Édition du
25 July 2017

Nous avons besoin d'une philosophie politique claire

Par Salim Ahmed-Nacer

Je dirais plutôt que notre problème est surtout d’ordre culturel. Le citoyen algérien n’est pas porteur d’une vision concrète d’une Algérie future. On a besoin d’une philosophie politique claire qui s’accommode à notre culture et qui nous permet la conceptualisation de certaines notions qui nous sont abstraites telles que : Etat de droit, Citoyenneté, Justice sociale.
C’est trois notions généreront par elles-mêmes Créativité et Esthétique.
Une réalité qu’on voit bien chez les pays Innovateurs.
On thématise trop les incompétences de notre gouvernement (Dawla). Une perte de temps. Puisque son échec est notoire depuis longtemps. L’après-Bouteflika est plus important. Il faut le préparer. Sinon c’est le mythe de Sisyphe.

En Algérie, il n’y a jamais eu de lutte de classes, car l’algérien ne conçoit pas et ne structure pas la société de la sorte ; pour lui, il y’a une lutte entre oppresseurs et opprimés, entre juste et faux. Voilà pourquoi le boumediénisme avec son pseudo-socialisme n’a pas réussi.

Si nos martyrs nous ont faits don d’un si beau territoire, à nous d’y instaurer un état de droit, où chaque Citoyen puisse s’épanouir selon ses arts et savoirs. L’Algérie a besoin de ses enfants qui la portent en leurs seins et qui font tout pour elle.
C’est le travail pour la concrétisation de notre but qui nous fait défaut.

Amicalement


Nombre de lectures : 3637
29 Commentaires sur cet article

LAISSER UN COMMENTAIRE

*

*

  • tacili
    28 février 2010 at 18 h 58 min - Reply

    @ Mr Ahmed-Nacer,

    C’est plutôt le philosophe, producteur de cette philosophie, qui manque a mon opinion. Devrions nous attendre d’un boucher ou d’un mécanicien de théoriser sur des notions aussi abstraites que l’État ?

    Nous vivons un combat d’avant garde contre l’hégémonie aussi bien pseudo-nationaliste que religieux. C’est un combat titanesque que de battre en brèche les arguments des uns et des autres.

    Le peuple algérien est dans le court terme, dans l’immédiat,il est indiffèrent a l’effort intellectuel, aussi minime qu’il soit. Le peuple veut vivre et vivre bien avec tout ce que cela sous entends comme nécessites matérialistes et s’en fou qui le gouverne.

    Les lignes de démarcations ont été re-tracées depuis le commencement de l' »engineering social » de Toufik et la philosophie qui dicte les règles de la vie socio-économique est celle de « frapper un grand coup » et grimper dans l’échelle de la nouvelle nomenklatura financière.

    L’après-Bouteflika sera, a mon avis, une continuation du système par d’autres moyens.La philosophie alternative n’est pas socialement féconde. Le darwinisme social a fait de dégâts énormes et les offres sur la table. quelque soit leur sincérité, n’ont pas de pénétration populaire.

    L’après-Bouteflika sera la remise du pouvoir a la nouvelle génération DRS qui est encore pire que la précédente et viendra le jour ou les gens regretterons Toufik. C’est ce que les observateurs avertis de la scène politique ne cessent de répéter.

    L’opposition réelle devrait en urgence choisir son visage. Elle est invisible. Mis a part les deux freres de Rachad, les quelques animateurs de l’appel du 19 Mars et le FFS c’est le vide sidéral. Ce visage serait personnalité qui représente cette philosophie et fédère toutes le forces, comme essaye de la faire Al Baradai en ce moment en Egypte.

    Merci.




    0
  • karima
    28 février 2010 at 19 h 10 min - Reply

    Excusez le (enfin) mais ElhamdoulaEllah, on commence a voir clair.Allez les hommes de pensees, concretisez, la jeunesse n’attend que ca,la vieillesse n’en sera que plus sereine, heureuse apaisee et l’enfance aura un avenir clairement dessine.




    0
  • Koulou
    28 février 2010 at 19 h 57 min - Reply

    Bonjour!
    Tout repose Mr. Ahmed-Nacer sur la « JUSTICE SOCIALE » et de quelle manière on l’applique.Toutes les philosiphies du monde S’abreuvent de cette fontaine qui est la « justice sociale »,c’est la condition sine-qua-none à tout débat.Il n’y a pas d’état de droit sans justice sociale etc…,etc…Toute philosophie donc est vouée à l’échec sans justice sociale.




    0
  • jnsplu
    28 février 2010 at 20 h 05 min - Reply

    Quand les gens commencent à se poser des questions, tot ou tard germera la question idoine qui mobilisera les ressources et amènera la solution. C’est une évidence. Ce qu’il faut c’est continuer à se poser des questions sur la voie à suivre pour l’avenir au lieu de pleurer sur les ruines du passé.

    Il nous arrive tous de temps en temps de ressentir la déprime, la fatigue, de voir les cieux bouchés totalement, de ne pas voir de lueur, mais nous nous ressaisissons au bout d’un moment et nous vaquons à nos occupations comme si de rien n’était, car nous reprenons espoir, mais un espoir relatif, limité car fondé sur nos ressources propres. Je pense que c’est ce qui nous arrive sur le plan social, nous sommes socialement déprimés et nous ne pouvons fonder d’espoir sur une société démunie de ressources ou dont les ressources sont dilapidées et il faut réimplanter en elle l’espoir qu’elle a perdu et qui fait que rien n’est prévisible en son sein.




    0
  • Adel
    28 février 2010 at 21 h 47 min - Reply

    @jnsplu

    Bonjour cher ami,

    Je voudrais juste dire que l’analyse du passé est très importante – il ne s’agit pas de pleurnicher, cependant. Celui qui attrape de mauvaises habitudes (et c’est en grande partie cela notre problème) doit d’abord comprendre comment il en est arrivé là, ensuite corriger la situation (exemple : changer son régime alimentaire, faire du sport, vivre au grand air…)

    Si nous ne comprenons pas clairement pourquoi et comment nous avons été marginalisés et bâillonnés pendant près de 50 ans par une équipe de bureaucrates et de militaires, qui a remplacé les colons, nous risquons d’être à nouveau victimes d’autres escroqueries!

    Amitiés




    0
  • brahmi16
    28 février 2010 at 22 h 01 min - Reply

    @ salim ahmed nacer :decidemment ,j’ ai pas reussi à vous saisir, j’ ai rien compris,C’est tres vague et confus à la fois, Il faut de l’ action, de l’ action,encore de l’action . il ny a pas meilleure moyen de nous endormir que de parler de generalités, de philosophie(?) ,de culture ,de vision,etc .nous sommes opprimes donc il nous faut du concret pour nous debarrasser de la dictature , ici et maintenant. selon vous nous devons d’ abord former le citoyen parfait ,tel que vous le concevez, ensuite viendra le changement, dans quelques siecles,vous nagez dans l’irrel ,dans l’ utopie ou alors vous le faites expres,vous etes serieux? .Nous devons avancer et non de » philosopher » sur ce que doit etre le citoyen algerien dans 50 voire 100 ans.c’ est quoi, svp , ce projet de » philosophie politique claire ».Comment inculquer cette philosophie(???) à 20 MILLIONS D’ ALGERIENS qui vivent sous le seuil de pauvreté et qui survivent affamé et dans une grande précarité?




    0
  • boreal
    28 février 2010 at 22 h 55 min - Reply

    L’Algérien est khobziste jusqu’à l’âme ! (j’éspère ne choquer personne en disant cela !)
    Ce qui l’intéresse, c’est d’abord consommer et accumuler argent et biens. Bien sûr, tout le monde n’a pas les moyens de consommer et de s’enrichir. Mais l’Algérien, quelque soit son statut ou sa position sociale mobilise toute son énergie et son imagination soit à chercher à survivre soit à chercher comment accumuler encore et toujours plus d’argent, de villas et ne rêve que de faire prospérer son bizness. Toute sa tête et ses sens sont mobilisés pour ce seul objectif.

    Ce n’est ni péjoratif ni méprisant, ce que j’affirme. C’est simplement la réalité.
    On peut en effet disserter sur le pourquoi du comment, pendant des heures.
    Une chose est sure, c’est que le pays tout entier n’aspire qu’à consommer. On est entré de plain-pied dans la société de consommation.
    Mais ce n’est pas le fait de consommer qui pose problème. C’est la rapidité avec laquelle la société s’est transformée, une telle vitesse nous a fait forcément perdre beaucoup de nos repères et certaines de nos valeurs morales.

    Parler de vision d’une Algérie future, pour l’homme du peuple, c’est comme « pousser un âne mort », comme on dit chez nous. La culture, c’est ce qui manque à l’Algérien pour mieux comprendre le présent et construire son avenir. Mais est-il intéressé ? J’en doute.

    C’est quoi une philosophie politique claire ?

    Permettez-moi de vous livrer ces deux citations de K. Marx que je trouve pleine d’enseignement :
    « La philosophie est à l’étude du monde réel ce que l’onanisme est à l’amour sexuel. »
    « Ce n’est pas la conscience des hommes qui détermine leur existence, c’est au contraire leur existence sociale qui détermine leur conscience. »

    @ Adel
    Je partage totalement votre avis.
    « Celui qui ne connaît pas l’histoire est condamné à la revivre. » (K. Marx)

    Amicalement




    0
  • Rabinho2010
    1 mars 2010 at 0 h 50 min - Reply

    En respectant tous les avis , voilà le mien !
    La société et sa construction est un projet très sérieux ! et comme tout projet qui se respecte , il lui faut une étude , une analyse , une recherche d’idée et de solutions ( une simulation ) pour d’éventuelles corrections théoriques , une préparation du terrain et ensuit une action ( réalisation )et re-corrections ( retouches sur terrain )!

    C’est un projet très digne et très délicat , comment l’aborder sans aucune préparation sérieuse basée sur des études et analyses scientifiques ?

    Sans ça c’est l’échec assuré d’avance ! ! !

    D’autant plus que , mathématiquement , la société est une valeur complexe et variable surtout ! La prendre très au sérieux est inévitable .

    Pour cela son étude et son analyse nécessitent une très haute compétence ( scientifique ), philosophes , sociologues , psychologues , designers , artistes paysagistes , … etc , et en dernier lieu politologues sans être péjoratif !

    L’éducation , au sens large du terme , est le centre d’intérêt le plus important dans la construction d’une société saine , car c’est en la personne qu’on doit investir et pas dans les projets matériels . Elle n’est pas impossible ni difficile si les moyens étudiés ( humains surtout ) s’y prêtent , car comme cité ci-dessus les individus sont variables et adaptables . L’humain est l’être le plus adaptable sur terre et s’accommode rapidement .

    A titre d’exemple , on part d’Alger avec des habitudes propres au milieu environnant et dés l’arrivée à Paris ou autre , immédiatement on change d’habitude ! ! ! on opte pour les habitudes propres au milieu et à l’environnement .

    Ceci dit le changement vient d’en haut , si on donne le bon exemple la masse ne fait qu’approuver et suivre ! C’est universel !

    Quiconque dans le monde et quelque soit sa culture appréciera toujours les bonnes choses et le bon exemple sans être artiste ! C’est une évidence universelle ! ! !

    Donc plus le projet est étudié plus il est respecté et apprécié par le commun des mortel ! !

    Voici mon point de vue et voici ma contribution pour notre société et notre patrie l’Algérie

    Que Dieu nous vienne en aide et éclairera notre chemin ( avec le travail de notre part ) bien sure ! ! !




    0
  • brahmi16
    1 mars 2010 at 10 h 25 min - Reply

    @boreal:il y a ceux(ce sont les plus nombreux) qui ont des enfants qui pleurent,parce qu’ ils ont faim et ils ne veulent pas attendre qu’ ils crevent , ils veulent un changement tout de suite et se f…des beaux discours ,ensuite, il y a ceux qui vivent dans l’ opulence ,le douillet confort des privileges ,qui animés de bonnes intentions peuvent se permettre de rever d’ un monde meilleur, en tout quietude dans l’attente du messie ou d’un nouveau marx .Il est aisé de disserter , de philosopher sur les etats d’ ame d’un hypothetique algerien de demain ,quand on a le ventre plein.Faut se mettre à la place des gens qui souffrent de voir leurs progenitures dans la decheance et le denuement total,on ne peut pas leur raconter marx, kant ou pascal,on serait ridicule.




    0
  • smail
    1 mars 2010 at 12 h 37 min - Reply

    la seul solution a la crise multidimensionnel que vie notre pays ,est le changement de régime d’abord ,ensuite faire un tres gros investissement sur l’éducation national pour une ou deux générations,fabriqué un CITOYEN un algerien,et seul l’école pourra reussir a sauver le pays
    La reussite des grandes nations on toutes commencer par l’éducation d’abord ,sans cela on peut avoir autant de pétrole,autant,de gaz,autant de je ne sais quoi ,si on a des enfants mal éduqués ,ou bien éduqués sur la rachwa,la hogra,la voracité,l’opportunisme,le roukhs ,et bien en tournera toujour autour du pot ,car tous ses vices deviendrons naturel et culturel,est d’ailleur tous chez nous tout ces vices sont considerer comme des vertu. .




    0
  • Salim Ahmed-Nacer
    1 mars 2010 at 14 h 46 min - Reply

    Bonjour à tous,

    Je pense qu’un système de pensées politiques, généré par une Axiomatique claire, compréhensible et admise par chaque esprit, est indispensable ; afin que le peuple parle le même langage. Car il est le seul garant du changement. Tout repose sur lui. Sans oublier que le peuple algérien est en action depuis 1832 (@brahim16), esseulé et sans aide. Le passage du bloc-Est vers la démocratie fut allégé par le soutien incommensurable de l’Occident. Par contre en Algérie chaque fois que le peuple sort s’exprimer, on lui tire dessus froidement et se retrouve seul face à l’arbitraire cruel et impitoyable. D’après vous (@brahim16) quelles leçons devrait il tirer de ces et ses expériences ? La prudence vraisemblablement. Et vu la cadence de ses malheurs, il se pourrait même qu’il ait perdu confiance en ses propres convictions. À savoir !

    @tacili : Voilà ce que j’ai dit : L’après-Bouteflika est plus important. Il faut le préparer. Sinon c’est le mythe de Sisyphe.
    Puisque actuellement sur l’échiquier Algérie aucune stratégie alternative n’est proposée, il est logique que tout d’abords il faut en élaborer une, bien sûr en tenant compte de tous les paramètres du biotope social. Une telle entreprise requiert un certain quantum de temps qui n’est pas du tout négligeable.

    Vous évoquez le DRS, je vous dirais, que se soit le DRS ou la SNTA, notre imaginaire se confectionne toujours un ogre pour justifier sa faiblesse.

    Puisqu’un thème s’impose par nécessité causale, il faut donc en premier lieu en saisir le besoin, puis le thématiser pour lui donner forme à l’aide d’une certaine terminologie (un ensemble de termes et de définitions), et c’est après qu’apparaît le théoricien (philosophe) est propose sa théorie (Solution).
    Mais nous jusqu’à maintenant on ne fait que thématiser notre haine vis-à-vis du gouvernement. Et ceci montre bien qu’on n’a pas encore saisi l’étendue réelle de la problématique. On patauge entre un état d’âme frustré et un intellect qui nous torture.

    Fraternellement




    0
  • idir Mohand
    1 mars 2010 at 15 h 41 min - Reply

    Je suis tout a fait d’accord avec BRAHIM 16, il n’y a pas de théorie politique qui tienne en dehors de l’action,la théorie peut et doit nourrir l’action politique mais la réalité d’une politique démocratique c’est l’auto organisation des citoyen.Sinon on en reviens a calquer encore et toujours a importer des modèle extérieur.On peut s’inspirer d’expérience fait ailleurs mais je crois que y’on a marre de vivre de l’importation.Quant à Boreal et a son khobzisme je crois que c’est un vieux poncif sur ce qu’est le peuple algérien,qui n’est pas plus khobziste que tous les autres peuple de la terre.Rabinho lui je crois n’a jamais lu un livre de science social ou d’histoire car si il crois que c’est avec l’ingénierie que les peuples se gouvernent ou que c’est d’un petit réglage qu’il faudrait ,il se trompe lourdement.Les algériens depuis le referendum pour l’autodétermination n’ont jamais plus décidé de leur sort,c’est a un mouvement populaire de masse qui serait radicalement d’essence démocratique et donc pluraliste qui pourrait fonder la république algérienne démocratique et populaire.




    0
  • tacili
    1 mars 2010 at 17 h 58 min - Reply

    @M. Ahmed Nacer

    Merci pour votre temps.

    J’aimerai bien savoir ou en etes vous sur le processus causal ? Au stade du besoin ? De la thematique ? De la formulation terminologique ? Ou au niveau philosophique ? Vous avez propose un debat sur la necessite d’une philosophie claire qui reste a clarifier.

    Vous eztimez que le DRS est le fruit de mon imaginaire et un alibi pour camoufler ma faiblesse. Soit. Pouvez vous depasser le DRS dans vos analyses et votre philosophie ?

    L’apre-bouteflika est un non sens et peut etre trompeur. Pour moi c’est l’apres-DRS qui Devrait etre la thematique centrale car c’est la matrice du pouvoir.

    Merci.




    0
  • Yacine
    1 mars 2010 at 20 h 43 min - Reply

    @tacili

    Vous avez trouvé le mot magique : « l’après-DRS». C’est exactement le seul contexte dans lequel l’Algérie pourra espérer se relever un jour. Il est le seul contexte dans lequel les théories sociales et politiques proposées peuvent trouver un terrain fertile pour leur expérimentation. L’après-Bouteflika ne changera rien. Un autre président croupion prendra sa place et nous retournerons au point de départ, avec des faux espoirs, de fausses promesses et ses grands désenchantements.

    L’après-DRS n’est pas le remède miracle aux graves problèmes sociaux et politiques du pays, mais c’est condition sine qua non pour le début de la solution.

    La descente aux enfers a commencé bien avant Bouteflika. Elle s’est poursuivie pendant son règne et ne s’arrêtera pas après son départ tant et aussi longtemps que ce sinistre organisme ne disparaît pas de la vie des Algériens. C’est bien le DRS et la philosophie ayant présidé à sa naissance, qui est derrière l’anarchie constitutionnelle, l’arbitraire, la vacuité des institutions, la faiblesse et la futilité de l’appareil judiciaire. Il fait la loi, il donne le ton et annonce la couleur de tout programme politique. Il est le garant du système de cooptation ou de l’élimination, parfois physique, des responsables politiques. Bouteflika n’est qu’une excroissance de ce monstre. Il a voulu ressusciter la dictature de Boumediene et concentrer tous les pouvoirs entre ses mains, mais il s’est aperçu qu’il ne pouvait pas faire grande chose sans l’aval du DRS qui constitue « un pôle de pouvoir » clandestin. Un pouvoir exorbitant qui dépasse celui du président. C’est une situation intenable pour un Etat moderne. Un Etat ne peut pas fonctionner avec deux pouvoirs.

    Toute bonne volonté ne peut se concrétiser sans une référence à l’esprit de justice et au respect de la constitution. Or dès que l’existence du DRS et son pouvoir anticonstitutionnel sont ignorés, les tentatives de redressement, les politiques économiques, les campagnes de sensibilisations, les appels à la prise de conscience, etc., resteront sans effet.

    Et je rappelle à @M. Ahmed Nacer que l’Algérien ne fait pas que « thématiser sa haine contre le gouvernement ». La littérature sur la « thematisation » de la bonne gouvernance et les conseils sur les comportements que devraient adopter les citoyens pour pouvoir aspirer à une vie meilleure, est très prolifique; à longueur d’année, ils émaillent les journaux par de riches contributions. Les intellectuels et les journalistes n’ont pas ménagé leurs talents pour essayer de corriger les vices et les max sociaux en s’adressant souvent à la société. Mais, leurs tentatives sont vouées à l’échec, car le dernier des citoyens voit de ses propres yeux comment l’ascension sociale se fait en Algérie. Il voit combien sa dignité, ses droits et la justice pèsent dans ce pays. Devant l’ampleur du marasme général dans lequel vit le citoyen, le désespoir s’installe durablement. Quand l’esprit de la loi et la justice et le sens de l’Etat de droit sont absents du remède, aucune guérison n’est possible. La loi et la justice commencent par la dissolution du DRS.




    0
  • Adel
    1 mars 2010 at 22 h 17 min - Reply

    « L’Algérie, ce n’est pas un Etat ayant une armée, c’est une armée ayant un Etat » M. Harbi (paraphrasant Mirabeau)

    Notre pays est à reconstruire car, après 47 ans d’indépendance, rien ne fonctionne.

    Par ou commencer ? Là ou la France a laissé les choses. En 1962, une clique, appuyée par l’armée des frontières a pris le pouvoir et maintenu le peuple algérien sous sa tutelle à ce jour. Elle a régné par la terreur, l’intimidation, le mensonge et la manipulation. Cette clique a échoué. La bureaucratie civile et militaire, profitant de son pouvoir absolu, s’est constituée en classe bourgeoise affairiste qui recycle l’argent de la rente dans des sociétés d’import-import. Elle s’est avérée incapable de moderniser le pays et d’assurer un minimum de justice sociale. Tous les indicateurs sont au rouge, malgré l’argent du pétrole qui coule à flots. Tous les efforts des cadres et technocrates sincères ne serviront à rien tant que cette clique médiocre et corrompue sera aux commandes.

    Il faut donc, pour remettre l’Algérie sur les rails, chasser cette clique du pouvoir afin que le peuple puisse reprendre le contrôle. Des représentants élus décideront de la politique à appliquer, étape par étape. Les institutions fonctionneront réellement et le peuple pourra exercer librement tous ses droits : le droit de savoir, de critiquer, de révoquer, de poursuivre en justice les responsables qui ne seront pas à la hauteur ou se seront rendus coupables de malversations ou d’exactions.

    Aujourd’hui, les institutions ne fonctionnent pas parce que le peuple n’est pas libre de décider. Des centaines de milliers d’agents secrets, de policiers, de gendarmes et de militaires le tiennent en respect et lui interdisent toute action qui remettrait en cause la suprématie de la clique au pouvoir. Comme un chien féroce, l’appareil répressif monte la garde. C’est ce chien de garde qui doit être attaché afin de permettre au peuple de vivre libre.

    Qui fera ce travail ? Voila toute la question. Et c’est là que surgit la question des classes sociales. Dire que le peuple algérien ne pose pas le problème en termes de lutte des classes me semble être une dangereuse illusion. Qu’est ce que le FIS ? N’est-ce pas le parti qui, au nom de la religion, a mobilisé les couches le plus défavorises des villes, en particulier, contre le pouvoir ? Pourquoi les généraux ont-ils réprimé le FIS ? N’est-ce pas pour sauvegarder leurs intérêts de classe bourgeoise militaro-bureaucratique ?

    Les ouvriers de SNVI, les enseignants et les médecins en grève n’expriment-ils pas des revendications des classes défavorisées par le système ? Que veulent les populations révoltées de Diar Echems et d’ailleurs ? Celui qui vit dans une cité-dortoir voit-il l’Algérie de la même façon que celui qui vit dans un palais à Hydra ? Le manœuvre payé au SMIG, qui pousse une brouette dans un chantier, bénéficie-t-il des mêmes avantages que le cadre dirigeant de Sonatrach ?

    Durant la colonisation, les couches bourgeoises, représentées par l’UDMA et le mouvement des Oulémas, n’ont pas été en mesure de prendre la direction du combat pour l’indépendance. Ce sont les jeunes issus des milieux défavorisés formés dans un parti a composante en majorité plébéienne (ENA devenue PPA puis PPA-MTLD), dont Messali était le leader, qui ont pris l’initiative de déclencher la guerre et ce sont les masses de paysans pauvres qui ont fourni le gros des troupes et assuré l’appui logistique de la Révolution.

    A l’indépendance, une bureaucratie basée à l’étranger et coupée des réalités du pays a, en s’appuyant sur l’armée des frontières, pris le pouvoir et imposé sa politique. Pour elle, le peuple était incapable de se diriger, il avait besoin de tuteurs.

    Aujourd’hui, la question se pose dans les mêmes termes. Qui fera la révolution qui redonnera la souveraineté au peuple ?

    Ce sera la partie la plus éclairée de l’intelligentsia qui aura le devoir de conduire cette révolution. Sur qui s’appuiera-t-elle ? Voila le choix à faire. Chacun, en fonction de son milieu d’origine et de sa sensibilisation à la question de la justice sociale, se déterminera et donnera sa préférence à une classe ou une autre.

    Les classes sociales ont toujours existé et elles ont toujours été en lutte les unes contre les autres. Cette lutte peut prendre un aspect pacifique ou violent. Les marxistes du 19ėme et début du 20ėme siècle avaient élaboré une théorie de la révolution socialiste qui mènerait l’humanité vers la société sans classes et sans exploitation. L’échec des pays socialistes a montré les limites de cette théorie. La société sans classes est aujourd’hui vue comme une utopie. Les problèmes du capitalisme restent entiers cependant.

    Dans tous les pays du monde, il y a deux façons de gouverner : la « droite » défend les intérêts des possédants, la gauche défend les intérêts du plus grand nombre, en particulier les couches les plus défavorisées. En Algérie, appliquer une politique de droite ultralibérale est quasiment impossible et ne débouchera que sur des conflits toujours plus meurtriers. Seule une politique « de gauche » permettra de répondre aux besoins des masses les plus défavorisées qui constituent l’écrasante majorité.

    Ceux qui veulent œuvrer pour le changement doivent donc se positionner en conséquence. Une large coalition pourra être constituée autour d’un objectif commun qui est la restauration de la souveraineté populaire et la mise en place d’un Etat de droit. Le programme de cette coalition devra être orienté vers la justice sociale, afin de mobiliser les couches les plus défavorisées, seules en mesure d’imposer le changement (grèves, mouvements de protestation, etc.). Les classes moyennes seront également associées à ce mouvement. Une classe paiera le prix, cependant : c’est la bourgeoisie militaro-bureaucratique qui profite du système actuellement et qui a bâti sa fortune par le pillage de l’économie nationale.




    0
  • Rabinho2010
    2 mars 2010 at 0 h 49 min - Reply

     » Plus vous saurez regarder loin dans le passé , plus vous verrez loin dans le futur  »
    Citation de W.Cherchill .

    Ceci dit pour rejoindre « Adel » dans sa première intervention et puis dans sa deuxième ( développement ).
    Je reconnais que je suis un technicien et pas un littéraire , mais j’ai toujours été passionné par la philosophie !
    Je crois aussi qu’il faut un peu de tout pour faire un monde ! Cependant il ne faut pas exclure tel ou tel , car on est tous complémentaire les uns aux autres !
    C’est vrai que je n’ai pas les termes appropriés au domaine philosophique ou sociologique , mais je peux développer une dissertation philosophique avec les termes techniques ( ingéniering ), car tout simplement toutes les sciences sont basées sur la même et seule logique , la logique mathématique ou la logique universelle , elles n’en font qu’une !
    @idir Mhanad
    Votre niveau linguistique ou littéraire peut être supérieur au mien , mais le raisonnement logique peut être inférieur …! car dans mon intervention j’ai focalisé un élément qui fait parti de tout un ensemble afin de me limiter et d’apporter une contribution uniquement dans cet élément ( l’éducation ) !

    « Faites attention Messieurs ne soyez pas cocardiers ! le gouffre est à bord de vos pieds ! »
    Ma propre citation !
    Amicalement Rabinho .




    0
  • mohamed
    2 mars 2010 at 2 h 23 min - Reply

    POur ma part, je ne suis pas convaincu qu’il y uniquement l’apres DRS. car il y a aussi la mafia (ce melange de civils bien places dans les rangs de l’etat) c’est ceux la aussi qui sont les hyenes du pouvoir. cette classe d’individu est aussi dangeureuse. Hier c’etait le vol, les detournements, l’economie parallele, aujourd’hui c’est le crime organise. Ces individus sont aussi dangereux et empecheroisn toute tentative de retour a un etat de droit. L’ampleur du dommage n’est plus mesurable du fait que les degats et les maux que vie l’Algerie ont depasses le seuil du non-retour. Meme si je preche la non-violence, et en face d’une situation aussi dramatique nous n’avons plus le choix que d’intervenier avec force pour marquer le debut d’un changment radical. C’est le seul moyen pour attirer l’attention des Algeriens aujourd’hui. Les changements qui se font en douce m’apporterons rien du tout car l’Algerien est trop marque par son passe et ne se plira pas au premier venu. Seul un changment radical et en force avec beaucoup de bruit en Algerie et a l’etranger pour reveiller les consciences nous donnera peut etre une chance de retourner la vapeur.




    0
  • said
    2 mars 2010 at 6 h 52 min - Reply

    ils font de nous ce qu’ils veulent ,aprés la déclaration de guerre contre le peuple et son assassinat, ils on ouvert le bal de la corruption a grande échelle,aujourd’hui ils sifflent soit disant la récréation et ils veulent moralisé la vie publique en ouvrant la chasse au corrompu,c’est un pays de CHOUAKER.
    Les algeriens ne sont pas dupes ,ils savent qu’ils sont tj colonisé par des voyous qui etaient par le passé a la solde de fafa.Des criminels de guerre ,des tueurs d’enfants, des génocidaires ,ds milliardaires ,qui veulent aujourd’hui venir nous faire la morale.
    Au bal on doit danser meme si on est pas masqué.




    0
  • tacili
    2 mars 2010 at 9 h 28 min - Reply

    Bonjour,

    A mon avis tous ceux qui veulent orienter le débat loin de la nécessite salutaire de démanteler le DRS et en finir avec sa main mise sur la décision stratégique se trompent énormément.

    Il me semble egalement que l’académisme est l’autre raison de l’échec de l’opposition au point ou la tradition des grands opposants actifs et militants sur le terrain a disparu en Algérie.

    L’académisme est un fléau dans la vie politique quand une société vie une crise comme la notre. Nous avons besoin d’intellectuels a dimension populaire qui puissent écouter la société comprendre ses besoins et la guider.

    L’académisme est une autre forme d’hégémonie. Un carton rouge est brandit a tous ceux qui daignent enfreindre les sacro-saintes lois de recherche et critiquer leur rigidité.

    L’intellectuel algérien est une espèce en voie de disparition car il a choisit de se vendre au régime ou s’enferme dans son académisme réconfortant.

    Bien sur que le changement ne se limite pas a démanteler le DRS mais c’est la priorité des priorités. Une fois cette étape dépassée le reste sera très facile, sauf je l’admets le risque des extrémistes religieux qui sont toujours prêts a jouer au rabats-joie.




    0
  • moura
    2 mars 2010 at 12 h 30 min - Reply

    @ Tacili
    Bonjour
    Je pense que vous avez touché à l’essentiel:philosophie,producteur de philosophie,ce n’est pas aux pseudo nationaliste et aux faux religieux d’en produire…
    Si je me refere(arbitrairement) à 1962,48 ans apres,qu’on n’est pas capable d’en produire,je ne suis pas d’accord,quelque soit les arguments avancés;que les methodes de combats,les conditions socio-economico-historique,les politiqués pronés..soient insuffisantes mal coordonnés c’est discutables ;mais qu’on me dise qu’un peuple au coeur de toutes les civilisations(au moins geographiquement) greques,egyptiennes,rome,musulmane,civilisations auquelles nos ancetres avaient non seulement participé mais produit des pensées est aujourdh’ui incapable d’en produire,cela je le refuse.
    La vie de nos parents s’articulait autour de la terre et de la solidarité tribale,l’amusnaw produit le sens et la pensée.La france colonial s’est attaqué à ces dimenssion:expropriation(1853 et surtout 1873),destruction des solidarités(enfumades,exodes,exils…),la majorité des vilages et confederations sont recentes(à peine 150 ans).
    L’independance a fait pire :qawmiyine du baathisme et l’islam integristes(hacha pas notre arabité et notre islam,l’algerie a produit sa propre arabité et son propre islam en se basant sur son patrimoine nes de son substrat amazigh et d’apports de toutes les civilisations pre-cités),ainsi que des pensées occidentales(valables uniquement pour eux,nous les « indigénes »on n’est pas apte à en jouir des philosophies des lumiéres),sur l’attachement à la terre,l’algerie independante a non seulement confisqué(nationalisation des terres et autre revolution agraire) mais elle empeche le paysan de travailler sa terre(le ministere de l’agriculture et ses sous structures y veillent,l’etat d’urgence apporte sa contribution).
    Aujourdhui on n’est attaché au pipe line,chacun y met du sien par mensonge,propagande,allegence,escroquerie et autre pour acceder à une vie meilleur,autre temps autres moeurs.
    Nous pouvons produire une pensée une philosophie:nos echanges,nos debats sur tous les sujets sur LQA produira cette philosophie,nous sommes donc tous tenus à la produire(l’honorable DB et SES sont peut etre tenu de faire des syntheses,des compilations,des compositions..)
    A mùon avis ceux qui nous empechent de produire une philosophie propre à l’algerie c’est les planqués d’orient à travers le baathisme et l’integrisme religieux et les planqués des frontiéres ghardimaou et oujda,les daffistes et martiens de 1962.
    le DRS,les fausses institutions,les media..ne sont que les suppots .Nos grands parents et nos parents ont su transcendé le piege colonial et la crise du mouvement national:il a suffit d’une poignée d’activistes.
    Transcendant le piege du systéme des planqués d’orient et d’occident et la crise du systéme predateur-destructeur-perver-negateur du DRS.
    Que la verité et la justice me guident




    0
  • Salim Ahmed-Nacer
    2 mars 2010 at 14 h 17 min - Reply

    Bonjour,

    « La philosophie est un combat contre l’ensorcellement de notre esprit à l’aide des moyens de notre langue.
    Ludwig Wittgenstein

    Le discours anti-DRS, on le connaît depuis belle lurette par le biais de certains de nos académiciens qui l’ont ouvertement étalé sur le plateau d’Aljazeera. Donc parler du DRS est révolu, ce n’est plus le secret de polichinelle.
    Si le peuple veut le changement, il l’aura. Mais il n’a plus l’intention de jouer à la chaire à canon. Et il a raison. Il combat patiemment, on le voit à travers les grèves qu’il organise. Voilà une stratégie qui a déjà donnée des résultats très signifiants.

    Amicalement

    Ex-harrag qui s’inspire de la sagesse de Ben M’hidi et de la lucidité de Abane




    0
  • Yacine
    2 mars 2010 at 15 h 55 min - Reply

    Réfléchissant de façon méthodique comme dirait l’autre (MCM).

    Il a suffi « à nos académiciens » (à prendre au sens péjoratif) d’étaler le discours anti-DRS sur les plateau d’el-Djazeera pour qu’il soit anachronique et pour qu’il soit le secret de polichinelle.

    Si j’étais un académicien et je voulais me débarrasser d’un mal social ou d’un problème politique, je sais maintenant qu’est-ce qu’il me reste à faire : demander au plus vite un RDV à El-Djazeer, Lillah fi sabillillah…

    Qui parle de chair à canon? On peut se dresser aux canons avec des torses et des pieds nus, avec des slogans et des banderoles. On peut résister avec des manifestations pacifiques et des dénonciations, des sit-in, des déclarations publiques et soutenues. Le mal algérien, vient de la peur qui conduit à la soumission et à de la politique de l’autruche. La situation est tellement grave que l’opposition et les intellectuels sont réduits au silence. Le peuple ne les voit plus. Ils sont laminés alors que la situation n’a jamais été aussi propice au changement et à l’insurrection citoyenne.

    Les contestations syndicales sont louables et courageuses, mais ne règlent pas les problèmes politiques profonds de l’Algérie. Si les intérêts de la maffia militaro-industrielle sont menacés par les syndicats, ces derniers seront vite écrasés par le rouleau compresseur (le DRS en tête) de la mafia. Il ne faut pas se faire trop d’illusion sur l’efficacité de tel mouvement pour changer l’ordre établi. Actuellement il y a dans le pouvoir, des frictions entre des clans. Les émeutes et les grèves entrent dans le jeu de certains de ces clans, des brides sont desserrées sans être lâchées, mais le jour où les tyrans verront que ces mouvements sont une menace à leur existence, ils brandiront la carte de l’unité et la sécurité de la nation. Et là on pourra dire que les carottes seront cuites pour les travailleurs. Le travail de sape de l’infiltration, de la suspicion, de la division et de la zizanie sera remis au goût du jour dans les mouvements syndicaux. La suite tout le monde la connaît. Il y aura des « académiciens bien nés » qui diront après coup : « Ouf! L’Algérie a été sauvée du chaos. »

    Ce qui est navrant dans ces convulsions sociales et grèves de la faim, c’est leur nature « khobsiste ». On dirait que l’Algérien ne peut qu’être égoïste. Chacun défend sa pitance. Quant aux violations des droits de l’homme et les abus du pouvoir, il n’aura pas de grève de la faim ou de grèves tout court…




    0
  • radjef said
    2 mars 2010 at 18 h 13 min - Reply

    Bonsoir tout le monde. L’habitude de toujours trembler mene à l’obligation de ceder tout le temps, et l’obligation de ceder tout le temps mene à son tour à la resignation…Le DRS a son Etat et dispose de l’une des armées les mieux équipées au monde, la 20eme selon certaines sources.Une armée qui ne reflechit pas, hostile à la libre pensée, à l’art et au talent, mais qui a tous les moyens à sa disposition. Telle est l’equation a laquelle on est confrontés aujourd’hui




    0
  • Salim Ahmed-Nacer
    2 mars 2010 at 23 h 39 min - Reply

    Salam,
    Le problème est si le chaos est dans la tète de celui qui parle du chaos.
    Celui qui travaille, aime le silence, seul le résultat a la parole.
    La peur est un manque d’intelligence. C’est juste un état neuronal.

    @ Rabinho2010
    Vous lire c’est un plaisir. Please, prenez par au débat.

    Amicalement




    0
  • Yacine
    3 mars 2010 at 11 h 21 min - Reply

    La peur est un manque d’intelligence.
    Le chaos est un produit de l’imagination.
    Celui qui travaille aime le silence.
    Seul le fruit du labeur a valeur de réponse.

    Devant de tels oracles célestes et de telles sentences confucéennes, on ne peut que s’incliner, joindre ses mains sous le menton à la manière des Chinois, reculer doucement en direction de la porte et une fois arrivé au seuil de la porte, ne faire ni une ni deux, mais juste prendre la poudre d’escampette.

    @ Rabinho2010 à votre tour d’entrer au temple…

    Amicalement aussi




    0
  • tacili
    3 mars 2010 at 16 h 55 min - Reply

    @ Salim Ahmed-Nacer :

    Vous dites :

    « Le problème est si le chaos est dans la tète de celui qui parle du chaos.Celui qui travaille, aime le silence, seul le résultat a la parole.La peur est un manque d’intelligence. C’est juste un état neuronal »

    Ma reponse est : Ce fut un plaisir de discuter avec vous.

    Au revoir.




    0
  • Adel
    3 mars 2010 at 17 h 19 min - Reply

    @Yacine,

    Bonjour, cher ami,

    C’est la jonction entre les intellectuels les plus résolus et la masse du peuple, avec à sa tête les couches les mieux organisées et les plus conscientes (travailleurs syndiqués, étudiants) qui permet aux révolutions démocratiques d’aboutir.

    Toufiq (et le DRS) est effectivement le chef d’orchestre du jeu politique perverti aujourd’hui, mais nous ne devons pas nous faire d’illusions : il y a une classe de civils corrompus qui s’est enrichie à l’ombre des ninjas et des généraux et qui n’est pas près de renoncer à ses privilèges. Le DRS n’est que le bras armé du pouvoir de cette classe.

    Amitiés




    0
  • boreal
    4 mars 2010 at 19 h 20 min - Reply

    @ Adel

    C’est une classe d’opportunistes et de petits-bourgeois, ce sont nos « mencheviks » à nous. Ils ont en effet beaucoup à perdre s’il y a un changement de type révolutionnaire. Ce sont à mon avis les plus dangereux.

    Amicalemement




    0
  • Fahem D.
    5 mars 2010 at 6 h 43 min - Reply

    Sa7itu, bonjour,

    Il est titan petit..peuple

    Sincèrement, je vous remercie d’avoir soumis à débat les idées dont vous semblez vous faire le défenseur(?) ou à tout le moins le héraut.
    En dehors de la conclusion (nécessité d’instaurer un État de droit) à laquelle on ne peut qu’adhérer tout le reste ne semble être qu’un condensé de stéréotypes qui charrient un antialgérianisme primaire et malheureusement, on ne peut plus « ordinaire » sur la base d’affirmations fausses. Si les unes autant que les autres n’avaient ne serait-ce qu’une once de vérité, franchement, on ne voit pas comment arriver en toute probité intellectuelle espérer la concrétisation du noble objectif souhaité à la fin de votre texte. Aucune puissance incréée ni aucune autre créature sensée et/ou téméraire, ne serait assez bien pourvue pour tenter de jouer le rôle messianique et théâtral du Deus ex machina pour y parvenir. Dieu 3ala kul chey’in Qadir, mais il y a des limites aux requêtes légitimes. Quand même?
    « …notre problème est surtout d’ordre culturel. Le citoyen algérien n’est pas porteur… » Wow! Du 2 en 1. On nous coupe la tête, puis après on nous offre une autre coupe… de cheveux. Gratos.
    Le ton est d’emblée donné par cette sentencieuse dépossession de l’homo algerianus de cette capacité d’avoir une « vision… » qui existerait en d’autres « gens d’ailleurs » et ailleurs mais nullement « en nous » et « chez nous ». Ce qui est à démontrer devient prémisse pire postulat. Sur quelle étude, sur quelle démonstration vous fondez-vous pour accepter et vouloir faire accepter aux autres pareille assertion? On ne peut pas fonder une analyse sérieuse, quelle qu’en soient les motivations, sur des pseudo-truismes qui n’ont rien de scientifique ni d’original.

    Il n’y a pas le feu au…lac

    Dans n’importe quel pays, à n’importe quelle période de son histoire et quelle que soit sa stature internationale du moment, on trouvera TOUJOURS des verdicts de ce genre véhiculés contre « son » peuple » ou contre « son pays ». La notion de « république bananière », de « sport national » que l’on dégaine plus vite que Lucky Luke un peu partout sur la planète, l’ubiquité de proverbes du genre « plus le fleuve est large plus l’autre rive est belle » ou « le gazon du voisin est toujours plus vert que le nôtre » tout aussi bien que la pratique saine de l’autodérision que l’on retrouve dans tous les pays et chez tous les peuples n’en sont que quelques exemples-témoins de sa manifestation extraterritoriale. La moquerie et la ridiculisation des peuples d’une région (pas forcément à l’échelle d’une nation) donnée par les autres voisins lointains et/ou immédiats sont curieusement là aussi pour infirmer par parfaite réciprocité et par amabilités mutuelles qu’il y a des « peuples » plus dignes d’ « être » que d’autres. Les Belges et les Suisses sont raillés par leurs « brillants » voisins qui, à leur tour, le leur rendent bien en grossissant tout aussi sarcastiquement leurs « traits nationaux ».
    « Soûl comme un Polonais » se traduit en turc exactement « saoul comme un Turc ». À Milan, les Italiens du Mezzogiorno sont affublés du prénom à connotation péjorative (pour ceux qui le distribuent) de Gasparazzo, qui est une caricature en 3D de tout ce qu’il y a de pouilleux et d’incivil. Les blagues sur nos valeureux concitoyens de M3esker qui ne sont pas plus naïfs que ceux d’Alger ou de Tamanrasset tsont de la même veine. Dje7a sous les traits de Goha ou de Nesredin, plus ou moins rusé et plus ou moins simple d’esprit voire stupide selon les circonstances se retrouve dans plusieurs contrées.

    Du bide au vide

    Tous les « peuples » s’en veulent plus ou moins comme ils en veulent plus ou moins aux autres. Tous les bni Adam, que nous sommes sur cette terre avons des vertus et des vices. L’éxagération n’est pas forcément un vice. Une caricature peut nous aider à cibler des faiblesses plus ou moins objectives à « travailler » mais elles perdrait irrémédiablement toute sa vertu si elle venait à culpabiliser et pire pousser à la dénégation des autres traits forts, à leur reniement et pourquoi pas, logiquement… au suicide. Un monstre qui n’est qu’un fatras de vices « purs » ne mérite rien que l’issue fatale qui serait sa seule délivrance et celle de ses « preux autres voisins qui eux ont eu, à un moment de leur histoire, une vision de leur futur ». Kul ha w se3du. La nature n’aime pas le vide. Laissons la place aux autres. On est sur la bonne voie. Nos enfants préférent brûler (y7ergu) et couler au fond de la méditerranée que d’être aspirés par la vacuité des lieux allant de pair avec le paradoxal trop plein de dénis, d’injustices et de mépris servis même si pas toujours avec de mauvaises intentions. L’enfer, dit-on, est pavé de bons voire de très très bons desseins. Enfin, to be followed…

    Le souffre-dewleur

    Concernant notre « national trend », gras ingrats que nous sommes, à trop en mettre sur la patate de la « dewla » (État) et non gouvernement 7ukuma: ce sont 2 concepts tout à fait différents mais là n’est pas le propos), juste une « blague » sérieuse que les machos aiment bien sortir en…Italie: «Heureusement qu’il y a le gouvernement parce qu’il y a tellement de choses qu’ « honnêtement » on ne peut pas mettre sur le dos de… sa femme. » No comment.

    L’U. G. T. U. ( t’es où?)

    À propos de la lutte de classes non seulement qui n’existe pas mais « qui n’a jamais existé en Algérie », juste un petit tour puis s’en vont. Où Ciel pour ne pas dire diable, êtes vous parti chercher cette bombe à neutrons?
    Dans quel pays réel, pourrait-on se téléporter et la replacer pour conférer le moindre sérieux à une contre-vérité aussi négationniste »? Avez-vous jamais entendu parler de Aissat Idir (Ly)? Vivez-vous dans cette Algérie, où depuis plusieurs mois, les grèves se succèdent? À Rouiba, L7edjar, les enseignants (et le spectre de l’année blanche), les médecins (que l’on tabasse, ah ça cest la bagarre et non la lutte), et tous les autres mouvements de travailleurs qui défendent leurs droits matériels, financiers et moraux contre leur(s) patron(s) publics et/ou privé(s), sont-ce des ballets chorégraphiques non stop sans Madonna ou des scènes de tournage de superproduction (production? tiens! Tiens!) sans James Cameron? Quand bien même, il peut y avoir des moments de répit apparent, la lutte de classes est toujours présente quelles qu’en soient les manifestations. Là où il y a des classes ou catégories sociales (donnez-leur le nom que vous voulez) dont les intérêts sont essentiellement contradictoires, sira3 e tabaqet kayen w ykun. C’est une loi sociale et elle a cours tout autant que la gravitation universelle qui a toujours existé bien avant que Galilée en ait fait la démonstration. À ceux qui s’opposaient à ce chercheur-trouveur, notamment au regard de la rotondité de « notre centre de l’univers », forts de leurs dogmes et arguments d’autorité, et le ridiculisaient en lui battant les oreilles « ne vois-tu pas qu’elle est plate, bien plate? », il leur répondait invariablement, tout doucement, sans faire ni moulinets ni de grand écart: « et pourtant, elle tourne ». C’était cela la…révolution.

    3ich tchouf, ne peut avoir aucun droit de cité si ma tesme3ch, w mat sent’ch, w tqaren w txemem bach tefhem. W lefhama ma 3endha 7eta 7eq le l wudjud wela metghyarch biha lwaqe3.

    Tomber or not tomber is not the question

    Il n’existe ni de peuple crétin, ni de peuple supergénial. Le prétendre non seulement est une grossière erreur qui ne peut servir qu’à laver la conscience des despotes et/ou à justifier le racisme et l’asservissement de peuples «cancres »par ceux qui sont « élus ».
    Tous les peuples quelles que soient leurs spécificités développées en interagissant avec un environnement plus ou moins hostile, dans des conditions historiques plus ou moins particulières, ont tous connu et pourront encore connaître, des moments de gloire, de réussite et/ou de flétrissure voire de décadence. Notre peuple, tous ses vices comme toutes ses vertus, il les tient du seul fait que c’est un peuple réel et non virtuel et/ou non sorti d’un conte de fées, a fairy tale ou un cartoon plus ou moins tragi-comique. En tant que tel, il a droit à tous les égards, surtout de la part de ses enfants.
    Le sage Confucius disait dans la langue très simple de son peuple de « Chinetoques »: « La plus grande gloire n’est pas de ne jamais tomber mais de se relever à chaque chute ». Amin Ya Smi3 L Swat.

    Merci, beaucoup de nous avoir donné cette occasion de discuter honnêtement et sereinement, en critiquant le discours et non celle ou celui qui le tient, du moins pour ce qui a trait à ce débat ô combien pertinent.

    Mes respects concitoyens.

    Dziri normal.




    0
  • Congrès du Changement Démocratique