Édition du
28 March 2017

Une Algérie à deux collèges, une médecine à deux vitesses

EL WATAN 13 mars 2010


Il existe plusieurs villes chefs-lieux, disposant d’un seul établissement hospitalier confronté à une pénurie chronique de médecins spécialistes. Un demi-siècle après l’indépendance, les populations de ces régions semblent condamnées à une sous-médicalisation durable et à un risque sanitaire permanent. Une personne malade est inévitablement affaiblie physiquement et psychiquement, mais, également et surtout, diminuée dans ses droits de citoyen et que la soigner, c’est la guérir ou la soulager et c’est, a fortiori, la rétablir dans sa dignité et dans ses droits ! Dès lors, tout un chacun peut comprendre pourquoi le niveau de santé, la qualité des soins et le statut du médecin constituent un baromètre des droits de l’homme

On prête à Kaïd Ahmed, ministre du temps du président Houari Boumediène, d’avoir déclaré dans un discours : « Nous sommes au bord du précipice, nous allons faire un pas en avant ! » Il semble établi que cette prophétie s’est confirmée : aujourd’hui, la nation algérienne a fait un grand pas depuis, même les invétérés optimistes sont gagnés par le pessimisme présentement. « En 2005, près de 340 milliards de dinars ont été dilapidés. En 2006, les enquêtes préliminaires dans des affaires de dilapidation de deniers publics ont évalué le préjudice à plus de 1300 milliards de centimes. Dans le volet des abus de biens sociaux à des fins personnelles par des responsables d’entreprises ou des collectivités locales, les auxiliaires de la justice ont signalé la perte de plus de 2000 milliards de centimes. Dans les banques, même constat.

On se rappelle à peine des montants dilapidés : plus de 7000 milliards de centimes à Khalifa Bank, 3200 milliards à la BNA, 4000 milliards à la BCIA, 1100 milliards à la BADR ou encore les 70 milliards d’Algérie Télécom. Il y a aussi le scandale de la Générale des concessions agricoles (GCA) dont les premières estimations font état d’un préjudice de 4000 milliards de centimes. » (quotidien La Tribune du 2 janvier 2010). Et encore, on ignore les montants des scandales BRC, Sonatrach, l’autoroute Est-Ouest et la pêche ! Et tout cela n’est que la partie visible de l’iceberg ! Qui sont ces individus qui ont fait main basse sur le pays, qui disposent de réels pouvoirs et qui profitent dans l’impunité totale des richesses nationales au détriment du peuple algérien et qui pratiquent le népotisme, la corruption et la prédation ?

Qui sont ces décideurs qui ont institutionnalisé et développé une économie rentière basée sur l’exploitation exclusive des hydrocarbures et ont, subséquemment, entravé le développement de l’agriculture et de l’industrie, nous rendant totalement dépendants de l’exportation du pétrole et du gaz ? Qui sont ces décideurs qui ont sinistré l’école et l’université, délité la médecine algérienne et l’administration et qui poussent à l’expatriation les milliers de cadres universitaires au nombre desquels figurent 5000 médecins spécialistes ? Qui sont ces puissants qui ont institutionnalisé et pérennisé un système parasitaire et clientéliste, qui accaparent et s’approprient une richesse naturelle, patrimoine de tous les Algériens, qui transforment la rente pétrolière en réserve financière privée dans les banques européennes et qui, souvent, jouissent de la double nationalité qui dilapident les deniers publics et mènent une politique de bazar qui compromet la souveraineté nationale ?

Une Algérie avec deux collègues

Qui sont ces Algériens ou Franco-Algériens, une minorité, qui disposent de plus de 50% de la richesse nationale générée par l’exportation du pétrole et du gaz, dont les familles sont installées en Europe, dont les enfants étudient dans les écoles françaises, qui se soignent dans les hôpitaux parisiens ? Qui sont ces hommes, composant cette minorité algérienne, relativement pauvres à l’indépendance, qui ont pu se constituer, en moins de 50 ans, des fortunes parasitaires, pharaoniques et fulgurantes, sans accumulation de capital, grâce à leur position hiérarchique et dont beaucoup jouissent de la nationalité française, au détriment de la majorité du peuple contraint à une paupérisation croissante par la conjugaison de la rigueur économique, les dévaluations successives du dinar, l’inflation, la perte du pouvoir d’achat, les fermeture d’entreprises, le blocage de salaires, etc. ?

Ces artisans de la faillite économique algérienne, obnubilés par la surexploitation des gisements d’hydrocarbures au risque d’un assèchement des puits, méprisant l’Algérie et les Algériens, ont édifié une fracture sociale et institutionnalisé un pays avec deux collèges : un premier collège vivant dans l’opulence, bénéficiant de fortunes ici et à l’étranger, de plusieurs logements ici et à l’étranger, de terres et de terrains, de prêts bancaires non remboursables, de voitures de service, de chauffeurs, d’études et de soins de qualité en France, de l’accès aux dollars et, bien sûr, de l’impunité !

Un deuxième collège confronté au chômage, à la paupérisation, à l’insuffisance alimentaire et vestimentaire, au manque de logement, à la médiocrité de l’enseignement et de la formation ainsi, qu’à l’insécurité sanitaire et qui subit la bastonnade quand il manifeste pacifiquement contre l’injustice, quand bien même il serait médecin spécialiste ! Même les disparités régionales héritées du colonialisme n’ont pas disparu et certaines régions des Hauts-Plateaux et du Sud demeurent en marge du développement, additionnant sous-équipement et taux de chômage élevé !

Une médecine à deux vitesses

A l’instar de la wilaya de Saïda, il existe plusieurs villes chefs-lieux, disposant d’un seul établissement hospitalier confronté à une pénurie chronique de médecins spécialistes. Un demi-siècle après l’indépendance, les populations de ces régions semblent condamnées à une sous-médicalisation durable et à un risque sanitaire permanent, alors que des milliers de médecins spécialistes, dévalorisés et méprisés par les décideurs, sont contraints à l’exil. Bien que le profil épidémiologique évolue, que des maladies comme le diabète, les maladies cardiovasculaires, le cancer et les accidents de la route soient en constante augmentation, que les besoins sanitaires s’accroissent, à l’instar de ce qui se passe dans les autres wilayas et le reste du monde, les hôpitaux de ces agglomérations marginalisées sont confrontés à la pénurie chronique de praticiens spécialistes.

Comment peut-on parler de soins spécialisés quand l’hôpital ne dispose ni de réanimateur, ni de cardiologue, ni de neurochirurgien, ni de gynécologue, ni de spécialiste en radiodiagnostic, pour ne citer que ces spécialités d’urgence vitale. Ce ne sont pas les évacuations vers les CHU dans les ambulances non médicalisées sur des routes crevassées qui vont réduire le taux des morts évitables des jeunes parturientes, des accidentés ou malades relevant de l’urgence et tout aussi jeunes ! Le service civil institué pour les seuls praticiens spécialistes, qui consiste à contraindre les jeunes médecins nouvellement diplômés à exercer dans les établissements publics de ces wilayas déshéritées contre un salaire tout aussi déshérité, a été surtout une source de démotivation professionnelle et de désordre hospitalier plutôt qu’une solution pour ces populations marginalisées.

Quand le nouveau médecin spécialiste arrive, souvent, il n’y a pas l’équipement, et le temps que ce dernier soit commandé et installé, que déjà la durée du service civil arrive à son terme, le médecin s’en va s’installer dans le privé ou se fait muter vers une wilaya du Nord. Et c’est ainsi que des services médicaux et des unités se créent et se ferment au rythme du turn-over et au gré de l’arrivée et départ des médecins spécialistes.Dès lors, faut-il prouver l’évidence et démontrer qu’il est contre-productif de réaliser des hôpitaux comme s’il s’agissait de maisons cantonnières où les praticiens spécialistes répugnent à exercer pour des raisons de qualité de vie et de salaire, mais que la solution passe impérativement par la constitution et l’institutionnalisation d’un corps de médecins spécialistes de santé publique à plein temps et de carrière, convenablement rémunéré et considéré à hauteur de sa noblesse professionnelle, des difficultés de son art et de la responsabilité de ses actes ?

Faut-il également démontrer l’évidence que les cliniques privées, les laboratoires d’analyses médicales et d’anatomopathologie, les centres d’imagerie médicale ne sont pas à la portée des salaires de l’ensemble des Algériens, quand bien même ils seraient assurés sociaux et se font ponctionner, chaque mois, de plus du tiers de leur traitement et que, a fortiori, Europe-Assistance, les hôpitaux parisiens tout comme les cliniques de la capitale française ainsi que les cliniques suisses sont l’apanage des Algériens du premier collège ? De plus, à cette inégalité économique s’ajoute une inégalité régionale qui s’illustre par la répartition géographique des structures de soins et des praticiens médicaux. « La wilaya d’Alger, avec environ 8% de la population nationale, concentre 54% de l’effectif des praticiens spécialistes. Ensuite, 51,2% des praticiens spécialistes exercent dans le secteur privé. Enfin, il est enregistré 01 médecin pour 318 habitants dans la wilaya d’Alger et 01 médecin pour 2103 habitants dans celle d’Adrar. » (Document du MSPRH Développement du système national de santé, stratégie et perspectives, élaboré, en mai 2001).

Conclusion

Il semble que ce sont les mêmes responsables qui, hier, déclaraient que le socialisme de la mamelle est un acquis non négociable et qui ont édifié un système économique rentier et parasitaire basé sur l’exploitation quasi-exclusive des hydrocarbures, transformant l’Algérie en un pays monoexportateur dépendant à 99% des recettes du pétrole et du gaz, où la corruption s’est métastasée et où toute une faune de faux moudjahidine, de faux enfants de moudjahidine, de faux fellahs, de faux pêcheurs, de faux investisseurs et de faux diplômés prolifèrent et coûtent des milliards à la nation. Ces mêmes responsables, dont beaucoup sont milliardaires en dinars, en euros et en dollars, sans mérite aucun, et grâce à l’accès à la rente pétrolière, parlent aujourd’hui d’équilibre économique, de rentabilité et de rigueur économique et intègrent le discours du FMI pour affirmer, toute honte bue, que la santé n’est pas rentable !

Mais alors, que diraient-ils du cinéma, du théâtre, de la littérature, de la poésie, de la peinture et de l’art en général qui ne possède aucune valeur d’usage ? Bientôt, ils pousseront la logique jusqu’au bout et décideront de ne s’occuper que de « l’Algérie utile », celle du pétrole et du gaz et larguer le reste du pays et du peuple à son triste sous-développement ! D’abord, nous rappelons, modestement, que la finalité de la politique et de la gouvernance, c’est de promouvoir le développement de l’homme qui est présumé représenter le bien suprême dans une nation civilisée.Et comme les valeurs les plus précieuses de la personne sont la santé et la liberté, on comprend aisément que ce ne soit pas sans raison que partout dans le monde civilisé, le droit à la santé et à la liberté sont les deux droits fondamentaux, inscrits dans la Constitution, qui conditionnent tout le reste.

Ensuite, une personne malade est inévitablement affaiblie physiquement et psychiquement, mais, également et surtout, diminuée dans ses droits de citoyen et que la soigner, c’est la guérir ou la soulager et c’est, a fortiori, la rétablir dans sa dignité et dans ses droits ! Dès lors, tout un chacun peut comprendre pourquoi le niveau de santé, la qualité des soins et le statut du médecin constituent un baromètre des droits de l’homme.Les malades ne sont considérés et les médecins valorisés que dans les Etats de droit et les pays respectueux de l’homme et de ses droits fondamentaux. Le mépris des médecins de santé publique dans notre pays n’a d’égal que le déni de citoyenneté pour les Algériens du deuxième collège !




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12 Commentaires sur cet article

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  • Lyes
    13 mars 2010 at 15 h 46 min - Reply

    Bonjour,
    tant que le peuple algérien reste résigné, il continuera à subir l’injustice et l’arbitraire.
    Et puis ce n’est pas encore fini, le pire reste à venir.




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  • mohand
    13 mars 2010 at 15 h 49 min - Reply

    Merci docteur de dire les choses aussi clairement et justement. Nous sommes contents de savoir qu’il y a aussi dans ce secteur des hommes qui pensent comme vous et qui le disent. Ce genre de cri de coeur nous poussent à ne pas lacher prise. Nous sommes fatigués et anxieux de ne pas avoir trouvé, enfin, un mode opératoire qui permette d’avancer dans tous les domaines. Les décideurs de la haute , la moyenne et la basse hierarchie n’écoutent pas, ne feront rien car il y va de la qualité de leur vie personnelle.
    Ces gens ne sont heureux et satisfaits d’eux que lorsqu’ils constatent que leur voisin est pauvre démuni et aux aguets. Briser cette inertie qui bloque les hommes de volontés est la seule chose à faire. Helas la peur de perdre le peu qu’il leur reste empêche les gens (cadres et non cadres) de parler et d’agir … ils préférent l’inactivité et le désespoir qui va avec.
    Aussi, quand une personne fait ce genre de démonstration magistrale , ils nous insufle de l’oxygène. Merci pour votre brillante et juste analyse.
    Mohand




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  • AMOKRANE NOURDINE
    13 mars 2010 at 16 h 58 min - Reply

     » QUI REPONDRAIT EN CE MOMENT A LA TERRIBLE OBSTINATION DU CRIME, SI CE N’EST L’OBSTINATION DU TEMOINGNAGE » ALBERT CAMUS
    PS JEAN FERRAT EST MORT CE SAMEDI A L’ÂGE DE 79 ANS QUE DIEU AIT SON ÂME




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  • INTRUS
    13 mars 2010 at 17 h 52 min - Reply
  • IDIR
    13 mars 2010 at 21 h 12 min - Reply

    L’Etat-nation est la grande école, le Peuple est le professeur, les grands commis de l’Etat sont les élèves.

    A travers cet article du Dr. M. Khadir, issu de la société civile, nous avons un diagnostic du malade, l’Algérie. D’un autre côté, nous avons une copie du gouvernement, rendue par le premier Ministre, le 13 mars 2O1O, après « un long devoir surveillé » de plusieurs années, voire, plusieurs décennies.

    Ouyahia : « Le gouvernement ne cédera pas aux pressions »

    Extrait : Rappelant que l’Etat a réussi à économiser plus de 2 milliards de dollars en prenant la décision de payer sa dette par anticipation, Ahmed Ouyahia a tenu à expliquer à l’assistance que les recommandations que les institutions multilatérales, comme le FMI, adressent à l’Algérie de temps en temps auraient été beaucoup « plus insistantes ».

    Et la remarque vaut également pour l’Union européenne. « Sachez que le monde est glacial. Ne vous attendez pas à recevoir des cadeaux. Mais pour ce qui nous concerne, nous n’avons pas plus d’oukases à recevoir », lancera-t-il avec sévérité.

    Le Premier ministre n’ira pas sans rappeler les durs moments traversés par le pays durant la période marquée, notamment par le réajustement structurel imposé par le FMI. Une période où l’Algérie, a-t-il dit, était pendue « haut et court ».

    Source : http://www.elwatan.com/Ouyahia-Le-gouvernement-ne-cedera

    Aujourd’hui, l’Objectif de tous les Algériens, sans exclusion, à travers les médias, notamment, le journal, LQA, permettant une diffusion large et collective d’informations ou d’opinions, c’est de savoir que l’évaluation n’est pas le domaine réservé du professeur. Le groupe s’auto évalue. L’élève a droit à l’erreur. Elle fait partie du processus d’apprentissage. Tous les élèves sont actifs. Le discours passe mieux, entre pairs, lorsqu’il n’y a pas, obstination, dans l’erreur.

    Les élèves ayant assimilé les connaissances peuvent consolider les acquis en donnant des justifications orales rationnelles aux élèves du groupe et en répondant au questionnement des autres élèves du groupe. Le professeur prend en compte la mise en œuvre des compétences du socle commun tout au long de l’activité.

    Avec la conscience de tous les Algériens, sans exclusion, à l’intérieur et à l’extérieur du pays, nous aurons la victoire dans la lutte contre la corruption politique et « l’Importation-corruption », moteur fondamental de la « sale guerre ». C’est la seule garantie. Tout le reste n’est que flûte champêtre.

    Nous saurons qui nous sommes quand nous verrons ce que nous avons fait. Dans quelques mois, le résultat des élève-ministres, sera publié à l’échelle internationale, particulièrement, ceux, de la santé, de l’éducation nationale et, bien entendu, des hydrocarbures. L’Algérie, notre grande école, sera-t-elle classée, 111e place, à la même table que le cancre égyptien et ses terribles instruments de despotisme ou à d’autres tables d’honneur ?

    Est-ce la fin des haricots pour les vieux dinosaures de la corruption ou juste une grande illusion ? Affrontons, tous ensemble, les -Importateurs-corrupteurs-. « Aussi intrépide que son maître, le cheval voit le péril et l’affronte ». « Que l’homme s’examine, s’analyse et s’approfondisse, il reconnaîtra bientôt la noblesse de son être » (Georges Louis Leclerc)
    Fraternellement




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  • IDIR
    14 mars 2010 at 8 h 51 min - Reply

    CONSOMMATION

    Le Crédit est bien mort!

    « Les citoyens voient leur rêve d’acquérir des véhicules particuliers s’évaporer.» Ahmed MESBAH (Le Quotidien L’Expression)

    Il était une fois un pauvre journaleux qui passa devant une belle vitrine au milieu de la ville, un grand palais. L’Importateur, le Roi, du haut de son balcon, éprouva une si grande pitié …
    A MÉDITER




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  • radjef said
    14 mars 2010 at 13 h 57 min - Reply

    Bonsoir tout le monde. Sans vouloir ici chercher a montrer une fois de plus ce que nous avons plusieurs fois tenté de mettre à nu, nous nous contentons de remarquer que la guerre qui s’est envenimée au cours de ces dernieres semaines au plus haut sommet de l’Etat entre les differents clans postulants à la succession de Bouteflika et derriere lesquels se profile le soutien à peine voilé des lobbys militaro-industriels et des grandes multinationales n’a pas arracher nos opposants de leur torpeur et de leurs ambitions egoistes. Cette guerre ou les clans se livrent bataille par dossiers(colonisation, corruption, les disparus, les moines de Tibhirine)…n’a pas reveillé pour autant nos opposants de leur torpeur.
    Tous ces lobbys militaro-industriels et toutes ces grandes multinationales pour qui le sort des peuples du tiers monde n’a aucun sens, car seul le profit compte à leurs yeux, portent sur leurs listes des candidats issus tous des clans du serail…A Ouyahia, Chakib Khelil, le général Guenaizia et peut être Ahmed Benbitour.Pourtant ces mêmes lobbys et ces mêmes multinationales qui n’ont pas lésiné sur les moyens pour financer l’opposition contre les régimes totalitaires en Europe de l’Est, connaissent les noms des opposants algeriens, comme ils connaissent egalement leurs aptitudes et leurs intentions sinceres pour la restauration d’un veritable Etat de droit. Plus que cela, ils ont l’embarras du choix, car la liste de Hocine Ait Ahmed jusqu’a Abbassi Madani en passant par Hamrouche, Addi Lahouari, Samraoui, Sidhoum est longue.D’autant plus ils l’ont fait par le passé du temps des AML avec Messali, Debaghine,les Oulemas contre la colonisation. Alors pourquoi aucun opposant au régime d’Alger n’est sponsorisé par ces lobbys et ces multinationales?
    Les opposants sinceres et honn^tes doivent comprendre une bonne fois pour toutes que ce n’est pas en se querellant qu’ils vont sauver les meubles et permettre au pays de reconquerir sa souveraineté. Le salut de l’Algérie passe obligatoirement par leur union et leur attachement aux valeurs sûres du savoir. Les jeunes camarades de ma génération doivent également comprendre que le militantisme est une chose tres serieuse qui a besoin de verité et d’engagement pour grandir et non d’anathemes et de petits bavardages dans un bar.




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  • IDIR
    15 mars 2010 at 12 h 26 min - Reply

    L’Algérie a-t-elle exporté sa « sale guerre » au Mali ?
    Un sujet d’actualité qui nous concerne tous, parce que, nous sommes africains. L’Afrique a été privée de sa grandeur, de son pouvoir, de sa magnificence. Si nous continuons à occulter cette réalité douloureuse, notre perception du continent restera incomplète. Nous avons un devoir envers nos frères qui souffrent en Afrique.

    Notre bonne relation avec nos frères africains est primordiale, en sachant, qu’en Afrique, dans les Togunas, autour d’un bissap, les conseils des sages, peuvent durer des heures avant que ne soit prise une décision, concernant les sujets sensibles. Parfois, parmi les sages, il y a, également, des gaous, des marabouts et des corrompus.

    Cela va sans dire, de temps en temps, le bakchich sert en Afrique à accélérer certaines formalités interminables, à ouvrir les portes qui vous sont fermées et à arranger quelques situations délicates. C’est à nous de distinguer, entre le roi, le sage et le bouffon. Évitons, par-dessus tout, « la querelle des bouffons ».
    Fraternellement aux sages africains




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  • IDIR
    15 mars 2010 at 20 h 17 min - Reply

    PAR LE TRUCHEMENT DU JOURNAL, LQA,
    CECI EST A RAJOUTER AUX QUESTIONS DE L’ORDRE DU JOUR POUR LA CONFÉRENCE DES PAYS DU SAHEL (MARDI A ALGER)

    Réaction des médias à l’influence accrue du mouvement pour la vérité sur le 11 septembre
    Deuxième partie: Analyse du changement d’attitude

    Par Elizabeth Woodworth

    Extrait :

    Résumé

    L’an dernier, en réaction à l’émergence d’études indépendantes sur les attaques du 11 septembre, neuf médias commerciaux, sept médias publics et deux médias indépendants ont diffusé des émissions analytiques enquêtant sur la version officielle.

    La question est de plus en plus traitée comme une controverse scientifique méritant un débat, plutôt qu’une « théorie de conspiration » ignorant la science et le bon sens.

    Cet essai présente ces analyses médiatiques sous la forme de 18 études de cas.

    Huit pays – la Grande-Bretagne, le Canada le Danemark, la France, les Pays-Bas, la Nouvelle-Zélande, la Norvège et la Russie – ont permis à leur station de radiotélévision publique de diffuser l’ensemble des preuves contestant la vérité de la version officielle du 11 septembre.

    Cette approche davantage ouverte des médias internationaux – j’aurais pu également inclure les médias japonais – est peut-être un signe que les organes médiatiques publics et privés dans le monde entier se positionnent et préparent leur public possiblement pour leur révéler la véracité de l’affirmation voulant que des forces au sein du gouvernement étasunien étaient complices de ces attaques, une révélation qui mettrait en doute la justification annoncée publiquement pour les opérations militaires en Irak, en Afghanistan et au Pakistan.

    Le fait que les preuves sont désormais explorées dans les médias internationaux pourrait ouvrir la voie aux médias étasuniens afin qu’ils jettent un regard approfondi sur les implications de ce qui est maintenant connu sur le 11 septembre et qu’à la lumière de ces connaissances, ils réexaminent les politiques étrangère et intérieure du pays.

    Source : http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=18135




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  • zapata
    16 mars 2010 at 12 h 38 min - Reply

    l independance confisquè ferhat abasse lisez les grands hommes de l ‘algèrie ils ont prèvu le mal vie que le peuple est entrein de subir..l etat est une violence organisè…..certe tout les richèsse de l ‘algèrie sont concentrè dans les mains des algèriens inconnu dans le bataillon de l histoire…le prèstige n’est pas durable




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  • Quelles sont les entreprises spécialisées, pour lutter contre la corruption? | Actualité Informatique et Internet
    17 mars 2010 at 4 h 29 min - Reply

    […] Le Quotidien d'Algérie » Une Algérie à deux collèges, une médecine … […]




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  • IDIR
    17 mars 2010 at 9 h 00 min - Reply

    En attendant une -rubrique internationale-, permettez-moi, de revenir sur les événements graves en Palestine avec l’article de Luis LEMA

    ISRAËL – ÉTATS-UNIS : L’AFFRONT

    Extrait : Les disputes entre amis sont souvent les plus brutales. Celle qui a éclaté entre les États-Unis et son allié israélien risque de se révéler d’autant plus grave que s’y mêlent, dans un grand amas, des considérations politiques, des sentiments blessés et des couches de méfiance accumulées au fil des mois. L’axe Washington-Tel-Avive a-t-il vécu ? Rien n’est moins sûr. Mais des deux côtés, on s’est aujourd’hui trop avancé pour que cette crise ne laisse pas des traces profondes.

    Source : http://www.letemps.ch/Page/Uuid/e0886c80-3142-11df-9e7d-ad31e4c19ee1/Isra%C3%ABl-Etats-Unislaffront




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  • Congrès du Changement Démocratique