Édition du
20 July 2017

Retour sur l'assassinat d'Ali Tounsi

par Ghania Oukazi

Le Quotidien d’Oran 01 mars 2010

Le colonel Chaïb Oultache a été interrogé vendredi dernier, pour une première fois, sur son lit d’hôpital dans le cadre

de l’enquête sur un crime dont les causes devraient imposer des bouleversements au niveau de toutes les castes du pouvoir.

C’est de trois balles à la tête que cet ancien responsable de l’aviation militaire a tué, jeudi dernier, le directeur général de la sûreté nationale (DGSN) qui était assis à son bureau, et avait un stylo à la main. Des sources concordantes nous précisaient vendredi dernier que l’arme du crime avait quelque peu bloqué avant qu’elle ne puisse permettre à son détenteur de tirer les trois balles qui ont mis fin à la vie du DGSN. Ce blocage, nous avaient-elles dit, était dû au fait que l’arme du crime n’avait pas servi depuis très longtemps. On dit d’ailleurs du colonel Oultache qu’il ne portait plus d’armes depuis de longues années. Mais ce jour-là, il l’avait bien en main, disent nos sources. Après avoir tué Ali Tounsi, il a, toujours selon nos sources, ouvert la porte capitonnée du bureau de la victime et a demandé à ce qu’on appelle deux autres responsables de la police dont celui de la sûreté d’Alger. Dès qu’il les a aperçus, il a commencé à tirer mais n’a atteint personne selon nos interlocuteurs. Pris de panique, les deux responsables se sont mis à courir, toujours selon nos sources, pour redescendre les escaliers en toute vitesse. L’on dit que dans cette course-poursuite, le responsable de la sûreté d’Alger est tombé dans les escaliers et s’est blessé à la tête.

Nos sources nous affirment que le colonel Oultache n’a pas retourné l’arme contre lui pour se suicider mais a été neutralisé par des policiers qui ont tiré sur lui alors qu’il poursuivait les deux responsables qui avaient pris leurs jambes à leur cou après avoir compris qu’il était décidé à les tuer eux aussi.

Oultache a été ainsi touché par deux balles, une dans l’abdomen et la seconde dans la cuisse. Evacué dans un état aggravé par des hémorragies de tout ordre, le blessé avait été immédiatement admis au bloc opératoire. Considéré comme la carte maîtresse d’un drame dont le mobile n’est pas simple à cerner, Oultache ne devait surtout pas mourir. Pour des considérations d’urgence absolue et surtout de garanties d’ordre sécuritaire, il a été transporté vers l’hôpital le plus proche de la DGSN. Un hôpital civil, bien éloigné ainsi de celui militaire de Aïn Naâdja ou de celui de la sûreté nationale, aux Glycines.

Toujours selon des sources concordantes, après avoir appris qu’il avait été relevé de ses fonctions par voie de presse, Oultache criait en ce malheureux jeudi, qu’il refusait d’être jeté en pâture, d’être le seul à payer. Des paraboles qui en disent long de l’engrenage dans lequel le pays continue d’être enfoncé.

Le premier interrogatoire

Le colonel Oultache a été interrogé pour la première fois vendredi dernier. L’on nous a précisé ce jour-là que le blessé parlait calmement et sans difficulté. Aucun élément de ce début d’interrogatoire n’a filtré mais aux dires de sources judiciaires, l’on s’attend à des révélations scabreuses.

Depuis que le Département des renseignements généraux a décidé de rendre publics de lourds dossiers de corruption, le pays semble avoir été plongé dans un état second. En effet, l’assurance que devait provoquer en principe, chez les citoyens, ce qui devait être ressenti comme étant de «la clarté et de la transparence dans la lutte contre la corruption», a de suite cédé la place à un sentiment de panique collective. Panique que l’assassinat de Tounsi vient justifier, indéniablement. Pire encore. Entre-temps et au lendemain de l’affaire Sonatrach, la folle rumeur de la constitution «sur instruction du président de la République» d’une commission d’enquête sur les assassinats des années 90 et que des sites Internet ont diffusé, a fait l’objet de commentaires terrifiants.

Sans pour autant confirmer l’information, un haut responsable à la présidence de la République estime que ce serait là la seule manière d’apaiser la mémoire collective après avoir voulu l’amnésier par les effets de mise en œuvre de la charte pour la paix et la réconciliation nationale. L’on précise, comme lu déjà en ligne, la commission d’enquête en question devrait notamment s’attarder sur l’assassinat de Boudiaf et du général Fodil Saïdi, mort ainsi que son chauffeur, dans un accident de voiture en juin 1996 à Zelfana, dans le centre-est algérien. La victime était dans une voiture aux côtés de Mustapha Kouadri, alors wali de Laghouat. Le véhicule qui les transportait avait été écrabouillé par un camion. Seul Kouadri avait échappé à la mort mais s’en était sorti avec de profondes et graves blessures.

Les chaudes larmes de Zeroual

Nos sources affirment que le général Saïdi devait remplacer l’actuel DRS, Tewfik, de son vrai nom Mohamed Mediene. C’était au temps où Liamine Zeroual était président de la République. Zeroual, nous dit-on, avait pleuré la mort de Saïdi, à chaudes larmes. A cette époque, ceux à qui l’histoire a voulu donner un nouveau identifiant, étaient tous en poste et constituaient aux yeux de l’opinion publique nationale et internationale, le noyau dur du pouvoir et de la prise de décision particulièrement au titre de la lutte antiterroriste. Ce sont ce qu’on appelle «les janviéristes», les hauts responsables militaires de l’armée et de la sécurité militaire qui aujourd’hui sont ou décédés ou à la retraite.

Il est rare que des dossiers de corruption où sont mêlés des noms de hauts dignitaires du régime, aussi proches soient-ils du chef de l’Etat, soient rendus publics et dans le détail. Ou presque. «C’est comme si le pouvoir a fait en sorte de laisser tout le monde se servir à un moment où les caisses de l’Etat débordent d’argent et le nombre des marchés d’achats d’équipement et de réalisation d’infrastructures inscrites dans les deux programmes du président, considérable. L’on dit que les services du DRS ont eu à convoquer les meilleurs experts-comptables du pays pour préciser dans le détail tout ce qui a été consommé comme argent et pris comme commission dans divers secteurs à différents niveaux des hiérarchies. Nos sources évoquent, à cet effet, plus de 8 secteurs devant être fouillés au peigne fin. Evoqué à plusieurs reprises, le changement de gouvernement ne semble pas être sur les tablettes du président, du moins pour l’instant. Il faut croire que tant que les ministres sont en poste, ils ne doivent pas craindre grand-chose à part voir leur nom cité publiquement dans les colonnes de la presse. Ceux concernés doivent croiser chaque matin les doigts pour que ce changement n’ait pas lieu pour, disent nos sources, qu’ils continuent de bénéficier de ce qui leur apparaît comme étant une immunité politique. Immunité qui, faut-il le préciser, n’est contenue dans aucun texte de loi.

L’élite intellectuelle face à la dérive politique

Il faut croire encore une fois que tout est fait pour que les fils de l’écheveau s’enchevêtrent davantage les uns dans les autres, qu’ils ne l’étaient déjà. Aux dernières nouvelles, le chef de l’Etat se trouve actuellement en Suisse au chevet de son frère Mustapha, très malade. Un haut responsable nous racontait jeudi dernier que quand il a été mis au courant de l’assassinat de Tounsi, Bouteflika avait blêmi alors qu’il était déjà affaibli et aussi perturbé par l’état de santé de son frère hospitalisé depuis de longs mois à Genève. Pourtant, il est le seul à détenir le sceau de décisions officielles susceptibles d’être prises pour rendre les temps moins incertains et moins troubles et ce quel qu’en soit le prix.

Au-delà du caractère intenable et inquiétant de la situation qui prévaut dans le pays, il faut reconnaître que le système politique perd progressivement de sa consistance, du moins physique. Déjà, ceux qui constituaient ce que le défunt M’hamed Yazid, cet ancien ministre de l’Information au temps du GPRA, appelait de son vivant, le cabinet noir ou le pouvoir occulte, sont en phase d’extinction naturelle en raison de leur âge avancé, de leur état de santé, ou parfois des deux à la fois. Cependant, il est rare qu’un pays qui regorge de jeunesse comme l’Algérie se laisse prendre dans un tourbillon sans qu’il ne puisse s’assurer une relève politique digne de ce nom. Si les arcanes du pouvoir continuent de dégager les échos de la création d’un parti politique pour Saïd Bouteflika, le frère du président, en prévision de joutes électoraux à venir, ce qui s’apparente à l’opposition semble avoir encore une fois plié l’échine, pendant que l’élite intellectuelle a choisi de se tenir loin des soubresauts d’un magma où les règlements de compte ne feraient que commencer. Une élite qui se doit pourtant d’identifier des pistes pour sortir le pays de la crise dans laquelle il est englué.

Elle se doit surtout d’agir pour rappeler à l’ordre la décision politique dont les dérives sont multiples et exposent le pays au danger. Mais il faut peut-être attendre que cette élite intellectuelle se constitue en tant que telle pour qu’elle puisse paraître comme une véritable force de proposition et agir pour la sauvegarde du pays, avant qu’il ne soit trop tard.


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17 Commentaires sur cet article

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  • liberté
    1 mars 2010 at 11 h 18 min - Reply

    Il existe des passages interessants dans cet article signé Ghania Oukazi contrairement à celui de Mme Tlemçani Mediene du Quotidien El Watan.

    Ali Tounsi est un agent du DRS.Oultache est aussi un agent du DRS.Ils se sont entretués.Tous les généraux algériens finiront à l’image de Smain Lamari,Tounsi,Belkhir et suivront les Mediene,Lamari Med,Nezzar…..

    Cordialement




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  • Rédaction
    1 mars 2010 at 11 h 33 min - Reply

    L’ASSASSIN DE TOUNSI SORT DU COMA
    Le colonel Oultache entendu cette semaine
    Par : Neïla B., Liberté, 1er mars 2010

    Selon des sources proches des enquêteurs, l’audition de l’assassin sera entamée dans les tout prochains jours. Un examen psychotechnique sera établi. On parle du professeur Ridouh.

    Le colonel à la retraite Oultache Chouaïb est hors de danger. Son état de santé s’est stabilisé et demeure stationnaire après l’opération chirurgicale qu’il a subie, jeudi dernier, à l’hôpital de Bab El-Oued. Selon une source proche de sa famille, joint hier par téléphone, Oultache a été transféré samedi à une heure tardive de la soirée à la salle de réanimation de l’hôpital militaire de Aïn Naâdja et se trouve sous haute surveillance. Des sources proches des enquêteurs confirment à Liberté que l’audition du colonel Oultache, l’assassin du directeur général de la Sûreté nationale, Ali Tounsi, se fera dans les tout prochains jours, dans une semaine très probablement.
    Des sources proches de sa famille nous ont confirmé que le colonel Oultache s’est réveillé avant-hier vers 19h, mais il est dans un état de choc. “Il est sous le choc et ne parle pas”, nous a-t-on indiqué. Alors que des informations distillées dans la presse ont fait état de son décès lors d’un prétendu transfert à l’étranger, Chouaïb Oultache est bel et bien en vie. Les enquêteurs, qui doivent entamer leur travail d’investigations en vue d’élucider l’assassinat du DGSN, ont du pain sur la planche. Car beaucoup de zones d’ombre devront connaître des éclaircissements à l’exemple des véritables motivations du meurtrier ainsi que sa version des faits. À en croire un policier présent sur le lieu le jour du drame, le “colonel Oultache a perdu beaucoup de sang”. Il affirme qu’“il y avait du sang partout et qu’il était quasiment interdit de s’approcher de lui avant l’arrivée de l’ambulance”.
    Il faut savoir que Oultache avait été atteint par balle à la jambe et à l’épaule par des policiers de la garde de Ali Tounsi qui sont intervenus après le drame, contrairement à la première version selon laquelle il se serait donné la mort après avoir tué le DGSN.
    Des enquêteurs de la Police judiciaire, qui travaillent sur ce dossier, affirment que le colonel Oultache sera d’abord soumis à un test psychotechnique. C’est ainsi qu’on avance le nom du professeur Ridouh, directeur de l’hôpital Franz-Fanon de Blida, qui a déjà eu à traiter Boumarafi, l’assassin du président Boudiaf un certain 29 juin 1992 à Annaba. Il s’agit pour les enquêteurs d’établir d’abord un rapport sur son état mental lors du crime surtout que le communiqué du ministère de l’Intérieur affirme qu’il était atteint d’une crise de démence. Ce qui l’aurait poussé à commettre l’assassinat.
    Dans l’entourage de la famille Oultache, les visites sont strictement filtrées. On n’a permis les visites qu’à sa femme qui se déplace avec une escorte policière. Son domicile sis à Hydra est quadrillé par la police,
    à l’intérieur des agents en civil
    sécurisent les lieux. Cependant, des voisins nous ont affirmé hier lors de notre déplacement que les membres de la famille Oultache ont quitté les lieux. “On a vu sa femme seulement les 2 premiers jours qui ont suivi l’assassinat de Tounsi”. Un autre voisin nous confirme qu’ils (les Oultache, ndlr) ne sont pas chez eux.
    Nous avons tenté hier de nous rapprocher du domicile Oultache, mais les services de sécurité nous ont demandé de quitter les lieux. “Il n’y a personne, laissez vos coordonnées, la famille va vous contacter plus tard”, nous a-t-on dit. La villa de Oultache se trouve à quelque 300 mètres du domicile du défunt Tounsi. Hier, les mesures de sécurité ont été renforcées aux alentours. La circulation automobile devant la maison du défunt est interdite pour l’organisation de la veillée du 3e jour.




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  • Ammisaid
    1 mars 2010 at 13 h 56 min - Reply

    Celui ou celle qui a oublié qu’il ou qu’elle va mourir sera, gravement, choquée quand elle viendra le demander.




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  • djamel
    1 mars 2010 at 14 h 08 min - Reply

    Que devient l’éthique médicale, ou est la déontologie??pourquoi faire passer un test psy au colonel flingueur,étant donné que le diagnostic a déjà été posé par Dr Z ?




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  • Si Tchad
    1 mars 2010 at 14 h 55 min - Reply

    J’aime bien les articles de Oukazi, rien à voir avec les BRQ de Salima Drsani, mais elle ne peut s’empêcher de nous servir à chaque fois du Saïd Bouteflika. Se voit-elle déjà comme sa Khalida Toumi ? Vrai: ce dernier est plus jeune que son grand frère, mais il est aussi plus corrompu (Orascom, c’est lui)…et il est un peu trop porté sur la boisson et le blasphème… pas très catholique pour celui qui passe son temps à demander la baraka des ouali et des zawyat…

    Donc, Ghania: tu es une journaliste intelligente, mais ca ne devrait pas t’inciter à nous prendre pour
    des c….

    Si Tchad




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  • BRAHIM
    1 mars 2010 at 15 h 17 min - Reply

    Chère Rédaction, je vous demande pardon, mais après la lecture de l’article il me vient une seule phrase : »circulez il n’y a rien à voir ». Il ne faut oublier que nous sommes dans un pays de dictature, Il ne faut oublier qu’on est dans un pays de non droit, Il ne faut oublier que nous sommes dans un pays en sous-développement culturel prononcé en matière de gouvernance baignant, de surcroit, dans un moyen orientalisme suspect. Il ne faut oublier que nous sommes dans un pays où les conflits d’intérêts se dénouent selon les règles de la Camora en milieu urbain et de la Mafia en milieu rural.Qu’attendez du pouvoir ? Pour moi, il n’y aura pas d’enquête criminelle telle qu’on l’entend dans un pays démocratique évolué et normal. Je ne suis pas scetique, je suis objectif. Avec tout mon respect.




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  • K..Seddiki
    1 mars 2010 at 19 h 09 min - Reply

    Bonsoir,chers amis.
    Melle Oukazi est empoyée par la SM et ce qu’elle écrit est à lire au second degré.Rappelez-vous le fameux voyage à Tel Aviv !
    Pour ce qui de l’assassinat de Tounsi,il faut tenter de regarder vers l’autre clan :C’est Boutef qui a perdu un allié de trés grande importance.Le message est clair : Toute personne peut être tuée,puisse-t’elle se trouver dans un endroit hors d’atteinte (à première vue).Le message est clair et Zerhouni veut à tout prix avoir les aveux de l’assassin.Devinez pourquoi ?




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  • thirga
    1 mars 2010 at 20 h 35 min - Reply

    Une intellectuelle qui passe son temps à interpeller l’élite pour prendre sa responsabilité. Elle le faisait avant l’arrivée de Boutef quand elle cogitait au carré des démocrates de la presse dans le quotidien El-wantan. On ne l’a pas entendu, ni vu un de ses écrits pour dénoncer la p… de 500 dépités et le viol de la souveraineté populaire le 12/11/08. Elle prend les gens pour qui cette nana? Qu’elle s’aliène, c’est son problème. De grâce, elle est très mal placée pour parler aux ALGERIENS. A ses maitres comme Said B, oui. Aux autres,les Algériens qui ne sont pas du système, ses avis sont polluants, du venin. Ce n’est pas des gens qui ont passé leur temps à corrompre qui pourront jouer aux anges. Oultache s’est inscrit dans l’Histoire en attendant que d’autres règlent leurs compte avec les corrupteurs. Oultache vient de démontrer qu’on ne peut salir tout le monde. Oukazi peut tjrs rêver qu’un Said B fasse du propre c’est à dire refasse le chemin inverse de son ainé.




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  • Jeff
    1 mars 2010 at 20 h 55 min - Reply

    @ Rédaction

    C’est exactement la version qu’un ami d’Alger m’avait relaté et que j’avais posté en commentant la fausse version donnée par le torchon Ennahar Al Djadid diffusée sur ce site. Il faut ajouter qu’OULTACHE vociférait fils de Harkis en nommant directement TOUNSI. Reste à reconnaitre que OUKAZI est bien informé et que c’est toujours la version, pour ne pas dire la porte parole, du DRS. Elle a collaboré des années durant avec le colonel HADJ ZOUBIR responsable du département de l’information et manipulation du DRS ainsi qu’avec son successeur le colonel FAWZI. Quant à son voyage en Israël, à deux reprises, s’est effectué avec un passeport Européen. Juste pour info.




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  • Jeff
    1 mars 2010 at 21 h 02 min - Reply

    Jeff dit : ‘commentant la version d’ENNAHAR Al DJADID)
    27 février 2010 à 17 h 16 min

    Depuis la version officielle, évoquée et scellée par un communiqué de la DGSN et diffusée par l’APS, il y a une autre version corroborant les faits dans les détails près. Cette version est plus convaincante. Les deux hommes se connaissaient bien étant voisin dans le quartier de Hydra. C’est Ali TOUNSI en personne qui a recruté son futur assassin après sa mise en retraite au sein de l’ANP. Népotisme ou pas, OULTACHE possède des compétences à envier et des aptitudes requises au poste de directeur de la division d’aviation de la DGSN composée de 11 pilotes d’hélicoptères formés par ses soins. C’est dans le cadre de la modernisation des services de transmission (Système WIMAX pour les unités opérationnelles et intranet sans fil pour les diverses administrations de la DGSN) qu’on lui a octroyé le poste de président de la commission technique d’évaluation des TIC. Il était également question d’équipements technologiques sophistiqués pour la toute nouvelle Académie de technologie, récemment inaugurée, qui regroupe la formation de la police scientifique, judiciaire, et autre). Ce n’est après un voyage d’OULTACHE en Hollande au mois de novembre que la relation entre les deux hommes s’est envenimée. Suite à des révélations dans la presse, que OULTACHE découvre qu’il est suspecté de prise illicite d’intérêt, non respect des procédures dans l’attribution des marchés. Il est question d’un proche, en l’occurrence du fils d’OULTACHE qui a servi d’intermédiaire sans passer par un appel d’offre.
    L’exécution ne s’est pas faite dans la salle des réunions mais dans le bureau personnel de TOUNSI. Un Rendez vous a été planifié à 09h30. Le dit bureau est insonorisé, d’où l’intervention tardive des secours. OULTACHE est sorti du bureau et a demandé à la secrétaire d’appeler les directeurs centraux prévus pour la réunion planifiée à 10h00. Fort heureusement, l’intervention du commissaire divisionnaire ABDRRABOU responsable de la sécurité d’Alger Centre a évité le pire. Dans l’interaction, il y a eu deux policiers blessés admis à l’Hôpital MAILLOT et 1 officier de police à l’hôpital Ain Naâdja. Le carnage a été évité de justesse. TOUNSI a été retrouvé gisant dans une large marre de sang ce qui prouve qu’il y a eu entre 10 à 15 minutes écoulées entre les tirs des 5 balles et l’intervention de ses collaborateurs.




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  • adel133
    1 mars 2010 at 23 h 32 min - Reply

    nos incultes dirigeants ont du s’inspirer de l’histoire du petit Nicolas,dont la seule caractéristique est la ruse.

    Le petit Nicolas déménage à la campagne et achète un âne à un vieux fermier pour 100 Euros.
    Le fermier doit livrer l’ âne le lendemain, mais justement le lendemain :
    – Désolé fiston, mais j’ ai une mauvaise nouvelle : L’ âne est mort.
    – Bien alors, rendez-moi mon argent.
    – Je ne peux pas faire ça. Je l’ai déjà tout dépensé…
    – OK alors, vous n’ avez qu’ à m’ apporter l’âne.
    – Qu ‘est-ce que tu vas faire avec un âne mort ?
    – Je vais le faire gagner par un tirage au sort à une tombola.
    – Tu ne peux pas faire tirer un âne mort comme lot !
    – Certainement que je peux. Je ne dirai à personne qu’il est mort. Dans sa situation, le fermier se dit qu’il ne peut pas vraiment refuser. Il amène donc l’ âne au petit Nicolas.
    Un mois plus tard, il revient voir le petit Nicolas :
    Qu ‘est devenu mon âne mort ?
    je l’ ai fait tirer au sort. J’ ai vendu 500 billets à 2 Euros: ça m’ a fait… une recette de 1.000 euros !!
    – Et personne ne s’ est plaint ?
    Seulement le gars qui a gagné. Mais je lui ai rendu ses 2 Euros et il n’a pas fait d’histoire !
    Nicolas a vieilli et est devenu président de la République. Et pour gagner plus, il est toujours entouré d’ânes et continue à entuber tout le monde…!




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  • djamal
    2 mars 2010 at 8 h 26 min - Reply

    Ma question est un peu hors sujet, mais si quelq’un peut confirmer ce que je viens d’entendre ca serait reellement interessant de savoir a quelle genre de dirigeants avons nous a faire.
    J’AI EU VENT D’UNE INFORMATION QUE A.TOUNSI POSSEDE LE MONOPOLE DE L’IMPORTATION DE LA BIERE EN ALGERIE…….




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  • el-amel
    2 mars 2010 at 10 h 49 min - Reply

    c’est un détail pour le moment, le plus important c’est que fafa tient à son upm et à l’unification du maghreb avec sa propre vision, les dirigeants sont tous importateurs de quelque chose et ce n’est pas l’importateur qui a été assassiné mais le chef des services de sécurité. Sarko reçoit medvedev et hillary fait la tournée en amérique latine; et le pen hier sur Fr2 disait que les africains et particulièrement les nords africains étaient des bandits!




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  • mohand ibn echahid
    2 mars 2010 at 11 h 46 min - Reply

    Tres chere Ghania! votre article est interresant des revelations interressante mais trop vieille a ma connaissance certaines datetn du temps de Zeroual(le seul general democrate) si vous avez ecris cet article ds le cadre de la « touba » c acceptable mais si vs etes teleguider pr juste faire le bonheur d´1 clan c q´on est ps sorti du drame dont nous vivons.
    Je vous rappelle: lors d´une emission d´1 canal francais vs etiez presente av dx femmes victime de viol par les « tero » moi je prefere les appeler la mafia ala solde de cx qui t´on envoyé pour cette propagande d´ailleur vs avez meme jouer l´interprete entre l´animateur et ces dx femmes cagoulees d´ailleur la traduction etait des fois fausses volontaires ou involontaire Allah seul peut en juger d´ailleur heureusement que l´imam de marseille etait la pour vs corriger. Chere Ghania c dommage qu´une brillante comme vs s ´est mise au sevice de ces vampires a la solde de leur maitre la france qui d´ailleur n´ont aucun bagages intellect… Je regrette d´autre comme vs comme Chakib Mosba, Yasmina, Boujedra etc etc
    Cx qui ont compris a temps om les a liquider tel que Makbal, Ljabes, Aboubakr Belkaid




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  • moh
    2 mars 2010 at 20 h 55 min - Reply

    FYI Si Jeff: Si Oultache n’a pas de fils!?




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  • jamal
    8 mars 2010 at 19 h 55 min - Reply

    ils vont finir par se liquider l’un apres l’autre car il y a plus de terrorisme pour se mettre d’accord encore une fois, maintenant les affaires et le monopole qui sont en jeux.
    et la question qui se pose constamment: QUI GOUVERNE L’ALGERIE?




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  • Layadjouz
    18 mars 2010 at 8 h 29 min - Reply

    Mme Oukazi,votre régionalisme éhonté n’honore pas le journalisme.Cessez de nous servir votre Bouteflika comme étant un parfait chef d’Etat,lui qui est élu(mal) deux fois par la fraude en 1999 et 2004 et qui pour rester au pouvoir a fait modifier honteusement la constitution par un parlement croupion.C’est vrai que beaucoup d’aspirants potentats dont la système regorge rêvent de prendre sa place mais n’est-il pas temps(mieux vaut tard que jamais)de trouver une alternative à ce système rentier et corrompu d’un autre âge?Pourtant l’Algèrie regorge de compétences intégres qui ne demandent qu’à servir leur pays et leur PEUPLE.Pays stratègique en Afique du Nord,pleine de toutes potentilités l’Algèrie tourne en rond attendant des jours meilleurs qui tardent à venir.Pourtant il suffit de si peu pour venir à bout de cette lamentable inertie.




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  • Congrès du Changement Démocratique