Édition du
28 March 2017

Je m'insurge contre monsieur le ministre de l'éducation !

Par : Dr. Ali DERBALA
Universitaire
« EL Watan 07 mars 2010
Les maîtres sont défaits; la morale de l’homme vulgaire à triompher….
Le  » salut  » du genre humain (à savoir celui qui débarrasse des  » maîtres « ) est en très
bonne voie; tout s’encanaille à vue d’œil. »
Nietzsche
[01].
Cette grève de l’éducation m’interpelle en qualité d’universitaire et de père d’un enfant
scolarisé. Moi aussi je suis fatigué de ce pays. Je sens même une lassitude profonde.
Depuis la grève dans ce milieu éducatif aucun élan de solidarité en faveur des enseignants

ne s’est manifesté, ni de l’opinion publique, ni des universitaires, ni des syndicats des

enseignants du supérieur. C’est suffocant !
Cette situation d’impasse atteste de manière patente le caractère criminel et anti-national
de certains comportements sur lesquels il n’est plus possible désormais de se taire, sous
peine d’être complice, comme l’a rappelé un collègue.
Quel est le rôle d’un ministre de l’éducation ? Si ce n’est d’appliquer la politique d’un
gouvernement. Cette politique se fait – elle à l’encontre des enseignants, des élèves et des
travailleurs de ce secteur ? Menacer les enseignants de l’éducation de licenciement ou de
radiation, serait un crime contre une frange de la population algérienne  » en détresse « .
Le ministre en annonçant que ces enseignants percevront leur arriéré ou leur  » du  » avec
un effet rétroactif depuis Janvier 2008, réalise – t – il qu’il a un retard de deux années dans
l’exécution des arriérés des enseignants ? La justice doit sanctionner ou démettre ce
commis de l’Etat qui a accusé un retard dans sa mission et qui a causé une grève, un
trouble à l’ordre public. Qu’attend-il le ministre de ces enseignants pour leur donner leur
vrai  » du  » ? Qu’ils crèvent ? Ils le font par centaines annuellement. Pourquoi les
responsables algériens ont fais du salaire un sujet tabou ? Parce que eux, ils sont servis
gratuitement. Les enseignants n’ont pas envie de manger de cette  » bouffe gratuite  » qui
donne des complications.
Selon la déontologie, les journalistes doivent rapporter de l’information sans influencer
l’opinion public, sauf dans l’article dit éditorial ou le journal annonce sa tendance
politique ou sa couleur. Pourquoi les quotidiens nationaux ont publiés les salaires de ces
 » gueux  » et ils ne l’ont pas fait en affichant au moins les salaires des secteurs touchés par
les éclaboussements dus à la corruption ? Aucun journaliste n’a signalé que les rappels
octroyés à ces  » misérables  » ne constitueront même pas la  » mensualité  » du ministre de
l’éducation ou d’un haut cadre de l’Etat Algérien ou de son député ou de son sénateur.
Monsieur le Ministre, si vous êtes arrivé à une situation de blocage, vous devriez
démissionner et retourner à l’université pour enseigner vos cours de l’électrotechnique,
sauf si vous vous voyez dépasser par la science qui a avancé à une vitesse vertigineuse.
Savez vous Monsieur le ministre que le coût de la vie algérienne et le même que celui en
France ? Vous annoncez avec fanfares et sur tous les toits que ces enseignants vont
percevoir 48.000 DA, qui n’est équivalent qu’au plus de 400 euros. Peut-on vivre avec
400 euros ? En France, des  » sans emplois  » perçoivent au moins 800 euros ou plus avec
les indemnités sociales. En Suède, les salaires oscillaient entre 15.000 et 17.000
couronnes suédoises. La différence des salaires n’était que de 2000 couronnes. Dans ce
pays règne la justice sociale.
Vous êtes un scientifique, donner les vrais droits aux enseignants et exiger par la suite des
vrais devoirs !! Vous avez paralysé le secteur éducatif.
Chaque année vous brillez par une découverte, en réduisant le premier cycle à cinq
années et en rétablissant le second cycle à quatre années, en changeant chaque année des
programmes et en imprimant des millions de livres qu’il faut jeter l’année suivante. Vous
avez fait de l’enseignant la  » machine à examiner « . Chaque semaine un devoir, chaque
mois un examen etc. De quelle pédagogie s’agit-il ? vous l’avez importé !!!
Vous ne pouvez pas faire confiance aux cadres de vos départements pour élaborer un
 » petit programme  »  où à la fin d’un cursus tout élève saura lire, écrire, parler et compter.
L’enseignement est descendu à cet état d’abaissement déplorable qui menace de plonger
toute la population dans l’ignorance et le fanatisme. Les enseignants malheureux étaient
autrefois entourés de considération et vivaient dans l’aisance. Ils sont tous dans la misère
comparativement à d’autres franges de la société. Les études du primaire, du moyen et du
secondaire ont été négligées.
L’ex-ministre français de l’éducation a dit clairement dans une intervention télévisée qu’il
n’autorisait pas le passage d’un élève en classe moyenne s’il ne sait pas lire, écrire et
compter. Chaque année les enseignants sont incités à se révolter. Les classes d’examen du
BEM et le BAC sont mal préparées.
Quelle est la résolution après ces semaines de grève ? Vous allez attribué des
baccalauréats de complaisance. Comme l’a bien fait remarqué le sociologue Lhouari
Addi, l’Algérie est le seul pays au monde où l’administration contrôle l’administration.
L’affaire est conclue et Oust!, tout ce monde de l’éducation va à l’Université chez Derbala
et ses collègues qui vont s’arracher les cheveux.
– Nous recevons à l’université des bacheliers qui ne savent ni lire ni écrire ni parler ni
compter!!!
– Le président de la république vous a obligé à corriger la  » pondération « de vos examens
du BEF. N’avez vous pas de pédagogues dans votre secteur ou bien n’avez vous pas voulu
les écouter mais vous avez écouté le plus autoritaire ?
– L’association des proviseurs, les adjoints de l’éducation, les conseillers scolaires etc.
expriment leur mécontentement sur les dossiers des statuts particuliers et des indemnités.
Est-ce que ces associations ont été associées aux débats sur  » leur sort  » ? Vous discuter et
élaborer des statuts avec des représentants de l’UGTA, l’union générale des travailleurs
algériens, présidé par un vieil homme qui n’a jamais été dans un  » atelier  » depuis au
moins  » trente ans « , comme l’a rappelé dans un débat télévisé Lionel Jospin, l’éducateur,
l’enseignant universitaire à Georges Marchais, le communiste, le représentant des
travailleurs. Les enseignants vont en classe et font leur cours chaque matin !!
Un enseignant est un éducateur, il n’est pas un travailleur !!! L’éducation est définie par le
développement d’aptitudes intellectuelles et du sens moral. En dehors du domicile
parental, c’est à l’école moderne que revient pour l’essentiel la responsabilité de prendre
soin des enfants qui lui sont confiés. Elle leur donne une culture et un savoir utiles et
éduque leur caractère, leur fournit des distractions saines en dehors des heures de classes
et veille à leur santé et à la qualité de leur alimentation [02]. Là, ne sont donnés que
quelques exemples de négligence. N’est – il pas là un signe que dans votre secteur tout se
fait au  » pif  » ou  par autoritarisme? Malgré les articles abondants parus ces derniers jours
dans les quotidiens nationaux, décrivant ce marasme éducatif, criant leurs douleurs sur
certains maux qui rongent l’école algérienne, la médiocrité qui s’installe dans le temps et
qui se généralise, presque partout le spectacle de l’incompétence désolant, les pouvoirs
publics n’ont pas dénié répondre favorablement à la communauté éducative.
Mettez sur rail et sur de bonnes voies votre secteur, avec de la consultation des vrais
partenaires et de la concertation. C’est votre mission, sinon ayez la grandeur de partir sur
la pointe des pieds. Une école, un collège, un lycée ne sont-ils pas un lieu de
communication et du savoir ? Pourquoi souhaiter une responsabilité si on est incapable de
l’assumer ? Pourquoi baigner sa vie durant dans un univers où il est tant de responsables
avides, uniquement occupés d’eux mêmes, prêts à toutes les compromissions ? La
responsabilité à l’éducation est-elle une sorte de sacerdoce  au service des élèves,
enseignants et travailleurs, ou le prétexte nécessaire pour assouvir des épanouissements
personnels, de satisfaire ses fantasmes, de soigner de veilles inhibitions, d’offrir une
compensation à des complexes psychologiques anciens ? Mais à quoi bon une
responsabilité inutile, qui ne sert à rien, à personne ? Le responsable de l’éducation a le
choix, conquérir une responsabilité afin d’y trouver les satisfactions et les exaltations de
l’instant, ou bien pour compter dans l’Histoire longtemps après sa mort. Il restera dans
cette Histoire, malgré les périls qu’il aura encouru. La seule ambition, c’est qu’elle lui
permette d’accomplir une œuvre utile, mémorable, donnant à croire qu’il a triomphé du
temps qui passe et qui efface ou détruit.  Il a pour ambition de survivre à sa mort. Les
deux vont rarement de pair ; ils ne font appel ni aux mêmes talents, ni aux mêmes vertus,
ni aux mêmes défauts. Les vrais responsables veulent que la puissance qu’ils désirent ait
un but, leur action une valeur pour d’autres qu’eux-mêmes; qu’elle leur permette de laisser
dans la mémoire des enseignants une marque sinon heureuse, du moins utile. Ils veulent
être de ceux qui auront comptés dans leur temps et au-delà, qui auront infléchi le cours
des événements selon leurs rêves. Quelle différence entre les grands responsables et les
autres, avides d’ambitions médiocres ! ceux-là privilégient leur réussite à court terme,
sans voir où ils vont, sans le savoir, sans même s’en soucier ; dans leur marche, ils ont
déçu les autres, ils se sont déçus eux même, mais peu leur importe le mépris ou la haine
qu’ils suscitent. Le triomphe espéré peut tourner au drame, pis : à la honte. Car l’exercice
de l’autorité est cruel à qui ne sait qu’en faire. Valoriser sa situation personnelle aux
dépens de sa position de responsabilité est nuisible au bien commun et injustifiable. Le
responsable doit non seulement s’adapter aux circonstances mais il doit aussi savoir se
déprendre des habitudes qui font sa pente naturelle pour commander aux événements.
Dans le milieu éducatif, il ne faut pas s’imaginer que ce sont les qualités personnelles et le
talent qui feront octroyer une charge de responsabilité. Si on pense que la responsabilité
nous reviendra pour la seule raison qu’on est le plus compétent, on n’est qu’un benêt.
L’histoire nous apprend qu’on préfère toujours confier une fonction importante à un
incapable plutôt qu’à un homme qui la mérite. Si on veut une responsabilité, il faut agir
comme si notre seul désir était de ne devoir nos charges et nos prérogatives qu’à la
bienveillance de notre maître. Pour obtenir une fonction, il faut prendre les devants,
promettre des passe-droits à des gens influents, utiliser au mieux les services
d’intermédiaires. Ils sont des enseignants qui veulent défendre l’éducation, par l’éducation
et pour l’éducation où il n’est fait état d’aucune forme de communication ou de dialogue:
au contraire c’est l’hermétisme totale. Il y a un manque flagrant de communication  sous
quelque forme que ce soit, un refus obstiné d’écouter les enseignants et travailleurs qui
n’ont aucun recours ni au ministère de tutelle ou ni aux syndicats représentatifs qui ne
sont pas reconnus. On déplore aussi l’absence totale de cadre d’expression pour
l’enseignant. Au lieu de souder les composantes de ce milieu éducatif, des  » mains de
l’ombre  » essayent de  » monter  » l’association des parents d’élèves contre les enseignants.
Ces parents ne sont pas dupes.    Ils savent différencier le bon grain de l’ivraie.
Conclusion :
Si les responsables politiques algériens n’avaient pas transformé notre beau pays en
prisons psychologiques, les jeunes n’auraient pas besoin de se jeter dans la mer ou de
trouver refuge auprès des Arabes du moyen orient ou des Européens ou Américains.
Aussi étendu que soit l’Algérie, aussi peuplée, aussi opulente soit- elle, il y a toujours
pénurie d’hommes. On a même fait appel à des chinois ! Si les enseignants accordent de
l’importance à la grève, c’est qu’elle illustre la nécessité d’agir sans tergiverser lorsqu’il n’y
a plus d’autre choix pour rester maître de son destin. Pourquoi a – t – on  » algérianisé  » le
secteur de l’éducation ? Pour mater cette population d’éducateurs sans aucuns  » témoins « ,
les coopérants techniques étrangers. Si les coopérants français sont parmi nous, oseriez

vous donner  400 euros à un enseignant français ?

On a un besoin urgent d’un audit dans tous les paliers de l’éducation, du primaire au
supérieur. Une participation des coopérants techniques dans le cursus pédagogique et
scientifique est indispensable. Seuls, entre algériens, sans références externes, sans
repères ou témoins étrangers, nous avons faiblis et sommes devenus médiocres.
Nous avons honte dès que le  » Roumi  » est présent dans nos lieux. Nous remédions à nos
lacunes, on rentre dans les rangs et les normes universelles à sa vue. C’est stupéfiant !!!
Selon mon collègue Ahmed Rouadjia, critiquer et accepter d’être critiqué, même de
manière infondée, voilà qui permet d’animer les débats d’idées…
L’Algérie est malade, aucun médecin n’est à son chevet. Qui réussira à la guérir ?
Libérez les esprits et ne tourmenter pas les cœurs!
Références :
[01] Nietzsche.
Généalogie de la morale.
GF-Flammarion
, Paris, 1996, p.47.
[02] J.P. Martinez, G. Boutin et A. Jeannel. Une évaluation d’aujourd’hui pour demain.
Les recherches enseignées en espaces francophones. Les éditions LOGIQUES, 2002.

Nombre de lectures : 2101
18 Commentaires sur cet article

LAISSER UN COMMENTAIRE

*

*

  • karima
    6 mars 2010 at 21 h 29 min - Reply

    Monsieur Derbala merci du fond du coeur.Que Dieu fasse que les autres se mettent a crier leur colere de la meme facon que la votre.Vous serez mon ministre de l’education si j’etais presidente.En lisant votre article je comprends votre colere c’est celle de voir nos enfants s’abrutir au lieu de se developper.Monsieur, je vis dans un pays etranger, quand je suis dans le bus, mon coeur pleure pour nos petits qui sont jetes a la rue et auxquels on a voles tout les jardins et parcs.Dans ce pays, les dirigeants, qui sont loin d’etre parfaits, ont compris que pour bien vivre il faut vivre l’autre.Les enfants ici ont ou joue, dans chaque tournant c’est vert.A l’ecole, on les pousse a se construire une personnalite et croyez-moi Mobsieur Derbala juste par comparaison un enfant de 11 ans ici raisonne mieux qu’un enfant de 16 ans chez nous.Non pas parce que nos enfants sonts betes au contraire, ils sont adorables, beaux, gentils et vifs, il se trouve que l’ecole algerienne au lieu de les aider a s’epanouir fait le contraire.Nos profs ne font qu’enseigner le programme impose par la tutelle.Tres franchement je me passerai d’un programme qui cherche a faire de mon enfant un abruti.J’espere que les profs ne lacheront pas quant aux parents et aux eleves , d’abord ils n’ont pas a avoir peur de l’annee blanche car perdre une annee et gagner un meilleur avenir est plus profitable que de moisir dans l’etat actuel.Salutations




    0
  • Si Salah
    6 mars 2010 at 22 h 12 min - Reply

    Benbouzid: 16 années ministre! Meme Einstein n’a duré scientifiquement qu’entre 1905 et 1920. Or Benbouzid est loin d’etre un genie…Sa seule qualification: des liens familiaux (russes) avec Tewfik, qui lui a confié la mission de detruire l’ecole algérienne pour de bon. Maintenant que la mission est « reussie », pourquoi il ne degage pas?

    Si Salah




    0
  • Ammisaid
    6 mars 2010 at 22 h 46 min - Reply

    Assalam, azul, bonsoir
    « Tant qu’il y aura du gaz zt du pétrole, il n’y a rien à craindre »
    Nous voulons tous et toutes devenir des députés et des sénateurs.
    Laissez nous créer des partis politiques, laissez chaque Algérien et chaque Algérienne devenir un parti politique et ensuite laissez nous rejoindre la coalition gouvernemental.
    Déclarer l’Algérie comme une assemblée nationale dans sa totalité.
    Payez nous en conséquence comme vos députés actuels.
    Nous allons voter toutes les lois de vos présidents et de vos ministres.
    Cessons de dépenser des milliards de dinars pour former des diplômés sans travail, où pour des pays étrangers ou pour devenir des voleurs.
    C’est bon tout ce gaspillage !
    Osons, soyons créatifs, inventons, innovons et sans tardez transformons la RADP en RA des députés et des sénateurs.
    Cessons le massacre et la perte inutile de notre temps. Ce temps si précieux. Ce temps qui n’attend pas les retardataires. Ce temps qui coule plus vite que le sang qui coule dans nos veines. Ce temps qui se dirige tout droit, qui ne regarde pas en arrière et qui nous emmène de force vers la vieillesse et vers la mort. Ce temps qui broie tout sur son passage et ne change pas. La nuit succède au jour, le jour succède à la nuit et ainsi de suite chaque jour, chaque année, chaque siècle et chaque époque.
    Laissons le temps passé et votons tout le temps ce que veulent les responsables de nos vies, de nos rêves, de nos désirs, de nos valeurs, de tout et tout le temps.
    Laissez nous devenir vos députés (âges de la naissance jusqu’à 40 ans) et vos sénateurs (de 40 ans jusqu’à la mort) jusqu’à l’épuisement du pétrole et du gaz et ensuite ceux qui vont arriver, ils et elles vont se débrouiller comme nous le faisons depuis si longtemps.
    De cette façon, nous vous promettons qu’il n’y aura plus ni grèves, ni émeutes, ni revendications, ni révoltes, ni dénonciations, ni critiques, ni haines, ni contestations…
    Il n’y aura plus ni suicide, ni harragas, ni hogra, ni torture, ni assassinats, ni massacres…
    Nos militaires, nos gendarmes et nos policiers ne seront plus obligés de tuer, de massacrer, de persécuter…Ils n’auront plus les mains taché de sang de leurs frères et de leurs soeurs.
    Nous serons paisibles, heureux, toujours souriants, fiers de vous et fiers de nous mêmes.
    Nous allons même redevenir des frères puisque nous serons égaux, libres et comblés comme le sont nos députés et sénateurs actuels.
    Nous allons devenir comme nos députés actuels, nous n’allons pas essayer de dépasser nos cadres corrompus, nos entrepreneurs véreux, nos responsables quelques soient leurs rangs, nos généraux…
    Nous serons des députés et de sénateurs AllhemdouliAllah jour et nuit, inchaAllah.
    PS: Pour les menus travaux du quotidien qui se font dans tous les pays du monde, nous allons importer des chinois, des américains, des français…comme nous nous allons importer de quoi se nourrir, s’habiller, s’amuser, se déplacer…
    Fraternellement




    0
  • Rabinho
    7 mars 2010 at 1 h 38 min - Reply

    Bonjour Mr A.Derbala
    Tout d’abord je rends hommage à votre franchise et votre courage salutaire ainsi qu’à votre manière de situer les faits et les responsabilités réciproques sans aucune tergiversation !
    Je suis loin du secteur éducatif , mais je suis tout de même parent d’élève , et combien sommes nous nombreux les parents d’élèves !
    En parcourant votre article je n’ai pu m’empêcher d’apporter mon soutien modeste , d’autant plus qu’il n’y avait aucun commentaire faisant suite à votre appel, car au fond je considère que s’en est un . C’est un appel à toutes les consciences vivantes du pays touchées de prés ou de loin !
    Ce qui a attisé mon esprit et m’a fait tant mal , c’est que dans ce pays « aussi glorieux qu’il soit » l’essence et la vertu de toute nation qui se respecte soient négligées ou ignorées par la majorité sinon presque la totalité de nos concitoyens ! ! !
    C’est vraiment dommage au point ou nous sommes arrivés ! mais faut-il préciser que ceci même est le produit tant charrier par le système Benbouzid qu’il ne faut pas négliger car il perdure depuis presque deux décennies ! Les gents se sont transformer en automates et par la force des choses sont arrivés là !
    Ceci ne donne pas d’excuse pour ne pas garder l’éveil , car en parallèle les mosquées se bourraient de ces fidèles qui au détriment du devoir social ne voient que le devoir spirituellement personnel . Et pourtant dans le spirituel concède une part importante au collectif ! et c’est en collectif que peut jouir l’individuel !
    Conclusion :
    Celui qui se tais ou ne dit rien est un diable muet!

    Merci Dr A.Derbala pour votre intervention précieuse !
    Pour ma part ce n’est pas la première fois que j’interviens dans ce sujet sur plusieurs sites !




    0
  • still
    7 mars 2010 at 1 h 40 min - Reply

    Une étincelle peut générer un incendie mais un incendie ne peut générer que de la cendre.

    Un communique émanant parait-il de l’UNPEF annonce l’arrêt de la grève et le retour au travail des enseignants du moyen et du primaire.Je ne suis pas sur de l’authenticité du communique, des conditions de sa rédaction ni de son auteur.
    Ou bien Dziri a subi des « pressions insupportables » ou bien il n’était qu’une taupe comme on en a tellement vues.
    Si le communique s’avère authentique et que les enseignants reprennent le travail l’échine baissée, Benbouzid et le système qui l’emploie auront réussi l’exploit difficile, presque utopique d’humilier outre les enseignants, les générations futures qui se nourriront de leur dépit, de leur amertume et de leur desespoir. Beaucoup d’ignards se féliciteront de ce « coup de force au profit de leur progéniture » .Ils craignaient une année blanche ! Qu’est-ce qu’une année blanche dans une perspective noire ? Mais l’inconscience ignore le danger et l’anesthésie permet toutes les ablations.
    Le pouvoir use de la « trithérapie »par les trois armes redoutables:La terreur , l’ignorance et la famine ;une politique de 132 ans qui n’a pas réussi au colonisateur pour dompter les Algériens mais que ses élèves/héritiers ont de toute évidence mené a terme en moins de 50 ans..




    0
  • still
    7 mars 2010 at 1 h 53 min - Reply

    Un communique émanant parait-il de l’UNPEF annonce l’arrêt de la grève et le retour au travail des enseignants du moyen et du primaire.Je ne suis pas sur de l’authenticité du communique, des conditions de sa rédaction ni de son auteur.
    Ou bien Dziri a subi des « pressions insupportables » ou bien il n’était qu’une taupe comme on en a tellement vues.
    Si le communique s’avère authentique et que les enseignants reprennent le travail l’échine baissée, Benbouzid et le système qui l’emploie auront réussi l’exploit difficile, presque utopique d’humilier outre les enseignants, les générations futures qui se nourriront de leur dépit, de leur amertume et de leur desespoir. Beaucoup d’ignards se féliciteront de ce « coup de force au profit de leur progéniture » .Ils craignaient une année blanche ! Qu’est-ce qu’une année blanche dans une perspective noire ? Mais l’inconscience ignore le danger et l’anesthésie permet toutes les ablations.
    Le pouvoir use de la « trithérapie »par les trois armes redoutables:La terreur , l’ignorance et la famine ;une politique de 132 ans qui n’a pas réussi au colonisateur pour dompter les Algériens mais que ses élèves/héritiers ont de toute évidence mené a terme en moins de 50 ans..




    0
  • malik
    7 mars 2010 at 7 h 08 min - Reply

    c est codjia qui brandit son carton rouge a la face de 6000000 joueurs




    0
  • Abdelkader DEHBI
    7 mars 2010 at 9 h 40 min - Reply

    @ — M. Ali DERBALA : « Vox clamantis in deserto » – لا حـيـاة لـمـن تـنـادي – On ne peut rien attendre des hommes d’un régime criminel, incompétent et corrompu. M. Benbouzid, aussi bien que ses autres complices du gouvernement, ainsi que leurs maîtres du DRS, ont perdu tout sens des réalités, de la morale ou de l’intérêt national. Le seul salut de notre pays, réside aujourd’hui dans la lutte solidaire de tous les citoyens algériens, pou l’abolition de ce régime illégitime et corrompu, liberticide et anti national.




    0
  • l.leila
    7 mars 2010 at 12 h 09 min - Reply

    Bonjour,
    Que font les parents face à toutes les expériences de ce ministre vraiment malade? A quoi servent les associations des parents de tous les établissements scolaires du pays ? Pourquoi ne sont-ils pas solidaires pour défendre la formation de leurs enfants? Pourquoi les parents demeurent-ils observateurs ?




    0
  • moura
    7 mars 2010 at 12 h 25 min - Reply

    @ Derbala.
    merci,si vous permettez Benbouzid n’est pas ministre de l’education mais un gestionnaire du budjet de l’education,c’est toute la difference avec un ministre de l’education.




    0
  • L’ observateur
    7 mars 2010 at 17 h 21 min - Reply

    « L’école n’est plus un lieu de transmission du savoir » !
    Dixit un «haut responsable» de l’Education nationale, en direct sur un plateau TV, dans la matinée de l’Aîd Seghir.
    L’école publique, il n’y a pas si longtemps de cela, était le moteur d’un ascenseur social. Celui –ci n’est pas en panne, il descend ! Mais, me diriez-vous, que se passe t-il donc ? L’école n’est-elle plus qu’une « fabrique de crétins » ?! Pour mieux éclairer notre lanterne, je vous suggère de lire et de faire lire cet excellent ouvrage intitulé :
    Machiavel pédagogue – Ou le ministère de la réforme psychologique
    De Pascal BERNARDIN.
    Ancien élève de l’École Polytechnique, a enseigné les maths dans le privé, en classe préparatoire aux concours des écoles de commerce.
    Éd. Notre-Dame des Grâces, 12/1995
    Résumé :
    Quelles sont les raisons profondes de la crise de l’école ? Faut-il y voir une tare inscrite dans les gènes de notre société et de son système éducatif ? Ou doit-on conclure à une redéfinition du rôle de l’école et de ses priorités? Nos enfants sont-ils condamnés à l’ignorance et à l’illettrisme ?
    De nombreux parents et enseignants, témoins stupéfaits de la révolution en cours, s’interrogent sur les mutations profondes qu’a subi et que subit encore notre système éducatif. Mais aucun gouvernement, tant de droite que de gauche, ne les a jamais éclairés en exposant les fondements idéologiques de ces réformes et en faisant ressortir leur cohérence et leurs objectifs.
    Les réponses à ces interrogations existent pourtant : la philosophie générale de la révolution pédagogique est exposée sans détour dans les publications des organisations internationales (Unesco, OCDE, Conseil de l’Europe, Commission de Bruxelles… ). S’appuyant sur ces textes, l’auteur montre dans cet ouvrage qu’aujourd’hui l’objectif prioritaire de l’école n’est plus de donner aux élèves une formation intellectuelle ni de leur faire acquérir les savoirs élémentaires. Au terme d’une redéfinition du rôle de l’école, celle-ci devient le véhicule d’une révolution culturelle et éthique destinée à modifier les valeurs, les attitudes et les comportements des peuples à l’échelle de la planète. Les techniques de manipulation psychologique, qui ne se distinguent guère des techniques de lavage de cerveau, sont utilisées à tout niveau. Les élèves en sont naturellement les premières victimes. Mais les enseignants et le personnel administratif (directeurs, etc.) ne sont guère épargnés.
    Cette révolution silencieuse, antidémocratique et totalitaire, veut faire des peuples des masses ignorantes et soumises. Elle illustre de manière exemplaire la philosophie manipulatoire et dictatoriale qui sous-tend le Nouvel Ordre Mondial et les modes d’action subtils et indirects, mais d’autant plus puissants, qu’il utilise. Aussi cet ouvrage pourrait-il s’intituler Abrégé d’esclavagisme.
    Source : Appy-Ecole
    http://veille-education.org/post/2009/01/15/Machiavel-pedagogue




    0
  • Ait Hamza
    7 mars 2010 at 21 h 58 min - Reply

    Tandis que la diaspora sioniste fait un appel en France pour récolter des fonds pour sauver des élèves en état d’échec en Israël,notre raclure de ministre achève la destruction systémique de tous les ressorts de l’Éducation Nationale !
    Je crains que ce monsieur aussi nuisible qu’il est finisse comme le patron de la police algérienne !




    0
  • oustadh moutakaad
    8 mars 2010 at 19 h 28 min - Reply

    Bonjour mr Ali.Chapeau bas!vous m’avez rendu un espoir que j’avais perdu .Je suis un prof d’anglais en retraite « anticipée »à cause des agissements du ministre de « l’education »qui bafoue la loi .Lui meme participe à la destruction de l’ecole en nommant plusieurs de sa famille et ses amis à des postes tres importants sans passer par des listes d’aptitudes(directeurs d’ecoles primaires,C.E.M,Lycées,secretaires generaux d’academies,inspecteurs generaux,inspecteurs d’academies et le comble de tout cela un moniteur de sports au poste de directeur de C.E.M puis au poste de directeur regional des examens et concours(tous les examens:6ème,B.E.M,BAC…….).C’est le detail que vous n’avez pas etaler dans votre article.Merci ,monsieur Ali.Tant qu’il y aura des hommes!!!




    0
  • hichem
    9 mars 2010 at 18 h 17 min - Reply

    Merci Mr A.Derbala pour votre soutien,votre article touche au fond du problème qui ronge l’école depuis plus d’une vingtaine d’années.les sempiternelles grèves des enseignants témoignent l’ampleur du pourrissement dans ce secteur stratégique et pilier de la nation.Ne dit on pas que « la grandeur d’un état se mesure au respect qu’il accorde à l’école et aux enseignants ».
    Mais quand on a une adminatration de l’éducation ayant à sa tête un veritable gangster,appuyé par des hommes totalement pourris au plan moral(ouyahia,soltani ,belkhadem,zerhouni et autres,l’école ne peut que sombrer davantage et là c’est toute la société qui est interpellée car c’est l’avenir du pays dans son ensemble qui est en danger.
    lES SYNDICATS de l’education ont pris leur responsabilité historique en paralysant le secteur pendant 21 jours le mois de novembre passé et 2 semaines dernièrement mais ne pouvant faire face seuls , devant le silence assourdissant de la société civile et les parents d’élèves surtout,les pouvoirs publiques se sentant bléssés et leurs interets menacés,ils actionnent leur machine répressive pour mater une grève légale et légitime.
    L’action doit être commune ,syndicat et organisations non gouvernementales doivent répliquer en lançant un appel de solidarité en direction des associations de parents d’élèves soucieuses de l’avenir de l’école.Une solidarité qui doit qui doit s’exprimer par un appui solennel à la grève et un mot d’ordre de boycote général de l’école de la part des élèves.C’est à ce moment là qu’on pourrait barrer la route à ces aventuriers politiques qui ont saigné l’Algérie.




    0
  • Ali DERBALA
    9 mars 2010 at 18 h 38 min - Reply

    il m’a fait sortir de mes gongs le jeudi après midi quand j’ai lu dans El Watan qu’il va radier nos enseignants du Lycée.
    AYB, CHOUYOUKHOUNA YETBASSAS MA-AHOUM !
    Il a choisi son camp, il n’est plus enfant du peuple, il est devenu « un Soltat ! une Chekhsia ! ».
    Il cotoie les autoritaires pas les autorités.
    Sachez que la terre est inclinée de 23° et quelques et qu’elle est en équilibre.
    Cette Algérie sera toujours vivante tant qu’il y aura des individus honnêtes.
    Dans l’enseignement supérieur on a nos problèmes.
    C’est pour cela je n’avais pas fais attention aux enseignants de l’éducation un peu tôt.
    Ce n’est que le jeudi que j’ai réalisé que l’affaire était grave.
    Je voulais desserrer l’étau contre les enseignants..
    Le gouvernement algérien a installé trois commissions présidées par le ministre de l’intérieur, le premier ministre et le ministre de l’éducation (Une armada de ministères) pour faire rentrer les enseignants en classe!).
    Même les terroristes se sont rendus dans une (01) caserne sous l’égide du MDN,un seul (01) seul ministère!
    Ce n’était que mon devoir d’un éveillé!
    Je voulais l’intimider pour qu’il arrête son offensive !
    Dans la vie, parfois en voulant faire du bien on fait beaucoup de mal.
    C’est dommage, je reconnais que c’était un « pot humain » mais il me semble qu’il est devenu un Mandarin !
    Même si je vais perdre son amitié, c’était mon collègue à l’université, j’ai gagné l’amitié de 500.000 enseignants. L’auteur de l’article.




    0
  • oustadh moutakaad
    11 mars 2010 at 19 h 43 min - Reply

    vous etes le bienvenu parmis nous MR ALI.Combien de cadres del’éducation sont sortis en retraites depuis l’arrivée de mr benbouzid? Des milliers!Des experiences inestimables!!cet intrus envoie des notes adminisrtratives à ses lechebottes qui’il a nommés leurs ordonnant de faire sortir des gens honnetes de leurs logements qu’ils occupent depuis 45 ans.Il dit
    textu parlant des retraites:أخرجوا الناس الدين لم تبق » لهم صلة بالتعليم. »Alors que nous, meme dans nos « reves??, » enseignons toujours!! حسبنا الله و نعم الوكيل.Et dire qu’il est du meme Bled que moi!!Que Dieu Vous donnnes la sanré et la sagesse .Ce monsieur ne sait pas qu’Allah a dit dan le Coran: إن الله يدافع عن الدين ىمنوا…..//و قفوهم إنهم مسؤولون.je n’aimerai pas etre à sa place!Merci MR ALI.




    0
  • Birek
    12 mars 2010 at 23 h 01 min - Reply

    Le PIB (Produit Intérieur Brut) par habitant de l’Algérie est de 60,000 US$ ; celui de la France, 32,800 US$, soit 5,46 fois celui de l’Algérie. Le PIB de la Suède est de 37,300 US$, soit 6,21 fois le PIB de l’Algérie.
    Le salaire net d’un prof en France après 20 ans de carrière est de 2454 euros, soit 2,34 fois le SMIC (1047,44 euros net).
    Le salaire d’un prof de même niveau et de même ancienneté en Algérie est de 48 000 DA, soit 3,20 fois le nouveau SNMG (15 000 DA net).
    Voilà comment on fait des comparaisons.
    Dans les années 80, j’enseignais dans un lycée en qualité de PES et j’avais pour collègues des coopérants qui avaient des salaires plus élévés que le mien. Tout le monde trouvait cette situation normale. Actuellement je suis à la retraite et je perçois une pension de 20 000 DA.
    Les enseignants en activité ne sont pas les plus à plaindre. Les enseignants français sont en grève mais pour une autre raison, plus noble et qui les honore.




    0
  • Rbaoui
    14 mars 2010 at 22 h 40 min - Reply

    A l’aeroport de Sheremetyevo (Moscou) devant le guichet d’enregistrement de la compagnie Air Algerie les passagers du vol Moscou – Alger presentent leurs bagages pour la pesee soudain une altercation eclate entre le representant d’Air Algerie et une passagere, la raison n’etonne personne: excedent de bagages.
    La passagere: » Vous n’avez pas recu de telex du ministere de l’education? je suis la femme du ministre ».
    Le rep. d’A.A. a haute voix: « Madame, je n’ai pas recu de telex et veuillez passer a la caisse SVP pour regler le montant de la somme due ».
    La passagere toute honte bue « Vous allez avoir de mes nouvelles ».




    0
  • Congrès du Changement Démocratique