu’on nous condamne à l’éternelle dictature ?
    Amokrane nourdine 15425 boghni




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  • bouyilès.
    10 février 2010 at 17 h 30 min - Reply

    @adel,attention ,tu poses une question piège et le débat commence déjà à dévier.C’est le genre de questions qui mènent à la division et les leaders en veux-tu en voilà.
    Tous les jeunes algériens travailleurs,sérieux et patriotes avec un minimum de savoir universitaire peuvent diriger leur pays.C’est le leur et c’est leur avenir qui est en jeu.Les vieilles carcasses et les muezzins du meurtre on en a marre.Quelqu’un connaissait-il Barak Obama avant l’élection présidentielle de l’année dernière? c’est ma question à moi,et elle apporte toutes les réponses.
    Avec toutes mes salutations.Bonsoir.




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  • medi
    10 février 2010 at 18 h 14 min - Reply

    nous on a besoin d’un ataturk algerien capable de changer tout avec une main de fer
    Mustafa Kemal est le fondateur et le premier président de la République turque.
    ce militaire de carrière affirme également une volonté farouche de rupture avec le passé impérial ottoman et de réformes radicales pour son pays.
    Inspiré par la Révolution française, il profite de ce qu’il considère comme une trahison du sultan lors de l’armistice de Moudros, pour mettre un terme au règne du sultan le 1er novembre 1922. Il instaure ainsi la laïcité : séparation entre le pouvoir politique (sultanat) et spirituel (califat).

    Après la proclamation de la République, il déplace la capitale d’Istanbul à Ankara et il occidentalise le pays à travers plusieurs réformes. Notamment, il inscrit la laïcité dans la Constitution, donne le droit de vote aux femmes et remplace l’alphabet arabe par l’alphabet latin. Sous sa présidence autoritaire, la Turquie a mené une révolution sociale sans précédent, qu’on appelle généralement révolution kémaliste. Le 24 novembre 1934, l’Assemblée lui donne le nom d’Atatürk, ce qui ne veut pas dire « père des Turcs », mais le « Turc-Père », au sens de « turc comme l’étaient les anciens », le mot Ata voulant dire ancêtre.




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  • Adel
    10 février 2010 at 18 h 15 min - Reply

    @bouyiles

    Tout changement, qu’il soit pacifique ou violent, se fait par la convergence d’une grande partie de la population autour d’un groupe. Si parmi tous ceux qui, à un moment ou un autre, ont fait de la politique dans notre pays (au pouvoir ou dans l’opposition), on ne peut pas en trouver 10 qui fassent l’unanimité pour leur patriotisme, leur intégrité et leur engagement pour l’Algérie, alors il y a peu d’espoir qu’il y ait un changement dans l’immédiat. Nous avons besoin de personnalités qui rassemblent les Algériens pas de celles qui les divisent.

    On ne s’improvise pas leader politique. Il faut un certain nombre de qualités pour mener un peuple dans la bonne direction. Barak Obama a une longue carrière derrière lui. De plus, il a fait une campagne, ce qui n’est pas le cas chez nous. Nous avons besoin d’un groupe qui gère la transition, des sages, en somme.

    Amitiés




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  • radjef said
    10 février 2010 at 18 h 22 min - Reply

    Bonsoir tout le monde. @Boukzouha. Bonsoir. Je n’ai aucune sympathie pour maitre A Y Abedenour…Le FFS n’a pas chassé Khelil et Zenati. D’ailleurs ces deux camarades militants doivent nous dire pourquoi ils ont quitté le parti; on attend toujours leus explications.D’autant plus vrai que leurs amis communs à l’instar de R Halit, ont rejoint le parti…Par ailleurs, le probleme de notre pays ne se situe pas au niveau du FFS ou des partis de l’opposition, mais il est dans l’ANP et seulement au sein de l’ANP et des presidents qu’elle fait venir dans les T54.




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  • Rachid Bakalem
    10 février 2010 at 18 h 23 min - Reply

    Bravo! Maître Ali Yahia pour ce diagnostic et cette plaidoirie. Tu as passé le message, c’est aux forces intègres de notre pays (comme tu les définies parfaitement bien…l’opposition réelle) qu’ils comprennent une fois pour toute ce message de rassemblement. Halte aux déchirements, aux intérêts personnel, de partis, de groupe, de régions, de ZAAMMA…Le pouvoir criminel civil et militaire,DRS Présidence) a profité de nos différents et même, les a alimentés pour bien nous diviser et asseoir son autorité par El-Irhabe edouala et la corruption. Nous sommes devant un évènement historique pour la sauvegarde et le devenir de notre GRAND PAYS et celui de notre peuple qui n’aspire qu’à vivre dans un pays de droit. Il suffit d’un peu de NIF et un peu moins d’égoïsme.




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  • BRAHIM
    10 février 2010 at 20 h 07 min - Reply

    Vous vous rendez compte où en est arrivée l’Algérie. On est incapable de désigner 10 personnes d’horizons politiques différents capables de proposer au peuple algérien une constituante qui débouche sur un consensus qui évite les déboires à répétitions. Déjà, çà commence ! C’est pas possible ! Non moi je veux mettre celui-là, non moi je préfère celui-ci, non je fais confiance en celui-ci etc… etc… Inalbou limahebnache ! Nous sommes incorrigibles.Je vais devenir débile ma parole !




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  • BRAHIM
    10 février 2010 at 20 h 19 min - Reply

    On pose la bonne question : « Le système politique en fin de règne laissera-t-il la place à la démocratie, la liberté, la justice et les droits de l’homme ? » mais on débouche sur une marmelade. Je suis dégouté. Je n’en peux plus ! … moi je préfère celui-ci, non moi je préfère celui là, ah celui là c’est un traitre, celui-là c’est un harki etc…. !!! On ne peut même pas être d’accord pour trouver 10 hommes de tout horizon pour faire le consensus et on veut faire chuter le régime. Cela me rappelle le pauvre Boudiaf qui n’a pas trouvé 10 cadres intègres pour gérer le pays. Ce qui me met dans une colère rouge c’est que pendant ce temps le système rit sous cape ! Je suis découragé et pourtant j’ai tout fait pour ne regarder que devant moi et ne regarder que du côté de l’Algérie de l’avenir. C’est trop, trop dur pour moi, chers amis internautes! Et pourtant, j’ai essayé de tenir !

    ============
    Courage, mon cher Brahim ! Tu ne fais pas confiance aux potentialités humaines de notre peuple? Dans le feu de l’action surgiront les femmes et les hommes dignes qui guideront la Nation vers la sortie de ce tunnel ténébreux.
    Salah-Eddine




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  • BRAHIM
    10 février 2010 at 20 h 25 min - Reply

    Je m’excuse auprès des hommes de bonne volonté qui font tout pour changer les choses dans notre pays et dans la bonne direction. Parfois je pète les plombs. Excusez ma spontanéité. SVP




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  • Kader ZERROU
    10 février 2010 at 21 h 09 min - Reply

    Bonjour tout le monde !

    Pourquoi ne peut-on pas s’organiser en dehors de ce qui se passe au sein du sérail et des luttes d’intérêt qui s’y livrent? Nous sommes là, à l’affût, à chaque fois que la lutte des clans s’exacerbe, à chaque fois que le pouvoir laisse apparaitre ( de façon intentionnelle ou pas ) des signaux de malaise.
    Le DRS ( la police politique)a réussi à endormir l’opinion publique pendant dix ans avec la fantasmagorique discorde entre Bouteflika et les Généraux..moultes analyses étaient faites pour décortiquer les arcanes du système quand ce n’est pas pour prédire sa toute imminente fin. Qu’en est-il ? Rien. Le pouvoir est toujours entre les mains usurpatrices et criminelles des militaires qui continuent à faire la guerre au peuple algérien et à le déposseder de ses richesses.
    Mais si le haut commandement de l’armée est accusé d’être à l’origine de la crise, il ne faut pas disculper les islamistes qui se sont prêtés au jeu de la violence après l’arrêt du processus démocratique, et force est de constater qu’ils occupent actuellement les devants de l’opposition radicale au régime mais pour quelle alternative ? L’instauration d’une république obscurantiste ! Dix-huit ans après, le peuple algérien est devant le même dilemme les islamistes ou les militaires vu l’incapacité criarde des démocrates ( les crédibles bien sûr, je ne parle pas des orphelins de larbi Nelkheir )à se rassembler et à s’organiser face à la bipolarité en place..
    Tout laisse à croire que les populations civiles vont encore une fois payer les désaccords au sein du régime, comment faire pour éviter des bain de sang ? Comment faire pour faire barrage à la manipulation ? Comment faire pour canaliser une éventuelle révolte du peuple ? Disposons-nous actuellement de suffisamment de moyens pour encadrer une lutte pacifique pour instaurer la démocratie et la justice ? Sachant qu’on a à faire non seulement au pouvoir mais à toutes les forces obscurantistes à l’oeuvre dans la société..

    Le travail qui se fait par les responsables de ce site (LQA) est à saluer mais n’oublions pas que la majeure partie du peuple algérien ne dispose pas d’une connexion internet, il faut réussir à transposer sur le terrain réel cette voloté de lumière pour essayer d’agréger le maximun de concitoyens autour del’idéal démocratique.
    Il faut installer des comités civiques dans nos villages et nos villes pour que le moment venu, l’explosion ne nous éclatera pas à la figure, comme ce fut le cas en 2001..




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  • medi
    10 février 2010 at 21 h 29 min - Reply

    @Salah-Eddine
    pour quoi on fait en sort de mobiliser l’université algerienne et puis apres occuper alger et faire planter des tentes jusqu a ce que ce régime tombe? comme s’etais le cas en ukrain




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  • Ammisaid
    10 février 2010 at 22 h 26 min - Reply

    Assalam, azul, bonsoir
    L’Algérie est malade. La cause de son mal est le système et le remède c’est son départ définitive et irreversible de l’Algérie.
    Est-il possible chers frères de mettre en article pour débattre la plate forme de sant edigio ? Elle est la preuve vivante que les Algériens et les Algériennes peuvent s’unir dans l’intérêt exclusif de notre pays.
    Fraternellement à toutes et à tous




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  • Lies
    11 février 2010 at 1 h 05 min - Reply

    Salutations à toutes et à tous.

    Cher frère @ Adel.

    Je suis entièrement d’accord avec toi lorsque tu dis: « Nous avons besoin d’un groupe qui gère la transition, des sages, en somme.»

    C’est ce que souvent moi, j’appelle dans mes contributions sur LQA, l’élite ou les bons bergers, le bon père etc.

    C’est un genre de gouvernement parallèle embryonnaire pour commencer.

    Il faut bien qu’il y ait un premier pas pratique, concret.

    Autour de ce groupe, ou ce mini gouvernement vont s’agréger toutes les algériens sincères qui veulent le changement vers une deuxième république, en somme.

    J’ai depuis longtemps pour les uns et un peu moins pour les autres, en tête, les personnalités qui selon mon expérience et mon appréciation des choses conviennent le mieux pour constituer ce groupe.

    Ait-Ahmed : Président

    Sidhoum : Chef de l’Exécutif

    Ali Benhadj : Ministre chargé de la liberté du culte et du rapprochement entre les algériens.

    Salima Ghezali : Ministre Chargée des relations avec la communauté internationale.

    Je ne connais aucun d’eux ni d’Ève ni d’Adam. Par contre, je connais plus ou moins leurs œuvres et leur digne attitude devant l’adversité.

    J’y reviendrai une autre fois, pour rajouter quelques choses qui vont choquer plus d’un, qui vont me susciter anathèmes et attaques violentes, mais qui de mon point de vue, sont salutaires et relèvent du domaine du possible.

    Ne dit-on pas que la politique est l’art du possible. Ce qui veut dire en d’autres termes, est artiste c’est-à-dire intelligent, sage et clairvoyant celui qui va chercher la bonne et juste solution aux fins fonds du possible, c’est à dire presque de l’impossible.

    Et là ici, je veux parler de l’Anp qu’il faut associer en tant que partenaire et amie dans la réalisation de ce projet historique.

    Ne fermons pas la porte au dialogue, ne coupons pas les ponts de la réconciliation.

    Acceptons le repentir (s’il est sincère) des uns et la volonté de bien faire des autres.

    Khaled Ibn El Walid, n’était-il pas le farouche et terrible ennemi du Prophète et de ses compagnons ?

    Sa conversion n’a-t-elle pas été décisive et avait forcé le triomphe de la nouvelle doctrine qu’était l’Islam ?

    Saul, ce chef religieux juif, rebaptisé Paul par Jésus, n’était-il pas lui également l’un des farouches persécuteurs de l’Église et son ennemi le plus redoutable et le plus zélé ?

    Il allait partout cueillir les chrétiens pour les lapider publiquement.
    Il était la terreur, elle-même.

    Ensuite il s’est converti, s’est repenti et s’est mis résolument au service du Christ.
    Il fut l’un de ses plus grands et plus célèbres serviteurs. L’Eglise, avec l’aide de Dieu bien sur, lui doit ce qu’elle était devenue.

    Saint Augustin, ce fils de l’Algérie authentique comptait parmi ses fidèles admirateurs et ses meilleurs disciples.

    Selon moi, il ne faut pas cracher sur l’avenir et il faut faire preuve de sagesse et avoir un cœur débordant de charité, et oublier sa personne, ses souffrances et toutes les raisons de dire non, lorsqu’il s’agit du bien de la patrie, du peuple et du devenir des générations futures.

    L’Anp, dans la nouvelle constitution qui donnera naissance à la 2eme république, sera une armée professionnelle, républicaine, aimée, respectée et considérée par le peuple.

    Des lois lui seront promulguées pour la protéger et rendre hommage à ses membres.

    Quand la confiance et la sérénité sont là, tout deviendra possible.

    L’union fait la force.

    Wa Allah Aalem comme dit souvent Ammi Saïd.

    Fraternellement.




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  • Salah Bouzid
    11 février 2010 at 2 h 11 min - Reply

    Il est fort probable que l’Algérie s’achemine à une fin de régime militaire, mais la transition risque de s’apparenter plutôt au scénario cubain, Fidel-Raoul. Tous les efforts de Bouteflika et de Tewfik tournent autour de la question de la succession. Qui est le maitre à bord, assez fort, pour désigner le futur président? Ouyahia jouera un rôle de power-broker et offrira un consensus pour sa propre survie politique.

    L’opposition manque d’expérience, ne sait pas se rassembler et n’a jamais acquis les qualités nécessaires pour le combat politique. Elle possède par contre des réflexes qui n’ont fait que faciliter la survie du régime.




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  • mohamed
    11 février 2010 at 2 h 17 min - Reply

    Bonsoir,

    Le fait que M. boudiaf n’a pas trouve une poignee d’hommes/femmes pour l’aider a sortir le pays de ce marasme prouve l’ampleur des degats dans ce pays. C’est un pays de cow boys. Les americains qui connaissent l’Algerie (souvent du domaine petroliers) me disent que la mafia en Algerie est pire que celle qui a fait l’histoire des USA. Ils disaient qu’au moins au US, la mafia a aide a construire des villes comme Las Vegas ou meme Chicago, la notre est incapable de quoi que ce soit. Aujourd’hui on est tellement divise qu’il est preseque impossible de nous reuir encore une fois comme le 5 juillet 1962. Le mal qui ronge l’Algerie est tel que la population n’est plus interesse par ce qui se passe sur le champ politique. tout le monde court apres les besoins quotidiens et l’argent que ce soit d’une facon legal ou pas.

    Je suis d’accord qu’ il y a des moyens de creer une transition drastique. L’exemple de l’ukraine (cite plus haut), de la tailande il y a quelques mois demontrent qu’on peut mobiliser le peuple algeriens et cmpletement geler les villes algeriennes dans le civisme et le calme.

    Les Algeriens d’ici me disent qu’ils ne font pas insulter l’Algerie et le gouvernement Algerien pres des Americains et qu’il faut laver notre linge sale en famille. J’avoue etre desempare et ne pas comprendre. A mon avis, il faut faire du bruit et beaucoup de bruit a l’etranger, solliciter les representants politiques des pays hotes et sensibiliser la societe a ce qui se passe en Algerie. Meme si la DRS peut manipuler les meilleurs des journalistes Francais, il reste important de se mobiliser et creer une masse critique que les pouvoirs publiques dans les pays hotes ne peuvent negliger.

    Je suis un fervant croyant en un mouvement pacifique generalise. un mouvement qui creera assez d’energie pour attirer l’attention du monde entier sur ce pays qui va vers la derive. un mouvement qui rassemble la classe intellectuelle a l’etranger et en Algerie pour creer des themes de recherche, des conferences, des debats, des entrevues et publiciser l’Algerie et son etat aujord’hui. Je regardais aujourd’hui une entrevue de la Nobel Laureate Iranienne qui parler de la sensibilisation des americains par rapport a ce qui se passe en Iran. elle disait qu’il ne faut pas jsute discuster du nucleaire mais aussi de la dictature et des droits de l’homme et de la hogra policiere en Iran. Elle solliciter directement le president Obama pour intervenir sur plusieurs plans. La reponse n;a pas ete tres longue. Aujourd’hui, les acquis financiers de l’Iran ont ete bloque pour une duree indeterminee.

    Pourquoi ne pas opter pour une solution a multi-facettes qui pourrait creer une synergie des esprits braves…pourquoi?




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  • foxbat
    11 février 2010 at 3 h 17 min - Reply

    les dix personnalités politiques cités plus haut conviendraient parfaitement a esquisser quelques chose de tangible pour faire tomber le régime.le contrat de san-égidio pourrait être une base de départ a une deuxième république.
    même l’armée ne pourra rien devant une déferlante populaire bien encadrée au niveau politique,et je pense que le peuple malgré son apparente aphasie,se réveillera pour la bonne cause pour peut qu’il ai confiance en un projet qui mettra un terme au règne des vampires d’el mouradia de ghermoul,et des taggarins.




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  • medi
    11 février 2010 at 7 h 25 min - Reply

    @Salah-Eddine
    pour quoi on fait de sorte : mobiliser l’université algerienne et puis apres occuper alger et faire planter des tentes jusqu a ce que ce régime tombe? comme s’etais le cas en ukrain




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  • radjef said
    11 février 2010 at 9 h 16 min - Reply

    Bonjour tout le monde. La politique est la politique; elle doit être exercée par des politiques…En vertu de quoi va t-on decider que tel est capable de restaurer la democratie et non tel autre? Qu’est ce que cet unicisme? Depuis 1962 a ce jour, la scene politique est occupée par les mêmes personnes aussi bien dans l’opposition que dans dans le pouvoir? Quel est le bilan de toutes ces personnes, dont certaines ont decouvert en retard les vertus de la fraternité et de l’union?…Nous voulons un cadre organisé pour passer à l’offensive pacifique de nos revendications, nous voulons une ligne d’action democratique concertée dans la quelle tous les courants politiques se reconnaitront, nous voulons que notre demarche soit soutenue par l’experience de nos ainés, mais nous n’avons pas besoin de patriachesqui parlent…par postulats commes s’ils etaient les dignes representants des forces celestes. Ali Belhadj, Karim Tabou, Sidhoum, Addi L, le militant de village…n’ont pas besoin de tuteur politique pour parler de l’avenir du pays, du bien et du mal, de la democratie et des généraux…




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  • BOUKEZOUHA abdelouahab
    11 février 2010 at 10 h 20 min - Reply

    Salam,

    Du calme cher Brahim, vous n’arrêtez pas de plaider pour la démocratie et vous n’acceptez pas les avis différents.

    . La clarification ne devrait pas diviser , au contraire elle rassemble. Il faut consulter, à chaque fois, tous ceux qui sont concernés pour ne pas précisément ouvrir la porte aux divisions. Les propositions que peuvent faire les uns et les autres ne valent pas décisions. Fort heureusement. Apprenons à respecter les opinions des autres et ne pas les vouer aux gémonies. Nous avons pris l’habitude de montrer du doigt tous ceux qui expriment leur désaccord ou pensent différemment que l’establishment. Il faut que ça change. Et le premier changement c’est celui là. La youghayirou Allahou bi Qawmin hata youghayirou ma bi anfoussihoum (« …En vérité Allah ne modifie point l’état d’un peuple, tant que les individus qui le compose ne modifient pas ce qui est en eux mêmes… ». (S. 13, Le Tonnerre, V.11).




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  • Abdelkader DEHBI
    11 février 2010 at 11 h 36 min - Reply

    @ — Me Abdennour ALI-YAHIA : – Que Dieu vous nous garde, jusqu’à ce que vous assistiez à l’instauration dans notre pays, d’Institutions authentiquement démocratiques. Institutions pour l’avènement desquelles vous avez beaucoup donné et beaucoup sacrifié en gardant courageusement la tête haute, face à la tyrannie.




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  • BRAHIM
    11 février 2010 at 17 h 25 min - Reply

    @BOUKEZOUHA abdelouahab, ok ! je me suis excusé auprès des internautes de notre blog avant que tu m’appelles à la raison et …. à la démocratie. Je t »apprends que je sais me corriger et calmer mes ardeurs sans connaître le verset coranique que tu cites. J’en connais beaucoup d’autres évidemment, puisque que j’ai appris 10 sourates dans ma jeunesse et j’ai pu même accéder à la « louha » … tu connais ???? mais je ne me souviens pas malheureusement de « S. 13, Le Tonnerre, V.11 ». Merci quand même. Ceci étant, je suis toujours piégé par l’expression de ma colère à voir toujours le système bien en place avec peut-être encore de belle années devant lui vu qu’on ne trouve pas une solution consensuelle qui regrouperait les partisans du changement. Ma colère n’est pas ailleurs, elle se situe juste à ce niveau. Mais, je ne désespère pas quand même , vois-tu ????? !!!!!




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  • Adel
    11 février 2010 at 18 h 31 min - Reply

    @radjef said

    Ce dont nous avons besoin aujourd’hui, c’est de montrer au peuple algérien que l’heure de la libération est venue car le pouvoir en place est aux abois. Si un mouvement citoyen se met en branle, avant la fin de l’année inchallah, la deuxième république sera en place.

    Comment démarrer ce mouvement ? Il me semble qu’un groupe réduit de personnes connues et crédibles représentant toutes les tendances politiques peut redonner l’espoir au peuple et le rassurer quant à l’avenir. Ils s’exprimeront et diront au peuple qu’ils sont prêts à gérer la transition. A partir de là, la peur changera de camp, comme disait l’autre.

    Nous pouvons à partir de ce forum leur (ce groupe) lancer un appel en ce sens.




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  • moura
    11 février 2010 at 20 h 20 min - Reply

    @ Adel et Brahim
    j’ai eu n fou rire lorsque B. a piqué un enervement.
    Le verset cité par Bokezoha est incomplet(normalement tu t’es rendu compte,tel kel il laisse le libre arbitre)
    CHER ADEL?
    j’aimerai bien partager ton entousiasme,le pouvoir n’est pas du tout aux abois.il ya certaines choses qui pouraient le mettre aux abois:le petrole,un mouvement organisé(je regrette le fis n’est pas un movement et en tant que parti,il n’est pas organisé,encore moins le mouvement des archs),la troisieme ,l’affaiblissement de la secte maçonique drs.
    ne petite histoire et une question.
    pendant la campagne electorale de 1999,par hazard j’etais dans un café en kabylie,un pap ayant fait 3 mandat( couleur fln,puis ffs et rcd,voila j’ai presque donner son nom) vient haranguer et venter les merites et le programme de bouteflika,certains essayaient de lui la contradiction ,mais il tenait tete,ayant le verbe facile(3 mandats).j’ai intervenu comme ça:
    je suis sans parti pris,j’ai pas encore décidé de voter ou pas, donne moi une seule qualité de bouteflika et je voterai pour lui,il est resté bouche béante.
    la question:donne moi une seule raison qui permetrait à boueflika de constituer ou d’appartenir à un clan et je croirai à un pouvoir aux abois.
    ma conviction:ilya un seul pouvoir celui de la secte maçonique maléfique du drs (il peut arrivé des conflits d’interets ou une « peur » d’une possibilité d’organisation de la société civile),autrement tout est creation et ou sous controle de la secte.
    Les instittions(apn,apw,apc,senat):c des appareils.
    l’executif(gouvernement,presidence…,la justice:c des appareils.
    les medias,les representations diplomatiques,la constitution,les lois,..c’est n habit pour tromper.
    domage que ,le commentaire de Radjef »qui est le drs » ne soit pas suffisemment commenté,le noeud est là,nos actions,comprendre et connaitre le drs,ensuite l’affaiblir por le detruire,n’oublions pas que le drs a des racines et des prolongements à l’exterieur notamment en france et aux usa.
    au plaisir de vous lire.que la verité et la justice me guident.




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  • Adel
    11 février 2010 at 22 h 02 min - Reply

    @moura

    Bonsoir,

    Je réponds à ta question par une autre question : pourquoi, après le coup d’État de 92, les généraux n’ont-ils pas désigné un des leurs à la tête de l’Etat, comme cela se fait dans tous les pays africains où les militaires renversent le gouvernement en place? Après tout, celui qu’ils ont mis dehors était un colonel. Pourquoi ont-ils fait appel à Boudiaf, Allah yerhmou ? Pourquoi avant de faire appel à Zeroual en 1994, ont-ils d’abord contacté Bouteflika, qui refusa à l’époque? Et Nezzar a tellement été affecté par ce refus qu’il lui en voulut à mort par la suite. Zeroual lui-même avait quitté l’armée en 1990 et ce n’est pas un DAF. Pourquoi ce besoin de mettre à la tête de l’Etat quelqu’un qui n’appartient pas à leur clan ?

    Je pense que boutef, dont la principale qualité est la ruse, a dû se poser ces questions. Il a dû se dire : « S’ils courent derrière moi de la sorte, c’est que je dois leur être très utile. Mais ils me connaissent mal. Enwerrilhoum ezzemba3 win yenba3… » Il s’est donc attelé dès le premier jour à mettre en place ses réseaux et à renforcer son pouvoir et il a probablement réussi, puisque le DRS a pris le risque de déstabiliser l’Algérie pour le déloger d’El Mouradia (après avoir longtemps espéré le ramener à de meilleurs sentiments – 3 mandats c’est une concession de taille). D’autant plus que les pauvres DAF doivent se sentir bien seuls avec la perte de deux « sommités » comme Smain et Belkheir… C’est l’appât du gain qui a perdu boutef. Avec un peu plus de retenue, il aurait pu mettre le DRS K.O. Après tout, ce sont des criminels de guerre et le peuple l’aurait certainement soutenu dans son entreprise s’il avait réellement voulu les abattre.




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  • medi
    12 février 2010 at 8 h 39 min - Reply

    @adel
    trés bien vu, bravo
    moi je crois que boutef est pris entre deux chose :son désire de vengeance des militaires apres sa sortie en 1979 et son souhait de voir son frere a la tete de l’etat avec en meme temps garder le clan de oudjda ou tlemcen comme tu veut. presser par le temps et la viellesse et les cou de ces amis et de ces enemies ainsi sa maladie du pouvoir absolu fut que boutef et le drs ou l’armée comme tu veut sont de faces pour une meme mannaie




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  • BOUKEZOUHA abdelouahab
    12 février 2010 at 10 h 17 min - Reply

    Salam,

    Entièrement d’accord avec vous M. Radjef Saïd. Pendant longtemps les personnes dont vous parlez ont décidé de qui est opposant et qui ne l’est pas à tel point de vider l’opposition de toute sa substance saine. Elles ont jeté l’anathème sur tous ceux qui non seulement pouvaient leur faire de l’ombre mais qui tenaient à leur autonomie personnelle. Pour changer le reste, l’opposition doit se transformer elle-même. Parce que hélas les anathèmes et les calomnies se poursuivent entre opposants qui s’excluent mutuellement.




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  • moura
    12 février 2010 at 10 h 35 min - Reply

    @ Adel
    bonjour,
    J’ai un principe,le model de fonctionnement de la secte(je ne fait pas partie donc j’ignore beaucop de chose) doit repondre à toutes mes questions,pour rire vous avez posé plusieurs questions.
    -le president choisi par la secte,à la fin du mandat quitte la scene(pas d’ecrit,plus de politique,pas de declaration,j’allais dire plus de vie publique).
    -Boudiaf,que dieu lui pardonne n’a pas été appelé en sauveur(il n’a meme pu choisir sa garde presidentielle),mais comme apparat,l’habit,pour avoir le credit du peuple et affaiblir le fis)
    -ils n’appelleront jamais un general ou un des leur(il perdra au change et ou prendra trop de poids),apres boudiaf,hamrouche et boutef ne pouvait pas etre choisi,ils etaient trop sales,ils leur fallait un blanc comme neige.
    -la secte fait appel à quelqun de maleable,revocable,avec un dossier sale,tres sale et sans popularité.et arretons de faire des verités ce qe revéle la presse(y compri,j’allais dire celle de benchicou) et des expemles yen a à la pelle.
    -mettre le drs ko,jamais,le seul qui peut mettre ko le drs,c’est le petrole(ou une ressource eqivalente et ou une organisation CITOYENE determinée et elle commence à naitre),ce n’est pas boutef(sans popularité,sans parti »le fln est un appareil secte ») aucn parcour valabe,aucun ecrit ne serait ce une page).
    C’est ma conviction,un fait au risque de donner mon nom.pendant la trajedie de 2001,boutef souhaitait nous rencontrer( a deux reprise à bougie et à bouira par l’intermediaire d’un capitaine du drs responsabe de la sécurité de la wilaya de tizi) on a refusé l’offre pour la raison que boutef n’a aucun credit et ne peut prendre de decision,il a souri et ajoute,vous avez raison,il nous propose sur le champ de nous acheminer à la presidence par elicoptére(pour 150 personne,c’est à peu pres le nombre de delegues de l’interwilaya;c’est dailleur ce qu’a fait D.M(maintenant general) avec l’AIS ).mes convictions ne me viennent pas d’analyses mais de vecus,apres 45 ans de combats.que la verité et la justice soient mes guides.




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  • BOUKEZOUHA abdelouahab
    12 février 2010 at 10 h 59 min - Reply

    Salam,

    Adel , je ne réponds pas à la place de Moura qui est assez intelligent et suffisamment informé pour le faire. Je ne me substitue donc pas à lui. Je me permets seulement de vous suggérer une explication sur le pourquoi du recours à Boudiaf. Il est parfaitement compréhensible politiquement. L’Algérie fonctionnait sur trois légitimités que le pouvoir a utilisé successivement : légitimité historique, légitimité révolutionnaire et légitimité populaire. Il peut arriver à un certain moment que l’une ou l’autre de ces légitimités se conjuguent. Mais dans le cas qui nous occupe, il s’agissait pour les putschistes du 11 janvier 1992 de suppléer à la légitimité populaire qui venait de s’exprimer par un vote massif pour le FIS la légitimité historique qu’incarnait Mohamed Boudiaf mais aussi Hocine Aït Ahmed et Ahmed Ben Bella. Les putschistes avaient d’abord pris contact avec le chef du FFS, l’un des vainqueurs des législatives annulées, qui a catégoriquement refusé leur offre. Le nom de Ahmed Ben Bella avait prononcé par Sid Ahmed Ghozali, alors Premier minsitre. Les militaires ont rejeté cette proposition qui, pour eux, renvoyait au putsch de juin 1965. Ne restait donc que la « solution » Boudiaf.

    Quant à Abdelaziz Bouteflika, les hauts dirigeants de l’armée n’ont pris contact avec lui qu’après l’assassinat de Mohamed Boudiaf. L’ancien ministre du colonel Boumédienne n’a pas accédé à leur demande parce qu’il lui ont refusé les pleins pouvoirs.




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  • Adel
    12 février 2010 at 13 h 29 min - Reply

    @moura

    Bonjour,

    Beaucoup de choses nous échappent car la transparence n’a jamais été de mise chez nous. Nous essayons de comprendre ce qui se passe en analysant les effets, les causes nous restant inconnues.

    Ce que vous appelez la secte n’a pas toujours existé sous la même forme avec les mêmes hommes. La constante, c’est l’existence d’un appareil répressif, une machine à espionner et à tuer, qui est au-dessus des lois. Cet appareil, dirigé dans les années 70 par Merbah, était sous le contrôle de Boumédiène, qui cumulait les postes de chef de l’Etat, chef du parti unique et chef de l’armée. Après la mort de Boumédiène, cette unité de commandement fut brisée. Le contrôle de l’appareil répressif avec la SM comme arme la plus redoutable fut l’objet de luttes entre les différents groupes. Au final, c’est le clan des DAF qui gagna la partie et prit le contrôle de l’armée et de la SM, éliminant Chadli (qui fut un instrument entre leurs mains) et Merbah.

    Boumédiène enterré, deux hommes, Bouteflika et Yahiaoui, sont apparus aux yeux de l’opinion comme représentant respectivement le courant libéral du FLN qui voulait rompre avec le socialisme et l’autoritarisme du dictateur décédé, et le courant conservateur socialiste, qui voulait continuer dans la même voie. Le premier était plus ou moins relié à la francophonie (ou francophilie) et une certaine forme de « modernisme », le second penchant plutôt vers les valeurs arabo-islamiques.

    La manipulation d’Octobre 88, qui a permis au courant libéral représenté par le couple Chadli-Belkheir d’éliminer les conservateurs du FLN a aussi permis l’émergence d’un nouveau venu : le FIS (représentant la masse du peuple, tenue jusque là pour entité négligeable). Sans l’intrusion du FIS, l’aile réformatrice du FLN (Chadli-Hamrouche puis Ghozali) était sur le point de remporter une victoire définitive. Avec la victoire des islamistes aux élections, tous les châteaux en Espagne risquaient de s’écrouler. Belkheir, qui faisait la jonction entre les civils et les militaires de cette aile libérale, opta avec ses amis pour la méthode dure: le coup d’Etat et la proclamation de l’état d’urgence.

    L’opposition au FIS permit le regroupement autour de cette aile libérale d’autres courants tels les marxistes et les berbéristes. Ceux qui étaient derrière le coup d’Etat (les DAF) prirent le contrôle total de la situation. Ils savaient cependant qu’ils n’étaient pas en mesure de gouverner le pays seuls car ils n’avaient pas en 92 les réseaux pour cela. Il leur fallait toujours s’appuyer sur ceux qui pouvaient rassembler derrière eux le reste de l’armée, les technocrates, les partis, etc. (n’oublions pas que le FLN s’était opposé au coup d’Etat). Ce furent d’abord les membres du HCE, puis Boudiaf. Ce dernier ayant une méconnaissance totale de l’Algérie indépendante paya cette ignorance de sa vie. Il se retourna contre ceux qui l’avaient appelé, mais il n’avait pas ses propres réseaux. Zeroual, ancien de l’armée, nationaliste susceptible de rallier toute l’armée et le FLN derrière lui, fut pour eux un moindre mal. Jusqu’à ce qu’il se mette à parler de dialogue avec le FIS. A partir de là, il devint l’homme à abattre. Certains analystes pensent que la recrudescence des assassinats de civils et les massacres firent partie du plan élaboré par les DAF pour l’affaiblir et se débarrasser de lui, tout en portant un coup fatal à la popularité du FIS (qui prêta certainement le flanc à la manipulation et à l’instrumentalisation de sa « résistance armée »).

    C’est donc toujours ce courant libéral qui agit, après avoir pris le contrôle de l’armée et de la SM, et éliminé tous les opposants, dont Merbah, et sérieusement affaibli le FIS. Le deal des DAF avec Bouteflika c’était de les aider à sortir en douceur de la période de confrontation brutale avec leurs adversaires et de rassembler tous les Algériens autour de leur projet libéral. En cours de route, ils ont créé leurs propres réseaux au sein de l’Etat, dans les partis d’opposition, la presse, etc. boutef a fait du bon boulot (selon leurs plans), jusqu’à ce qu’il se prenne au sérieux et oublie qui sont les vrais maîtres.

    Nous voyons donc que les intérêts de tous ceux qui veulent amasser de l’argent et faire fructifier leurs fortunes sont liés. Leur progression a commencé après la mort de Boumédiène. boutef fait partie de ces gens-là. Son seul tort c’est qu’il a cédé à son ego démesuré (il voulait être un deuxième Boumédiène), chose que détestent les hommes de l’ombre.

    Trois ingrédients ont rendu la chorba algérienne trop piquante : la SM au-dessus des lois léguée par Boumédiène, les DAF (dont le nationalisme et l’amour de la patrie sont pour le moins douteux) qui ont pris le contrôle de l’armée et du DRS, et l’émergence trop rapide d’un parti islamiste de masse, dont l’encadrement a fait preuve d’une incompétence flagrante dans la gestion de la crise née du coup d’Etat de 92, auquel s’est opposé avec autant d’aveuglement un courant « éradicateur ». Le dénouement ne pourra avoir lieu qu’avec le retour du DRS sous le contrôle des lois et des institutions de la République, la mise hors circuit des DAF traîtres à la Nation, l’assagissement du FIS et des « éradicateurs » (qui sont condamnés à cohabiter) et le nettoyage des écuries d’Augias laissées par les clans qui ont dirigé le pays jusqu’à ce jour.




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  • Adel
    12 février 2010 at 19 h 06 min - Reply

    @BOUKEZOUHA abdelouahab

    Bonsoir,

    D’accord avec vous. Toute légitimité tire sa force d’un réseau d’individus influents dans la société qui la reconnaissent. C’est pour cela que je parle de réseaux, mais cela signifie la même chose. En 92, les DAF n’avaient pas de réseaux suffisamment étendus sur lesquels ils pouvaient s’appuyer. L’opposition des « démocrates » au FIS leur en a fourni un premier. L’affairisme a fait le reste. Aujourd’hui, ils sont en bien meilleure position. Ils peuvent disparaître, les réseaux qu’ils ont mis en place resteront.

    L’Algérie aurait-elle pu passer en douceur du socialisme bureaucratique mis en place par un pouvoir dictatorial à une forme de libéralisme impliquant une juste distribution de la rente et un réel développement économique, le tout géré dans le cadre d’un système politique démocratique ? Les choses ont-elles dérapé uniquement parce qu’il y avait trop de « méchants » aux commandes ? Qu’est-ce qui a changé depuis la mort de Boumédiène ? Questions à débattre.




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  • radjef said
    13 février 2010 at 10 h 35 min - Reply

    Bonjour tout le monde.@Adel. Les vrais opposants sinceres et credibles sont dans ce site…Connaissez vous l’histoire de ces opposants qui accordent de leurs cellules en prison, des entretiens de deux pages à la presse? Ou chargent-ils leurs portables? Pardi! Chez le directeur de prison! Connaissons vous l’histoire de ces opposants au maquis que n’importe quel plumitif peut coincer au virage pour un entretien televisé pour une grande chaine…mais qui echappent tout le temps aux forces de securité grace à la faveur de la nuit et du terrain escarpé? Autre chose, les droits de l’homme, ce n’est pas seulement là ou il y a une gloire à recolter…Il y a les algeriennes et les algeriens d’en bas que les avocats, pardon les illustres avocats, refusent de prendre en charge parcequ’il n’y a aucune gloire a recolter… Ces parents qui cherchent leurs enfants, ces femmes qui cherchent leurs filles dans cette Algerie profonde, ces enfants qui cherchent leurs parents….




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  • Adel
    13 février 2010 at 12 h 35 min - Reply

    @radjef said

    Bonjour,

    Je suis d’accord avec vous pour dire que tous les plus de 50 ans (dont je fais partie) ont, d’une manière ou une autre, failli.

    Parfois je me dis que le mieux pour nous (les plus de 50 ans), c’est de nous taire et laisser les plus jeunes prendre leur destin en main, car nous ne faisons que fausser le débat avec notre vision des choses tournée vers le passé.

    Qu’est-ce qui peut bien motiver des septuagénaires comme toufiq et boutef à continuer encore à s’imposer et à faire du mal au peuple algérien, malgré les résultats catastrophiques de leur politique, dites-moi? C’est quelque chose que je n’arrive pas à comprendre. Sont-ils l’incarnation de Satan ?

    Si tout est pourri, alors je crois qu’il n’y a pas grand chose à faire, si ce n’est attendre le grand soir.




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  • jnsplu
    13 février 2010 at 14 h 07 min - Reply

    @ Adel.

    Permets moi juste une parenthèse. Quand les plus de 50 ans étaiuent encore à l’université, celle ci était politisée à l’extrème et les étudiants avaient leur poids dans la vie politique du pays malgré leur petit nombre.

    A l’heure actuelle les étudiants touchent une bourse misérable, ont des études misérables, doivent affronter mille et une misères pour finir des études qui ne mènent à rien et ils acceptent cela le plus normalement du monde. Qui a failli ? Débat !




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  • JNSPLU
    13 février 2010 at 14 h 11 min - Reply

    j’AI OUBLIÉ DE TE DIRE QUE PARMI LES ÉTUDIANTS DE PLUS DE 50 ANS, PAS MAL ONT ÉTÉ EN PRISON POUR DÉLIT D’OPINION TANDIS QUE PARMI LES ÉTUDIANTS ACTUELS PEU PEUVENT S’EN TARGUER. PEUT ETRE EN KABYLIE ET PAS GRACE A L’UNIVERSITÉ, MAIS PAS AILLEURS.




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  • Adel
    13 février 2010 at 16 h 33 min - Reply

    @jnsplu

    Tu as peut-être raison. Sauf qu’en 1962, il y avait beaucoup de misère mais aussi un immense espoir et la volonté de prouver que nous étions capables de faire aussi bien, si ce n’est mieux, que les Européens. Il y en a beaucoup qui ont travaillé très dur à l’école pour acquérir le savoir et construire le pays sur des bases solides, seulement il y en a beaucoup aussi (parmi les plus médiocres) qui passaient leur temps à mentir et à tromper le peuple avec de beaux discours empoisonnés et de fausses solutions (yassourrouni…). Ce sont ces derniers qui ont eu le dernier mot. Ils ont rempli leurs sacs de milliards et ils ont raflé tous les biens que les Français ont laissés. Pour ma part, je les ai toujours considérés avec mépris et je n’ai jamais adhéré à leurs discours trompeurs, mais ce n’était pas suffisant. Maintenant qu’ils ont foutu la pagaille partout, ils doivent nous regarder du haut de leurs palais et ils doivent se dire : « Pauvres imbéciles… A quoi vous ont servi vos études et vos nobles sentiments ? A nous et nos enfants, la richesse et le pouvoir, aux vôtres, le chômage, la crise de logement et le désespoir.»

    Les menteurs et les filous étaient trop nombreux, apparemment, et les gens sincères, pas assez vigilants.




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  • radjef said
    13 février 2010 at 19 h 25 min - Reply

    Bonsoir tout le monde. @Adel. Bonsoir cher ami. Ce n’est pas un conflit de génération…Chaque soir, avant de m’endormir,je revois les silouettes de Ali Zammoum, de Belounes Said, de Med Lamine, de Daniel Timsit, de Baya Hocine dont la frangine est ma femme…A chaque article, j’essaye de fuir leur regard pour ne pas entendre leurs critiques. « Mais tu ne reflechis pas, tu dis n’importe quoi », me disaient-ils pendant que je voulais apprendre a être journaliste…Les militants sinceres, on sait les reconnaitre au loin; ils portent tous un son de cloche qui ne trompe pas…Je parle comme ça, parceque vous êtes sincere…Il n’y a pas une fois ou je ne sollicite pas l’aide des vieux militants pour ecrire mes articles. Nombre d’internautes qui frequentent ce site le savent. @jinsplu.Bonsoir. Si l’université est depolitisée, est ce que c’est le pouvoir qui a reussi, ou bien parceque les elites ont failli a leur devoir?




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  • Ammisaid
    13 février 2010 at 20 h 52 min - Reply

    Assalam, azul, bonsoir
    A Adel et tous les anciens moi compris,
    La jeunesse Algérienne a besoin de vous pour voir clair, comprendre, se construire intellectuellement et ensuite se construire une personnalité doué de décision, de raison et du sens de responsabilités. Nous sommes ce qu’a fait de nous l’environnement dont lequel nous étions développés (sur tout les plans).
    Notre problème ne se situe pas, à mon avis, au niveau de nos connaissances. Kayen elkhir ! (il suffit de lire tout ce qui s’écrit sur LQA). Par ailleurs, je ne pense pas que cette richesse (savoir et autres)soit figée à jamais. La preuve est ici même. Nos idées se rapprochent et notre manière de communiquer s’améliore (plus d’écoute, plus de tolérance, plus de fraternité…., il y a même des amitiés virtuelles qui se créent). Tout est possible hormis l’impossible.
    Notre problème, en général et à mon avis, se situe au niveau de nos caractères respectifs.
    Nous avons du mal à nous remettre en question. Nous avons du mal à transmettre nos savoirs et nos expériences. Nous sommes souvent pressés. Nous voulons des résultats positifs immédiats. Nous manquons de patience, de douceur et de tendresse avec notre jeunesse, nos enfants et nos petits proches. Ce que nous comprenons, ils doivent tout de suite le comprendre. Nous ne tenons pas compte de leurs propres aspirations, désirs, possibilités du moment et de leurs rêves. Nous sommes, à un degré moindre, peut être, comme sont o étaient avec nous nos aînés et notamment le pouvoir dans sa globalité. Nous ne essayons de favoriser la libre expression de notre jeunesse. Nous récoltons et nous critiquons sévèrement leurs insuffisances et nous ne mettons en valeur leurs potentialités. Un enfant est comme un jardin dans lequel sont semés et les bonnes graines et les mauvaises graines (je pense que cela est inné), il sera plus tard, bon ou mauvais, selon les graines qui ont été, suffisamment arrosé.
    Pour ne pas trop m’étaler, je dirais, que l’Algérie a besoin de vous pour avec tolérance,patience, écoute attentive, douceur et espoir pour former la jeunesse qui est là et celle qui va arriver. Donnons leur exemple e laissons la vie faire sa part.
    Fraternellement à toi, à toutes et à tous




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  • jnsplu
    13 février 2010 at 21 h 13 min - Reply

    Bonsoir à vous tous mes amis.

    En cet espace de fraternité je me sens tellement en sécurité que je me permets de dire tout ce qui me passe par la tête, meme si ce sont des c…ochonneries.

    C’est donc dans cet esprit que je vais te répondre cher Said Radjef, toi aussi tu es sincère et direct comme Adel. Moi par contre je suis devenu plus tortueux, à chacun son expérience personnelle et à chaque expérience son homme, nous sommes façonnés par les évènements que nous subissons beaucoup plus que par nos choix personnels. Je ne dis pas cela parce que j’ai décelé un non dit dans ton commentaire je le dis simplement parce que cela m’est venu à l’esprit, donc n’extrapole pas, je suis un bavard invétéré et puis je m’entraine pour répondre à coté à ta question qui me rappelle je ne sais pourquoi une vieille voisine Allah yerhamha qui avait tout le temps à la bouche cette expression : »ayhouh! ».

    Citation : »@jinsplu.Bonsoir. Si l’université est dépolitisée, est ce que c’est le pouvoir qui a réussi, ou bien parce que les élites ont failli a leur devoir? ».

    Je continue donc dans les coulisses pour éviter de répondre. Mon pseudo est je ne sais plus sans les voyelles et sans la consonne finale et j’aurais dû opter pour je ne sais pas qui est plus près de la réalité, mais je suis impulsif et c’est vieux maintenant je ne veux pas changer un pseudo qui est maintenant connu sur la toile avec toutes les bêtises qui y sont rattachées. Tapes le sur google et tu verras.

    La question que tu me poses est une vraie thèse universitaire, je ne pense pas ^etre en mesure d’y répondre avec mon peu de moyens. Je n’ai fait qu’émettre un constat entre un état de l’université dans les années 70 et un autre dans les années 2010, c’est a dire 40 ans plus tard.

    Le pourquoi est à mon sens le même qui sévit dans les autres domaines: La compétence est brimée et donc les gens intègres et l’opportunisme est récompensé et prend des positions privilégiées à partir desquelles il essaime et prolifère et la pègre prospère et ses élites.

    En ce qui me concerne je n’attache pas beaucoup de valeur au terme d’élite car chacun, même les moins érudits, lorsqu’ils sont conscients, peuvent prévoir et agir. C’est plutôt de conscience que de savoir qu’il s’agit. Or on ne peut ni doter les gens de conscience politique ni les en priver, en principe. Cependant que chez nous cela arrive. Et cela n’arrive pas uniquement à la masse inculte, mais progresse même dans les milieux traditionnellement imprenables comme l’université.

    Selon un raisonnement élitiste, l’université est le fief de l’élite. Or elle ne l’est plus. Est ce à dire que l’Algérie n’a plus d’élite ? A voir les dossiers sordides déterrés et qui démontrent l’état de déliquescence ou est arrivée notre organisation économique, sociale et politique, nous sommes au fond et nous creusons comme l’a dit FELLAG il y a déjà bien longtemps.

    Pour savoir si ce pouvoir a réussi il faut savoir quel étaient ses objectifs de départ. S’il voulait casser le pays, c’est réussi l’Algérie risque l’écartèlement et à régressé sur le plan des valeurs d’une façon qui hypothèque l’avenir même si on arrive a se débarrasser de ce pouvoir. Les habitudes ont la peau dure. Si ce pouvoir ne voulait que se poser en sangsue, en parasite, il ne pouvait qu’échouer à la mort du sujet car alors il n’aura plus rien à pomper ou bien qu’arrivé à un certain degré de maladie, l’organisme se débarrasse de son hôte indésirable mais pour cela il lui faut un bon pilotage. A qui se fier ?




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  • Koulou
    13 février 2010 at 22 h 13 min - Reply

    On ne fait pas du neuf avec du vieux. Chasser le naturel,il revient au galop.Pas de place à la nostalgie.On ne peut pas construire un pays moderne et futuriste avec des visions du passé. Il existe une cuvée d’hommes et de femmes intègres qui pourront mener l’Algérie vers des horizons meilleurs.Dans les pays modernes,toute personne mature et capable peut aspirer et prétendre à devenir une figure politique sauf en Algérie;il faut être un militant FLN ou avoir servi la révolution(????) et quelle révolution. L’assiètte politique Algérienne est avariée,il est temps de la nettoyer et mettre une cuvée neuve. Pardonnez moi aussi de vous le dire, mais tout ce qui nous arrive aujourd’hui est le fruit de notre insouciance envers autrui, on a cultuvé depuis’62 un esprit qui repose sur les valeurs individuelles et le mépris des autres,mélangé avec de l’Hypocrisie et ce qu’on obtient bien sûre est un résidu de méchanceté avec une âme souilée et malsaine.Quand on a un fruit aux 3/4 pouri,il faut le jeter à la poubelle et en cueillir un autre frais,sinon ça pourrait sentir le moisi à l’avenir.Il faut décanter le pays de cette mauvaise graine qui a contaminé le paysage de l’Algérie et s’il faut passer par une autre révolution qu’on le fasse et le plus tôt sera le mieux.On ne demande pas à un mort s’il veut mourir.

    ==================
    Mon cher frère, vous comprendrez aisément pourquoi j’ai supprimé vos deux premières phrases trop dures pour nos aînés. Quelque soient leurs erreurs post-indépendance, nous devons être indulgents envers eux, pour leur passé durant la guerre de libération. Et comme vous le dites si bien, c’est à la génération de l’indépendance de prendre ses responsabilités pour remettre l’Algérie sur ses rails. Fraternellement.
    Salah-Eddine




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  • Adel
    13 février 2010 at 22 h 16 min - Reply

    On dit souvent que l’apogée de la vie d’un individu se situe à 40 ans. C’est à ce moment-là que ses facultés atteignent la pleine maturité et que son œuvre se déploie dans toute sa vigueur. Puis, petit à petit, son champ de vision se rétrécit et sa pensée s’étiole. Au fur et à mesure que les années passent, il se surprend à se retourner pour admirer les belles pages du passé, oubliant de plus en plus de regarder vers l’avenir. D’autres que lui s’en chargeront. Il devra apprendre l’art de consoler les jeunes enfants et de raconter des histoires édifiantes aux adolescents qui rêvent de conquérir ou de changer le monde.

    A tous ceux qui ont 20 ou 30 ans, je dis : soyez vigilants, ne laissez rien passer, car petit mensonge et petite forfaiture deviendront grands. C’est parce que nous n’avons pas été assez exigeants et vigilants, que nos libertés ont été confisquées par des bandits sans foi ni loi qui se sont appropriés notre pays et ses richesses.

    Le mal est fait, hélas, et rien ne pourra effacer les horreurs que notre pays a connus. Il ne nous reste aujourd’hui que la parole pour nous éclairer dans cette sombre nuit qui est tombée sur nous. Deux maux ont contribué à faciliter la tâche à tous les esprits sataniques qui se sont acharnés sur notre pays: la passivité et la division des élites qui étaient chargées de veiller sur l’Algérie et la mener vers un avenir de paix et de prospérité. Nous vous laissons un pays dévasté, exsangue, livré à toutes sortes de prédateurs. Vous devez avoir une volonté de fer et beaucoup de courage pour le sortir du gouffre sans fond où nous l’avons laissé tomber. Vous devez avoir surtout de la clairvoyance, ce qui nous a terriblement manqué. La gloire et la légitimité historique de nos ainés qui ont libéré le pays nous ont écrasés, nous tenant toujours à l’écart des décisions importantes. Par l’intimidation, par le mensonge et par la terreur, ils ont appliqué leur politique, refusant obstinément de céder la place. Aujourd’hui, la mort, qu’ils avaient peut-être oubliée, les prend un à un, sous les insultes de leurs compatriotes. Sincèrement, je ne voudrais pas être à leur place. Bientôt, ils seront tous partis. L’Algérie pourra respirer, enfin. Vous devez vous préparer à prendre la relève, car c’est votre avenir qui est en jeu.

    Merci, à nos amis radjef said et Ammisaid qui, à l’instar de tous nous autres amis sur LQA, nous éclairent et nous enrichissent chaque jour un peu plus.




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  • BOUKEZOUHA abdelouahab
    13 février 2010 at 22 h 52 min - Reply

    Salam,

    Non, Monsieur Adel,

    J’ai lu un de vos post parlant de l’apparition de l’islamisme en 1982 avec la Plate-forme en 14 points remise au pouvoir alors que l’opposition « islamiste » s’est, au lendemain de l’indépendance, opposé au système qui s’installait. Cheikh Bachir El Ibrahimi, président de l’Association des Oulama, était maintenu en résidence surveillée jusqu’à sa mort à cause de ses positions.

    Des partisans de l’islam politique comme les grands professeurs d’université, Hachemi Tedjini, Omar Larbaoui ou les chouyoukh Mesbah Houidek, Abdelatif Soltani, Ahmed Sahnoun etc…avaient créé l’Association El Qayyam el Islamiyya que le colonel Boumédienne dissout en 1966 après une manifestation monstre à Alger pour dénoncer la mort par pendaison de Sayyed Kotb en Egypte nassérienne.

    Alors, s’il vous plait, des hommes et des femmes de diverses tendances y compris les communistes dans l’ORP se sont opposés au régime jusqu’au fameux soutien critique du PAGS.

    Encore une fois n’insultez pas la mémoire des morts et des vivants qui, pour certains, pas très nombreux, ils se comptent sur les doigts d’une seule main, sont demeurés fidèles à leurs principes et continuent de se battre dans l’anonymat ou dans l’ingratitude contre ce système qui n’a tenu que grâce à la collaboration d’une élite à la recherche du bien être personnelle. Il est trop facile de dénoncer et de donner des leçons 40 ans après.

    Le train dont parlait un internaute, je ne sais plus à quel propos, il fallait le prendre à l’heure, nous serions arrivés plus vite en gare avec le TGV.

    Cordialement




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  • radjef said
    14 février 2010 at 18 h 07 min - Reply

    Bonsoir tout le monde.@Boukezouha, bonsoir. Depuis 1962 à 1980, combien d’ecrits politiques ont été redigés pour denoncer Boumediene? Combien d’arrestations ont été enregistrées?…Peut être à l’interieur du pays, la police politique surveillait tout, mais que dire de nos illustres intellectuels et universitaires qui vivaient sur la rive nord de la mediterranée et dont le nombre depassait largement les 500000 ames?…Le populisme a fait plus de mal que la police politique. En 1989 au moment de l’ouverture democratique, d’llustres ignorants qui ont pris Darwin, Kant, Pascal, Ibn Khaldoun pour des chefs politiques, ont pris d’assaut les etats majors politiques de l’opposition sous pretexte que la police politique les recherche activement pour leurs activités subversives.Certains cadres de l’opposition ne sont pas sans me me rappeler ces histoires ridicules de faux moudjahid…Si on veut construire une nation, un pouvoir democratique et une veritable opposition, alors cessons avec le mensonge, les faux semblants, la ruse, l’anatheme, car ce sont ces vices qui font la force de la junte au pouvoir…Pour le reste, nous respectons nos ainés, ceux qui sont sinceres et honnetes dans leur engagement de tous les instants.




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  • Koulou
    14 février 2010 at 20 h 30 min - Reply

    Bonjour!
    @La Rédaction!!!
    Comme je l’ai tjs dit dans mes interventions précédentes, je n’ai nullement l’intention de dénigrer qui que ce soit.Ce sont des vérités toutes crues que tout sage devrait accépter.J’admire le courage des gens qui avec sagesse et détermination ont marqué de leurs empreintes leur génération. »RENDONT À CESAR CE QUI APPARTIENT À CESAR ».Ça n’enlève en rien que cette génération a fait ce qu’elle aurait pu faire avec les moyens de l’époque, mais le temps de jeter l’éponge est arrivé.Il faut qu’ils passent le flambeau à la génération future et non s’accrocher comme des sangsues à une épave dèja en état de pétrifaction.
    Un Sénateur Japonais avait soulevé le problème des générations passé en les appelant de « VIElS ARBRES EN PHASE DE DÉCOMPOSITION ».Savez-vous ce qu’il a dit: Je cite sa phrase: « ON N’ARROSE PAS UN ARBRE QUI VA MOURIR,ON LE DÉRRACINE ET ON PLANTE UN ARBRISSEAU À SA PLACE ».C’est un gaspillage en eau et énergie.La politique et les sentiments sont deux visions diamètralements opposées. On ne fait pas de la politique en usant de ses sentiments, aussi nobles soient-ils, mais de sa sagesse. Des politiciens statiques qui font du surplace ne peuvent pas aller loin. On nous a tellement impreigné de cette notion de Respect « ElKDER » envers autrui qu’on n’arrive plus à distinguer ou sont nos priorités.Comme avait un interveant: LES AUTRES disent: »LE TEMPS C’EST DE L’ARGENT » et nous on dit: »KOUL 3OTLA FIHA KHEIR » comme quoi le temps n’a pas d’importance chez nous. Ce n’est pas pour rien qu’en occident on nous appelle « LA 5EME ROUE DE LA CHARRETTE ». Ah avant de finir,je souviens d’un autre proverve ARABE celui-ci que les ARABES N’AIMENT PAS: « EL-OUAKTOU KA SEIF IN LEM TEKTA3HOU KATA3EK ».
    Salut!!!




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  • Adel
    14 février 2010 at 20 h 40 min - Reply

    @BOUKEZOUHA abdelouahab

    Bonsoir,

    « Encore une fois n’insultez pas la mémoire des morts et des vivants qui, pour certains, pas très nombreux, ils se comptent sur les doigts d’une seule main, sont demeurés fidèles à leurs principes et continuent de se battre dans l’anonymat ou dans l’ingratitude contre ce système qui n’a tenu que grâce à la collaboration d’une élite à la recherche du bien être personnel. Il est trop facile de dénoncer et de donner des leçons 40 ans après. »

    Je ne crois pas avoir insulté la mémoire de quiconque, ni donné des leçons. Je suis très mal placé pour cela, car je n’ai jamais milité dans aucun parti politique. Toutefois, comme beaucoup de mes compatriotes, j’ai essayé de faire mon travail correctement. Tout ce que j’ai dit, c’est que, GLOBALEMENT, le bilan de notre génération est négatif. Les résultats sont là pour le prouver.

    Pour ce qui est des débuts de l’islamisme (ou islam politique, si vous préférez ce terme), je crois que beaucoup de gens s’accordent sur le fait que la plate forme en 14 points a été, en quelque sorte, l’acte de naissance de l’islamisme moderne qui allait déboucher sur la création du FIS en 1989. Nous savons tous qu’il y a eu beaucoup de personnalités qui se sont opposées à la politique de Ben Bella et Boumédiène, au nom des valeurs islamiques, dès l’indépendance. Comme il y a eu des communistes, des libéraux et des nationalistes. L’étude historique exhaustive de tous les mouvements d’opposition qui ont vu le jour sur la scène nationale depuis l’indépendance reste à faire, cependant, afin d’expliquer le peu d’impact qu’ils ont eu sur la population. Je crois qu’Ait-Ahmed, avec le FFS, est celui qui a été le plus loin dans ce domaine. Le PCA, devenu PAGS, a fini par collaborer avec le régime de Boumédiène (le fameux soutien critique) et a activement participé à la promotion de la révolution agraire et de la GSE, entre autres. Je ne dis pas cela pour dénigrer les communistes mais pour rappeler des faits historiques. Beaucoup d’Algériens étaient sincèrement convaincus que la révolution agraire était une bonne chose. Les pénuries qui s’en suivirent en firent déchanter plus d’un, cependant (les gens de mon âge se souviennent certainement de la blague sur la ménagère se rendant au marché et qui, ne trouvant rien à acheter, dit au marchand de légumes : « Wach entayyeb elyoum ? » et le marchand lui répondit « Tayebi Larbi ! » – c’était l’inamovible ministre de l’agriculture et de la réforme agraire…)




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