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27 July 2017

Ils comptent reprendre la protestation dès aujourd’hui : Grève illimitée des adjoints de l’éducation

El Watan, 21 février 2010
Le secteur de l’éducation nationale est loin de retrouver sa sérénité. Emboîtant le pas aux enseignants, les adjoints de l’éducation s’apprêtent à organiser, dès aujourd’hui, une grève illimitée.

« Nous avons décidé d’organiser un débrayage d’une semaine reconductible », affirme le secrétaire général de la Coordination des adjoints de l’éducation, Mourad Fartaki. La décision, ajoute-t-il, a été prise par le conseil national du syndicat à l’issue de sa réunion tenue, hier, à Alger. « La grève est l’unique moyen dont nous disposons et qui peut nous permettre d’arracher nos droits socioprofessionnels », déclare-t-il. Les adjoints de l’éducation demandent, selon lui, l’amendement de l’article 18 de leur statut actuel qui les oblige à assurer les permanences durant les vacances scolaires.

En outre, la Coordination des adjoints de l’éducation exige aussi l’annulation de l’obligation de la formation pour les adjoints de l’éducation dont l’âge dépasse les 40 ans. Sur cette question, le ministère de l’Education nationale leur avait proposé deux types de formation : la première est destinée aux travailleurs ayant le niveau de terminale qui est la formation professionnelle. La seconde concerne les adjoints ayant obtenu leur bac, c’est le système LMD. Les adjoints de l’éducation demandent aussi à être classés à la catégorie 10. Des revendications auxquelles le ministère de l’Education, explique notre interlocuteur, n’a pas donné suite depuis l’été dernier.

Par M. M.


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2 Commentaires sur cet article

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  • Djamel Eddine
    22 février 2010 at 12 h 43 min - Reply

    Manipulation je trouve si cela s’avere vrai Des exigences de fainéants qui ne veulent pas évoluer, ni améliorer leur profession d’éducateurs. Penible situation peut etre prémédité pour le règne de l’anarchie.




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  • Salah Amer-yahia
    22 février 2010 at 17 h 25 min - Reply

    Des grèves dans les écoles…
    Une fois de plus…

    Les élèves algériens se trouvent au centre et aussi les victimes d’un conflit entre des collectifs d’enseignants et leur ministère de tutelle. L’ensemble émarge au Trésor public. Le Hic dans ce feuilleton de mauvais gout est que les acteurs sont les mêmes si on soustrait le plus brave d’entre eux, le très regretté Osmane. L’Union des parents d’élèves de la wilaya d’Alger ne peut que déplorer la prise en otage récurrente des élèves dans ce bras de fer qui ne veut pas dire son nom. Les enseignants ont le droit de revendiquer, de par la Constitution. Des lois existent, il faut les appliquer. Or, nous constatons qu’il y a absence de volonté pour résoudre ce(s) problème(s) qui perdure(nt). Et pourtant, le secteur de l’Education nationale a le privilège d’avoir le ministre le plus ancien au poste. Doit-on penser que ce conflit n’aura de solution qu’au départ de ce ministre? Car dans notre société ancestrale, l’Homme se mesure au respect de ses engagements, à sa parole. A fortiori, un ministre de l’Education nationale !
    Les arguments avancés, toujours les mêmes, à savoir  » vos revendications sont à l’étude » ne tiennent plus la route.Brandir les retards accumulés par les élèves à cause de débrayages récurrents, c’est aussi prendre les élèves et leurs parents pour ce qu’ils ne sont pas. On nous a assez rabâché que la fin de l’année scolaire est effective à compter du 4 juillet au soir. Pourtant la réalité est toute autre. Les cours se terminent avant le 10 mai avec un trimestre de 40 jours. Nous avons vu l’année scolaire 2003/2004 amputée du trimestre le plus long, l’automne. Cette grave atteinte aux élèves n’a pas empêché Monsieur le ministre de l’Education de déclarer tout bonnement que les retards ont été rattrapés.

    Alger le 15 février 2010
    Le président de l’UPEWA / S. Amer-yahia




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