Édition du
27 March 2017

Ali Tounsi assassiné

El Watan, 26 février 2010
Jeudi matin, un peu avant 11h, le premier policier du pays meurt de blessures par balles. Cinq balles ont mis fin au parcours d’Ali Tounsi, patron tout puissant de la DGSN, figure de l’appareil sécuritaire depuis plus de 15 ans. L’auteur du crime, le colonel Oultache aurait tenté de se donner la mort juste après. El Watan Week-end revient sur les faits et dresse le portrait d’un homme controversé.

Le patron de la Sûreté nationale, Ali Tounsi, a été tué hier par un de ses cadres, un colonel de l’armée, considéré comme étant le plus proche de ses collaborateurs, auquel il a confié, il y a huit ans, l’unité des hélicoptères. La nouvelle de la mort de Ali Tounsi s’est répandue comme une traînée de poudre et a nourri les plus folles rumeurs. En fait, selon des témoignages recueillis de source policière, c’est dans le bureau de M. Tounsi que le tragique événement a eu lieu vers10h30. Le colonel Choueib Oultache venait d’apprendre sa suspension et, pris de colère, s’est dirigé droit vers son directeur général pour avoir des explications. Non loin, dans la salle de conférences, le divisionnaire chargé de l’administration générale et le chef de sûreté de la wilaya d’Alger, le commissaire divisionnaire Abderabi, attendaient l’arrivée de M. Tounsi, qui les avait convoqués pour une réunion.

Le colonel et son patron échangent alors des invectives à haute voix. Subitement, des coups de feu sont entendus. Le colonel sort du bureau du DGSN, le laissant pour mort et se dirige tout droit vers la salle de réunion, où il menace ses collègues avec son arme. L’un d’eux tente de le maîtriser. Il reçoit une balle, alors que le deuxième lui saute dessus pour le paralyser. Mais une dernière balle atteint le colonel, qui s’affaisse sur le sol. Les cris et les coups de feu provoquent la panique dans les bureaux du bâtiment. Les accès sont tout de suite fermés, y compris aux policiers qui se trouvaient à l’extérieur. Des renforts considérables et des ambulances arrivent sur les lieux.

Moins de trente minutes plus tard, Yazid Zerhouni, ministre de l’Intérieur, accompagné du wali d’Alger, font irruption. Moins d’une heure après, deux ambulances quittent l’enceinte de la DGSN, escortées par un convoi de véhicules de police. L’ambiance est très lourde. Les policiers bloqués dehors ne savent toujours pas ce qui s’est passé à l’intérieur du bureau du DGSN. Les plus folles rumeurs sont colportées, jusqu’à ce que la levée de l’interdiction d’accès au siège de la sûreté soit levée vers 14h. Les « bleus » viennent de vivre la journée la plus dramatique de leur carrière. Personne n’arrive à s’exprimer, des heures après, sur le tragique sort du premier responsable de la police. Pour parer à toute éventualité et éviter toute suspicion, un appel au calme et à la poursuite de leur mission, pour laquelle le défunt est mort, est lancé par le ministre de l’Intérieur, lequel s’est entretenu avec les cadres de l’institution réunis hier après-midi. Un communiqué officiel faisant état des circonstances de la mort de Ali Tounsi tombe en milieu d’après-midi, alors que la thèse de l’attentat venait d’être avancée par des chaînes de télévision, avant que l’information ne soit rectifiée.

En fin de journée, une foule nombreuse était toujours agglutinée non loin du siège de la DGSN, à Bab El Oued, alors que les messages de condoléances à la famille du défunt commençaient à inonder les rédactions. Ali Tounsi – ou colonel Al Ghaouti – est mort après avoir passé plus de quinze ans à la tête de la Sûreté nationale, qu’il a marquée d’une empreinte indélébile à travers la modernisation des structures et l’entrée en masse des femmes dans les rangs de la police pour occuper des postes jusque-là relevant du domaine des hommes.

Par Salima Tlemçani

Le colonel Ghaouti, l’homme qui a survécu aux tempêtes

Dans trois semaines, c’est-à-dire le 20 mars prochain, Ali Tounsi ou, comme l’appelaient ses anciens compagnons d’armes, le colonel Ghaouti, aurait bouclé ses quinze années à la tête de la Sûreté nationale, l’une des plus importantes institutions républicaines. Il avait été désigné à ce poste par l’ancien président de la République, Liamine Zeroual, pour succéder à Mohamed Tolba, dans un contexte marqué par la recrudescence des attentats terroristes visant notamment les policiers.

Son parcours, en tant qu’adjoint à la Sécurité militaire et auparavant dans les rangs de l’ALN, lui permet de réorganiser les services de police à travers l’acquisition de moyens, le recrutement et la modernisation. Beaucoup lui reconnaissent son « courage » dans les moments les plus difficiles que la Sûreté nationale a connus en défendant la mémoire de ses martyrs et surtout en accordant à leurs familles le soutien et la solidarité qu’elles méritent. Ses relations tumultueuses avec ses cadres ont tantôt provoqué les pires critiques, tantôt des hommages. Son intransigeance et son caractère d’homme qui ne recule jamais lui ont fait perdre l’estime de certains de ses subordonnés. Et parmi ces derniers, au moins une vingtaine – y compris au sein de ses plus proches collaborateurs – a été relevée et bon nombre ont été poursuivis avant d’être blanchis par les tribunaux.

Le sentiment d’injustice a pesé lourdement, au point où la démobilisation a fini par paralyser l’élan professionnel de nombreux fonctionnaires. Néanmoins, son sang-froid face aux crises a fait de lui, pour beaucoup d’observateurs, un dirigeant à poigne, discipliné et respecté. Ali Tounsi a toujours déclaré qu’il était le « seul syndicat » au sein de la police, refusant toute reconnaissance d’une action syndicale. Pour cela, il a axé ses efforts sur l’amélioration des conditions de travail et surtout sur le renforcement des unités et la mise en place de structures de prise en charge psychologique. Il a également tout fait pour arracher quelques augmentations salariales, bien que le statut qu’il a élaboré et présenté au gouvernement n’a toujours pas été adopté. En 1997, il a eu à survivre au conflit qui l’a opposé aux services des Douanes lorsque la décision de désarmer les douaniers au niveau des ports (prise par les autorités) lui a été transmise pour exécution. Des incidents entre les agents des deux institutions se sont soldés par un mort, un douanier tué au port de Béjaïa. Une grève générale de protestation a paralysé tous les services des Douanes, créant un climat très tendu dans le pays. Tous les médias avaient alors annoncé le départ de Ali Tounsi, vu la gravité de la situation. Mais ce dernier est resté à son poste. Il a survécu à la tempête.

L’affaire de la dame à la Polo rouge, la lettre signée contre lui par une cinquantaine de ses cadres n’ont pas perturbé sa volonté de poursuivre sa mission à la tête de la Sûreté nationale. Une mission qui va connaître malgré tout des moments difficiles, l’été dernier. Ses relations avec le ministre de l’Intérieur, Yazid Zerhouni, se détériorent à cause de quatre de ses hommes de confiance qu’il voulait à tout prix maintenir à leurs postes en dépit de dossiers compromettants détenus par le ministre. Nombre d’observateurs voyaient pour imminent son limogeage ou sa démission. Surprise, il est sorti de sa réserve pour déclarer publiquement : « Je ne démissionne pas. Un moudjahid ne démissionne jamais. » Il a mis fin à toutes les spéculations, mais pour quelques mois seulement. A la fin de l’année 2009, ses relations avec le ministre de l’Intérieur sont restées tendues. Il y a quelques jours, l’un des cadres suspendu par M. Zerhouni a été nommé par le défunt à la tête de la sûreté de wilaya de Tipasa. Une décision annulée, dit-on, par Y. Zerhouni trois jours plus tard. Encore une autre tempête, mais qui n’a pas soulevé de vagues. Ali Tounsi est mort entre temps.

Ses plus fidèles parlent de lui comme d’un patron qui a su relever des défis en dépit de toutes les erreurs en matière de gestion de la ressource humaine. Il a réussi à rehausser la Sûreté nationale au rang de ses homologues du Bassin méditerranéen par sa dotation d’un laboratoire de criminologie des plus modernes et l’informatisation d’une bonne partie de ses services. Il a le mérite d’avoir ouvert les rangs de la police à la femme algérienne qui, désormais, occupe tous les postes au sein de l’institution sans aucune discrimination. Ali Tounsi a su diriger cette armée de policiers même si, durant ses 15 années de règne, il a fait des dizaines de contestataires, dont certains ont fini par succomber à leur désarroi ou, au mieux, par s’exiler pour mieux panser leurs blessures. Ceux qui l’on connu de très près, loin de son métier, disent de lui qu’il était fan de peinture. Il ne ratait que rarement les vernissages ou les expositions d’artistes. Très serviable, il répondait souvent favorablement aux demandes de sponsoring pour les activités caritatives et sportives. Il aimait beaucoup le tennis, une discipline qu’il n’a jamais abandonnée, lui qui avait dirigé, il y a des années, la Fédération de tennis.

Ses rencontres avec les journalistes ont été souvent intéressantes parce qu’il savait donner les réponses à même de mettre un terme à des sujets brûlants. « En dépit de ses frasques, de ses bourdes, de ses erreurs, les 170 000 hommes qu’il dirigeait n’hésitaient pas à lui faire le salut militaire parce qu’il était un homme discipliné, qui aimait la discipline. Elle était sa force qui forgeait le respect que nous lui vouons tous », conclut un divisionnaire qui l’a côtoyé durant ces 15 années.

Par Salima Tlemçani

Oultache, l’officier mystérieux et ami de Ali Tounsi

Le colonel Choueib Oultache, par qui le crime est arrivé, semble inconnu au sein de l’institution policière où il exerce comme chef de l’unité aérienne de la Sûreté nationale dont les bureaux sont situés à Dar El Beida, à l’est d’Alger.

Ancien pilote de l’aviation militaire, âgé de 66 ans, il s’est vu confier cette lourde responsabilité par Ali Tounsi en personne, étant donné les relations d’amitié qui lient les deux officiers depuis des années, mais aussi du fait que Oultache est un spécialiste des hélicoptères. L’unité en question a été créée en 2003 et depuis, le colonel s’est investi personnellement pour la mettre sur pied. Sa mission était d’assurer la surveillance et la régulation du trafic routier, la recherche et la poursuite de personnes et véhicules suspects et aussi la couverture aérienne des manifestations et des événements grâce aux hélicoptères équipés de caméras. Ses subordonnés et collègues ne connaissent rien de lui, si ce n’est les rumeurs qui se sont multipliées ces deniers mois sur des malversations dans des marchés d’importation de pièces de rechange auprès d’un fournisseur français et également des marchés relatifs à du matériel informatique. Une enquête était en cours sur l’affaire, ce qui a poussé à sa suspension de son poste. Son acte a choqué tous les policiers, même si le personnage était mystérieux pour eux.

Par Salima Tlemçani

Bab El Oued, entre mutisme et rumeurs

« Ali Tounsi a été assassiné ! » La phrase était de toutes les conversations, hier, après la diffusion sur Internet de l’information faisant état de l’assassinat du directeur général de la Sûreté nationale, Ali Tounsi, qui s’est largement propagée parmi la population. Dans les taxis, les bus, les cafés ou dans les rues, les discussions ne tournaient qu’autour de l’annonce du décès de Ali Tounsi.

Curieux, certains n’hésitaient pas à contacter un ami ou un proche travaillant dans la police pour confirmer la nouvelle. Les rumeurs vont bon train et chacun y va de sa version. Dans la rue comme parmi les policiers, personne n’est certain de la véracité de l’information. Sollicité, un policier dit ne rien savoir sur cette affaire. Le siège de la DGSN attire les regards discrets des passants qui murmuraient. Les policiers, en tenue ou en civil, postés aux alentours de la direction générale de la Sûreté nationale, près d’El Kettani, refusent de répondre à nos questions, prétextant ne « rien savoir ! ». Un mutisme partagé dans presque toute la corporation. Un policier va même jusqu’à démentir l’information : « Ce n’est pas vrai, il ne s’agit que d’une rumeur. »

Sur place, aucun dispositif particulier n’a été déployé. Sauf à l’entrée principale du bâtiment où un mouvement de panique et de stress. Une ambiance de deuil semblait installée dans ce quartier, cassée parfois par les sirènes des véhicules de la Brigade de recherche et d’investigation (BRI) reconnaissables à leur couleur noire. Concernant le dispositif spécial installé hier soir dans la capitale, « il ne s’agit que d’un plan ordinaire, établi spécialement pour les fêtes, la veillée du Mawlid Ennabaoui, c’est ce soir », nous précise une source sécuritaire.

Par Zouheir Aït Mouhoub

Inhumation au cimetière El Alia

L’inhumation du directeur général de la Sûreté nationale, Ali Tounsi, décédé hier matin à Alger, aura lieu après la prière du vendredi, aujourd’hui, au cimetière El Alia, à Alger, a indiqué le ministère de l’Intérieur et des Collectivités locales. Auparavant, la dépouille du défunt sera exposée à 10h à l’Ecole supérieure de police de Châteauneuf, où un dernier hommage lui sera rendu. La prière de la djanaza sera accomplie à la mosquée de la cité Malki, à Ben Aknoun. Le décès de Ali Tounsi est survenu « lors d’une séance de travail au cours de laquelle un cadre de la police, apparemment pris d’une crise de démence », a utilisé son arme, le blessant mortellement, avait annoncé le ministère de l’Intérieur.



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10 Commentaires sur cet article

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  • liberté
    26 février 2010 at 11 h 31 min - Reply

    La journaliste Salima Tlemçani est la journaliste officielle du Général Tewfik Mediene qui à mon avis est le commanditaire de cet assissanat comme ce fut les cas de Boudiaf,Merbah,Hachani,…..
    La version qu’elle donne dans cet article c’est la version du DRS.

    Madame Tlemçani le peuple Algérien n’est pas dupe en 2010,vous faites porte parole de Tewfik avec Mesbah.

    Cordialement




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  • jnsplu
    26 février 2010 at 11 h 42 min - Reply

    Paroles …chantait Dalida qui n’est plus comme Ali Tounsi. La vie est éphèmère mais le mensonge à la peau dure.

    La première information faisait état d’altercation entre Ali Tounsi et son gendre, commissaire de police, qui l’aurait tué puis fut tué par les gardes. Cette information bien sur ne rentre pas dans l’entonnoir de l’homme de la rue et ne peut etre crédible.

    La deuxième information dit qu’il a été tué par le chef d’escadron hélicoptères, qui se serait donné la mort ensuite, elle non plus n’est pas définitive.

    Informer c’est donner une forme aux pensées des gens et donc prédire un peu leur comportement, c’est aussi un peu formater, d’ailleurs la racine du mot est la meme et pas pour rien.

    La troisième information dit que c’est le colonel des écoles pris d’une crise de démence qui l’aurait tué. Cette dernière version a évolué et pris plusieurs cachets.

    Les causes sont multiples et la mort est une comme dit l’adage arabe.

    Que Dieu donne à la famille du défunt la patience et la force de supporter cette épreuve.

    Dans El Watan d’aujourd’hui je retiens un fait a mon sens important et qui déjà a été relevé dans le décès de Boudiaf, celui de l’arrivée de l’ambulance 3 quart d’heure après l’incident. Quand meme, il s’agit du premier policier du pays, une ambulance peut arriver de maillot dans les trois à quatre minutes, pourquoi avoir tant tardé ?

    N’importe quel policier aurait pu fermer l’artère à la circulation et demander une ambulance. Mais non ! Rien de tout cela n’a été fait.

    L’information c’est aussi ce qu’on ne dit pas et qui se déduit. Dans notre pays, compte tenu de l’incrédulité régnante, du discrédit des moyens d’information c’est plutot ce qu’on déduit qui constitue l’information. C’est pour ça que la rumeur, utilisée comme outil par les différents courants, donne le résultat qu’on sait.

    Et comme l’information c’est aussi des additions et des soustractions, c’est à dire de l’arthmétique et aussi des extrapolations, nous avons d’autres éléments qui sont constitués par sonatrach, les équipes de controles sécuritaires qui ne relèvent pas de la DGSN, les interventions d’anciens du DRS dans la presse et peut etre d’autres données.

    Bref ! Encore une fois on nous laisse avoir l’impression qu’on ne nous dit pas tout.




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  • bibouh
    26 février 2010 at 12 h 11 min - Reply

    mais qui était tounsi? il est de groupe de wadjda? que pensait boudiaf de lui? il était ou à la periode de boudiaf et pourquoi? ala kouli hal alah yerahmou, la verité est amére, non?




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  • Lina Mehdaoui
    26 février 2010 at 12 h 54 min - Reply

    Je remarque qu’ils partent un par un…Non!
    Règlement ou Hasard? quoiqu’il en soit c’est leurs fins.
    Rabi Yarhamhoum!




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  • Rédaction
    26 février 2010 at 13 h 29 min - Reply

    El Khabar version française 26 février 2010

    Il s’agit du chef de l’unité aérienne de la DGSN
    Ali Tounsi assassiné par l’un de ses plus proches collaborateurs

    Le directeur général de la sûreté nationale, Ali Tounsi, a été assassiné par balles, hier matin, au siège de la DGSN, par un de ses collaborateurs lors d’une réunion des directeurs centraux de la sûreté nationale à Alger. Au moins, 13 responsables sécuritaires ont été blessés, notamment, le chef de sureté d’Alger, le chef de cabinet de la DGSN.
    Le décès de M. Ali Tounsi (76ans) est survenu à 10H45, lors d’une séance de travail au cours de laquelle un cadre de la police, apparemment pris d’une crise de démence, a utilisé son arme et blessé mortellement le colonel Ali Tounsi. Il a, ensuite, retourné son arme contre lui, se blessant gravement, avant d’être transféré en urgence vers l’hôpital militaire d’Ain Naâdja. Selon des sources fiables au sein de la DGSN, Ali Tounsi, qui a servi 16 ans en qualité de Directeur Général de cette institution, a été assassiné par un de ses collaborateurs, ayant de grade de Colonel, chargé de le chef de la division héliportée de la DGSN, sise, à Dar El Baida à Alger.
    Ali Tounsi est mort sur place, dans la salle de réunions. Selon nos sources, l’auteur de ce crime, Oueltache Chaib, est un « ami très proche » de Tounsi.
    La victime présidait une réunion de directeurs centraux de la sûreté nationale, dans une grande salle, avant que des altercations verbales ne se déclenchent entre la victime et l’assaillant, ont ajouté les mêmes sources qui ont précisé que le colonel Ali Tounsi aurait décidé de licencier Oueltache de son poste pour l’avoir soupçonné d’être impliqué dans des affaires de corruption. Ce qui a poussé ce dernier à dégainer son arme et tirer sur le premier responsable de la Sûreté Nationale, avant qu’il ne tente de se suicider devant les directeurs centraux.
    Par ailleurs, le ministre de l’Intérieur, M. Noureddine Yazid Zerhouni a confirmé la nouvelle de l’assassinat d’Ali Tounsi, dans un communiqué rendu public, le même jour, dans lequel il a rappelé les qualités du défunt et son rôle dans la lutte antiterroriste, durant 16ans de responsabilité, pendant lesquels il a fourni des efforts énormes pour le développement du corps de la police. Il a, notamment, annoncé l’ouverture d’une enquête judiciaire pour déterminer les circonstances de ce crime.
    Des sources responsables ont exclu le fait que l’assassinat d’Ali Tounsi soit prémédité. Elles ont, toutefois, précisé qu’Oueltache Chaib a exprimé son opposition à certaines décisions prises récemment par Ali Tounsi, avant que le conflit entre les deux personnes ne dégénère.
    Les mêmes sources ont révélé que le responsable de cet assassinat s’est interrogé auprès du colonel Ali Tounsi sur la véracité de certaines informations publiées par la presse, faisant état du gèle de certaines de ses prérogatives, dans le cadre d’enquêtes qui ont été conduites par le défunt sur des marchés conclus par l’Unité aérienne.
    Les enquêteurs ont entendu les témoignages des directeurs centraux présents à cette réunion, dans le cadre de l’enquête qui a été ouverte à cet effet.

    26-02-2010
    Par A.K/ synthèse de S.A/A.A




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  • Rédaction
    26 février 2010 at 13 h 33 min - Reply

    الخبر 26 فبراير 2010
    المشتبه فيه العقيد ولطاش مسؤول الوحدة الجوية التابعة للأمن
    العقيد علي تونسي يسقط  »بنيران صديقة »
    تعيين العميد عفاني عبد العزيز مديرا عاما للأمن الوطني بالنيابة

    قتل العقيد علي تونسي، المدير العام للأمن الوطني، أمس، داخل مقر المديرية العامة للأمن الوطني في العاصمة. وأفادت مصادر مسؤولة لـ »الخبر »، أن المشتبه في قتل العقيد الذي قضى 15 سنة على رأس الجهاز،هو العقيد المتقاعد، ولطاش شعيب، مسؤول الوحدة الجوية التابعة للأمن، في حين جرح 13 مسؤولا أمنياعلى الأقل بينهم رئيس الأمن الولائي للعاصمة، ومدير الديوان في المديرية. وأفيد أن الجاني حاول أن ينتحر بسلاحه مباشرة، لكنه أصيب بجروح ونقل إلى مستشفى عين النعجة العسكري.
    أفادت مصادر لـ »الخبر »، أن العقيد علي تونسي (76 سنة)، توفي على الفور في مكتب للاجتماعات بأحد طوابق المديرية العامة للأمن الوطني، بعد توجيه المشتبه به، وهو برتبة عقيد، ولطاش شعيب، المسؤول عن الوحدة الجوية التابعة للأمن التي مقرها بالدار البيضاء بالضاحية الشرقية للعاصمة، طلقات رصاص، قبل أن يحاول أن ينتحر مباشرة. ووصفت المصادر علاقة الجاني بالضحية، أنها كانت جد وطيدة، بل يقال إنهما  »صديقان حميمان ». والفقيد علي تونسي، هو من اقترح اسم العقيد ولطاش لتولي مهام على رأس الوحدة الجوية للشرطة.
    وأكد نور الدين يزيد زرهوني خبر القتل في بيان أصدرته وزارة الداخلية والجماعات المحلية أمس، ذكّر فيه بخصال الفقيد في مكافحة الإرهاب طيلة 16 سنة بذل خلالها  »مجهودات جبارة لتطوير الشرطة. لذلك ندعو إطارات الشرطة للحفاظ على الديناميكية التي بعثها تونسي » كما أعلن فتح تحقيق في الحادث.
    وقد عيّن وزير الداخلية، عميد شرطة أول، عفاني عبد العزيز، مدير الشرطة القضائية، مديرا عاما للأمن الوطني بالنيابة .
    وعلم أن العقيد علي تونسي، كان يعقد اجتماعا، ضم مدراء مركزيين للأمن الوطني، موضوعه تبليغ العقيد أولطاش قرار تنحيته من منصبه كمسؤول الوحدة الجوية للأمن الوطني، قبل أن تتطور خلافات شفهية بين القتيل والمشتبه به، دفعت الأخير لسحب سلاحه وتوجيه طلقات رصاص للمسؤول الأول عن الأمن الجزائري، قبل أن يحاول أن ينتحر بدوره أمام مرأى المدراء المركزيين. ولفت مصدر لـ »الخبر »، أن العملية تمت بسرعة ودون سابق إنذار، أمام حيرة وذهول باقي قيادات الشرطة.
    واستبعدت مصادر مسؤولة، أن يكون الجاني قد قصد نية القتل قبل الاجتماع، لكن خلافات مهنية حديثة العهد دفعت الجاني إلى الحديث عنها خلال الاجتماع، لكن العقيد علي تونسي جدد تأكيده على أمور تنظيمية كان اتخذها مؤخرا ولم تعجب مسؤول الوحدة الجوية للشرطة، فتطوّر الأمر إلى خلاف شفوي. وتحدثت المصادر أن الجاني تساءل لدى المدير العام عن صحة أنباء صحفية تتحدث عن  »تجميد المدير العام لبعض صلاحياته »، في سياق أنباء عن تحقيقات قادها الفقيد حول صفقات أجرتها الوحدة الجوية. وعلم، أن المشتبه به، العقيد ولطاش شعيب، أصيب بجروح خطيرة إثر محاولته الانتحار، ونقل إلى المستشفى العسكري لعين نعجة في العاصمة. وأفادت مصادرنا، أن المديرية العامة للشرطة أعلنت حالة الطوارئ القصوى، واستدعي للخدمة جميع العناصر التي كانت في عطل مهنية موقعة من قبل المسؤولين. ويوصف الفقيد، علي تونسي، بالرجل القوي على رأس الأمن الوطني، وهو القادم من جهاز  »المخابرات » قبل نحو 16 عاما. واشتغل الفقيد على إصلاحات واسعة في جهاز الشرطة، آخرها القانون الأساسي للشرطة (سيصدر قريبا). كما تولى برنامج رفع التعداد البشري إلى 200 ألف عون خلال السنوات الخمس الأخيرة. وساهم الجهاز، بتوجيهات من علي تونسي، في برنامج مكافحة الإرهاب، وتم ضخ آلاف العناصر المدربة في المدن الكبرى.
    وعيّن تونسي على رأس المديرية العامة للأمن الوطني، في بداية حكم الرئيس الأسبق، ليامين زروال. فماضيه الثوري بصفته مجاهدا في الثورة الجزائرية، جعل ثقة المسؤولين الأمنيين تتوجه كاملة نحوه، في فترة كانت الجزائر على أبواب عشرية عنف استهدفت الجزائريين المدنيين ورجال الجيش ومقرات الشرطة. كما توصف علاقة علي تونسي بالرئيس عبد العزيز بوتفليقة بـ »المتينة »، لذلك وضع الثقة فيه أكثر من مرة لقيادة أهم جهاز أمني في البلاد. ويقول مقربون من الفقيد إن المشتبه به، العقيد ولطاش شعيب، كان من أبرز  »أصدقائه ». كما أن علي تونسي هو الذي تولى تعيينه ودافع عن قراره، بعد أن غادر الجاني متقاعدا صفوف الجيش الوطني الشعبي، وكلّف من قبل تونسي بتولي تدريب فرق الوحدات الجوية، في سياق مشروع بُعث قبل سنوات لاستقدام مئات طائرات الهليكوبتر، لتسهيل عمل الشرطة المرورية وتسهيل دوريات الشرطة والبحث ومتابعة الجريمة.
    وشرعت فرق أمنية مختصة في البحث عن ملابسات الحادث الأليم. وجرى الاستماع إلى شهادات الإطارات التي حضرت الاجتماع وطبيعة المشادات الكلامية التي جمعت الفقيد والجاني. ونقلت أنباء لم يتم التأكد منها بعد، أن عدد الجرحى بلغ 13 في صفوف الإطارات، بينهم رئيس الأمن الولائي للعاصمة، ومدير الديوان في المديرية العامة للأمن الوطني. ورشحت المصادر أن يكون سبب ارتفاع عدد الجرحى إلى تبادل إطلاق النار بينهم والجاني لمحاولة الدفاع عن الفقيد علي تونسي.
    

    المصدر :الجزائر: عاطف قدادرة
    2010




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  • idir 199
    26 février 2010 at 20 h 50 min - Reply

    Dans cette Algérie meurtrie, les grands hommes disparaissent vite, mais resterons-nous là? Malheur à vous, sanguinaires que vous etes, Fils du Diable ! Sachez que le jugement de Dieu vous attend! Repentez-vous, s’il n’est pas déjà trop tard!
    Le meurtre de feu Ali Tounsi n’est que l’oeuvre du cabinet noir dont fait parti Si Yazid…
    Que la Paix de Dieu repose sur sa famille et ses proches!




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  • el-amel
    27 février 2010 at 7 h 46 min - Reply

    Le meurtre du chef de la police c’est pour saper le moral du service de sécurité…




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  • kadari
    27 février 2010 at 7 h 54 min - Reply

    Le colonel Ali Tounsi a été assassiné par balles aujourd’hui, jeudi 25 février 2010, au siège de la Direction générale de la sureté nationale à la tête de laquelle il avait été placé il y quinze par le général Zeroual.

    Radié de la sécurité militaire au milieu des années 1980, lorsque son passé de collaborateur de l’armée française à la fin de la Guerre de libération fut dévoilé, Ali Tounsi sera rappelé par les généraux putschistes au milieu des années 1990 pour diriger la police algérienne.

    A son arrivée à la tête de ce service, le nombre des victimes de la répression connaitra une croissance exponentielle et en particulier le nombre des disparitions forcées dans les centres qui relevait de son autorité directe comme la tristement célèbre école de police de Châteauneuf, véritable laboratoire de torture systématique, dirigée par l’un de ses proches le commissaire Mohamed Issouli.

    Sous couvert de « modernisation de la police » et avec des moyens financiers quasi illimités tirés de la rente pétrolière, il contribuera à faire de l’Algérie l’état policier parmi les plus quadrillés de la planète. Faut-il rappeler que l’effectif la police algérienne est aujourd’hui officiellement de 200000, celui de la gendarmerie est de 110000 sans parler des effectifs des autres services de sécurité (forces armées et milices paramilitaires).

    Ali Tounsi, un autre des protagonistes les plus sanglants de la tragédie vécue par notre pays s’en va. Il restera pour l’histoire récente de l’Algérie l’un des exécutants les plus zélés des crimes de masse commis durant la décennie rouge contre le peuple algérien.

    Assassinat qui entre dans la guerre des clans du pouvoir ou règlement de compte mafieux ? Plusieurs versions sont déjà avancées par les journaux algériens quelques heures seulement après les faits. Il aura été victime de ses propres méthodes et aura subi le sort de ses dizaines de milliers de victimes.

    Comme les généraux Smain Lamari, Fodil Chérif et Larbi Belkheir, il aura échappé à la justice des hommes et laissé aux familles de ses victimes un sentiment de frustration qui ne les fera cependant pas renoncer à la poursuite de leur combat pour la justice et la vérité sur les crimes contre l’humanité commis par les civils et militaires responsables la sale guerre en Algérie.

    Secrétariat du Mouvement Rachad
    25 février 2010

    Source : http://www.rachad.org




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  • Jeff
    27 février 2010 at 21 h 28 min - Reply

    @Liberté
    Salima Tlemçani ou Zineb OUBOUCHOU, la journaliste masquée n’ose même pas d’authentifier sa plume par son vrai nom. Il faut les appeler par leur vrai nom.




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  • Congrès du Changement Démocratique