Édition du
21 July 2017

Zizi la gaffe dans ses oeuvres

El Watan

Interférences et pressions

Est-ce une énième bourde de Yazid Zerhouni, due cette fois-ci à la forte pression que les journalistes avaient exercée sur lui à l’APN pour lui arracher une déclaration ou bien des affirmations bien pesées du ministre de l’Intérieur sur l’assassinat de Ali Tounsi ? En réduisant cette affaire à un « conflit personnel » entre l’ex-patron de la DGSN et son meurtrier, Yazid Zerhouni cherchait peut-être à signifier qu’il n’y avait dedans aucun volet corruption. Il aurait ainsi cherché à dénier au défunt toute motivation d’assainir la police des pratiques maffieuses. La famille du défunt a penché vers cette hypothèse, jugeant que le ministre de l’Intérieur ne voulait pas donner « le beau rôle » à l’ex-directeur de la police. Elle garde en tête le premier communiqué du ministère de l’Intérieur qui avait évoqué la piste de « la démence » du colonel Oultache sur arrière-fond du conflit qui avait opposé Ali Tounsi et son supérieur hiérarchique durant des mois sur la gestion des cadres de la police et dont El Watan a largement évoqué les péripéties.

Ce bras de fer entre la famille du défunt et le ministre de l’Intérieur ajoute à la complexité et à la gravité du dossier en même temps qu’il aggrave le trouble moral causé à l’opinion publique par l’assassinat du premier responsable de la police par un de ses plus proches adjoints dans l’enceinte même de son bureau. Le ministre de l’Intérieur aurait dû s’abstenir de toute déclaration sur cette affaire, qui n’est qu’à ses débuts au niveau de l’instruction judiciaire. Cette intrusion est malsaine alors que la justice croule sous les affaires lourdes liées à la corruption. Elle a besoin de sérénité et surtout d’être préservée des interférences et des pressions politiques, médiatiques et autres.

Chaque jour qui passe apporte son lot de révélations et ses connexions sont souvent inimaginables. D’ores et déjà c’est toute la direction de Sonatrach qui a été décapitée et huit personnes sont détenues dans le cadre de l’affaire de l’autoroute Est-Ouest. Il arrivera inévitablement un moment où ce seront les ministres de la République et des responsables politiques qui seront cités par les juges. Que se passera-t-il à ce moment-là ? C’est la question clef posée au niveau de l’opinion publique qui garde encore à l’esprit la manière scandaleuse dont l’affaire Khalifa a été traitée : des lampistes ont payé lourdement, prison, exil et traumatismes et aucun responsable politique de haut niveau n’a été sanctionné alors même que des noms ont été cités devant la juge qui avait traité l’affaire.

Mieux, des responsables avaient même reconnu publiquement leur responsabilité. C’est le même danger qui guette les affaires en cours : que tout le travail fait en amont par les enquêteurs finisse par être enterré ou être dévoyé pour que soient sauvées des têtes de puissants et… préservé le régime politique.

Par Ali Bahmane


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4 Commentaires sur cet article

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  • babelouedcity
    4 mars 2010 at 16 h 16 min - Reply

    Au pays des dirigeants « taiwan » comploteurs il n’y a que des complots et des scandales.
    Jusqu’á quand?

    Le pays est deja saccagé completement.

    Des cadres, medecins, enseignants toutes categories, des malades, des milliers de disparus, des crimes non elucidés et trainent dans une justice INJUSTE …etc,

    Une liste NOIRE et plein de sang,…
    c’est incroyable mais vrai et depuis 1962 á nos jours.

    Meme les infrastrutures hospitaliers sont dans un etat MALADE/lamentable et les dignitaires fuient le pays pour un simple traitement couteux aux contribuables qui gisent dans la misere.

    Voila un de ces artisans de la misere algerienne, ce Zerhouni persiste et signe sa culpabilité dans le crime de Tounsi… « un crime sans temoin! » avait signé devant ses medias alors que le presumé assassin a ete pulverisé et blessé mortelement par des gardes de corps de Tounsi donc il y’a eu bel et bien des TEMOINS.

    Souvenez-vous?
    ce meme Zerhouni avait aussi traité le pauvre lyceen Massinissa de voyou quand il avait ete assassiné dans la gendarmerie par des gendarmes sans que ses assassins ne soient jugés mais sont toujours libres.

    Combien de crimeS et assassinatS signés par ce regime au pouvoir depuis 1962 á nos jours?

    Jusqu’á quand ces diables mercenaires de la nation algerienne vont-ils continuer á gerer le pays de dilapidationS aux scandaleS?

    …et la justice dort toujours

    Ils sont tous malades et mourants, ils ont meme depassé l’age de la retraite,… c’est aberrant alors que des milliers de jeunes cadres capable de faire un miracle au pays sont au chomage et/ou forcés á fuir le pays.

    Il est vraiment grand temps de chasser cette pegre au pouvoir qui nuit plus au pays.

    Rien ne va plus en algerie 2010.
    WhenToFreeVivAlgerie.




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  • un citoyen
    4 mars 2010 at 17 h 39 min - Reply

    akerhim rabbi a massinissa et aux 126 jeunes abbatus froidement par ces monstres une grande penséé a irchen de azzazga qui a inscrit le mot liberté en lettre de sang paix a vos ames.qui tue par l epéé peri……………..




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  • rachid bakalem
    4 mars 2010 at 22 h 53 min - Reply

    L’enquête sur la mort du général Saïdi Fodil crée une tension au sommet de l’Etat
    Site Le Matin le 03 Mars, 2010

    Le président Bouteflika vient de recevoir le premier rapport établi dans le cadre de la commission d’enquête sur ce qui s’appelle maintenant l’ affaire du général Saidi Fodil, a-t-on appris de source proche de la présidence.
    Le rapport met en cause les hauts responsables du DRS.

    Pour rappel, le président avait décidé récemment de mettre en place cette «Commission d’enquête autonome», composée de plusieurs magistrats et procureurs civils et militaires en vue de rouvrir certains dossiers et affaires d’assassinats qui ont marqué la décennie noire notamment ceux de feu Mohammed Boudiaf ou encore du Général Fodil Saidi.
    Le but serait de connaître le rôle joué par les différents chefs de départements et organes affilié au DRS, comme le département du contre espionnage et de la sécurité intérieure , et le département de la sécurité de l’armée.

    Le général Fodil Saidi ancien patron de la DDSE (département de la sécurité extérieure), qui s’est vu limoger arbitrairement de la tête de la DDSE pour ensuite être nommé a un poste moindre, celui de chef de la quatrième région militaire, fut victime d’un attentat qui lui avait coûté la vie et celle d’une dizaine de militaires qui l’accompagnaient, sur une route déserte de la région de Ourgla en 1996.

    Ce premier rapport a été établi par deux magistrats, dont l’un de la direction de la justice militaire, à destination des services présidentiels et dans lequel figurent deux témoignages d’une très grande importance. Le premier est celui d’un ex agent du DRS, franco-algérien, résidant à Qatar depuis quelques années, et qui prétend avoir fait partie d’une unité secrète au sein des services de renseignements algériens, cette même unité qui aurait été impliquée dans l’affaire Boudiaf, Saidi, et d’autres affaires du même calibre dans les années 1990. Le second témoignage est celui d’un très haut gradé du ministère de la Défense nationale à la retraite est dont le témoignage aurait confirmé effectivement l’existence de cet organisme.
    Dans sa déposition l’ex agent du DRS aurait désigné le général de corps d’armée Mohamed Mediène (Tawfik) chef du Département du renseignement et de la sécurité, et l’ancien patron du contre espionnage le général Smain Lamari comme les responsables hiérarchiques de cette fameuse unité qui regrouperait, selon lui, entre 250 jusqu’à 300 agents triés sur le volet, des agents formés aux techniques de renseignements et d’interventions les plus pointues.
    Le témoin à confirmé lors de son audition par les deux magistrats la participation de cette unité à l’opération de planification et d’exécution qui se solda par la mort de l’ancien chef de la DDSE (direction de la documentation et de la sécurité extérieure).
    L’ex agent du DRS aurait identifié le général Tartag Bachir du (DRS) alors colonel a l’époque, comme étant le chef du bras armé de cet organisme secret. D’autres noms d’agents opérationnels des renseignements militaires ayants servi sous les ordres du général Tertag sont venus compléter la liste des mis en causes dans l’affaire du général Saidi dont Mohamed Alili, Louenes Sadki , Houari Benhamou dit (le fixe) appartenant tous a la DCSA (direction centrale de la sécurité de l’armée), les désignant comme étant des chefs de groupes opérationnels au sein de l’unité en question.
    Dans la même déposition l’ancien agent des services aurait validé la première liste établie par la commission d’enquête, et qui engageait la responsabilité des agents du contre espionnage impliqués dans cette affaire. Dans cette liste, on trouve les noms d’agents opérationnels dont certains ont reconnu avoir été dans les années 90 a plusieurs reprises en contact avec les agents chefs de réseaux de cette unité.
    Une liste de plus d’une cinquantaine de nouveaux agents appartenant a cette unité devrait être mise a jour dit-il dans quelque temps.
    Le second témoignage est celui d’un haut gradé de l’armée à la retraite proche de la sphère présidentielle, et qui dans sa déposition a incriminé une branche des services secrets (DRS) dans ce qu’il a appelé la création d’un Etat au sein de l’Etat.
    L’officier supérieur aurait dit-on sollicité le témoignage de l’ancien chef d’état-major de l’armée, le général Khaled Nezzar.
    Le chef des services secrets algériens a immédiatement réagi.
    Quatre officiers du DRS se sont déplacés hier lundi au siège de la Présidence où ils ont rencontré le premier responsable des services de renseignements auprés du cabinet presidentiel de Bouteflika le général Nadjib, en présense de Said Bouteflika et quelques fonctinnaires de la présidence. Ils ont demandé à interroger dans leur locaux sis au centre principal operationnel (Antar) sis à Ben-Aknoun l’ex agent du DRS franco-algerien installé au Quatar et qui à déposé auprés du procureur militaire et civil sur l’affaire Saidi . Said Bouteflika a fait comprendre à la deléguation du DRS que la Présidence tient à protéger le dit agent durant toute la procédure.
    Un rendez vous est prévu demain jeudi entre les representants des deux camps .

    L’affaire prend une trés serieuse tournure, un bras de fer entre le DRS et la Présidence.

    A.F.




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  • Rabinho
    5 mars 2010 at 0 h 56 min - Reply

    When To be Free ?
    On ment comme on respire et avec beaucoup d’audace ! Quelle classe !
    Le nombre de médias nationaux et internationaux qui ont saisis le sujet le jour même et avec des illustrations de photos de blessé le lendemain , tel que le commissaire d’Alger ( le Héro ) , avec tout ça et Zerhouni ( je ne sais de quel vrai nom , car ils sont tous des faux ) trouve le moyen de « singularisé » l’affaire froidement en prenant le public Algérien pour un moins que rien !
    En voilà , une fois de plus , le respect de l’état à son peuple !
    Bon sang de quelle espèce ou de race vous êtes descendus ! Votre race n’existe nulle part dans le monde ! ! ! Vous venez de la planète Mars ?




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