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25 July 2017

Corruption : Belkhadem bloque Ouyahia

Corruption

Belkhadem bloque Ouyahia

Coup de théâtre à la dernière réunion du gouvernement : le décret portant «lutte anticorruption » proposé par Ahmed Ouyahia sera tout simplement retiré !

13 Février 2010, Le Soir d’Algérie

Le Premier ministre avait pourtant prévu de faire de l’adoption de ce texte l’objet même de la réunion du gouvernement. Un texte qui prévoyait, pour rappel, des mesures répressives extrêmement sévères contre la corruption.

Or, et selon des sources très bien informées, le ministre d’Etat, représentant personnel du président de la République, Abdelaziz Belkhadem, surprendra tout le monde en exprimant ses réserves : «Le sujet est trop sensible pour être traité aussi précipitamment.

Il faudrait au préalable mûrir le sujet et approfondir le débat avant d’adopter un texte quelconque.» Selon nos sources, Belkhadem a longuement expliqué les raisons de ses réserves : «Dans une conjoncture comme celle qui prévaut depuis quelques jours et qui rappelle celle de 1998, nous nous devons d’être très prudents et de faire montre de responsabilité dans le traitement de la question.»

Hier vendredi, Belkhadem, qui animait une conférence de presse à l’issue des travaux de la session extraordinaire du conseil national du FLN, dont il est le SG, a, en tout cas, confirmé indirectement cette position.

Aux questions des confrères portant sur ce sujet brûlant de l’actualité, Belkhadem a eu ces réponses : «Il y a plusieurs types de corruption : détournement, vol, favoritisme, délit d’initiés, etc. Si le problème est un problème de vol, il faut le traiter comme tel, si c’est du favoritisme, il faut le traiter comme tel et ainsi de suite. Oui, il faut punir et le corrompu et le corrupteur.

Mais dans tous les cas, il faut en finir, bannir cette culture du doute généralisé car il y a bien des cadres honnêtes et propres dans le pays.» Pour Belkhadem, «les scandales (liés au phénomène de la corruption) ont toujours existé et rien ne dit qu’ils n’existeront pas à l’avenir.

D’ailleurs même lors des élections aux assemblées nationales, il y a eu des cas de corruption, de l’argent sale. Mais dès lors que ces scandales sont dévoilés, cela signifie qu’il existe une volonté politique de combattre ce fléau».

Toutefois, Belkhadem estime qu’il «faut laisser cette question aux spécialistes (la justice, les services de sécurité), et à ce stade pénal, la responsabilité est individuelle. L’on ne peut évoquer la responsabilité morale ou politique qu’après que la justice eut fait son travail».

Pour revenir à la dernière réunion du gouvernement, nos sources nous confient encore que l’intervention de Belkhadem avait été saisie au vol pour les ministres du MSP.

Pourtant réputé pour être le parti le plus «indiscipliné» depuis qu’il a intégré le gouvernement sous Zeroual, le MSP découvrira, subitement, via ses ministres, «la nécessité de faire montre de solidarité gouvernementale en toute circonstance». Il faut dire que les scandales touchent pratiquement tous les départements gérés par le parti de Aboudjerra (Travaux publics, Pêche, Commerce…).

Involontairement, Belkhadem aura peut-être donné un répit aux ministres du MSP et, surtout, à Chakib Khelil. Mais au sortir de cette réunion du gouvernement, une seule certitude, Belkhadem n’aurait jamais agi de la sorte sans en être chargé par celui qui l’a nommé au poste de «ministre d’Etat, représentant personnel du président de la République».

Il faut préciser, d’ailleurs, qu’en vertu de ses nouvelles fonctions au gouvernement, Abdelaziz Belkhadem n’assiste pas à toutes les réunions hebdomadaires du cabinet Ouyahia mais seulement à celles où il est question de dossiers «lourds» soumis par Bouteflika.

Pour assister à cette dernière réunion, Belkhadem avait même écourté les travaux de la session jumelée de l’instance exécutive et du conseil nationale du FLN qui devait initialement débuter mardi dernier.

K. A


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10 Commentaires sur cet article

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  • el-amel
    13 février 2010 at 17 h 00 min - Reply

    Merci à l’iranien qui a giflé le filloniste mais le peuple se portera mieux quand il sera représenté par ses enfants que vous méprisez aussi bien l’un et l’autre. Votre place est au musée avec vos milliards dans vos comptes, vous vous êtes bien servi. Votre fortune a une odeur nauséabonde, celle du sang, vous pouvez la garder. Partez et laissez ouled chaab yakhadmou bladhoum.




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  • BRAHIM
    13 février 2010 at 18 h 33 min - Reply

    « Cher amis internautes , avez-vous remarqué la chose remarquable que vient de faire Belkhadem , chef suprême du FLN et « conseiller » particulier de Boutef, concernant la soit disant nouvelle réglementation en matière de lutte contre la corruption proposée par Ouyahia !!! ??? . Pour endormir le peuple Ouyahia voulait FAIRE SEMBLANT DE FAIRE CROIRE AU PEUPLE que le gouvernement va sévir contre les corrompus. Il voulait juste faire semblant. Et bien NON ! Niet Kharacho a dit le chef suprême du FLN. On ne sait jamais car si ce jeu va devenir réalité et que ses donneurs d’ordre des Tagarins, ses compatriotes au sein de son parti et ceux du MSP vont effectivement être concernés, Tzagate ! Belkadem a dit à Ouyahia : « Ouachebik , warak rahiahe ». Quand je vous disais que notre problème ce n’est pas seulement l’armée ! N’oublions jamais le rôle et la stratégie du FLN dans le jeu du pouvoir. C’est l’allié objectif par excellence du pouvoir ; c’est l’huile et la courroie du système ; c’est un élément vital pour la machine. Ce ne sont pas des accusations gratuites, il suffit de dérouler le rôle du FLN sur la scène politique nationale depuis l’indépendance. C’est clair comme de l’eau de roche de la Chiffa….comme le confirmeront nos amis sympathiques : les singes des gorges de ce courant d’eau qui ont une grande mémoire historique ».




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  • Salah Bouzid
    13 février 2010 at 19 h 26 min - Reply

    Depuis des années, nous entendons dire que l’entreprise des transports pour étudiants est liée à Ouyahia. Est-ce vrai?

    Et si c’est vrai, est-it difficile à la justice de trouver assez d’indices pour construire un cas?

    Ou alors, n’est-ce que de la rumeur?

    Si Ouyahia veut combattre la corruption, il faut qu’il ait les mains propres.




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  • Ammisaid
    13 février 2010 at 19 h 56 min - Reply

    Assalam, azul, bonsoir
    Mr BELKHADAM connaît toutes le formes de corruption. Il connaît tous les voleurs: les grands et les petits, les actifs et les passifs, les anciens et les nouveaux et les retraités et ceux qui ont pris leurs places.
    Il connaît toutes les formes de vol: lots terrain, villas luxueux, ciments, fers, prêts non remboursables, service direct à la source, bakchich entre la source et l’arrivée, chippa et travail rémunéré mais fait durant la sieste, dans les hôtel cinq étoiles, en écrivant un torchon pour louer et glorifier la grandeur des oeuvres de leurs chikours et durant les voyages avec shopping dans les grandes avenues du monde, fraudes, applaudissements et le doigt qui se lève pour dire oui sidi.
    Il connaît à quoi sert l’argent volé et il sait que le système paye avec les commanditaires d’assassinats d’hommes politiques, de journalistes et des intellectuels, les assassins, les fraudeurs, les courtisans, les intellectuels étrangers qui font la propagande en leur faveur, les invités de marque, les entrepreneurs prêtes noms…
    Il sait quels sont les juges, les avocats, les procureurs, les grands responsables, les directeurs, les ambassadeurs, les hommes politiques…qui sont, gracieusement, payés pour protéger, rassurer et défendre les voleurs en chefs.
    Il sait qu’il ne faut trop remuer la m…car cette fois, le risque de découvrir ceux et celles qui l’a, vraiment, chié est grand.
    Je te bloque, tu me bloques mais oublions frère Ouyhia de bloquer ceux qui veulent découvrir la vérité car celle-ci va tous nous emporter.
    Fraternellement




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  • Sofiane
    14 février 2010 at 9 h 38 min - Reply

    Depuis la recrudescence de la guerre des clans, Ouyahia se voit présidentiable pour très bientôt. Toutefois, étant conscient de son impopularité dans la société Algérienne il s’engage dans une course contre la montre pour essayer de combler son déficit d’image en multipliant ses déclarations populistes et en faisant semblant de se rapprocher du citoyen Algérien.
    En revanche, il semble oublier que l’ampleur de ses méfaits sont indélébiles à jamais.




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  • Abdelkader DEHBI
    14 février 2010 at 11 h 10 min - Reply

    L’oracle Belkhadem a parlé : «  » »Oui, il faut punir et le corrompu et le corrupteur. » » » — Ma réponse à Belkhadem :
    — Commençons donc par les grands corrompus – même à titre posthume – par exemple votre protecteur Larbi Belkheir qui a laissé une fortune colossale provenant de la corruption ; ensuite penchons-nous sur les comptes bancaires à l’étranger et les patrimoines en Algérie, amassés par vos maîtres les généraux criminels et les barons du clan de Bouteflika que vous courtisez aussi, pour faire bonne mesure.
    Au fait, quel est l’enveloppe budgétaire prévue par le congrès des « dresseurs de bouledogues » qui ont usurpé le titre de FLN.? Mon pauvre monsieur ! vous êtes tellement abasourdis – voire terrorisés – Ouyahia, Bouguerre et vous même, par la terrible fronde populaire qui commence à gronder autour de vos propres maîtres que vous ne vous êtes même pas aperçus, que la parole n’appartient plus à l’heure qu’il est, aux seconds couteaux, j’allais dire les sous-fifres de votre espèce. Et avec çà, vous avez le toupet de faire de la morale ?!




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  • Kamel Bouras
    14 février 2010 at 11 h 31 min - Reply

    Ce matin dans Le Matin:

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    Des sources proches de la présidence de la République font état de nouveaux rebondissements dans le duel qui opposerait les services secrets algériens (DRS) à la présidence de la République, dans l’affaire de la commission d’enquête installée par Bouteflika, et chargée de faire la lumière sur l’assassinat du président Boudiaf et du général Fodil Saidi.

    La première vraie confrontation entre les deux institutions vient d’avoir lieu à la fin de la semaine passée. Deux juges civils de la commission d’enquête se sont présentés au siège de la DCE (Direction du contre espionnage) sis à Hydra pour les besoins de l’investigation, mais ils se sont vus interdire l’accès du bâtiment par le patron du contre espionnage sous prétexte que ces deux magistrats ne bénéficiaient des « habilitations de première catégorie ». Autrement dit, le patron du DRS n’est pas prêt à jeter ces agents en pâture, encore moins à lever le secret sur les activités de ces cadres et de son département et la tâche s’annonce rude pour Bouteflika.

    Par ailleurs, le procureur militaire vient cette semaine de délivrer trois convocations aux noms de trois agents du contre espionnage, cités dans le dossier de l’assassinat du général Saidi Fodil. Les trois concernés, Benseloune Hassane, Chaibiya Mohamed et Moufni Redouane, ont un mois pour se présenter devant le procureur militaire de la première région militaire. Aucune disposition particulière n’a été encore prise par la direction de la justice militaire concernant les agents Bensaif Yazid, Benloucif Badis, Kadri Abderezak, Benloucif Hakim, Ouanzi Hadj Ali, Bousaha Abdelmadjid, Bouseda Mohamed , du contre espionnage.

    On apprend qu’une nouvelle liste d’anciens responsables et agents du SSP (Service de la sécurité présidentielle) et du service A.I (Action du contre espionnage) vient d’être versée dans les dossiers de l’enquête, et dans laquelle on retrouve l’ancien patron du GIS Boulouiza Nassredine dit Hammou, le commandant Yacine et des agents de protection Ait Ouali Mounir , Habchi Nacer, Omrani Brahim, Messloub Karim appartenant au SSP.
    En outre, une nouvelle piste a été ouverte par la commission : l’existence d’une probable unité secrète au sein du département du renseignement et de la sécurité et qui regrouperait des agents d’élite triés sur le volet, l’unité en question serait le bras séculier du DRS depuis le début des années 90, elle aurait échappé depuis sa création au contrôle du ministère de la défense nationale car couverte par le secret défense. La présidence a exprimé des interrogations et des inquiétudes quant l’appartenance des agents mis en cause dans l’affaire Boudiaf et Saidi a cet organisme secret.

    Aissat N.
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    Des 200000 morts et 20000 disparus, il n’y a que les
    cas Boudiaf et Saidi qui sucitent le doute dans le cerveau pourri de Boutef-III.

    Ce criminel complice des criminels paiera tot ou tard.
    D’abord qu’il se mette une chose dans la tete: il ne pourra plus faire ses tournées de Papa Noel, et sera cloitré dans son palais…Plus de theatre, plus de defilés, plus de bains de foules requisitionnées…

    l’arme absolue contre Tewfik est aussi l’arme absolue contre Boutef. Que les deux s’entreteuent jusqu’à l’eradication de leur sale espece.

    Kamel




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  • jnsplu
    14 février 2010 at 12 h 07 min - Reply

    Lorsque la corruption atteint un niveau aussi important, ce n’est plus le code pénal qui doit y apporter une solution, c’est la politique. Mais chez nous tout se solutionne par le biais du sécuritaire. Le nombre de policiers, de gendarmes et autres recrutés depuis 1992 n’a pas pour but d’assurer la sécurité mais les arrières de ce régime. Ce nombre qui se situait aux environs de 20.000 et qui a dépassé depuis longtemps le cap des 200.0000 et peut être même des 300.000 n’a pas été en mesure ni d’endiguer le terrorisme, ni d’endiguer la corruption. Alors à quoi est il destiné ? On prépare les enfants du peuple à affronter d’autres enfants du peuple alors que tout la haut se nichent les voleurs qui tirent les ficelles.
    Un italien des siècles derniers, le docteur Lombroso avait posé des jalons dans le domaine de la lutte contre la délinquance dont beaucoup de législations s’inspirent. Il dit « il vaut mieux éclairer une rue que d’y mettre dix policiers ».
    Au lieu de combattre le corrompu et le corrupteur par le biais de policiers et de juges, sans garantie de leur incorruptibilité, il est plus indiqué de changer les procédures de l’administration en laissant le champ libre à la presse, à l’information et à la liberté de la justice et des droits de l’homme. Les libertés seules peuvent éradiquer la corruption. C’est l’administration qui est au service du citoyen et non pas l’inverse et cette inversion qui fait la corruption.




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  • el-amel
    14 février 2010 at 12 h 44 min - Reply

    Ouyahia est l’homme présidentiable de fafa et du DRS, il ne faut pas oublier qu’il est revenu après la visite de Fillon qui a ramené dans ses bagages le siège éjectable, après les attentats qui ont visé le conseil constitutionnel et le siège de l’ONU. Par la suite, nous avons assisté au concerto des procès de l’Affaire Mécili et des Moines de Tibhérine : ces procès dérangent qui ? Pourquoi avoir muté un juge d’instruction qui n’a pas fini d’instruire un procès ? «Le nouveau juge d’instruction en charge de l’affaire prononcera un non-lieu en faveur de Mohamed Ziane Hasseni, diplomate algérien» avait affirmé, en février 2009, Ksentini pas l’homme de culture mais l’homme du système que couvre fafa, et en février 2010 le parquet de Paris a requis un non-lieu donc il faudra attendre celle du juge d’instruction qui suivra après les tractations économiques auxquelles nous assistons, Total a déjà décroché un contrat qui doit se chiffrer en milliards d’euros, X a eu ceci, Y cela. Les procès iront au placard pour un temps et puis rebolote. Avec « l’Afrique aux Africains », la donne change, et l’Algérie la chasse gardée de fafa doit tourner la page de la sale guerre avec l’appui des « amis » autour du festin à 150 milliards de dollards et par le biais d’Ouyaya pour la formule gagnant-gagnant : 51%/49% ce n’est pas l’Algérie aux Algériens que nous avons entendu dans « l’Afrique aux Africains » , c’est la continuité dans le changement du fauteuil à El Mouradia, le DRS ne choisit plus mais il s’installe. Le Peuple a payé un lourd tribut, une indépendance confisquée et une sale guerre qui a fait plus de 200 000 victimes et 20 000 disparus, et pour laquelle les familles ont droit à la Vérité pour pardonner. Nous avons les richesses et les Intellectuels pou redresser le pays, et la France doit changer de lunettes pour mieux voir le Peuple et ouvrir les archives pour écrire l’Histoire, une Histoire qui rapprocherait nos deux Peuples.




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  • arezki
    15 février 2010 at 22 h 35 min - Reply

    Pour qui se prend il cet évadé d’iran,ce vilain ras qui ose l’ouvrir,alors que comme tout le monde le sait issu d’une famille harki,il devrait meme pas se montrer,la honte de l’algerie,les autres n’ont pas assez pris il faudra attendre pour faire voter cette loi,il a une gueule de terroriste,c’est surement pas un produit de l’algerie cet energumène,en prime le président du parti des voleurs le fln est mort en 1962,arrettez de nous bloeufer ,vous etes des moins que rien mes chère du fln je le dis et je le repète des moins que rien meme pas des riens, je géneralise car ils sont tous des khobzistes corrompus,c’est eux qui ont mené notre pays dans le vide à l’agonie .
    Belkhadem le terro ministre d’état quel état celui de boutef je les maudits ces minables,qui nous empoisonnent la vie,levez vous chères compatriotes fouttons leur un coup de pied au derrière et virons les tous tous sans exception.
    Le tpi c’est pour eux qu’il doit etre instauré pas contre les français meme si ces derniers le méritent aussi,mais nos oujdistes khoubathas eux il faut que l’onu et les forces internationales braquent leurs regards vers ces laches et nous débarrasse d’eux.




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  • Congrès du Changement Démocratique