Édition du
27 July 2017

Au pays de SOUDEV

Par Bouyiles

C’est un carrefour ordinaire,situé à Kalitouslafreuz ,à Tiziloreur ou à Ainlalaide,enfin peut importe,c’est un carrefour au pays de Soudev.C’est un carrefour à cinq branches débouchant sur une artère principale.Il y a l’arrêt des bus et des taxis individuels.Dans un coin un vendeur de chawarma dont l’appareil de cuisson occupe la moitié du trottoir.Au coin opposé,trois gros caissons à l’origine de couleur verte,mais devenus noirs par la force de la crasse,remplis et débordant d’ordures et n’ayant pas été vidés depuis plus d’une semaine.Le boucher d’en face avait même jeté une demi peau et une paire de corne de vache à même le sol.Et l’odeur qui s’y dégage ,je ne peux la décrire.Juste à dix mètres de ces caissons,il y a un plaque de sens interdit ,pour empêcher les automobilistes de pénétrer vers l’artère principale par cette voie.C’était un sens interdit,jusqu’aux dernières élections quant un génial fervent supporter du candidat majoritaire à eu l’idée géniale de coller le portrait de son candidat moustachu favori sur la plaque du sens interdit.Et personne n’a osé dire quoi que ce soit.Et c’est à partir de ce moment-là que c’est parti.Le carrefour en question est devenu un véritable enfer.La circulation est chamboulée à longueur de journée;tout les véhicules franchissent le sens interdit et des bouchons interminables en sont la conséquence.Les nerfs sont à vifs.C’est à qui insultera l’autre avec la plus cruelle des dernières trouvailles.Ajoutez-y l’odeur pestiférante qui se dégage à partir des caissons et de la demi peau de vache sans oublier les cornes et la fuite d’égoût qui s’est produite juste à proximité ce jour-là et le décor est planté.Fellag n’aura pas les mots pour décrire la scène.Au troisième coin du carrefour,les PTT sont de service aujourd’hui.La camionnette est en plein trottoir,l’armoire grand-ouverte et les piétons obligés d’emprunter la chaussé.Et c’est une journée de grande affluence,pour vous dire.Au bonheur du vendeur de chawaerma,le seul produit importé d’Orient et qui est une réussite chez nous,avec la langue arabe évidemment.Je ne vous dis pas le brouhaha de klaxons,l’atmosphère de gaz d’échappement et de suie des moteurs diesels et les poussières qui s’y soulèvent ,la chawarma à toujours un goût spécial chez notre vendeur depuis qu’on a collé sur la plaque du sens inderdit le portrait de notre « empireur »,car il faut dire que depuis le temps il a été élu, et de quelle façon!Pendant ce temps ,je continue à faire les cents pas sur le trottoir à attendre mon bus.Une chose a attiré mon attention:les crachats sur le trottoir.Et je me suis mis à les compter,histoire de passer le temps.Deux cents,trois cents?Et je suis arrivé à la conclusion suivante:Le Soudev est un pays qui détient le premier classement au monde,le pays qui reçoit le plus de crachats,hachakoum.De pire en pire,et plus pire que ça tu meurs,vive l’empireur.


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6 Commentaires sur cet article

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  • boreal
    3 mars 2010 at 11 h 47 min - Reply

    « C’était un sens interdit,jusqu’aux dernières élections quant un génial fervent supporter du candidat majoritaire à eu l’idée géniale de coller le portrait de son candidat moustachu favori sur la plaque du sens interdit.Et personne n’a osé dire quoi que ce soit.Et c’est à partir de ce moment-là que c’est parti.Le carrefour en question est devenu un véritable enfer. »

    Cette métaphore résume à elle seule la situation actuelle du pays, un vrai capharnaüm.
    Il dit aussi comment les gens acceptent leur état sans réagir, comme quelque chose d’ordinaire ou de banal. Quelle tristesse !




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  • madjid
    3 mars 2010 at 13 h 37 min - Reply

    je vous laisse ce pays ds cette etat merci bcp adieu sans se retourner surtout.




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  • Rédaction
    5 mars 2010 at 16 h 51 min - Reply

    Scène ordinaire, même si elle est truculente, de la gourbisation de notre pauvre pays. Comment en est-on arrivé là ?
    Je me rappelle pourtant, aux premières années de l’indépendance, dans le Batna de ma petite enfance, que les sens interdits étaient interdits, alors que nous n’avions qu’une vingtaine de véhicules, que le facteur mettait le courrier dans les boites à lettres, que la mairie faisait respecter l’hygiène publique, que les gens traversaient aux clous, et qu’il faisait bon vivre dans ce pays où tout le monde vivait du fruit de son travail.
    Le retrouverons-nous un jour ce pays qui fleurait bon le miel ?
    DB




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  • Rédaction
    5 mars 2010 at 19 h 37 min - Reply

    Quelques petits conseils pratiques pour les usagers de la route:

    Pour qu’un feu rouge soit respecté, il faut qu’il soit jumelé à un policier. Inutile de le faire pour les feux verts, car ils sont scrupuleusement observés. Le seul moyen d’empêcher les gens de klaxonner à tout bout de champ, y compris la nuit, il faut supprimer le klaxon ! Quitte à les remplacer par des sonnettes de vélo. Pour obliger les gens à traverser dans les «clous», il faut construire une murette de chaque côté du passage ! Les voitures passeront au-dessus, sur des passerelles, qu’on leur importera. Pour empêcher les voitures de se garer sur les trottoirs, il faut y planter des clous ! Cela créera des emplois de vulcanisateurs, sinon hisser les pneus crevés sur les toits pour conjurer le mauvais sort ! Pour être sûr que les autres automobilistes respectent votre priorité de passage, il faut rouler en camion au pare-chocs renforcé ! Si tous les autres automobilistes imitent la technique, il faut acquérir un lance-roquette RPG ! Pour trouver une parade à tous ces jeunes qui vous demandent de payer le parking dans toutes les rues de la ville, il faut avoir de faux billets de banque en poche ! La monnaie rendue et qui est en bon argent vous dédommagera des rackets passés.
    Pour éviter que les garnements ne vous rayent la carrosserie avec un clou, passez à votre voiture une épaisse couche de peinture au pinceau ! Si vous êtes pressés, roulez en ambulance, toutes sirènes hurlantes ! Pour prendre un sens interdit, utilisez la marche arrière ! Pour vous garer sur un stationnement interdit, inutile de faire semblant d’être en panne d’essence, il faut juste mettre une casquette de gendarme ou de militaire sur la plage arrière de votre voiture ! Si vous êtes pris en faute par un agent et qu’il vous demande vos papiers pour vous verbaliser, prononcez la formule magique suivante : «Collègue !» en même temps que vous frotterez sous son nez le majeur et l’index de la main gauche ! C’est très efficace et vous aurez même droit à un sourire entendu.
    En tout état de cause, il faut toujours garder à l’esprit que la route et le trottoir sont des nations en guerre permanente. S’il vous arrive de faire une incursion en territoire ennemi, oubliez votre statut initial. Soyez un farouche piéton quand vous êtes à pied. Ne cédez pas d’un pouce à ces haggarrine d’automobilistes. Si vous êtes au volant, n’oubliez pas qui vous êtes et ne vous abaissez pas à laisser ces va-à-pieds de piétons vous marcher sur les roues !

    DB




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  • Lies
    5 mars 2010 at 22 h 59 min - Reply

    Le SERVICE public a disparu, il ne reste plus que les POUVOIRS publics et le DÉSORDRE social comme suite logique.

    Rabi ydjib elkhir.




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  • Rédaction
    6 mars 2010 at 17 h 05 min - Reply

    In Algérie-focus

    Alger. Une bande de jeunes sème la terreur au Tantonville

    Ce café maure a de tout temps été le rendez-vous des intellectuels algérois
    Victimes de la clochardisation, les plus beaux endroits d’Alger dépérissent. Le centre ville se languit, laissant place à la voyouterie. Le Tantonville trinque.
    Jadis, rendez vous des artistes, cantine des journalistes et fief des intellectuels de la place d’Alger, Tantonville est l’une des plus belles desserte de la capitale, préservée jusqu’alors de la décadence héritée de la décennie tragique, et de l’appel des bouibouis dont Alger s’est faite la spécialité.

    Jouxtant le célèbre théâtre national d’Alger (TNA) ce café maure lorgne le mythique square port Saïd avec sa terrasse exceptionnellement spacieuse, façonnée par plus d’un siècle d’histoire. Malheureusement, il est en proie en ce moment à une bande de jeunes délinquants qui cultivent le trouble, et terrifient ses habitués, sans que personne n’y trouve à redire.
    Depuis quelques semaines, il est la cible d’obtus jeunots oisifs et dangereux. Évoluant en meutes, ces jeunes loups, dès 18h passée font la chasse aux honnêtes gens, et transforment cet endroit d’ordinaire calme et serein en tribune de stade où cris, vivats et insultes fusent, avec pour seul but de déloger les fidèles chalands. Et ils y arrivent aisément.
    Mardi soir, aux alentours de 19h, ces loubars ont brutalement attaqués les clients, à coups de pierres et autres bouts de verres, semant la panique aux milieu des badauds, venus pour une partie d’entre eux, en famille, se désaltérer dans ce coin d’ordinaire si accueillant.
    Pour leur part, les employés de ce comptoir, désemparés, ne savent plus à quel saint se vouer. Amoindris par rapports aux assaillants, ils laissent faire, et tentent tant bien que mal, d’assurer dans un climat pondéré, le minimum de service… lorsqu’on le leur permet.
    A plusieurs reprises, ils se font « racketter » par ces mafiosos, qui refusent souvent de payer leurs consommations. Pire, ces jeunes délinquants s’attaquent également, à l’occasion, au mobilier dont le café est propriétaire. Ainsi, chaises et tables disparaissent et réapparaissent au gré de leur sae humeur; ils en font un jeux.
    La moindre remarque, allusion ou rappel à l’ordre envers ces derniers peut rapidement dégréner et prendre des proportions inattendues. La semaine dernière, un client en a fait les frais, lorsqu’il s’est avisé de gronder un jeune garçon, haut comme trois pommes. L’altercation déclenchée à cause d’un jet dangereux de pétard, s’est rapidement répandue dans le quartier, et a failli tourné au vinaigre si ce n’est l’intervention de la police.
    Deavnt cette situation insoutenable, il faudra nécessairement trouver une solution définitive. Une solution qui passera incontestablement par la sécurisation d’Alger et de ces quartiers, qui fait pour le moment défaut. Il y va de l’intégrité physique des personnes et de leurs biens. Et de la préservation de notre patrimoine…
    Kha_Louna
    Article :
    http://www.algerie-focus.com/2010/03/06/alger-une-bande-de-jeunes-sement-la-terreur-au-tantonville/




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  • Congrès du Changement Démocratique