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24 July 2017

Farid Cherbal, syndicaliste universitaire à El Khabar « Le gouvernement est appelé à traiter avec la nouvelle dynamique syndicale autonome »

El Khabar, 14 mars 2010

Un syndicaliste de l’Enseignement Supérieur, M. Farid Cherbal, a indiqué que les pouvoirs publics en Algérie font obstruction à la loi 90/02, portant la résolution des conflits sociaux entre les employés et l’administration. Il a indiqué que les autorités n’ont pas d’autre alternative autre que celle de lancer des négociations sérieuses avec les partenaires sociaux, afin d’éviter qu’il y ait des crises successives. L’interlocuteur a, notamment, été surpris par le fait que les syndicats autonomes ne respectent pas les dispositions de la loi 90/02 que les autorités violent en permanence.
Dans une interview qu’il a accordée à El Khabar, M. Cherbal a accusé les pouvoirs publics de violation de la loi 90/02 qui fournit des mécanismes civilisationnels permettant de trouver des solutions aux conflits sociaux entre les employés et l’administration. Il a expliqué qu’à chaque fois qu’un préavis de grève est lancé, les autorités sont appelées à ouvrir des négociations sérieuses afin de le geler. En cas d’échec de ces négociations, les deux parties en conflits devront  entamer une réconciliation. En cas d’échec de cette dernière, on fait recours à l’arbitrage. Ce qui signifie que le syndicat et l’administration devront désigner un intermédiaire, afin de parvenir à une solution au problème, a-t-il-ajouté.
Il a déclaré que l’Algérie est entrée dans une nouvelle ère dans laquelle les rapports de forces sur la scène syndicale ont changé et que la force est dans le camp des mouvements syndicaux indépendants. Il a ajouté que les pouvoirs publics ne se sont pas encore adaptés à la nouvelle situation. Il a indiqué, dans ce sillage, que la force du mouvement syndical est passée du secteur de la santé et de l’Enseignement Supérieur au secteur de l’Education, qui compte 600 mille fonctionnaires et 8 millions d’élèves, alors que le secteur de la santé compte 28 mille médecins, l’Enseignement Supérieur compte, par ailleurs, 15 mille professeurs. Ce qui signifie, a-t-il ajouté, que les rapports de force ont passés au secteur de l’Education, depuis presque 7ans. Les pouvoirs publics ont été surpris par cette nouvelle dynamique, notamment dans le secteur de l’Education et font appel à la justice à chaque fois que ce dernier lance une grève.
M. Farid Cherbal a, enfin, appelé les pouvoirs publics à la nécessité de comprendre qu’il est temps pour que les syndicats autonomes prennent la parole, défendent les droits des employés et faire partie des négociations dans le cadre de la tripartite, en vertu de leur grande représentativité dans le secteur de la fonction publique.


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