Édition du
28 March 2017

Une interview exclusive de Ghazi Hidouci à LQA: Nous assistons plutôt à des règlements de compte de très mauvaise qualité…

Monsieur Ghazi HIDOUCI, merci pour l’intérêt que vous accordez à LQA, en acceptant de répondre à quelques unes de nos questions, sur les évènements qui agitent présentement le « microcosme », si l’on peut dire.

Permettez-moi d’abord de me réjouir de l’opportunité  que vous me donnez de dialoguer avec LQA. J’ai manqué  plusieurs occasions, pour des raisons pratiques, mais ma proximité avec vos initiatives et vos efforts a toujours été engagée sans aucun doute.

Sur le sujet, je dois souligner que mon éloignement et aussi la lassitude face à l’immobilisme du régime et la répétition obsessionnelle de ses maladies font que je suis avec distance les événements, et notamment les scandales. Il y a des choses que je connais donc mal ; j’ai été emmené à me documenter pour pouvoir discuter utilement avec vous ; aussi je vous demanderais d’excuser par avance mon manque d’information factuelle.

1/ Quelle est votre lecture des scandales qui éclatent ces derniers jours, et qui éclaboussent particulièrement des personnalités proches des hommes liges du « clan présidentiel » ?

Nous sommes très probablement à un moment de conflits pour le leadership. Dans tous les conflits de ce type que nous avons connu, il y a eu plusieurs facteurs qui entrent en jeu : les passions pour le contrôle du pouvoir, la cupidité, la peur d’avoir à rendre des comptes, l’idéologie, même, comme en 1962, 1965 et 1989, voire 1996 lors de l’éviction du Général Zeroual.

Il me semble qu’aujourd’hui, il s’agirait plutôt d’une empoignade pour arbitrer les héritages.

Cependant, historiquement, c’est la première fois que la démographie constitue l’élément déterminant d’arbitrage. Ce qui reste, et qui n’est pas glorieux, de la génération de l’indépendance, atteint l’âge limite naturel. Les héritiers se manifestent pour ne pas être surpris par un mauvais coup, mais la politique comme l’idéologie sont cette fois absentes. Les uns et les autres tentent de nettoyer les écuries d’Augias, mais sans vision aucune et sans volonté véritable d’hygiène. Ce n’est pas tous les jours que les peuples fabriquent Héraclès…. Nous assistons plutôt à des règlements de compte de très mauvaise qualité, entre héritiers de faible envergure, dont les seules motivations déterminants sont la trouille d’avoir à rendre des comptes et de ne plus être placés aux guichets d’accès à la rapine.

Face à une telle misère humaine, je me réfugie dans la dérision, mais, comme tout le monde, je pleure sur ce que nous sommes devenus ; cette situation peut durer, nous entraîner très loin dans l’arriération et faire payer très cher le prix de cette corruption du régime à nos enfants.

2/ Une certaine presse, et certaines voix « autorisées », tentent, presque à  contre courant, de faire accroire que les enquêtes diligentées par les enquêteurs du DRS, ont été initiées par le Président Bouteflika. Faut-il les croire ?

Il est certain que les manœuvres concernent les héritiers qui s’accrochent plutôt au chef de l’Etat à  ceux qui s’accrochent à d’autres personnages. On dit que le conflit opposerait de fait le chef du DRS au chef de l’Etat, mais on n’en a pas de preuves. Il m’est difficile d’expérience de dire qui est qui et qui fait quoi. La capacité managériale de tout ce beau monde me fait plutôt penser à une mêlée générale et permanente où les positionnements changent avec la conjoncture. Les manœuvres, les disputes et les alliances sont mouvantes ; c’est plutôt chacun pour soi, l’un et l’autre, l’un contre l’autre, en attendant les ralliements décisifs de dernière minute. La visibilité pour nous est mauvaise car il n’y a pas d’enjeu politique. Ce qui est certain, c’est que l’aboutissement, s’il y en a, n’annonce rien de bon pour les gens.

Ce qui importe plutôt politiquement, aujourd’hui comme hier, c’est de comprendre que c’est le régime politique et son organisation qui produisent les maladies qui l’ atteignent et retardent notre émancipation, dont la corruption. Si on avait les moyens de mettre en prison tous les voleurs et les accapareurs, sans changer de régime, _ ce qui est illusoire, _  il y aura immédiatement la génération d’une nouvelle vague de voleurs et d’accapareurs.

3/ Pourquoi des enquêtes, et des mises en examen, sur ces cas précis, et par sur d’autres bien plus lourds, et qui pourraient inquiéter les plus hauts sommets de l’État ? Est-ce un coup de semonce ? Est-ce parce que les « décideurs » qui ont entrepris ces actions n’ont pas les moyens techniques, et politiques, d’aller plus haut, et plus loin ? Une autre explication ?

La chasse au petit gibier s’explique en général de deux manières :

  • il peut s’agir d’un moment où on met de l’ordre en punissant une petite partie de celles et ceux qui s’infiltrent dans les réseaux de prédation sans en faire partie, je dirais…organiquement.  Il s’agit là d’une simple opération d »assainissement » interne, ponctuelle et sans conséquence politique.
  • Il peut s’agir aussi, comme vous le suggérez, de manœuvres visant à déstabiliser un chef de clan ou un autre, en liquidant du personnel subalterne dans son réseau. L’objectif dans ce cas est de l’emmener à composer avec les autres pour que l’équilibre existant soit maintenu. C’est en général le sport favori auquel nous avons été habitués ; on fait pression sur l’un ou l’autre, on discute, on restructure et on continue,….d’où la lassitude dont j’ai parlé au début.

Ce qui différencie à mes yeux cette phase des précédentes, c’est, comme je l’ai dit, l’absence d’enjeu politique. Les campagnes actuelles relèvent de règlements de comptes mafieux pour le contrôle du policier et du matériel, sans plus.

4/ Que savez-vous de l’Affaire BRC ? Pourquoi a-t-elle été étouffée dans l’œuf ? Est-ce parce qu’elle menacait de révéler des connivences avec des puissances étrangères bien plus compromettantes que tout ce qu’on a pu savoir ? Comme celle, entre autres,  d’une base américaine au Sahara, à l’insu du peuple algérien, en pleine décennie rouge ?

Comme je vous l’ai dit plus haut, je n’ai pas suivi « l’affaire » dans le détail ; je ne sais même pas ce qu’elle est devenue. Ce que je retiens néanmoins, c’est que BRC était (ou est encore ?) une société mixte  algéro-américaine directement supervisée pour la partie américaine par Dick Cheney et pour la partie algérienne par Sonatrach. Il ya plus de quinze ans, elle obtenait, sans se mesurer à la concurrence, des marchés dans le domaine des hydrocarbures et dans le domaine des infrastructures militaires.

So intérêt pour moi est qu’il s’agit là pour le moins d’une manifestation, éclatante s’il en est, de la connivence de notre politique nationale avec l’Amérique sinistre de Bush, Cheney et Rumsfeld et indirectement avec leur Etat dans notre région, Israël.

Les choses allaient bon train lorsque récemment il fut question d’un marché  de matériel de communication militaire stratégique porté  par BRC. Les russes, qui vendent de l’armement à notre pays s’en émurent….Apparut alors le scandale de corruption qu’on nous a vendu. Un PDG (tombé du ciel, isolé et corrompu !). Il fallait bien sûr le punir et surtout , discrètement au passage dissoudre la boite pour mettre fin aux indiscrétions ; ce qui n’était pas facile à expliquer pour convaincre des américains légalistes. Je ne sais pas comment le pouvoir s’est tiré de ce mauvais pas….

Ce qui m’intéresse, ce n’est pas tant de savoir si le PDG ou un autre cadre est indélicat. C’est l’affaire des juges le jour où  il y en aura. Mon souci en tant que citoyen, c’est de découvrir ici l’état de délabrement de notre souveraineté externe : Cheney est chez nous, au cœur de nos affaires…La question qui vaille est celle qui consiste à savoir pourquoi l’organisation de l’Etat permet de tels choix dans le secret….

5/ Nous assistons, depuis que le pays a engrangé ces ressources induites par l’augmentation du prix des hydrocarbures, à une « massification » de la grande corruption. Les barons du régime, leurs clientèles et leurs parentèles, ne prennent même plus la précaution de s’en cacher, un tant soit peu. Comme si un deal  avait été conclu entre les différents décideurs », pour le partage du butin. Qu’en pensez vous ?

Je vous renvois à ce que je disais plus haut. La politique sous tous ses aspects, éthique, idéologique, social, économique, s’est absentée depuis près de vingt ans au sommet de l’Etat et dans toute l’organisation institutionnelle que le pouvoir réel contrôle. Le régime ne gère plus que les affaires personnelles matérielles et les privilèges que procure le pouvoir. C’est normal que ce soit la seule activité que nous voyons. Ce deal comme vous dites est enfin affiché parce que le pouvoir considère qu’il n’y a pas aujourd’hui de résistance à ce qu’il ose.

6/ Les Algériens ne savent presque rien des influences des puissances étrangères, et des grosses compagnies pétrolières, dans les équilibres politiques du régime algérien. Pourriez-vous nous éclairer, un tant soit peu ?

Il est difficile de répondre à  cette question. La poser est, je pense sans vouloir vous offenser, que vous considérer que l’Etat exprime une politique étrangère et qu’elle est entendue. Vous me semblez optimiste et décalé par rapport à la réalité.

Je pense plutôt que le pouvoir actuel ne s’embarrasse d’aucune position politique externe. Je pense aussi que tous ceux qui participent à la réalité du pouvoir et à ses manifestations spectaculaires sont d’accord qu’il ne faut pas exister extérieurement. L’équilibre est ainsi garanti.

Les Etats étrangers n’arrivent pas à se persuader que nous en sommes arrivés là. Le pouvoir fait tout de même attention avec les Américains. Les autres continuent souvent à donner du sens à notre absence de politique et font alors des erreurs….Voyez dans quels pièges se mettent quelquefois les français !… Ceux qui sont pragmatiques, voire cyniques, se débrouillent bien. Ils font avancer leurs affaires car nous dépensons sans compter. Ce qui leur tient lieu de politique extérieure c’est de comprendre qui payer et combien.

7/ Nous savons que le Sahel, véritable centre géographique de la planète, et qui relie toute la bande subsaharienne entre le canal de Suez et l’océan atlantique, est devenu un pôle géostratégique de première importance, pour le contrôle des réserves hydrocarbures avérées, et le »containment » de la Chine dans le continent. Or, contre toute attente, les USA n’ont pas réussi à créer les conditions « techniques » pour leur installation dans la région, notamment une plus grande nuisance de la Qaeda au Maghreb Islamique qui n’a pu être activée avec un même degré de nuisance que les GIA. Qu’est-ce-qui n’a pas marché dans cette « stratégie » ?

Qu’est ce qui ne marche pas dans la stratégie en Afghanistan, au Pakistan, en Palestine et accessoirement dans le Sahel ? Les Américains traitent les problématiques de résistance d’aujourd’hui comme si c’étaient les problématiques d’hier. Pour contrôler les résistances, ils s’appuient sur les capacités de nos « spécialistes en terrorisme et en subordination » des phases antérieures. Or, partout, la pensée et les modes d’action des mouvements se sont modifiés. Le serpent, fourvoyé, se mord la queue, tue au passage des populations innocentes et ne s’en sort pas. L’analyse de la situation dans le Sahel par les américains et leurs subordonnés est erronée ; elle provoque des manœuvres qui ne réussissent pas à entraîner des troubles d’importance ; les marines restent pour le moment ailleurs, alors que les terrorismes encadrés demeurent isolés….

7/ On dit que Chakib Khalil est l’homme des Américains, et qu’il a réussi, grâce aux privilèges « Sonatrach » qu’il distribue sans compter, à tous les cercles qui comptent, qu’il aurait réussi à fédérer autour de lui, et dans l’intérêt bien compris des USA, un nombre impressionnant de « décideurs militaires » et de personnalités politiques influentes. On dit aussi qu’en ce faisant, il aurait fédéré contre lui, et contre le clan présidentiel, tous ceux qui n’ont pas bénéficié de ces largesses. Qu’en pensez-vous ?

Je suis bien loin de ce qu’on dit….C’est possible ! Il est possible que ce Monsieur, que je connais mal, ait été capable de cristalliser autour de lui des intérêts et des ralliements aux américains. Dans le landernau d’une absence totale d’autonomie de pensée, la moindre compétence peut arriver à ce genre de choses…..C’est peut-être un hériter  capable ! Tant mieux pour les américains ! Encore une fois, si c’était le cas, qu’est ce que ça change fondamentalement à notre réalité ?

8/ Et le Président Bouteflika dans tout cela ?

Je vous renvois à la question de la fatalité  démographique du début. Il doit gérer avec douleur ce qu’il a semé ; tant pis pour lui.

9/ Quel est le rôle joué par Saïd Bouteflika dans cette situation ? Est-il vrai que le Président tente de l’imposer en dauphin attitré?

Il fait partie de cette Algérie dont je me suis éloigné ; il donne l’air même d’en être l’archétype. Mais mettez vous à sa place ! Il faut bien qu’il se donne des garanties pour l’avenir ! La meilleure, c’est encore d’hériter de la place ; c’est tellement (de nouveau) classique dans notre région. Qu’il réussisse est affaire de compromis boiteux de dernière minute, pour que tout le monde survive plus ou moins, comme d’habitude.

10/ Monsieur Hamrouche avait déclaré que le système ne pouvait changer que de l’intérieur. Une sorte de pied de nez à tous ceux qui sont ulcérés par les turpitudes de ce régime, et qui ont ressenti cette déclaration comme si une mafia pouvait devenir une association de bienfaisance, juste parce qu’on y remplace les parrains et les Capi par d’autres. Quelle est votre explication sur cette déclaration ?

Un régime peut changer de l’intérieur parce qu’il n’a pas su voir venir,_ de l’intérieur_ le boulet qui l’emporte. Cela peut arriver ; cela a failli arriver en 90….Cela ne veut pas dire que ce soit la seule voie possible. C’en est une parmi d’autres. L’approche rationnelle pour en finir avec un régime, est externe, même si l’occurrence interne n’est pas à écarter. D’ailleurs à bien réfléchir, la dynamique interne capable de changer le régime, lui est, de fait, politiquement externe, puisqu’elle débouche sur un autre régime….A moins qu’elle ait pour objet, objectivement ou subjectivement, de ne pas en sortir,…. auquel cas ce n’est pas une alternative politique.

11/ Comment voyez vous l’avenir de l’Algérie, à court et moyen terme ? Pensez-vous qu’une force puisse émerger, et rassembler les Algériens, qui ne soit ni sous le contrôle du régime, ni la conséquence violente d’un ras-le-bol généralisé ?

En politique, on ne se préoccupe pas de futur ; on pense le réel et on travaille sur le présent. Le reste est du domaine de nos souhaits ou de nos cauchemars. Notre société bouge peu aujourd’hui, tant l’arriération en œuvre depuis longtemps a réduit les capacités sociales, mais elle bouge. Les femmes et les hommes protestent, luttent collectivement, lentement, mais de plus en plus, malgré le champ politique fermé qui empêche l’encadrement politique. Il faut savoir être efficace dans le cadre cette dure réalité, éviter les débats d’appareils et coller aux gens’ là ou on se trouve, agir pour libérer les consciences et donner le goût de l’émancipation.

12/ Monsieur Hidouci, que pourriez vous nous dire au sujet des fonds placés par l’Algérie aux USA ? Quel est leur montant ? Cette décision est-elle raisonnable ? Ces fonds ne sont-ils pas menacés dans leur valeur initiale du fait de la crise qui secoue les finances internationales ? L’Algérie aura-t-elle la possibilité de les désengager à court terme, si elle le souhaite ?

Je vous ai parlé tout à l’heure de l’absence de positionnement politique dedans et dehors. Dedans, il n’y a pas de projet de développement ni de capacité managériale qui puisse distribuer ces réserves (de l’ordre de $ 140 milliards) à ceux qui en ont besoin et qui  sont capables de les recycler dans un circuit productif et créateur d’emploi. Alors on constitue des réserves pour faire face à des chocs externes toujours possibles. C’est peut-être prudent, mais c’est antiéconomique et antisocial.

Dehors, croyez-vous nos dirigeants actuels capables de dire aux tenants des marchés financiers, non ! Vous n’aurez pas nos sous ! Non nous n’achetons pas de bons du trésor américain même si nous savons de plus en plus qu’il s’agit de monnaie de singe ? Moi je pense qu’au moindre mouvement dans ce sens, les tenants des marchés donneraient le signal d’une « révolution orange », républicaine et démocratique, comme il se doit.

Pas folle la guêpe ! Cet argent est US et le restera pour le moment.


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92 Commentaires sur cet article

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  • El Houari
    2 mars 2010 at 19 h 36 min - Reply

    Mr Hidouci

    Dans un entretien que vous avez eu avec le matin à Paris publie le 24 Mars, 2008 vous avez a deux reprise insiste sur le remboursement de dettes illégitimes je vous cite:

    La bonne politique et la véritable innovation aurait consisté à utiliser la marge de manœuvre crée par les nouvelles ressources pour faire une audit sérieuse des dettes internes et externe et exiger une restructuration de la dette à des conditions favorables pour la société. Ces dettes, en grande partie illégitimes, ont été payées déjà plusieurs fois. L’apologie des remboursements anticipés et des apurements internes est la manifestation d’une grande ignorance des responsabilités. Elle fait diversion et évite une nouvelle fois de poser la question de fond des malheurs de l’endettement et des conditions pour s’en sortir courageusement.

    Nous avons effectivement remboursé de manière anticipée des dettes au FMI, à la Banque mondiale, au Club de Paris et aux banquiers privés. Je n’ai jamais déclaré à ce propos qu’il ne fallait pas se débarrasser de ces titres. J’ai défendu l’idée d’une stratégie alternative à deux volets : -Plutôt que de rembourser des dettes accumulées quelquefois de façon illégitime et souvent pour des raisons inavouables, il vaut mieux d’abord les auditer, ce qui est valable aussi pour la dette interne, puis négocier une restructuration des dettes qui partagerait les coûts de façon moins inéquitable pour les finances publiques et les citoyens.

    Pouvez-vous nous en dire plus sur ces dettes illégitimes?

    Vous terminez votre interview en dénonçant le manque de compétence managériale du gouvernement a gérer 140 milliards et que de toute manière les Américains ne les lâcherons pas facilement en contradiction totale avec les responsables financiers actuels qui ne cessent de clamer haut et fort qu’ils sont bien placés et a disposition?

    Je partage votre point de vue mais pas la dernière phrase: Pas folle la guêpe ! Cet argent est US et le restera pour le moment.

    car si vous avez raison je rajouterais cette phrase de votre entretien: Quand au monde dominateur en crise, nous nous y amarrons, plutôt comme une colonie docile, fournissant du pétrole et sous traitant sa gestion économique, mais aucunement comme partenaire.




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  • AMOKRANE NOURDINE
    2 mars 2010 at 19 h 38 min - Reply

    PAS FOLLE LA GUEPE ce qui me tourmente ; ce que je m’explique difficilement c’est comment 13% de l’humanité (occidentaux et américains ; ils sont aujourd’hui juste 13%) détiennent 90 à 95% des ressources mondiales. Que des commentaires nous éclairent et s’orientent vers cela est salutaire. Ne trouvez-vous pas ces puissances incroyables
    Amokrane nourdine boghni




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  • djamel
    2 mars 2010 at 20 h 28 min - Reply

    J’ai reçu ce commentaire sur ma boîte mail. Il n’est pas signé, mais il m’a semblé intéressant à plus d’un titre.
    Je le livre dans son intégralité:

    Monsieur Benchenouf
    Je souhaite réagir à l’interview de Monsieur Ghazi Hidouci. Je crois que sa réponse à la question des scandales financiers qui éclatent en ce moment est tout à fait conforme à la réalité. Il s’agit en effet d’une « ’une empoignade pour arbitrer les héritages » comme il l’a si bien résumée. Il est toujours agréable de lire Si Hidouci.
    Les cercles qui disposent de la réalité du pouvoir ne sont pas constitués indéfiniment des mêmes personnages. Ils changent au gré des circonstances et des contingences. C’est le cas aujourd’hui, plus que jamais. Nous assistons à une relève brutale et massive des principaux « patrons » du pays. Pendant que les spéculations vont bon train, que tout le monde se perd en conjectures, le vrai pouvoir a changé de mains, et ceux qui sont en train de le prendre en ce moment sont quasiment inconnus de l’opinion et même de ceux qui se disent des initiés du sérail. C’est une situation très complexe.
    Par ailleurs, je crois que vos lecteurs se trompent lourdement dans leurs analyses sur les rapports de force, sur la DRS et sur sa puissance supposée. Ces lectures sont trop simplistes la plupart du temps. Ainsi, le conflit entre Bouteflika et Toufik que tout le monde suppute et sur lequel reposent des analyses très alambiquées n’existe pour ainsi dire pas. On peut même dire que ces deux personnages s’entendent tres bien. Toufik est même celui qui a protégé le frère du président et celui qui empêche la vérité d’éclater sur la santé de Bouteflika. Ce conflit supposé est une pure création de certains cercles qui s’amusent à berner les opinions. Les conflits sont ailleurs et ont dépassé les clivages traditionnels. Par contre, et là où personne ne fait de lectures est la santé de Bouteflika. Celui-ci est gravement malade et l’affection particulièrement invalidante dont il souffre se répercute lourdement sur le fonctionnement de l’Etat. Toutes les chancelleries étrangères en ont le détail. Cette situation qui se trouve être objectivement le cœur du problème a créé une course effrénée des principales forces pour préparer l’avenir. D’autres qui savent qu’elles seront éclipsées mettent les bouchées doubles pour s’aménager une poire pour la route avant qu’il ne soit trop tard.
    La DRS, pour ce qui la concerne, n’est pas comme la décrivent vos lecteurs. Non seulement elle n’a pas cette toute puissance qu’on lui prête, mais en plus, elle est divisée, traversée de courants contradictoires, tous reposant sur des intérêts financiers. Là aussi, les chancelleries étrangères et les services secrets des puissances étrangères connaissent parfaitement la situation. Malheureusement pour le pays, l’armée algérienne n’a pas de traditions militaires qui reposent sur la carrière irréprochable, sur les valeurs militaires de grands soldats, d’hommes d’honneur, de grands officiers fidèles à la République. C’est surtout un ramassis d’opportunistes, d’affairistes de spécialistes en grenouillages en tout genre, et surtout ceux qui reposent sur des intérêts d’argent.
    L’avenir est sombre. La disparition de Bouteflika, qui semble proche, va exacerber les tensions. A mon avis, les deux plus grands problèmes qui vont se poser sont l’absence d’une force organisée au sein du régime qui pourra éviter au pays l’absence de perspective, quelle qu’elle soit, et surtout un regain de l’islamisme violent. Car contrairement à ce qu’on croit, le FIS n’a été éradiqué que dans sa dimension intelligente et susceptible de s’adapter à une vision moderne de la politique et de la démocratie, celle qui menaçait la survie du régime. Mais la partie obscure et rétrograde de cette mouvance est plus vive que jamais. Elle renaîtra de rien et sera dirigée par des personnages qui sont du même genre que les talibans d’Afghanistan. Tout le monde la sait en Algérie et personne n’en parle, même pas la presse éradicatrice. Cette mouvance qui se structure et se prépare va créer une situation inextricable. La DRS le sait très bien mais préfère s’occuper de choses plus vénales. Tous les officiers supérieurs de l’armée algérienne et tous les personnages clés du régime n’ont qu’un seul objectif: être financièrement paré à toute éventualité et surtout à un exil forcé.
    C’est pour cela qu’il est urgent de comprendre la situation dans sa véritable nature et de se mobiliser de manière responsable en vue d’éviter une situation pire que celle que nous vivons.
    Merci de publier ce commentaire.Je suis désolé de ne pouvoir le signer.




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  • Larbi anti-DRS
    2 mars 2010 at 20 h 50 min - Reply

    Monsieur Ghazi Hidouci a déclarer quote: « Les Etats étrangers n’arrivent pas à se persuader que nous en sommes arrivés là » . La je doit vous contredire pour déclarer le contraire. Ils savent qui est qui, qui fait quoi et comment faire pour avoir ce qu’ ils veulent. Ils ont travaillaient et continue de travailler pour notre arriérations, notre aliénations et pour poussez nos jeunes a l’ ignorance et l’ extrémisme, pour ainsi justifier les interventions de destruction final tel en Afghanistan et Irak. L’ africom n’ était qu’ une étape d’ un plan bien établis auquel travaille des think tank et des universitaires qui ébauche des scenarios a longueur de journee’ .
    Même leurs hommes d’ affaires savent qu’ elles sont les projets et qui décident et a quel porte frapper et qui approchez. Leurs ambassades et les bureaux de liaisons ne dorment pas. Ils ont un but et ils travaillent pour cela.
    Concernant les 140 a 150 milliard de dollars place’ aux USA ils ont disparue avec la ‘ crise ‘ , ils ne reviendrons jamais en Algérie.




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  • Rbaoui
    2 mars 2010 at 21 h 40 min - Reply

    @Larbi anti-DRS
    Je ne suis pas d’accord avec vous, la centaine de milliards placee aux USA ne peut servir que pour regler les factures d’importation car il n’y a eu aucune strategie economique. Je pense que le pouvoir algerien repose sa strategie sur l’importation des produits alimentaires car il craint comme la peste une revolte de la Faim. Selon ses calculs seule la faim peut soulever le peuple algerien.
    C’est pourquoi il n’a pas investi la ou il le fallait.
    Meme la Chine est dans la meme situation (uniquement dans le fait que les reserves ne peuvent utilisees que pour regler les factures d’importation) et je vous conseille de lire l’article ci-dessous ainsi que les reponses.
    http://seekingalpha.com/article/190547-chinese-currency-reserves-have-limited-use-in-a-domestic-crisis-or-collapse




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  • l.leila
    3 mars 2010 at 1 h 05 min - Reply

    Bonjour,

    L’insatiable faim de ces lâches va faire du pays un autre Afghanistan. Je ne dirai pas voyous, car les voyous de nos quartiers ont une certaine dignité!




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  • Ali Amin
    3 mars 2010 at 5 h 52 min - Reply

    Analyse sérieuse et lucide, mais Mr Hidouci ne donne pas son avis sur les conséquences à court et moyen terme sur l’avenir du Pays. Les problèmes politiques économiques et sociaux du pays ne font que s’accumuler et s’aggraver depuis 1962, la force et la ruse sont les seuls moyens utilisés pour les résoudrais. Le peuple, épuisé, a perdu tout espoir de voir la situation politique du pays s’améliorer, un soulèvement national est à exclure car la cohésion nationale est fortement dégénérée. Les soulèvements ne peuvent êtres que dispersés régionaux et locaux avec comme conséquence directe à court terme l’éclatement de l’unité nationale du pays. Chaque région demande actuellement sa part en hydrocarbure et celles du sud considèrent que cette richesse dont ils ont le moins bénéficié leur appartient en priorité. Le spectre du Darfour se pointe à l’horizon politique du pays , tous les ingrédients sont réunis : hostilité sournoise des pays limitrophes envers l’Algérie , désintéressement totale du peuple, l’Occident songe certainement déjà à une configuration géopolitique des régions sahariennes pour assurer sa sécurité énergétique au moment où les prédateurs nationaux pillent les ressources naturelles et jettent des miettes à une population de plus en plus paupérisé. Et affamée




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  • Larbi anti-DRS
    3 mars 2010 at 11 h 29 min - Reply

    L’Algerie n’a pas acheter des bons de trésor Américain (dette Américaine) comme la chine a fait et ne voulait plus faire(dilema chinois), ce qui a conduit a l’aggravation de la crise Américaine (mondiale). Ce que les Chinois font avec leurs c’est les ingredients pour la spéculation journalistique. La chine est arrive’ a satisfaire ses besoins de bases nutritionel durant période Mao.
    Les 140 ou 150 000 000 000 $ que L’Algerie a placer ne sont pas dans les caisse du FMI, WB ou les bon de trésor Américain mais ailleurs, ou les spéculateurs étaient actif. D’ailleurs ou est le directeur de la Bank d’Algérie qui était charge’ de la dette Algérienne ? N’y est-il pas recherche’ par l’Algérie ou c’est uniquement Khalifa ?

    L’Algerie n’utilse pas l’argent Americains ( 150 milliards) pour la facture Alimentaire, sinon ont a pas arrete’ les importations et faire une loi de finance bis pour 2010 (credits a la consomations entre autre).




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  • Yacine
    3 mars 2010 at 12 h 23 min - Reply

    J’ai certaiones questions à M. Hidouci. Je ne sais pas si elles sont pertinentes ou pas, mais je la pose quand même. Au nom de qui sont déposés, les bons de trésor que l’Algérie a achetés ? Qui a le droit de gérer ce patrimoine algérien? Dans le règlement de la Banque nationale américaine, est-ce que ce droit est exclusif à une personne, à un titre ou à une autorité? Qui, selon la loi algérienne, est habileté à faire de retraits ou de gérer cet argent? N’y a-t-il pas des risques de détournement de cet argent par une autorité algérienne compétente destituée ou un président qui serait chassé du pouvoir à la suite d’un coup d’Etat par exemple?

    L’histoire scabreuse des caisses du FLN, ne risque-t-elle pas de se reproduire dans ce cas?

    Merci pour vos éclaircissements.




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  • Abdul
    3 mars 2010 at 14 h 11 min - Reply

    @Djamel.Je cite votre correspondant » Malheureusement pour le pays, l’armée algérienne n’a pas de traditions militaires qui reposent sur la carrière irréprochable, sur les valeurs militaires de grands soldats, d’hommes d’honneur, de grands officiers fidèles à la République. C’est surtout un ramassis d’opportunistes, d’affairistes de spécialistes en grenouillages en tout genre, et surtout ceux qui reposent sur des intérêts d’argent. »N’est ce pas Boumediene qui l’a voulu ainsi; pouvait-il s’accommoder d’une armée dont la valeur primordiale serait l’honneur.




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  • Adel
    3 mars 2010 at 17 h 47 min - Reply

    @djamel

    Bonjour,

    Le commentaire émanant d’un intervenant anonyme que vous avez posté me semble tellement vrai que j’ai envie d’en pleurer de rage. Rage de devoir assister impuissants à la lente descente aux enfers de notre pays.

    Que la personne qui a écrit le commentaire nous fasse l’honneur de participer à nos débats. Nous avons besoin de voix lucides pour nous redonner de l’espoir.

    Nous devons absolument passer à une étape supérieure dans l’action d’éveil et de mobilisation.

    Amicalement




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  • djamel
    3 mars 2010 at 21 h 57 min - Reply

    @Abdul
    Tout à fait d’accord avec vous. Boumediene ne pouvait s’entourer que de personnages à la hauteur, ou plutôt à la bassesse, de ses objectifs. Quand on nous dit que l’ANP est l’héritière de l’ALN, j’ai envie de dire laquelle, celle de l’intérieur, ou celle des frontières?

    @Adel
    Je pense comme vous, que ce que nous a confié notre correspondant anonyme est très troublant. Je me joins à vous pour l’inviter à discuter avec nous. Le site est sécurisé, et il restera anonyme, s’il le souhaite.
    DB




    0
  • AS
    3 mars 2010 at 23 h 00 min - Reply

    Salaam,

    Au commentaire no nsigne, oui c’est une bataille entre la relve et l’arriere garde, une bataille pour le controle de la sonatrach… mais alors ceux qui racontent encore que les talians vont prendre le pouvoir alors qu’ils sont en train de perdre le pouvoir et que les chikours de l’armee de harkis algerienne, en france ont ete neutralises, et que ni obama ni netanyhu ne se risqueraient au maghreb, avant une guerre contre l’iran… vous vous mettez les doigts dans les yeux…. vosu avez perdu, dites le haut et soyez bon perdants… car si vous voulez semer encore le chaos alors oui quittez l’alogerie car vous n’y avez aucun avenir… la sontrach appartient au peuple pas a la france et ses harkis qui gouvernent actuellement




    0
  • Ammisaid
    4 mars 2010 at 7 h 54 min - Reply

    L’Algérie est riche donc tous les clans(les anciens et les nouveaux qui sont, peut-être, en voie de création) se préparent pour se positionner et s’approcher du plus près de la source.
    Sur le chemin des uns et des autres, il y aura certainement encore des morts, des innocents qui vont être sacrifiés et des pertes financières considérables.
    C’est l’histoire du pays où les voleurs volent des milliards de dollars sont être arrêtés, où des glandeurs des frontières deviennent des libérateurs sans que personne ne puisse les contester, où des centaines de milliers de gens(civiles, miliaires, enfants, femmes, policiers, journalistes, intellectuels…de tout !) sont assassinés sans qu’aucun coupable ne soit désigné, ni jugé, ni condamné, où les compétences sont poussés à l’exil sans que cela n’émeuve personne…
    C’est l’histoire d’un pays qui va vers la dérive sous le regard sidéré de son peuple et du monde entier !
    Pour faire une petite remarque à notre frère anonyme, je lui dirai que de toutes les façons l’Algérie a des ennemis redoutables en son sein, qu’ils soient des caméléons ou pas, ils sont là e ils sont déterminés à ne rien lâcher.
    Fraternellement
    Rien ne va les arrêter si une force constituée de tous les Algériens et Algériennes, civiles et militaires et de l’extérieur et de l’intérieur ne s’y oppose pas à ces aventuriers des temps modernes.




    0
  • BOUKEZOUHA abdelouahab
    4 mars 2010 at 10 h 31 min - Reply

    Salam,

    La fiche blanche adressée à Djamel pue la manipulation à plein tube. Il ne peut s’agir que d’un agent chargé de brouiller les cartes après l’interview de l’ancien ministre de l’Economie, Ghazi Hidouci, qui ouvre la porte à toutes les interprétations.

    Les clivages, les divisions voire les liquidations à l’intérieur du système nous en avons connu beaucoup durant ces 40 dernières années. Si ce n’est les services spéciaux qui constituent le pivot du Régime depuis le MALG, l’armée en est assurément sa colonne vertébrale. Et de ce point de vue, rien, strictement rien n’a changé organiquement ou institutionnellement parlant. Nous avons vécu, au début des années 80, l’émergence aux hautes responsabilités civiles et militaires de « personnalités politiques » et d’officiers dont personne ne pouvait penser qu’ils pouvaient prendre les leviers de commande du pays. Il s’agissait, à cette époque là aussi, d’héritage du colonel Boumédienne. Le chef de l’Etat actuel ne croyait-il pas être son légataire universel d’autant que Abdelaziz Bouteflika avait prononcé l’oraison funèbre du président défunt ? Comme à la fin de l’année 1978, les supputations se font de plus en plus nombreuses et de plus en plus alambiquées pour obscurcir encore davantage l’analyse. C’est ce que fait cet inconnu patronymique dont l’identité professionnelle est tout à fait évidente.

    Or, nous savons pertinemment comment les événements de l’après Boumédienne se sont déroulés en dépit des luttes acharnées de clans et d’ambitions personnelles pour la maîtrise des ressources financières du pays. Les nouveaux maîtres de l’Algérie sont parfaitement connus par le peuple qui n’ignore rien des intrigues et des lendemains qui chantent.

    L’inconnu du DRS qui utilise la suggestion, le mystère et la gravité plaide, en réalité, pour le maintien en l’état du système au risque de voir les islamistes les plus violents et les plus rétrogrades qu’il qualifie improprement de Talibans prendre le pouvoir. Il a, en plus, l’outrecuidance d’appeler de façon implicite à la cohésion et à l’union sacrée avec le Régime en place pour barrer la route à ces « criminels » et éviter à l’Algérie une nouvelle effusion de sang. Pour cet agent invisible, la « vraie menace » c’est encore et toujours le terrorisme islamiste d’autant que la version pacifiste de l’islamisme aurait été liquidée.

    Je veux lui dire, ici, sur LQA que, contrairement à ce qu’il laisse supposer, la dimension intelligente du FIS dont il parle n’a jamais été éradiquée, elle est toujours présente même si elle n’est pas aussi structurée que dans les années 90.




    0
  • tacili
    4 mars 2010 at 11 h 43 min - Reply

    Bonjour,

    Notre « gorge profonde » national nous a laisse sur notre faim. Peut être qu’il réserve ses opinions expertes pour d’autres occasions.

    Je partage son analyse sur le changement en douceur qui est entrain de se faire au niveau de l’institution militaire et la percée de nouveaux visages inconnus du grand public mais ces nouveaux loups sont tous issus de la « promotion Toufik » calquée sur le modèle de la « promotion Lacoste » et qui prendra la relève dans quelque mois quand leur père spirituel prendra sa retraire ou ira joindre ses amis criminels a EL ALia.

    C’est vrai que le différend entre DRS et présidence pourrait être du cinéma mais l’auteur de l’email anonyme pourrait-il denier que c’est le DRS qui constitue le coeur de l’âme du pouvoir ?

    Il me parait qu’il essaye de dédouaner le DRS en lui prêtant un rôle a la limite secondaire ce qui reste a mon avis sans fondements. Éclaircissements nécessaires.

    Il semble également préoccupe par l’éventuel vaccum si Bouteflika succombe a ses maladies. Pourquoi a t-il peur ? Que les islamistes prennent le pouvoir dans un moment de panique ? peut être mais c’est un scénario qui a peu de chance de se réaliser si Toufik survit Bouteflika.

    Enfin je prie ce Monsieur/Madame de nous faire l’honneur d’étayer ses propos.

    Merci infiniment.




    0
  • boreal
    4 mars 2010 at 17 h 46 min - Reply

    Que devons-nous retenir du message envoyé à Djamel par ce correspondant anonyme ?

    1. Le pouvoir a changé de mains et qu’il serait actuellement entre celles d’individus inconnus même des initiés du sérail
    2. Le DRS n’a pas la puissance que d’aucuns lui attibuent
    3. Le conflit entre le Président et Toufik n’existe pas
    4. La véritable question est l’état de santé de Bouteflika car le compte à rebours a commencé pour la succession
    5. Le DRS n’est mue que par des intérêts financiers
    6. L’armée, ce n’est pas mieux puisque, « c’est surtout un ramassis d’opportunistes, d’affairistes » …
    7. Les problèmes graves et préoccupants pour notre avenir immédiat, ce sont l’absence d’une force organisée au sein du régime (susceptible de nous éviter le chaos), et surtout un regain de l’islamisme violent
    8. Enfin, il nous exhorte à « nous mobiliser de manière responsable en vue d’éviter une situation pire que celle que nous vivons ».
    Ce message ressemble à peu de chose près au constat que nombre d’entre nous ont déjà fait. A peu de choses près car personnellement je ne suis guère convaincu par le point 2 ; quant au point 3, je suis quelque peu dubitatif.

    Point 2 : si le DRS ne détient pas la clé du pouvoir, alors qui dirige le pays ? Les généraux à la retraite avec leurs réseaux d’influences et leurs clans incluant d’anciens ministres et autres cadres à la retraite ainsi que des hommes d’affaires ? Sinon qui ? Ce point 2 est en tous cas une hypothèse à laquelle il est difficile d’adhérer.

    Point 3 : Il est possible que les relations entre ces deux protagonistes aient évoluées : Toufik se sachant condamné aurait fini par lâcher du lest, c’est du domaine du possible.
    Mais qui alors est derrière cette « opération mains propres » menée par des éléments du DRS ?
    Finalement, le point de vue de ce correspondant anonyme semble être tout à fait plausible ! En effet, si Toufik est tout aussi gravement malade que le Président, ces enquêtes n’auraient pu être déclenchées que par des éléments qui sont entrain de se placer au sommet de la hiérarchie.

    Quant à la tournure que pourraient prendre les événements en cas à la fois de vacance de pouvoir (disparition simultanée de Toufik et de Bouteflika) et de cafouillage monstre au sommet de la hiérarchie militaire pour prendre la direction du pays, cela va dépendre du peuple : si la population se met à bouger et se manifeste par des mouvements de résistance un peu partout sous forme de manifestations et de débrayage dans les administrations et les usines…, mouvements qui pourraient prendre de l’ampleur, alors nous aurions une chance que les choses se fassent avec nous et non sans nous. Une inconnue demeure cependant, si ordre est donné pour mater ces mouvements par la force, le peuple sera-t-il assez fort pour résister et tenir ou alors le processus s’arrêterait-il net ?
    Enfin, un dernier point, notre correspondant a tenu à nous mettre en garde contre un regain de l’islamisme violent car dit-il : « la partie obscure et rétrograde de cette mouvance est plus vive que jamais (…) Elle renaîtra de rien et sera dirigée par des personnages qui sont du même genre que les talibans ».
    Que faut-il en penser ?

    Peut-être que nos amis internautes pourraient donner leur point de vue sur ce point ?

    Amicalement




    0
  • Yacine
    4 mars 2010 at 21 h 00 min - Reply

    @Adel

    Je réponds, ici, à vos remarques postées sous l’article intitulé « nous avons besoin d’une philosophie politique claire », et je voudrais par la même occasion commenter votre admiration inexplicable pour le contenu de la lettre anonyme publiée sous cet article (interview de Gazi Hidouci; qu’il nous pardonne si on est hors propos). Vous convenez que les deux sujets sont reliés par le rôle important du DRS sur la vie politique en Algérie.

    Au sujet de vos remarques, il n’était pas question de contester le rôle vital des intellectuels libres dans la vie publique. Tant qu’ils jouissent d’un espace d’expression aussi étroit soit-il, il est de leur devoir de continuer à éduquer, éclairer et promouvoir la culture, le civisme et le patriotisme au sein d’une population désabusée. Mais ce que je voulais exprimer, et que l’instigateur du débat n’a guère apprécié, est le fait que l’influence de ces intellectuels sur la société est dérisoire pour ne pas dire nulle malheureusement.

    La population est devenue apathique, autiste et réfractaire sinon allergique à toutes les campagnes de sensibilisation surtout quand elle provient de l’Etat. Les journalistes, l’élite nationaliste et les intellectuelles, qui s’adressent au peuple au nom de l’Etat n’ont aucun crédit, car ils sont soupçonnés de mercantilisme et de vassalité. Leurs discours sont systématiquement pris pour de la manipulation et au mieux pour de la démagogie. Les autres, qui gardent une certaine indépendance, synonyme de dignité et de crédibilité, sont inaudibles, car coupés de la société. Leurs discours ressemblent à des monologues devant un parterre clairsemé donc sans une emprise sur la société.

    La société a été broyée et défigurée par l’absence d’un Etat juste, fort et représentatif qui respecte sa nature, ses traditions, son identité et prend en charge ses préoccupations et ses aspirations profondes. La société a été travaillée par une série de politiques pernicieuses visant la destruction et la substitution de ses mythes fondateurs, le déracinement et l’inoculation de moeurs étrangères à ses traditions et son histoire. Même la structure familiale n’a pas été épargnée; elle a subi de profondes mutations. Les citoyens ne sont plus choqués par les agressions, les viols, le phénomène de pédophilie et les scandales de corruption, etc. tout a fini par se banaliser et à s’intérioriser. La société ne réagit plus à ce qui provoque sa mort lente. Les grands moyens médiatiques ont concouru à ce travail de sape. Cette volonté de transfiguration a si bien réussi que, chez le peuple, on constate une dégénérescence culturelle et morale dont les signes majeurs peuvent être résumés par : l’abandon de la fierté, la perte de cohésion, l’absence de solidarité, le mépris du pays et de tout sentiment d’appartenance, le phénomène répandu de l’absence de civisme et l’indifférence aux problèmes d’intérêt national.

    Le sujet est trop long pour tout égrener les déboires et les infortunes de notre pays, mais il fallait mettre l’accent sur cet aspect dans le débat suscité pour au moins en prendre conscience et en tenir compte. La priorité est de lutter pour un Etat démocratique libre et représentatif et surtout juste. Sans le sentiment de justice, toute union finit par se déliter. Or la justice est un problème éminemment politique. Sa force, sa justesse et l’égalité qu’elle doit assurer à tous les citoyens, ne peut peuvent pas attendre les discours des intellectuels ou des élites. C’est un besoin vital et un droit fondamental qui est dénié dans les faits par un pouvoir despotique dont « la colonne vertébrale » est le DRS. Tant que cet organisme est encore en vie, vouloir réparer la société et oeuvrer pour la résurgence de la nation, c’est accomplir le travail des Danaïdes.

    (à suivre)




    0
  • Adel
    4 mars 2010 at 21 h 37 min - Reply

    @Yacine

    Bonjour cher ami,

    Je suis d’accord avec vous pour ce qui est du rôle du DRS comme chef d’orchestre mais je crois que vous ne donnez pas assez d’importance au lien organique qui existe entre le DRS (et les autres généraux) et la classe bourgeoise parasitaire qui s’est constituée depuis 62 à l’ombre des colonels devenus généraux. Chaque général protège un clan d’affairistes qui agissent en son nom. Petit à petit, cette classe (avec l’aide du DRS) a réussi à corrompre la majorité des commis de l’Etat et des leaders politiques en leur distribuant des prébendes. Une immense toile a été tissée. Elle emprisonne toutes les énergies vitales et empêche la société de s’exprimer et de construire des alternatives. Le DRS est le maitre d’œuvre de cette vaste opération de corruption-perversion-manipulation-repression mais le véritable commanditaire et le principal bénéficiaire est la classe bourgeoise parasitaire.

    Le commentaire posté par DB fait clairement ressortir cela et met en lumière le grave danger de chute sans espoir de retour que fait courir au pays cette classe égoïste que rien ne peut rassasier et que des dizaines de milliers de morts et de disparus ne dérangent nullement.

    Amitiés




    0
  • Abdul
    4 mars 2010 at 23 h 35 min - Reply

    En tout cas c’est une atmosphère de fin de règne. Toute proportion garder, je dirais que personne n’attendait Ben Ali en Tunisie ni Poutine en Russie.
    Le régime prépare l’après Boutef et il n’a que deux options:un- rester jusqu’au Tsunami.
    deux- négocier un passage de témoin en douceur avec garantie d’immunité pour les barons.




    0
  • tacili
    5 mars 2010 at 9 h 38 min - Reply

    @ Adel:

    Je vous cite :

    « Le DRS est le maitre d’œuvre de cette vaste opération de corruption-perversion-manipulation-repression mais le véritable commanditaire et le principal bénéficiaire est la classe bourgeoise parasitaire »

    Je pense que votre formulation manque de clarté. Vouliez vous dire que le DRS est le chef d’orchestre mais que ce sont seulement les membres de l’orchestre qui beneficient du succes et pas le chef?

    Le risque majeur pour le système est que les baggarines s’enrichissent tellement qu’ils peuvent monter leurs propres petites armees et reclament leur independance par rapport a leurs mentors qui les taxent lourdement. Ou qu’ils court circuitent le DRS aupres des puissances mondiales. Une fin « a la Brutus » quoi.

    Ce darwinisme sans pitié peut mener a tous les extrêmes forcement mais je ne pense pas que cette bourgeoisie parasitaire est en mesure de faire sans le DRS.

    Par ailleurs l’accumulation primaire du capital a toujours été réalisée, a travers l’histoire, avec des moyens peu reluisants et cela ne va pas changer en Algérie. Le combat réel est de démasquer ces forces et éventuellement découdre avec elles lorsque le moment historique arrivera.

    Merci




    0
  • Nmout Wagaf
    5 mars 2010 at 18 h 51 min - Reply

    الملاحظ لمسار الصراعات التي كانت تقوم
    وما زالت في هرم السلطة.كانت لا تخرج من
    مساحة جد ضيقة بحيث يسود الظلام و شح
    المعلومات عن ما هو جاري في مطبخ
    القمة.ضف الى دلك محاولة كل جناح لا
    ستقواء بالخارج سريا ,بطريقة مباشرة او
    غير مباشرة بتطمين هدا السند على مصالحه
    او التسهيت له الحصوت على مشاريع أو شيء
    مثل هدا النوع.السؤال الدي لم أجد له
    جواب ,لمادا نجعل من الأخر طرفا في حل
    أزماتنا ولمادا ترك له الفرصة لكي يكون
    لا عبا أساسيا في الحل او التوافق عليه
    مثلا ؟.كنت أستمع الى السيد عبد الحميد
    الابراهيمي على قناة المستقلة يتكلم عن
    الطريقة التي تم بها اقلة الشادلي مضحكة
    مبكية لا تحدث حتى في ماتي أو نيجر,أين
    هي صلاحيات الرئيس ؟مثلا المشكل الدي هو
    واقع فيه الرئيس بو تفليقة الا ن ,أراد
    أن يغير من الداخل لم يستطع زادت تعفنت
    الاوضاع مدة عشر سنوات وألان الباب
    مسدود والصراع قائم بين الدئاب ضف الى
    دلك مشاكله الصحية .لمادا كل هدا اللف و
    الدوران و تضييع الوقت و العد التنازلي
    لدقات لا نفجار ليس ببعيد على كل
    المستويات ؟قوة الرئيس لا تستمد من
    الخارج أو من زبا نيته أو من اللوبيات أو
    من اللا شرعية و ا نما من الشعب الواعي
    المسؤول المضحي ,لمادا كل هدا التفلسف
    ,ادا أراد الرئيس الخروج من هدا السجن
    السيا سي الدي دخل فيه ما عليه ان يفعل
    الا تي بكل بسا طة و دون تفلسف أو حسا بات
    او خوف و لا تردد,و الا سوف يأتي اليوم
    الدي يندم عليه و يصبح في مزبلة التا ريخ
    و من طرف النا س الدي يتكل عليهم ,أولا
    .طلب النجدة من الشعب و دلك يتم عن طريق
    مصارحته و تنويره بالحقيقة بكشف أسرار
    المطبخ السري ر ئيسه و معا ونيه ,حينها
    يعرف الشعب حقيقة من يحكموه و يكون هدا
    عبر خطاب موجه للشعب مباشرة عبر كافة
    وسائل الا علام حينها هل تجرؤ هده
    الدئاب الكلام أو عمل شيء ما ,ونحن نعلم
    بأن الجيش من الشعب وكل قطاعات الأمن .من
    يرضى لوطنه الخراب من يقدر مواجهة قوة
    الشعب ,أما أن تترك لأمور في الظلام
    فبالتالي الشعب لا يعرف حقيقة الامور و
    يظن بأن كل شيء على ما يرام ,لهدا وجب
    اقحام الشعب لرد الامور الى صوابها
    .ثانيا العمل على تنظيم انتخابات شفافة
    و نزيهة يختار الشعب الاصلح دون ترشح
    الرئيس أو أفراد حكومته.ثالثا التأكيد
    على ترسيخ ثقافة حقوق الا نسان و
    احترامها .رابعا بناء مؤسسات دولة
    حقيقية .خامسا العمل على كشف كل الطلام
    الدي سادة الحكم مند الا ستقلال حتى
    اليوم .و بهده المرحلة الا نتقالية التي
    يقوم بها الرئيس لوضع الجزائر على المسا
    ر الصحيح بمشاركة كل الجزائريين خاصة
    النزهاء المثقفين الخبراء و الر موز
    الخ,هل هجه يحتاج الى فلسفة و سياسة يا
    عباد الله .




    0
  • Yacine
    5 mars 2010 at 19 h 17 min - Reply

    @Adel

    Le DRS, tel quel

    Dirigeons à présent le collimateur sur le DRS. D’abord, je ne fais aucune distinction entre les éléments subalternes, les officiers et le commandement de cette organisation. C’est un ensemble compact et cohérent qui fonctionne comme une machine autonome parfaitement huilée. Depuis le coup d’Etat de 1992, on faisait une distinction entre les « décideurs » et le DRS. Celui-ci était considéré comme leur principale force de frappe comme on considère qu’une meute de doberman assure la garde d’un puissant seigneur. Le DRS avait un rôle d’exécutant et était donc soumis à un maître. Mais depuis la disparition du général Smain et la défection puis la disparition du cardinal suite à sa longue maladie, le DRS, orphelin, avec Tewfik à sa tête, ne trouvant aucune main qui lui tient les brides, il se s’est affranchi de la tutelle et occupe bon gré mal gré le devant de la scène. Il n’a ni dieu ni maître, mais il est le maître d’un pays. Je pense que c’est cette perception qui est dominante actuellement. Dire que des forces occultes tireraient les ficelles de cette organisation criminelle procède de la pure spéculation; elle n’est étayée par aucun fait.

    Au-delà de cet aspect secondaire et au-delà de son lourd passif duquel il n’arrivera jamais à se départir, le problème majeur actuel du DRS est son pouvoir absolu, son impunité; son statut et ses actions qui ne sont prévus par aucun cadre juridique. Cette structure échappe à tout contrôle en même temps qu’elle s’arroge tous les droits et s’immisce dans les affaires. De ce fait, elle cristallise l’idée que l’Algérie n’est pas un pays ordinaire. L’Etat n’y est pas souverain, un Etat vassal déréglé. Il est une carcasse sans vie servant de vitrine à une tyrannie morbide. Les stratèges algériens (s’ils existent encore) ne semblent pas avoir saisi la gravité sur l’avenir du pays de cette perception chez le peuple même si elle était fausse. Le simple fait qu’une telle pensée soit répandue parmi la population constitue en soi un élément psychologique dévastateur et déstabilisateur pour la nation. Personne ne peut être fier d’un pays où un ogre sévit en toute liberté et en toute impunité.

    Un corbeau bienveillant au pays du DRS

    Cet autoritarisme et cet absolutisme prégnant du DRS et la perception incontestable évoquée ci-dessus et étayée par de nombreux observateurs et politiciens nationaux et internationaux, sont balayés par un revers de la main par… une lettre anonyme. Car la principale remarque qu’il convient de retenir de cette lettre au ton faussement nonchalant, est l’intention de diffuser un nouveau regard sur cette organisation criminelle. L’information farfelue sur de nouveaux loups « encore inconnus » qui fourbent leurs armes et se préparent à arracher le pouvoir après le départ de Bouteflika, n’est ni sérieuse ni importante dans la mesure où pour le peuple, il n’y aura pas de changement. Il faut croire dans ce cas que le DRS a perdu sa vigueur et se fait doubler très facilement. Se trouvant à la même enseigne que le peuple et claquant les dents, le pauvre Tewfik et son héritier attendent l’issue de ce conflit de titans pour connaître le nom de leur nouveaux maîtres… Le DRS, passerait-il par une phase pathétique de myopie annonçant son déclin? Serait-il aussi cancre pour ne rien voir venir? S’est-il endormi dans les délices de Capoue ? Il serait irrationnel de le croire. Le DRS est au cœur du pouvoir et il est sa garde prétorienne. L’opération serait une pure diversion pour soulager le DRS de la pression publique considérable qu’il subit le temps de supporter son conflit avec la monarchie Bouteflika qui veut le dompter pour accaparer tout le pouvoir. Alors, il veut se faire tout petit et confier le rôle de l’ogre à d’autres forces occultes.

    Voir la horde s’acharner sur le pays et mourir

    Cette intention est d’autant plus étrange chez ce colporteur matois, qu’il s’amuse à tourner en dérision avec une hauteur déconcertante, les lecteurs et leurs « les analyses alambiquées » sur la puissance du DRS. Pour mieux être accepté, il dégage l’impression d’un « quelqu’un » de haut placé, qui est au courant des secrets de dieux et qu’il vit au coeur du système dont il nous annonce, par charité musulmane et sans aucune précision, les grands chambardements qui se préparent à notre insu et à l’insu du DRS. Je comprends son plaisir d’entendre monsieur Ghazi Hidouci, mais je ne suis pas certain que son plaisir soit aussi intense que celui d’appartenir à l’un des deux « pôles du pouvoir ».

    Un bouleversement au sérail, et après ? Nous avertir de l’avènement d’un pouvoir plus tyrannique que l’actuel! Quel scoop! Il me rappelle la petite histoire sur un garnement au temps colonial. Il retourna chez sa mère pour lui annoncer le privilège d’avoir rencontré le Cadi. Et que t’a-t-il dit, lui demanda-t-elle. « Hors de ma vue, sale morveux », répondit l’enfant tout joyeux d’avoir vu le cadi sur une belle monture… Pour le petit peuple, il n’y a rien de nouveau; hadj Moussa, Moussa l’hadj. Tant que l’opposition et l’élite sont étourdies comme un hanneton, il n’y a pas de quoi jubiler ni de quoi s’affoler. Nous dépendons tous de la volonté et des humeurs du DRS, sous Bouteflika I, sous Bouteflika II ou sous le règne d’un autre Amar Bouzouar. Quand vous voyez un citoyen croupir plus de 10 ans dans les geôles du DRS (un exemple pour ne pas choquer) sans jugement dans l’« indifférence- complicité » de Bouteflika, vous apercevez tout de suite qui est le véritable commandant de bord. Cette histoire de Majnoun peut arriver à n’importe quel citoyen.

    Et si j’ai un conseil à donner au corbeau à la conscience pour le moins passive, si toutefois il se sent concerné par les malheurs de son pays, c’est de dénoncer les véritables ennemis du droit et de la liberté. Ne pas transmettre des messages cryptés aux relents de manipulation pour occulter le rôle du DRS dans cette guéguerre dans le pays de schtroumpfs, ou pour faire oublier son passé sanglant.




    0
  • Adel
    5 mars 2010 at 20 h 18 min - Reply

    @tacili

    Bonjour,

    N’oublions pas que la nouvelle classe bourgeoise parasitaire a commencé à agir après la mort de Boumediėne. La mise hors circuit du peuple et l’absence totale de contrôle par des institutions représentatives de la volonté populaire a permis à tous ceux qui disposaient d’un pouvoir dans l’armée, le parti unique et l’Etat de se constituer progressivement en caste ayant la mainmise sur tous les rouages économiques, durant le règne du dictateur.

    La lutte qui s’engagea au sommet en 1979 entre le clan des « conservateurs », partisans d’un capitalisme d’Etat et d’un régime politique de type stalinien, et celui des « libéraux », qui voulaient démanteler les sociétés nationales et se lancer à fond dans le libéralisme économique, aboutit progressivement à la victoire de ces derniers et ce après plusieurs épisodes sanglants – octobre 88 et la décennie rouge, notamment. L’élimination et la manipulation des opposants et rivaux a été l’œuvre de la SM, devenue DRS, et dont les différents clans se sont disputé la direction.

    Apres dix années de terrorisme et de massacres et dix années de « réconciliation », la décantation s’est faite. Les plus faibles ont été éliminés ou mis à l’ ecart. Les fortunes sont aujourd’hui bien établies, les alliances solidement nouées. Les opposants, des trotskystes aux islamistes, noyautés et le FLN re-légitimé. Le régime doit se stabiliser pour que la transmission des fortunes et du pouvoir se fasse sans remous entre la génération des tortionnaires qui ont fait le sal boulot et qui sont tous septuagénaires et celle de leurs enfants.

    Jusqu’à aujourd’hui, belkheir, nezzar et toufiq ont été les hommes forts qui ont tiré toutes les ficelles et organisé la répression des forces populaires qui tentaient de s’opposer à la main mise de cette caste sur le pays. Boutef et ses hommes ont servi à gérer la transition entre terrorisme et stabilisation du pouvoir. Bien sûr, les puissances étrangères – Français et Américains, notamment – ont eu leur mot à dire dans ce scénario – pétrole oblige.

    Le DRS a-t-il agi pour son seul compte ? Les massacres ont-ils été commis dans un accès de fureur ? La plupart des analystes sont d’accord pour dire que tout a obéi à un plan préétabli ou, du moins, à une logique d’annihilation de toute volonté populaire et de toute capacité de résistance devant l’ascension de cette classe bourgeoise parasitaire.

    Qui a pu s’enrichir en Algérie ? Qui peut s’enrichir aujourd’hui ? L’homme de la rue sait depuis longtemps que c’est l’argent du pétrole qui a servi et sert toujours à enrichir une certaine classe. Pour que l’opération se déroule sans problèmes, il faut des hommes de confiance à tous les niveaux : ministères, PDG de sociétés nationales, banques, douanes, etc. Qui nomme les responsables ? Le DRS, bien entendu. Qui protège les circuits et élimine les fonctionnaires trop zélés ? Les barbouzes du DRS.

    Le travail le plus dur c’est de faire avaler la pilule aux couches défavorisées qui voient leurs conditions de vie se dégrader de jour en jour, alors que ces messieurs qui gravitent autour du pouvoir s’enrichissent de plus en plus. Qui se charge de manipuler l’opinion et de faire baisser la tension lorsque le chaudron se met à bouillir dangereusement ? Le DRS, à travers les partis fantoches, le syndicat et les médias privés et publics.

    Nous avons donc affaire à un hold-up qui dure depuis plusieurs décennies, dont le résultat est la constitution d’une classe bourgeoise parasitaire qui ne produit rien et qui amasse de l’argent. Le peuple est tenu en respect par l’appareil répressif. Parmi les élites, de plus en plus d’individus – de toutes tendances politiques – sont introduits dans le système, élargissant ainsi le cercle des bénéficiaires et alliés et assurant la stabilité du régime.

    Après la mort du dernier DAF, le système changera-t-il ?

    Le clan de boutef, dernier arrivé dans la grande famille, a été rappelé à l’ordre et il se rangera et acceptera de collaborer avec le reste de la mafia, pour le bien de tous, ou il sera éliminé.

    Voila l’Algérie d’aujourd’hui.

    Est-il possible de construire une autre Algérie ? Une Algérie démocratique, avec des dirigeants élus, une économie moderne et performante, une administration efficace et qui respecte le peuple, une armée qui défend le territoire national mais ne fait pas de politique ? Pouvons-nous oublier tout le passé ? Pouvons-nous oublier les massacres ? Pouvons-nous ignorer comment se sont enrichis nos milliardaires et mettre cela sur le compte de la nécessité économique – accumulation primitive ? L’Etat de droit pourra-t-il être mis en place sur cette pourriture et dans ce climat de déliquescence générale ?

    Bien sûr que non !




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  • Rbaoui
    5 mars 2010 at 22 h 23 min - Reply

    un conseil à donner au corbeau :

    Arretez de brasser du vent et de faire passer le DRS pour un agneau et nous pour des brebis!




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  • boreal
    6 mars 2010 at 0 h 06 min - Reply

    @Yacine

    Ton analyse est pertinente. Bien que le régime soit bicéphale, c’est le DRS qui détient la clé du pouvoir. Rien ni personne ne pourra changer notre perception de cette organisation malfaisante aux relents nauséabonds.

    En revanche, un changement au sommet qui verrait l’arrivée d’une bande d’aliens encore plus tyranniques, plus cruels et plus féroces n’augure rien de bon pour le peuple. Un peuple qui tire déjà la langue et souffre le martyr. On ne peut pas dire que c’est un non-événement !

    Amicalement




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  • radjef said
    6 mars 2010 at 10 h 28 min - Reply

    Bonjour tout le monde.@l’inconnu, bonjour.Excellente intervention, hormis deux points. D’abord, sur le sujet du DRS, les lecteurs de LQA n’ont pas tous la même opinion sur cette institution clandestine et scelerate. Beaucoup parmi les internautes qui frequentent regulierement ce site, estiment que le DRS est un grand zero auquel les ignorants qui jouent aux victimes du pouvoir pour s’emparer des destinées de l’opposition, ont preté une capacité hors du commun…Vous savez, je ne sais pas si vous avez connu ou lu A Sayed, il a toute une litterature sur l’adoration du mythe par les algériens…Ensuite, l’armée a changé de patrons, mais est ce que le régime a changé de nature et d’habitudes? Selon certains experts, cette armée qui a changé de patrons est devenue plus forte qu’il y a une vingtaine d’années,elle controle tout le pays sans rendre compte à quiconque.




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  • Yacine
    6 mars 2010 at 11 h 47 min - Reply

    @boréal

    Je comprends la crainte que peut susciter le retour vers un régime cruel. Mais dans le cas de l’Algérie, dont le peuple a connu tous les types de tyrannie, après avoir été écrasé longtemps sous le poids du régime colonial, et pétrifié plus de dix ans par l’horreur due au terrorisme et son pendant le DRS, que peut-il craindre de plus. Sauf s’il visait l’apocalypse, dans ce cas, oui, il faut blêmir et trembler…Et le pire, il le dit comme s’il n’est pas concerné par ce grand malheur qui se prépare. Il débarque comme ça pour tambouriner aux Algériens, des catastrophes plus importantes que ce qu’ils ont vécu; autant dire qu’il les invite à plonger dans l’insensé.
    Je pense qu’il ne faut pas succomber aux forces de l’obscurité. Il faut rester lucide; un régime plus cruel que le nôtre, creusera sa propre tombe et précipitera l’avènement de la liberté : le peuple est échaudé par une décennie sanglante et une autre de corruption à grande échelle;la coupe est pleine.

    @Adel

    Votre dernière analyse est rassurante et a mis les points sur les i. J’avais douté un certain moment.

    Amicalement

    =============
    Pour abonder dans le même sens que notre frère Yacine et pour répondre aux adeptes de ce système moribond, je fais mien un proverbe anatolien pour leur dire :
    « DECUPLE TA CRUAUTE POUR PRECIPITER TON DECLIN ».

    Salah-Eddine




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  • IDIR
    6 mars 2010 at 14 h 42 min - Reply

    « Un petit Peuple pour Une grande Leçon »

    Il convient donc, la plaisanterie étant tombée à plat, de rendre à René Char ce qu’il écrivit vraiment. A savoir que : « La lucidité est la blessure la plus rapprochée du soleil ». Tant je persiste à penser que l’odieuse mauvaise foi peut, aussi, contribuer à ce que l’intelligence persiste là où on ne l’attend pas toujours. Je réponds, ici, à travers cet article, de Olivier Bonfond, pour éviter de devoir aller rechercher, le corbeau du désert, tout en bas.

    Que l’Islande dise non à l’injustice et à l’austérité !

    http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=17931

    Extrait : L’histoire nous a appris que des mesures progressistes allant à l’encontre des intérêts du grand capital ne se concrétisent que si le peuple se mobilise largement. Il est donc essentiel de soutenir le peuple islandais dans la mise en pratique de ses droits démocratiques et dans ce qui n’est sans doute que le début d’une plus longue bataille. Après avoir dit non au néolibéralisme, les Islandais seront alors capables de poursuivre la lutte pour la mise en place d’une logique radicalement autre, que les créanciers redoutent mais que les peuples sont de plus en plus nombreux à réclamer.




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  • AMOKRANE NOURDINE
    6 mars 2010 at 17 h 31 min - Reply

    @ IDIR cher monsieur puisque vous citez RENé CHAR permettez moi de vous rapporter ces 2 vers que j’ai lu quelques parts
    DE QUOI SOUFFRES-TU ?
    DE L’IDEAL INTACT DANS LE REEL DEVASTé
    RENé CHAR




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  • radjef said
    6 mars 2010 at 18 h 55 min - Reply

    Bonsoir tout le monde. A quelques jours de sa mort, dans l’une de ses dernieres interviews, en reponse à un journaliste qui lui demandait alors ce qu’il pensait réellement du régime algérien, le Roi Hassan II, eut cette reponse: il vaut mieux traiter avec un ennemi intelligent que d’avoir a faire à des freres stupides et idiots…Ils sont si imprevisibles qu’ils peuvent commettre toutes les bourdes auxquelles on s’attend le moins. Le DRS qui est le poumon du regime, est tellement stupide qu’il ne sait pas distinguer entre le mal et le bien;entre l’Algerie et la BNA… » Honda, Blonda ou Villa »…
    Si durant les années 90, en raison du terrorisme et surtout en raison des mensonges d’une certaine classe politique, on ne savait pas contre qui lutter, aujourd’hui, en revanche, les choses ont changé. Aujourd’hui nous connaissons notre adversaire. Nous l’avons identifié; il n’est ni fort, ni noble et encore moins intelligent…Notre adversaire n’est pas le FIS; notre adversaire est le régime en place…Le pouvoir est en train de changer de mains, disent certains. Et d’ajouter: Bouteflika est malade. Et alors? En quoi cette situation interpelle t-elle la vraie opposition? Aujourd’hui, la seule question qui merité d’être posée est celle ci: Sommes nous suffisamment bien organisés pour mener batailles contre ce pouvoir qu’il soit detenu par de vieux DAF ou par des gens anonymes? Etant donné la situation ou se trouve l’opposition en ce moment, la reponse pour l’immédiat est non.Il faut d’abord nous organiser et degager un seul mot d’ordre. Or pour nous organiser, il faut savoir sur quels points les partis de l’opposition divergent. Par ailleurs, il faut savoir les points sur lesquels ces partis sont parfaitement d’accord. Les points sur lesquels on diverge, sont-ils essentiels ou secondaires? Dans ce cas que doit-on faire pour depasser nos divergences, rassembler nos rangs et degager une ligne d’action commune, partagée aussi bien par les élites que par les grandes masses, contre le pouvoir en place? Dans la situation actuelle, et considerant la conjoncture internationale et les liens tissés par le pouvoir avec la haute finance et les multinationales, l’opposition doit-elle avoir un seul chef ou plusieurs dirigeants?




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  • boreal
    6 mars 2010 at 20 h 58 min - Reply

    @Radjef Said

    Cher ami, de quelle opposition parlez-vous ? Celle, officielle, qui est compromise jusqu’au cou ? Ou celle représentée par des personnalités, animées de nobles intentions mais sans organisation sur le terrain et sans véritable programme politique ?

    J’aimerais proposer une idée aux administrateurs de ce site, proposition qui peut-être pourrait nous faire avancer : nous pourrions nous inspirer de l’Appel du 19 juin ou de la Plateforme de San Egidio et proposer un thème à approfondir (contenu dans l’une ou l’autre). Ce serait une hypothèse de travail qui permettra à l’ensemble des intervenants de débattre sur des sujets aussi divers et importants les uns que les autres (par exemple
    – comment va-t-on organiser la période de transition,
    – celle-ci inclut-elle un état des lieux général,
    – y aura-t-il des états généraux (justice, économie/finance, jeunesse, emploi…),
    – l’actuelle « opposition », celle qui s’est tant et tant compromise sera-t-elle associée au pouvoir, si oui, cela ne comporte-t-il pas de risques ?
    Il y a tant de questions… auxquelles nous pourrions apporter des éléments de réponse, chacun selon son niveau et son expérience.
    Ce serait une belle démonstration de démocratie et de citoyenneté !

    Amicalement




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  • BOUKEZOUHA abdelouahab
    7 mars 2010 at 10 h 25 min - Reply

    Salam,

    Radjef, vous semblez bien connaître le DRS. Pouvez-vous, s’il vous plait, nous donner des arguments plus étayés pour affirmer que cette police politique équivaut à zéro et qu’elle relèverait du mythe ? Au passage, Abdelmalek Sayad parlait du mythe du retour des immigrés dans leurs pays qu’il a, avant que la question de l’immigration ne devienne un sujet d’exploitation politique, révoqué dans ses travaux notamment dans « La double absence, (…) » et « L’immigration ou les paradoxes de l’altérité t1 et t2 ».

    Selon vous, le DRS n’existerait que dans la tête de certains opposants qui s’en serviraient pour exister. Cette thèse est nouvelle pour moi. Pourriez-vous la développer pour me guérir de ce syndrome ? Parce que le DRS pour le commun des Algériens c’est la Bouzaréah, c’est Chateauneuf, c’est la Villa Susini etc… C’est la torture, les disparitions forcées, les déportations, les assassinats d’opposants politiques à l’intérieur du pays comme à l’extérieur. Tout cela ne serait, d’après vous, que dans l’imaginaire d’opposants ignorants et frustrés. Heureusement pour vous de n’être jamais tombé entre les mains du DRS, je ne vous le souhaite pas. En revanche, je vous recommande un livre sorti en France au milieu des années 80 dont le titre est : « Offense à Président ». Son auteur : Ouldamer est de votre village. Procurez-vous ce livre. Et bonne lecture.




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  • radjef said
    7 mars 2010 at 12 h 35 min - Reply

    Bonjour tout le monde.Boukzouha, bonjour. Je vis en Algerie, je ne viens pas d’une autre planete. De 1965 jusqu’a 1987, combien d’arrestations ont ciblé les milieux de l’opposition? Combien de disparus? Combien d’enlevements? Rien! A partir de 1989, c’est a dire avec l’ouverture du champ politique, c’est tout le monde qui s’est aureolé d’un passé d’opposant victime de la junte. Les gens qui ont cassé l’opposition ne reclament-ils pas à ce jour leur statut d’opposants et de victimes du pouvoir?…Les vraies victimes du DRS ne se donnent pas en spectacle et savent effectivement qui est le DRS. Ils ne peuvent pas se tromper sur ceux qui ont briser leur vie et briser le rêve de leurs parents. Comment peut-on qualifier une institution qui a conduit le pays à la faillite aussi bien sur les plans politique et social que sur les plans culturel et intellectuel? Ce DRS qui bombe le torse grace aux sacrifices de nos parents, on le connait et on le connait tres bien .




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  • Yacine
    7 mars 2010 at 14 h 23 min - Reply

    @ Radjef Saïd

    Votre remarque, je cite « De 1965 jusqu’a 1987, combien d’arrestations ont ciblé les milieux de l’opposition? Combien de disparus? Combien d’enlèvements? Rien! » est une contre-vérité. Je vous cite l’assassinat crapuleux de Ali Mecili en avril 1987 qui, au lieu d’être oublié, devrait constituer un évènement phare dans votre mémoire et votre conscience puisqu’il était une grande figure du FFS à laquelle vous dites appartenir.
    Il m’est difficile de croire que vous ne sachiez pas tous les hauts faits des services pendant le règne de Benbella, Boumediène et de Bedjedid. Vous nous parliez toujours de l’histoire… Si vous ne retenez rien de l’histoire, c’est qu’il y a un vrai problème.

    Je cite quelques-uns de vos dernières phrases sibyllines dont on ne sait plus ce qu’elles veulent dire : «
    1. Beaucoup parmi les internautes qui frequentent regulierement ce site, estiment que le DRS est un grand zero auquel les ignorants qui jouent aux victimes du pouvoir pour s’emparer des destinées de l’opposition, ont preté une capacité hors du commun…
    2. il a toute une litterature sur l’adoration du mythe par les algériens…
    3. Le DRS qui est le poumon du regime, est tellement stupide qu’il ne sait pas distinguer entre le mal et le bien;entre l’Algerie et la BNA… » Honda, Blonda ou Villa »…
    4. Le pouvoir est en train de changer de mains, disent certains. Et d’ajouter: Bouteflika est malade. Et alors?
    5. Les vraies victimes du DRS ne se donnent pas en spectacle et savent effectivement qui est le DRS.

    Etc. »

    Cela fait beaucoup de « subjectivités » pour ne pas déceler chez vous une attitude semblable à celui du corbeau que vous félicitez cordialement pour la pertinence de son show.

    Pouvez-vous vous approcher des victimes du DRS et nous rapporter leur opinion sur celui-ci?
    Comment se fait-il que pour les 10 000 disparus, aucun responsable n’ait été identifié et inquiété ?

    Aucune démission dans le corps du DRS ou de l’armée pour négligence ne grave dans le génocide des 200 000 morts chiffre.

    Comment pouvez-vous remettre en question la force de nuisance des services quand vous savez ce que peut coûter à un président de marcher dans leur plate-bande.

    Le grenouillage, la manipulation, le noyautage des partis politique dont le votre qui a subi plusieurs fois des divisions, la mise au pas des médias, de la justice, etc., la corruption des intellectuels et des élites sont une politique tracé par des Tnou’ha d’après vous?
    Les BRQ sont aussi un caprice d’ignorant.

    Si comme vous dites le DRS est un tas de débiles qui ne s’occupent que des questions de terrorisme, sur le plan de la déficience mentale, l’opposition dont le FSS est pire que le DRS… Puisqu’il y a un boulevard libre sans entraves devant elle et elle n’arrive pas à bouger.

    Le cinquième point est à faire mourir de rire : c’est ce qu’on appelle de l’humour noir…




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  • BRAHIM
    7 mars 2010 at 14 h 23 min - Reply

    Cher @radjef said, à mon avis il y a quelques chose d’étrange chez notre internaute @BOUKEZOUHA abdelouahab, depuis que je lis ses post on a l’impression que la dictature, les assassinats, les emprisonnements, les déportations, les résidences surveillées ne date que depuis …… 1991. Les assassinats des hommes politiques et de militants de la démocratie et des droits de l’homme il y en a eu à profusion, cher frère. En 1981 par exemple, une centaine de citoyens du mouvement culturel berbère ont été tués sans qu’il y ait eu pourtant un mouvement de protestation général en dehors de certaines personnalité de défense de droit de l’homme. Il faut arrêter de penser que le DRS a été inventé que pour lutter contre la mouvance islamiste. C’est l’Algérie toute entière, et ce depuis l’aube de l’indépendance, qui a souffert de la « dictature » et c’est pour cela que nous devons rester solidaire intelligemment pour la victoire de la démocratie et la chute de ce régime.




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  • radjef said
    7 mars 2010 at 15 h 30 min - Reply

    Bonsoir tout le monde.@Yacine, bonsoir. Ali Mecili, militant des droits de l’homme, est un fondateur du MALG qui avant son assassinat par le pouvoir, a tenté de reorganiser l’opposition. Il est passé concretement à l’action.
    Aujourd’hui, il faut expliquer pourquoi l’opposition est dispersée( cette opposition que feu Mecili a tenté de rassembler), pourquoi elle ne peut pas inquieter le pouvoir en place depuis plus d’un demi siecle et pourquoi elle ne peut pas repondre aux attentes legitimes des millions d’algeriennes et d’algeriens.Quelles ont été les pririotés et les objectifs de cette opposition de 1962 à ce jour? Et d’abord en avait elle? L’opposition connait elle suffisamment bien son adversaire et le terrain sur lequel elle doit lui livrer bataille? Les reponses, on ne peut pas les donner en accusant seulement le pouvoir. Se replier tout le temps derriere ces accusations qui donnent l’impression que le DRS EST INVINCIBLE,UNE CITADELLE infranchissable, c’est desarmer volontairement et de façon CRIMINELLE la nouvelle génération de militants qui veut rompre avec le populisme et qui aspire au veritable changement, sans les acteurs habituels,pour permettre au pouvoir de tirer les marrons du feu sans le moindre souci.Le pouvoir est fort, parceque on n’existe pas sur le terrain.
    Certains parmi vous disent que le DRS est fort et mechant. Soit! Que faire dans ce cas? Allons nous transformer LQA en club d’amis ou l’on s’embrasse par les joues chaque matin et nous soumettre au bon plaisir du DRS?Le danger de voir la demission, la peur et la resignation gagner les rangs de la nouvelle génération de militants est autrement plus grand lorsque nos ainés pour justifier la deroute et la faillite de l’opposition, se mettent tout betement, comme de vrais chaouchs,a parler de l’invincibilité du pouvoir et DRS. Non, messieurs, il faut rompre avec les visions romantiques et le populisme dégradant…Pour terminer, j’accepte les critiques de Yacine mais pas celles de Boukzouha. J’allais oublier de la poser cette question qui me hante chaque soir, et je la pose à vous Yacine: Si on avait une opposition bien établie depuis 1962, est ce qu’on aurait vecu ce cauchemar, est ce qu’on aurait assisté en temoins desabusés au moment ou des milliers d’algériennes et d’algeriens se faisaient decapiter par d’autres compatriotes au nom de la republique, de la modernité et de la democratie?




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  • tacili
    7 mars 2010 at 16 h 02 min - Reply

    Salut

    Peut etre que M.Radjef veut d’une facon ou d’une autre dedouaner le defunt Kasdi Merbah de certaines responsabilites ?

    Et contrairement a ce qu’il essaye de defendre le DRS n’est pas un ramassis de debiles mais renfrme un potentiel humain et intellectuel impressionant malheureusement utilise dans un sens anti-patriotique. Les sous estimer serait un manque de lucidite pour ne pas dire autre chose.

    Merci




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  • radjef said
    7 mars 2010 at 18 h 25 min - Reply

    Bonsoir tout le monde. Je ne dedouane personne. Peut-on dire de quelqu’un qu’il est intelligent alors qu’il va droit à la faillite? Je constate à mon grand regret que certains internautes à court d’arguments tentent de polluer le site…Le DRS peut-il valoir plus que zero, alors seul maitre du pays il a hypothequé le destin de la Nation en bradant les sacrifices de plusieurs générations d’algeriennes et d’algeriens? Le DRS peut-il valoir plus que zero lorsque plus d’un million d’universitaires sur les 1500000 que compte le pays sont reduits a vivre en indigenes dans la precarité, en exil? Le DRS peut-il valoir plus que zero lorsque la societé est depouillée de sa citoyenneté, de ses reperes identitaire, culturel et intellectuel, lorsque la violence, la corruption, le crime, le favoritisme…ensserre le pays comme une pieuvre? Je ne sous estime pas mais je ne sur estime pas. Les ecoles militaires algeriennes sont devenues de veritables cartels…Quel est dans les faits le vrai niveau intellectuel de nos officiers superieurs? Le sociologue Boukzouha, en principe, ne doit pas occulter cette réalité….La violence, l’arrogance et les abus sont le caractere dominant du faible. Ce DRS qui ne depasse pas zero nous a gouvernés, parcequ’on refuse de reflechir et de nous liberer dans nos têtes. Ce DRS est a l’image de ceux chargés d’embrouiller les pistes pour empêcher les algeriennes et les algeriens de dialoguer entre eux sur leur avenir, sur le bien et le mal, sur la verité et le mensonge.




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  • AMOKRANE NOURDINE
    7 mars 2010 at 19 h 25 min - Reply

    @ RADJEF la force cher monsieur en ce monde sert à asservir des gens. C’est la triste réalité. Novembre et ses idéaux sont autre chose.
    Simplement L’EMPIRE AMERICAIN est puissant car capable de soumettre le reste du monde. Ne fais pas semblant de ne pas comprendre. J’espère que je me suis bien exprimé sinon j’essayerai de mieux m’expliquer avec d’autres commentaires




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  • Brahim Younessi
    7 mars 2010 at 19 h 59 min - Reply

    Vous ne venez certainement pas d’une autre planète, cher Radjef, mais vous portez, par vos allégations injustes et inexactes, atteinte à la mémoire de nombreux militants qui ont payé de leur vie et dans leur chair leur opposition au système singulièrement de 1965 à 1988. En effet, dès le coup d’Etat du 19 juin 1965 l’ORP (organisation de la résistance populaire) a été fondée par le PCA et des militants de la gauche du FLN comme Mohamed Harbi et Hocine Zahouane. Ces derniers et Bachir Hadj Ali du PCA, par exemple, ont été arrêtés et sauvagement torturés. Un homme comme Mohamed Harbi dont tout me sépare politiquement et idéologiquement en garde encore aujourd’hui les stigmates. Il est souvent à Alger pour des conférences, rapprochez-vous de lui, il vous racontera son calvaire et celui de ses camarades. Sadek Hadjerès est encore de ce monde pour témoigner de ce que fut cette opposition à la dictature de Boumédienne. Lui-même a vécu des années durant dans la clandestinité. Et je n’ai pas d’affinités idéologiques avec l’ancien Secrétaire général du PAGS. Des étudiants de l’UNEA dont son président Houari Mouffok ont vécu les affres de la torture et de la prison.
    J’ai personnellement un grand respect pour ces militants dont j’ai partagé avec beaucoup d’entre eux cette aventure parce que, contrairement à d’autres qui pérorent aujourd’hui, ont pris de gros risques à cette époque là pour eux-mêmes et pour leurs familles.
    D’autres militants « islamistes » d’El Qyyam comme cheikh Abdelatif Soltani, cheikh Mesbah Houidek, Abassi Madani ou Ali Benhadj ont connu soit le banissement soit la prison pour les deux futurs dirigeants du FIS qui rencontreront, au début des années 80, à Tizi Ouzou, El Harrach, Serkadji, Berrouaghia ou Tazoult (ex-Lambèse) des militants berbéristes comme votre ami Ferhat Mehenni, des militants de la Ligue des droits de l’homme comme Ali-Yahia Abdennour, des militants trotskistes de l’OST comme Leila Souidi ou Louisa Hanoune, des militants « benbellistes » comme Mohamed Seghir Nekkache, ancien ministre de la Santé, et d’autres camarades encore du MDA, les partisans de Mustapha Bouyali comme Chebouti condamné à mort. La Cour de sureté de l’Etat a fonctionné sans cesse durant la période où, d’après vous, il n’y avait rien. Des militants du MDRA de Krim Belkacem assassiné en 1970 en Allemagne par la SM ont eux aussi été condamnés à mort comme Slimane Amirat dont la peine a été commuée en détention perpétuelle etc… Je n’oublie pas l’assassinat de Mohamed Khider à Madrid en 1967 et « l’exil » en 1978 à sidi Bel Abbès de Kateb Yacine ami intime de votre proche Ali Zammoum…
    Concernant Ali Mécili, il était certainement un militant des droits de l’homme mais il était avant tout un responsable politique du FFS dont il était le numéro deux. En effet, Ali Mécili et d’autres encore, toujours en vie, avaient conjugués leurs efforts pour donner une voix à travers notamment « Libre Algérie » qui devait initialement s’appeler « La Voix démocratique » et de la vigueur à l’opposition qui s’est rassemblée à Londres en décembre 1985.
    Voici, cher Radjef, très succinctement une réponse à vos multiples dénégations.
    BY




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  • tacili
    7 mars 2010 at 21 h 01 min - Reply

    Bonsoir,

    Cher Said Radjef

    Sauf votre respect quand vous accusez les participants d’être en cours d’arguments et qu’il veulent uniquement polluer le débat, j’espère que c’est juste un coup de colère passagère car jusqu’à maintenant ce sont vos arguments qui ne tiennent pas la route.

    Ce qui est en débat ici est la force réelle du DRS. Vous penchez vers l’opinion qui suggère que le département est une auto-intoxication ou une fabrication illusoire de nos esprits tordus et un reflet de notre faiblesse comme disait un commentateur. Alors que vos détracteurs, a force d’arguments historiques vous ont montre que les DRS est plus que vous ne le prétendez.

    Dans votre récent commentaire vous dites: « je ne sous-estime pas(le DRS) mais je ne surestime pas également ». Eh ben voila un progrès car quelques lignes auparavant vous lui donniez un zéro.

    Quel est l’enjeu de cette question ?

    Il y a une volonté manifeste de la part du DRS de se refaire une virginité avec sa compagne d’enquête sur Sonatrach et les autres scandales financiers. Cette opération de charme ne doit pas passer. Le train est passe et un sale ne peut enquêter sur un autre sale. Si au milieu de cette opération vous venez dire que le DRS est un ramassis d’idiots vous les dédouaner cher ami.

    Le peuple algérien doit connaitre l’architecture du pouvoir qui l’a réduit a un stock d’anecdotes et un ensemble de statistiques et sa pièce maitresse est le cabinet noir, nom médiatique du DRS et affilies.

    Je remercie au passage M.Younessi pour son rappel historique impeccable car il m’a fait l’économie de traiter du même sujet surtout dans son volet relatif aux relations DRS-islamistes dans les années 80, ce qui contredit hélas une autre fois une thèse centrale de notre ami Radjef.

    Merci




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  • Brahim Younessi
    7 mars 2010 at 22 h 00 min - Reply

    Que Ferhat Abbas, Benyoucef Benkhedda, Hocine Lahouel et cheirkh Kheirredine me pardonnent d’avoir omis de les citer dans mon bref rappel historique de l’opposition à l’intérieur du pays et à l’extérieur. Tous les quatre ont eu l’insigne courage de lancer à Alger un appel en 1976 au peuple algérien pour dénoncer les mascarades du système et appeler à la démocratisation des institutions publiques algériennes. Les pharmacies de Ferhat Abbas, à Sétif, et Benkhedda, à Hydra, ont été fermées, et les quatres signataires ont été placés dans des conditions indignes et sévères en résidence surveillée dans le grand Sud. A part cela, il ne s’est rien passé entre 1965 et 1988.
    BY
    BY




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  • BRAHIM
    7 mars 2010 at 22 h 30 min - Reply

    Je dis à l’internaute @Brahim Younessi, bravo c’est clair et net. On est tous dans la même galère. C’est pour cela qu’il faut unir nos forces pour vaincre ensemble la tempête et la houle pour arriver à bon port. C’est un objectif vital pour les enfants de l’Algérie.




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  • Larbi
    7 mars 2010 at 23 h 39 min - Reply

    Saha Brahim,
    Boumedienne pour faire payer scheikh Kheirredine son excès de zèle comme a tous les autres d’ ailleurs, l’ excès d’ avoir oublier qu’ ils étaient des sujets-escalaves et pas des citoyens. Boumediene a donc confisqué’ entre autres les usines de plastiques d’ Alger (des millions d’ euro en 1976) a Kheirredine pour etre detruits par leurs hommes ignares devenu directeurs d’ entreprises, c’ etaient l’ ENPC (filiale de Sonatrach).
    Tous ceux que tu as cite ont été traiter par Kasdi Merbah et Zerhouni comme des espions travaillant pour le Maroc. C’ est comme ceux de maintenant qui reçoivent des tampons Al-Qaida.
    C’ est toujours un plaisir de te lire. Salam




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  • Yacine
    8 mars 2010 at 0 h 26 min - Reply

    @Rajef Saïd

    Attention! Vous faites, peut-être, l’amalgame en deux notions complètement distinctes. L’agressivité et la dangerosité du DRS et la nature méprisable de son rôle aux conséquences ravageuses pour la Nation. À force de jongler entre les deux notions, vous brouillez les pistes et on ne sait pas quelle est votre perception exacte sur cette structure criminelle.

    J’ai du mal à vous suivre. D’un côté, vous avouez que vous ne sous-estimez pas le DRS (ce qui est prudent) et que vous admettiez qu’il enserre le pays comme une pieuvre (n’est-ce pas?) et de l’autre côté vous niez à ses éléments la faculté de penser d’agir à telle enseigne qu’il serait totalement stupide (je vous cite : « Le DRS qui est le poumon du régime, est tellement stupide qu’il ne sait pas distinguer entre le mal et le bien », etc.).

    Si je vous ai bien compris

    La notion de « le DRS ne vaut pas plus que zéro » n’est pas objective et peut être interprétée de plusieurs façons. Elle ne fait pas avancer les débats. On ne sait pas s’il s’agit de son pouvoir de nuisance avéré et que tout le monde reconnaît ou de la noblesse de ses actions que seuls ses laquais reconnaissent.

    Si vous ne réfutez pas le fait que le DRS est puissant et qu’il a pu étouffer tout un pays comme une pieuvre étoufferait sa proie avec ses tentacules, et c’est ce que la plupart des habitués de ce site pensent, il est étrange tout de même que vous attardiez sur un point secondaire comme le fait qu’il faut considérer le DRS comme « walou » sur le plan intellectuel. Dire que G.W. Bush, avec ces célèbres impairs, était un idiot n’a pas avancé les rebelles irakiens à libérer leur pays…

    Ces considérations ne changent rien au fond du problème qui est celui de la capacité du DRS à assurer la sécurité et la pérennité d’un régime tyrannique qui en retour le couvre par une impunité totale. Il ne faut pas oublier sa capacité de réprimer et de neutraliser l’opposition qui, par peur, par lâcheté, par paresse ou naïveté, attend que les alouettes tombent toutes rôties.
    Donc, les faits sont là et ils sont têtus et il faut en tenir compte par tous les mouvements qui veulent un changement. Considérer le DRS comme « zéro » serait une grave erreur.

    Que faire ?

    A votre question « que peut faire l’opposition dans ce cas? ». Ma réponse est simple et je l’ai déjà exprimée il y a plusieurs mois. Elle se résume dans le militantisme actif sous forme d’actions politiques pacifiques déterminées et soutenues. La première de ces actions, serait d’investir sporadiquement et régulièrement la rue à chaque coup tordu du pouvoir y comprit contre le DRS. Le cas de Majnoun par exemple ne doit pas passer sous silence. C’est un non-sens que de garder le silence sur ce cas de transgression flagrante de la loi. Appeler à mettre fin à cette iniquité et cette impunité qui planent sur nos têtes tous. Si les syndicats ont pu manifester, l’opposition peut le faire. Si les services de sécurité s’en mêlent par des répressions comme à l’accoutumée, il y a la diaspora en exil qui doit être associé à ces mouvements et prendre seule le flambeau par moment.

    Et ce qui me tient personnellement à cœur, c’est faire réactiver les appels à une commission d’enquête sur les grands massacres perpétrés les années 90. Ces appels ne doivent pas être seulement par des textes diffusées sur Internet, mais bien par des manifestations, des sit-in devant les ambassades algériens et à la descente d’avion de tout haut responsable algérien dans le monde entier. Ceux qui ont été massacrés n’étaient pas des chiens, mais ils étaient des êtres humains en chair et en os, ils étaient nos frères, nos sœurs et nos enfants. Les oublier serait une deuxième tragédie pour eux.
    De cette façon que le DRS se dégonflera et deviendra un vrai walou (devant le peuple) et que la fierté et la souveraineté, avec lesquelles ils se plastronnent, retourneraient aux dignes héritiers de la guerre d’indépendance : le peuple source de tout pouvoir.

    Amicalement




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  • radjef said
    8 mars 2010 at 9 h 42 min - Reply

    Bonjour tout le monde. La resistance est acte sincere permanent qui ne peut se contenter en aucun d’une seule action ou d’un seul appel. Certains parmi vous, des ainés rompus au militantisme depuis les années 60, vous savez mieux que moi comment on doit faire pour retablir la democratie dans notre pays. Ce n’est pas l’adversaire qui est fort, c’est nous autres qui sommes faibles…Un exemple pour illustrer que je vais exprimer comme ça de façon crue pour montrer notre faiblesse: la greve des enseignants et des medecins n’a pas mobilisé un cinquieme de la population de ce qu’a mobilisé en une seule rencontre l »equipe nationale de foot contre la Serbie…Un chirurgien qui vit dans la precarité aprés plus de 12 heures de travail par jour, en sauvant des vies humaines…De même pour nos freres de l’edution qui sont renumerés moins qu’un GLD repris de justice…Avons nous tenté de les aider, de nous mobliser à leurs cotés pour elagir le front de la contestation? Les rares ecrits qui sont parus ici et la exhortaient les enseignants et les medecins à reprendre le chemin du travail, comme si leur greve allait nous ruiner et non nous liberer…Pourquoi Boudiaf à t-il prononcé la dissolution du PRS? Et qu’a t-il dit en prononçant cette dissolution? Que pensait F Abbas de l’opposition? Comment les veterans du mouvement national ont-ils qualifié leur action de 1962 a 1988?…Il faut savoir pourquoi on a echoué, au lieu d’attribuer à un tas d’idiots dirigés de Paris , de Washington ou de Moscou et de Londres une intelligence hors du commun.@tacili, bonjour. Jusqu’a 1990, l’armée algerienne recrutait sans poser de vraies conditions. Pour être officier, il suffit d’avoir le niveau 3eme as. la majorité des officiers superieurs n’ont pas le bac…Exclus du lycée ou du college, ils ont rejoint les ecoles militaires…Ces gens là, je les connais, vous les connaissez, nous les connaissons et tout le monde les connait. Et la formation qu’ils reçoivent dans leurs ecoles militaires n’a rien de special, hormis le fait qu’ils apprennent a perfectionner l’art du « haf »…Donc cette armée, c’est a dire notre adversaire, qui detient le pouvoir depuis 1957 a ce jour, n’est pas ce qu’on imagine. Ce qui nous manque a nous,à l’opposition, c’est la discipline, l’organisation et la sincerité dans l’engagement.




    0
  • BOUKEZOUHA abdelouahab
    8 mars 2010 at 10 h 54 min - Reply

    Salam,

    Internaute Brahim, vous me lisez mal. Contrairement à ce que vous affirmez, je n’ai pas cessé de dire et de répéter à Radjef Saïd que l’opposition existe depuis 1962. C’est ce dernier qui prétend qu’elle n’existe que depuis 1988. Relisez les réponses qu’il a faites à mon ami Brahim Younessi.




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  • radjef said
    8 mars 2010 at 15 h 12 min - Reply

    Bonsoir tout le monde.@Adel, bonsoir. Il n’y a aucun amalgame dans ce que je dis. Le DRS, sans l’hypocrisie et l’avidité de l’Occident qui le maintiennent en vie, ne vaut pas plus cher qu’un zero à la puissance n. C’est a nous , les jeunes d’aujourd’hui, qu’appartient la decision de reapproprier notre souveraineté…L’assassinat de Mecili, la France a livré les moyens et le pouvoir algerien a appuyé sur la gachette…De même pour le contrat de Rome, l’Occident n’a pas lesiné sur les moyens pour provoquer l’echec de ce contrat et sauver le systeme en place…Toutes les chancelleries occidentales savent qui tuent, qui torturent,qui a proscrit les élites…CES MËMES CHANCELLERIES ONT OFFERT LEUR ASSISTANCE A DES POLICIERS ALGERIENS DEGUISES EN OPPOSANTS POUR ENCADRER LES MILLIERS D’UNIVERSITAIRES CONTRAINTS A L’EXIL.J’ai posé des questions sur l’opposition, sur ce que celle-ci fut avant 1988, personne ne repond,mais on me repond en filigrane en justifiant l’absence de celle-ci par la force et l’intelligence de la police politique algerienne…Je travaille comme manoeuvre chez des maçons, je transporte du matin au soir des sacs de ciment sur mon dos, je vaux un peu plus cher que vous, messieurs les intellectuels.




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  • Yacine
    8 mars 2010 at 16 h 43 min - Reply

    @Radjef Saïd

    Je pense que votre dernier message est adressé à moi puis que vous avez parlé de l’amalgame.

    Réponse à votre regard bien clair maintenant…

    Ben, vous avez raison. Que vaut un peuple d’ignares avec ses intellectuels imbéciles, en effet ? Il mérite d’être étouffé par les zéros du DRS qui nous sont tombés d’une autre planète en l’an de grâce 1988. Car avant cette date fatidique, le peuple vivait dans la paix et la prospérité…

    Une analyse qui fait des insultes et des imprécations contre l’ennemi une fixation, est-elle sérieuse?
    Une analyse qui fait de la main étrangère (la source principale de nos malheurs est-elle crédible?

    C’est la France qui tué Mecili, à présent!? Demain on apprendra que l’Espagne était le commanditaire de l’assassinat de Mohamed Khider et l’Allemagne celle de l’Assassinat de Krim Belkacem. Dans un article très récent, on a même appris aussi que c’est la France qui manipulait le GIA…

    Continuons comme ça et on arrivera peut-être à une solution…

    =================
    Gardons encore une fois, chers frères Yassine et Saïd, notre calme et évitons ces débordements verbaux.
    Fraternellement.
    Salah-Eddine




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  • radjef said
    8 mars 2010 at 17 h 26 min - Reply

    Bonsoir tout le monde.@Yacine, bonsoir. Je ne vous ai pas ciblé.J’ai un grand respect pour vous, même si vous ne partagez mes idées. Dans tous les cas, je vous demande pardon à vous ainsi qu’à ceux qui sont intervenus dans ce forum. Par ailleurs, je demande pardon à l’honorable Ghazi Hidouci et à notre ami D Benchenouf pour avoir depasser le sujet en débat ici.




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  • Adel
    8 mars 2010 at 18 h 51 min - Reply

    Comment se fait-il que des individus médiocres, n’ayant peut-être jamais lu aucun livre de leur vie, dirigent le pays depuis 1962 et imposent leur volonté à tout un peuple et aux intellectuels bardés de diplômes et capables de manipuler les concepts les plus abstraits?

    Telle est la question que pose, d’une manière indirecte, notre ami radjef said.

    Quelques pistes pour une réponse :

    – Le pouvoir dans notre pays est encore régi par les règles tribales traditionnelles : le chef s’impose par ses vertus guerrières et non par sa sagesse et ses connaissances.

    – L’action est supérieure à la connaissance : celui qui agit, même s’il est mu par ses seuls instincts, domine celui qui acquiert un savoir mais est incapable d’agir. Des intellectuels qui n’ont pas le courage d’agir n’ont aucune prise sur l’histoire. Les 6 qui ont créé le FLN n’étaient pas des intellectuels, mais ils avaient pris l’initiative de déclencher la lutte armée. La faiblesse des intellectuels dans le mouvement national durant la période 45-54 a donné sa principale caractéristique au pouvoir algérien postindépendance : domination du politique et du civil par le militaire.

    Ceux qui composent le DRS sont peut-être des médiocres incapables d’aligner deux phrases, mais ils agissent (manipulation, complots, assassinats, etc.)

    Question : pourquoi les grands perdants dans la lutte pour le pouvoir de la période 62-65 – Ait-Ahmed, Boudiaf, Krim, Ferhat Abbas, Benkhedda, etc. – ont-ils été incapables de (n’ont jamais cherché à) s’unir ? N’ont-ils pas failli de ce point de vue là ? Manque de clairvoyance ? Incapacité de mettre de côté les rivalités personnelles (chacun d’eux se voyant comme le leader historique de la Révolution) pour défendre la démocratie ?

    Des civils divisés et habités par la peur face à une armée commandée par des médiocres sans scrupules, mais unie : telle a été la donne jusqu’à présent.

    Les intellectuels algériens de 2010 sont-ils prêts à s’unir et à descendre dans la rue, à se faire tabasser, emprisonner et torturer pour que triomphe la démocratie ?




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  • Ammisaid
    8 mars 2010 at 20 h 15 min - Reply

    Assalam, azul, bonsoir
    Pour résumer l’histoire de l’opposition Algérienne toutes catégories confondues depuis 1954, je dirai qu’elle vaut: 1500000 millions chouhadas + 400 maquis FFS+ 5OO OCTOBRE + 200000 décennie noire + 126 printemps berbères + 20000 disparus (ils ne sont pas dans la poche de sa Fakhamatouhou)+ au moins 3000000 d’exilés forcés + des centaines de harragas+ des centaines de journalistes, d’intellectuels, de cadres, d’hommes politiques…assassinés un à un proprement, froidement, doucement, tranquillement, calmement, sereinement, méthodiquement…+ des centaines de milliers d’hommes déportés dans le sud, torturés impitoyablement, privés durant des années de toutes liberté, humiliés…+ des centaines de milliers de carrières brillantes, lumineuses, irremplaçables, sincères, honnêtes, patriotes…ont été brisées à jamais, minutieusement castrées, ignorées royalement, détruites sans concession, sans pitié et sans regrets…+ des célibataires à jamais (hommes et femmes)+ des familles explosées, cassées, divisées, éclatées, endeuillées, massacrées…+ des centaines de jeunes filles et de veuves violées, réduites à la prostitutions, des travaux humiliants + des millions de fous, de toxicomanes, d’alcooliques, de déprimés, handicapés à vie (ils étaient normaux avec un corps intact, sur le chemin de l’opposition, ils avaient une main, un bras, une jambes ou plusieurs membres…), des maladies de plus en plus chroniques et invalidantes…+ des chômeurs par millions…
    Pour ne pas vous déprimer, j’arrête là. Tous ces Algériens et ces Algériennes sont des opposants à système impitoyable, inconscient et inhumain. La lutte n’a jamais cessé, le résultat est médiocre car les divisions sont les lots de cette opposition et car le pouvoir agit, tue, viole, torture, vole, exploite nos frères et soeurs…sans se poser de question et sans se torturer l’esprit. Ils avaient voulu le pouvoir et ses privilèges, ils l’ont pris et tuent, répriment et massacrent tous ceux et celles qui avaient essayé de le leur reprendre.
    Mawkman Alhamdou liAllah ma gheltagh esthaghfir Allah
    Fraternellement à toutes et à tous




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  • Yacine
    8 mars 2010 at 20 h 24 min - Reply

    @Rajef Said

    Je vous respecte également et je respecte vos opinions de fond, qui sont les miennes et aussi vos opinions que je ne partage pas. Comme j’apprécie beaucoup votre modestie et vos contributions et vos participations aux débats.

    Je ne pense pas que les échauffourées dialectiques vont changer ce sentiment. J’ai seulement une tendance à battre hâtivement la mesure de la musique que j’entends jouer.

    Merci à Salah-Eddine d’avoir calmé le jeu.




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  • IDIR
    8 mars 2010 at 20 h 44 min - Reply

    « L’HEURE A SONNE »

    Lorsque l’histoire se répète, la première fois c’est une tragédie, la seconde une farce. Nous devons, apprendre et comprendre que l’Opposition en politique est devenue au XXIe siècle « vieux jeu », les anglais parlent de « stuffy ». Aujourd’hui, en Algérie, l’exemple de Mme Meriem Mehdi, les médecins grévistes, les enseignants, les mal-logés de Diars chems, entre autres, ne sont pas dans l’opposition.

    En Occident, l’expression opposition est « caduque », parce qu’en face, il y a du vide. On ne peut pas affronter une chose qui est absente. C’est au Peuple algérien, de dire que « l’heure a sonné », il ne faut pas que notre pays tombe dans le gouffre de la corruption, par la faute de certains individus et des politiciens. Le peuple algérien se réveille, lentement, après une anesthésie de longue durée, – plusieurs décennies, ne l’oublions pas – pour réclamer son droit.

    L’individu, donc, souhaite éprouver le sentiment de sa propre humanité, vivre conformément à ses qualités propres. Le citoyen aspire à la dignité, de même qu’il aspire à la force… la force face à la nature, face aux événements, la force face à la tyrannie d’autrui mais également face à ses propres désirs ; la force de réaliser ses objectifs, d’accomplir ses devoirs, la force morale qui, pour le citoyen, compense la faiblesse physique, l’impuissance et l’insuffisance propres à sa nature, tout simplement, face au destin, face à la mort, face à la société avec toutes ses multiples tensions.

    Selon Gustave Le Bon « L’histoire d’un peuple ne dépend pas de ses institutions mais de son caractère, c’est-à-dire de sa race » (Lois psychologiques de l’évolution des peuples, p.90).

    Les idées sont le moteur des civilisations et de l’évolution des peuples. Mais « l’étude des diverses civilisations qui se sont succédé depuis l’origine du monde, prouve qu’elles ont toujours été guidées dans leurs développements par un très petit nombre d’idées fondamentales. » (Lois psychologiques de l’évolution des peuples, p.104).

    Les images les plus susceptibles d’impressionner les foules sont les images simples et fortes :
    « Tout ce qui frappe l’imagination des foules se présente sous forme d’une image saisissante et nette, dégagée d’interprétation accessoire, ou n’ayant d’autre accompagnement que quelques faits merveilleux : une grande victoire, un grand miracle, un grand crime, un grand espoir. Il importe de présenter les choses en bloc, et sans jamais indiquer la genèse. Cent petits crimes ou cent petits accidents ne frapperont aucunement l’imagination des foules ; tandis qu’un seule crime considérable, une seule catastrophe, les frapperont profondément, même avec des résultats infiniment moins meurtriers que les cent petits accidents réunis » (pp.36-37).

    C’est pourquoi « la foule n’étant impressionnée que par des sentiments excessifs, l’orateur qui veut séduire doit abuser des affirmations violentes ». « Connaître l’art d’impressionner l’imagination des foules c’est connaître l’art de les gouverner » (p.37).
    Il faut donc procéder par affirmation, utiliser la répétition et jouer de son prestige personnel.
    A MÉDITER




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  • IDIR
    8 mars 2010 at 23 h 04 min - Reply

    Guerre et mensonge (2/3)

    Le 11-Septembre et la crise économique aux États-Unis
    par Giulietto Chiesa

    Extrait : Cette affaire du 11-Septembre a donc tout l’air d’avoir été une grande opération politique. Les dirigeants états-uniens se préparaient au grand affrontement, mais un peu plus tard. Il y a eu un imprévu. Et l’imprévu, c’est que l’Amérique s’est arrêtée. Pendant vingt ans, on nous a raconté que le modèle états-unien était le meilleur, que la locomotive US dominait le monde et qu’il n’y avait rien d’autre à faire que d’imiter « l’Amérique » ; le plus beau, c’est qu’on continue, malgré tout, à nous le répéter. Mais il y a eu un accident, l’Amérique s’est arrêtée.

    On nous a fait savoir en novembre 2001 que les Etats-Unis était entrée officiellement dans une phase de récession et novembre, comme on le sait, vient après septembre. Mais tandis qu’on nous annonçait cette belle nouvelle, on nous a aussi dit qu’eux (ceux qui commandent) le savaient depuis avril 2001, et avril, comme on le sait, vient avant septembre. Lorsque j’ai lu cette nouvelle, j’ai songé : parbleu, huit mois pour donner au monde entier l’information la plus importante des vingt dernières années !

    Puis, je me suis demandé : ces huit messieurs qui se sont réunis à Gênes pour le sommet du G8, en juin 2001, ils savaient que l’Amérique était arrêtée ou ils ne le savaient pas ? S’ils le savaient, ils nous ont raconté un tas de bobards. Ils se sont réunis en sachant que les États-Unis étaient en crise et ils ne nous l’ont pas dit. Si, en revanche, ils l’ignoraient, cela veut dire que ces huit messieurs appartenant au directoire du monde ne possèdent pas les informations essentielles sur la situation mondiale. Mais alors, qui a ces informations ?

    Si nous ajoutons à cela que durant ces mois fatals, d’avril à novembre, on a assisté à l’effondrement de l’une des plus grandes multinationales de l’énergie, Enron Corporation, que faut-il en penser ? 40 000 personnes jetées sur le pavé d’un seul coup ; une entreprise ruinée ; deux mille milliards de dollars envolés, dérobés par un groupe dont le chef s’appelait Kenneth Lay : ami intime de George Bush, il avait aussi financé une grande partie des campagnes électorales de Bush, de Dick Cheney et de Donald Rumsfeld. Tout cela ne vous paraît pas bizarre ? Il y a trop de coïncidences pour penser que le 11-Septembre soit arrivé par hasard.

    Derrière cet événement, il y a une grande opération. Finie l’époque du grand ennemi russe, l’Union soviétique a disparu depuis dix ans et la mondialisation s’est arrêtée. Qui l’a arrêtée ? Y a-t-il un coupable ? Ce ne peut pas avoir été Oussama Ben Laden, lui est arrivé après. Cela veut donc dire que l’Amérique s’est arrêtée toute seule. Ils s’étaient persuadés — et ils en avaient persuadé le monde entier — que leur mondialisation aurait continué telle quelle pour l’éternité. L’histoire était finie et il ne devait plus y avoir de crises cycliques.

    Mais tout à coup, la machine états-unienne s’est arrêtée ; c’est-à-dire, à ce qu’il semble, que l’histoire est revenue à la vie. Et tout finit par se payer. Alors voilà qu’un élément de diversion est devenu extraordinairement opportun. Oussama Ben Laden a été le deus ex machina qui a permis de détourner l’attention de la planète, de la distraire du désastre et, dans le même temps, d’allumer un moteur qui remplace celui qui s’était cassé. Il fallait créer un grand ennemi et cet ennemi intermédiaire s’est appelé Islam.

    Intermédiaire et transitoire. On s’en servira tant qu’il s’avèrera utile. Le véritable ennemi, je l’ai décrit plus haut et il ne me reste plus qu’à revenir d’où je suis parti : le système d’information fonctionne pour nous fournir une version des faits qui ne correspond pas le moins du monde à la vérité des choses. Il nous interdit donc de comprendre ce qui se passe, nous et tous les millions d’individus, d’hommes et de femmes qui s’émeuvent et souffrent devant les écrans de télévision.

    Source : http://www.voltairenet.org/article164025.html




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  • Brahim Younessi
    9 mars 2010 at 0 h 16 min - Reply

    Saha Khouya Larbi, inchallah koulkoum bikhir. Tu as tout à fait raison, comme ses deux amis, cheikh Kheirredine a été spolié. Son usine a été purement et simplement nationalisée. Mais ces hommes de conviction dont nous parlons, en dépit des erreurs qu’ils ont commises, en particulier Ferhat Abbas, n’ont jamais baissé les bras, ils ont continué à se battre dans l’indifférence et quelquefois la dérision. Ils n’ont pas « renoncé à défendre ce qui est juste » comme l’avait recommandé cheikh El Bachir El Ibrahimi au président des Amis du Manifeste et de la Liberté en 1945 alors qu’ils se trouvaient après les événements du 8 mai dans la même cellule de la prison de Constantine.
    Tu le sais aussi bien que moi mon cher Larbi, tant de nos compatriotes ont subi l’innommable depuis que notre pays a accédé à son indépendance. Hélas, l’armée algérienne a produit des tortionnaires, mais pas de général de Bollardière.
    BY




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  • radjef said
    9 mars 2010 at 9 h 30 min - Reply

    Bonjour tout le monde.@Adel.Depuis mon adolescence, je trainais derriere Ali Zammoum…J’etais loin de connaitre ma region; j’ai toujours pensé que ces vieux paysans recroquevillés dans leurs burnous ignoraient tout des secrets de la vie…Mais devenu adulte, j’ai decouvert dans ces villages d’Ighil Imoula, de Tafoughalt, d’Ait Imghour, de Tizra Aissa, des Ait Koufi des temoins de notre histoire, des hommes et des femmes humbles qui savent ce que sont l’experience humaine et le sacrifice pour la patrie…Des hommes et des femmes qui étaient au coeur des evenements mais qui par sagesse n’ont pas voulu brader les sacrifices de plusieurs générations et donner l’occasion a la colonisation de revenir sur ses pas apres les Accords d’Evian…Ces hommes et ces femmes se sont effacés pour laisser la place à des mercenaires sans scrupules…A Alger et à Khenchela, a Batna à l’Ouest du pays, j’ai eu l’immense privilege de rencontrer des femmes et des hommes d’exception qui ont preferé s’effacer aussi devant ces mercenaires qui nous gouvernent aujourd’hui pour ne pas mettre en jeu l’independance de notre pays…J’ai appris beaucoup de leur sagesse, de leur courage, de leur sincerité et de leur sourire qui en dit long sur les chefs imposteurs qui n’avaient guere de passé revolutionnaire. On est en Algerie et on se connait les uns les autres…Autre chose, merci d’avoir interpreter correctement ma pensée.




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  • Brahim Younessi
    9 mars 2010 at 13 h 43 min - Reply

    La question du savoir et du pouvoir est une question philosophique. Le savoir confère-t-il ou doit-il nécessairement conférer le pouvoir ? Les candidats au Baccalauréat ont souvent planché sur ce sujet. Je ne vais donc pas me lancer dans cette dissertation qui va nous entraîner assez loin, au moins jusqu’à Platon.
    Si je vous comprends bien, Adel, le savoir légitimerait le pouvoir ?
    Je ne veux pas, non plus, me lancer dans le discours sur la validation universitaire qui serait le sésame de l’exercice du pouvoir. Dans ce cas, il faudra soumettre la présidence de la République et toutes les fonctions électives au concours. Dans quel type de régime serions-nous ? Technocratique ? Aristocratique ? Pierre Bourdieu a travaillé à la fin des années 80 en France sur cette noblesse d’Etat.
    D’après votre raisonnement, si les dirigeants actuellement au pouvoir étaient, comme vous dites, « bardés de diplômes », vous les accepteriez, ils seraient légitimes à vos yeux ?
    Je ne reconnais, pour ma part, qu’une seule légitimation pour accéder au pouvoir : le suffrage universel. Seul le peuple confère le pouvoir à qui bon lui semble digne de l’exercer.

    BY




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  • tacili
    9 mars 2010 at 17 h 09 min - Reply

    @ Adel,

    Citation : « Les intellectuels algériens de 2010 sont-ils prêts à s’unir et à descendre dans la rue, à se faire tabasser, emprisonner et torturer pour que triomphe la démocratie ?  »

    C’est la question a un milliard de dollars.




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  • Adel
    9 mars 2010 at 18 h 02 min - Reply

    @Brahim Younessi

    Bonjour,

    Cette question est en effet complexe et je ne pense pas être suffisamment armé pour en discuter. Mon commentaire se voulait juste un écho à un certain nombre d’autres interventions qui mettaient en évidence la médiocrité du DRS et de ceux qui nous gouvernent, d’une façon générale.

    Le mot pouvoir me semble être un mot-valise dans lequel chacun met ce qu’il veut bien y mettre. C’est quoi, le pouvoir?

    Pour simplifier et rester à un niveau de discussion qui est à ma portée, je dirais que, dans un pays, il y a le peuple d’un côté et l’Etat de l’autre (on peut aussi parler de gouvernés et gouvernants). L’Etat se compose d’institutions. Dans le monde complexe d’aujourd’hui, il serait illusoire de croire qu’on peut diriger et faire fonctionner ces institutions sans acquérir un savoir (savoir-faire) particulier. Il reste cependant que le peuple a aussi un droit de regard sur la gestion de ces institutions. Dans notre pays, en théorie, c’est lui (c’est-à-dire la majorité) qui élit le Président, les députes, les maires, etc. Il choisit qui il veut, même des analphabètes. C’est son droit. Je pense que plus une assemblée contient de représentants de toutes les couches, classes, corporations, etc. de la société, plus elle sera représentative de la réalité sociale et plus elle a de chances de réussir dans sa mission.

    Des gouvernants compétents feront certainement un meilleur travail que des gouvernants incompétents. Le savoir (savoir-faire) est aujourd’hui un composant essentiel de la compétence. Un individu analphabète peut-il diriger un ministère? Peut-il être Président de la République?

    Ceux qui ont le savoir et le savoir-faire sont plus aptes à occuper des postes de direction que ceux qui ne les ont pas ; c’est un fait qui me semble aller de soi. Ce savoir ne leur donne pas le droit, cependant, de mépriser et de mettre à l’ écart le reste de la population et de se constituer en caste coupée du peuple. Si on respecte le principe de base de la démocratie – une personne, une voix – alors toute personne, quelque soit son niveau d’instruction, a le droit de demander des comptes sur la gestion de la chose publique et ceux qui gèrent se doivent de lui fournir toutes les explications nécessaires.

    Pour revenir à la question du pouvoir en Algérie, tout le monde s’accorde pour dire que les vrais décideurs sont les généraux, le DRS étant l’appareil préventif-répressif qui met en œuvre leurs décisions secrètes et protège leurs intérêts. Le problème du DRS, c’est d’abord le fait qu’il échappe à tout contrôle par les instances élues (Président, Assemblée Nationale). Il est illégal. Pour ce qui est du Président et des députés, il y a un problème de légitimité. Ils n’ont pas été régulièrement élus (élections truquées, partis fantoches).

    Il y également un problème de compétence. Le système algérien, fonctionnant depuis 62 par la cooptation et le clientélisme, ne permet pas aux meilleurs d’accéder aux postes de responsabilité, sur la base d’une saine compétition.

    Il y a donc au moins trois problèmes : illégalité (fonctionnement du DRS), illégitimité et incompétence.

    L’histoire du système politique algérien depuis l’indépendance, évoquée à maintes reprises sur ce forum, permet de comprendre comment, à partir de la victoire de la coalition EMG-Ben Bella sur le GPRA-ALN intérieure, en 62, renforcée par le coup d’Etat du 19 juin 65, un groupe de colonels a privatisé l’Etat, en dehors de tout contrôle populaire. La création et le renforcement continu de la SM (devenue DRS), commandée par un groupe très restreint d’officiers supérieurs a renforcé le caractère dictatorial et policier de l’Etat. L’Etat algérien a toujours été, comme l’a si bien dit Harbi, l’Etat de l’armée, non l’Etat du peuple algérien.

    Le sujet est vaste, cependant, et d’autres intervenants pourraient peut-être nous éclairer.




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  • Adel
    9 mars 2010 at 19 h 58 min - Reply

    J’aimerais si vous le permettez revenir sur le sujet de la médiocrité et de l’incompétence de nos gouvernants et de ceux qui dirigent le DRS en particulier.

    Comme j’ai déjà eu l’occasion de le dire dans d’autres commentaires, il me semble erroné de situer l’action du DRS en dehors de la lutte que mène la classe bourgeoise parasitaire depuis des décennies pour accumuler des richesses et consolider son pouvoir.

    Dans les pays occidentaux la classe bourgeoise s’est formée petit à petit et a conquis le pouvoir en mettant en œuvre des compétences réelles. Des philosophes, des hommes de science, des généraux, des entrepreneurs brillants ont participé à cette œuvre qui a duré des siècles. L’ascension de cette classe a aussi été accompagnée par des guerres de conquête en Amérique, en Asie et en Afrique, guerres dont le but était la mainmise sur les territoires et les richesses naturelles. La traite des Noirs en a été l’un des épisodes les plus sombres. Cette classe, qui est aujourd’hui la classe dominante dans tous les pays développés, a su s’adapter : le capitalisme du 21ème siècle est plus présentable que celui du 19ème. Une importante classe moyenne s’est également constituée au fil des siècles et elle dispute aujourd’hui l’hégémonie à la bourgeoisie.

    Dans notre pays, la bourgeoisie traditionnelle , ou ce qui pourrait s’en rapprocher, par sa politique de collaboration avec le pouvoir colonial, s’est discréditée aux yeux des nationalistes radicaux d’origine plébéienne qui ont progressivement dominé le champ politique entre 45 et 54 et elle a été réprimée par le pouvoir après l’indépendance (la nationalisation de Tamzali par Ben Bella en étant un exemple). Malgré les déclarations de principe en faveur du socialisme, le pouvoir de Boumediėne a cependant objectivement ouvert la voie à la constitution d’une nouvelle classe bourgeoise issue de la caste militaro-bureaucratique qui tenait les rênes du pouvoir. Cette classe a pris conscience de sa force et de ses ambitions après la mort du dictateur. Elle a commencé à agir pour renforcer son pouvoir. Elle n’a cependant jamais eu en son sein les compétences qui auraient pu diriger ce combat de manière intelligente. Elle a donc eu recours aux procédés les plus brutaux et les plus archaïques : l’arbitraire et la force. Je détiens le pouvoir, je fais ce que je veux, « welli ma 3edjbouch elhal… »

    Le DRS est l’arme absolue de cette classe. Elle n’a besoin ni de philosophes, ni d’entrepreneurs, ni d’officiers brillants. Tant que le pétrole coulera, elle aura encore de beaux jours devant elle. Alors que sous d’autres cieux, la bourgeoisie doit faire preuve d’une réelle compétence dans la direction des affaires pour garder la confiance des couches les plus larges, y compris les prolétaires, chez nous, les généraux félons et le DRS sont le seul think-tank. Et lorsque les « gueux », excédés par tant d’incompétence, de duplicité et de trahisons, se révoltent, la grande artillerie est sortie : terrorisme, torture, 200 000 morts, 30 000 disparus.

    Vous avez dit savoir ?




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  • radjef said
    9 mars 2010 at 20 h 08 min - Reply

    Bonsoir tout le monde. Darwin, au secours!




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  • radjef said
    10 mars 2010 at 9 h 08 min - Reply

    Bonjour tout le monde. La science, le savoir, l’art et le talent permettent à la democratie de mieux s’exprimer, ils permettent à la societé de s’elever aux grandes vertus…Mais que devient le savoir lorsqu’il se met, comme c’est le cas chez nous, au service de l’ignorance, de la ruse et des faux semblants?




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  • Brahim Younessi
    11 mars 2010 at 20 h 09 min - Reply

    Adel, le mot pouvoir pose un problème polysémique. Limitons-le, pour l’instant, à l’action et au commandement, qui ne concernent pas uniquement le pouvoir politique. Mais c’est le pouvoir politique qui nous intéresse ici. Alors plutôt que de parler du pouvoir, posons la question de savoir qui doit gouverner ? A vous lire, je crois comprendre que cette fonction appartiendrait de fait à l’élite intellectuelle. Cette conception de type tribal de la dévolution du pouvoir politique est contraire à l’organisation d’une société démocratique qui repose sur le droit. Depuis Machiavel, il existe une école de pensée politique qui attribue à l’élite un rôle primordial du fait de sa supériorité naturelle sur les masses. Sans doute, l’influence de la Rome antique qui séparait les Patriciens et les Plébéiens, les uns devant forcément dominer et gouverner les autres. Le XIXème siècle a particulièrement été marqué par la réaction de l’école élitiste à l’idéologie démocratique parce que celle-ci pose le principe de l’isonomie et postule à l’égalité de tous, que nous soyons pauvres ou riches, faibles ou puissants.
    Des théoriciens comme Vilfredo Pareto, Gaetano Mosca ou Roberto Michels ont incarné cette pensée élitiste qui, à maints égards, a inspiré le fascisme.
    Et telle que vous posez cette question du pouvoir ou de la gouvernance (Pareto distinguait, quant à lui, l’élite gouvernementale et l’élite non gouvernementale, de son côté, Mosca a forgé le concept de « classe politique »), laisse penser que vous privilégiez, comme le suggère Pareto, le renouvellement des élites par le combat, faute de leur intégration, par l’élite gouvernementale en place.
    Même si l’idée de la supériorité naturelle et psychologique des élites a été répudiée par les théoriciens contemporains, déjà Mosca avait pris ses distances avec cette idée pour définir les élites selon la supériorité de leurs compétences dans l’organisation, ce qui vous semble être tout à fait acceptable, il n’en demeure pas moins que l’on continue encore a séparé les masses et la classe des dirigeants.
    Pour le sociologue américain James Burnham, par exemple, c’est les managers qui représentent l’élite dans « l’ère des organisateurs » que nous vivons. A ce sujet, nous assistons depuis quelques années à des polémiques nombreuses à propos du pouvoir grandissant et des rémunérations scandaleuses de ceux que l’on appelle les grands patrons qui forment la super élite managériale des entreprises mondialisées. Le règne de l’expert qui n’est pas l’intellectuel dont le rôle est de produire des idées et de donner du sens à sa société a, notablement, réduit, par ses décisions ou ses conseils, les marges de manœuvres de la démocratie. Cette situation est particulièrement manifeste dans le monde de l’entreprise où la démocratie sociale est évanescente tant le capital domine les rapports sociaux. La technique et la technologie que détiennent les élites économiques sont indéniablement les vecteurs de la domination politique.
    Son compatriote Wright Mills parle, quant à lui, dans « l’élite du pouvoir » (1969) d’un « groupe de statuts » pour caractériser les élites institutionnels qu’elles soient économique, politique ou militaire. Ces trois types d’élites constituent pour Mills le « triangle du pouvoir ».
    Ce triangle du pouvoir correspond-t-il vraiment à ce « gouvernement de l’esprit » de Paul Valéry qui appelait à la fin des années 30 dans « Regards sur le monde actuel » à la raison des intellectuels pour sauver l’Europe de la décadence.
    Ces théories impliquent-elles seulement une nécessité de spécialisation ou de rationalisation des fonctions sinon postulent-elle au leadership des élites qui doivent absolument détenir le commandement ?
    En l’espèce, le savoir donnerait ispso facto le pouvoir à cette minorité qui gouvernerait la majorité et lui imposerait ses propres choix.
    Je vous recommande de lire Michel Foucault sur cette question du lien entre le savoir et le pouvoir qui concerne l’ensemble des activités et des institutions, Max Weber notamment son « Le savant et le politique » dans lequel il fait, quant à lui, une nette distinction entre « la vocation du savant » et « la vocation du politique » et enfin Julien Benda dans « La trahison des clercs ».
    BY




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  • radjef said
    12 mars 2010 at 16 h 33 min - Reply

    Bonsoir tout le monde. Adel, bonsoir. Le savoir est la seule hygiene qui permet à la democratie de fleurir et de s’epanouir, et à l’alternance de sz’etablir comme mode de gouvernance consacrée.Une question à Mr Ghazi Hidouci: Si nos dirigeants-qui sont les mêmes depuis plus d’un demi siecle-avaient fait la promotion du savoir, de la science, de l’art et du talent est ce que nous serions là ou nous sommes aujourd’hui?




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  • tacili
    12 mars 2010 at 22 h 56 min - Reply

    @ M.Younessi,

    Merci pour votre contribution.

    J’ai quelques questions pour vous si vous avez le temps :

    1. Avons nous des opposants et pas d’opposition ?

    2. Pourquoi est-il aussi difficile pour l’opposition de se réunir et de créer le Front National du Changement ?

    3. Est-il possible a l’opposition de fonctionner efficacement au plan mediatique sans leader charismatique ?

    4. Que faut-il a l’opposition pour attirer l’attention des puissances mondiales et leur offrir une alternative fiable au régime actuel ?

    5. Etes-vous optimiste ? voyez vous la fin du régime dans dix ans, par exemple ?

    6. Etes vous pour une sorte de gouvernement de l’ombre : « shadow government » avec des programme sectoriels détaillés pour convaincre le peuple que la relève serait assurée des le jour 1 au pouvoir ?

    7. Le danger islamiste comme seule alternance possible au pouvoir actuel est-il exagère ?

    8. Exagérons-nous comme certains l’ont suggéré le rôle du DRS ?

    9. Comment expliquez vous la relation ambiguë entre la presse nationale et les centres de décision par rapport au ton audacieux de certains titres ?

    10. Aviez vous jamais pensé a recourir a la violence comme outil de changement ?

    Merci




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  • Brahim Younessi
    13 mars 2010 at 10 h 29 min - Reply

    Bonjour Tacili,

    Merci. Questions pertinentes. J’espère que les réponses seront seront tout aussi pertinentes. Je suis occupé ce week end mais je vous répondrais dès mardi.
    Mes salutations
    BY




    0
  • tacili
    13 mars 2010 at 13 h 22 min - Reply

    Bonjour M. Younessi

    Je vous souhaite un bon week end.




    0
  • A.By
    15 mars 2010 at 5 h 08 min - Reply

    @ Dr. Sidhoum
    (sourire), ma suggestion de l’autre jour ne m’a pas trompé en lisant tous ces commentaires riches en info, particulièrement celles traitant de l’opposition algérienne depuis 62.
    À bientôt.




    0
  • l.leila
    15 mars 2010 at 10 h 37 min - Reply

    Bonjour
    Il est rapporté qu’en mars 1964, BEN BELLA est allé  » discrètement » en France, demander de l’aide à DE GAULLE qui refusa de s’ingérer dans les décisions du pouvoir d’un pays indépendant.
    Je ne comprends pas comment on rejette le concours de ses compatriotes, de grandes figures de la Révolution, et chercher à demander conseil m^me au pouvoir du pays colonisateur d’hier. Quelle indignité et quelle honte!

    Mes salutations




    0
  • AMOKRANE NOURDINE
    15 mars 2010 at 13 h 07 min - Reply

    @LEILA mme ou mademoiselle , ton président de l’époque (BEN BELLA) avait été (il y a des choses qui nous dépassent vraiment) ( comme par exemple le pays était ruiné et eux se battaient pour le leadership) les caisses je crois si mes souvenirs sont bons demander l’aide de l’argent à la france. Pour vous dire que les gens se sont reconciliés depuis belle lurette et nous toujours intoxiqués on continue à cultiver la haine. Ne doit-on pas s’inspiere de MANDELLA qui, à sa sortie de prison après plus de vingt ans sans voir le jour était aller porter des fleurs à la veuve de son bourreau bien à vous amokrane nourdine boghni




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  • Brahim Younessi
    16 mars 2010 at 9 h 46 min - Reply

    tacili dit :
    12 mars 2010 à 22 h 56 min
    @ M.Younessi,

    Merci pour votre contribution.

    J’ai quelques questions pour vous si vous avez le temps :

    1. Avons nous des opposants et pas d’opposition ?

    2. Pourquoi est-il aussi difficile pour l’opposition de se réunir et de créer le Front National du Changement ?

    3. Est-il possible a l’opposition de fonctionner efficacement au plan mediatique sans leader charismatique ?

    4. Que faut-il a l’opposition pour attirer l’attention des puissances mondiales et leur offrir une alternative fiable au régime actuel ?

    5. Etes-vous optimiste ? voyez vous la fin du régime dans dix ans, par exemple ?

    6. Etes vous pour une sorte de gouvernement de l’ombre : « shadow government » avec des programme sectoriels détaillés pour convaincre le peuple que la relève serait assurée des le jour 1 au pouvoir ?

    7. Le danger islamiste comme seule alternance possible au pouvoir actuel est-il exagère ?

    8. Exagérons-nous comme certains l’ont suggéré le rôle du DRS ?

    9. Comment expliquez vous la relation ambiguë entre la presse nationale et les centres de décision par rapport au ton audacieux de certains titres ?

    10. Aviez vous jamais pensé a recourir a la violence comme outil de changement ?

    Merci

    Tacili bonjour, comme promis voici mes réponses succintes à vos questions.

    1) Une opposition existe, elle a besoin d’être mieux organisée, d’avoir un projet et une stratégie pour conquérir l’opinion publique algérienne qui se désintéresse de plus en plus de la chose politique à la fois par un manque de confiance et la lassitude qu’elle éprouve, sans doute aussi la peur qui la paralyse. A ses yeux, l’opposition n’est pas assez forte pour faire face à l’armée et pas assez crédible, non plus, pour réaliser le changement que le peuple algérien appelle pourtant de tous ses vœux. Les partis de l’opposition qui, il faut le reconnaître, subissent, d’une manière ou d’une autre, la violence d’un pouvoir aux abois, ne sont pas assez présents sur le terrain et ne sont pas vraiment visibles d’autant que le champ médiatique leur est fermé. Peut-être faudra-t-il, à un moment ou à un autre, répondre à cette violence qui ne doit plus être, dans notre pays, un moyen de gestion politique. Le mouvement social est en train de le faire de la meilleure façon, même si, pour l’instant, sa quête est essentiellement salariale. Sans tenter de le récupérer, l’opposition politique qu’elle soit organisée ou pas peut s’introduire dans cette brèche pour amplifier la revendication démocratique.
    2) Des tentatives de rassemblement voire d’union des forces de l’opposition ont eu lieu dans le passé, sans succès hélas. Ces échecs tiennent autant à des rivalités de leadership qu’à des considérations politiques et idéologiques. Par exemple, l’alliance entre le MDA et le FFS en 1985 qui ne s’est pas faite aussi facilement que le croient certains parce que des militants des deux partis avaient exprimé des réticences légitimes au demeurant, a fini par se rompre à cause de sa dimension plutôt tactique. Pour se relancer, le FFS avait besoin de moyens matériels que le MDA pouvait lui offrir, et le MDA cherchait à dominer les mouvements de l’opposition. Il me semble que la difficulté de rassembler aujourd’hui ceux qui se réclament de l’opposition est encore plus grande à cause essentiellement de l’exclusion et de la méfiance que nourrissent les uns à l’égard des autres, des problèmes internes aux partis et de l’émiettement du champ politique que le pouvoir favorise par la répression ou au contraire par la récupération comme cela est le cas notamment du Parti des travailleurs. Je suis convaincu que c’est dans les luttes de proximité comme celles des enseignants ou des médecins et les manifestations de solidarité à l’égard des opposants opprimés à l’image de Ali Benhadj que se fera l’union et qu’un Front national pour le changement pourrait émerger.
    3) Le charisme du leader aide énormément mais il ne suffit pas à lui seul à faire une politique ou à mobiliser, je le répète, sans un projet cohérent, lisible auquel adhère la majorité du peuple algérien, et, évidemment, sans stratégie susceptible de conduire l’opposition à la victoire. La persuasion ou la force de conviction serait encore plus grande, plus efficace en tenant d’abord compte des valeurs, des normes et des préoccupations socio-économiques des citoyens qui posent des exigences de justice et d’éthique politique. Pour convaincre, l’opposition doit, à cet égard, se montrer exemplaire.
    4) L’opposition a besoin d’abord d’être crédible à l’intérieur pour être reconnue à l’extérieur. Comme toujours, c’est la politique intérieure qui détermine la politique extérieure. Avant, comme vous dites, d’offrir une alternative aux puissances occidentales, elle doit constituer pour le peuple algérien une force de transformation et de progrès social. Le bon sens veut, en effet, que, dans ce monde qui se globalise, l’on rassure l’environnement régional et international sans renoncer, cependant, à sa souveraineté, à son identité et à ses idéaux.
    5) Dans la situation où nous nous trouvons, l’optimisme sans lutte de tous les instants pour la libération de tous les espaces et le déverrouillage de toutes les ressources, ne peut qu’être assimilé au crétinisme. L’opposition doit sortir de l’incantation et de la pensée magique pour affronter la réalité telle qu’elle est et donner aux citoyens les moyens de se battre, de se défendre contre un système qui a massacré l’humanité algérienne. Les luttes sociales que nous vivons actuellement sont assurément un signe du sursaut de la société dans toutes ses catégories face à un Etat qui montre des faiblesses. Une amplification de la contestation sociale relayée par une démonstration de force politique aurait, in fine, raison de lui. D’où l’importance de l’union et du rassemblement des opposants qui devraient intervenir sans tarder.
    6) L’opposition rassemblée doit y songer. Cela se pratique dans certains pays comme l’Angleterre, par exemple, où l’opposition forme, en effet, un « shadow cabinet » symétrique au gouvernement en place. Nous n’en sommes pas encore là, hélas. Il convient, bien sûr, d’abord d’unir toutes les forces de l’opposition notamment celle qui a reçu, en 1991, l’onction populaire pour gouverner le pays. L’idée d’un gouvernement et d’un parlement en exil avait été évoquée immédiatement après l’interruption du processus électoral et démocratique le 11 janvier 1992 sans qu’elle aboutisse pour des raisons diverses qu’il serait assez long d’exposer ici. Le Front Islamique du Salut avait, quant à lui, mis en place une délégation parlementaire à l’étranger pour signifier de sa légitimité à parler au nom du peuple algérien qui venait de lui donner la majorité à l’Assemblée nationale. Il eut également été tout à fait envisageable de constituer un gouvernement et un parlement après la conclusion du « Contrat national » à Rome en 1995. A mon avis, cela aurait constitué un signe très fort en direction d’abord du peuple algérien et ensuite en direction des Etats étrangers notamment ceux qui avait dénoncé le pronunciamiento.
    7) Je ne considère pas, pour ma part, l’islamisme qui est une force nationale incontestable, comme un danger. L’islamisme n’est pas le fascisme. Au contraire, je pense que l’islamisme est une dynamique de libération. Durant toutes ces dernières années, les « islamistes » algériens ont démontré avec beaucoup d’intelligence et de maturité politique une grande capacité d’adaptation aux nouvelles donnes nationales, régionales et internationales. Si l’islamisme ne constitue pas, fort heureusement, la seule alternative au système en place, il est, en effet, une solution possible dans un cadre institutionnel pluraliste où les droits de l’opposition sont garantis et respectés. Mon conseil est qu’ils se retrouvent pour analyser leur parcours, épurer leur batterie idéologique et leurs concepts qui doivent être immédiatement opératoires et se structurer dans un mouvement qui donne toute sa place à la démocratie qui est, faute de mieux comme disait Winston Churchil, le seul moyen d’apaiser et de gérer l’espace public.
    8) Honnêtement, je ne comprends pas ce débat sur le DRS. Il ne m’intéresse pas personnellement. Ce département est un instrument de la répression. Il n’est pas seulement les yeux et les oreilles du pouvoir, il est le pouvoir. Le DRS est chargé d’assurer la sécurité de l’Etat au détriment de la sécurité des Algériens qui, par sa main, ont connu le pire : la mort et la torture. Notre responsabilité, à ce sujet, est de travailler sur tous les assassinats, tous les cas de torture et de disparitions forcées pour traduire les auteurs devant les tribunaux afin de rendre justice aux victimes et à leurs familles. Des associations, à l’intérieur du pays et à l’extérieur, s’en occupent, elles doivent être renforcées et aidées si nous voulons parvenir à rétablir, sans concession à aucune partie, la vérité des événements sanglants que notre peuple a vécus. Comme militant, ma préoccupation depuis de nombreuses années est la construction ou la reconstruction d’une opposition proche de nos concitoyens, une opposition qui travaille, qui avance et qui doit reconquérir un à un les espaces de liberté pour imposer une alternative à ce pouvoir déliquescent qui se maintient par la répression et la corruption.
    9) Cette question du lien entre la presse et le pouvoir mérite un développement plus important. Ce que El Hadi Chalabi a fait dans un opuscule « La presse algérienne au dessus de tout soupçon » paru en 1999 à Alger. Je crois qu’il répond parfaitement à votre question. L’audace dont pourrait faire preuve, de temps à autre, cette presse qui demeure, quoi qu’elle dise, aux ordres est dictée par des préoccupations claniques. La presse algérienne ne joue pas son rôle de contre pouvoir et ne participe pas à l’expression de la démocratie dans la société. Dès lors que l’espace politique est verrouillé, il n’est pas possible pour une presse libre, indépendante du pouvoir, d’exister sans risque d’être pénalisée. Toute la presse d’opposition a été liquidée sans que les « confrères » ou les démocrates autoproclamés ne s’en offusquent.
    10) C’est toujours devant l’échec des autres modes d’expression politique que surgit la violence. C’est les situations de violence qui génèrent la violence. On ne peut pas ne pas y penser pour répondre à la violence du pouvoir qui n’est ni légitime ni symbolique. Mais y recourir est une autre affaire parce qu’elle pose de très nombreux problèmes aussi bien matériels que moraux.
    BY




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  • radjef said
    16 mars 2010 at 14 h 21 min - Reply

    Bonsoir tout le monde.@tacili, bonsoir. Le DRS est-il fort; est-il un instrument de repression ou bien est-il le vrai pouvoir?…Un grand homme a eu cette reponse devant ses ennemmis qui voulaient le decapiter: Ce n’est pas que je crains, c’est l’ignorance de mon peuple que je crains le plus. Le DRS est un zero à la puissance n, mais en face de lui il y a un peuple abandonné et livré a son ignorance et a son manque de maturité politique. C’est cette situation que les p^redateurs ont exploité pour imbiber le peuple de resignation et de lacheté.




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  • tacili
    16 mars 2010 at 19 h 01 min - Reply

    M.Younessi

    Merci pour vos reponses. J’y reviendrai tout a l’heure.




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  • El hadj
    16 mars 2010 at 19 h 29 min - Reply

    Salam, pourquoi Monsieur Ghazi Hidouci n’a pas dénoncé ce clanisme à son époque?
    Pourquoi, à chaque fois qu’on ejecte un cadre du pouvoir il commence à critiquer?
    Et Monsieur Hidouci savait bien qu’il faisait parti d’un gouvernement issu des clans, pq a t-il accepté ce poste?
    Tous les algeriens sont pareils, AKane ISSANA Djeha, TAKHTI RAASSI, mais une fois il est atteint lui même il se lance dans la critique et la subversion.
    Je l,ai toujours dit le clanisme existe depuis des siècles en afrique du nord, c’est pas aujourd’hui que le peuple va changer d’une baguette magique. Notre sanit coran l’a si bien évoqué, LA YOUGHAYIROU ALLAH QAWMANE ILA MAGHAYAROU BI AN FOUSSIHIME. le peuple algerien a les gouvernants qu’il veut et qu’il mérite that’s it. Et Louiza Hanoune qui a changé subitement de veste!!!
    Elle qui combattait le mondialisme, aujourd’hui, elle combat pour sauvegarder et maintenir ce pouvoir, c’drôle heinnn!!! comme les algeriens tournent la veste comme des caméléons. Et ceux qui utilisent l’islam pour atteindre le pouvoir alors qu’ils sont eux m^me des corrompus number one. Il faut instauré une idéologie de l’honnêteté et de l’intégrité, cela veut dire quand chaque algerien chasse l’egoisme qui existe dans ses neuronnes, que chaque algerien prend juste ce qui lui appartient , n’essaies pas de biaiser le système à tous les niveaux de la socièté alors là nous pouvons espèrer arriver au debut d’un redressement de la situation. Tanmirt




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  • batni
    17 mars 2010 at 0 h 53 min - Reply

    Mr Brahim Younessi Bonjour,
    Dans votre réponse a la question 7 qui s’intitule
    – Le danger islamiste comme seule alternance possible au pouvoir actuel est-il exagère ?
    Je pense que vous minimiser le danger mortel qui guette le pays.
    Pour vous en convaincre il suffit d’analyser les expériences malheureuses de pays ayant essayés cette voie.
    Prenons le cas de l’Iran et en Afghanistan. Dans le premier cas (l’Iran), dès l’avénement des mollahs au pouvoir, tout les autres mouvements et partis politiques ayant participés a la révolution ont étés laminés (leaders assassinés/emprisonnés/exilés..). Dans le deuxième cas (l’Afghanistan) l’état du pays au temps des Talibans ne nécessite meme pas de commentaire.
    Pour ma part cela constitue le plus grand danger pour notre cher pays.
    Mes respects,




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  • tacili
    17 mars 2010 at 12 h 16 min - Reply

    M.Younessi,

    Je voudrais revenir sur trois points :

    1. La responsabilité des leaders de l’opposition.
    2. Le spectre d’une majorité islamiste.
    3. La légitimité du changement par la force.

    ——————–

    1. Je suis tout a fait d’accord avec vous lorsque vous dites que l’opposition existe mais elle a besoin d’être organisée et structure. Ce qui me surprend est le silence ou plutôt ce politiquement correct qui est nous est impose quand il s’agit de critiquer les leaders de cette opposition, notamment Ait Ahmed qui est a mon avis une figure centrale dans tout changement dans sa dimension symbolique. N’est-il pas capable de réunir l’opposition ?
    Pouvons-nous avancer sans mettre ces leaders devant le fait accompli et s’ils ne sont pas intéressés essayer de trouver d’autres alternatives ?

    2. Le danger islamiste que vous semblez minimiser est a mon avis réel et toujours menaçant. L’évolution des « islamistes » algériens reste a prouver également.Je parle ici de l’approche critique des fondements intellectuels de l’islamisme. nous avons vu des islamistes rejoindre la longue liste des sujets de Boutef 3, nous avons vu des islamistes devenir les arnaqueurs du siècle(Ghoul and Co) et nous avons vu Les salafistes se partager en doux obéissants des Oulemas saoudis ou attendent impatiemment de kidnapper le prochain soulèvement comme ce fut le cas avant. Aucun effort intellectuel sérieux n’a été enregistre pour critiquer leur expérience jusque la.
    Je pense que les islamistes algériens, non seulement eux bien sur, n’ont pas progresse au niveau des défis de notre siècle (sauf utilisation de Youtube peu être:).

    3. Votre réponse a ma question sur le changement par la force a été un peu ramasse et je comprends parfaitement pourquoi. Le sujet étant très délicat.
    Je reviens dons sur le sujet en posant la question autrement:

    Y a t-il un seuil au delà duquel la résistance armée devient nécessaire ?

    Merci.




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  • tacili
    17 mars 2010 at 15 h 25 min - Reply

    @ M.Radjef Said

    Je comprends le message que vous voulez faire passer mais je ne le partage pas. Le DRS est peut être un Zéro a la puissance n ( un zéro suffit mathématiquement) mais c’est une réalité qu’il faut faire avec. Même le Zéro compte en maths, non ?

    Est-il utile politiquement de dire que le DRS est un ensemble de nullards qui se la jouent aux dures ? Je n’y vois, personnellement, aucune utilité.

    A mon avis le DRS est une force majeure dans le contexte actuel et toute entreprise de changement devrait a un moment ou a un autre sérieusement se pencher sur la manière de le démanteler.

    M.Younessi dans l’une de ses réponses a reconnu que le DRS « est le pouvoir » ce qui montre a quel point il faut le prendre au sérieux.

    Merci




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  • radjef said
    17 mars 2010 at 18 h 02 min - Reply

    Bonsoir tout le monde.tacili, bonsoir. La gestapo vaut quelque chose parqu’elle a permis au 3eme Reich de dominer tout l’univers. Sans la trahison des généraux, la gestapo aurait peut être même envahi les USA…Le KGB est fort parcequ’il a reussi a transformer en dépit de la mauvaise reputation des goulags, le royaime tsariste en puissance militaire et politique…Il en de même pour la CIA et les autres services secrets…Mais que peut-on dire d’un service qui exploite l’ignorance de son peuple pour regner en maitre et se substituer à Dieu et à la providence et qui en guise de resultat conduit le pays à la faillite politique, intellectuelle et sociale?
    Pour detendre un peu l’atmosphere, je vais vous raconter une petite histoire qui s’est deroulée au village d’Ighil Imoula à la veille du premier novembre 1954. Pendant que les militants preparaient l’insurrection armée contre la colonisation, un vieux fou criait a haute voix: »Celui qui parle doit payer, celui qui se tait doit payer ». Intrigués par ces propos allégoriques,les militants lui demanderent des explications. Le vieux fou eut cette reponse: « Celui qui parle et qui n’a rien à dire doit payer; celui qui se tait alors qu’il a des choses à dire, doit payer »…Cher ami tacili, si nous voulons réellement avancer, nous devons être honnêtes, courageux; nous devons renoncer à l’autosublimation, aux mythes pour nous elever aux grandes necessités. Certains de nos ainés-ainsi que les universitaires qui ont renoncer à la rigueur intellectuelle pour faire le jeu des clans au pouvoir-au lieu d’ecrire des romans western, auraient du ecrire des choses valables pour nous expliquer ce qui s’est réellement passé depuis l’eclatement du MTLD jusqu’à la prise du pouvoir par une armée de mercenaires. Amicalement.




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  • Brahim Younessi
    18 mars 2010 at 14 h 06 min - Reply

    Il est vrai que la question est sensible. A la violence, même symbolique du pouvoir comme l’interruption d’un processus électoral alors qu’il existe des institutions de recours pour invalider les candidats pour fraude par exemple, une contre violence peut être légitime. Mais tout « changement » par la force est un risque de voir les vainqueurs confisquer le pouvoir au lieu de le restituer au suffrage universel. En effet, il est trés rare que des auteurs de coups d’Etat ou des groupes armés organisent des élections après avoir fait tomber le pouvoir en place. C’est la raison pour laquelle, il est trés difficile d’opter, sans avoir mesuré toutes les conséquences que peut engendrer une telle décision, pour la violence armée. Ceux qui l’ont pratiqué comme le FFS de Hocine Aït Ahmed en 1963 en savent quelque chose.
    BY




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  • lula
    18 mars 2010 at 19 h 03 min - Reply

    Mon cher brahim en tant que benbeliste c’est vous qui en connaissez quelque chose « surtout en météo ».Si tout le monde avaient suivis ait ahmed, peut-etre qu’aujourd’hui il n’yaura pas de harraga et des radicaux de toute part.




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  • AMOKRANE NOURDINE
    18 mars 2010 at 20 h 02 min - Reply

    @lula votre pseudo m’a fait juste penser au président brésilien LULA et à la dette brésilienne; je suis en train de lire un chapitre là dessus et mesure toutes les difficultés des pays du tiers-monde endettés pour s’en sortir des piéges des créanciers (FMI wall street sociétes transnationales etc…)Les puissants du monde laissent ils les moyens de la politique aux pays du tiers-monde pour s’en sortir ou alimentent ils la violence? EN algerie le dialogue entre gouvernants et gouvernés doit s’instaurer car il n’y a pas d’hommes libres dans un pays d’esclaves. C’est juste comme cela pour écrire un commentaire et je souhaite qu’il soit compris bien à vous




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  • Brahim Younessi
    18 mars 2010 at 20 h 59 min - Reply

    « Lula », vous faites preuve de familiarité avec moi,ce que je n’admets pas, il faudra que vous vous dévoiliez pour me permettre de vous rendre l’amitié que vous me témoigner.
    BY




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  • Ammisaid
    18 mars 2010 at 22 h 06 min - Reply

    Aït Ahmed et le FFS et la kabylie à l’époque avaient subi la violence de ceux qui avaient usurpé l’indépendance de l’Algérie. Ils avaient essayé de s’opposer au fait accompli. Mr Aït Ahmed a consacré toute sa vie pour l’instauration d’une véritable démocratie en Algérie, il a fait tout ce qu’il pouvait et il continue à le faire et il continuera jusqu’à sa mort.
    Fraternellement




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  • Brahim Younessi
    18 mars 2010 at 22 h 50 min - Reply

    Salam, ne prenez pas ma référence à la violence utilisé par le FFS de 1963 pour une condamnation de Hocine Aït Ahmed mais une évocation historique. Vous n’avez donc pas besoin de le défendre comme s’il était coupable. Et je me permets de rappeler que Ahmed Ben Bella et Hocine Aït Ahmed ont un grand respect l’un pour l’autre, et je crois être beaucoup mieux placé que certains pour le dire. Et politiquement, ils ont fait alliance le 16 décembre 1985, ce qui est pour moi assez significatif. Hocine Aït Ahmed lui-même ne se prend ni pour l’immaculée conception ni pour Bouddha. Je crois que le chef du FFS n’a nommé aucun d’entre vous comme son porte-parole.
    BY




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  • Ammisaid
    21 mars 2010 at 10 h 09 min - Reply

    Assalam, azul, bonjour
    Au frère Brahim Younessi
    Mr Hocine Aït Ahmed n’est pas coupable et son porte parole c’est sa constance dans le combat contre le pouvoir dominateur et violent qui avait usurpé l’indépendance du peuple et des vrais moudjahidines. Je ne le défends pas, il n’a pas besoin de moi et rien de ce que l’on voudra lui coller ne sera capable de s’accrocher à la pureté et à la sincèrité de son engagement et de son combat pour l’autodétermination du peuple Algérien de l’est à l’ouest et du sud au nord.
    Il n’avait et il n’a refusé de s’associer qu’aux véritables suceurs de l’Algérie. Tous les autres, il avait essayé et accepté de s’unir à eux pour redonner l’espoir à ce pays plein de potentialités mais qui étaient gachés du fait que l’ennemi réel avait et est encore cru comme étant capable de changement ou comme étant capable de s’ouvrir aux autres (sauf s’ils doivent renier leurs convictions).
    Mr Brahimi, nous avons le droit de dire ce que nous pensons même si nous n’avons pas le même parcours que vous et même si nous ne sommes pas politisés autant que vous l’êtes.
    Nous vous lisons et nous essayons d’apprendre de vous comme de tous ceux et celles qui écrivent sur l’Algérie ou qui nous la racontent telle qu’elle a été et telle qu’elle est devenue.
    Respectueusement et fraternellement à toi, à toutes et tous




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  • Brahim Younessi
    21 mars 2010 at 21 h 10 min - Reply

    Cher frère « Amisaïd »,

    J’ai du respect et de la sympathie pour vous. J’apprécie vos interventions sur ce site. Je vous lis à chaque fois avec plaisir et délectation. Le bon sens dont vous faites preuve n’est pas, hélas, assez partagé.
    Je connais la simplicité et la disponibilité de Hocine Aït Ahmed qui se bat pour son pays, l’Algérie, depuis près de 70 ans. C’est un militant, un grand militant qui donne encore à 84 ans des leçons de fraîcheur politique. Je ne partage pas toutes ses idées sinon je l’aurais rejoint, mais nous nous retrouvons sur de nombreux points qu’il n’est pas besoin de développer dans cette réaction. Je vous le répète, la référence aux événements de 1963 n’était pas une condamnation de la stratégie décidée par le FFS à l’époque, je veux dire la violence. Les faits sont les faits, et il nous appartient d’en faire l’analyse et d’en tirer les enseignements pour aujourd’hui et demain. Votre droit de penser, cher ami, personne, encore moins moi, ne peut le remettre en cause. Il est inaliéable. Et je vous encourage à le prendre partout et à le défendre face aux dictatures sous quelque forme que ce soit… Nous sommes nous compris ?

    Fraternellement à vous.




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  • Meghress19
    26 mars 2010 at 7 h 32 min - Reply

    Monsieur Younessi
    Monsieur Ait Ahmed a deja tout donne pour ce pays et vous ne pourriez plus le joindre. Il a deja 84 ans et il nous reste plus qu’a attendre Imam Mehdi.
    Et vous nous parlez de consensus…
    De grace, ne le mettez pas dans le meme panier avec Ben Bella . Dr Ait Ahmed aurait horreur, comme il l’a si bien signifie dans Memoires du Combattant.

    Salam




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  • BELILHACENE
    3 avril 2010 at 9 h 12 min - Reply

    Bon sang de bon dieu ,il va y’avoir la commemoration du printemps berbere 80,pourquoi vous ne voulez pas vous mettre de la partie ,en attendons de se debarasser de cette junte qui nous a pourri la vie a nous tous depuis prés de 50ans???
    Et d’ailleur cette question berberes interesse l’algerie entiere!!!!!!!!
    Pourquoi quand c’est ali benhadj et compagnie vous etes tous prés a vous mettre avec ,et quand c’est ferhat vous etes prés a le censuré et le dénigré de tout les noms d’oiseaux???
    En agissant ainsi ,vous faites le jeu du pouvoir,ou c’est le pouvoir qui reussi a diviser pour regner???et du coup vous encouragé les plus éxtrémistes des berberistes dans leur convictions de régionalisé cette question ,voir a l’indépendance,ensuite vous ,vous étonner que certaines puissances ennemies entre dans le jeu algeriens pour s’accaparer nos ressources?




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  • js
    3 avril 2010 at 13 h 13 min - Reply

    @ Bellil Hacène.

    Un internaute l’autre jour a publié un post ici à LQA, en anglais, que je n’arrive pas à retrouver. Il est presque passé inaperçu la majorité d’entre nous ne maitrise pas bien l’anglais.

    Voici ci dessous ce post traduit en Français:

    Nouvel Allié dans la Guerre Contre Al Qaeda ?
    Le 28 janvier 2010 – 9h54 | par : Ben Evansky

    Ils ont en grande partie été ignorés par le reste du monde, mais quelques analystes parlent d’un prochain recours des Etats-Unis à un petit groupe peu connu d’indigènes Algériens, connus sous le nom de Kabyles, pour une aide dans la lutte contre al Qaeda et d’autres extrémistes Islamiques qui opèrent dans la nation Nord-africaine.

    Les Kabyles font partie des peuples berbères indigènes de l’Afrique du Nord qui ont, ces dernières années proclamé leur autonomie sur la partie du territoire algérien qu’ils appellent la Kabylie. Un groupe de Musulmans, pour la plupart laïcs, les Kabyles en faveur de la démocratie et comme les États-Unis, ont été ciblés par les terroristes Islamiques qui utilisent la Kabylie comme une rampe de lancement pour leurs attaques. Leurs leaders entretiennent la discrimination du gouvernement algérien à leur encontre. La population Kabyle est estimée entre sept et dix millions, dont deux millions vivant en France.

    Walid Phares, un membre haut placé à la Fondation pour la Défense des Démocraties à Washington et un analyste du terrorisme à Fox News, dit que les Kabyles « sont en majorité laïcs et croient en la démocratie et pourraient donc devenir des alliés efficaces dans la lutte contre les Jihadists. » Il dit « al Qaeda et les Salafists ont des bases solides en Algérie et les Kabyles leur résistent avec acharnement donc nous avons un intérêt stratégique à les aider, mais sans altérer nos bonnes relations avec le Gouvernement séculaire algérien. »

    Certains experts pensent que la stratégie pourrait être risquée. Ronald E. Neumann, qui a occupé le poste d’Ambassadeur des U.S. en Algérie de 1994 à 1997 estime que toute ingérence américaine dans la politique algérienne interne serait une erreur. Neumann, Président de l’Académie américaine de Diplomatie à Washington, déclare à Fox News que l’assistance des Etats-Unis  » menacerait incontestablement notre relation avec l’Algérie », car les Algériens verraient cela « comme une menace capitale à leur pays.

    Sur son site Web, le Département d’État décrit la relation Etats-Unis/Algérie comme une relation qui se consolide, en particulier à partir du 9/11 où « des contacts dans des domaines d’intérêt commun, comprenant l’application de la loi et la coopération contre-terroriste, se sont intensifiés. » Le Département d’État n’a pas répondu aux questions relatives à la position des Etats-Unis vis-à-vis des Kabyles.

    Les experts souhaitent que l’administration Obama puisse trouver un juste milieu entre ses relations avec le gouvernement algérien et les populations Kabyles, qui ont toujours proclamé, depuis que l’Algérie a gagné son ‘indépendance de la France en 1962, une certaine autonomie.
    Walid Phares, qui a aussi donné des conférences sur les Kabyles, dit que l’administration ne devrait pas hésiter à soutenir les Kabyles dans la réclamation de leurs droits et reconnaitre leur appel à l’autonomie « comme un principe légitime ». Phares dit « nous devons préserver d’excellentes relations avec le Gouvernement algérien, qui combat al Qaeda. Nous pouvons continuer à soutenir Alger contre al Qaeda tout en lui recommandons vivement de négocier avec les Kabyles, leurs propres citoyens : il sera dans leur propre intérêt d’agir ainsi. »

    « Nous sommes le seul rempart anti-islamisation dans le continent », dit, de son exil en France, Ferhat Mehenni, le Président du Mouvement pour l’Autonomie de la Kabylie (MAK), un des trois principaux partis politiques Kabyles,. Il continue à affirmer qu’ils doivent affronter les enlèvements et les assassinats par des extrémistes Islamiques ainsi que les membres algériens d’Al Qaeda, lesquels opèrent dans les régions montagneuses où vit la majorité des Kabyles. Mehenni déclare à Fox News que pas plus tard que la semaine dernière, une église a été entièrement brûlée par des extrémistes, et manifeste sa volonté de collaborer avec les États-Unis dans la lutte contre al Qaeda, mais aura besoin de l’assistance des États Unis pour la liberté de son propre peuple.
    En 1992 l’Algérie a été embarquée dans une guerre civile après l’élection d’un parti Islamique. Les militaires ont annulé le résultat, ce qui a conduit à une guerre civile sanglante avec les terroristes Islamistes, une guerre qui a fait 150,000 morts selon le Département d’État américain. En 2006 Al Qaeda du Maghreb Islamique a été formée et a adopté, dans le cadre de son mode opératoire, des attaques suicide à la bombe et des enlèvements. En 2007 elle a bombardé les bureaux de l’ONU à Alger provoquant la mort de trente personnes et les attaques ont continué. Le Département d’État continue à prévenir les Américains de voyager en Algérie en raison des risques d’attaques terroristes.

    Ce qui semble être un sujet sensible, non seulement pour l’administration Obama, mais aussi pour gouvernement algérien, n’a pas trouvé d’écho chez l’Ambassadeur algérien à Washington qui n’a pas répondu à plusieurs demandes d’interview qui ont été adressées à son bureau.
    Pendant ce temps, Ferhat Mehenni tente d’obtenir une rencontre avec Susan Rice, l’Ambassadeur américain à l’ONU et bien que le Secrétaire général de L’ONU ait rencontré ses semblables le Président vénézuélien Hugo Chavez et le Président iranien Mahmoud Ahmadi nejad, il ne rencontrerait pas Mehenni qui déclare se sentir « trahi » par l’ONU, mais espère qu’un engagement de la part de l’administration Obama pour le soutien des Kabyles dans leur lutte pour l’autonomie, mènera à un solide partenariat contre les intégristes Islamiques, estimant que les Kabyles peuvent être « un rempart » contre eux et devenir un phare pour la démocratie dans la région.

    Phares, qui décrit les Kabyles comme étant « les Indiens de l’Afrique du Nord », considère que les Etats-Unis doivent toujours être « du côté des valeurs démocratiques et des droits fondamentaux » et qu’il ne devrait pas « y avoir d’hésitation à l’égard du principe de soutien des droits des Kabyles. »
    Quant à la question de changement de politique par l’administration concernant le soutien de mouvements démocratiques dans la région, Phares déclare, « parce que l’administration compte sur le conseil des experts représentant les intérêts des régimes et des idéologies antidémocratiques comme le Jihadism et le Pan Arabism, on a informé et convaincu l’administration que si les Etats Unis appelaient à la liberté, cela renverserait le monde Musulman. On a trompé l’Administration parce que les Musulmans veulent la liberté aussi. »




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  • zz
    3 avril 2010 at 19 h 48 min - Reply

    Il faut absolument trouver un consensus entre les 2 factions et les berberistes et les islamistes pour faire sauter la banque,ensuite définir l’algerie de demain,et cela seul le peuple aura le dernier mot,car plus mafia,plus vendu,plus génocidaire ,plus voleur,plus anti-algerien que ce pouvoir il n’yen a pas.
    il faut que ces 2 faction se reveille et fasse une alliance meme de circonstance car le pays entier est en danger de désintegration,et ceux qui sont au pouvoir sont prés a aller jusqu’au bout car ont l’a déja vu lors des dernieres éléctions présidentiel ou l’égislatif ,ou bouteflika etait d’accord a faire des éléctions sans une partie de l’algerie « puisque la kabylie a boyccoter ses éléctions ».
    plus le fossé se creuse entre la population ,plus ce pouvoir tire les marrons du feux.




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  • Congrès du Changement Démocratique