Édition du
25 March 2017

Pétrole et corruption : la grande malédiction de l’Algérie ?


Par le Dr Ahmed ROUADJIA

El Watan supplément économique  8-14 mars 2010

Pétrole et corruption sont deux mots désignant « deux  maux » inespérables. N’était l’abondance du premier, la corruption n’existerait pas ou  n’existerait que sous une forme bien plus atténuée. Or, le pétrole est pour l’Algérie, un cadeau du Ciel d’autant plus empoisonné qu’il dispense non seulement les Algériens de l’effort productif,de l’imagination créatrice, de l’esprit d’indépendance et du « compter sur soi », mais il avive aussi les appétits féroces de la minorité  tout en exacerbant les frustrations de l’écrasante majorité d’entre eux. Convoité par la minorité détentrice de rente de situation, ce liquide est devenu , depuis l’indépendance, un facteur générateur de corruption d’autant plus effrénée qu’elle s’affiche sans honte ni pudeur au grand jour. Si ce pétrole fait le « bonheur » d’une minorité d’Algériens, « citoyens et cadres de la nation », il constitue pour la majorité et l’avenir de la nation entière un facteur de régression économique, social, culturel et même politique.

Un peuple improductif et façonné d’après l’économie rentière

Les raisons en sont évidentes : le pays, les Algériens, du fait des revenus qu’ils tirent du pétrole, se sont détournés depuis belle lurette du travail nourricier de la terre,  de celui de l’artisanat, de l’effort productif en général et de l’imagination inventive, qui sont les traits distinctifs des peuples créateurs et industrieux. Nos revenus qui proviennent à hauteur de 98% du pétrole ont fait de nous un peuple de paresseux, de rentiers, et de consommateurs passifs des produits importés de l’Occident pour lequel notre marché interne est devenu un débouché rentable pour ses produits industriels et manufacturés. Et depuis que nous avons adopté pour la prétendue « économie de marché » censée opérer notre transition vers je ne sais quel horizon obscur et incertain, notre pays est devenu une sorte  d’immense poubelle dans laquelle se déversent tous les produits plus ou moins avariés de l’Occident intelligent et imaginatif. La Chine elle-même y trouve son compte. Ses produits à bon marché sont en passe de tuer ce qui reste de  nos industries textiles, de notre artisanat, et même de notre savoir-faire dans certains domaines, comme les travaux  publics où les ouvriers chinois constitués d’ouvriers et de prisonniers ont  déjà refoulé leurs pairs algériens à la lisière de la masse grandissante des chômeurs et des désœuvrés.

La captation de nos compétences et de nos richesses par les Etrangers

Les transferts des technologies et des savoir-faire du monde extérieur vers l’Algérie est un leurre que nos dirigeants s’efforcent d’accréditer, mais en vain. C’est l’inverse en fait qui se produit : nos compétences et nos richesses locales profitent aux seuls étrangers qui savent capter à leur profit ce que nous avons de meilleurs et de profitable. Nos compétences, faute d’obtenir la considération  qui leur est due et de faire usage  de leur savoir-faire dans leur propre pays, le fuient, contraints et forcés, vers les pays qui savent en apprécier la valeur et l’usage hautement bénéfique. Seuls les cadres nationaux, incompétents ou non, qui détiennent des positions de responsabilité importantes dans le secteur économique publique, se refusent à l’exil, tant le système de «  commissions » issues de la passation des marchés frauduleux, leur procurent des rentes plus que confortables pour affronter les risques éventuels, les incertitudes, et les aléas de la vie. Ceux-là, ils ne s’exilent que lorsqu’ils auront fait leur « beurre » et placer des dizaines de balluchons, de « Echkarâ »,  bourrés de billets verts dans les banques suisses, britanniques, nord-américaines ou françaises. Leur exil ne sera pas alors un exil de nécessité, de besoin et de survie urgents, mais un exil « doré » aux bords du Lac de Genève, ou sur la Côte- d’- Azur. Leurs énormes liquidités financières, produits de la corruption, feront leur bonheur comme celui des banques de dépôts des pays hôtes. Certes, tous les cadres ( on dirait aujourd’hui les managers) qui restent cloués au pays ne sont pas tous dans ce cas de figure. Ils ne sont ni corrompus ni corrupteurs. Et Dieu sait, que les cadres compétents et honnêtes sont légion en Algérie, et malgré les pressions exercées sur eux par l’environnement afin qu’ils versent ( comme tout le monde) dans la corruption, ils ne finissent pas par succomber à cette tentation perverse.

Des atouts mal exploités…

Au lieu de constituer un atout  formidable pour le développement économique, social et culturel de la nation, le pétrole, et donc les revenus qui en découlent sont devenus une véritable malédiction de l’Algérie. Les appétits féroces qu’il excite,  et les tentations d’enrichissement facile qu’il suscite ne dispensent pas seulement de l’effort productif, de la prévoyance et de la rigueur dans la gestion saine du Trésor public,  mais dispensent aussi les acteurs politiques et sociaux de faire usage de l’esprit d’imagination, d’anticipation, de création et d’ innovation. Aubaine sortie des entrailles de notre Désert brûlant, le pétrole est en même temps source de tous les maux qui affligent depuis l’indépendance  la nation algérienne. L’esprit rentier que ce liquide magique-  conséquence d’une lente décomposition d’éléments bactériologique d’organismes aquatiques végétaux et animaux, il y a  plusieurs centaines de millions d’années-, a fait naître chez nos concitoyens, constitue, en somme, une source de corruption contagieuse et une cause fondamentale de toutes les perversions que l’on constate dans tous les domaines de la vie politique et sociale. Les scandales de  la SONATRACH et de l’autoroute Est- Ouest où des milliards ont été détournés par le biais des commissions et des marchés frauduleux, sans parler de l’affaire El Khalifa, de la BADR et d’autres banques impliquées dans de gigantesques pillages des deniers publics, ne sont que la partie visible des prévarications et des agiotages derrière lesquels se dissimule l’immense  iceberg de la corruption tentaculaire, démesurée et sans bornes.

L’incroyable insouciance de nos dirigeants face aux ampleurs du désastre

A entendre et à lire les déclarations de nos dirigeants politiques tendant à dédramatiser, voire nier les désastres causés par la corruption, on est complètement renversés. Pour beaucoup d’entre eux, la corruption est un phénomène universel et que notre pays, en la matière, n’a rien à envier aux autres. L’Algérie serait, selon eux, bien moins touchée par ce fléaux que les pays les plus démocratiques du monde. On ne sait si ces hommes politiques prennent vraiment au sérieux  leurs propos et en évaluent  avec conscience  la portée, ou s’ils sont au contraire déconnectés de la réalité au point de manifester tous les signes caractéristique de l’autisme.. Pour illustrer cet état d’esprit calamiteux, il suffit de reprendre tour à tour les déclarations de trois ministres seulement sur la trentaine  environ que compte le gouvernement actuel . Pour ces trois personnages de l’Etat, la corruption économique qui s’est enracinée dans les pratiques, les habitudes, les réflexes et les mœurs politiques, n’est  pas l’apanage de l’Algérie, mais le fait de tous les pays et les civilisations passés et actuels. L’Algérie ne ferait  donc pas exception à la règle générale, et de ce fait, il n’ y aurait aucune raison de s’alarmer devant cette pratique, en somme, toute « banale ». D’où les références aux Autres et au passé dont ils recourent pour relativiser la corruption qui gangrène nos institutions économiques et sociales.

Les références aux Autres et à l’histoire comme alibi

Les scandales révélés par la presse privée, bientôt confirmés par les enquêteurs du DRS, auraient été exploités, exagérés et amplifiés par les médias « partisans » pour porter atteinte à l’image du pays et à ses dirigeants dont la compétence et l’intégrité seraient indéniables. Ainsi pour relativiser cette corruption massive, débridée et contagieuse, et en atténuer les conséquences néfastes sur l’économie  et la société, ces dirigeants qui semblent être en perte de conscience et de responsabilité civique invoquent l’histoire : depuis l’aube des Temps, disent-ils, la corruption a existé et toutes les nations et civilisations de la terre, passées et présentes, ont été et le sont encore affectées par ce phénomène « naturel » et inévitable. Comment voulez-vous, ajoutent-ils, que l’Algérie qui est une nation jeune et fraîchement indépendante  puisse déroger à cette règle universelle ?  Ainsi notre ministre de la justice, Tayeb Belaiz , en sa qualité de gardien présumé du sanctuaire sacré du droit et, qui devrait être le premier à s’alarmer de l’ampleur de ces dégâts incommensurables causés par ces scandales, n’a-t-il pas trouvé d’autres réponses que celles de les justifier par des pratiques similaires sous d’autres latitudes. Aussi déclare-t-il, avec un cynisme et une inconscience qui frisent  l’absurde et qui choquent profondément l’entendement civilisé, que la corruption « est née avec l’humanité et restera jusqu’à la fin du temps », puisque, ajouta-t-il, avec une sorte d’assurance à la fois tranquille et présomptueuse que ce fléaux «  a existé dans les anciennes sociétés, et l’est aussi toujours, même dans les pays se disant des   plus développés et disposant des systèmes de gestion les plus transparents (…)Nous voyons ce qui se passe à travers le monde. » La chute en est jolie ! Il est navrant en effet qu’un ministre de la justice puisse faire siennes de telles balivernes qui sont les aliments des conversations ordinaires de l’homme de la rue, encore que celui-ci puisse-t-il avoir une vue moins réductrice…

La corruption comme facteur de dégénérescence de l’Etat et de la nation

Ce que notre garde des sceaux, qui semble verser dans l’amalgame et le réductionnisme, de dire à ses auditeurs, c’est le degré et l’intensité de la corruption, qui diffèrent selon les époques historiques et les nations. Or, en Algérie, ce degré de corruption a atteint en volume et en intensité un niveau si élevé qu’il ne tient la comparaison avec aucun autre pays du monde. Les organisations internationales, comme Transparency international, classent l’Algérie en tête des pays les plus corrompus, et les moins transparents en matière de gestion des ressources. L’absence de contrôle et de sanction, l’opacité qui préside au système de gestion, de répartition et d’allocations des ressources, ont achevé de favoriser toutes les dérives de type « maffieux »  que nous connaissons et qui risquent, à terme, de provoquer l’effritement de l’Etat dont la décomposition porterait de graves atteintes à l’unité nationale.

Pire que les ingérences étrangères dans nos affaires  ou  les éventuelles menées séditieuses internes, la corruption telle qu’elle se pratique de manière débridée et sauvage en notre pays, constitue un véritable ferment de dissolution de l’Etat et de la nation. Ceux qui, parmi nos dirigeants, en atténuent la gravité ou se voilent les yeux sur ses méfaits pernicieux, sont des inconscients ou des irresponsables …

Des seuils de tolérance dépassés

Mais là où le garde de sceau pèche par démagogie ou ignorance absolue, c’est quand il omet de signaler que dans tous les pays, même les plus corrompus de la planète, il existe des lignes rouges à ne pas dépasser dans la dilapidation des deniers publics. Pour ne pas parler de l’Europe et des Etats-Unis dont les mécanismes de contrôle et de répression contre la corruption sont rôdés, et fonctionnent de manière relativement efficientes, des Etats moins développés que je présente pêle-mêle, tels que  le Congo, le Togo, Le Mali, le Niger, le Chili, le Pérou, Le Sénégal, Le Niger, La Tunisie , Le Maroc, etc., qui sont « pauvres », parce qu’ils ne possèdent pas de « pétrole », combattent avec les moyens de bord la corruption qui n’atteint pas cependant le haut degré auquel l’Algérie est parvenue. Les commissions sur la passation de marché, les dessous de table et le traficotage de tous les registres économiques existent bien évidemment dans  tous ces pays, y compris dans les pays les plus démocratiques, comme les Etats-Unis et la Grande-Bretagne, mais ces pratiques, y  rencontrent un seuil de tolérance, une ligne rouge qu’il ne faut pas dépasser. Or, chez nous, ce seuil de tolérance est depuis longtemps franchi et les clignotants sont partout au rouge. La justice elle-même semble impuissante à imposer des limites  aux pratiques prédatrices et à sanctionner les auteurs des détournements des deniers publics. Les lois du pays, et la Constitution qui les surplombe, sont quasi journellement piétinées au mépris universel par nos gestionnaires et administrateurs qui prétendent pourtant veiller au respect du droit et aux intérêts suprêmes de l’Etat et de la nation dont ils n’ont, par ailleurs, cure.

Or, en Algérie, ce droit  n’est désormais  qu’un paravent  derrière lequel se cache un désordre inextricable. Son caractère désincarné se manifeste à travers le dépassement de ce seuil de tolérance, qui n’impose plus de bornes à la corruption qui donne de plus en plus libre cours à son exubérance. Autrement dit, les clignotants rouges n’ont plus de sens et se confondent dans l’esprit et la pratique des acteurs et des détenteurs de pouvoir plutôt comme des feux verts où il est   permis de tout  faire sans limites et sans bornes. Même dans la Russie actuelle où la maffia a pris des proportions inquiétantes après l’effondrement du mur de Berlin, la corruption et le pillage des richesses nationales n’y ont pas atteints le summum de la décadence et de la turpitude  auquel l’Algérie  est parvenue.

L’exception algérienne…

Notre pays n’est pas comparable aux autres, contrairement à ce qu’affirme notre garde des sceaux. Il est singulier et constitue une exception à la règle. Cette exception réside essentiellement dans le caractère débridé de la corruption,  qui est elle-même concomitante au délitement des règles et des normes juridiques qui n’ont plus aucune prise sur le réel. Elle résulte de la faiblesse ou de l’absence de l’Etat de droit, et c’est cette circonstance qui a ouvert la voie aux dérives de toutes sortes auxquelles nous assistons. Le droit qui fait à la fois la force dissuasive et le facteur régulateur de l’Etat se trouve mal mené, bafoué et piétiné  de manière paradoxale par ceux-là même qui prétendent le promouvoir et l’imposer au nom de la justice et de l’équité. La corruption viciée et vicieuse qui s’est emparée de l’organisme politique et social algériens trouve donc ses causes premières et essentielles dans l’affaiblissement des valeurs  juridiques, dont les retombées rejaillissent négativement sur les valeurs morales et éthiques de la société civile et politique .

Qui dit Etat de droit, dit un Etat fort qui contrôle, sévit sévèrement et sanctionne les dérives et les méfaits, qui impose et qui en impose à tous, sans distinction. Or, il semble que la corruption massive, rampante et tentaculaire qui s’est insinuée dans tous les interstices de l’Etat et de la société, n’a d’autres explications plausibles que dans le défaut ou l’absence d’un Etat de droit. Cette absence n’est pas seulement un danger mortel pour les citoyens « passifs » ou ordinaires que sont les masses anonymes et « incultes », mais constitue aussi un risque qui serait gros de conséquences pour les citoyens « actifs » et « distingués » que sont les décideurs politiques. Si rien en effet n’était fait pour réformer notre justice et réajuster notre droit de manière à l’aligner  sur le droit des nations « civilisées »,  respectueuses d’elle- mêmes et des droits de l’homme, on courrait le risque de cheminer vers l’abîme vertigineux que constitue le désordre et l’anarchie dans la gestion des affaires publiques.

Le droit et la justice en butte  à l’Exécutif

Dans ces conditions où le politique interfère dans les affaires de la justice et impose de facto sa primauté dans tous les domaines, que peuvent faire, dès lors, nos magistrats, nos juges et tous nos hommes de loi animés d’une volonté sincère de faire leur métier comme il convient, celui de dire le droit, et de l’appliquer sans état d’âme ? En effet, lorsque les hommes de l’Exécutif se considèrent et agissent, sans l’avouer, au dessus de la Constitution du pays, il est bien difficile de reprocher à la justice, donc aux magistrats et aux juges, de faillir à leurs missions. Les mains garrottées par l’Exécutif, les deux autres pouvoirs, législatif et judiciaire, se révèlent à l’expérience comme frappés d’inhibition, et presque éclipsés du jeu de régulation et d’équilibre des pouvoirs, qui sont, entre autres, les traits distinctifs, de l’Etat de droit. En ôtant aux hommes de loi le pouvoir qui leur échoit, l’Exécutif ne fait pas seulement pencher la balance en sa  faveur, mais il vide de fait la Constitution de sa substance essentielle : les principes fondamentaux du droit affirmés avec force dans les 182 articles qu’elle renferme.

Un Ministre qui gère tout le secteur de l’Energie et des Mines, mais qui  « ignore tout » ce qui s’y passe.

De son côté, notre ministre de l’Intérieur, Nourreddine Zerhouni, n’est pas en reste. Il conforte l’argumentation de son collègue de la justice  en déclarant tout bonnement que notre pays serait moins touché par ces « affaires » dégradantes que d’autres : « Je vous fait savoir, assène-t-il, que les affaires de corruption ne concernent pas uniquement l’Algérie, des affaires plus importantes que celle-ci ont éclaté à travers le monde »[1] Quant au Ministre de l’Energie et des Mines, Chakib Khelil, il se dit non seulement tout ignorer ce qui s’est passé à Sonatarch, mais il se dit également étonné des reproches  faits à ces cadres impliqués dans les affaires de prévarications ruineuses de cette entreprise nourricière de l’Algérie ! Qui plus est, cet homme de confiance du président, qui prend toujours des allures altières en feignant d’être au dessus de tout soupçon, révoque en doute les accusations portées contre les cadres impliqués dans cette affaire  tout  en concédant cependant à la justice de faire son boulot: « Il faut, dit-il, laisser la justice faire son travail. Ces responsables sont des citoyens algériens et des hauts cadres de la nation et du groupe Sonatarch, qui défendent les intérêts du pays et ils ont le droit d’être défendus jusqu’à ce que la justice les juge coupables. » ou les « innocente » aurait-il dû ajouter. D’une manière fort ambiguë, M. Khelil s’évertue à innocenter ces inculpés non pas parc qu’ils auraient commis des actes prévaricateurs, mais parce qu’ils sont «  des citoyens algériens et des hauts cadres » qui auraient à cœur de défendre « les intérêts du pays ». En jouant sur les fibres sentimentales et patriotiques ( citoyens algériens qui défendent les intérêts du pays…), le ministre de l’Energie et des Mines tente de leur accorder des circonstances atténuantes, voire les disculper totalement. En quoi le fait d’être citoyens algériens et hauts cadres de la nation, garantit-il la probité et l’intégrité morale des présumés coupables ?

Monsieur  Khellil, qui affecte dans ses gestes comme dans ses paroles, une attitude d’importance, nage en fait dans l’ambiguïté et dans les contradictions les plus totales. Il ne craint pas de dire une chose et son contraire. Il affirme, d’un côté, qu’il ne sait rien du scandale de la Sonatarch et qu’il ne dispose d’autres éléments que ceux fournis par la presse qu’il vilipende ; de l’autre, il déclare être le vrai patron du secteur de l’Energie et des Mines, dont il a la charge de veiller à son application et à son contrôle. Mais très vite, il rechute dans d’autres contradictions : il ne gère pas en personne Sonatarach et les cinquante autres entreprises que comprend son secteur ! Mais qu’on le lise d’abord pour se rendre compte de ses contradictions incurables  : « En tant que ministre, je gère tout le secteur  de l’énergie et des mines et je m’occupe de sa politique et de son application ainsi que du contrôle. Je ne gère pas Sonatrach ni Sonelgaz ou les autres entreprises relevant du secteur, qui en compte plus d’une cinquantaine. Je suis le ministre du secteur de l’énergie et des mines. » Les contradictions du Ministre s’approfondissent encore quand il dissocie son pouvoir d’appliquer la politique du contrôle du secteur dont il a la charge,  de la gestion de la « Sonatarch et de Sonelgaz » qui en font pourtant partie intégrante et qui devraient relever en toute logique de son pouvoir de les contrôler à défaut de les gérer directement !

Les chiens aboient, la caravane passe

Dans d’autres pays qui se respectent et où règne le principe du droit, de tels scandales auraient provoquer les auditions des ministres  par la justice, voire même leur inculpation en cas de preuves de leur culpabilité. D’autres auraient donné spontanément leur démission, dès lors même qu’ils sont innocents. Ils n’auraient pas pu supporter de demeurer en poste alors que les projecteurs des médias et de l’opinion sont braqués sur eux. Tel n’est pas cependant le cas de nos ministres en charge des secteurs éclaboussés, comme celui des Travaux Publics et de l’Energie qui, non seulement s’évertuent à défendre leurs « cadres », impliqués dans la corruption, placés sous mandat de dépôts et soumis à des contrôles judiciaires, mais à s’indigner contre la presse indépendante pour avoir courageusement révélé au grand jour ces turpitudes. Ainsi Monsieur Khelil n’a pas à rougir des scandales de son secteur qu’il « contrôle », mais qu’il ne « gère » pas et ne donnera pas sa démission pour la raison qu’il ne s’est jamais senti « visé » par de tels déballages : « Je ne démissionne pas de mon poste de ministre. Pourquoi le ferai-je alors que la justice peut innocenter les cadres dirigeants incriminés. ? » Et d’ajouter : « Je ne me suis jamais senti visé dans cette affaire, ni moi ni le clan présidentiel ». Son collègue des Travaux Publics, Amar Ghoul, n’envisage pas non plus de démissionner tant qu’il se juge nullement concerné par ces « tapages médiatiques » ni par  les cris de colère de l’opinion qu’il compare aux aboiement des chiens au passage de la caravane. C’est dire que beaucoup de nos dirigeants n’ont aucun respect à l’égard de leur peuple, et se sentent complètement à l’abri des poursuites judiciaires, qui n’affectent en général que « les lampistes » tenus en réserve…

Enfin, n’était le pétrole, l’Algérie retrousserait les manches, deviendrait un pays industrieux, et serait moins sujette à la corruption qu’elle ne l’est à présent. Ses dirigeants seraient plus réfléchis, plus  réceptifs et responsables, et moins prétentieux et arrogants qu’ils ne le manifestent  aujourd’hui. Le pétrole n’a pas perverti seulement nos comportements et nos représentations de l’économie, de la politique et de la bonne gouvernance ; il a fait également de nous un peuple totalement ou presque dépendant en fait de nourriture, de besoins, de goûts, d’imagination et de fantasme, du monde extérieur. Notre extraversion envers l’extérieur prend en fait la forme d’une aliénation mentale et psychologique dont les signes pathologiques se manifestent à travers la boulimie de nos importations en bien de consommation au détriment de la production des biens à exporter, à l’exception faite du pétrole. En même temps que notre nourriture dépend de lui, le pétrole excite les convoitises internes, incite à la vie facile, à la corruption et au relâchement des efforts productifs, à la prévoyance,  et à la rigueur dans la gestion. C’est en ce sens que le pétrole se révèle être la grande malédiction de l’Algérie, et sans lequel la corruption serait moins ravageuse…


[1] Zerhouni, cité par El Watan, 3 février 2010, p.3.


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22 Commentaires sur cet article

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  • Rbaoui
    11 mars 2010 at 23 h 25 min - Reply

    Non, le petrole n’est pas une malediction !
    Les imposteurs qui nous gouvernent et qui ont detourne la lutte pour l’independance de l’Algerie de son lit naturel ont erige la corruption en mode de gouvernance et pour cela il leur a suffit d’etouffer:
    La liberte de la presse
    La liberte civile
    Les droits politiques
    La corruption en Algerie a ete calculee par le pouvoir illegitime.
    Des pays qui ne sont pas producteurs de petrole sont neanmoins les plus corrompus de la planete, en citant ne serait ce que Haiti.
    « Les dégâts causés par la nature sont peu de choses comparés à ceux créés, infligés, calculés, distillés par les parrains d’un système devenu aujourd’hui tellement prédateur que les descendants, tel des automates, ne voient rien d’autre que la charité orchestrée par une conscience déformée et dominée par une mentalité aiguisée par la recherche de comment violer l’humanité, tout en donnant à celle-ci, l’impression de l’aimer. »




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  • fateh
    11 mars 2010 at 23 h 28 min - Reply

    salam a tous ….

    Depuis quand est-ce que une benediction d’ALLAH est devenue un malheur pour un peuple?
    Mr.Rouaidjia, l’amerique latine est un continent dont la pluspart des pays sont independants depeuis pres de deux siecles-Argentine en 1810-.P ourtant dans ces pays la ,le sous developpement existe et la dictature est un fait qui a tendance a disparaitre depuis juste a peine une vingtaine d’annees. Ces pays pour la pluspart n’ont pas de petrole-a part le venezuela- et leurs societes ont vecu dans le sous developpement le plus miserable qui soit…
    Cette situation chaotique et miserable que vivent les Algeriens n’est que la consequence des agissements de gens sans dignite ni patriotisme en commencant par le premier d’entre eux a savoir boukharouba.
    Je ne sais si vous etes croyant ou pas ,mais ce qui est sure c’est que vous semblez reprocher a ALLAH de nous avoir donne cette richesse.
    Ce qui vous echappe, c’est que les differents pouvoirs depuis l’independance au lieu de faire du petrole et du gaz un apport pour le developpement ils l’ont juste utilise comme un support pour annhiler et opprimer le peuple…
    De ma vie il ne m’est arrive d’entendre qu’une richesse naturelle ou monetaire soit la cause d’une decadence, sauf chez ceux qui ne savent pas dire CHOUKRAN YA RAB, parceque ALLAH est genereux-KARIM- et n’avilit pas un peuple surtout s’il est MUSULMAN
    en le gratifiant d’une pareille richesse.Par contre nous serons comptable devant lui pour la dilapidation des richeses qu’il nous a agratifie que ce soit pour un peuple ou a titre individuel.
    salam




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  • Mounir
    12 mars 2010 at 9 h 13 min - Reply

    LES FINANCIERS QUI MENENT LE MONDE ou LES VERITABLES MAITRES DU MONDE. La « Big banque ».

    Cette analyse qui ne nous révèle rien de nouveau de ce que nous savons, aurait gagné à être plus complète par un diagnostic menant à l’identification de l’origine des causes de ce cataclysme national. C’est-à-dire, la « Big banque » internationale et son ingénierie financière, les vrais responsables, les tireurs de ficelles anonymes et les marionnettistes des guignols qui nous asservissent. Toute tentative d’expliquer une situation donnée, ne sera que partielle tant que ces fossoyeurs en col blanc « New-Age », ces assassins financiers, fossoyeurs des nations et des peuples ne seront pas clairement démasqués, et leurs méthodes criminelles divulguées.

    Le « Big banque », les multinationales et les trusts, ces puissants lobbies sans frontières, ont pris le relais du colonialisme occidental et continuent à dicter à tout le « tiers-monde » les règles de la « bonne gouvernance » de l’économie de marché. Ils imposent leurs relais d’hommes politiques prévaricateurs, d’hommes d’affaires véreux, de trafiquants en tous genres, d’intellectuels « occidentalisés » subjugués et de militaires de haut rang. Les dérives totalitaires du néolibéralisme mondial, la gestion désastreuse des marchés financiers et de leurs institutions internationales (FMI-BM- OMC ….etc.) mettent en coupe réglée les économies visées.

    Cette dictature politico-financière règne,pille sans vergogne et corrompt à grande échelle d’autant mieux que des dictatures militaires en assurent le relais. Les exemples presque caricaturaux des pays d’Amérique du Sud (rappelons-nous Somoza, Videla, Pinochet….etc.) d’Afrique et d’ ailleurs, démontrent que «rien de tel qu’une dictature militaire pour saigner un pays à blanc». (Susan Georges). L’ironie du sort fait que les peuples ont payé par
    «prélèvement obligatoire automatique» à leurs généraux d’opérette,les jouets meurtriers qui leur permettent de maintenir l’ « ordre » au service de leurs suzerains étrangers.
    Nos intellectuels de bonne foi, pour dépasser le stade de la simple narration et de la stigmatisation doivent impérativement faire leur, cette devise incontournable dans ce monde devenu un « village global » :
    إذا كنت تريد أن تتصرف محليا
    يجب أن نفكر عالميا

    Si vous voulez agir localement
    Vous devez penser globalement.

    If you want to act locally
    you must think globally.

    Et, ce n’est certes pas un Daniel Estulin** ou un Pierre Hillard** qui me contrediront.

    Note : 1 / ** Aller sur moteur de recherche de Google.
    2 / Je ne saurai trop recommander de lire cet excellent article au sujet des secrets des puissances d’argent. : — « Vers une autre crise économique signée Goldman Sachs » —




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  • l.leila
    12 mars 2010 at 11 h 27 min - Reply

    Bonjour,
    le pétrole, toutes les richesses naturelles dont le pays bénéficie, sont plutôt des cadeaux. C’est notre division qui a fait le bonheur de tous ces voleurs et ignorants.




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  • Ammisaid
    12 mars 2010 at 12 h 00 min - Reply

    Assalam, azul, bonjour
    La malédiction de l’Algérie est essentiellement secondaire aux clans qui la dirigent. Car leurs mains tuent nos richesses humaines, violent nos valeurs ancestrales, nos lois et les droits humains et universels et volent nos richesses matérielles sans honte et sans pitié. S’ils s’en vont et s’ils seront remplacés par des hommes et femmes sincères et honnêtes tout reviendra normal.
    Fraternellement




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  • Si Tchad
    12 mars 2010 at 14 h 51 min - Reply

    « Enfin, Ahmed Ouyahia a réitéré le soutien « actif » du RND au président Abdelaziz Bouteflika pour la mise en œuvre de son programme »

    Je voulais juste vous degouter un peu…

    Miam Miam, c’est bon le programme de Boutef, miam…

    Si Tchad




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  • Fodil
    12 mars 2010 at 16 h 14 min - Reply

    @Dr Ahmed ROUADJIA,
    Salam,
    La malédiction de l’Algérie c’est le régime en place qui décide et choisis les Zerhouni,Khelil,Ghoul…ce n’est point le petrole.Ns avons les richesses humaines…
    Rajoutez le commentaire de @Ammisaid, que je salue au passage, et proposez-nous une piste qui peut mener à une solution, et si je peux me permettre, Vous pouvez apporter et appeler à un soutient au frère Mellouk, et tentez de faire barrage au rouleau oppresseur de cette ijustice.
    @Mounir, je suis d’accord avc vs mais si ns agissons nous-même au lieu de laisser ces mùarionnette nous mener par le bout du nez, « la Big Bq » ne pourra Rien, « Ce n’est pas eux qui sont grand c’est ns qui sommes assis ». Et je préfère me déffendre avec mes frères même à mains nues que d’accepter les ordres des traitres…Comment faire pour changer radicalement et ce régime et ces khawana, et peut être sauver notre pays des griffes de cette « big bque »
    Merci de soutenir Mr Mellouk contre les FAUX Moudjahidine.
    Fraternellement, Fodil.




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  • El hadj
    12 mars 2010 at 16 h 15 min - Reply

    La seule issue pour libérer l’algérie est une gréve générale illimitée et la désobeissance civile à travers tout le pays , jusqu’à ce que ces vampires soint délogés.




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  • Elmoubarek
    12 mars 2010 at 21 h 31 min - Reply

    Je pense que l’argent du pétrole est hram fi hram puisque cette énergie est maléfique pour la nature;donc pour l’homme egalement.Par contre l’énergie solaire ;c’est comme l’oxygène que nous respirant hallal on ne l’achète pas elle est a la porte de tout le monde ;ennas chourakaa fi thalath el maa wa el kalaa wa ennar(énergie) la on parle d’energie qui est a la portee de tout etre humain par consequence tout ce qui vient par l’argent du petrol mataoun ilahin wa salam aliekoun………..




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  • Si Smaïl
    12 mars 2010 at 21 h 43 min - Reply

    Au secoooooooooooooooooours !!!
    Brahim, où es-tu? Il semble que le pétrole est HARAM.




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  • Ammisaid
    12 mars 2010 at 22 h 07 min - Reply

    Le pétrole est haram, uniquement, quand il est bu à jeun ou au réveil le matin. Sinon, pas de problème.




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  • Koulou
    13 mars 2010 at 7 h 29 min - Reply

    Les richesses d’un peuple sont un don de DIEU et ont pour effect de tester ses créatures, il n’ont jamais été une malédiction pour quiconque.
    Notre malédiction c’est que nous, Algériens, sont devenus des humanoîdes sont coeur et sans âme.Il y a quelque chose au fond de nous qui n’est pas correct.
    Alors au lieu de blamer ses richesses regardons nous d’abord dans un miroir et voyons le reflet qui se dégage.Y a-t-il quelqu’un parmi nous aujourd’hui qui se lève le matin pour penser à faire une bonne action pour autrui sans attendre d’être récompenser?
    Tant et aussi longtemps que nous persistions à vivre ce genre de vie qui est essentiellement basée sur le matérialisme alors attendons nous au pire.
    La malédiction de DIEU est plus cruelle que ce que l’on peut imaginer.
    « Idha arada allahou bi3ibadihi kahtan, nada nounadian min kibali essamaa; Ya barakatou artafi3i, ya 3ainoun la tachba3i oua ya am3aou ettassi3i. Hadith sahih ».
    « El kana3atou kenzoun la yafna ».
    Tout est relatif dans la vie.
    Notre gouvernement c’est le reflect de nous même.
    Cherifb MESSADIA avait dit à mon ami un jour alors qui lui rendit visite et je cite sa cotation: « LE PEUPLE ALGÉRIEN EST COMME UN CHIEN DÈS Q’IL COMMENCE À ABOYER, ON LUI LANCE UN OS POUR QU’IL SE TAISE »
    FIN DE CITATION.
    À partir de ce moment là j’ai compris que cette race d’individus qui nous gouvernent sont allé à l’école de SATAN et que par conséquent ils ont pris une bonne longueur d’avance sur nous qui sommes restés au stade de l’aboyement seulement.
    LA FIERTÉ D’UN PEUPLE NE RÉSIDE PAS DANS SA RICHESSE, MAIS DANS SA BONTÉ ENVERS AUTRUI.




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  • Emoubarek
    13 mars 2010 at 9 h 23 min - Reply

    salam,
    @Si Smail il faut savoir que tout se qui porte atteinte a la santé de l’homme, de l’animal et de la nature en général est haram. Il faut admettre aussi que les énergies fossiles sont responsables du réchauffement climatique et de tout ce que cela pourrai engendrer comme desastre.
    @Ammisaid un verre de vint moustahab ammam un verre de petrol ;li maricane ettih ala el akdhar ,wa el yebs, wa tektel fi ennas ala djalou wa tstabad ennas etc.




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  • bouyilès
    13 mars 2010 at 11 h 35 min - Reply

    Le pétrole est une richesse épuisable et un polluant comme le dit si bien El moubarek.De ce fait laissons leur ce maudit pétrole et qu’ils le sucent jusqu’à épuisement .Qu’ils s’enrichissent et qu’ils le boivent à jeun,le matin ,à midi et le soir pourvu que leur désirata soit satisfait.Seulement ,pour que ce pays ne tombe pas en ruines dans 20ans,il est nécessaire de poser la question de l’énergie de substitution au pétrole et le solaire est une énergie disponible et intarissable .Il faut penser à la développer durant ces vingt prochaines années et repenser également à replanter nos vignobles qui ne donneront que du bon vin qui est également une richesse potentielle et une garantie pour les générations futures.les citronniers étant dejà improductifs chez nous,il faudra faire attention à ne pas perdre nos orangers.Sinon ,je plaidrai mes petits enfants de ne plus connaitre les plaisirs de leur grand-père de ces années fastes(?) que nous vivons actuellement.




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  • le kabyle
    13 mars 2010 at 11 h 43 min - Reply

    Je suis sidéré de lire que toutes les richesses que nous possédons et entre autres le pétrole soient une malédiction !!! Vraiment, je trouve bizarre un tel raisonnement que je qualifierai plutôt d’IRRESPONSABLE. Depuis quand de telles ressources minières sont une MALEDICTION ? La seule MALEDICTION dont nous sommes frappés ce sont ces zombies qui sont en place depuis 62 et même bien avant… qui nous  »dirigent » et qui détruisent toute trace de vie et de richesses dans notre beau et merveilleux pays et qui agissent comme de véritable prédateurs ! Et que la France nous a laissés, malheureusement, comme de véritables bombes à retardement qui nous éclatent aujourd’hui, en plein visage… Et tout ce qui nous arrive et DE NOTRE PROPRE FAUTE !!! Parce que nous N’AGISSONS PAS ! NOUS N’AGISSONS PAS ! NOUS N’AGISSONS PAS ! Voilà où réside notre propre et vrai MALHEUR !!! Nous n’agissons pas parce que nous sommes devenus des lâches et que nous avons vendu notre âme, notre force, notre courage et surtout notre intelligence et notre capacité d’agir à ces monstres insatiables qui sont et continueront d’être SANS PITIE avec nous puisque nous le leur permettons !!! Nous les invitons même à nous détruire tant nous sommes passifs devant eux ! Alors, tenez-vous le pour dit mes frères et soeurs : CECI N’EST QUE LE DEBUT SEULEMENT DE CE QUI NOUS ATTEND ENCORE SI NOUS NE BOUGEONS PAS !!! La révolution est là ! Elle nous attend et nous tend ses bras !!! Alors, SOULEVONS-NOUS !!!




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  • intrus
    13 mars 2010 at 19 h 30 min - Reply
  • selim
    17 mars 2010 at 19 h 26 min - Reply

    Depuis quand le petrole est une malediction. Dire ca c’est de deplacer le centre de gravité du probleme de l’algerie, qui est ce regime .En albeta au canada, lors de l’augmentation des prix de petrole à plus de 100 dollars, la province nageait dans les surplus. Le gouvernement a envoyé pour chaque famille albertaine un cheque de 400 dollars. il n’y avait ni coup d’état, ni guerre civile, ni 300 mille d’albertains mort, ni d’exilés, ni de destruction de l’économie. La province est resté un systeme democratique le plus normalement du monde. Arretons de vehiculer malgré nous des clichés que le laboratoire du DRS ont envoyé dans la population, tels que, on est un peuple non gouvernable, on est un rachi, on merite nos dirigeant, c’est un peuple de kalouz( baton ) Bref tous ces paroles dont le but recherché dans leur diffusion est de provoqué la resignation non justifé des gens.




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  • rafinae
    18 mars 2010 at 8 h 52 min - Reply

    entre temps vous mangez de ce pain la alors calmez vous un peu et trouvez une solution au lieu de critiquer sans cesse nos ressource naturelles. trouvez un moyens pour etre plus productifs et plus inventifs et je pense aue l’Algerien vous suivra dans tous vos projets du moment qu’ils seront fructueux et nous aideront a chasser cette esprit arriere qui est le notre. et passer a un developpent et une evolution humaine et sociale..




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  • nomade
    21 mars 2010 at 11 h 11 min - Reply

    comme d’habitude les americains ont envoye leur moufti pour expliquer aux musulmans que le petrole est haram, pourqu’ils s’en servent a merci et a rabais.
    bientot on aura un moufti qui va rendre l’uranium haram, le cuivre haram, l’electricite haram ,l’atome haram ,le reacteur nucleaire haram,la poudre a canon haram , les vehicules haram , les avions , les bateaux haram puisque tous contribuent a tuer ou a polluer .
    seuls l’osbcurantisme et l’ignorance restent halal.




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  • AFULMAN
    26 mars 2010 at 14 h 11 min - Reply

    Bonjour;Avec le pétrole ou sans pétrole,avec les dirigeants incompétents et corrompus que nous avons,le résultat aurai été le mème! Les pays arabes qu’ils soient riches ou pauvres sont pratiquement soumis au méme despotisme.Nous n’avons pas des hommes d’état ne de dictateurs éclairés,mais des hommes de pouvoir préoccupés uniquement par leur maintien au pouvoir pour échapper à tout procès de la justice s’ils venaient à accepter l’alternance.Parcequ’ils n’ont pas la conscience tranquille.




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  • Emoubarek
    3 avril 2010 at 8 h 46 min - Reply

    @nomade je conseil un dromadaire pour admirer la beaute de notre sahara et son etendue ;l’obscurantisme et l’ignorance reste l’enemie mortel de la oumma………..




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  • Samia
    20 mai 2014 at 7 h 01 min - Reply

    « La malédiction pétrolière » Par : Y.Mérabet
    Un peuple castré et ses richesses volées
    L’Algérie un beau pays, fée du bassin méditerranéen, de son vaste désert jailli cet or noir au pouvoir magique. Un pays veillant, et fière et enthousiasmé de sa jeunesse. L’enthousiasme de notre jeunesse, son énergie et l’élan formidable insufflés par la fin de cent trente-deux années cauchemaresques, offre aux algériens autant d’atouts pour vivre dans la joie et le bonheur. Les revenus de la manne pétrolière, judicieusement utilisés, devaient lui permettre d’affronter les affres de la misère et du sous-développement et de prendre à bras-le-corps les problèmes de la reconstruction du pays. Le destin des Algériens est lié à l’histoire de son pétrole, cette richesse divine, devait servir à son bonheur et non à son péril. Et on ne fait que constater, plus d’un demi-siècle plus tard, que le bonheur de ce peuple lui a été volé par ses dirigeants et que le pays est devenu un enfer, tandis que le sort de millions d’Algériens n’est que mal vie et souffrances, voire sang et larmes. Pourquoi ce don du ciel qui casse joie et bonheur est-il devenu source de malheurs? Rien à faire devant cette « malédiction pétrolière » venue du ciel, sinon d’essuyer ses larmes de panser ses blessures et d’attendre le tarissement de tous les gisements pétroliers pour que cette malédiction disparaisse. L’Algérie est malade de ses dirigeants, pas de son pétrole, ni encore de l’usurpation des terres à ses authentiques propriétaires devenu un tribut de guerre (ghanima). Ces dirigeants despotiques se sont emparés du pouvoir par la force des armes devant très tôt au lendemain de l’indépendance, Un pouvoir familial illégitime de successeurs corrompus qu’ils ne veulent pas encore pas remettre le pouvoir à son propriétaire légitime, le peuple ? Un pouvoir en péril qui sombre dans le cycle infernal et perpétuel et qui fait de nos des hydrocarbures et de nos terres son bien personnel. C’est pourquoi l’Algérie n’est aujourd’hui ni une république démocratique ni populaire, ni même une république à ce que proclame son nom officiel. La malédiction n’est pas dans son pétrole, mais dans le système de gouvernance, qui attribue tout le pouvoir à un homme éventail dirigé par à un clan d’hommes invisible. Cette malédiction s’incarne dans le mode de transmission de ce pouvoir scindé en deux clans , celui de l’entourage du président élu plus ou moins démocratiquement par le peuple et de l’autre partie qui se proclame être l’authentique « famille révolutionnaire », c’est elle qui gouverne le pays de long en large .Cette phalange de hors la loi , est une mafia politico-économique des affaires natif d’une région du pays bien déterminée, qui détient le pouvoir, depuis la nuit des temps. Elle gomme et dégomme, place et déplace les walis, les ministres et les Chefs d’Etat, peut créer ou éteindre les feux des conflits et se sert se sert de l’argent du peuple, ils règnent en maitre. Les affaires de corruption dénoncées à la justice aboutissent se terminent souvent par un non-lieu ou se font trainer sur des interminables ‘moudayala’ qui s’étalent sur des décennies, (le temps qu’ils soient archivées après 10 ans), pour deux mandats maximum d’un pouvoir présidentiel. Cette remarquable conspiration a pour but de protéger le pillage de nos richesses nationales par ses dirigeants. L’évolution des choses a fait qu’en Algérie, les différents dirigeants qui se sont succédés, se sont de plus en plus accaparé des ressources en hydrocarbures du pays en les utilisant comme leur bien personnel que pour le bien être de la population. Ces dirigeants amassent de fantastiques fortunes qu’ils placent dans des investissements un peu partout dans le monde.
    Pour ce qui est de la corruption à Sonatrach cela apparaissait beaucoup plus clair après la disparition du Président Boumediene et de la continuité du régime dictorial du Président Chadli Bendjedid, alors le pouvoir pétrolier commença à se transmettre entre de main en main entre des gens malhonnêtes. En 1979, Chadli Bendjedid ouvrit les portes de la corruption généralisé à la portée de tout le monde, une façon de faire baigner toutes les affaires de corruption dans le chaos qui permettra de brouiller les pistes à l’investigation judiciaire..
    Ancrées dans la mémoire des algériens, les lourdes affaires de corruption de Sonatrach , reviennent à chaque fois nous rappeler que la courroie de confiance collective est rompue. L’incertitude est un manque de confiance, mais aussi un frein à son épanouissement de la société civile, puisqu’elle affecte use inexorablement la capacité de récupérer, une nation en péril. lation entre a ; ce comme un éclat de soleil raviver mirage au galop, après que nous soyons rassuré d’un quatrième mandat et la réconciliation des deux clans ! Les Etats-Unis, l’Italie et la Suisse sont très actifs dans l’affaire de corruption entre Sonatrach et le groupe italien ENI-Saipem, scandale qui n’a pas encore tout révélé. Ces pays, les Etats-Unis plus particulièrement, ont entre les mains un redoutable moyen de pression sur le pouvoir algérien, pouvoir concerné, impliqué au premier chef et mis à nu !
    Rente pétrolière et corruption
    Plus de cinquante ans après l’indépendance, rien n’a était fait pour prévoir l’après-pétrole, le peuple algérien dépend toujours pour sa survie à 98 % de la rente pétrolière. Au point que, depuis les années 1980, la vie politique du pays est largement déterminée par les fluctuations de leurs prix sur le marché international, sans tenir compte du suivi du ‘Peack-oil’, c’est-à-dire le renouvellement de nos réserves pétro-gazières. Quand ces prix augmentèrent en 1980, le régime stoppa net tout investissement sur l’exploration des hydrocarbures et la diversification de notre économie. Les dirigeants algériens de l’époque se mirent à importer tout et n’importe quoi, y compris le superflu, aux seules fins d’asseoir sa popularité, le peu d’industries hors-hydrocarbures ont été la plus part fermés, les plus lucratives c’est la mafia qui s’en est accaparé. En 1988, la chute des prix a débouché sur des émeutes et des révoltes populaires, brisées au prix de la mort et de grands dégâts matériel. Plus tard, durant les années 2006-2007 les prix du pétrole atteignirent des sommets à 140 dollars, le régime se mit à rêver de mettre en chantier les projets sociaux-culturels, 1 million de logements, une autoroute Est-Ouest et gigantesque mosquée pour s’attirer des grâces. Le pétrole algérien a permis aux dirigeants algériens de peser longtemps sur la scène politique internationale. L’image que devons retenir de pays révolutionnaire et de leader du tiers monde des années 60, s’est ternie en se transformant en un paravent hypocrite de puissants renégats pétroliers. Ils ont utilisé en sous-main les milliards de dollars des hydrocarbures afin d’acheter le silence des grandes puissances mondiales sous la dérive de la justice et de la démocratie. Derrière tous ces discours grandiloquents de lutte contre la corruption, des pots-de-vin exorbitants puisés dans la manne pétrolière, de transfert de fonds blanchis par le biais d’El-Khalifa, sont allés progressivement garnir les comptes bancaires des hommes du régime à l’étranger. Selon les premières investigations ces transferts de fonds et ces pots-de-vin ont été versés sur des comptes détenus à la Habib Bank, domiciliée à Zurich, en Suisse, à la filiale d’Habib Bank basée à Dubaï, aux Emirats arabes unis ainsi que sur des comptes domiciliés à la Barclays Bank, toujours à Dubaï
    Si on revient un peut en arrière, que c’est Houari Boumédiene qui a présidé la destiné du pays et sa descente à l’enfer, il a inoculé, juste après son coup d’état du 19 juin 1965, le virus du despotisme et de la tyrannie ainsi la personnalisation du pouvoir. La terreur qu’exercer Boumédiene et son clan sur une population fatiguée par suite d’une longue et périlleuse lutte de libération, au prix de 1 500 000 morts.
    Au-delà des clans du pouvoir, plusieurs couches de la société ont été contaminées, afin que ce métastase de propage pour entrainer un changement su comportement humains et que la corruption devienne monnaie courante dans la vie quotidienne de l’Algérien. Il est aujourd’hui ancré dans les esprits de nos enfants en particulier, que seuls les pots-de-vin permettent de régler les questions de la vie quotidienne, qu’il s’agisse de la recherche u d’un emploi, de la réussite à un concours, de l’obtention d’un diplôme, de la délivrance d’un simple document administratif ou une fosse tombale au cimetière de Sidi M’hamed. Le régime instauré a également franchi un pas dans la destruction des valeurs morales du peuple algérien, que d’autres avant eux avaient un tant soit peu préservées. Aux fins d’assouvir leur soif de pouvoir, ils ont foulé les pieds aux fonds baptismaux de l’histoire pour nous ‘berbériser’ de force.
    Journaliste indépendant
    Association Algérienne des Relations Internationales (119,Bd Didouche Mourad, Alger




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  • Congrès du Changement Démocratique