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23 July 2017

سكان ديار الشمس ينتفضون من جديد

الخبر 01 مارس 2010

قاموا بتخريب مواقف الحافلات وقطعوا الطريق لساعات
سكان ديار الشمس ينتفضون من جديد

خرج سكان حي ديار الشمس بالمدنية، بالعاصمة، أمس في احتجاجات قاموا خلالها بغلق الطريق المحاذي للحي لساعات، وقاموا بتكسير زجاج مواقف الحافلات بالكامل، وكاد الوضع أن ينفلت لولا تدخل قوات الأمن وممثلي لجنة الحي، الذين تمكنوا من تهدئة الوضع.
عادت أجواء الغضب إلى ديار الشمس بعد أن فارقتها قرابة الثلاثة أشهر من الانتفاضة التي شهدها الحي في أكتوبر الماضي، حيث تفاجأت الأحياء المجاورة بأصوات سكان الحي الذين تقدمهم هذه المرة الأطفال الذين حملوا على عاتقهم معاناة أجدادهم وآبائهم، فاحتشدوا أمام حي الياسمين وقاموا بغلق الطريق لعدة ساعات قاموا على إثرها بتكسير زجاج مواقف الحافلات عن آخرها بالإضافة إلى الكسر الذي استهدف أماكن أخرى مجاورة.
وعند وصولنا إلى الموقع كان الحي لا يزال يشتعل غضبا ورغم محاولات رجال الأمن تطويق المكان وحث الشباب على العودة إلى المنازل، على أن يحل المشكل، حسب ما أكده لهم ممثلي لجنة الحي، إلا أنهم ورغم مغادرتهم الطريق بقي الكثير منهم بجوارها يرددون عبارات السخط التي توحي بالتذمر ونفاد الصبر الطويل على أزمة سكن حولت حياة الكثير منهم إلى جحيم.
وعند حديثنا مع بعض سكان الحي اكتشفنا أن ما زاد من توتر الأوضاع هو الصمت الذي تواجهه به السلطات المحلية في كل مرة  »لقد سئمنا الوعود »، قال أحدهم، ليضيف آخر  »لا يعقل أن تعيش 14 عائلة في منزل واحد ويبقى أفرادها في حالة طبيعية ».. وأردف يقول  »أصبح الشارع مكاني الدائم في النهار وحتى في الليل لأني أصبحت أشعر بالإحباط وأنا أدخل المنزل ولا أجد حتى مكانا أنام فيه كبقية الناس ».
ليضيف آخران:  »معظم سكان الحي أصيبوا بأمراض خطيرة كارتفاع الضغط والسكري والقلب، وكل ذلك بسبب أزمة السكن كما انتشرت بالمقابل أمراض نفسية كالوسواس بسبب القلق الدائم حول مشكل أشغل بال جميع السكان اسمه أزمة السكن ».
من التقيناهم أجمعوا أن مأساتهم غذتها وعود السلطات التي منذ نوفمبر الماضي وهي ترسم لهم خارطة التواريخ، التي بدأت بأواخر الشهر المذكور ثم تلتها تواريخ أخرى كان آخرها 28 فيفري الذي خرجوا فيه إلى الشارع بعد أن فقدوا الأمل في الحصول على سكن وبالمقابل فقدوا الثقة بالمسؤولين في حل مشكلهم العالق منذ سنوات.
وقال ممثل الحي محمد جبيور في تصريح لـ »الخبر » إنه يحق لهم التعبير بكل الطرق عن مأساة سنوات طويلة، وأوضح في ذات السياق أن وعود السلطات في حل هذا المشكل تبقى قائمة وسيتم ترحيل السكان خلال العطلة المدرسية كأقصى تقدير، كما رجح أن تبدأ العملية في العاشر من الشهر الجاري بعد القلق الذي لمسه المسؤولون في سكان الحي وانطلاق احتجاجاتهم التي قد تأخذ أبعادا خطيرة بعد انتفاضة أمس.
تركنا الحي بعد أن عاد إليه الهدوء تدريجيا وكانت سيارات الشرطة لاتزال تطوق المنطقة خوفا من تجدد الأحداث، في الوقت الذي توعد فيه السكان بتحويل المنطقة إلى محرقة بعد تاريخ 15مارس الذي منحوه للسلطات المعنية كآخر أجل لترحيلهم من سكنات أصبحت أشبه بالقبور.



المصدر :الجزائر: رشيدة دبوب

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3 Commentaires sur cet article

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  • Rédaction
    1 mars 2010 at 11 h 25 min - Reply

    Actualités : ILS DÉNONCENT LES RETARDS DANS LE RELOGEMENT DES FAMILLES
    Diar Echems, le retour des émeutiers

    Les émeutes ont repris, hier après-midi, à Diar Echems, dans la commune d’El Mouradia. De nombreux jeunes sont sortis dans la rue pour dénoncer le retard pris par les autorités dans les opérations de relogement.

    Tarek Hafid – Alger (Le Soir d’Algérie 1er mars 2010) – Le semblant de calme qui régnait dans le quartier de Diar Echems n’aura duré que quatre mois. Hier, aux environs de 14h45, plusieurs groupes de jeunes ont bloqué la route du Ravin de la femme sauvage, qui relie Bir-Mourad- Raïs au Ruisseau. Encagoulés et armés d’épées de fortune et de barre de fer, les émeutiers ont empêché les automobilistes d’emprunter cette artère. Des abribus et quelques vitrines de magasins ont été saccagés. «Ce qui arrive aujourd’hui était prévisible. Encore une fois, les autorités n’ont pas respecté leurs engagements. Elles avaient promis de reloger 300 familles avant le 15 février. Les jeunes en ont assez d’attendre, ils ont opté pour la violence», précise un habitant en tentant vainement de calmer des émeutiers. L’homme fait partie du groupe de sages du quartier que chapeaute un certain El Habib, enseignant de Coran à la mosquée Ibn-Badis. Présent sur place, ce dernier paraissait préoccupé par la situation. «Nous ne pourrons pas les retenir longtemps, les choses risquent de mal tourner si la police décide d’intervenir», lance-t-il. Dépêchés pour la circonstance, des policiers anti-émeutes sont restés stationnés à proximité du siège du ministère de la Communication. Les automobilistes ont été obligés d’emprunter les ruelles du quartier des Sources pour se rendre au centre-ville de Bir-Mourad-Raïs. En fait, aucun policier n’est visible en aval de la cité Diars Echems. A l’heure où nous mettons sous presse, les manifestants sont encore seuls maîtres de la rue. Rappelons que les premières émeutes ont éclaté le 20 octobre 2009 suite à la publication, par la commune d’El Mouradia, d’une liste de bénéficiaires de logements sociaux. Les habitants ont dénoncé les modalités d’attribution de ces appartements. Les échauffourées entre les manifestants et la police anti-émeute ont fait plusieurs blessés de part et d’autre. Après plusieurs jours d’émeutes, le ministre de l’Intérieur a pris l’engagement de reloger l’ensemble des familles. «Il faut être patient, le règlement du problème nécessite quelques semaines ou quelques mois», avait alors déclaré Yazid Zerhouni. Les autorités locales, qui ont été chargées de gérer ce dossier sensible, ne semblent pas avoir trouvé de solution définitive.
    T. H.




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  • Rédaction
    1 mars 2010 at 11 h 34 min - Reply

    Routes bloquées, pneus enflammés : Diar Echems renoue avec la protesta

    El Watan, 1er mars 2010

    Les habitants redoutent la répétition du scénario d’octobre 2009. A l’origine des émeutes, une liste controversée de bénéficiaires de l’opération de relogement.

    Les routes menant à Diar Echems, dans la commune d’El Madania (Alger), ont été bloquées hier soir par des jeunes qui ont investi une partie du boulevard Les Jasmins, fermant ainsi l’accès aux quartiers et cités voisines. Les automobilistes ont dû rebrousser chemin, ne pouvant atteindre le ravin de la Femme sauvage via cette artère. Des pneus enflammés ont commencé à faire leur apparition dans l’après-midi. Des jeunes ont commencé à jeter des pierres. Des policiers étaient en alerte. Tout le monde retient son souffle à Diar Echems. Les habitants redoutent la répétition du scénario des émeutes d’octobre 2009.

    L’affrontement entre agents de l’ordre et jeunes émeutiers s’était terminé, pour rappel, par des dizaines de blessés. Hier encore, le problème ne semblait pas tout à fait résolu. Le wali avait parlé d’un quota de 500 appartements pour les habitants de Diar Echems, dont 200 destinés aux occupants des bidonvilles qui entourent la cité et les 300 autres aux habitants des F1. « Aucune concrétisation de ces promesses. Personne n’a été convoqué pour une quelconque opération de relogement », souligne un habitant. Ils sont nombreux à redouter l’échec de cette opération. Le nombre d’appartements proposé par les autorités est loin de répondre aux attentes de ces familles qui vivent dans ces bidonvilles depuis des années.

    « Lors du recensement des familles, certaines ont présenté plusieurs livrets de famille, C’est une situation qui risque indirectement de pénaliser plusieurs habitants dans le besoin », témoigne un père de famille. « Le recours à la rue reste le seul moyen de faire valoir notre droit à un logement décent, en l’absence d’autre moyen d’expression », selon un jeune interrogé sur place. Il faut savoir qu’à l’origine des émeutes de Diar Echems, il y a une liste des bénéficiaires de l’opération de relogement de 80 familles. Des logements ont été octroyés à des personnes étrangères à la cité, selon les accusations émises par les habitants en colère. Une veuve et une jeune fille étaient parmi les bénéficiaires, ce qui a déclenché l’ire des habitants souffrant depuis des années des conditions inhumaines dans les bidonvilles et de la promiscuité des F1 de ladite cité.

    Le niet accordé à la demande des résidents de transformer l’assiette foncière constituant le stade en terrain à construire a été également à l’origine de la révolte.

    Par Fatima Arab




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  • zapata
    23 mars 2010 at 16 h 43 min - Reply

    et si diar echèmss était loin de la présidence elle ne pourra jamais avoir cette pub.dans chaque crise politique la solution est économique et dans chaque crise économique la solution est politique..le problème algèrien est bien clair : le pouvoir est un patrimoine de consommation il n’a jamais possédé une stratégie c’est un scénario a plusieurs èpisodes qui tourne au tour du pot tant que l’algèrien est ègoiste il pense pour lui et pour la septième génération même l état le plus puissant n’arrivera jamais à satisfaire sa population..les maisons ferment h 24 pendant des années dépassent la fiction…moi je ne possède aucun bien de ce pouvoir car tellement j’ai cru comme les autres quand j’ai compris avec cette catègorie de gens il faut rien espérer mon devoir envers cette patrie est de dévier vers une autre patrie car le mauvaise qualité de vie pour nous et la bonne pour eux c’est illogique je voyage a Genève et je vois très bien qui sont les algèriens du premier collège et du deuxième la guerre d’Algérie n’est pas terminé encore.




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